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- Appartement 1114 ★ I WANT CANDY [Terminé]. -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Résidences
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Luciano MorelliLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Appartement 1114 ★ I WANT CANDY [Terminé]. ( le Dim 1 Oct 2017 - 16:21 )
I WANT CANDY - Lorelei & Luciano
EXORDIUM.
Depuis que je suis arrivé au travail ce matin, j'essaye en vain de me concentrer sur les dossiers étalés sur mon bureau. Je triture nerveusement mon alliance. Je la fais tourner rageusement autour de mon annulaire, je l'enlève et la remets dans un geste sec, en fait, j'ai envie de la balancer. Ce cercle sans début ni fin, devait être le symbole d'un amour qui rime avec toujours et une promesse de fidélité. Malheureusement, il n'en est plus rien. Cet anneau, je le cache quand je rejoins ma douce Pia. Il est devenu l'emblème de mes mensonges et de ma lâcheté.

Comment j'en suis arrivé là, je n'en sais rien. Au début, ce n'était qu'une espèce de jeu pour moi, mais tel est pris qui croyait prendre...
Lors de notre rencontre, j'étais tellement flatté que cette incroyable beauté s'intéresse à moi que je me suis laissé faire. Je n'avais de toute façon pas l'intention de la rappeler ni de la revoir, alors où était le mal ? Elle m'a ensuite donné son numéro et par courtoisie je lui ai donné le mien. Je me répète, mais tout cela n'était qu'un amusement, une manière de me prouver que malgré mes 40 ans et malgré le fait que j'ai passé la moitié de ma vie avec la même personne, je suis encore capable de séduire... et pas n'importe qui. Pia est l'amalgame de la douceur et de la délicatesse. Sa chevelure blonde, ses yeux clairs et rieurs, ses traits fins et réguliers et ses 29 ans ont eu raison de ma volonté. Alors je me suis fait violemment la leçon en me promettant de ne pas recommencer. J'avais même jeté ce petit bout de papier ou elle avait inscrit son téléphone, qu'elle avait agrémenté de son nom et d'un petit cœur. J'avais remisé ce charmant souvenir dans un coin de ma mémoire.

L'impensable, c'est alors produit quand elle a décidé de reprendre contact avec moi. Je me souviens très bien du moment où s'est affiché sur mon iPhone un numéro que je n'ai pas reconnu et comme mon cœur a bondit de joie et de surprise quand j'ai entendu sa voix.
Elle me proposait un rendez-vous, à moi ! J'aurais dû refuser, suivre la ligne de conduite que je m'étais imposé, mais je n'ai pas su lui dire non. J'avais beau me persuader qu'une rencontre ne représentait pas grand chose, je me berçais déjà d'illusions. Et à elle aussi, j'ai menti... Je n'ai mentionné ni mon épouse ni l'engagement formel de passer toute ma vie avec elle.
Les entrevues se sont succédées et les mensonges aussi. Aujourd'hui, je le déplore et je ne sais plus vraiment comment me sortir de là.

Une fois encore, j'examine mon bureau pour me mettre au travail. Il y a un tel bazar là-dessus que je n'arrive même pas à m'y retrouver.
J'ai eu une secrétaire qui avait une table de travail similaire. Malgré tout, elle arrivait toujours à trouver ce qu'elle cherchait, et cela restera pour moi un vrai mystère.
Elle aussi était douce, et même si elle n'en faisait pas étalage son histoire était bouleversante. Ensemble nous étions devenus de bons amis et c'est avec tristesse que je l'ai vu partir. Aujourd'hui et malgré les obstacles, elle vit de sa passion et sa pugnacité est une de ses qualités que j'admire le plus chez elle.

N'y tenant plus j'attrape mes clés de voiture et décide de lui rendre une petite visite. Elle a toujours de bons conseils, je suis sûr que si quelqu'un peut m'aider, c'est bien elle !
Je préviens mon collègue de mon départ.
« Dis moi, cela te déranges si je vais faire un tour, j'ai besoin de prendre l'air ?» L'interpellai-je en passant la tête dans son bureau. Il me regarde en souriant. « Non pas du tout, nous n'avons pas de rendez-vous prévu pour l'instant. Par contre j'aurai besoin de toi un peu plus tard. Il y a ce client qui a une demande spéciale, j'aimerais que tu me donnes ton avis sur ce que nous allons entreprendre ». Je secoue la tête de manière évasive pour lui répondre. J'aurais sans doute être plus persuasif, car mon associé s'inquiète. « Tu es sûr que tout va bien ? ». Tout en me dirigeant vers la sortie, je lui crie « Oui oui, tout roule ».

Déjà, l'air chaud, me réchauffe la peau. C'est tellement bon que je décide de me rendre chez mon amie à pied, notre bureau et son appartement ne sont pas si éloignés l'un de l'autre. Je profiterai ainsi du soleil et des odeurs qu'offrent Naples à cette heure. J'arrive rapidement à destination en priant intérieurement qu'elle soit chez elle. Je sonne à sa porte le cœur battant. Elle ouvre sans tarder. En voyant ma mine déconfite, elle ne tarde pas à me prendre dans ses bras.
« Excuse moi Lorelei, je ne t'ai pas prévenu, mais j'avais terriblement envie de manger un de tes délicieux gâteaux ». Devant son large sourire, rouge flamboyant, je sais que pour une fois, j'ai pris la bonne décision en frappant à sa porte. « Je ne te dérange pas trop, j'espère ?».


