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- Nicolaï ⊰ There's no me without you [Terminé] -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Autour de Naples :: Voyager dans le passé
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Lorelei Caldwyn10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Nicolaï ⊰ There's no me without you [Terminé] ( le Mer 27 Sep 2017 - 22:24 )

Nicolaï Invanov & Lorelei Caldwyn

Tenby, Pays de Galles, printemps 2002
Nicolaï,
Tu m'as avoué ce que tu ressentais, tu m'as ouvert ton coeur et fais part de ce qui se cachait au fond de toi. Je t'ai rejetée, j'ai rejeté cet amour que tu m'as donné avec des mots, qui pour moi n'avait plus de sens, qui m'effrayait. Pourtant, voilà, aujourd'hui, je comprends que ses mots n'étaient qu'un message de ton coeur. Que tes actes passés ont maintes fois décris ce que je n'ai su voir alors. Que ces mois passées à tes côtés dans cet enfer blanc, ce que tu as fait pour moi ces derniers mois. Était en réalité la traduction de ce que ta bouche n'avait osé dire, alors. Je le comprends aujourd'hui. Je le comprends alors que tu n'es plus à mes côtés, depuis trop de jours et que se vides qui me ronge le cœur grandit. La vie sans toi à mes côtés sans ton regard sur moi semble si vide. Tu m'as redonné confiance, tu m'as aidé à survivre alors que je côtoyais l'enfer chaque jour. Et je t'ai rejetée comme si rien n'avait compté. Je suis sincèrement désolée. Ne crois jamais que tout ce que tu as pu faire pour moi n'est que fumée. Jamais au grand jamais je ne pourrais te remercier assez. Mais j'ai peur, si peur Nicolaï, sans toi à mes côtés, sans ta main pour me guider sans tes pas pour m'ouvrir la voie de cette nouvelle vie que tu m'a offert sans rien attendre en retour.

J'ignore si ses quelques mots pourront réparer mon erreur, cette injustice que j'ai créée en te rejetant. J'ignore si tu sauras me pardonner un jour.

Tu me manques avec sincérité.
Lorelei.

Lorelei avait écrit de sa main cette lettre, souillée par ses larmes. Voilà plusieurs jours qu'elle l'avait envoyée au bureau de son psychiatre, à qui elle était adressée. Elle avait réfléchi à chaque mot, chaque phrase, les brouillons froissés envahissaient encore la petite poubelle à côté de la table du salon. Cela faisait des jours, presque quinze qu'elle lui avait demandé de partir. Qu'elle lui avait dit de ne plus revenir, de la laisser tranquille. Quinze jours que le vide avait pris doucement sa place au milieu de sa cage thoracique. Tel un lion en cage, elle tournait ici dans le petit appartement qu'il avait gentiment payé le premier mois pour elle, rien que pour elle. Son esprit torturé, cherchant à comprendre pourquoi. Pourquoi elle avait si mal, pourquoi les mots qu'il avait prononcés l'avaient tant effrayé alors. Au fond, elle le savait, aujourd'hui. Oui... La seule véritable preuve d'amour qu'elle avait eu avait été avec William, se baiser, ce baiser qui avait détruit sa vie, ce baiser qui l'avait envoyée en enfer. Un enfer dont Nicolaï s'était évertuée à la faire sortir. Et bien plus encore, ne l'abandonnant pas à son sort une fois son devoir accompli, il avait accompagné ses pas jusqu'à ce qu'elle le chasse sauvagement.

Et aujourd'hui ? Elle s'en mordait les doigts. Elle comprenait enfin ce mal qui rongeait son cœur qui semblait avoir presque perdu vie. Si elle l'avait chassé, si elle avait refusé cet amour franc et réel ce n'était que pour une raison. Unique et terrifiante. Elle aussi l'aimait, elle aussi avait appris à aimer cet homme qui avait su chaque jour gagner un morceau de son palpitant. Elle n'avait pas vu la réalité en face, jamais, l'amour... Qu'était-ce au fond ? Qu'est-ce que cela signifiait . L'amour qu'on lui avait donné n'avait été que rigueur, que contrôle. Est-ce que cela avait été vraiment de l'amour ? Non. Aujourd'hui, elle le savait. Elle savait que l'amour, c'était cette patience silencieuse, cette aide inconnue, ce regard insoupçonné sur elle, et bien d'autre chose encore qu'elle ne pouvait pas encore comprendre et accepter. Car oui accepter l'amour de quelqu'un était dur, si dure quand on a connu la violence, quand on a été forcer maintes fois de faire croire à des monstres qui vous prenaient de force que vous les aimiez. Dure d'accepter que vous compter pour un homme qui pourtant ne vous doit rien, alors que vous lui devez tout.

Lorelei espérait au plus profond de son être qu'un jour, il lui pardonnerait d'avoir choisi de fuir. Fuir face à une réalité qui s'était imposé trop vite, trop durement alors. Priant pour qu'un jour, il frappe de nouveau à sa porte comme il l'avait si souvent fait. Priant pour un jour pouvoir se jeter dans ses bras, chose qu'elle ne fit jamais, jusque-là du moins. Adieu respect et politesse entre patiente et psychiatre. Cette barrière n'existerait plus, s'il lui donnait la chance d'un jour revenir à elle.
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Dernière édition par Lorelei Caldwyn le Mar 7 Nov 2017 - 22:54, édité 1 fois
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Nicolaï InvanovLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: Nicolaï ⊰ There's no me without you [Terminé] ( le Jeu 28 Sep 2017 - 16:27 )

Nicolaï Invanov & Lorelei Caldwyn

Tenby, Pays de Galles, printemps 2002
Un jour les ténèbres, et puis l’autre, le destin vous fait signe…

