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- [Terminé] To these memories I will hold. ⁂ Demetrio -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Quartier Spagnoli :: Rues du quartier
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Vera VenezzioLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: [Terminé] To these memories I will hold. ⁂ Demetrio ( le Mer 9 Aoû 2017 - 0:27 )

I turn at last to paths that lead home
Vera Venezzio & Demetrio Clarizio


Quand était venu le temps de dire au revoir ? A des funérailles ? Dans un dernier et poignant discours ou quand la personne est encore en vie ? Winston a-t-il entendu les derniers mots déchirants prononcés par sa sœur ? Ou bien est-ce la voix des docteurs et le bruit des ustensiles qui charcutaient son corps qui l’ont accompagnés dans l’haut de-là ? Un homme comme lui devait maintenant reposer dans les bras de Dieu au paradis. Fervente catholique, Vera n’a jamais raté une seule messe et au jour d’aujourd’hui allait dès que possible dans la maison de Dieu pour pouvoir prier, parler avec son frère. Il devait attendre sa venue comme il attendait ses coups de fils tous les dimanches. Ce rituel qui n’on pas fait pendant une année entière avait cruellement manqué à la jeune femme qui restait près du téléphone malgré tout. Parfois, quand la pendule de l’entrée sonne sept heures, elle regarde le combiné et attend que ce dernier sonne. Évidemment, cela n’arrive jamais. Winston était mort, enterré et ses organes dispersés. Les docteurs lui ont assuré qu’il avait permis de sauver des vies. Comme sur son testament le stipulait cependant : ses yeux n’ont pas été enlevés et donnés. Heureusement. La dernière chose que voulait Vera était de se promener et de croiser les yeux gris de son aîné. Elle les reconnaîtrait entre tous pour les avoir contemplés maintes et maintes fois : comme insatiable de cette lueur si particulière. Winston était bien plus qu’un mentor, un frère : il était celui qui la réconfortait quand elle faisait des cauchemars ; son brave et valeureux chevalier ; son humble servant qui lui faisait des tasses de lait avec du miel pour préserver ses cordes vocales lorsque leur père la traînait dans les salons mondains comme un petit singe savant. Winston avait toujours été là et le vide qu’il a laissé en mourant est si profond qu’elle n’a jamais trouvé de quoi combler ce fossé entre la vie et la mort. Sans son fils dans sa vie, elle se serait probablement jetée d’une falaise ou utiliser les médicaments pour trouver un fin plus douce.
Pourtant, il y avait d’autres combats à mener et maintenant qu’elle était une femme influente : elle avait plus de pouvoirs que les hommes de son entourage. Vera était à la tête d’un empire commercial qui possédait des bureaux aux quatre coins du monde. Et c’est cette influence qui lui a permis de trouver l’homme qui peut être la clé de son salut.

Vera se trouvait sur le ponton de la Marina. Habillée d'une combinaison en lin. Au loin, elle voyait déjà la silhouette de Demetrio Clarizio se dessiner. Chaque pas qu’elle faisait accélérait son rythme cardiaque. Elle s’était promis de ne pas pleurer, mais pour ne pas prendre de risque elle n’avait pas mis d’eye-liner ou de maquillage. Winston n’aimait pas ça. Il l’avait toujours trouvé plus belle au naturel. Et elle avait eu raison de prendre ses précautions car elle sentait déjà les larmes brouillaient sa vue. Vera dut s’arrêter pour respirer longuement, pour se calmer… Pourquoi réagissait-il comme ça ? Ce n’était qu’un cœur : cela ne définissait pas Winston. Son âme n’était pas en Demetrio, son esprit était au ciel avec leurs parents et leurs ancêtres. Pourtant, c’est cet organe qui lui permettait de s’endormir la nuit. Poser sa tête contre son torse l’avait toujours rassuré : les battements forts de son cœur lui donnaient la confiance dont elle avait toujours manqué. Ils étaient synonymes d’espoirs.
La chanteuse reprit sa marche, d’un pas décidé et rapide. Avant de monter sur le ponton, elle arrêta ses faits et ses gestes assaillis d’un terrible doute. Ne faisait-elle pas une bêtise ? Ne risquait-elle pas d’avoir des ennuis ? Ou bien d’en apporter à ce docteur qu’elle appelait amie ? Pourquoi elle était venue ? Qu’attendait-elle de cette rencontre.
Rien.
Elle était si désespérée, si mal dans sa peau depuis la mort de Winston qu’elle était prête à tout pour trouver quelques minutes de repos.

Soudain, Demetrio se tenait devant elle. Droit, fier : il la regardait. Vera s’approcha et sans rien dire, sans lui demander la permission posa sa main sur la poitrine de cet inconnu, pas si inconnu que ça au final. Vera avala difficilement sa salive alors que de lourdes larmes coulaient sur ses joues. Et puis finalement elle s’empressa de poser son oreille et quand elle entendit les battements forts et doux qui ont bercés sont enfances : un râle sortit d’entre ses lèvres.
Peut-être que le nouveau propriétaire de ce cœur comprendrait, peut-être qu’il la jetterait par-dessus bord et appellerait la police. Qu’on la traite de folle ou qu’on l’interne n’avait pas d’importance : en cet instant elle retrouvait une paix. La douleur était partie. Le chagrin aussi. A travers les larmes : un sourire se dessinait.

