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- [Terminé] Nouveau départ ? [Jane Invanov] -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Bord de la Tyrrhénienne :: Santa Lucia :: Résidences
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Nicolaï InvanovLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: [Terminé] Nouveau départ ? [Jane Invanov] ( le Ven 26 Jan 2018 - 0:20 )

Family Affair
Jane & Nicolaï Invanov

En repartant en sens inverse, en reprenant le même vol pour l’Italie, nous sommes une famille, nous ne sommes plus deux, mais trois. Et c’est étrange, aussi étrange que plaisant au final. J’aime me dire que cette famille est la mienne, que mes responsabilités sont nouvelles, bien que tombées du ciel, mais ça ne me dérange pas le moins du monde. Au contraire, Jane a fini par lancer la première pierre, faire le premier pas, et il le fallait, je n’aurais pas osé de moi-même. Mais Jane a le don de mettre un coup de pied dans la fourmilière quand il le faut pour faire avancer les choses, c’est une femme qui va clairement de l’avant et que j’admire avant tout pour ça.
Elle ne daigne cependant lâcher notre fils que pour se reposer quelques heures et à ma demande. Notre moment père fils est on ne peut plus intéressant, Luka a l’air de s’intéresser à tout, mais il ne trouve le sommeil que dans les bras de Jane pour l’instant, c’est tout à fait normal, je ne m’en inquiète pas.

Nous n’avons même pas eu le temps d’installer la chambre, alors c’est dans un premier temps du camping que ça nous impose, dans la chambre, seul son petit lit à barreaux et je passe mon weekend et mes heures libres à aménager la chambre de mon fils. Jane n’est jamais loin derrière, Luka dans les bras, à me donner les directives. Il est vrai qu’elle sait ce qu’elle veut, je crois que tout est très clair dans sa tête. Alors si je peux lui faire plaisir… j’ai sans doute moins la présence d’esprit de savoir de quoi il aura besoin, ce qu’il lui faudrait exactement. Jane le sait, je ne la contredis pas. Je me laisse aisément guider par ses idées, et ses envies, après tout, c’est elle pour le moment qui passe ses journées avec Luka, ayant demandé un congé maternité.
Mais nous manquons de temps pour nous même, ça, je suis forcé de le remarquer. Pas que Luka prenne trop de place, au contraire, il est plutôt sage, espiègle, et particulièrement bonne pâte, mais Jane ne sait pas lâcher de leste, elle peine à me déléguer certaines tâches comme lui donner le bain ou le faire manger. Je serais bien incapable de lui préparer ses repas, mais les lui donner en revanche…
Mes journées sont longues, j’ai pris le parti de les rallonger pour qu’ils ne manquent de rien, à voir comment ça s’organise par la suite. Mais quand je pousse la porte d’entrée, tout est calme, très calme, et la maison est impeccable. Ma femme l’est aussi. Wow… " Bonsoir monsieur Invanov, j’espère que vous allez bien et que vous n’êtes pas trop fatigué ? " Je la laisse m’accueillir et tend l’oreille pour essayer d’entendre Luka. Mais rien. " Tu vas être fier de moi mon amour. J’ai réussi à installer notre bébé dans sa propre chambre et à l’endormir profondément. Nous avons un peu de temps devant nous avant le prochain biberon et j’ai pensé que nous en avons manqué un peu depuis notre retour. " Je l’entoure de mes bras, et l’embrasse tendrement pour la saluer. « Je ne me suis pas plain. » Parce que je ne veux pas la perturber et encore moins la déboussoler, elle prend ses marques en tant que maman. Mais elle a quand même mis Luka dans sa propre chambre. « Comment il l’a pris ? Il dort ? » Je suis toujours un peu inquiet de savoir la journée qu’il a pu passer, s’il est heureux ici. Le moindre progrès me fait sourire, et m’encourage à faire encore plus d’efforts. " Installe toi confortablement et racontes moi ta journée pendant que je nous sers un verre de vin. " Je m’installe sans me faire prie, en pliant ma veste sur l’accoudoir du canapé. « Tu sais que je ne peux rien te dire de mes patients ma chérie, mais toi, tu pourrais plutôt me dire ce qui te prends ? » Je récupère son verre de vin et l’attire à moi pour qu’elle prenne place à mes côtés. « Tu es très belle. » Je pose une main sur sa cuisse, à demie dévêtue par sa robe. « Comment ça a été aujourd’hui avec Luka ? » Je lui demande toujours, même si elle m’appelle durant la pause déjeuner pour prendre des nouvelles, et inversement. « Je peux savoir pourquoi ce revirement soudain ? » Passant une main délicate dans ses cheveux blonds pour dégager son visage.