Le cosmos autour de moi fait sa vie, tout tourne, sans que je n’y prête la moindre attention, sans pouvoir ressentir autre chose que de la peine, qu’un poids conséquent sur les épaules, le cœur et la partie de mon cerveau qui sert à rester objectif. Tout en noir, pas de nuance, à la rigueur un peu de gris parce que l’âme humaine n’est pas faite pour supporter un tel sentiment sans prendre un peu de repos. Elle me manque, chaque jour que Dieu fait. Pas plus croyant qu’un autre, pas plus athée non plus, mais si je l’avais été, j’aurais renié ma foi. Qu’est-ce qu’une quinzaine de jours au final ? Et bien c’est une éternité quand un être vous manque. Je n’ose pas imaginer à quel point le temps a dû lui paraître long dans cette chambre capitonnée, sans même personne pour croiser son chemin, sans rien, pas une distraction pour distraire ses pensées noires. Mais les sentiments étaient trop forts, il eut fallu qu’elle le sache, sous peine d’exploser. La vérité ? Quelle vérité ? Non, elle n’est pas toujours bonne à dire, la preuve. Parfois le secret préserve tout le monde. Il a le pouvoir de préserver tout un tas de choses, et notamment une relation n’ayant pas lieu d’être. Et le meilleur dans tout ça, ou bien le plus triste, c’est qu’elle ne me doit rien. Si je l’ai sorti de cet enfer, c’est uniquement à but désintéressé, sinon, pourquoi aimer ?

Ma femme – patiente comme il ne m’avait pas encore été donné de le croire – pense que je suis en pleine dépression, un burn out, trop de patients, trop de passion, pas assez de temps pour décompresser… Il y a un peu de ça, trop de passion. Mais je ne peux lui donner les raisons de ce changement de comportement, pas plus que je ne peux m’avouer à moi-même que ce que je fais est mal. Penser si fort à une autre alors que ma propre femme est là, tout près, et prête à faire n’importe quoi pour le sortir de l’enfer dans lequel je me noie presque avec plaisir pour toucher le fond et ne plus jamais remonter. Tout n’est plus que machinal, je me lève machinalement, me douche machinalement, m’habille et avale un café machinalement… Et me rend aussi à la clinique machinalement. Sur mon bureau, le courrier du jour. Et son écriture sur une enveloppe se distinguant des autres par sa couleur. Tout chez Lorelei se distingue des autres. Je l’ouvre, prestement. Veillant tout de même à ne rien abimer du papier, comme si un peu d’elle vivait au travers de ces pages. Son écriture est régulière, bien qu’un peu tremblante, l’émotion parvient à se lire entre les lignes, sur le tracé de ses courbes. C’est incroyable comme l’écriture est capable de refléter l’état d’esprit d’une personne. Est-ce une tromperie ou le destin qui me sourit ? L’un ou l’autre, quitte à me fourvoyer, autant le faire dans les grandes largeurs. Etre un homme et jouer la fierté en l’ignorant, attendant qu’elle ne vienne me supplier d’elle-même jusqu’ici ? Très peu pour moi. J’appuie sur le bouton de l’interphone posté sur mon bureau « Annabelle, veuillez annuler tous mes rendez-vous de la matinée je vous prie. Merci. » Je récupère ma veste et fonce chez elle, chose que je n’ai pas osée faire par pudeur, respect et sans doute peur de ne casser plus encore qu’elle ne l’avait fait en partant sans un mot, sans une explication.

Un détour par chez le fleuriste, des lys, ses préférés. Sacrifier quelques minutes à nos retrouvailles pour le plaisir de rester l’homme galant et respectueux qu’elle a toujours entraperçu. Ce que je fais est déjà mal, je suis un homme marié, alors un peu plus un peu moins… Je fonce jusqu’à chez elle, vérifie mon allure dans le reflet de la vitre de ma voiture et monte les marches quatre à quatre. Frappant trois coups, francs et honnêtes, en contrariété totale avec le manque d’assurance que je peux ressentir. A l’instar d’un adolescent peu sur de lui mais qui tente le tout pour le tout pour la plus jolie fille du lycée dont il est amoureux en secret depuis la rentrée de l’année dernière. Elle ouvre, moins d’une minute plus tard. « Bonjour. J’ai reçu ta lettre… » Plein de pudeur, je lui offre les fleurs, galamment. Mes épaules coincées dans mon blouson de cuir tremblent mais mon armure cache cette faiblesse. Faites que ces quelques jours de délais n’aient pas changé en elle ses sentiments et sa volonté de revenir en arrière…
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Sujet: Re: Nicolaï ⊰ There's no me without you [Terminé] ( le Jeu 28 Sep 2017 - 18:03 )

Nicolaï Invanov & Lorelei Caldwyn

Tenby, Pays de Galles, printemps 2002
Un soupire, juste un soupire, son bras dépassant de son lit, ses cheveux ébène témoignaient de la nuit agitée qu'elle venait de passer. N'allez pas croire qu'elle fut bonne, non, elle n'avait pas beaucoup dormi, comme depuis quinze jours à vrai dire. Son regard perdu, ses poches sous ses yeux... L'éclat qu'il avait remis dans son cœur l'avait quitté alors qu'elle l'avait chassé. Les heures étaient passées, elle ne travaillait pas ce matin, son service au restaurant où elle travaillait était de soirée cette semaine. Cela changeait souvent, tout comme son métier. Elle démarrait dans la vie, grâce à lui. Bosseuse, elle avait même au départ eu deux jobs pour ne plus avoir à dépendre de lui. Il avait déjà payé le premier mois, c'était hors de question qu'il paie le second. Son souffle saccadé, elle rêvassait. À quoi elle ne le savait pas vraiment, c'était trouble, c'était sombre et s'était vide... Comme cette chose qui battait au coeur de sa poitrine. Le cendrier qui traînait à même le sol, remplit de cigarettes dont une encore fumante. Telle une loque chaque matin depuis une semaine, c'était pareil. Elle était là, à dormir seulement lorsque la fatigue était trop présente, lorsque son cerveau enfin cessait de gamberger sur cette soirée... Cette soirée où elle l'avait chassé lui. Cet homme qui avait tant fait. Elle tira sur la cigarette qui s'était consumée à moitié seule. L’écrasant contre la céramique colorée du cendrier. Se levant enfin, vêtus de son pyjama léger noir, un haut et un bas couper par de la dentelle délicate. Long pour couvrir son corps encore marqué par son récent séjour en hôpital psychiatrique. Sa peau encore pâle, lui donnait une allure presque fantomatique. Ramassant le cendrier elle le vida, dans la poubelle de la cuisine, non sans faire attention qu'aucune cendre ne risque de mettre le feu à ladite poubelle. Une autre cigarette avait trouver refuge entres ses lèvres.