Dernière édition par Luciano Morelli le Lun 19 Fév 2018 - 23:28, édité 1 fois
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Lorelei Caldwyn10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: Appartement 1114 ★ I WANT CANDY [Terminé]. ( le Mar 3 Oct 2017 - 12:21 )

Luciano Morelli & Lorelei Caldwyn
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La bonne odeur qui sortait du four. Lorelei s'en délectait avec plaisir. C'était son jour de repos, et comme bien souvent, elle le passait à cuisiner, à lire ou à faire du ménage quand cela était nécessaire. Aujourd'hui, c'était donc cuisine et lecture, elle avait fait une fournée de petits gâteaux sablés en forme de sapin. Une forme assez simple à faire. Elle avait prévu de faire une autre fournée de gâteau un peu plus complexe. Bien que déjà le bar qui séparait la cuisine et la salle à manger était remplie d'autres gâteaux. Elle n'avait pas chômé ce matin. Après avoir embrassé Erwann avant qu'il ne la quitte pour le collège, puis sa sœur pour ses cours elle s'était habillée simplement et avait commencé à cuisiner. S’arrêtant pour lire un passage d'un livre quand le four était plein seulement. Lorelei avait tous les traits d'une bonne petite femme de maison parfois. Mais cela ne la dérangeait pas, car Erwann depuis quelque temps mettait la main à la pâte et sa sœur aussi depuis qu'elle était là, alors même si elle faisait beaucoup elle n'était pas la bonne niche de la maison.

Le bip-bip du four avait sonné, elle laissa son livré à ouvrir sur le canapé. Se leva pour sortir les plaques brûlantes une à une. Évidemment, elle avait tout l’attirail nécessaire d'une bonne cuisinière. Mais au moment de sortir la dernière plaque de sabler elle resta un instant sans bouger une petite moue sur le visage. Plus de place pour poser la plaque sur le bar, et même l'évier était déjà bouché par la précédente plaque. Bon et bien elle allait s'attaquer à la table. Riant d'elle-même, c'était chose assez courante quand elle se mettait à faire des gâteaux. Elle en faisait souvent pour la semaine comme si elle ne savait pas s'arrêter. Mais il était peut-être temps maintenant. Une main dans ses cheveux la débarrassant de son headband qu'elle posa dans une coupelle sur le bar, prévue à cet effet. Déjà remplie d'autres truc utile ou pas pour la cuisine. Laissant le four un peu ouvert pour se laisser échapper la très légère fumée et la chaleur par la même occasion. Même si ici à Naples, il n'y avait pas besoin de cela pour avoir chaud. Non, même en ce tout début octobre on se croyait encore en été. C'est une chose que Lorelei appréciait ici, comparer à son pays et sa ville natale. Même si parfois Tenby et son paysage lui manquaient, rien d'autre ne lui manquait là-bas... Enfin, si. Mais elle ne préférait pas y penser.

Décollant avec délicatesse les sablées, de la plaque qui avait trouvé sa place sur l'évier de la cuisine, on sonne alors à la porte. Ses doigts dans sa bouche comme pour les nettoyer elle les essuient par la suite sur le petit torchon qui traîne dans sa poche de jean coupe garçonne. Alors qu'elle ouvre la porte, qu'elle ne fut pas sa surprise de croiser le visage gris de Luciano. En un regard, elle comprend qu'il n'est pas forcément dans son assiette et sans plus attendre elle ouvre ses bras pour l’accueillir avec un câlin. Il s'excuse de ne pas avoir prévenu et parle de gâteaux. Elle s'éloigne un peu brisant son étreinte. Un large sourire de ses lèvres toujours colorées d'un rouge vif, ou presque.

« Comment te dire que tu tombes plus que bien. Et ne t'en fais pas, tu ne déranges jamais. »

S'écartant de la porte elle laisse alors l'homme entré dans la grande pièce qui sert de salon, salle à manger et qui a même une petite vue sur la cuisine. Fermant la porte derrière l'homme, elle lui indique de faire comme chez lui et d'entrée.

« Comme tu peux le voir, je me suis laissé emporter par la fièvre de la pâtisserie. J'ai faits une fournée de sabler, il y a des muffins nuttela avec une framboise à l'intérieur et puis un gâteau au yaourt. »

La jeune femme avant alors vers là le bar côté cuisine, s'empressant de monter chacune de ses douceurs à l'homme. Lui demandant ce qui lui fait envie elle ne tarde pas à le servir.

« Les sablées sortes juste du four alors ils sont encore chauds et secs, je n'ai pas encore eu le temps de les décorer. »

Elle-même ne tarde pas à se servir un muffin dans une petite assiette. Posant les deux, celle de Luciano et la sienne sur la table basse face à la télé, éteinte. Elle propose à son ancien patron de prendre place à côté d'elle. Nul besoin de lui demander clairement qu'il lui raconte ce qui ne va pas. Elle sait très bien qu'entre eux le contact est simple et que cela viendra rapidement dans la discussion. Lorelei a toujours été à son écoute et le sera sûrement toujours.
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Dernière édition par Lorelei Caldwyn le Sam 7 Oct 2017 - 16:50, édité 1 fois
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Sujet: Re: Appartement 1114 ★ I WANT CANDY [Terminé]. ( le Jeu 5 Oct 2017 - 18:02 )
I WANT CANDY - LORELEI & LUCIANO
EXORDIUM.
Je retrouve rapidement un peu de tranquillité en entrant chez Lorelei. Son appartement est à son image, chaleureux.
Il réside ici une joyeuse pagaille. Une tonne de vaisselle s'amoncelle dans l'évier de la cuisine... et il y a quasiment la même quantité de gâteaux qui attendent d'être dégustés. En fait, j'ai bien fait de venir pour prêter main forte à sa famille qui risque l'indigestion.