« Enfin je te retrouve brother… » Chuchota-t-elle en fermant les yeux pour savourer cet instant.
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Demetrio ClarizioLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: [Terminé] To these memories I will hold. ⁂ Demetrio ( le Jeu 10 Aoû 2017 - 22:35 )
Vivant. C’est le ressenti qu’il a lorsqu’il met la main à la patte. Demetrio, en tant qu’entrepreneur, grand homme d’affaires, ne se contente pas de rester derrière un bureau, mais aime goûter à la vie. Et celle-ci commence avec son rapport avec ses constructions navales, ses bateaux dont il aime réviser et prendre soin. Celui-ci avait bien besoin d’une nouvelle couche de peinture pour le rendre encore plus beau, comme neuf. C’est en se mêlant à ses employés qu’il devient plus accessible. Si au début, ils étaient bien trop impressionnés pour lui adresser un mot, un sourire, ils ont fini par se faire à l’idée qu’ils avaient quelqu’un de bien plus humain qu’ils ne le pensaient à côté d’eux. Humain, mais exigeant, perfectionniste, qui laisse place aux erreurs seulement lorsqu’elles peuvent être réparables. Un sourire sur le visage, il lâche son pinceau dans son pot, descend du petit escabeau et fait un pas en arrière, en observant la coque terminée. En passant sa main sur son visage où quelques traits de peinture rouge et noire sont dessinés, il affiche un sourire satisfait. C’est le signe que tout le monde peut souffler. La seconde qui suit, c’est son équipe qu’il entend soupirer de soulagement. Certains rient, d’autres profitent de cette pause pour prendre une bière. Lui se contente d’admirer le travail bien fait. S’il y a bien une chose dont il est fier, c’est de ça : de ne pas avoir baissé les bras, de vivre de sa passion. S’il pouvait le faire plus souvent, être moins dans les salles de réunion, il n’hésiterait pas une seule seconde, mais son besoin de contrôle, d’être au courant de tout, de donner son aval le pousse à être partout. Délégué, il le fait, n’a pas le choix, et peut-être devrait-il le faire un peu plus pour être bien plus souvent sur les quais. Il y a pensé à de nombreuses reprises, sans rien changer de son comportement.

Frottant ses mains, Demetrio se tourne vers la serviette posée non loin de lui et s’apprête à la récupérer lorsqu’une silhouette face à lui attire son attention. Un instant, il pense à une personne curieuse, ou une touriste, mais ce n’est ni le bateau, ni le paysage qu’elle scrute du regard, mais bien lui. Ses yeux sont larmoyants. Cette femme l’observe comme s’il représentait un fantôme de son passé, mais il se souviendrait forcément d’un visage pareil, de ses prunelles si profondes. Alors qu’elle s’avance, il entrouvre la bouche, prêt à lui demander si elle a besoin d’un renseignement, s’il peut l’aider à trouver ce qu’elle cherche, mais a le souffle coupé en sentant sa main se poser sur sa poitrine. Son geste lui fait rater un battement, les perles salées qui roulent sur ses joues accélèrent son rythme cardiaque. Cette proximité est étrange et il ne s’y attendait pas. Demetrio sent sa peine, ignore comment réagir, quoi faire. C’est l’incompréhension la plus totale, jusqu’à ce qu’elle pose sa tête sur son cœur, comme si ce dernier lui était nécessaire pour se sentir bien, apaisée. Lui ne l’est pas, mais ne se sent pas la force de la repousser. En levant la tête, il se rend compte que certains de ses employés les observe, eux-mêmes surpris par la scène émouvante qui se déroule sous leurs yeux. « Puis-je… Puis-je vous aider ? » Ses mains se posent en douceur sur ses épaules, alors qu’il pense à l’inciter à quitter son torse, à prendre ses distances, mais elles glissent finalement le long de ses bras. « Il me semble que vous faites fausse route. » Il n’est pas son frère. Peut-être ressemble-t-il physiquement à lui ? Peut-être a-t-elle cru le retrouver ? Peiné et ressentant tout de même une gêne, l’homme se sent obligé de mettre fin à cette accolade et à faire un pas en arrière, sans quitter ses bras de ses mains, comme s’il craignait qu’elle s’effondre. « Je peux faire quelque chose pour vous ? » A défaut de ne pas être celui qu’elle attend, il réitère sa demande.


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Sujet: Re: [Terminé] To these memories I will hold. ⁂ Demetrio ( le Sam 12 Aoû 2017 - 15:12 )

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Vera ne se sentait ni idiote, ni folle en cet instant. Elle se sentait entière et non divisée entre la résignation et le déni. La mort de son frère avait causé un chamboulement dans sa vie si intense, si douloureux que les années n’ont en rien changé cette peine. Son cœur endeuillé ne pouvait pas tourner la page, quelque chose la retenait dans cette spirale infernale de tourment. Parce qu’elle se souvient de tout. Du bruit de la voiture contre le corps de son frère, du son qu’à fait ce dernier en percutant le bitume mais surtout du sentiment d’impuissance qui s’était emparée d’elle avant de laisser place à un regret croissant. Vera s’était effondrée pour une raison quand on lui avait annoncé que le cœur de son frère allait être transplanté dans une autre personne. Elle voulait être égoïste, elle ne voulait pas qu’une autre femme qu’elle puisse écouter les battements du palpitant. Winston lui avait toujours répété qu’elle était son premier et grand amour : que jamais avant sa naissance il n’avait ressentie cela. Un attachement réciproque. Son aîné restait le seul homme dans son cœur, dans sa vie à avoir une place aussi importante bien que son fils ait une position de choix.
Face à Demetrio, elle se sentait évidemment gênée, mais l’envie d’écouter le tambourinant de son cœur était si forte que Vera n’a pas hésité bien longtemps avant de poser sa tête contre son torse. Chaque battement lui arrachait une larme et en même temps apaisait son esprit. Bon sang que cela lui avait manqué ! La voix du nouveau propriétaire lui parvint, mais elle ne répond pas. Elle continue d’écouter. Comment se détacher de la seule chose qui pouvait la lier encore à son frère disparu ? C’était comme s’éloigner d’un point d’eau en plein désert : du suicide. Et puis finalement, il l’oblige à retirer son oreille. Vera relève alors la tête pour le regarder. Son visage rougit par les larmes et ses yeux encore humide, elle renifle et tente de se calmer.

