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- Nouveau départ ? [Jane Invanov] -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Bord de la Tyrrhénienne :: Santa Lucia :: Résidences
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Nicolaï InvanovLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Nouveau départ ? [Jane Invanov] ( le Mar 17 Oct - 23:49 )

Nous sommes officiellement habitants napolitains à présent. Italiens d’adoptions, c’est ce que nous allons devenir, Jane et moi. Les cartons à peine posés dans notre nouvelle maison. Je me souviens du premier appartement que nous avions partagé, à peine un studio dans lequel on rentrait à deux, je ne vous parle même pas de ses fringues et du placard minuscule ! J’avais fini par lui laisser la place que j’aurais pu occuper pour les laisser dans mon sac de sport et les sortir au besoin, ce même sac de sport rangé sous notre convertible… C’était l’époque des bouts de chandelle, notre vie n’a plus rien à voir à présent. Une situation plus que confortable chacun, nous avons réussi à construire notre avenir comme on l’entendait, peut-être même un peu mieux que ça, professionnellement parlant, et les lacunes que nous observons dans notre vie personnelle sont encore parfois difficiles à évoquer, mais on ne peut pas réussir dans tous les domaines, pas vrai ?
Les cartons, le papier bulle et des bibelots jonchent le sol, le parquet en chêne de notre villa napolitaine. J’aménage son bureau, nous avons la chance d’en avoir un chacun. Je ne saurais trop dire si nous sommes capables de rester chacun dans le nôtre sans s’adresser la parole ceci dit. Dans notre ancienne maison, nous avions pour habitude de les faire communiquer en ouvrant la porte de chacun, se trouvant l’un en face de l’autre. En déballant ses affaires, je tombe sur une enveloppe que je ne reconnais pas. A en déduire par l’état du papier, le manque de jaunissement sur les fibres me signale que ce n’est pas un courrier égaré. Je l’ouvre, reconnaissant l’écriture de Jane sur l’enveloppe, et me laisse happer par le contenu de cette dernière…
Je replie le papier en deux, comme il l’était et prend une seconde pour analyser ces mots. Ils ont un pouvoir qu’on ne soupçonne pas. Je suis très attaché au fait de les coucher sur papier, ça leur donne un côté officiel, définitif, engagé. Je la rejoins dans le salon, tandis qu’elle est en train de donner forme à notre bibliothèque. J’enlace sa taille et dépose un baiser sur sa nuque. « J’ai trouvé ça, dans un carton. » Nous avions pour habitude à l’époque où nous flirtions, de nous écrire. Ça ne nous était pas arrivé depuis des années. Depuis… Depuis mon histoire avec Lorelei, et je ne mentionnerais pas ce détail, je sais qu’elle n’apprécierait aucunement. « Ca donne quelque-chose ? » Son rangement. Elle peut passer des heures à ranger et reranger autrement. Un coup par auteurs, un coup par ordre alphabétique ou encore par thématique mais quand elle se met à un grand rangement sans fondement, c’est signe de colère sous-jacente.

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Jane InvanovLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: Nouveau départ ? [Jane Invanov] ( le Mer 18 Oct - 13:32 )
Nouveau départ ? Jane et Nicolaï Invanov
EXORDIUM.
Notre nouveau nid est fantastique. Les pièces sont immenses et baignées de soleil. La cuisine est ouverte sur le séjour qui donne lui-même sur le jardin... et la piscine. Pour l'instant, tout est encore à faire, mais j'ai vraiment hâte d'investir l'endroit et d'en faire un lieu qui nous ressemble.

Partout, autour de moi, se trouve des objets éparpillés, des cartons éventrés et du papier bulle dispersé, quelle pagaille ! Sans plus attendre, je décide de m'attaquer à la pièce maîtresse de notre salon, l'immense bibliothèque qui nous accompagne depuis un bon moment déjà. Bien entendu, j'y range nos livres, mais aussi une bonne partie de nos souvenirs. Je sais que ça va me prendre pas mal de temps, mais au moins quand ce sera fait, je pourrais commencer à me sentir vraiment à la maison. J'ouvre le premier carton estampillé "livre". Je commence par les rassembler pour ensuite les classer par ordre alphabétique. Austen, Apollinaire, Baudelaire, Beckett, Blake... Je caresse les couvertures amoureusement, me replongeant un peu dans les récits, mais surtout dans chaque discutions avec Nicolaï qui ponctuent et concluent toutes mes lectures.

C'est lui que j'entends d'ailleurs, qui s'avance derrière moi à pas feutrés. J'ai envie de me retourner et de lui sauter au cou, je suis tellement heureuse de le retrouver et je nourris tellement d'attentes quant à notre avenir. Mais je n'en fais rien, je ne veux pas non plus le bousculer, certaines choses demandent du temps, du tact et de la douceur.
C'est drôle, j'ai recommencé à lui écrire, comme nous le fessions quand nous étions plus jeunes et que nous essayons de nous séduire. Mais même ces quelques mots d'amour, je n'ai pas osé lui envoyer ou lui montrer.
Je suis surprise par la délicatesse de ses mains qu'il pose sur ma taille et je fonds littéralement quand il dépose un tendre baiser sur ma nuque. Plus moyen de faire semblant ou d'attendre, je me retourne et me presse contre lui. Je sens mon cœur qui résonne à grands coups contre sa poitrine.
Je remarque justement qu'il tient l'enveloppe dans laquelle j'avais glissé ma dernière missive... je crois que je rougis comme une adolescente. " J'ai trouvé ça dans un carton. " Pffff qu'elle idiote, incapable de lui dissimuler quoi que ce soit.
Je lève les yeux vers son joli visage et tends la main pour lui caresser les cheveux. " Tu l'as lu ? "
Je crois qu'il élude ma question et regarde en direction des livres qui s'entassent sur les étagères. " Ça donne quelque chose ? " me demande t'il " Pas pour le moment Monsieur  Invanov " lui répondis je en souriant " mais je garde beaucoup d'espoir. "



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Sujet: Re: Nouveau départ ? [Jane Invanov] ( le Mer 18 Oct - 18:24 )
Nouveau départ ? Jane et Nicolaï Invanov
EXORDIUM.