Lorelei s'était ensuite assise dans son petit canapé bleu foncé, elle avait pris un livre sur une des étagères à la sortie de la cuisine. Son livre, celui qu'il lui avait offert comme un énième cadeau de bienvenue dans cette nouvelle vie. Ce livre qu'elle aimait tant. Elle en caressa la couverture abîmée légèrement par le temps et l'usage. Son visage n'exprimait rien, figé dans une expression triste et grisâtre. Elle hésita à l'ouvrir de nouveau, elle l'avait tant lu ses jours-ci, si bien qu'elle avait commencé à en user la reliure. Un soupire, un nouveau. L'ennui, le désespoir autre chose qui la gagnait. Se préparer pour ce soir, elle avait le temps, l'ennuie la gagnait, l'envie de rien. Elle qui avait semblé si joyeuse, pleine de vie, prête à croquer l'avenir à pleine dent, elle était là, assise face à son livre, dans la pénombre de ses rideaux à moitié tirer. La mine décomposée par cette peur qui avait tout brisé.

Un sursaut la réanima alors qu'on toqua sèchement à sa porte. Elle n'avait pas bougé dans un premier temps. Son regard clair vers cette porte, comme si le diable l'habitait. Ses yeux s'embuaient doucement, alors qu'elle se levait. Sa main sur la poignée, son coeur se serrait. Elle ouvrit à la volée, comme si elle savait qui était derrière. Son coeur s'arrêta une fraction de seconde, surprise, choquer plus de le voir ici. Elle avait su à la seconde où cela avait frappé que c'était lui, ses trois tocs, cette résonance particulière, elle avait su oui... Mais elle ne voulait, ne pouvait y croire. Sa voix la sortie de sa torpeur. Relevant son visage qui s'était abaissé pour le contempler, s'assurer qu'il était bien là entièrement, planté sur son tapis noir. Elle ne voit même pas ce bras tendu vers elle, un bouquet de fleurs à son égard. Sans demander son reste elle fond contre lui. Les quelques pas qui les séparaient sont à présent inexistants. Ses bras contre son torse, agrippant avec toute la maigre force dont elle peut faire preuve les rebords de sa veste de cuir. Son oreille la plus valide contre son coeur écoutant ses battements, comme une dernière preuve de sa réelle présence. Ses grands yeux clairs se ferment avec ardeur, comme pour mettre plus de force encore dans cette étreinte instinctive et pourtant si pudique.

« Tu es là, tu es vraiment là ! »

Ne cesse-t-elle pas alors de répéter de sa petite voix roque et brouiller par la cigarette. Enfouissant son nez un peu plus contre lui, cherchant presque à ne faire qu'un avec l'homme alors. Doucement, son câlin s'adoucit, elle perd de la force et y met moins d'entrain, non pas par choix, mais elle veut le regarder. Alors elle lève le visage, ses joues creuses ornées des traînées de ses larmes qu'elle laisse couler à présent. Lâchant sa veste de cuire, elle montre avec lenteur une main jusqu'à son visage, elle ne le touche pas, elle l'effleure juste. Sentant son souffle contre sa peau alors elle laisse sa main revenir le long de son corps. Avec toujours délicatesse, elle immisce sa main dans la sienne et la serre avec un peu de force. Quittant son espace vital, son regard toujours accroché au sien elle ouvre la marche jusqu'à entrer dans l'appartement. Comme guidant un aveugle, comme de peur de le lâcher du regard au risque qu'il disparaisse. Elle ferme sans délicatesse cette fois la porte et se jette de nouveau dans ses bras. Osant cette fois entourer sa taille de ses bras nus encore amaigris de son séjour en enfer.
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Sujet: Re: Nicolaï ⊰ There's no me without you [Terminé] ( le Ven 29 Sep 2017 - 0:41 )

Nicolaï Invanov & Lorelei Caldwyn

Tenby, Pays de Galles, printemps 2002
Mon quotidien n’est plus qu’un mouchoir parsemé de trous, irréparable. Inconsolable, c’est ce que je suis. Comment expliquer pourquoi à qui que ce soit ? Je vis déjà dans le péché le plus total. Ma femme ne sait rien de mes dépenses, j’ai pris soin de louer cet appartement sous un nom d’emprunt. Ça la tuerait si elle savait tout ce qui se passe en ce moment et lui faire du mal est la dernière chose que je voudrais. Je l’aime, mais ça n’a malheureusement pour nous, rien à voir avec ce que je peux ressentir pour Lorelei… Malgré moi, je suis devenu esclave de son regard, de ses beaux yeux clairs en amande, de sa façon de poser un regard nouveau et particulier sur le monde, et la façon qu’elle a de le raconter. Elle le raconte souvent au travers des livres qu’elle dévore, que je m’empressais de lui amener. Insatiable, toujours un nouveau, une nouvelle envie, et aujourd’hui, elle est libre. Libre de lire tout ce qu’elle veut, dans l’ordre qu’elle veut, sans le souci de devoir se réfréner pour faire durer le plaisir tout en sachant que ma prochaine visite sera dans plusieurs jours. Aujourd’hui, elle est libre de vivre, de penser, de dire, et surtout de refuser. Et c’est ma présence qu’elle a fini par refuser, et je le comprenais, même si je souffrais au plus haut point. Respecter son choix, c’est la seule chose qu’il me restait à faire. J’aurais pu insister, mais à quoi bon foutre en l’air tout ce que j’ai tenté de construire entre nous ? Combien de fois lui ai-je rabâché qu’elle était libre, totalement libre et indépendante du regard de chacun.