Lorelei a réussi à faire de son logement un foyer où il fait bon vivre. Rien ne semble pourtant à sa place, mais on sent indéniablement qu'il règne ici beaucoup de gaîté. Sur le bar qui sépare la cuisine de la salle à manger, en plus des pâtisseries, se trouve une coupelle où sont entassés un tas d'objets hétéroclites dont un headband. Dans un coin du séjour, sont empilés des jeux de société, la table basse du salon est, quant à elle, recouverte de livres qui attendent sagement, eux aussi, d'être dévorés. Le tout est enrobé, bien sûr, d'une bonne odeur de sucrerie.

D'aussi loin que je me souvienne c'est ainsi que j'avais imaginé mon home sweet home. Un endroit où une famille aime se retrouver... ce n'est pourtant pas le cas. Mon appartement ressemble à un magazine de décoration froid et sans âme. Rien n'a l'air de dépasser, la cuisine, comme le reste des pièces, est toujours impeccable. Seule la splendide vue sur la mer donne une illusion de convivialité à l'ensemble. La terrasse est d'ailleurs l'endroit que je préfère, notamment quand ça sent bon le petrichor, juste après un orage. Malheureusement, à part ces moments bien trop rares, il y a bien longtemps que je n'ai pas apprécié de me trouver là bas. Ma femme et moi ne nous y rendons plus que pour dormir ou nous changer, le travail occupant la plus grande partie de nos vies respectives...

Je tente de m'asseoir sur le canapé accueillant, mais avant je prends avec précaution le livre ouvert, posé dessus. Ce sont "Les miscellanées de Mr Schoot", sans doute que Lorelei à un peu le mal du pays... En lui tendant, je souris à mon amie. Elle irradie, comme à son habitude, d'une sorte de nitescence, de cette sérénité qu'on les gens qui ont trop souffert. Malgré le fait qu'elle soit habillée simplement, un t-shirt de couleur smaragdin, qui fait ressortir le bleu de ses yeux, et d'un jean auquel est accroché un torchon, elle est diaboliquement belle. Je me demande quelle espèce de cornichon l'a laissé partir? Peut-être quelqu'un d'aussi con comme un balai que moi, qui n'a pas su se contenter de ce qu'il avait et a brûlé la chandelle par les deux bouts. Elle aussi rit en me donnant une assiette de muffins.
« Comme tu peux le voir, je me suis laissée emporter par la fièvre de la pâtisserie. J'ai fait une fournée de sablé, il y a des muffins nuttela avec une framboise à l'intérieur et puis un gâteau au yaourt. »
Assise à mes côté elle attend de savoir pourquoi je suis chez elle. Je tente alors de le lui expliquer.
« Voilà Lorelei si je suis ici, à part pour manger tes délicieuses pâtisseries, c'est que j'aimerais que tu m'en dises plus sur la relation que tu entretenais avec le père d'Erwann. C'était un homme marié, il me semble. Qu'aimais-tu le plus chez ton ex?».


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Lorelei Caldwyn10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: Appartement 1114 ★ I WANT CANDY [Terminé]. ( le Mar 17 Oct 2017 - 15:14 )

Luciano Morelli & Lorelei Caldwyn
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Lorelei a à peine le temps de déposer les deux assiettes face au canapé, sur la table basse que Luciano lui tend le livre dans lequel elle s'était plongé avant qu'il ne sonne à la porte. Plonger étant un grand mot, ce livre, était assez étrange dysfonctionnel et peu conventionnel. En bonne dévoreuse de livre, elle l'avait évidemment dans sa bibliothèque, mais n'avait jusque-là pas eu l'occasion de le feuilleter encore. Elle récupère le livre un large sourire toujours présent sur son visage et la dépose non sans soin sur la table basse sans marquer la page où elle en était. Mais elle en était à une page qui laissait connaître les cent décis de PI. Pas très compliqué à retrouver donc. Elle s'assoit enfin à côté de Luciano, avec un soin naturel. Ses longues jambes se pliant et venant se croiser. Se penchant en avant elle saisit son assiette. Une belle assiette blanche ornée de dessins bruns qui représentait des paysages de campagne. De la vielle, vaisselle comme elle l'aimait. Malgré un côté très sophistiqué, elle avait un côté très ancien voire mamie. Son chez-soi en était la preuve, de nombreux meubles de bois ornais l'appartement. Imposant parfois comme le vaisselier qui surplombait le coin salle à mangé non loin. Ou encore cette belle bibliothèque, elle aussi somme tout imposante à côté de la télé, qui d'ailleurs dénotait un peu avec celle-ci. La nappe fleurie égaillait cette pièce. Tandis que le canapé d'un brun sombre donnait un côté rustique à l'ensemble. La plupart des meubles étaient en réalité de la récupération, des meubles qui avaient été revendus à des prix corrects. Lorelei n'avait jamais roulé sur l'or et lors de son arrivée cela avait été un peu difficile. Mais voilà 13 ans qu'elle avait étape par étape construit sa vie et doucement fait son nid. Oh, évidemment, elle avait au départ vécut dans un pauvre petit studio avec son fils, le temps de s'en sortir. Mais depuis quelques années maintenant cet appartement était sa maison.

Son assiette tenue dans une main, l'autre amenant déjà son gâteau à sa bouche. La Galloise croque à peine dedans qu'elle manque de s'étouffer alors que Luciano lui pose une question à laquelle elle ne s'attendait absolument pas. Toussant quelque peu avec le plus de discrétion possible elle repose rapidement assiette et muffin sur la table basent. Non sans s'essuyer avec soin la bouche d'une des petites serviettes posées dans un présentoir en bois sculpté tout mignon comme centre et décoration de table. Retrouvant sa droiture naturelle, assise, elle dévisage un instant Luciano. Réfléchissant à sa réponse. Ses yeux grand ouvert, pas vraiment prête à parler de Nicolaï comme ça de but en blanc.