Les mots ont toujours eu quelque-chose de particulier pour nous. Déjà à l’époque de la fac, c’est comme ça que j’avais réussi à la séduire, en lui écrivant. Appelez ça vieux jeu ou quoi que ce soit qui s’y rapporte si ça vous chante, mais il y a toujours eu une grande connexion spirituelle entre nous. Nous avons toujours eu besoin de débattre, d’échanger… Il nous est arrivé, presque de façon systématique de faire les fermetures des restaurants juste parce que nous avions encore un tas de choses à nous dire. C’est un fait, nos conversations n’ont que rarement de fin.
Je la rejoins dans le salon, le salon que j’imagine sans dessus dessous, et qui aura sans doute pour conséquence de l’inquiéter un peu plus. Elle se fait souvent un monde de pas grand-chose. Une maison en désordre, qu’elle ne juge pas assez propre, tout ça, c’est dans son esprit que ça l’est, mais pour un homme qui remarque à peine que les tiroirs de la cuisine sont pleins à craquer et mal rangés, ça ne fait pas grande différence. Après un geste tendre, elle me pose la question à laquelle je préfère ne pas répondre. " Tu l'as lu ? " Alors j’élude, soupire, et pose mon regard sur la bibliothèque encore appauvrie. " Pas pour le moment Monsieur  Invanov " Je lui souris et dépose un baiser tendre sur ses lèvres, mes mains sur ses reins. « Tu te mets à classer Nietzsche et Lacan ensemble ? » Philosophie, psychologie, ça n’est pas d’elle de confondre les deux. Je vois qu’elle a pris soin de ranger mes vinyles et mes ouvrages musicaux bien en place. « Le fait que tu n’aies pas encore sorti la déco, voudrait dire que tu vas me faire en changer ? » Les femmes et la déco, pourquoi pas, mais là où ça coince, c’est quand je remarque à peine qu’elle a tout fait changer… Je ne suis pas très porté sur mon environnement. J’aime avoir une belle maison, mais d’autant plus une jolie vue. Les femmes sont plus intérieurs, et je ne le lui reproche pas, elle a toujours fait à son idée. « Il reste encore à monter ces meubles-là pour ton bureau. Tu veux un coup de main ? » De façon officieuse, quand nous les avons acheté, je savais que ce serait mon rôle de les monter, mais l’idée de le faire tous les deux est encore quelque-chose que l’on peut partager, enfin si on met de côté mon côté piètre bricoleur, ou presque. « Sans moqueries, ni photos pour témoigner du temps passé à monter un meuble pour débutant. Deal ? » Complices et joueurs, c’est aussi ce que nous sommes.

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Jane InvanovLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: Nouveau départ ? [Jane Invanov] ( le Jeu 19 Oct - 18:31 )
Nouveau départ ? Jane et Nicolaï Invanov
EXORDIUM.
" Mr Invanov, c'est un grand défi que vous vous lancez, peut-être même trop périlleux. Dois-je vous rappeler à quel point vous pouvez être maladroit avec un tournevis.
Le vouvoiement fessait parti de nos jeux préférés... celui qui consiste à faire semblant de ne pas se connaître pour mieux se redécouvrir. Faire patienter l'autre, laisser monter la chaleur, attendre qu'elle soit insoutenable, en était un autre. Le premier qui cédait avait perdu… enfin c'est une question de point de vue. Mais ces jeux nous les avons oubliés et ce n’est que récemment et timidement que j’essaye un tant soit peu de les réhabiliter.

Plus rien n’a été pareil entre lui et moi quand nous avons appris que je ne pourrais plus faire de lui le plus heureux des hommes, et que nous n’aurions pas la famille dont nous rêvions alors. C'est à ce moment que j'ai baissé les bras, que je suis devenue un parhélie de cette femme douce et enjouée que Nicolaï avait follement aimée. J’ai commis la plus grave des erreurs en le laissant se réfugier dans le travail... comme j'ai été stupide. C'est là qu'il l'a rencontré, ELLE. C'est comme ça que je l'appelle cette autre femme qui lui a ravi une partie de son cœur et sans doute de son âme. Dans mon esprit, ELLE n'a pas de prénom ni de visage, ce n'est plus que le vestige d'un passé révolu, un fantôme. Enfin, c'est ce dont j'essaye de me persuader. Je feins de l'ignorer, mais je sais qu'il y pense toujours, et ce, malgré les années. ELLE se niche encore dans un coin de sa tête et de son cœur. Aujourd'hui, même si nous avons toujours cette tendre complicité, cette connivence spirituelle, il ne m'appartient plus totalement. Et c’est à ELLE que je le dois, sans que je n’y puisse  changer grand-chose, même si à ma décharge il est difficile de jouer à armes égales avec une ombre. Pour couronner le tout et à mon grand désarroi, depuis que je suis arrivée, il y a cette espèce de gêne, ce je ne sais quoi de fragile, comme si le fil de notre histoire s’était interrompu.

Je regarde mon sac à main, ou plutôt mon fourre-tout posé dans un coin au milieu du fatras. Il y a à l'intérieur une autre enveloppe que je ne lui ai pas montré. Le contenu de celle-ci pourrait peut-être tout changer. Pour ma part, j'ai bien fait le deuil de notre ancienne relation, celle ou j'avais l'exclusivité. Je veux bien supporter le fait qu'ELLE ait une place spéciale pour lui. Mais je veux encore voir une lueur, un espoir, j'ose toujours y croire.

" Ta proposition est vraiment tentante mon ange, mais je crains que nous allions devoir remettre ça à plus tard. Pour l'instant, j'ai besoin d'une pause. Je me laisserai bien tenter par cette magnifique machine à expresso qui trône dans notre cuisine et dont je meurs d'envie de me servir. "

Je n'attends pas sa réponse et me dirige rapidement vers la cuisine la tête basse. J'évalue mes chances... Le fait qu'il ne réagisse pas à ma lettre est sans doute mauvais signe. Peut-être pas, en fin de compte, ses gestes ont été tendres ensuite... Tout en pesant le pour et le contre, je prépare les tasses et rempli la machine d'un excellent arabisa italien. Je le vois qui s'assoit dans son fauteuil et allume une cigarette. Il est toujours celui qui me connaît tant, il se prépare à sa manière à notre discussion.
J'ai les jambes qui chancellent un peu quand je reviens au salon. Je pose le plateau sur la table basse et sens son regard interrogateur... quant à moi je n'ose même pas lever les yeux, si je croise ses prunelles marrons je suis sûre de manquer de courage. J'ai le cœur qui bondit et la tête en vrac.
Je me dirige ensuite vers la platine, c'est la première chose que j'ai déballée en n'en prenant le plus grand soin, je cherche un vinyle en particulier... la musique est aussi pour nous un moyen de communication... un vieux Cat Stevens, parfait. Pas facile d'être très précis avec ce machin, mais les grésillements sont irrésistibles. Voilà, j'y suis...
Je plonge une main frémissante dans mon sac, je prends d'abord une cigarette pour calmer ma nervosité ou m'en donner l'illusion, que j'allume sans tarder. Enfin je saisis le fameux courrier.
En m'asseyant devant lui mon état de fébrilité est à son paroxysme. J'essaye pourtant de sourire... un peu.
" Tu me connais si bien Nicolaï, tu as remarqué que j'avais mélangé les livres de psychologies et de philosophies. Terrible erreur vraiment. " Dis-je sur le ton de la plaisanterie. J'enchaine plus sérieusement. " Si j'avais la tête ailleurs c'est parce que je dois te parler de quelque chose qui me tiens vraiment à cœur... j'espère tellement que tu partageras mon point de vue et que tu y verras le signe radical d'un nouveau départ entre nous. J'y ai beaucoup réfléchi pendant ton absence. Si au début cette solution ne m’était pas envisageable, c'est que j'avais tellement mal. Mais maintenant cette idée résonne en moi de manière si forte, si évidente. 
Les larmes aux yeux, je lui tends le feuillet que je serre dans les mains. Je crois que j'ai fini par le rendre nerveux lui aussi... mais quand il commence à comprendre ou je veux en venir c'est de la stupéfaction que je lis sur son visage.
La bonne chanson au bon moment, father and son... Dans ses mains il tient un dossier d'adoption.