Mais ça y est, elle m’offre une chance. 15 jours, vous me direz, quelle traversée du désert ! Et bien oui, complètement. Pour moi, ça a été un peu comme passé une éternité loin d’elle. Avant qu’elle comprenne, j’avais au moins la chance de la côtoyer tous les jours. De la complimenter, de la regarder faire, agir, penser, son regard est tellement expressif… Je prends mon courage à deux mains et frappe à la porte, elle ouvre, sans doute n’attendais-elle pas ma visite… Il n’y a de toute façon qu’elle pour préférer le courrier à un mail rapide et efficace. C’est le charme du papier, de la forme des lettres, de l’odeur du papier à lettre. A peine eu-je le temps de lui offrir les fleurs qu’elle fond contre moi, et je ne me fais pas prier pour passer un bras autour d’elle, mon bras libre, la serrant tout contre moi, déposant mes lèvres dans ses cheveux d’un noir de jet. « Tu es là, tu es vraiment là ! » Je la sens se serrer contre moi. Je pose alors le bouquet sur la table et l’enlace comme j’en ai l’envie depuis des mois. « Tu m’as vraiment écrit… » Je ne m’y attendais pas. Son comportement était plutôt clair. Plus aucune nouvelle, contact ou quoi que ce soit qui me permettait d’assouvir ce besoin d’elle. Alors je commençais à me dire qu’il me fallait me faire une raison, encore que j’étais plutôt mal parti vu la déprime dans laquelle je m’enfonçais lentement jusqu’à ce matin encore. Mais je reste sur la réserve, se pourrait-il qu’elle regrette son choix dans quelques temps ?
Pour l’heure, je la laisse détailler mon visage, tout en douceur, comme elle a toujours su le faire. C’est une femme douce, et sur la réserve, discrète, qu’on entend à peine. En tout cas de ce que je peux en connaître, au travers de nos échanges dans un cadre plus que particulier. Alors quand elle prend ma main pour la serrer un peu plus fort, je comprends qu’elle a confiance en moi, pleinement. Elle me fait entrer et ferme derrière elle. Ça y est, je viens d’entrer dans sa vie. « Je suis là… Ne t’inquiète pas. » Comme si elle avait peur que je reparte aussitôt. Je la serre longuement dans mes bras et caresse son dos tendrement.
En jetant un coup d’œil dans l’appartement, je note l’odeur de tabac froid, les paquets de clopes vides, les rideaux fermés pour la plupart, et la tenue de nuit de la femme que j’admire. « Je vois qu’on a le même régime déprime ? » Encore une fois, je ne peux me défaire de cette étreinte, beaucoup trop salvatrice. Je la fais doucement reculer jusqu’au canapé où je la fais asseoir pour m’asseoir à ses côtés. Je tombe sur le livre que je lui ai offert, à la couverture déjà bien entamée. « Il remplit son rôle, il te tient compagnie. » Un léger sourire, sa main toujours dans la mienne. Son appartement n’est pas plus brillant que ne l’est mon bureau en ce moment. Bureau où je me suis mis à passer mes nuits.

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Lorelei Caldwyn10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: Nicolaï ⊰ There's no me without you [Terminé] ( le Lun 9 Oct 2017 - 17:56 )

Nicolaï Invanov & Lorelei Caldwyn

Tenby, Pays de Galles, printemps 2002
Ce sentiment qui l'envahie doucement alors qu'elle est dans ses bras. C'est la première fois qu'elle le ressent, de la sécurité . Oui, c'est cela, alors qu'il ferme ses bras autour de son corps encore trop frêle. Elle sent son souffle contre son épaisse chevelure ébène, puis une pression contre son crâne, légère, douce, apaisante. Elle qui tremble de tous ses membres de ses retrouvailles, voilà qu'elle se calme alors avec douceur. Ses yeux se ferment, serrant davantage ses mains contre la veste de l'homme. Il répond avec humour alors à cette phrase qu'elle ne cesse de répéter. Elle se tait, et enfouit son visage plus contre lui. Écoutant les battements de son cœur, comme une douce mélodie apaisante, comme si rien d'autre ne comptait. Elle a 19 ans alors, elle est jeune, ces derniers mois, cette dernière année a été dure, si dure. Mais grâce à lui, elle a réussi à voir le bout du tunnel. Lorelei le détaille alors avec attention, comme s'il n'était qu'un mirage. Sans le toucher réellement pourtant sa main se balade proche de son visage, comme pour capter son énergie et graver chaque creux, chaque détail que les traits de son visage offrent dans sa mémoire avec encore plus de matière qu'une simple image. Sa main dans la sienne, elle le laisse entrer, comme si c'était la première fois et en un sens cela l'était, dans sa vie. Dans son intimité, ça, oui, c'était la première fois. Il la rassure au travers de quelques mots simples, avant qu'il ne la serre de nouveau contre lui. Laissant s'envole cette irréalité qui planait au-dessus d'elle. Ses mains dans son dos, dans une caresse noble et pure. Ses mains passent autour de sa taille et elle pose de nouveau son visage contre son torse. Timide toujours, tremblante, encore un peu de cette étreinte nouvelle.