« Non. » Cette réponse est sèche. « Même si vous me rendez le cœur, cela ne servira à rien. » Vera comprend qu’il n’a dû faire la connexion entre le propriétaire du cœur et elle. « Ce cœur… Fut un temps où il ne battait que pour moi. » Elle s’éloigne finalement pour s’asseoir contre les rambardes du ponton. « Mon frère… Il a porté ce cœur avant vous. » Sa salive passe difficilement, elle tourne la tête pour regarder l’horizon : « Vous êtes ce qui me reste de lui. »

Un nouveau sanglot sort de sa gorge et elle prit rapidement sa tête entre ses mains pour cacher son visage. C’était si difficile même si cela faisait douze ans qu’il était parti.

« J’ai violé la loi en demandant votre identité aux médecins… Je le sais. Je m’en excuse. » Elle se reprend finalement et essuie ses yeux : « Mais… Mais… Il était le phare de ma vie... » Elle n’arrive plus à parler alors elle se tait.
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Sujet: Re: [Terminé] To these memories I will hold. ⁂ Demetrio ( le Lun 21 Aoû 2017 - 0:26 )
Tout s’emboîte en un temps record et son cœur s’emballe, se fait entendre jusque dans ses tempes. Il tambourine à la vue de cette femme qui s’éloigne de lui et qui n’est pas étrangère à cet organe dont il a hérité. S’il vit aujourd’hui, c’est grâce à ce cœur qui fonctionne à merveille, dont il essaie d’en prendre soin. Il n’est pas irréprochable, fume de temps en temps, mais évite et troque la cigarette contre celle qui est électronique, mais dont tout le monde ignore encore les véritables dangers sur le corps humain. Il boit plusieurs verres dans la journée, sans en abuser. Ce n’est pas un alcoolique, juste un homme appréciant les bonnes choses. Il évite cependant les sports extrêmes, certains aliments qui lui sont interdits, comme le pamplemousse, agrume pouvant aggraver les effets indésirables sur certains médicaments. Ses anti-rejets en font partie. Demetrio tellement à la vie qu’il fait attention à toutes ces choses, mais aussi à respecter les horaires de son traitement qu’il prend comme il pourrait manger son petit-déjeuner ou boire un verre d’eau : naturellement. C’est devenu une habitude à laquelle il s’est fait, mais il est évident qu’il s’agit d’une contrainte. Lorsqu’il est obligé d’arrêter tout ce qu’il est en train de faire pour sortir sa boîte où sont rangés tout ce qu’il doit prendre et un calvaire lorsqu’il arrive n’a plus énormément de cachets en avance. Ca l’angoisse d’être en difficulté.

Touché, il passe sa main sur son visage, sur ses yeux pour se reprendre et empêcher les larmes de rouler sur ses joues. Imaginer sa peine, revenir à cette période où il était en mauvaise posture, où il a failli il laisser sa peau et où il a survécu parce qu’une autre âme venait de partir. Ca a été un soulagement et en même temps, ça a été difficile à vivre, surtout les premiers mois où il est passé par la phase dépression. Le fait d’avoir un cœur d’un étranger était ingérable. Son psychiatre de l’époque lui a fait savoir que ses ressentis étaient normaux, que c’était une phase compliquée. Mais il ne l’a jamais préparé à rencontrer une des proches de son donneur. C’est un véritable choc de pouvoir mettre une identité sur la personne qui vit à travers lui. C’était un homme, peut-être aussi brun qu’elle, avec des yeux noisette, ou aussi clairs que l’océan ? Il a tant de questions interdites qui lui chatouillent la langue et qu’il s’efforce de ravaler du mieux qu’il peut.

Entendre ce sanglot le pousse à s’avancer et à s’appuyer contre la rambarde, à ses côtés. Le regard dans le vide, il cherche les bons mots, mais seront-ils meilleurs que d’autres ? « Votre frère a été le phare de la mienne. » Il lui permet de se lever le matin, de respirer, alors qu’il était convaincu il y a quelques années encore que ces dernières heures allaient venir. « J’ignore si ce que vous avez fait est juste, s’il aurait été préférable que vous ne demandiez pas une telle information… » Mais il arrive à le comprendre. Lorsqu’on tient réellement à une personne, que l’on sait que des parties d’elle vont aller à d’autres… Comment aurait-il réagit, lui, si le cœur de sa jumelle était destiné à un autre corps ? Demetrio l’aurait mal vécu. Dans sa position, il arrive à comprendre l’importance du don, mais ça l’aurait brisé. « J’arrive à le concevoir. » Cet homme, il ne le connait pas, mais il n’a aucun doute sur sa générosité, sur son bon fond. Il lui a permis d’être là, de parler, de voir le monde. « C’est grâce à lui, tout ça. » S’il est encore capable de construire de ses mains des bateaux. « Votre frère a fait quelque chose d’extraordinaire. Il m’a sauvé. » Demetrio tourne la tête vers la sienne, se demandant exactement ce qu’elle attend de lui. A-t-elle fait ce chemin dans le seul but d’entendre une dernière fois le cœur de son frère battre, pour tourner une page ? Ou en a-t-elle encore besoin ? « Je suis désolé. Pour lui. Pour vous. » souffle-t-il, en posant une main sur la sienne. ? Lui n’est pas habitué à avoir une telle proximité avec une inconnue, mais il se sent si proche d’elle sans même la connaître. « Vous souhaitez me parler de lui ? » Comment était-il ? Quel âge il avait ? Il aimerait l’interroger à ce sujet, mais en a-t-il le droit ?