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Jane InvanovLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: [Terminé] Nouveau départ ? [Jane Invanov] ( le Dim 28 Jan 2018 - 23:25 )

Nouveau depart ?
Jane & Nicolaï Invanov

J’ai l’impression que la nouvelle paternité de mon mari le rend encore meilleur, il est parfait. Attentionné et à l’écoute il fait de son mieux pour que notre vie de famille se passe dans les meilleures conditions. Cependant, en tant que parents débutants nous nous référons à un schéma plutôt classique pour prendre soin de Luka et campons sur notre rôle à jouer vis à vis de notre enfant. Moi, je cherche à rattraper, comme toujours, le temps perdu et crois, sans doute bêtement, qu’en ne lâchant pas mon fils d’une semelle je serais la mère parfaite pour notre bébé. Nicolaï, lui, s’occupe davantage de l’aspect matériel de son éducation, veuille à ce que nous ne manquions de rien, et a même à cet effet rallongé ses journées. Il court à droite à gauche pour nous procurer tout ce que je pense indispensable au bien être de notre nourrisson... et la liste ne cesse de grandir. En tout cas il redouble d’efforts pour que Luka se sente chez lui et à même tenu à s’occuper lui-même de l’aménagement de la chambre de notre petit garçon.
En attendant notre trésor a donc commencé par dormir avec nous. Au début cette solution s’est imposée d’elle-même, rien n’était vraiment prêts, ni nous non plus d’ailleurs. Dans l’euphorie de notre nouvelle vie nous avions toutes les difficultés à briser notre bulle familiale. Et puis un nouveau lieu de vie à découvrir, de nouvelles personnes qui prennent soin de lui ça fait beaucoup de choses à intégrer pour un bébé. Mais notre Luka s’en sort à merveille. Ce merveilleux petit garçon qui n’a pas eu de chance quand il est né a rapidement compris qu’il était en sécurité avec nous. Il est particulièrement souriant et enjoué la plupart du temps et fait chaque jour d’énormes progrès. Tout irait pour le mieux si les journées n’étaient pas aussi courtes et que j’arrivais à être présente sur tous les fronts. Je ne veux pas seulement me cantonner à être la meilleure maman pour Luka... je suis aussi une femme, et particulièrement celle de mon mari adoré, et vais m’attacher à le lui rappeler autant de fois que j’en aurais l’occasion.

Un bref moment rien qu’à nous deux c’est tout ce que j’espère, alors quand Nicolaï pousse enfin la porte de notre maison, je suis enchantée d’être enfin dans ses bras. Il ne se défile pas mais cherche son fils du regard, tend l’oreille pour essayer de l’entendre. Quelle maladroite !  J’ai soudain la mauvaise impression de n’avoir pensé qu’à moi même si je crois, du plus profond de mon cœur, avoir pris la bonne décision. En lui faisant part de mon choix, de mon besoin que je croyais commun de se retrouver il parait préoccupé. « Je ne me suis pas plain. » Il m’embrasse mais j’ai la désagréable sensation de lui avoir coupé l’herbe sous le pied. " Dommage, je crois que j’aurais beaucoup apprécié. " Il est tourmenté, ne connaît pas dans le menu détail comment se déroule nos journées, ne sait pas que chaque jour passé me permet d’instaurer une routine avec Luka, qui a pour but de nous rassurer. « Comment il l’a pris ? Il dort ? ». Tant bien que mal je tente de le tranquilliser. " Très bien ne t’inquiète pas. Le rituel qu’on a mis en place fonctionne à merveille même dans sa chambre. " Je le convie à s’installer et surtout à se détendre. Après tout, mon idée n’était pas si mauvaise, je constate comme il est fatigué, mais qu’il ne veut rien lâcher et être autant présent pour ses patients que pour nous. Jongler entre toutes ses obligations ne doit pas être évident et je repousse très loin l’idée que je vais bientôt y être moi aussi confrontée. Pendant que je me dirige vers la cuisine pour remplir nos verres, je lui demande si sa journée s’est bien déroulée. « Tu sais que je ne peux rien te dire de mes patients ma chérie, mais toi, tu pourrais plutôt me dire ce qui te prends ? » " Même si je n’échangerais pas ma place pour rien au monde, les miens me manquent dans une certaine mesure... Ne m’en veux pas mon cœur j’ai seulement cherché à anticiper. Bientôt je vais reprendre le travail et Luka et moi allons-nous séparer. Je crois qu’il est important de lui montrer que même si nous ne sommes pas toujours à ses côtés nous reviendrons toujours le chercher. Le mettre devant le fait accompli ne me paraissais pas vraiment la bonne solution. " Devoir quitter mon fils toute une journée me parait une telle épreuve à surmonter. Finalement je me demande pour qui ça va être le plus difficile ? Le laisser à de parfais inconnus, leurs confier ce que j’ai de plus cher au monde va être terriblement compliqué. Même si j’ai trouvé une crèche à deux pas de mon cabinet de consultations, ils ne pourront jamais être aussi présent que je le suis. Qui mieux que moi va pouvoir lui lire son livre préféré, le consoler quand il est fatigué ? En soupirant face à cette cruelle réalité, je rejoins mon mari qui attrape son vin et ma main pour que je m’assieds près de lui. « Tu es très belle. » Je n’ai rien raté de sa main qui se pose sur ma cuisse... et elle me fait frissonner. " Tu n’es pas mal non plus ! " Ma tête se pose contre son épaule, j’apprécie à mon tour d’être dorlotée. « Comment ça a été aujourd’hui avec Luka ? » Amusée, je pense que ce sujet de conversation va être intarissable entre nous. " Encore une journée riche pour notre bébé. Je crois qu'il cherche déjà à se mettre debout. Il n’y arrive pas vraiment pour l’instant mais je t’avoue que ça m’effraie autant que ça me fascine. " Nicolaï sourit fièrement face aux avancées que fait notre petit garçon, mais ne perd pas de vue son intention de m’interroger. En douceur, comme à son accoutumé, il continue de me questionner. « Je peux savoir pourquoi ce revirement soudain ? » J’essaye une fois encore de me justifier. " Je suis désolée mon amour, je gamberge ici toute la journée en pensant à ce qui convient le mieux et prends des décisions sans t’en parler... Ce n’est pas vraiment un revirement, juste une suite logique. Tu as passé tellement de temps à préparer sa chambre que cela ne me semblait qu'une simple formalité. Il faut qu'il apprenne à s’endormir dans différents endroits et c’est important qu’il apprivoise son propre espace... et que nous, nous nous réapproprions le nôtre. "