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Dernière édition par Jane Invanov le Mar 30 Jan - 17:51, édité 3 fois
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Sujet: Re: Nouveau départ ? [Jane Invanov] ( le Ven 20 Oct - 0:46 )


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" Mr Invanov, c'est un grand défi que vous vous lancez, peut-être même trop périlleux. Dois-je vous rappeler à quel point vous pouvez être maladroit avec un tournevis." « Oh… Madame tape là où ça fait mal… Madame serait surprise des progrès de Monsieur. » Tentais-je avec une pointe d’humour. J’aimerais la surprendre, vraiment. Reconnu comme un cérébrale et non vraiment comme un manuel, je me suis accommodé de ma condition, laissant ma part des travaux manuels à ma femme, souvent bien plus adroite que moi et débrouillarde concernant le bricolage de la maison. Je m’en tiens à poser les étagères, et tout le monde est content, et dans le cas où elle ne serait pas droite, elle préfère ne rien dire. Moi-même je suis au courant, mais dans la mesure où elle ne ressent pas le besoin de le faire remarquer, on s’est décidé à n’en tenir rigueur à personne et à faire comme si ma perspective était inégalable…

" Ta proposition est vraiment tentante mon ange, mais je crains que nous allions devoir remettre ça à plus tard. Pour l'instant, j'ai besoin d'une pause. Je me laisserai bien tenter par cette magnifique machine à expresso qui trône dans notre cuisine et dont je meurs d'envie de me servir. " « Oh, tu veux parler du machin tout neuf dans la cuisine qui refuse de m’obéir, peu importe comme je m’y prends ? » Cette nouvelle cafetière refuse cordialement de m’obéir, sans doute a-t-elle une dent contre moi, c’est systématique. Si cette machine avait une âme, alors elle serait maudite me concernant. Je glisse une main dans ses cheveux tout en usant de mon trait d’humour. Ses cheveux blonds, toujours soignés, toujours bien coiffés. Jane a toujours pris soin d’elle et je ne parviens pas à me défaire de l’admiration que j’ai toujours eue pour elle, même quand elle est dans un vieux jogging, ou un sweat m’ayant été subtilisé dans mon armoire, les dimanches ou jour de flemme. J’aime même chez elle ce petit côté négligé parfois, négligé sans y paraître.
Elle décide de dompter la bête, tandis que je prends place dans le fauteuil, jetant un regard par la grande baie vitrée tout en m’allumant une cigarette. Je sens surtout que ces quelques mots sur papier finiront par délier sa langue, et elle ne pourra plus retenir le flot de questions, de justifications ou encore d’analyse qu’elle a pu faire du sujet dont elle voudrait me parler. Jane a besoin de communiquer, que ce soit de façon verbale ou non, mais c’est un livre ouvert.
Elle sort délicatement un vinyle de sa pochette, sachant pertinemment le soin que j’en prends. Et elle prend le même pour les manipuler. Le grésillement me détend, et je m’enfonce dans le fauteuil, tout en savourant ma dose de nicotine. " Tu me connais si bien Nicolaï, tu as remarqué que j'avais mélangé les livres de psychologies et de philosophies. Terrible erreur vraiment. " « Si révélatrice chez toi, mon amour. » Jane a la tête sur les épaules, elle est très ordonnée, parfois même trop. Tout est très carré, chaque chose à sa place, chaque place a une chose. " Si j'avais la tête ailleurs c'est parce que je dois te parler de quelque chose qui me tiens vraiment à cœur... j'espère tellement que tu partageras mon point de vue et que tu y verras le signe radical d'un nouveau départ entre nous. J'y ai beaucoup réfléchi pendant ton absence. Si au début cette solution ne m’était pas envisageable, c'est que j'avais tellement mal. Mais maintenant cette idée résonne en moi de manière si forte, si évidente. " Les révélations de Jane, qui tardent à se formuler, me rendent nerveux, je dois bien l’avouer. Mais je ne peux quitter ses prunelles bleues, ses mains tremblantes, sa façon nerveuse d’attraper tout un dossier dans son sac, comme un trésor farouchement caché. Je sais combien le sac à main d’une femme peut-être chasse gardée, pourtant, elle ne m’a jamais rien caché.
Je crois que je commence à reconnaître le logo estampillé sur le dossier. Je tire une dernière fois sur ma cigarette avant de la poser dans le cendrier pour saisir à deux mains les quelques feuilles de papier qu’elle me tend. Je les parcours, sous le coup de la surprise. « Tu veux adopter. » Je la sens déçue de ma réaction, et si je m’étais entendu, je l’aurais été moi aussi. Elle me fait volte face et part s’isoler sur la terrasse. Je prends une seconde pour souffler. Analyser mon propre ressenti, tentant de rester objectif. Puis je la rejoins sur la terrasse, d’un pas hésitant. « Ce n’est pas ce que j’ai voulu dire. » Elle regarde l’horizon, droit devant elle, comme si cette vision pouvait la couper de la brutale réalité. Je glisse avec douceur mes bras autour d’elle, déposant mes lèvres dans son cou, puis sur son épaule. « Tu as fait les démarches sans moi, c’était pourtant mon rôle de le faire avec toi. » Je m’en veux au fond, de ne pas avoir été assez disponible pour elle, pour nous. « J’aurais voulu qu’on fasse ça tous les deux. » Mais j’imagine que je ne lui ai pas laissé l’opportunité de m’en parler. « C’est sur le petit Luka que tu as craqué, pas vrai ? » J’ai bien compris que nous avions encore le temps de réfléchir, que des enfants soumis à l’adoption, il y en avait plein, mais si Jane me présente son dossier à lui, c’est qu’il est bien plus qu’un dossier, il est déjà dans sa vie. Jane est une femme qui a besoin d’aimer. « Je ne veux pas que tu culpabilises. » C’est cette foutue culpabilité qui la ronge, celle de sa stérilité, de laquelle je ne lui ai jamais tenu rigueur.