« Je m'y attendais pas à celle-là ! »

Fit-elle alors, surprise toujours. Certes, il n'y avait jamais eu vraiment de barrière entre eux et elle avait déjà abordé le sujet avec Luciano, rapidement. Mais il n'en avait jusque-là jamais réellement reparlé. À vrai dire, il avait plus parlé de ses soucis à lui que de son passé à elle. D'ailleurs, elle n'aimait pas cela, de peur qu'un jour son fils est une oreille baladeuse. Mais il n'était pas là. Non pas qu'elle voulait lui cacher des choses... Mais disons que moins il en savait sur son passé, mieux c'était pour le moment. Son regard finit par s'abaisser alors. Replongeant dans des souvenirs à les fois agréables et tristes. Car même si cela faisait à présent 14 ans qu'elle était partie, son cœur appartenait toujours en partie à Nicolaï, et il lui appartiendra toujours.

« C'est dure à dire. C'était... indescriptible. Je. »

Elle releva des yeux tristes vers son ami. Cela faisait si longtemps qu'elle n'avait pas parlé de lui, pensée à lui ainsi. Elle occupait sa vie de manière à ne pas avoir à penser trop. Car chaque fois qu'elle n'avait rien pour se concentrer, il revenait dans ses pensées et c'était dur. Regretter . Oui, évidemment, s'éloigner de l'homme qu'on aime pour protéger son fils d'une relation étrange. Protéger cet homme d'un choix qu'elle ne voulait pas lui imposer. Protéger une femme qu'elle ne connaissait pas d'une vérité dont elle devait être déjà consciente pourtant. Elle soupira alors. Se voulant sincère avec Luciano, elle se l'était promis.

« Son amour... Je crois que si je ne devais te dire qu'une chose, c'est cela. Il m'aimait à sa manière. Il était toujours là, il m'a aidé chaque jour à devenir ce que je suis aujourd'hui au travers de son regard de ses paroles et de son soutien. Je n'ai jamais connu une autre personne qui me regardait comme lui le faisait. Il voyait en moi une force que je ne soupçonnais pas. Il m'a permis de revivre, ou de vivre tout simplement. Et pour cela, je lui en serais à jamais reconnaissante. »

Elle détourna le regard un instant, empêchant une larme de couler s'échapper de ses yeux qui s'étaient embués. Ce ressaisissement, elle aborda un sourire un peu de circonstance, qui se vouent rassurantes. Posant une main sur le genou de son ancien patron elle le regarda avec tendresse alors.

« J'ignore pourquoi cette question. Mais si j'ai quitté le père d'Erwann, c'était pour le protégé. Lui éviter un choix qui le briserait et briserait son mariage, briseraient notre vie et notre couple. Et peut-être notre fils. J'ai préféré être la seule à être brisée, plutôt que de tout détruire autour de moi. Je ne l'aurais jamais supporté. Il à souffert aussi, j'en suis sûre, mais cela aurais été pire, j'en suis sûre si... Il me manque chaque jour que Dieu fait. Tu ne peux pas imaginer à quel point. Mais c'était le mieux à faire, pour lui, sa femme, Erwann... »

Lorelei inspire alors profondément. Serrant un peu sa mâchoire et sa main sur le genou de l'homme à côté d'elle.

« Quelles que soient les décisions que tu prendras Luciano. Il faut que tu le fasses pour toi, certes, mais si tu aimes ta femme encore un peu alors ne la fait pas souffrir. Parfois, il vaut mieux arrêter une relation avant qu'il ne soit trop tard. Avant de la détruire de façon irréversible. De toute façon, tu feras quand même souffrir des personnes qui te sont chères, quoi que tu fasses. C'est impossible autrement. »
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Sujet: Re: Appartement 1114 ★ I WANT CANDY [Terminé]. ( le Ven 20 Oct 2017 - 18:53 )
I WANT CANDY - Lorelei & Luciano
EXORDIUM.
Face à sa réaction, je me sens vraiment ridicule. J'ai mis les pieds dans le plat comme un imbécile sans penser aux répercussions que cela pourrait avoir sur mon amie. Je subodorer effectivement que l'histoire entre Lorelei et le père d'Erwann, dont j'ignore toujours le prénom, était une relation mémorable pour elle... j'étais loin d'en mesurer la réelle importance. La simple évocation de ce passé, qui me semble pourtant relativement lointain, à l'air de vraiment la chambouler. Affreusement gêné, je tente d'apaiser la douce jeune femme au regard triste assise à mes côtes. Je lui caresse doucement la joue. Elle rassemble ses souvenirs, le regard lointain, elle cherche ses mots, essaye certainement de trouver le courage de pouvoir évoquer cet homme qui a apparemment beaucoup trop compté. Elle finit par bafouiller... " C'est dur dire. C'était... Indescriptible. Je. "
Elle n'a même pas la témérité de finir sa phrase. Je suis de plus en plus honteux face à sa détresse. Je me tais, la peur au ventre de dire une nouvelle bêtise. Je n'ose pas non plus arrêter son voyage dans le passé. Elle continu sa confession, m'avoue à demi-mot ce que je soupçonnais déjà. Cet homme l'a aidé à sortir de son enfer. C'est comme ça qu'elle l'appelle, et ce, à juste titre, la période ou sa mère à osé l'enfermer dans un hôpital. Lorelei est très discrète sur son passé, mais j'ai réussi à rassembler les quelques morceaux qu'elle a bien voulue me livrer. Elle a les yeux remplis de larmes, et même si elle essaye de se contenir en face de moi, je comprends à quel point il a été difficile pour elle de le quitter et a quel point son choix a été courageux. Je commence à faire le parallèle avec ma propre histoire. Est ce que Pia serait capable d'une telle abnégation pour moi ? Et moi à quel sacrifice suis je prêt à consentir pour elle ? Suis-je capable de tout abandonner et de tout recommencer ?
En proie à mes propres interrogations, je regarde à mon tour dans le vide... C'est la main qu'elle pose sur mes genoux qui me tire de ma rêverie. Moi aussi, quand je pense à Pia, je suis absent, et il n'y a plus rien autour qui a de réelle importance.
Je n'ai pas besoin d'en dire plus, Lorelei a saisi la vraie raison de ma présence chez elle. Elle me comprend à demi-mot et c'est ce qui rend notre amitié si précieuse à mes yeux. Elle me donne enfin son avis. " Quelles que soient les décisions que tu prendras Luciano. Il faut que tu le fasses pour toi, certes, mais si tu aimes ta femme encore un peu alors ne la fait pas souffrir. Parfois, il vaut mieux arrêter une relation avant qu'il ne soit trop tard. Avant de la détruire de façon irréversible. De toute façon, tu feras quand même souffrir des personnes qui te sont chères, quoi que tu fasses. C'est impossible autrement.. " Je ne le sais que trop bien. Je suis bien conscient du problème et je suis convaincu que faire souffrir les gens que j'aime va être innevitable... Le mal est peut être déjà fait ? Oui, il est sans nul doute déjà trop tard...
" Je suis d'accord avec ce que tu affirmes, mais en t'écoutant il me semble entrevoir une solution à laquelle je n'avais pas encore songé jusqu'à présent. Tu me dis qu'il vaut mieux ne pas tout détruire, je ne suis pas tout à fait d'accord. La destruction peut être le point de départ d'une reconstruction, plus belle. Avoue-moi réellement Lorelei, n'as tu jamais regretté le choix que tu avais fait, ces longs mois devenus des années sans le voir ou le sentir, ne t'es tu jamais imaginé la vie que tu aurais pu partager avec lui si tu n'avais pas fui ? "