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Sujet: Re: [Terminé] Nouveau départ ? [Jane Invanov] ( le Mar 30 Jan 2018 - 0:35 )

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Jane & Nicolaï Invanov

Le changement d’habitudes a quelque chose de très impressionnant au début. Nos repères sont ce qui fait nos racines et ces habitudes en font parties. Pourtant elles sont faites pour changer, et pour le coup, toutes les nôtres se voient bousculées pour une fois. Pas que ça me dérange, c’est pour le bonheur de Luka et je dois avouer que ça en ajoute tellement au notre… Et puis il n’y a qu’à regarder Jane qui rayonne. J’aime beaucoup l’idée de la voir se lever avec le sourire, même en pleine nuit, quand Luka nous appelle. Et je serais même prêt à parier que j’y prends autant de plaisir qu’elle. C’est tout nouveau, je crois que nous apprenons en même temps que lui. Il est assez grand pour que nous ayons brûlé les étapes, mais assez jeune pour qu’on puisse rattraper le temps perdu. Je n’ignore pas les angoisses de ma femme, qui peut vérifier le baby phone une dizaine de fois dans l’heure quand nous dînons le soir alors que Luka est déjà dans son lit. J’adore aussi m’allonger à même le sol sur la couverture de mon fils pour jouer avec lui avec son mobile musical. Je n’ai pas l’air fin, mais je n’en n’ai pas grand-chose à faire. Toutes nos conversations ou presque tournent autour de lui et ça s’est fait tellement naturellement… Je ne saurais dire si c’est normal, ou si ça ne l’est pas, toujours est-il qu’à présent, les choses sont ainsi et que nous semblons y trouver notre compte. Tous les deux.

La surprise de Jane me fait très plaisir, mais comme son nom l’indique, elle me surprend. Je ne l’aurais pas cru capable de se séparer de Luka si tôt, et surtout pas la nuit. Elle est inquiète quant à la mort subite du nourrisson. Ce phénomène qu’on est encore totalement incapables d’expliquer mais qui est pourtant bien réel. Jane se met en tête que s’il dort à ses côtés, elle pourra l’entendre. Mais ça ne marche pas comme ça. Pour autant, je ne conteste pas sa décision et je la comprends. Même si je ne le lui montre pas, je suis aussi inquiet ou presque qu’elle peut l’être. " Dommage, je crois que j’aurais beaucoup apprécié. " « Je ne me suis pas plains parce que je te fais entièrement confiance quant à ce qu’il faut à Luka. » Ma femme est déjà une mère exceptionnelle et je n’en n’ai jamais douté pour être honnête. Je savais dès le premier regard qu’elle serait une mère parfaite pour nos enfants.je sais qu’elle voudrait me ménager mais ça ne marche pas toujours comme ça. Elle pourrait pourtant faire ce qu’elle veut de moi et elle le sait. Je répondrais toujours présent, même si ce n’est pas toujours ce qu’elle attend de moi. Je peine encore à trouver ma nouvelle place, ou tout du moins m’en sentir légitime. Mais ça ne saurait tarder. " Très bien ne t’inquiète pas. Le rituel qu’on a mis en place fonctionne à merveille même dans sa chambre. " Je sais qu’elle le masse à l’huile d’amande douce avant de le mettre en pyjama et de le coucher. Jane m’a appris tout un tas de trucs sur la relaxation du nourrisson. Que j’ai retenu.