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Sujet: Re: [Terminé] To these memories I will hold. ⁂ Demetrio ( le Lun 21 Aoû 2017 - 15:11 )

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Vera pensait trouver un peu de paix, ce fut le cas. Temporairement, mais tout de même : elle avait eut quelques précieuses secondes de répits. De quoi souffler, de quoi s'accrocher à l'idée qu'il y avait autre chose sous cette couche épaisse de tristesse et de deuil. Elle devrait faire demi-tour. Partir. Oublier et passer à autre chose. Mais si douze années n'ont pas suffi à la belle : comment quelques minutes pourraient faire l'affaire ? Qui était-elle pour revenir ou plutôt arriver de la sorte dans la vie de cet homme ? Qui était-elle pour infliger son fardeau et sa peine à un autre ? Personne. Juste une sœur, une personne qui avait perdu sa moitié. Quand elle le rejoindrait ? Elle ne le savait pas. Winston était un homme tout sauf religieux mais il devait être au paradis. L'idée qu'il n'y soit pas tétanisait d'effroi la belle. Parce qu'elle ne pouvait pas accepter de passer l'éternité seule. Il n'y avait personne là-haut pour elle à ses yeux. Non. Ses parents étaient morts et elle ne les avaient pas pleurés. Son époux non plus. Il n'y avait que sa grand-mère au pire allé et naturellement son frère.
Maladroitement, elle se confie. Elle parle comme jamais encore elle n'a parlé à un inconnu. Etait-ce parce qu'elle se sentait familière avec cet homme qu'elle se permettait d'être comme ça ? Après tout : il avait dans sa poitrine un morceau de son frère. Ils avaient le même ADN excepté les chromosomes X et Y qui se différentiaient. Se pouvait-il que la nature fît bien les choses et aidait les âmes soeurs à se retrouver même quand la mort les sépare ? Cette idée lui redonne espoir. Elle n'attendait rien de cette rencontre, mais Vera ne pouvait pas nier chercher autre chose que de simples paroles. Elle lève finalement ses yeux vers lui quand il reprend sa phrase.

"Voilà un point en commun entre nous..." Se contente-t-elle de souffler. "Je n'aurais pas dû non... Je ne devrais pas vous parlez. J'ai l'impression d'être comme Leïa dans un Nouvel Espoir et vous Obi-Wan Kenobi. Vous êtes mon seul espoir pour trouver un peu de paix." Parce qu'elle était morte il y a douze ans, en même temps que son frère.


C'est alors que contre toute attente, il ne fait pas un reproche, mais un pas en avant. Surprise, elle en arrête de pleurer et reste pantoise. Il ne tarde pas à complimenter son frère et une risette se dessine doucement sur son visage. C'est ce que ses amis lui avaient dit : de penser à lui dans ce qu'il a fait de bien plutôt que de broyer du noir. Cela était plus ou moins facile, généralement elle n'y arrivait pas. Mais en cet instant : elle était en mesure de savourer pleinement ces paroles et donc ce moment qui pourtant mettait à mal ses défenses si hardiment construite au fil des années. Le contact de sa main sur la sienne l'électrise. Elle se redressa d'ailleurs pour la serrer à son tour. C'était comme le retrouver en un sens... Même si elle ne devait pas se faire trop d'espoir.

"Il était comme cette chanson d'Edith Piaf, à l'exception qu'il n'était pas un légionnaire. Grand, blond aux yeux bleus: mince et beau il sentait bon le sable chaud, il m'embarquait toujours dans mille et une aventure dans la forêt autour du manoir ou dans une grotte pas loin d'ici. Il m'arrachait à la déception et violence de mon père, il me faisait sentir importante là où mes parents me traînaient dans la boue. C'est vers lui que je me tournais quand j'avais peur." Elle souffla longuement : "C'était l'homme le plus généreux que je connaissais. Quand il a hérité de la fortune familiale : il a entrepris d'utiliser une de nos résidences d'été pour créer un orphelinat. Il était altruiste et bon..." Elle regarda Demetrio puis sa poitrine. "Nous nous sommes disputés, à cause d'une femme. Elle était ma meilleure amie à l'époque et je savais qu'elle trompait mon frère, mais il ne voulait rien entendre. Il m'a reproché de ne pas vouloir son bonheur, lui qui allait faire un mariage d'amour alors que j'étais condamnée depuis déjà cinq ans à un mariage forcé avec un homme violent et exécrable qui avait l'âge d'être mon père. Et puis... Il a repris contact avec moi un an après. On devait se retrouver quand..."

Vera s'arrête, elle serra la main de Demetrio et essuya avec son avant-bras libre de nouvelles larmes, silencieuses cette fois-ci :

"Quand une voiture la percuter, là... Sous mes yeux sans que je puisse l'embrasser une dernière fois." Sa voix se tord et elle soupire : "Plus rien n'a été pareil après ça. Et je vous ai détesté au début... Alors qu'au fond vous êtes la preuve que même mort : la bonté de mon frère vit et continue d'aider les gens." Elle le regarde : "Je vous demande pardon. D'être venue comme ça dans votre vie. Je suis sincèrement désolée."
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Sujet: Re: [Terminé] To these memories I will hold. ⁂ Demetrio ( le Dim 27 Aoû 2017 - 12:24 )
La référence est forte, même si être comparé à un personnage fictif de Star Wars aurait pu être évité. C’est une manie en ce moment. Entre Dafne qui le surnomme de mille et une façon et maintenant cette jeune femme qui le met au rang d’un maître Jedi… Il arrive cependant à comprendre l’importance que ça a pour elle. Lui-même voit ça comme une opportunité d’en savoir plus sur cet homme qui a été assez généreux pour se porter donneur. Longtemps, il s’est fait des films à son sujet. Etait-il un petit gars renfermé, ou extraverti, fêtard ? Avait-il une vie tranquille ? Etait-il à disposition des autres ? Ou au contraire, avait-il un passé lourd qui ne lui permettait pas de voir ce qui se passerait demain, comme lui ? Avait-il une femme, des enfants, un homme dans sa vie ? Chose à laquelle il évite de penser. Sortait-il de prison ? Et si oui, pourquoi ? Il y a encore quelques heures, Demetrio avait conscience qu’il n’était pas utile de se poser mille et une questions, que personne ne pourrait lui répondre et il avait su s’en accommoder. Jusqu’à faire cette rencontre surprenante qui ne sera pas éphémère. Il sent dans ses yeux, dans ses tripes, qu’ils sont trop liés pour se contenter de quelques minutes.