Sa voix d'homme mûre la tire de ses paisibles pensées alors. Lui aussi alors n'était pas au mieux de sa forme. Autant qu'elle ? Peut-être même plus au fond. En y pensant. Elle l'avait jeté alors qu'il avait été franc sur ses sentiments, essuyé un refus, aussi violent que celui qu'elle lui avait donné, cela n'avait pas dû être facile. Mais la surprise, le choc et un conditionnement certain de son séjour l'avaient fait ainsi agir. Sans réfléchir, préfère éloigner l'homme, plutôt que d'affronter un sentiment inconnu, une vie inconnue. Cela avait fait beaucoup en trop peu de temps. Mais sans lui, elle était perdue, sans lui, la vie semblait si face. Lorelei était si heureuse alors, de le revoir accourir tel un chevalier toujours aussi servant. Elle ignorait ce que l'avenir leur réserverait, si elle serait capable de le satisfaire, de lui offrir ce qu'une femme doit offrir à un homme, alors qu'on lui a volé tant de fois avec violence. Mais elle ne voulait plus fuir, elle ne voulait plus avoir peur, elle voulait à ses côtés affrontés la vie à présent.

Telle la poupée de chiffon qu'elle a si souvent été, mais à présent réparée, presque entièrement, elle se laisse faire et laisse l'homme la guider vers son propre canapé où elle s'assoie. Sa main dans la sienne, pour ne jamais perdre contact. Plus jamais. Il ramasse le livre sur lequel il manque de s'asseoir. Elle sourit faiblement à sa réflexion. Serrant un peu plus sa main dans la sienne. Heureuse de le voir ici, encore et toujours, comme si doucement elle réalisait ce qui arrivait. Comme si doucement elle savait que le futur serait compliqué, mais heureux, enfin. S'approchant un peu plus, sa seconde main rejoignant celles qui étaient jointes. Elle baisse son regard sur leur étreinte faible et le relève les yeux embués.

« Je suis tellement désolée. J'ai réagi comme une... Une idiote. »

Elle secoua la tête, ce n'était pas vraiment le terme exact, il le savait, elle le savait. Elle n'avait pas été prête, aujourd'hui, elle l'était davantage, du moins elle l'espérait, car elle le voulait. Elle voulait être à ses côtés.

« Je... J'ignore. J'ignore si je pourrais un jour te satisfaire, mais je ne veux plus que tu sois loin de moi. C'est trop dur. Sans toi, la vie semble si vide, si fade, si grise. »

Ses yeux s'abaissent alors légèrement. Pour se relever, plus déterminée, moins froussard. Pourtant, au fond, elle est terrifiée, terrifiée comme une gamine face à son premier petit ami sérieux. Et bien plus encore, car elle est face à l'homme qu'elle aime. Elle le sait, plus que jamais. Ses jours sans lui, même s'ils semblent futiles, 15 jours... Ce n'est rien dans une vie et pourtant, ils lui ont paru être si long, si dure à vivre, plus même encore que lorsqu'elle était enfermée dans cet enfer blanc.

« Tu m'as tellement manquée. »

Dit-elle alors qu'elle s'appuie légèrement sur leur main pour se surélever un peu. Et de ses lèvres pulpeuse et nues elle embrasse sa joue. Tel une enfant innocente et prude, qu'elle est encore au fond.
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Sujet: Re: Nicolaï ⊰ There's no me without you [Terminé] ( le Mar 10 Oct 2017 - 15:35 )

Nicolaï Invanov & Lorelei Caldwyn

Tenby, Pays de Galles, printemps 2002
J’ose encore à peine y croire. Elle m’a recontacté, j’ai reçu sa lettre. Une lettre… C’est typique de son esprit décalé, n’importe qui se serait débrouillé pour trouver un numéro de téléphone, une adresse mail, mais non, elle a préféré prendre le soin d’attendre que la lettre me parvienne et graver ses mots sur du papier. C’est aussi toute cette dimension poétique et romantique qui me plaît chez elle et que je ne saurais trop décrire.
A présent, elle se trouve dans mes bras et rien ni personne ne saurait venir troubler ce moment de plénitude. « Je suis tellement désolée. J'ai réagi comme une... Une idiote. » « Tu as eu peur, tout simplement… » D’une voix suave, douce, et qui se veut rassurante, comme à chaque fois que je m’adresse à elle. Il faut dire qu’elle a le don de ne faire ressortir de moi que les bons côtés. Je ne saurais trop dire aussi si elle a ce pouvoir sur tous les hommes, en tout cas elle l’a sur moi. Aussi jeune soit-elle. « Moi aussi, j’avais peur. » Peur de tout lui avouer, de me jeter à l’eau, d’essuyer un refus comme ce fut le cas, mais c’est comme ça qu’on avance, en prenant des risques, au risque de finir malheureux par manque de courage. « Je... J'ignore. J'ignore si je pourrais un jour te satisfaire, mais je ne veux plus que tu sois loin de moi. C'est trop dur. Sans toi, la vie semble si vide, si fade, si grise. » « Je ne te demande rien, tu sais… » Je ne peux rien exiger d’elle, non seulement elle est fragile mais elle reste aussi pour le moins très jeune, dans le sens où sa vie n’a jusqu’à présent été qu’un enfer teinté de blanc, et je dois le prendre en compte. Aux yeux des autres, notre histoire n’a ni queue ni tête, et je le conçois, sauf que me concernant, elle a tout fondement. Je suis profondément amoureux de cette femme, même si j’aime aussi la mienne, d’une façon différente. Nous avons une vie de couple, triste, mais une vie de couple quand même. « Tu m'as tellement manquée. » « N’y pense plus, je suis là… » La serrant contre moi sur ce canapé que je découvre une nouvelle fois. Je glisse doucement mes mains dans son dos et quand ses lèvres se posent sur ma joue, je fonds, sans pouvoir contrôler les battements de mon cœur. Je remonte alors une main sur la peau laiteuse de sa joue qui a pourtant prit quelques couleurs, et après un bref regard les yeux dans les yeux, l’embrasse de la plus tendre des manières… « Est-ce-que tu es sûre de toi ? » Je n’exige rien d’elle, mais je ne veux pas non plus devenir trop intrusif, lui voler ce baiser est déjà une atteinte à sa liberté, dans l’idée que l’on peut s’en faire à sa place.