J’incite Jane à prendre place à mes côtés, elle tourne dans tous les sens pour que tout soit parfait mais ce n’est pas ce que j’attends d’elle, je voudrais juste qu’elle se détende, rien d’autre. Je ne lui demande pas d’être la femme parfaite, la mère parfaite ni encore la maîtresse parfaite, tout ce que je veux, c’est qu’elle soit heureuse. Et ça, même dans une famille des plus équilibrés, c’est encore ce qui se fait de plus difficile à trouver. " Même si je n’échangerais pas ma place pour rien au monde, les miens me manquent dans une certaine mesure... Ne m’en veux pas mon cœur j’ai seulement cherché à anticiper. Bientôt je vais reprendre le travail et Luka et moi allons-nous séparer. Je crois qu’il est important de lui montrer que même si nous ne sommes pas toujours à ses côtés nous reviendrons toujours le chercher. Le mettre devant le fait accompli ne me paraissais pas vraiment la bonne solution. " « Tu sais que rien ne te presse à reprendre le travail. Si tu veux prendre plus de temps ou… Même te consacrer à Luka, je n’y vois pas d’inconvénient. Je veux juste que tu trouves ton équilibre. » Et s’il passe par le fait de devoir assumer un peu plus, ça ne me dérange pas de m’y coller. Je prendrais d’avantages de patients, comme par exemple dans les prisons, ça paye bien ce genre de choses, et puis ça me donne une sécurité supplémentaire. Je ne suis pas contre les heures supp, je veux que Jane puisse profiter pleinement de sa vie de maman et surtout éviter de la voir s’écrouler en larmes un soir sur deux parce que son fils lui manque. Je rajoute qu’elle est particulièrement jolie, et pose une main sur sa cuisse. C’est sans doute dingue de désirer autant sa femme même après tant d’années. " Tu n’es pas mal non plus ! " Je glisse une main dans ses cheveux blonds quand elle pose sa tête sur mon épaule. " Encore une journée riche pour notre bébé. Je crois qu'il cherche déjà à se mettre debout. Il n’y arrive pas vraiment pour l’instant mais je t’avoue que ça m’effraie autant que ça me fascine. " Tout ça me donne à réfléchir et je pose mon regard sur la table basse. « Donc ça, ça va finir au garage. » Hors de question que je ne prenne le risque que Luka ne se cogne la tête sur un coin de la table. Il est encore trop petit pour se cogner à la table du salon, et s’il prend le canapé par inadvertance, il n’y a pas grand risque. " Je suis désolée mon amour, je gamberge ici toute la journée en pensant à ce qui convient le mieux et prends des décisions sans t’en parler... Ce n’est pas vraiment un revirement, juste une suite logique. Tu as passé tellement de temps à préparer sa chambre que cela ne me semblait qu'une simple formalité. Il faut qu'il apprenne à s’endormir dans différents endroits et c’est important qu’il apprivoise son propre espace... et que nous, nous nous réapproprions le nôtre. " Je me tourne face à elle et prend ses mains dans les miennes. « Et en mettant de côté tout ce langage psy mon amour ? Pour se concentrer sur ce que TOI tu veux vraiment ? » Je la sens peu convaincue par son propre discours, totalement clinique et rassurant pour elle-même. « Si tu as encore besoin qu’il soit près de nous la nuit, alors il le sera. Je ne veux pas t’en séparer, ni même m’en séparer moi-même ma puce. Même si j’aimerais profiter de toi un peu plus souvent. Mais tu as deux hommes dans ta vie à présent. » Je la fais grimper sur mes genoux afin de pouvoir lui parler droit dans les yeux. Je me saisis de ses joues et l’embrasse tendrement. « Je pourrais voir plusieurs femmes en toi. Là tout de suite tu es la mienne. Et puis dans quelques instants, quand je t’aurais retiré ça, tu serais mon amante. Et puis quand j’aurais fini de te prouver à quel point j’ai encore la forme, et à quel point tu es désirable, tu redeviendrais la mère de mon fils. Qu’est-ce-que tu en penses ? » Déboutonnant déjà un peu sa chemise.