Ses paroles, il les boit. Un visage se dessine dans sa tête en même temps qu’elle décrit son frère. Physiquement, il ne ressemble en rien à ce qu’il est. Et caractériellement, il semble être bien plus spontané que lui. Elle lui dépeint le portrait d’un homme bon, là pour ceux dans le besoin, mais aussi pour elle, pour le protéger envers et contre tout. Envers un père violent. Cette relation fusionnelle lui rappelle celle qu’il a avec sa jumelle avec qui le contact est rompu depuis quelques années et qui provoque un vide au fond de lui, peut-être bien aussi oppressant que celui qu’elle ressent constamment, à la différence qu’elle n’a plus le pouvoir de reprendre contact avec celui qui lui permettait de sourire. Tout ce qui lui reste, ce sont des souvenirs de leur vie passé, des jolies choses qu’elle garde en mémoire et qu’elle peut se remémorer indéfiniment, avec la peur constante d’oublier certains détails avec les années qui défilent. Et il y a lui. Lui qui porte le cœur d’un être aimé et avec qui elle n’a pu vraiment renouer. L’accident conté, il le vit comme un choc qu’il prend de plein fouet. A travers cette main qu’elle serre, il sent sa détresse. « Je vous mentirai si je vous disais que je vois ça comme une bonne chose. C’est troublant de rencontrer une proche d’une personne dont je ne connaissais pas l’identité. Parfois je me demandais s’il s’agissait d’une femme, d’un homme et quelle vie il a pu avoir… Et pour vous, j’ignore si ça peut réellement vous aider à avancer. » Pas tourner la page, parce qu’il a fait partie de sa vie. D’autant plus qu’il ne se sent pas éternel. Il a l’impression que du jour au lendemain, il pourrait se retrouver alité, avec plus aucun espoir quant à sa vie future. Si jamais il lui arrivait quelque chose, comment le vivrait-elle ? Maintenant qu’elle connait son identité. Le vivrait-elle comme une nouvelle perte, alors qu’ils ne se connaissent pas ? « Mais ce serait aussi vous mentir que de nier que vous rencontrer n’est pas un soulagement. » C’en est un de pouvoir obtenir des réponses. « Ce cœur a été une véritable aubaine, mais je vous avoue qu’en ce moment, il m’est compliqué de le comprendre. » Parce qu’il bat pour une femme si fort qu’il est capable de dire qu’il n’a jamais vécu chose pareille. Mais aussi et surtout parce que c’est trop brutal pour être pleinement serein. C’est si intense qu’il craint qu’il le lâche en cours de route. « Peut-être pourrions-nous prendre un verre, si vous avez de la disponibilité devant vous ? » Son bateau n’est pas très loin et ça lui permettrait de prendre une petite pause. « Vous pourriez me parler de lui, de cet orphelinat. Vous avez repris le flambeau ? Et de cette soi-disant meilleure amie… Etait-elle encore en ménage avec lui ? » Maintenant qu’elle lui a donné quelques détails de son donneur, Demetrio aimerait en savoir davantage. C’est peut-être malsain, mais lui peine à le voir de cette manière tant il est concerné. « J’ai tellement à vous demander, mais je me demande si je suis en position de vous questionner. » Il se redresse, quittant sa main et lui fait un signe de tête lui désignant le ponton. C’est fou d’avoir la sensation d’être proche d’elle. Son cœur qui bat fort, c’est comme si une part de son frère se manifestait. « Est-ce que je peux me permettre ? » Pas seulement sur la vie de son frère, mais la sienne aussi. Ce récit est trop résumé pour lui et mène à des interrogations.


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Sujet: Re: [Terminé] To these memories I will hold. ⁂ Demetrio ( le Mar 29 Aoû 2017 - 10:06 )
Il y avait des films comme ça qu’elle avait vu et revu avec son frère au point de les connaître par coeur. Star Wars en faisant partit. Citer ce dernier était une douce réminiscence de ces soirées films qui permettaient à Vera quand son mari était en voyage d’affaires de pouvoir souffler un peu et toucher du bout des doigts le bonheur. Rapidement, elle se confie. Elle parle de son frère au passé et non au présent comme elle le faisait avant. Son frère était bel et bien mort, mais en vie en même temps puisque son coeur battait dans la poitrine d’un autre homme. En était-il digne ? En prenait-il soin ? Le seul moyen de le savoir était de demander. Mais en attendant, il semblait curieux d’en savoir plus sur son frère. Winston était la pièce maîtresse de sa vie. Sa perte laissait encore des séquelles dans son coeur meurtrie qui jamais ne guériront mais qui avec l’aide de Demetrio : pouvait être apaisé. Même si pour cela il fallait sacrifier une partie d’elle-même en revivant ce terrible accident imprimer dans sa rétine. Il ne lui faut pas longtemps avant de se souvenir du moindres détails comme les vêtements qu’il portait ; les tâches faites par le sang sur sa chemise bleu ciel ; son regard qui se vidait de la vie si précieuse; son départ pour un autre monde. Un qu’elle ne pouvait pas encore accéder à son plus grand regret. Etant enceinte à ce moment, elle n’avait pas pu se résoudre à se donner la mort et tuer un enfant. Une fois ce dernier né : il est devenu sa raison de vivre et l’éloigner de son père sa détermination. Si son époux l’avait frappé et humilié toutes ces années : elle ne laisserait pas le même scénario arriver.