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Lorelei Caldwyn10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: Nicolaï ⊰ There's no me without you [Terminé] ( le Sam 14 Oct 2017 - 20:59 )

Nicolaï Invanov & Lorelei Caldwyn
Tenby, Pays de Galles, printemps 2002
C'était si étrange, si particulier, cet instant précis. Ce moment où il était là de nouveau face à elle, après ses révélations. Lorelei avait de nombreuses fois durant ses quelques jours loin de lui imaginer ce moment, elle avait au plus souvent imaginée qu'il ne lui pardonnerait pas. Mais les rares fois où elle avait tourné ça de façon plus heureuse dans son esprit... C'était encore différent. La réalité était différente et si parfaite. Car elle était réelle, et non plus imaginée. Qu'importait en réalité ce qui se passait, ce qui se passerait, oui qu'importait, car cela arrivait. Et c'était pour de vrai, ce n'était plus dans son imaginaire. D'un courage, d'une envie, elle s'était relevée légèrement pour déposer un baiser sur sa joue creuse. Depuis toujours, depuis qu'elle l'avait vu la première fois elle avait admiré ses traits si particuliers. Si fort et robuste, si autoritaire est ce regard qui trahissait tout cela, cette mâchoire carrée et ce visage si masculin. Au travers de cela ses yeux d'un brun parfait, d'une douceur incomparable, qui jonglait à la perfection avec le reste de son visage. Elle se plaisait à les contempler comme pour la première, ou peut-être la dernière fois, elle ne le savait pas. Si proche de lui et encore si loin. Son regard d'un bleu azur plongeant dans ses pupilles chocolat. Elle ne vit pas la suite arrivée. Ses lèvres contre les siennes, se baiser d'adulte, son premier. Elle fut dans un premier temps surprise. Mais se laissa aller alors qu'il coupa court à ce premier baiser. Ses yeux qui s'étaient finalement clos dans le feu de l'action s'ouvrir telle une fleur naissante. Cette question, elle sonna dans sa tête alors qu'elle s'écarta un peu. Laissant son visage se détourner, comme si elle réfléchissait. Et c'était bien le cas. Il y avait tant de choses qui se passaient là tout de suite, tant de chose qui lui échappait. Trop. Mais elle ne voulait plus reculer. C'était terminée, elle avait peur oui, l'avenir l'effrayait comme jamais. Mais elle savait qu'à ses côtés, il serait plus facile, plus beau, comme jamais il ne pourrait l'être sans lui alors.

« Plus que jamais. »

Sa petite voix frêle, tout juste sortie de l'adolescence, encore timide de toute autorité, de toute maturité. Elle avait relevé le visage, avait planté de nouveau son regard, plus dur, plus vrai, plus éclatant que jamais dans le sien. Droite sur le canapé bleu, elle avait appuyé de sa posture alors cette phrase qui était sortie du plus profond de son coeur. Presque un air de défi sur le visage, elle eut même un léger sourire avant de détourner le visage pour se relever. S'approchant de la baie vitrée du petit appartement, non loin, elle ouvrit les lourds rideaux tout aussi bleus que son canapé. Laissant enfin entrait la lumière, comme cherchant une source d'énergie, comme pour purifier ses jours de tristesse du bonheur et de la chaleur que pouvait apporter la lumière alors.

« Je sais que tu ne me demandes rien, je sais que tout cela est... Si étrange, si inconventionnel. Et que je ne suis qu'une gamine qui n'a même pas fini de grandir. Ou qui a grandi trop vite. Mais je ne vois pas mon avenir sans toi. Je sais que tu es marié et à mon tour, je ne te demande rien. Je sais que tu l'aimes. »

Lorelei était restée face à la baie vitrée, ses bras nus s'étaient croisé comme une caresse délicate, un soutient envers elle-même face à ses mots qu'elle n'arrivait pas à lui dire en face. Face à cette réalité qui s'imposait à elle. Ses yeux s'étaient clos, laissant couler une larme. Unique qui serait chargé de tout le chagrin qu'elle pourrait ressentir face à cette situation délicate, pour maintenant et pour toujours. Car oui, elle ne voulait pas que cela soit un frein. Non, elle s'y refusait, elle acceptait la situation, elle assumait le statut que l'avenir lui réservait soudain. Celui de maîtresse d'un homme marié. Elle l'acceptait, même si son esprit d'enfant, son esprit de petite fille qui se voyait marier avec des enfants et une belle maison, une vie "normale", s’effondrait tout aussi soudainement. Mais au fond peut-être que la normalité n'était pas faite pour elle.
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Nicolaï InvanovLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: Nicolaï ⊰ There's no me without you [Terminé] ( le Lun 16 Oct 2017 - 1:15 )