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Sujet: Re: [Terminé] Nouveau départ ? [Jane Invanov] ( le Ven 2 Fév 2018 - 18:35 )

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Jane & Nicolaï Invanov

Qui a dit que la vie de mère au foyer était simple à gérer ? C’est difficile de répondre aux attentes de chacun tout ne sachant pas toujours identifier les besoins des personnes qui vous sont pourtant le plus chères. Essayer de faire de son mieux ne veux pas dire éviter les erreurs... d’autant plus en matière d’éducation.
Tous les papas et mamans de la terre me comprendront aisément, il n’y a pas d’amour aussi fort, aussi inconditionnel que celui que l’on éprouve pour son enfant, et c’est en cela que réside la difficulté d’être parents. Il faut parvenir à trouver le juste milieu, le point d’équilibre entre la possibilité de laisser son bébé grandir et accéder à une certaine forme d’autonomie et la tentation de le surprotéger. Les deux ne vont pas de paire... forcément. Je crois que nous n’avons pas fini de nous faire des cheveux blancs et que les années à venir donneront lieu à de nombreuses discussions comme celle que nous avons maintenant. 

« Tu sais que rien ne te presse à reprendre le travail. Si tu veux prendre plus de temps ou… Même te consacrer à Luka, je n’y vois pas d’inconvénient. Je veux juste que tu trouves ton équilibre. » Tout serait sans doute plus facile si je restais à la maison mais cette solution ne me parait pas vraiment envisageable. A mon âge on perd rapidement sa crédibilité professionnelle lorsque qu’on arrête brusquement d’exercer et ce n’est pas Nicolaï qui me dira le contraire. Lui-même travaille d’arrache-pied pour ne pas usurper la confiance que lui ont accordé ses supérieurs en l’engageant. " En te regardant te sacrifier pour nous, rallonger encore tes journées à l’hôpital ! Il en est hors de question ! Ce ne serait ni juste pour toi, ni pour Luka. Notre fils a besoin de son papa... et moi je serai ravie de te voir plus souvent à la maison. " Je me blottit contre lui. " Par contre pourquoi ne pas envisager un mi-temps ? " Ça me parait soudainement la meilleure des solutions, j’aurais dû y songer bien avant. 

Nous continuons d’aborder sans nous lasser notre sujet préféré et je lui affirme que notre bébé tente de se lever. Son regard se porte sur la table basse en face de nous. « Donc ça, ça va finir au garage. » " Pas forcément... Dans un premier temps elle sera son meilleur allié pour l’aider à se redresser. Ensuite elle l’obligera à comprendre comment contourner les obstacles. Il le faut absolument, nous ne pourrons pas être derrière chacun de ses pas pour l’empêcher de tomber. " Je reviendrai sans doute sur mes bonnes intentions au premier hématome et me promets de sécuriser les coins de cette fichue table le plus tôt possible.
Avec autant d'amour que de compréhension, Nicolaï attrape mes mains et les serre tendrement dans les siennes. « Et en mettant de côté tout ce langage psy mon amour ? Pour se concentrer sur ce que TOI tu veux vraiment ? » " Je veux qu’on apprenne à faire confiance en Luka et en ses capacités. Surtout je souhaite que nous ne nous laissions pas guider nos choix par la peur. Je sais que c’est plus facile à dire qu’à faire et je n’y arriverai pas sans ton soutien. " Nicolaï n’abonde pas forcément dans mon sens, mais cherche néanmoins à m’apaiser. « Si tu as encore besoin qu’il soit près de nous la nuit, alors il le sera. Je ne veux pas t’en séparer, ni même m’en séparer moi-même ma puce. Même si j’aimerais profiter de toi un peu plus souvent. Mais tu as deux hommes dans ta vie à présent. » " Je sais qu’il y a deux hommes dans ma vie... et je ne veux surtout pas en aimer un au détriment de l’autre. " Nous venons à peine de nous retrouver et je n’ai aucune intention de voir notre couple s’enliser comme je l’ai fait pendant des années. Comme toujours, il lit dans mes pensées et m’invite à monter sur ses genoux pour tenter une fois de plus de me rassurer. « Je pourrais voir plusieurs femmes en toi. Là tout de suite tu es la mienne. Et puis dans quelques instants, quand je t’aurais retiré ça, tu serais mon amante. Et puis quand j’aurais fini de te prouver à quel point j’ai encore la forme, et à quel point tu es désirable, tu redeviendrais la mère de mon fils. Qu’est-ce-que tu en penses ? » " Que c’est exactement ce que j'essaye de t’expliquer mon cœur. Je ne veux renoncer à rien. Je veux être toutes ces femmes tour à tour... Je t’aime Nicolaï, sans doute jusqu’à la fin des temps, et je chercherai toujours un moyen de te prouver combien tu comptes pour moi. " Je l’imite et enlève les boutons de sa chemise pour découvrir son torse. Mes lèvres se baladent dans son cou et remontent jusqu’à son oreille. " Que j’ai hâte de voir à quel point tu es en forme champion. " Sa réaction ne se fait pas attendre, il emprisonne ma bouche passionnément tandis qu’une de ses mains passe dans mon dos pour dégrafer mon soutien-gorge. Elle se promènent le long de ma colonne vertébrale avant de venir titiller ma poitrine déjà figée par la douce pression de ses doigts. Je cherche à enlever la ceinture de son pantalon, mais un bruit arrête notre élan. Luka est réveillé... Nicolaï a sans doute raison, mon choix était peut-être prématuré. Je souris en pensant que cette interruption n'est que le début, et que beaucoup d’autres viendront. " Je crois que je ne suis pas la seule à vouloir t’embrasser... Vas y je vous rejoins dans un instant. " Il me serre contre lui avant de se précipiter dans les escaliers en reboutonnant sa chemise. En préparant le biberon de Luka j’entends la voix de son père se diffuser au travers de l’interphone. Il essaye de calmer son fils en lui parlant, parfois italien mais principalement en russe comme s’il voulait partager avec lui un secret.