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Sujet: Re: Appartement 1114 ★ I WANT CANDY [Terminé]. ( le Jeu 26 Oct 2017 - 13:46 )

Luciano Morelli & Lorelei Caldwyn
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Lorelei avait tenté de se ressaisir à plusieurs reprises avec plus ou moins de succès. Luciano semblait s'en vouloir d'avoir abordé un tel sujet, qui était encore bien sensible. Mais entre eux, c'était ainsi et depuis qu'il se connaissait, donc depuis de nombreuses années maintenant. Les deux savaient qu'ils pouvaient compter l'un sur l'autre et que rien n'était tabou. Même si le sujet abordé faisait mal à la bibliothécaire. Il n'y avait pas mieux que Luciano avec qui en parler. D'ailleurs, il était l'un des rares, si ce n'était l'unique à connaître sa vie ainsi. Elle n'était jamais trop entrée dans les détails, avec personne, mais Luciano était celui qui connaissait le mieux ses secrets et son passé. Tout comme elle connaissait le sien. Cela avait été avec naturel que le temps leur avait permis de se confier et de se faire confiance mutuellement. Le visage de la femme s'était étendu dans un petit sourire sincère, compatissante face à cette situation qu'en un sens, elle connaissait que trop bien. Même si elle n'avait pas réellement occupé la même place que son ami au sein d'un trio. Il l'avait écouté sans un mot, sûrement par réflexion à tout ce qu'elle avait alors dit. Elle n'avait pas la science infuse, mais elle lui avait donné son ressenti sur sont vécus assez similaires à la situation dans laquelle il se trouvait.

« Chaque fois que je ferme les yeux je regrette qu'il ne soit pas à mes côtés. Mais j'ai fait ce choix, après mure réflexion, après de longs jours à imaginer divers futurs possibles et chaque fois, j'en revenais à la même conclusion. Que fuir, sans un mot, espérer qu'il finisse par m'oublier et qu'il retrouve une vie de famille avec sa femme plus normale était la meilleure solution. De mon côté j'ai tenté de l'oublier, de continuer à vivre, mais jamais personne ne le remplacera. C'est certain. Mais la vie continue et aujourd'hui, je vis pour lui... Pour eux. »

Lorelei s'était levée alors au milieu de sa réponse, elle avait saisi une photo sur une des étagères de la bibliothèque non loin. En revenant s'asseoir vers son ancien patron, elle montra la photo de sa sœur et de son fils. Elle avait été prise l'an passé lors d'une sortie à la plage, ils grimaçaient, heureux comme jamais. Le souvenir de cette journée était encore profondément ancré dans l'esprit de la mère et elle en souriait sans s'en rendre compte.

« Ma vie n'est pas ce que j'imaginais, ce que je voulais au départ. Oui. Mais c'est ma vie, et même si elle n'est pas simple chaque ours si parfois dans mon lit, je pleure parce qu'il me manque à un point que tu ne peux pas imaginer. Mais vie depuis 14 ans est faite de haut et de bas, mais elle a bien plus de haut et elle ne pourra jamais être pire que... »

Elle s'arrêta, pas besoin d'un dessin pour qu'il comprenne. Elle posa le cadre photo sur la table basse non loin de son gâteau déjà croqué. Mais elle se tourna vers Luciano, saisissant ses deux mains dans les siennes. Son regard azure dans ses yeux tout aussi clairs.