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Jane InvanovLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: Nouveau départ ? [Jane Invanov] ( le Ven 20 Oct - 17:54 )
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Le silence est insoutenable, il étudie le dossier sans lâcher un mot. J'attends une réaction, un geste, quelque chose qui viendrai parfaire ce moment, mais ce n'est qu'après une longue pause qu'il me lâche enfin " Tu veux adopter ? ".
C'est le tu qui me fait le plus de mal. Comment imaginer avoir un enfant sans lui. Tu... jamais je n'ai voulu faire ça seule, c'est un projet commun que je lui propose, à deux...
Je me suis répété cette scène 100 fois, j'ai vu son visage s'illuminer, ses lèvres arborer un large sourire. J'avais même envisagé le voir se blottir contre moi, me serrer fort dans ses bras... Mais il n'a que cette réaction fade et monotone, même le son de sa voix semble sans affect.
Avant de laisser couler les larmes qui menacent de surgir à tout moment, je me réfugie sur la terrasse et scrute l'horizon. Un paysage de carte postale se dresse devant moi. Le jardin est magnifique, verdoyant et joliment aménagé, la piscine à débordement est face à la mer, juste devant le ciel azur. Comme il doit être doux de couler des jours heureux dans un tel environnement. Je suis certaine qu'un enfant aimerait grandir ici, surtout le pauvre Luka qui jusqu'à présent n'a pas vraiment eu de chance avec le destin.
Et puis merde, voilà que le chagrin me rattrape. J'ai essayé de retenir le plus possible mes sanglots, mais la peine a été la plus forte. J'essuie rageusement mes joues en essayant de ne pas céder à la panique. Je me focalise sur la vue de rêve qui s'étend devant mes yeux. Le contraste est saisissant entre cette vision paradisiaque, tellement sereine et la tempête qui sévit dans mon cœur.
Après tout, c'est à moi que j'en veux, tout ça arrive peut-être trop tard. J'aurais sans doute dû y mettre plus de formes, choisir d'autres mots pour lui expliquer à quel point je voudrais serrer cet enfant contre moi. J'ai tant de fois rêvée à un petit garçon qui ressemblerai à mon mari. Les cheveux blonds, les yeux marron, le sourire enjôleur. Dans le fond Luka colle assez bien à cette description, ce n'est pas un hasard si c'est lui que j'ai choisi.
Perdu dans mes pensées, je n'ai pas entendu Nicolaï s'approcher de moi. Je sursaute quand il me dit " Ce n'est pas ce que j'ai voulu dire. " Trop tard, ce sont les premiers mots qui comptent, la réaction primitive, qui a bien des égards n'a pas été celle que j'avais escompté. Je ne veux pas lui répondre pour l'instant, j'ai trop peur d'avoir moi aussi une attitude trop spontanée que je pourrais regretter.
Il glisse avec douceur ses bras autour de moi et embrasse ma nuque, puis mes épaules avec dévotion. Je me laisse aller doucement contre lui, reconnaissante. Il a toujours réussi à apaiser mes craintes et cette fois encore, son contact à l'étrange pouvoir de me soulager. Je serre les bras autour de son cou et plonge une main dans ses cheveux. Il a bien compris que j'étais plus réceptive, à l'écoute. Il ajoute doucement " Tu as fait les démarches sans moi, c'était pourtant mon rôle de le faire avec toi. ” Je me détache pour lui faire face et affronter enfin son regard. Je crois y lire un sentiment... de compassion ?
" J'aurais voulu qu'on fasse ça tous les deux. " Je savais que je prenais un risque en entamant les recherches seule... mais son absence, son manque de disponibilité m'avait laissé tout le loisir de m'y consacrer. Au début, c'était presque par curiosité que j'avais tapé adoption dans le moteur de recherche de mon ordinateur. Mais, au fur et à mesure, cette quête est devenue vitale et a rempli tout l'espace, le vide de ma vie. Il ajoute " C'est sur le petit Luka que tu as craqué, pas vrai. " En prenant contact avec les autorités compétentes, je me suis vite vu proposer plusieurs dossiers. Celui de Luka a été un véritable coup de cœur. Cet enfant est la victime collatérale d'une guerre fratricide dans le Donbass en Ukraine. Sauver un innocent du carnage qui a déjà fait tant de souffrance, sauver également notre couple, retrouver enfin le bonheur, combler nos attentes, devenir maman et former ensemble une véritable famille, toucher au but, tel est devenu mon objectif.
Je n'ai toujours pas prononcé un mot, je l'observe toujours et resserre notre étreinte. En caressant doucement de ma main son dos, je réalise qu'il n'y a rien que je pourrais sacrifier à cet homme, mon homme... même pas l'immense bonheur d'être mère. Il se penche pour me dire doucement " Je ne veux pas que tu culpabilises. " Cette dernière remarque n'avait pas pour but de m'angoisser, mais elle me fait souffrir. Je lui ai tant de fois offert le spectacle de mes doutes, qu'elle me renvoie immanquablement à mes faiblesses. Les mots coincés jusque-là au fond de ma gorge semblent maintenant vouloir sortir en rafale. Je m'écarte de lui et vocifère " Tu n'y es pas du tout Nicolaï, c'est justement pour me soustraire à cette culpabilité que je te propose l'adoption. Je cherche des solutions, j'essaye d'aller de l'avant. Je suis stérile, c'est un fait, mais maintenant j'ai réalisé que ce n'était pas ce qui pouvait empêcher de faire de moi une mère, de faire de nous une famille. " J'essaye de reprendre mon souffle et de me calmer" Je croyais que cet enfant était ce que tu désirais toi aussi, nous avons dû en discuter un milliard de fois. Je suis désolée de ne pas t'avoir inclus dans la genèse de ce projet mais ce n'était pas une volonté intentionnelle de t'écarter. Je voulais te faire une surprise et elle a fonctionné au-delà de mes espérances."
Son regard s'est assombri, je paierai cher pour savoir ce qui se passe dans sa charmante tête. À son tour de se sentir coupable ? Ou alors, et c'est pire, se croit-il pris au piège ? Je continue en m'adoucissant. Je lui prends la main et la serre très fort dans la mienne.
" Écoute mon amour, si je suis venue ici te rejoindre, c'est avant tout pour que notre union ressemble à ce qu'elle aurait dû toujours être. J'étais persuadée que ce bébé en était la clé, mais je me suis peut-être trompée... Je ne veux rien t'imposer, tu le sais. Nous avons tout le temps d'y réfléchir calmement et de peser le pour et le contre. Je ne veux pas t'effrayer non plus. Je t'aime tellement Nicolaï, si fort que quelques fois ça me tue." Difficile de ne pas l'affoler un peu plus avec cet aveu. J'essaye de dédramatiser avec une plaisanterie.
" Tu vois comme tu as tout intérêt à faire entrer un autre homme dans notre vie, il se pourrait qu'avec lui, je te laisse enfin souffler... un peu. "