Les paroles de Demetrio raidissent la jeune femme voulue enlever sa main immédiatement comme si elle venait de se recevoir un coup d’électricité. Mais réalisa rapidement qu’elle en était incapable. Ce contact était bien trop agréable. Pourtant, une certaine rage se dessina dans son regard et elle eut envie de le frapper pour dire une telle chose. Que savait-il de sa peine ! Avait-il seulement idée du sentiment qui vous envahis chaque matin quand vous réalisez que votre moitié n’est plus de ce monde et que vous allez devoir affronter ce quotidien de plus en plus ternes seule ?! Qui était-il pour avoir ce genre de discours ?! Vera joignit ses mains sur ses genoux pour se calmer : agir sous la pulsion n’amenait jamais rien de bien. La preuve. Elle aurait dût se retenir de venir le voir. Cela aurait été plus facile pour cet homme qui avait un coeur et une nouvelle vie : tout ce qu’il voulait donc. Naturellement, ces pensées étaient terriblement égoïstes et elle n’avait pas le droit de dire une chose comme ça même si personne à part Dieu pouvait entendre ses pensées. D’ailleurs, le receveur ne mit pas de temps à reprendre la parole. Essayait-il de se rattraper ?
Elle tourna sa tête vers lui après avoir essuyé les larmes qui séchaient sur ses joues. Bien sûr qu’il lui ait compliqué de le comprendre : il n’est pas à toi ! Se retient-elle de hurler : le laissant terminer et essayant de se mettre à sa place. Quand il lui propose un verre : elle ne sait pas quoi répondre parce qu’elle est prise de court. Cela ne servait à rien d’avoir de la rancœur pour cet homme qui ne souhaitait que vivre. Lui avait encore le désir alors elle n’allait pas lui dénier ça. Au fond, elle avait cherché cette rencontre : qu’importe ce qui en sortirait.

“D’accord…” Elle accepta d’une voix presque dépitée. La chanteuse d’Opéra se leva avant de regarder Demetrio. “Oui… Oui bien sûr.” Elle savait que cela allait être une épreuve. Mais quelque chose de nécessaire dans un sens. Il fallait toujours souffrir pour pouvoir rebondir : “Ne pas parler des morts : c’est le risque de les laisser tomber dans l’oublie. Mais je crois que ni vous, ni moi nous souhaitions que ça arrive. Et puis… J’aimerais vous connaître aussi.”

Elle suivit Demetrio sur le ponton, le laissant guider vers son bateau. La mer était si calme et paisible qu’elle en était reposante en un sens.

“Vous faites quoi dans la vie ?” Se permet-elle de demander : “Vous semblez être un homme manuel.” De ce qu’elle avait vu tout du moins et les muscles du jeune homme était une autre source d’information.


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Sujet: Re: [Terminé] To these memories I will hold. ⁂ Demetrio ( le Mer 20 Sep 2017 - 18:25 )
Près de son bateau, Demetrio lui fait un signe de tête, l’incitant à le suivre à l’intérieur. Son empire n’est pas la preuve qu’il est manuel, mais ce qu’il fait de ses deux mains, oui. Au premier abord, on pourrait croire qu’il est bien derrière son bureau, qu’il ne fait qu’ordonner à ses employés de faire le boulot. Qu’il s’agit d’un homme d’affaires, tout simplement. Mais ce n’est pas seulement ce qui le définit. Ce bateau, ce nouveau cœur, son passif et tout ce qu’il est, oui. Son apparence et sa carapace n’est qu’une façon de se préserver du monde extérieur. « Je le suis. Je suis entrepreneur et ingénieur en construction navale. » dit-il, modestement. « Et vous ? Que faites-vous ? Vous avez d’ailleurs un prénom ? » Qu’il puisse l’appeler autrement que par « elle », « l’inconnue » ou « vous ». Pour être arrivée jusqu’à lui, il se doute que son identité ne lui est pas inconnue, mais il ignore ce qu’elle sait exactement. Après avoir descendu les marches menant au salon à la décoration sobre, il lui indique d’un geste de la main un tabouret face au bar et sort un verre de vin, sûr de son propre choix. « Je vous sers quoi ? Du vin, du whisky, une bière ? » Autre chose ? Il y a tout le confort ici, si bien qu’il lui arrive de dormir à bord. C’est un luxe qu’il peut se permettre de s’offrir. « Je suis d’accord avec ce que vous disiez sur ceux qui ne sont plus parmi nous. » Ils ont fait partie de plusieurs vies. La sienne, mais aussi celle de Demetrio. Il ne le connait pas, mais vit avec lui. « Vous savez, quand on m’a annoncé qu’on allait m’opérer… J’étais dans l’optique où je n’avais plus aucun espoir. Ce n’est pas évident de se dire que pour vivre, quelqu’un d’autre doit s’en aller. » Il s’est senti coupable de ressentir un tel soulagement, mais soudainement chanceux et il essaie de faire du mieux qu’il peut pour être à la hauteur de cette deuxième vie qu’on lui accorde. « Il m’arrive de faire quelques écarts, mais j’en prends soin. » Il fait du sport, ne mange plus de pamplemousse, de réglisse. C’est difficile de fumer la cigarette électronique, mais il le fait pour diminuer sa consommation de nicotine, bien qu’il sache que trop bien qu’il devrait arrêter tout court, que ça pourrait être mauvais. A ce jour, personne ne sait encore les effets que ça peut engendrer dans le futur. « Je me suis toujours demandé quel vie avait eu cet homme. Vous avez des nouvelles de votre meilleure amie ? Que s’est-il passé entre eux, vous l’a-t-il dit ? » Ou peut-être elle ? Est-ce qu’elles se sont revues par la suite ? La rencontre a-t-elle été calme ou houleuse ? « Quel était son prénom ? » Tout comme elle a envie de le connaître, lui souhaite en apprendre tout autant sur l’homme qui était encore un donneur anonyme, avec un visage flou. « Et cet orphelinat, où ça en est ? Avait-il d’autres causes qui lui importaient énormément ? » Peut-être pourrait-il aider ? Ce n’est pas comme s’il n’en avait pas les moyens financiers. Demetrio s’appuie sur le bar, se mord doucement la lèvre inférieure en cherchant ses mots, persuadé que tout ce qu’il dira sera maladroit, mais il faut qu’il l’exprime : « Ce cœur. Il s’est mis à battre très fort il y a quelques semaines, comme jamais depuis l’opération. » Au début, il a pensé qu’il s’agissait d’un court-circuit, d’un problème de santé, si bien que peu habitué, il avait été voir son docteur qui l’avait aussitôt rassuré sur la normalité de la chose. Son frère, il ne lui a pas seulement donné la possibilité de vivre, mais aussi celle de ressentir des émotions qui lui échappent totalement.