« Je ne peux pas décider à ta place et je ne sais pas exactement ce que tu vis, la situation dans laquelle tu es. Mais réfléchit bien avant de faire quoique se soit, car cela sera dur, pour toi, comme pour les autres. Et si pour toi la meilleure solution, c'est de te couper de tout et de tous de mettre fin à ton mariage et à ta relation avec cette autre femme pour repartir de zéro, cela sera ton choix, celui de personne d'autre. Et peut-être effectivement est-ce la meilleure des solutions. Je ne sais pas... Je. »

Elle baissa son visage, le secouant légèrement.

« Ta situation est certes similaire à la mienne. Mais toi, tu n'attends pas d'enfant. À moins que tu me caches des choses. »

Lorelei rit légèrement à sa bêtise. Mais il était vrai qu'en un sens lui était seul, seul à choisir et à vivre cette situation. Lorelei avait, elle réfléchit pour deux lorsqu'elle était partie. Prenant en compte le bonheur futur de son fils. Ne l'imaginant pas vivre au milieu d'un trio, avec un père marié et dans une situation complexe. Ou encore pire un père divorcé qui aurait sûrement regretté d'avoir été forcé de choisir entre elle et sa femme. Alors oui, elle avait choisi la solution de facilité, car oui fuir était toujours plus simple que d'affronter la vie, mais le résulta était là, et même si Erwann lui avait reproché et lui reprochait parfois l'absence d'un père. Un jour, il comprendrait, Lorelei le savait au fond.
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Sujet: Re: Appartement 1114 ★ I WANT CANDY [Terminé]. ( le Jeu 2 Nov 2017 - 15:54 )
I WANT CANDY - Lorelei & Luciano
EXORDIUM.
« Chaque fois que je ferme les yeux je regrette qu'il ne soit pas à mes côtés. Mais j'ai fait ce choix, après mure réflexion, après de longs jours à imaginer divers futurs possibles et chaque fois, j'en revenais à la même conclusion. Que fuir, sans un mot, espérer qu'il finisse par m'oublier et qu'il retrouve une vie de famille avec sa femme plus normale était la meilleure solution. De mon côté j'ai tenté de l'oublier, de continuer à vivre, mais jamais personne ne le remplacera. C'est certain. Mais la vie continue et aujourd'hui, je vis pour lui... Pour eux. » 
Lorelei évoque sa famille pour me répondre. Elle me montre une photo qu'elle a prise l'été dernier, de son fils et de sa sœur. Ils s'amusent sur la plage. Une certaine représentation du bonheur certes, celui qui m'a été impossible de vivre jusqu'à présent. La seule évocation de ne pas être parent me serre le cœur.
Avant, j'aurai tout donné pour avoir un enfant avec Sienna, mais elle n'a jamais voulu m'accorder ce bonheur alors j'y ai renoncé... Aujourd'hui je suis bien conscient que ma relation avec Pia  n'en est qu'aux prémices, mais je sais déjà qu'elle sera une merveilleuse maman. Elle adore les enfants, ils sont sa force. Je m'égare en l'imaginant le ventre arrondi, et j’e jalouse le chanceux qui aura le bonheur être papa grâce à une femme comme elle. 
Mon amie continue. « Ma vie n'est pas ce que j'imaginais, ce que je voulais au départ. Oui. Mais c'est ma vie, et même si elle n'est pas simple chaque jour si parfois dans mon lit, je pleure parce qu'il me manque à un point que tu ne peux pas imaginer. Mais vie depuis 14 ans est faite de haut et de bas, mais elle a bien plus de haut et elle ne pourra jamais être pire que... »
Je comprends à demi-mot ce qu'elle veut me faire entrevoir, la souffrance, le manque qu'elle endure chaque jour. J'ai peur moi aussi de ressentir ça un jour. De devoir faire le deuil d'une vie à la place d'une autre, de traîner d'éternels regrets de ne pas avoir le courage de faire le choix qui s'impose en fin de compte. 

" Tu ne le déplores pas ce choix, surtout quand tu pleures seule le soir ? Tu n'as pas envie de revenir en arrière de recommencer ? Ça a l'air de tellement te toucher encore aujourd'hui Lorelei. Peut-être que lui aussi de son côté il t'attend, il t'espère ?"

Elle recentre le débat sur moi. « Je ne peux pas décider à ta place et je ne sais pas exactement ce que tu vis, la situation dans laquelle tu es. Mais réfléchit bien avant de faire quoique ce soit, car cela sera dur, pour toi, comme pour les autres. Et si pour toi la meilleure solution, c'est de te couper de tout et de tous de mettre fin à ton mariage et à ta relation avec cette autre femme pour repartir de zéro, cela sera ton choix, celui de personne d'autre. Et peut-être effectivement est-ce la meilleure des solutions. Je ne sais pas... Je. »
Moi non plus je ne sais pas. D'un côté il y a ma femme, celle avec qui je partage ma vie depuis si longtemps. Une vie comme le souligne Lorelei, mais est-ce la bonne ? Avec Sienna cela fait longtemps que nous ne partageons plus que notre quotidien. Rien n'est plus passionnel entre nous, nous n'avons plus que des relations épisodiques, pas vraiment de projets d'avenir, rien ne semble me faire penser que notre mariage trouvera un second souffle.  Tandis qu'avec Pia, mes sentiments grandissent chaque jour un peu plus. Quand elle n'est pas là je n'ai envie que de la revoir, et quand je suis avec elle, j'ai peur qu'elle s'en aille encore, qu'elle m'échappe. 
Mon choix apparaît plus qu'évident à partir de maintenant mais j'ai tellement peur. Va t'elle accepter mes mensonges ma trahison ? Sans parler de ma femme qui sait être une vraie peste quand elle n'a pas ce qu'elle veut.
Lorelei interrompt mes réflexions.« Ta situation est certes similaire à la mienne. Mais toi, tu n'attends pas d'enfant. À moins que tu me caches des choses. »
Elle rit, moi aussi. Pas très longtemps. En fait je viens de me rendre compte à quel point j'avais refoulé cette envie et comme il est si simple de l'envisager de nouveau. 