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Sujet: Re: Nouveau départ ? [Jane Invanov] ( le Ven 20 Oct - 19:08 )


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Si je réagis aussi mal, tout du moins avec aussi peu d’enthousiasme, c’est réellement par surprise. Je suis sans doute à l’origine de notre besoin d’enfant, ce n’est même plus un vœux, j’aurais été prêt à tout pour en avoir un avec Jane. Je le souhaitais vraiment, depuis que je l’avais rencontrée, mais la raison avait pris le pas sur la passion et nous avions convenus d’être installés tous les deux, professionnellement, personnellement, de prendre le temps de profiter de nous pour installer un foyer confortable et stable à un enfant qui n’aurait rien demandé. J’ai vu trop d’enfants non désirés vivre une existence non réclamée elle aussi. Et la plupart en ont été malheureux. Pas qu’il aurait manqué d’amour avec nous, bien au contraire, j’avais simplement peur qu’il manque de nous, de notre temps, de la qualité de notre temps. Nous avons le loisir de prendre nos disponibilités si nécessaires à présent, nous n’avons plus rien à prouver à un patron en tant que jeunes diplômés, et quand nous avons souhaité mettre sur pied une famille, la nôtre, le sors en a décidé autrement. Combien de tentatives, combien de nuits d’angoisses, et finalement combien de tests… Et de déceptions. Nous avons fini par poser un diagnostic sur la stérilité de Jane. Elle l’a mal vécu, très mal vécue, moi aussi dans un sens, parce que je la sentais malheureuse, mais le pire dans tout ça, est de se sentir impuissant. La stérilité pour une femme est sans doute une des pires épreuves qu’elle peut avoir à traverser, et si j’ai été là, je n’ai sans doute pas été le mari idéal, parce qu’il n’existe pas d’idéal. Mais faire le deuil de cette maternité biologique fut difficile. Mais qu’importe, tout ce que je voulais, c’était élever un enfant avec elle. S’il n’a pas ses yeux clairs, ou mon sourire en coin, qu’importe, du moment qu’il est heureux et qu’il nous rend heureux à son tour ? Je n’étais pas focalisé sur le côté biologique de notre relation, tout ce que je souhaitais, c’était construire, avec Jane.
Nous avons eu une période à vide, de la distance, puis un apparent deuil, et nous nous sommes tous les deux jetés à corps perdus dans le travail, prétextant ne pas avoir le temps de revenir sur le sujet. Sans doute dans le but, conscient ou non, de nous protéger.

J’ai longtemps pensé à constituer un dossier pour nous permettre d’adopter. Mais je refusais de croiser cette idée aux possibles ressentiments de culpabilité de Jane. Si ça venait de moi, il aurait été fort à parier qu’elle puisse le prendre comme un recours de dernier secours. Un genre de puisque tu ne peux pas me donner d’enfant, il ne nous reste qu’à l’adopter, un choix par défaut. Ça n’est en rien le but pourtant, mais poser des mots sur la souffrance de chacun est une terrible épreuve. Périlleuse, qui plus est. Mon tord est de ne pas avoir su faire le premier pas, et d’avoir enterrée cette idée à peine née. Mais aujourd’hui elle n’est pas la femme la plus heureuse qui soit, elle n’est pas celle que j’aurais voulu qu’elle soit, sans doute par ma faute, je sais que c’est moi qui ait fini par mettre fin à ce conte de fées, d’une façon ou d’une autre. Mon histoire avec Lorelei, à laquelle je ne peux m’empêcher de penser, de temps à autre, même si cela fait près de 15 ans que je ne l’ai pas croisée, elle est tout de même là, dans un coin de ma tête, et je m’en veux autant que j’ai pu l’aimer, pourtant. " Tu n'y es pas du tout Nicolaï, c'est justement pour me soustraire à cette culpabilité que je te propose l'adoption. Je cherche des solutions, j'essaye d'aller de l'avant. Je suis stérile, c'est un fait, mais maintenant j'ai réalisé que ce n'était pas ce qui pouvait empêcher de faire de moi une mère, de faire de nous une famille. " Je pose un regard sur elle, puis ma main sur sa joue, cette femme si forte et si courageuse que j’ai eu la bonne idée d’épouser très jeune, avant qu’un autre ne lui fasse tourner la tête. " Je croyais que cet enfant était ce que tu désirais toi aussi, nous avons dû en discuter un milliard de fois. Je suis désolée de ne pas t'avoir inclus dans la genèse de ce projet mais ce n'était pas une volonté intentionnelle de t'écarter. Je voulais te faire une surprise et elle a fonctionné au-delà de mes espérances." L’espace d’un instant, je réalise que mon égoïsme est au cœur du problème, je me suis éloignée d’elle, consciemment ou non, mais je l’ai fait, je l’ai laissée seule et aujourd’hui je m’en veux. Je serre sa main dans la mienne, jusqu’à ce qu’elle achève sa tirade. " Écoute mon amour, si je suis venue ici te rejoindre, c'est avant tout pour que notre union ressemble à ce qu'elle aurait dû toujours être. J'étais persuadée que ce bébé en était la clé, mais je me suis peut-être trompée... Je ne veux rien t'imposer, tu le sais. Nous avons tout le temps d'y réfléchir calmement et de peser le pour et le contre. Je ne veux pas t'effrayer non plus. Je t'aime tellement Nicolaï, si fort que quelques fois ça me tue." « Non, je veux arrêter d’y réfléchir, je veux qu’on le fasse. On aurait dû se pencher sur la question il y a des années. Je voulais adopter Jane, vraiment. J’avais entamé les démarches, mais quand il a fallu que je t’en parle, je me suis dégonflé, sans doute par peur de te faire du mal, de remuer le couteau dans la plaie ou de rajouter à ton sentiment de culpabilité, je ne sais pas… Mais la seule chose dont j’ai toujours été persuadé, c’est que je voulais d’un enfant avec toi. » Je plonge mon regard dans le mien pour appuyer mes dires et la serre contre moi, elle peut sentir à quel point ça remue dans ma poitrine. J’ai beau être un brillant psychiatre, toute objectivité me quitte quand je m’adresse à ma femme, elle me désarçonne, tant par sa beauté que par sa vivacité d’esprit, ou encore sa capacité à me surprendre. " Tu vois comme tu as tout intérêt à faire entrer un autre homme dans notre vie, il se pourrait qu'avec lui, je te laisse enfin souffler... un peu. " « Alors tu veux pas plutôt qu’on voit pour deux ou trois de plus ? » Je ris légèrement en caressant tendrement sa joue, mon regard plongé dans le sien. Je ressers mon étreinte autour d’elle, délicatement, je viens embrasser son cou. « Je suis désolé. » Pour mes absences, ma non implication, nos déboires, Jane n’a jamais eu à m’imposer tout ça. Je suis sur l’élément qui déconne dans notre couple, mais je compte bien me rattraper. « Comment on s’y prend pour finaliser le dossier ? Te connaissant, tu as pensé à tout… » Je me doute que la seule chose qu’il ne manquera jamais, ce sera une recevabilité de notre requête, donc un entretien avec une assistante et le temps nécessaire à l’administration pour mettre les choses en place. « Alors prête ? » Levant la main comme pour qu’elle la saisisse ou tape dedans. Pour une nouvelle aventure, une nouvelle vie, une nouvelle équipe, elle et moi, une famille, nous trois. Devenir parents… On en a rêvé durant des années.