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Sujet: Re: [Terminé] Nouveau départ ? [Jane Invanov] ( le Lun 5 Fév 2018 - 16:07 )

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Notre couple va devoir s’adapter à tout un tas de choses, notamment au fait que notre fils prendra d’autant plus de place que nous sommes à présent des parents pleins et entiers, et nous avons tellement peur de louper le moindre détail important à son développement que nous mettons tout en œuvre pour qu’il soit le mieux possible, son éducation et ses besoins, seront comblés plus que de raison. J’ai confiance en nous et plus confiance en ma femme qu’elle ne l’a elle-même. Mais ça fait aussi parti de mon rôle.
Je propose à ma femme de prendre quelques heures de plus pour lui faciliter les choses avec notre fils. Mais j’essuie un refus catégorique.
" En te regardant te sacrifier pour nous, rallonger encore tes journées à l’hôpital ! Il en est hors de question ! Ce ne serait ni juste pour toi, ni pour Luka. Notre fils a besoin de son papa... et moi je serai ravie de te voir plus souvent à la maison. Par contre pourquoi ne pas envisager un mi-temps ? " Je tourne la tête vers elle, séduit par cette idée. « Tu ne lâcherais ni tes patients, ni la maison. Ça me semble être une bonne idée, non ? » Je veux surtout qu’elle se sente en accord avec sa place, et son rôle dans notre foyer. Parce que si sa vie de femme va changer, tout changera autour, et elle doit se sentir comme il se doit, elle doit se sentir bien. Je ne comprends de toute façon pas comment elle pourrait tout gérer sans finir par faire une dépression.

C’est ensuite sur la table basse que nous portons le sujet de notre discussion. Je n’ai qu’une crainte, c’est qu’il se blesse, je culpabiliserais tellement… Je ne veux pas que quoi que ce soit risque de lui faire mal, de l’empêcher d’évoluer. Nous avons mis des bloques portes un peu partout même s’il ne se tient pas encore debout, on ne sait jamais ! Je pourrais presque me recycler dans la sécurité à force de penser à tout. " Pas forcément... Dans un premier temps elle sera son meilleur allié pour l’aider à se redresser. Ensuite elle l’obligera à comprendre comment contourner les obstacles. Il le faut absolument, nous ne pourrons pas être derrière chacun de ses pas pour l’empêcher de tomber. " « Mais ça nous rassurerait. » Constatais-je sans me cacher du fait que je me trouve être un éternel angoissé en tant que papa. « Je te propose qu’on la garde pour le moment et que si on commence à sentir que c’est dangereux, on en trouvera une qui ne fait pas mal. » Je me sens vulnérable, c’est encore tout nouveau pour moi cette place. " Je veux qu’on apprenne à faire confiance en Luka et en ses capacités. Surtout je souhaite que nous ne nous laissions pas guider nos choix par la peur. Je sais que c’est plus facile à dire qu’à faire et je n’y arriverai pas sans ton soutien. " « C’est mal de vouloir le protéger de tout ? » Je lui demande, sincèrement. Je suis psy, elle aussi, mais ça ne veut pas pour autant dire que nous savons quoi faire en toute circonstance. " Je sais qu’il y a deux hommes dans ma vie... et je ne veux surtout pas en aimer un au détriment de l’autre. " « Mais je suis grand, je peux me faire une raison ma chérie. » Je l’embrasse délicatement, et amoureusement. Je veux lui assurer le fait que je suis prêt à faire des tas d’efforts de sacrifices, à la comprendre quant à ses changements de comportement, sans pour autant m’en formaliser.