" Non ma douce je ne te cache rien. Pas plus que ce que je ne me cache à moi-même." Je croque dans un morceau de gâteau pour reprendre des forces. Ce que je m'apprête à lui révéler, je n'en ai parlé à personne, à part  Alessandro. " Je ne t'ai sans doute jamais raconté à quel point je voulais être papa. " Je m'interromps pris à mon tour d'une certaine émotion. " Sienna, elle, a toujours refusé... Le pire dans tout ça ce sont ses motivations. Ma femme ne veut pas perdre de son capital de séduction et pense qu'une grossesse serait néfaste pour son corps. De toute façon je crois qu'elle ferait la pire des mères, pas assez disponible, pas assez concernée. Elle est loin de te ressembler, toi tu as toujours fait passer le bonheur de ton fils avant le reste. Tu es peut-être seule le soir mais si tu savais comme j'envie la chance que tu as d'avoir un enfant à toi."



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Sujet: Re: Appartement 1114 ★ I WANT CANDY [Terminé]. ( le Ven 10 Nov 2017 - 20:03 )

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I want candy.
« Peut-être, oui. Mais si je pleure le manque de son cœur à mes côtés, son regard bienveillant et silencieux. Je ne pleure pas de regrets. Ce que j'ai fait, je l'ai fait pour Erwann, et même si oui, je souffre de son absence. C'est normal, je pense, je trouve. Il a tant été pour moi et même si cela me touche bien 14 ans après, c'est qu'il a toujours sa place dans mon cœur. Je ne peux pas faire son deuil pas réellement et c'est sûrement cela qui fait que je n'ai personne à mes côtés. Peut-être suis-je vouée à cela. Mais cela me va, je vis pour ma famille et mes amis et c'est tout ce qui compte. L'amour, je l'ai connu et selon moi, on ne le connaît qu'une réelle fois dans sa vie. J'ai passé mon tour et je l'assume. »

Lorelei ignore où veut en venir Luciano, enfin elle comprend ses mots, mais ils lui font mal. Ressasser encore et toujours, c'est cela qui lui fait mal au fond. Oublier, ranger cela dans une case et voir la vie qui se présente à nos yeux, sans pensée au passé et sans prêter à ce cœur qui crie son manque. Cela fait 14 ans que Lorelei vit ainsi, 14 ans où elle voit l'avenir et non plus le passé alors oui, c'est dur de revenir dessus, plus qu'elle ne pourrait l'imaginer. Mais pour lui, pour son ami, elle n'hésite pas et se confie comme rarement, même jamais, elle ne l'a fait avant. Mais elle en a assez dit alors elle détourne la conversation sur son cas à lui. Le ton se fait vite plus léger, mais il redevient sérieux également rapidement. Elle le regarde croquer dans le gâteau qu'elle a préparé à peine plutôt et s'apprête à récupérer le sien pour faire de même. Mais une fois sa gourmandise en main elle ne l'amène pas en bouche. Les mots qu'il vient d'employer sont emplis d'une émotion vive. La brune a toujours été très émotive et sensible aux autres, trop, peut-être. Alors c'est sans problème qu'elle peut voir le trouble de son ami, Luciano.

Lâchant son gâteau, retrouvant la petite assiette, attendant sagement d'être plus dévoré, elle revient sur le canapé, se tourne complètement vers Luciano et écoute chaque mot qu'il prononce avec attention. Son regard s'embue petit à petit, elle serre ses mains dans les siennes à mesure qu'il avance dans ses confidences douloureuses, elle le sait, elle le voit. Les mots qu'il prononce l'horrifient autant qu'il la touche. Ses yeux perles, embuées de larmes, malheureuse pour l'homme qui est face à elle. Elle se soulève légèrement à l'aide d'une main qu'elle détache de celle de Luciano et dépose un baiser contre sa joue. Retrouvant sa place initiale, elle le regarde un instant attrister, elle ne sait pas trop quoi lui dire. Elle veut penser ses mots, car au fond elle est horrifiée. Sa main libre vient caresser la joue qu'elle a baiser à l'instant. Délicate et attentionnée. Elle inspire alors.

« Peut-être alors, n'est-elle pas celle qu'il te faut. Tu es encore jeune et avoir un enfant est encore possible Luciano. Peut-être avec cette autre femme qui est dans ta vie. Je sais que tout cela est terrifiant, oh oui, je le sais. Mais si tu n'es pas heureux ainsi, à quoi bon. »

Elle respire profondément de nouveau.

« Je ne peux pas décider à ta place. Et je ne sais pas où tu en as avec ta femme et cette femme. Mais tu as 39 ans, et je vois bien que tu ne peux pas continuer ainsi. Alors il fat que tu réfléchisses et que tu fasses quelques choses. Quoi, avec qui ? Je ne sais pas, toi seul en es juge. »

Elle abandonne son regard un instant, le posant dans le vague.

« La peur est naturelle, elle nous empêche de faire bien des choses, mais parfois elle est bénéfique et une fois affrontée, tu trouveras peut-être le bonheur que tu attends depuis si longtemps. »

Sa voix est grave, un peu érailler comme bien souvent. D'ailleurs, elle n'a pas fumé depuis qu'il est là et l'envie commence à lui ronger les nerfs. Mais elle ne fume que sur le balcon, par respect pour son fils et sa sœur, et éviter que l'appartement ne pue le tabac froid. Mais elle ne veut pas briser cet instant alors elle se retient. Tout cela lui ronge l'âme elle voudrait parfois être une bonne fée pour faire au mieux pour ses amis, leur facilité la vie et résoudre leurs problèmes. Mais malheureusement elle n'a pas d'ailes et encore moins de pouvoir magique.