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Jane InvanovLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: Nouveau départ ? [Jane Invanov] ( le Sam 21 Oct - 17:41 )
Nouveau départ ? Jane et Nicolaï Invanov
EXORDIUM.
" Alors prête ? " Je le regarde complètement abasourdie. J'ai toujours une main accrochée, presque collée dans la sienne. Lui a levé celle qui lui restait de libre pour que je puisse venir la frapper. Il veut sans doute que nous confirmions la décision que nous venons de prendre, ensemble. 
Je n'y arrive pas, j'ai du mal... du mal à bouger, du mal à respirer. Le petit organe qui assure habituellement la circulation de mon sang, décide, de son propre chef, de jouer aux montagnes russes. Il bat une fois trop vite, puis décide de remplir sa besogne plus lentement. Il est tellement désorganisé que j'ai peur qu'il ne finisse par imploser dans ma poitrine. En le regardant, j'ai la sensation qu'il ressent la même chose que moi, que nos cœurs battent enfin à l'unisson.
Après cette affreuse traversée du désert, après toutes ces difficultés, ces renoncements, j'ai l'impression que Nicolaï et moi avons amorcé un nouveau virage, que nous allons enfin pouvoir écrire une nouvelle page, sans doute la plus belle, de notre histoire.
Ces paroles ont eu l'effet d'une délivrance pour moi. Elles résonnent toujours en moi comme une douce promesse « Non, je veux arrêter d’y réfléchir, je veux qu’on le fasse. » La suite, je n'ai pas vraiment entendu. Ces mots je les avais attendu avec tant de ferveur, j'ai été tellement désappointé par sa toute première réaction que j 'ai tout à coup l'impression de sortir d'un épais brouillard, de vivre enfin la fin d'un long cauchemar. 
A priori il veut toujours cet enfant... et avec moi. Il a même ajouté qu'il ne voulait plus attendre…. Moi non plus, s'il ne tenait qu'à moi, je prendrais le prochain avion pour aller chercher Luka... mon fils, notre fils. Finalement je réalise petit à petit,  de ce qui vient de se jouer pour nous, pour notre couple, là maintenant. Les larmes recommencent à couler sur ma joue. Cette fois ce ne sont plus des larmes de rages ou de tristesses, mais de réelles larmes de joie, celles qui font du bien, celles qui délivrent. Je croyais vouloir rendre Nicolaï heureux, c'est moi qui suis folle de joie. Les yeux embrumés, je lui souris, puis je ris finalement en pensant à cette chienne de vie qui nous joue de très vilains tours parfois, pour nous offrir, ensuite, de merveilleux cadeaux. En cet instant fabuleux, elle a décidé d'être clémente et de nous accorder une seconde chance. Je me tiens devant mon merveilleux mari, cet homme si généreux, si extraordinaire et nous allons avoir un bébé.

Je suis persuadée maintenant que si j'avais porté cet enfant, je n'aurais pas été plus comblée. Je me suis fourvoyée en croyant qu'il était essentiel qu'il soit une part de nous, un amalgame de nos cellules respectives. Je ne suis décidément qu'une idiote sans cervelle. Évidemment qu'il va nous ressembler ce petit, puisque nous allons lui transmettre nos valeurs, nos croyances et surtout tout notre amour. 
Sans plus attendre, je me jette à son cou, c'est de son contact dont j'ai besoin. Je pose mes mains et entoure chacune de ses joues. Je le regarde assidûment. Un sentiment de profonde gratitude me submerge. " Merci mon amour. " Je sanglote toujours, j'ai des difficultés à mettre des mots sur les émotions qui m'envahissent. " Merci pour tes paroles, pour ta foi en nous, pour ta patience aussi. J'ai dû parcourir un si long chemin pour arriver à cette conclusion qui me paraît pourtant tellement évidente. " Je m'interromps pour l'embrasser sur le visage, les yeux, le nez… ça a l'air de l'amuser. " Tu ne m'en voudras pas, j'espère, mais j'ai pris les dispositions qui s'imposaient pour que notre Luka ne reste pas plus longtemps dans cet affreux endroit. Le dossier que je t'ai remis a pour but de permettre aux services sociaux de vérifier que nous remplissons tous les critères pour devenir de bons parents, mais ça, ça ne fait aucuns doutes." Je le regarde et lui adresse un clin d'œil complice. " J'ai également engagé un avocat qui a pris contact avec l'embrassade d'Italie en Ukraine. Les négociations avec l'orphelinat où se trouve notre bébé sont déjà bien engagées, en fait, il ne manquait plus que ton feu vert. Je veux aller chercher notre fils le plus vite possible. Nous allons lui construire un nouveau, un solide, un chaleureux foyer. Nous allons tellement l'aimer. " 
Pour sceller ce moment solennel, si parfait ce n'est plus ces joues ou son front que j'embrasse... c'est sa bouche que je cherche. Mes lèvres se posent doucement sur les siennes, mais bientôt elles se font plus avides. Il n'en faut pas plus pour que tout mon corps s'embrase, le réclame. Cela fait si longtemps que nous n'avons pas partagé une intimité si tendre. Je frémis et mon esprit entier disparaît sous ses baisers.
Je décide pourtant de desserrer cette douce étreinte. Je ne veux plus me tromper, je veux être sûre de notre choix. Si le destin s’en mêle encore, je ne suis pas certaine de pouvoir encaisser un nouveau coup. " Tu es indubitablement convaincu du bien fondé de notre projet mon ange, parce qu’une fois la procédure vraiment engagée, nous ne pourrons plus faire marche arrière… Si tu me promets que c’est maintenant, alors Luka ne sera plus seulement un mon sur un dossier. Il deviendra pour toujours un Invanov. Vous êtes vraiment sûr de vouloir tenter le coup Monsieur mon époux ? "





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Sujet: Re: Nouveau départ ? [Jane Invanov] ( le Sam 21 Oct - 21:09 )


Nouveau départ ? Jane et Nicolaï Invanov
EXORDIUM.