Nicolaï Invanov & Lorelei Caldwyn

Tenby, Pays de Galles, printemps 2002
Je la sais jeune et sans expérience aucune, et c’est pourquoi j’ai observé une grande distance, une grande prudence quant au comportement à adopter face à elle ces mois durant. Je crois que j’en suis très vite tombé amoureux, mais ce n’est pour autant pas une vie de retenir ce qu’on ressent tout le temps. Je ne saurais dire pourquoi j’ai craqué, je n’aurais pas dû en avoir le droit, me l’octroyer tout du moins. Elle était trop jeune et trop fragile pour que je ne me lance dans ce genre de choses, et pourtant, je n’ai pu me retenir. L’amour a ses raisons que la raison ignore. J’aime pourtant ma femme, mais on ne peut rien contre un coup de foudre, si ? Je pensais simplement à une amourette qui me sortirait de ma routine, mais ça n’est rien de semblable, après tout… Je ne pense qu’à elle en permanence, son visage est la première chose que je me représente au début de la journée, à peine le réveil eut-il sonné. Et si j’ai quelques secondes de répit durant les premiers instants suivant ma nuit, la réalité revient vite me heurter de plein fouet et le vide, le manque, reprend vite ses droits.
Aujourd’hui je suis face à elle, et je viens de tenter l’impensable, de l’oser tout du moins. Je l’ai embrassé. Impossible de réfréner mon envie, trop forte, trop intense. Je sais pourtant que je dois me tenir, que je dois rester sage, qu’elle n’est de toute façon prête à rien d’autre. Mais c’est comme un ado qui apprend à découvrir la vie. Je fais parfois les choses en manquant de tact et de présence d’esprit. J’ai donc besoin de m’assurer qu’elle est sure d’elle, que je ne force rien de son côté. « Plus que jamais. » Je ne peux réfréner mon sourire et un second baiser, délicat, pour sceller cet aveu. Elle quitte notre étreinte, se lève, ouvre les rideaux. Paradoxal pour quelqu’un qui se cachait jusqu’à présent et se rassurait dans son enfermement, ce que je peux totalement comprendre. « Je sais que tu ne me demandes rien, je sais que tout cela est... Si étrange, si inconventionnel. Et que je ne suis qu'une gamine qui n'a même pas fini de grandir. Ou qui a grandi trop vite. Mais je ne vois pas mon avenir sans toi. Je sais que tu es marié et à mon tour, je ne te demande rien. Je sais que tu l'aimes. » Ses aveux sont lourds de sens, comme si elle avait réfléchi à ça longtemps. Très longtemps pour avoir un discours aussi construit. Ma femme… je ne peux pas la faire souffrir gratuitement, ce serait totalement contraire à ce que j’ai toujours souhaité pour elle. Jane n’a rien demandé.

« Oui, ma femme… Je ne peux pas la quitter comme ça, tu comprends ? »

J’ignore si elle le comprend, mais je peux au moins croire que nous allons aller à notre rythme, en douceur et que tôt ou tard, je trouverais une porte de sortie à tout ça, sans faire souffrir qui que ce soit. J’ai envie d’être utopiste aujourd’hui. Ce jour où la chance me souris.

« Qu’est-ce-que tu veux de nous, Lorelei ? »

Si elle savait comme je suis prêt à beaucoup de choses pour la rassurer, la combler, lui faire prendre conscience du cadeau qu’elle peut être.

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Sujet: Re: Nicolaï ⊰ There's no me without you [Terminé] ( le Mer 18 Oct 2017 - 19:25 )

Nicolaï Invanov & Lorelei Caldwyn
Tenby, Pays de Galles, printemps 2002
Son souffle régulier, les battements de son cœur qui s'était calmés un peu alors qu'elle avait cassé leur étreinte pour se relever. Ouvrant les grands rideaux épais de la baie vitrée, comme ouvrant les pages d'un nouveau livre, avec vigueur et excitation. Pourtant, la lueur soudaine l'avait aveuglée, si bien qu'elle avait levé une main pour s'habituer doucement. Puis elle avait laissé son cœur parler, parler de choses, d'une en particulier qui lui tenait à cœur. Autant mettre à plat cela maintenant. Elle était jeune et pourtant une maturité en elle l'avait poussée à prononcer ses mots. Cette larme signe de sa fragilité et de sa jeunesse, elle la lui cacha, terminant de parler, le laissant répondre. Serrant ses mains contre ses propres bras nus, ses ongles assez longs s'enfonçant un peu dans sa chaire à sa réponse. Au fond, elle le savait, oui, elle savait ce qu'il dirait, que jamais il ne la quitterait, pour elle, non. Et comme elle venait de lui signifier elle ne lui demandait pas cela. Elle ne lui demandait rien. Si ce n'était cet amour qu'il lui donnait déjà.

Puis cette question, elle relève son visage qui s'était doucement abaissé, desserre son étreinte contre elle-même. Se tourne enfin, un visage souriant, comme pour qu'il ne remarque pas la tristesse passagère sur son visage. Sans un mot, elle s'approche de nouveau du canapé et de l'homme. Ses bras, enfin, se détachent, et d'une main délicate elle prend la sienne. L’invitant à la suivre, à se relever. Elle rebrousse chemin, sans le quitter de ce regard à la fois ému et incertain, un sourire très léger sur le bas de son visage. Elle retourne près de la fenêtre et se détourne alors, sans lâcher sa main pourtant. La faisant glisser contre son ventre, pour une étreinte. Elle recule d'un petit pas pour se retrouver dos contre lui. Fermant ses yeux alors qu'elle sent son corps viril, son visage se penche légèrement en arrière, contre on épaule. Serrant avec ferveur la main qu'elle tiens de la sienne, contre son ventre.