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Sujet: Re: [Terminé] To these memories I will hold. ⁂ Demetrio ( le Mar 26 Sep 2017 - 0:12 )
Vera suivit le dénommé Demetrio. Elle admira la finesse du ponton et le souci du détail. L'intérieur reflétait l'extérieur, tout était magiquement bien agencé. Elle regardait les moindres détails, c'était réellement de toute beauté.

"C'est beau." Confirma-t-elle en l'écoutant. "Vera Venezio, je suis chanteuse d'Opéra. Quelque chose qui nécessite bien moins de force physique et d'ingéniosité." Elle ne faisait que réciter des vers, des mots déjà écrits depuis des siècles. Rien de très innovateur contrairement au travail de son interlocuteur.

Elle s'installa et croisa délicatement ses jambes avant de poser son coude sur le comptoir pour y déposer sa main.

"Un verre de vin sera parfait, rouge de préférence. Merci."

Le sujet retomba bien vite sur les aléas et les trépas de la vie. Elle n'osait pas l'interrompre, écoutant chaque phrase qui sortait de sa bouche alors qu'il lui expliquait sa réaction lorsqu'on lui a dit qu'il allait recevoir un coeur. Il est vrai qu'il devait être difficile de penser que pour être sauvé : une autre personne devait mourir. Vera baissa d'ailleurs la tête pour regarder son verre de vin. Bon sang ce qu'elle s'en voulait d'avoir injurié celui qui avait reçu le coeur de son frère. Elle voulait bien le croire quand il disait qu'il en prenait soin. Demetrio semblait être un homme soigné comme en témoignait la propreté impeccable de l'intérieur. Vera se contenta d'hausser les épaules quand il parla de son ancienne meilleure amie.

"Non. Je sais que mon frère l'a quitté après l'avoir surpris, comme je lui avais dis, avec un autre homme. Pour ma part : je ne veux plus jamais avoir à faire avec elle et je lui ai fait comprendre quand elle est venue à ses funérailles." Vera l'avait chassé violemment : c'est son majordome qu'il l'avait retenu de la frapper. "Ce n'est qu'une catin qui brûlera en enfer pour ses péchés."

Au moins, le message était clair. Elle n'avait aucune honte à souhaiter la souffrance éternelle à celle qui avait blessé son frère et qui a été la raison de leur éloignement. Dieu lui pardonnerait cet écart elle en était certaine. Elle retrouva un sourire franc et sincère quand il remit sur le tapis le sujet de son frère.

"Winston, comme le premier ministre Anglais. Mon père était un fervent admirateur de cet homme bien qu'il soit fidèle à la monarchie et à Elizabeth II. Après tout, c'est un Lord : les titres de noblesse dans notre famille ne vaudraient plus rien si la couronne venait à tombé." Elle prit une gorgée de vin : "Il marche toujours, nous accueillons aujourd'hui 80 enfants et 15 adolescents : la plupart ne sont pas adoptés car trop vieux alors nous les embauchons et leur donnons toutes les chances de réussir. Nous étions convaincus, lui et moi, que le milieu où on né ne devait pas nous définir. Mon père n'a jamais aimé cette façon de penser. Winston était l'électron libre de la famille : l'héritier, celui qui pouvait tout se permettre de toute façon."

Ce qui n'a jamais été son cas parce qu'elle est née femme et non homme. Mais cela était une autre histoire. Pas besoin de sortir les monstres des placards.

"Il aimait les longues ballades dans le domaine, monter à cheval aussi. Je n'ai jamais vu un homme descendre aussi vite sa pinte : il était un champion dans sa catégorie. Winston aimait les petites choses de la vie, il faisait attention à tout et tout le monde : il avait toujours de la monnaie sur lui pour donner la pièce aux mendiants en plus de parfois leur acheté un sandwich et une tasse de thé." Vera regarda d'un air amusé Demetrio : "Pardon, je m'emballe toujours quand il est question de lui."

Soudain, il lui fit une confession, elle s'approcha de lui pour ne pas perdre une seule miette de ce qu'il allait dire. Elle réfléchit :

"Il s'est passé quelque chose en particulier ?" Oui, elle était maintenant curieuse : "Vous avez rencontré quelqu'un ?"