Je souhaite vraiment sauter le pas, franchir le cap de cette nouvelle étape qui aurait pourtant dû être notre depuis des années. Mais le temps jouant contre nous, nos emplois du temps, nos projets… J’ai toujours voué une grande partie de ma patience au fait que Jane devait elle aussi trouver sa place professionnelle, je ne suis pas forcément pour les couples dit traditionnels où l’homme est en charge du salaire, la femme à la cuisine et à l’éducation. Avant de me rencontrer Jane avait des projets d’avenir, elle savait où elle voulait aller et j’ai toujours jugé du fait qu’elle n’avait besoin de renoncer à rien pour notre mariage. Si j’ai pu devenir ce que je souhaitais, il fallait qu’il en soit de même pour elle, simplement parce que je soutiens grandement l’égalité. Je me suis toujours grandement foutu du mode de fonctionnement des couples qui nous étaient proches, chacun vit comme il l’entend, mais je ne conçois pas que Jane sacrifie une partie d’elle-même pour devenir mère. Bien sûr que j’en voulais des enfants, mais au moment opportun, au moment où nous pourrions en profiter tous les deux. Et je crois que ce moment est arrivé. Même si au fond de moi je sais qu’on ne répare pas un couple avec un enfant, je pense néanmoins qu’il peut être notre solution, une façon de nous retrouver comme avant, même si le mal a été fait. Mais quand je vois son regard, la façon dont elle se saisi de mes réponses, je ne peux que m’assurer que c’était la bonne chose à faire. C’est juste un peu soudain. Je suis un homme, je ne gère pas très bien la surprise, quoi qu’on en dise, c’est une histoire de femmes que d’aimer les surprises, c’est même biologiquement prouvé. Je n’ai surtout rien vu venir.

" Merci mon amour. " Elle laisse couler ses larmes, que je devine être de joie, mais ça ne me rassure pas pour autant. Si j’avais pensé qu’elle était si fragile, encore aujourd’hui… le manque de communication peut faire de terribles dégâts sur la psychée. " Merci pour tes paroles, pour ta foi en nous, pour ta patience aussi. J'ai dû parcourir un si long chemin pour arriver à cette conclusion qui me paraît pourtant tellement évidente. " « C’est moi qui devrait te remercier Jane. » Et elle sait pourquoi. J’ai encore du mal à poser des mots sur ma trahison. Je ne reproche rien à la femme avec qui j’ai partagé ma vie durant une année entière, je l’ai même aimée, du plus profond de moi-même et elle a laissé en moi une trace indélébile, qui a fait de moi un autre homme, que Jane a parfois du mal à comprendre ou à reconnaître. Je ne peux plus faire machine arrière, je n’y arrive plus et pourtant je lui devrais de faire autant d’efforts… ce serait légitime après tout ce qu’elle a mis en œuvre pour pardonner mon incartade, pour pardonner mes déboires, pour pardonner tout ce que j’ai pu lui faire subir. Je reçois ses baisers avec un plaisir non dissimulé et un sourire, la serrant un peu plus contre moi. " Tu ne m'en voudras pas, j'espère, mais j'ai pris les dispositions qui s'imposaient pour que notre Luka ne reste pas plus longtemps dans cet affreux endroit. Le dossier que je t'ai remis a pour but de permettre aux services sociaux de vérifier que nous remplissons tous les critères pour devenir de bons parents, mais ça, ça ne fait aucuns doutes." « Il n’a plus rien à y faire maintenant qu’il est ici chez lui. » Je partage sa vision des choses, je sais à quel point un début de vie aussi chaotique peut abimer un enfant, qu’il soit conscient ou non. " J'ai également engagé un avocat qui a pris contact avec l'embrassade d'Italie en Ukraine. Les négociations avec l'orphelinat où se trouve notre bébé sont déjà bien engagées, en fait, il ne manquait plus que ton feu vert. Je veux aller chercher notre fils le plus vite possible. Nous allons lui construire un nouveau, un solide, un chaleureux foyer. Nous allons tellement l'aimer. " « Et je me surprend encore que tu ne sois pas une espionne russe… » Jane a toujours tellement eu ce pouvoir du coup d’avance… Elle prend les devants de sa vie, depuis le début, c’est le genre de femme que personne ne peut prendre au dépourvu, elle prévoit tout, sait tout à l’avance, planifie, compare, c’est une femme très prudente et surtout très prévoyante. La seule fois où j’ai pu la surprendre, c’est quand elle a fini par apprendre mon adultère…

Pour l’heure, c’est une intimité toute nouvelle que nous retrouvons, à laquelle je ne m’attendais pas. Ses lèvres cherchent les miennes, nos gestes se font plus passionnés, plus puissants et rapidement le plaisir me rattrape, rattrape l’homme faible que je suis face aux sollicitations de sa femme… " Tu es indubitablement convaincu du bien fondé de notre projet mon ange, parce qu’une fois la procédure vraiment engagée, nous ne pourrons plus faire marche arrière… Si tu me promets que c’est maintenant, alors Luka ne sera plus seulement un mon sur un dossier. Il deviendra pour toujours un Invanov. Vous êtes toujours vraiment sûr de vouloir tenter le coup Monsieur mon époux ? " J’aime nos petits jeux, nos joutes verbales, notre façon de composer, l’un et l’autre, toujours dans une harmonie singulière étant donné le moment. Mais galvanisé par cette mise en forme et en condition, je la retourne pour la coller au mur et plonger mon regard le plus intense et le plus convaincu dans le sien, comme lorsque je lui ai donné ma vie, ce jour à l’église, devant des dizaines de témoins. « Je veux faire de vous la mère de mon enfant, Jane Invanov. » Un ton franc et assuré, je n’ai que rarement été si sûr de moi, et si l’appréhension tend à poindre, c’est uniquement dû au fait qu’être parent n’est pas un talent inné, cela s’apprend.