« Je serais toujours là pour toi. Quoi qu'il arrive, quoi que tu décides. Alors je t'en prie, fais quelque chose pour toi. Ne pense pas aux autres, pour une fois, d'accord ? »
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Sujet: Re: Appartement 1114 ★ I WANT CANDY [Terminé]. ( le Mar 28 Nov 2017 - 17:57 )
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EXORDIUM.
Il y a peu c’était elle qui cachait ses larmes... maintenant c’est moi qui peine à les refouler. Cette confession surprenante m’aide à mettre des mots sur mon chagrin. Jusqu’à présent je pensais m’être accommodé de cette vie qui était la mienne. Le travail en remplissait une grande partie, l’amour il n’en était plus vraiment question avec Sienna mais il y avait toujours entre nous une certaine forme d’attachement. Je m’accommodais d’une vie rangée pas vraiment désagréable.
Et puis Pia est arrivée. Et elle m’a réveillé. Et avec elle cette furieuse envie d’un avenir différent de celui que j’avais envisagé. Il est bien trop tôt pour faire des plans sur la comète ou même me projeter à longue échéance, mais le fait d’avouer à voix haute mes réelles motivations, je relise que mes aspirations d’hier ne sont plus conformes à mes attentes d’aujourd’hui et que le temps passe trop vite. Le moment de prendre des décisions radicales est sans doute arrivé.

Loreleï semble attendrit par mes paroles. Tour à tour elle m’embrasse la joue ou la caresse, m’agrippe les mains pour me faire ressentir qu’elle compatit à ma tristesse. Je savais qu’elle était une excellente amie, attentionnée et affectueuse. Dans le cas présent elle est en tout cas plus efficace qu’Alessandro. Même à lui je n’ai pas osé me confier avec autant de sincérité. Bien entendu il sait pour Pia, mais en même temps il a une réelle tendresse pour ma femme. C’est plus compliqué de lui parler à cœur ouvert. Surtout je me demande s’il y comprend quelque chose à l’amour, le vrai, je l’ai vu saboter les unes après les autres ses différentes relations amoureuses.
« Peut-être alors, n'est-elle pas celle qu'il te faut. Tu es encore jeune et avoir un enfant est encore possible Luciano. Peut-être avec cette autre femme qui est dans ta vie. Je sais que tout cela est terrifiant, oh oui, je le sais. Mais si tu n'es pas heureux ainsi, à quoi bon. » Je hoche la tête, évidemment elle a raison." C’est ça le problème, Loreleï, je suis terrifié. Je ne me sens pas capable d’avouer la vérité ni à l’une ni à l’autre, j’ai trop peur qu’elles ne veuillent jamais me pardonner. Au début j’ai pris ça pour un jeu mais si tu savais comme je m’en veux maintenant. Je ne suis qu’un terrible crétin. "
Avec toute la compassion dont est capable, Loreleï continue de me conseiller. « Je ne peux pas décider à ta place. Et je ne sais pas où tu en as avec ta femme et cette femme. Mais tu as 39 ans, et je vois bien que tu ne peux pas continuer ainsi. Alors il faut que tu réfléchisses et que tu fasses quelques choses. Quoi, avec qui ? Je ne sais pas, toi seul en es juge. » " Le pire dans tout ça c’est que je n’ose pas non plus imaginer la réaction de Sienna, elle est tellement orgueilleuse. Je suis sûr qu’elle va me rendre la vie impossible. " Je suis bel et bien dans un fichu pétrin.
« La peur est naturelle, elle nous empêche de faire bien des choses, mais parfois elle est bénéfique et une fois affrontée, tu trouveras peut-être le bonheur que tu attends depuis si longtemps. » Je hausse les épaules. Je ne sais pas comment je vais trouver le courage de résoudre les problèmes que j’ai pourtant savamment orchestré, mais je me promets de vraiment y réfléchir.
« Je serais toujours là pour toi. Quoi qu'il arrive, quoi que tu décides. Alors je t'en prie, fais quelque chose pour toi. Ne pense pas aux autres, pour une fois, d'accord ? »
Je me retourne vers elle pour examiner son joli visage, attrape à mon tour ses mains dans les miennes. " Toi aussi ma belle tu devrais penser un peu à toi. Tu crois qu’on ne peut pas tomber amoureux plusieurs fois, mais ce n’est pas vrai... regarde moi j’en suis bien la preuve. Quatorze ans c’est long, il est grand temps que tu tires un trait sur le passé et que tu ailles de l’avant. Ton fils est grand maintenant, il comprendra que sa maman ne peut pas rester indéfiniment seule. Et je suis sûr que tu as une foule de prétendant. " 

Surpris par le bruit de la porte d’entrée qui s’ouvre, nous nous lâchons les mains et adoptons une posture plus conventionnelle. Quand Erwann déboule dans le salon c’est tout le visage de Loreleï qui s’illumine. Malgré ma présence, il se jette dans les bras de sa mère et l’embrasse tendrement. En contemplant ce spectacle attendrissant, je suis maintenant persuadé que je ne dois plus faire de concessions quand à mon avenir. " Merci pour ton oreille attentive Loreleï et tes précieux conseils. Ah et désolé Erwann pour les gâteaux je ne t’ai pas vraiment aidé, c’est toi qui va devoir tout manger. "
C’est sur cette note positive que je décide de quitter mon amie pour la laisser avec le seul véritable homme de sa vie.



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