« Ça, je veux juste ça. »

La voix de Lorelei est émue, habituellement grésillante par la cigarette, elle est pourtant douce et simple. Son visage glisse jusque dans son cou, elle reste un instant ainsi, blottit contre lui. Peut-être est-ce peu, peut-être est-ce enfantin, mais elle ne connaît rien d'autre. Et là, contre lui, elle se sent enfin en sécurité, alors oui, elle ne veut que cela. Ressentir cela sans aucune autre limite. Elle est si bien à cet instant, là dans ses bras. Sans quitter son étreinte pourtant elle se détourne pour lui faire face, son visage toujours dans le creux de sa nuque imposante, les battements de son cœur lui venant à l'oreille, elle sourit avec simplicité. Elle a quitté sa main pour venir entourer la taille de l'homme de ses bras. Elle se rend alors compte qu'il a toujours sa veste de cuir. Relevant le visage, toujours sans le moindre mot. Son regard azur dans ses yeux noisette. Ses pieds se surélèvent un instant, cette fois-ci, c'est elle qui lui donne un baiser, encore un peu timide, mais plus passionnée qu'elle ne le fit jusque-là. Ses mains accompagnent alors la lourde veste de cuire pour quitter les bras de l'homme. Elle brise de nouveau se baiser alors que la veste lui tombe dans une main. Elle est lourde, d'où sa qualité. Un visage plus radieux la gagne alors qu'elle se déporte légèrement. Avec soin, elle dépose la veste sur une chaise de la table à manger, non loin. Là où est en réalité sa place. Là où chaque fois qu'il est venue auparavant il la déposait. Retrouvant son corps, se blottissant de nouveau contre, l'entourant cette fois-ci réellement de ses bras frêles. Son visage se tourne vers sa veste de cuire pour s'élever vers son visage ensuite.

« Tu es chez toi ici, avec moi. Tu l'as toujours été. »

Laisse alors entendre la jeune femme avant d'enfouir de nouveau son visage contre son torse. Serrant ses bras autour de sa taille puissante.
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Sujet: Re: Nicolaï ⊰ There's no me without you [Terminé] ( le Jeu 19 Oct 2017 - 23:57 )

Nicolaï Invanov & Lorelei Caldwyn

Tenby, Pays de Galles, printemps 2002

Je me suis plusieurs fois retrouvé ici, sans arrière-pensée, bien évidemment. Jamais je ne me serais imaginé un jour capable de lui avouer mes sentiments. Ne serait-ce que par éducation, correction… Son jeune âge, ma femme, notre mariage, ce sont des engagements auxquels je tiens, mais c’est plus fort que moi, son empreinte a laissé une trace indélébile en moi, et je ne parviens à m’en défaire, c’est trop tard pour revenir en arrière. Si seulement je n’avais pas croisé son regard… Si je ne m’étais pas laissé envouter comme elle a pu le faire, à ses dépens, se retrouvant à présent dans cette position… Novice, peut-être, mais devient-on un jour expert en amour ? Je ne crois pas. Je pensais moi-même que j’en connaissais non pas les limites, mais les rouages, son bonheur et ce qu’il pouvait représenter. Sa façon de fonctionner, ses règles. Mais il faut bien reconnaître que l’opéra disait vrai. L’amour est enfant de bohème. Il n’a jamais connu de loi. Aucune ne s’applique aux sentiments, ils sont bien plus forts que nous, plus forts que moi.
La dernière chose que je voudrais est faire du mal à Jane, mais je suis tout de même ici, à courir comme un ado à la lecture de sa réponse à ma lettre…
Lorelei bien que tâtonnante, ne perd pas une seconde pour me guider, dans ce qu’elle souhaiterait, et irrésistiblement, nos corps s’appellent, et appellent au rapprochement. Je m’en approche avec douceur, elle vient se coller dos à moi, tout près de la fenêtre, et je ne boude pas mon plaisir. Mes mains caressent son ventre avec douceur, sans en demander d’avantage, je la laisse aller à son rythme. « Ça, je veux juste ça. » Elle vient se blottir dans mon cou et je penche ma tête pour rejoindre la sienne, sans un mot, juste en profitant chastement de cette étreinte, égoïstement, comme si ce moment n’appartenait qu’à nous deux, et il n’appartient d’ailleurs qu’à nous deux, même s’il n’a au fond pas lieu d’être.
Quand elle se retourne dans mes bras, je l’enlace, d’une autre façon encore, une main caressant ses cheveux d’ébène, alors que l’autre remonte doucement dans son dos. Mais ce moment ne dure pas longtemps, car bien vite, elle me retire ma veste, cette veste en cuir que j’ai si souvent porté. Cette même veste qu’elle pose sur le dossier de la chaise, comme je l’ai si souvent fait auparavant aussi, profitant de mes nombreuses visites pour m’assurer de son moral, de son aisance à retrouver un quotidien dans la normalité. Quand elle retrouve mes bras, un sentiment étrange m’étreint, celui d’être complet, comme je ne l’ai pas été depuis longtemps. « Tu es chez toi ici, avec moi. Tu l'as toujours été. » Je ne peux retenir ce besoin de l’étreindre encore légèrement plus fort. J’ai comme le sentiment de lui voler quelque-chose, peut-être une part d’innocence. Alors je la décolle légèrement de moi pour capter son regard, et soudain, je m’y perds, je fonds, je ne saurais le décrire, elle a un tel pouvoir sur moi…

« Ce ne sera sans doute pas facile, tu sais… »

Non pas d’assumer notre relation, parce que dans un premier temps, la meilleure chose à faire c’est de vivre cachés pour être heureux, comme le voudrait le dictons. Et puis une fois au grand jour, elle aura à subir les critiques et les regards insistants et elle est loin d’être assez forte pour ça.

« Tu es encore fragile, mais tu vas y arriver, je crois en toi. »

En sa rémission, en le fait de se construire un avenir, une nouvelle vie. Seule face à elle-même à 19 ans, indépendante… même si je suis là, le chemin ne sera pas facile. Je ne peux réfréner mon envie de l’embrasser, encore, délicatement dans un premier temps, puis plus amoureusement par la suite.

« Tu vas devoir m’apprendre à aller doucement… »

A aller à son rythme, surtout.
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Sujet: Re: Nicolaï ⊰ There's no me without you [Terminé] ( le )
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