Je pose mes lèvres sur les siennes, et rapidement, mon cœur s’emballe. Je la soulève de mes bras entrainés et la dépose dans la cuisine sur le plan de travail, écartant ses jambes pour pouvoir m’y glisser et ne laisser à l’espace entre nos corps, que peu d’importance. Doucement, je viens embrasser son cou, j’ai bien une idée derrière la tête, mais pour l’heure, c’est elle que j’ai besoin de retrouver. « Vous ne perdez rien de votre pouvoir de séduction, madame Invanov, je vais devoir me méfier… » Mes mains s’aventurent en douceur sous son pull en cachemire, celui qu’elle refuse même que j’approche du panier à linge sale. Comme s’il m’arrivait de toucher à la machine à laver…



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Jane InvanovLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: Nouveau départ ? [Jane Invanov] ( le Lun 23 Oct - 17:55 )
Nouveau départ ? Jane et Nicolaï Invanov
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Je ne suis pas de celles qui pensent qu'un bébé est la solution miracle aux problèmes de couples, bien au contraire. J'ai vu tant d'hommes ou de femmes se déchirer, encore plus après l'arrivée de leurs progénitures. Ils étaient complètement surchargées et dépassées... par leurs soucis d'une part, mais aussi par le poids des responsabilités qu'incombe l'arrivée d'un enfant. Car ce n'est pas simple d'accueillir une nouvelle personne, surtout quand il s'agit  d'un petit être sans défense qui n'a que vous sur qui compter.
Devenir parents doit être une décision longtemps mûrie, impossible de faire marche arrière ensuite. Nicolaï et moi avions d'ailleurs fait le choix, au début de notre union, d'attendre de pouvoir offrir à notre enfant un foyer stable et construit. Nous voulions lui donner ce qu'il y a de meilleur, le confort, l'équilibre, le temps pour pouvoir l'aimer comme il se doit. Malheureusement, le sort en a décidé autrement.
Attentif, il ne m'a jamais reproché d'être stérile. Il n'en avait pas besoin. Cette peine, je me la suis infligée moi-même, je revois ma longue dérive... mon chemin de croix.
A l'annonce fatidique de ma triste condition notre couple ne s'est pas brisé pour autant. Il a choisi, de digérer la nouvelle, d'appuyer sur le bouton pause, d'attendre des jours meilleurs. Mais nous nous sommes éloignés, nous avons pris des chemins différents, sans doute pour ne plus y penser... mieux se retrouver ?
Je sais que pour nous Luka n'en est pas l'enjeu. Il n'est pas le bébé de la dernière chance. Rester ensemble nous nous l'étions promis. Le mariage est une institution sacrée, il représente, pour nous, l'engagement de toute une vie. Mais aujourd'hui il nous a aidé à prendre conscience qu'ensemble nous étions plus fort. Est-il enfin arrivé le jour bénit où nous allons pouvoir reprendre les choses là où nous les avions laissé, juste laissé pas abandonné ?

« C’est moi qui devrais te remercier Jane. » Je ne veux pas entendre ses excuses, une fois encore. Je ne veux surtout pas penser à ELLE maintenant, ce moment n'appartient qu'à nous. Je l'embrasse pour la chasser de son esprit et du mien. J'évoque Luka, le fait qu'il se trouve en enfer, seul dans cet orphelinat. De l'urgence de le sortir de là. Nicolaï semble de mon avis. Il connait les traces profondes que peuvent laisser le manque de soin ou d'amour. Pas seulement chez un nourrisson d'ailleurs, sur nous tous. « Il n’a plus rien à y faire maintenant qu’il est ici chez lui. » Oui, mon amour, avec nous. Je lui déballe toute l'avancée de mes démarches. Il plaisante, me qualifie d'espionne russe... C'est un plaisir de retrouver notre sens de l'humour, notre façon de nous moquer simplement l'un de l'autre... entre autres. Nos batifolages également... énormément. Je l'embrasse doucement alors, avec fougue ensuite. Je voudrais céder là, maintenant, tout de suite, à toute la sensualité de notre échange, mais je l'exhorte une dernière fois de bien considérer l'enjeu notre action.
Sa réaction est sans appel. Lui aussi retrouve toute son impétuosité. Avec force, il me colle au mur, emprisonne mon corps et mon regard. C'est avec intensité et sincérité qu'il me dit alors « Je veux faire de vous la mère de mon enfant, Jane Invanov. »
Mon cœur explose dans ma poitrine. Je suis en train de retrouver l'homme dont je suis tombée follement amoureuse. Cet homme complexe, rempli de contradictions. Par exemple il peut être  celui qui plaide le droit à l'égalité des femmes, ou alors le parfait macho, incapable de se servir d'un appareil électroménager. Il est aussi extrêmement intelligent, et même s’il peut sembler froid au premier abord, ce n'est plus du tout ce qu’il est en ce moment. Il s'empare de mes lèvres passionnément comme il ne l’avait pas fait depuis longtemps. J'entrouvre alors les miennes pour qu'il puisse envahir ma bouche. Je retrouve avec joie le goût de nicotine qui traîne en permanence sur sa langue. Je ne peux résister plus longtemps au désir qui s'empare de mon corps. Je resserre plus étroitement notre étreinte, je veux le sentir plus prêt encore. Comme s’il lisait dans mes pensées, il me soulève de ses bras puissants. Il ne m'en faut pas plus pour gémir de satisfaction. J'enroule mes jambes autour de ses hanches. Avec délicatesse, il m'emmène et me dépose sur le plan de travail de la cuisine. Il écarte mes cuisses pour se presser de nouveau contre moi. Dans un souffle, il me murmure. « Vous ne perdez rien de votre pouvoir de séduction, madame Invanov, je vais devoir me méfier… » En haletant, j'arrive à lui répondre. " Vous n'êtes pas mal non plus, monsieur Invanov... mais moi, je vous accorde toute ma confiance. " Je m'accroche à ses solides épaules, pose ma tête dessus. Il embrasse mon cou et passe une main sous le pull en cachemire que je porte à même la peau. Si je perds la tête, c'est entièrement à cause de cette main qui parcourt ma colonne comme si elle voulait en imprimer chaque vertèbre. Puis, il dégrafe mon soutien-gorge et je me rends compte que nos vêtements sont une entrave à notre doux corps à corps. J'enlève précipitamment mon pull que je jette négligemment. En ce moment, je me fous complètement de sa matière ou de son prix. J'entreprends de lui déboutonner sa chemise en retrouvant sa bouche. Se baiser est électrique, plus passionné encore quand nous nous retrouvons à demi nus l'un contre l'autre. Le souffle court, je caresse avec délice son dos et son torse. Il passe les mains sur mes cuisses, arrive doucement, trop lentement pour deboutonner mon pantalon. Même si je suis au supplice, je le repousse gentiment. Le premier qui cède à perdu et je ne veux plus jamais perdre, surtout pas lui. Avec une lueur espiègle et une intonation qui ne laisse aucun doute sur mon état d'intense fébrilité, je le provoque " Monsieur Invanov, contre toutes attentes, il semblerait que nous ayons enfin compris l'intérêt d'avoir une si jolie cuisine. "




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