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Demetrio ClarizioLe vin est un puissant lubrifiant social
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Âge : trente-deux ans.
Métier : multimilliardaire, PDG de plusieurs entreprises. En Italie, il est principalement connu pour sa multinationale de construction navale. Ses bateaux servent le plus souvent aux expéditions, croisières. Il détient également le bar Dolce Vita à Posillipo.
Sujet: Re: [Terminé] To these memories I will hold. ⁂ Demetrio ( le Dim 1 Oct 2017 - 23:46 )
Modestement, il répond d’un simple signe de la tête. C’est l’un des rares bateaux qu’il a conçu seul, parce qu’il lui revenait, qu’il désirait s’en servir personnellement et il ne souhaitait pas faire travailler quelqu’un d’autre pour son intérêt. Il a cependant consulté un architecte d’intérieur pour obtenir quelques conseils, bien qu’il savait d’ores et déjà ce qu’il voulait. Ce résultat final, c’est sa fierté et il l’utilise de temps en temps pour se rendre d’une ville à une autre. Il se sent bien mieux sur l’eau que dans les airs et dans un train. « Vous sous-estimez vos talents, Mademoiselle Venezzio. Il n’est pas donné à tout le monde de pouvoir briser des verres avec quelques notes bien placées. » Il ne pourrait en faire autant. Chacun son travail, comme il dit à chaque fois. Lui, il a beau être multimilliardaire, il ne fait pas tout de lui-même et essaie du mieux qu’il peut de valoriser le travail de ses employés. Il a cependant un fort caractère et est intraitable. Lorsqu’une faute est commise, il sait le rappeler. Il n’oublie cependant pas l’homme qu’il était autrefois, qui a débuté sans rien, mais il ne peut se permettre de jouer le patron gentil et agréable tout le temps, dans toutes les circonstances. Il a une affaire qu’il fait tourner et sait que trop bien qu’on l’attend au tournant à la moindre erreur. Tout comme ce doit être le cas de Vera qui est connue pour son timbre de voix, ses morceaux. Dans un spectacle, il se doute que les journalistes se rappelleront uniquement d’une fausse note, plutôt que toute l’élégance de sa prestation. C’est un monde de requins. Tout est bon pour se faire du blé, par n’importe quel moyen, même la médisance.

Demetrio serre deux verres de rouge et lui en tend un. « Chose compréhensible. » Et il est ravi qu’il l’ait quittée après un tel évènement. Ca l’aurait frustré d’apprendre le contraire. L’infidélité est bien une chose qu’il ne peut pardonner. Certains y arrivent. Lui aurait trop en tête la femme partageant son quotidien dans les bras d’un autre. Dans un couple, comme en amitié, la confiance est importante. C’est notamment pour ça qu’il ne se confie pas énormément, ou seulement à ceux qu’il connait très bien. Vera, c’est une étrangère, mais c’est différent… Sa greffe, personne n’est au courant à part les médecins qui l’ont pris en charge ainsi que sa mère. Impossible que ce soit une cinglée qui souhaite uniquement s’en approcher pour lui soutirer des informations ou de l’argent, comme certains sont capables de le faire. Il y a tellement de tout dans ce monde, mais est encore surpris par ce que celui-ci renferme. « Au moins, vous ne tournez pas autour du pot… » Elle est expéditive et il ne peut lui en vouloir pour ça. Il comprend. « Votre père est un Lord. Vous êtes anglaise ? Vous tenez vos origines italiennes de votre mère ? » Et il ne peut s’empêcher de s’interroger, de se demander d’où elle vient exactement, si elle a fait de la route pour venir à Naples. « Vous êtes napolitaine ? » Ils ne viennent pas du même univers. Lui n’est pas né dans un milieu aisé, connait les moyens modestes, les fins de mois où il fallait se serrer la ceinture. Tout ce qui se construit autour de lui, il ne l’a pas vu venir, ne pensait pas que ça prendrait autant d’ampleur et qu’il en serait capable, mais il ne s’est pas posé de questions sur l’avenir. Il l’a fait en fonction de ce qu’il souhaitait sur le moment, n’étant pas habitué à se projeter dans la vie. C’est comme ce nouveau bateau. Il a conçu les plans et il travaille dessus, mais est incapable de dire s’il pourra voir le résultat final. Il a appris à vivre au jour le jour, à faire comme si demain et dans une semaine, il serait encore là, pas le choix pour ses réunions d’affaire, mais il n’est jamais convaincu de pouvoir assurer ses engagements. « Pourrais-je vous aider ? Financièrement, ou professionnellement. Mon secteur d’activité est très large. » Elle a sans doute tout ce qu’il faut pour assurer la survie de cet orphelinat, mais il ne pouvait faire autrement. « Cette proposition est certainement très maladroite, mais comprenez ma position. J’aimerais pouvoir vous aider à poursuivre ses rêves. » Ce n’est pas seulement parce qu’il se sent redevable, mais aussi et surtout parce que ça le tient à cœur. Ce n’est pas comme s’il investissait dans quelque chose qui va au-delà de ses principes. C’est une belle cause. Cet homme était généreux, avait un bon cœur, semblait être un homme bon. « Ne vous excusez pas. Continuez, vous le pouvez. Ce sont des anecdotes qui me font plaisir d’entendre. » Ca le soulage de savoir que son donneur soit lui, bien qu’il trouve ça terriblement triste. Demetrio fait le tour du bar et lui fait signe de le suivre jusqu’au canapé d’angle, profitant de ces déplacements pour trouver ses mots. « Une femme qui commence à prendre beaucoup de place. Vous avez déjà eu la sensation que votre cœur n’allait pas suivre la cadence ? »


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