Les choses commencent à prendre une autre tournure. Même si nous nous voyons tous les jours comme d’habitude, notre rôle et notre place ici changent, malgré tout. Alors il nous faut garder à l’esprit que nous sommes toujours un couple. " Que c’est exactement ce que j'essaye de t’expliquer mon cœur. Je ne veux renoncer à rien. Je veux être toutes ces femmes tour à tour... Je t’aime Nicolaï, sans doute jusqu’à la fin des temps, et je chercherai toujours un moyen de te prouver combien tu comptes pour moi. " « Je n’ai jamais douté de ça mon amour. Mais si tu as vraiment besoin de me persuader… » Je souris au travers de mes lèvres collées aux siennes et glisse une main sous son chemisier. La température se réchauffe rapidement entre nous, et je suis prêt à passer à la vitesse supérieure, en procurant un plaisir tout personnel à ma femme quand… " Je crois que je ne suis pas la seule à vouloir t’embrasser... Vas y je vous rejoins dans un instant. " Ma main sur sa cuisse glisse en sens inverse et voilà que je dois reprendre mes esprits pour ne pas flancher. Ma femme est trop belle pour rester indifférent mais nous n’avons pas le choix. Je me redresse et reboutonne ma chemise pendant qu’elle ajuste ses propres vêtements. « Je te préfère sans… » Glissais-je à son oreille avec un sourire malicieux avant de monter chercher mon fils.

« Alors petit gars, tu dors pas ? » Je dois reconnaître le plaisir que j’ai à monter le chercher moi-même, peu importe le moment qu’il vient d’interrompre, ce sera simplement remis à plus tard. J’admire toujours autant ma faculté à pouvoir calmer ses pleurs par le son de ma voix, ou ma présence, même si Jane fait ça beaucoup mieux que moi. Je le prends délicatement contre moi, le berce un peu et récupère sa tétine pour le faire patienter. Je lui parle en russe, j’ai l’impression que ça le rassure un peu. Nous descendons tous les deux, et Jane est déjà prête avec son dernier repas de la journée. « Je peux m’en occuper ? » Elle ne semble pas y voir d’inconvénient et je m’installe avec lui sur le canapé. Peu de temps après, alors que Jane semble occupée à ranger la cuisine, je crois que mon fils s’endort sur son repas. Elle finit par nous rejoindre mais je ne suis pas à l’aise pour autant, n’ose pas bouger et ait la profonde peur de le réveiller. « Je dois faire comment maintenant ? Je crois qu’il dort… » A voix basse. On dirait un ado à qui on a collé son petit frère !

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Jane InvanovLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: [Terminé] Nouveau départ ? [Jane Invanov] ( le Jeu 8 Fév 2018 - 17:46 )

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Vue de l’extérieur je crois que nous devons être risibles avec toutes nos interrogations, fondées ou non, sur la manière de procéder au mieux pour notre Luka. Mais après tout je crois que nous ressemblons plutôt à deux jeunes parents qui s’inquiètent pour leurs familles. Sans doute qu’à notre âge et avec notre expérience nous devrions être plus sereins, appréhender les événements présents et futurs plus calmement, mais même Nicolaï semble avoir perdu son flegme légendaire. Nous savons l’énorme responsabilité qu’est la nôtre et nous en saisissons les enjeux. « C’est mal de vouloir le protéger de tout ? »  Je le comprends, tellement. Moi aussi j’ai tendance à en faire plus qu’il ne faut... mais Luka n’est plus un nouveau-né. Il a déjà besoin d’être stimulé, d’expérimenter le monde qui l’entoure. " C’est toi qui m’a dit qu’on apprenait de ses erreurs, tu te souviens ? Aussi merveilleux que soit notre bébé, il en fera lui aussi... et en tirera un enseignement. Notre devoir est de lui montrer comment rectifier le tir, pas de l’empêcher de progresser en le préservant de tous les dangers.
Notre comportement s’explique en partie par toutes les difficultés que nous avons rencontrées. Nous l’avons attendu si longtemps que maintenant rien ne nous paraît trop beau pour notre enfant, qu’il n’existe aucun sacrifice auquel nous pourrions consentir pour lui faire plaisir. C’est vrai que je pourrais tout donner à notre petit...tout. Mon temps, mon énergie, mon amour inconditionnel, mon attention quasi permanente. Mais il n’en demeure pas moins que je ne veux absolument pas abandonner ou déserter notre mariage. Si notre bébé est là aujourd’hui c’est avant tout parce que nous nous aimons. Si nous nous replions exclusivement dans notre rôle de parent sans nous accorder de temps, nous nous éloignerons inévitablement l’un de l’autre. Ce n’est pas ce que je veux, ni ne désire. Je souhaite offrir à Luka une famille unie, des parents heureux d’être ensemble.

J’observe mon époux, amoureusement. J’ai l’impression de le voir avec les mêmes yeux que ceux que j’avais quand je n’étais qu’une gamine de 19 ans et qui aurait tout donné pour un regard, un sourire de sa part. Après tout ce temps rien n’a changé, je l’aime toujours autant. Il y a toujours ce je ne sais quoi de magique qui me pousse vers lui. 
A l’époque nous ne nous posions pas autant de questions. Nous vivions au jour le jour sans nous soucier des lendemains. Tout nous poussait l’un vers l’autre et nous ne combattions pas cette inclinaison. Aujourd’hui c’est différent. J’ai la sensation qu’il n’apprécie pas vraiment mon choix ou ne le comprend pas. J’ai peut-être été maladroite en fessant ce premier pas, mais j’aurais sans doute apprécié qu’il fasse preuve de plus de spontanéité, peut-être même qu’il se réjouisse du peu de temps qui nous est accordé. « Mais je suis grand, je peux me faire une raison ma chérie. » Il m’embrasse mais mon cœur se serre, indubitablement. C’est là ou le bât blesse, de raison moi, je n’ai jamais pu m’en faire le concernant. Pas une seule fois je ne me suis résolue à envisager une vie loin de lui, loin de ses bras. Au prix de sacrifices surhumains j’ai attendu qu’il me revienne, ce n’est pas pour qu’il ne voit plus qu’en moi que la mère de son enfant. Je sais qu’il se veut rassurant, que je m’épanouisse en tant que maman. Et je m’y emploie avec autant de plaisir que d’émotion... mais mon bonheur ne serait pas complet si je vois Nicolaï s’éloigner.
J’ai baissé les yeux pendant un court instant en proie à mes questionnements. Mon mari a dû sentir mon désarroi et me prend sur ses genoux. Enfin il entend, enfin il ressent l’amour brûlant encré en moi si profondément. « Je n’ai jamais douté de ça mon amour. Mais si tu as vraiment besoin de me persuader… » Nous rions ensemble, jusqu’à ce que nos gestes deviennent plus passionnés, nos baisers plus empressés. Mais les voyants du baby phone virent aux rouges et les pleurs de Luka retentissent... lui aussi a besoin d’être sécurisé. Nous nous rhabillons alors et essayons de retrouver une posture plus descente. Dans un murmure il prononce les mots que j’attends. « Je te préfère sans… » " Alors ne rate jamais une occasion de me l’enlever...

Un dernier regard amusé et le voilà prêt à retrouver son fils. Je crois qu’il fait de plus en plus confiance en ses capacités pour réussir à calmer son bébé. Il a raison d’y croire, notre enfant ne s’y trompe pas lui. J’entends sa voix, qui apaise Luka. « Alors petit gars, tu dors pas ? ». Sa tendresse est perceptible, même au travers de l’interphone. Notre petit a trouvé le meilleur père qui soit.
Nicolaï redescend avec notre merveille dans les bras et souhaite lui donner son biberon. Je m’affaire dans la cuisine pour leur laisser un peu de temps rien qu’à eux, mais mes deux hommes sont tellement beaux ensembles que je ne résiste pas longtemps à l’envie de les rejoindre. Luka est endormi... déjà.
" Je crois qu’il marche dans tes pas et qu’il deviendra aussi beau parleur que toi... Il n’avait pas vraiment faim, il voulait juste savoir que tu étais là. " Je me blottis contre eux, la tête calée contre l’épaule de mon mari, la petite main de Luka que je serre de la mienne. « Je dois faire comment maintenant ? Je crois qu’il dort… » Sa manière exceptionnellement touchante de douter, m’attendrit.  " Essaye de le remettre délicatement dans son lit mon chéri. S’il se réveille reste un peu près de lui et il se rendormira aussitôt. Allez champion, comptes sur tes pouvoirs de super papa.


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Sujet: Re: [Terminé] Nouveau départ ? [Jane Invanov] ( le Ven 9 Fév 2018 - 0:56 )

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J’ai tellement de mal à doser, à trouver le bon ton, à trouver une place qui ne soit pas dérangeante ni pour Jane et assez efficace pour mon fils. Mon rôle de père, il faut que je l’assume, que je l’endosse et que je m’y sente à l’aise. Tout cela n’est pas impossible, mais ça me demande juste un peu de temps. Je vais finir par trouver, ça n’est pas ça qui m’inquiète, c’est plutôt quand. Je ne veux pas leur faire croire que je ne peux y arriver, je sais que Jane croit en moi mais l’instinct maternel d’une femme est si puissant… que Luka soit son fils biologique ou pas n’entre pas en ligne de compte, elle protègerait les nôtres comme une louve si c’était le cas. Mais j’ai tout de même de la chance, Luka est un enfant relativement sage, et calme, qui ne pose aucun problème à qui que ce soit. Encore moins à sa mère qui s’inquiète parfois de le savoir si calme. Du moment qu’il entend du bruit dans la maison il dort paisiblement. Et je pense pouvoir mettre ça sur le compte de l’orphelinat et de sa courte vie déjà derrière lui. L’agitation du lieu, ça le rassurait forcément. Un orphelinat n’est jamais calme.
" C’est toi qui m’a dit qu’on apprenait de ses erreurs, tu te souviens ? Aussi merveilleux que soit notre bébé, il en fera lui aussi... et en tirera un enseignement. Notre devoir est de lui montrer comment rectifier le tir, pas de l’empêcher de progresser en le préservant de tous les dangers. " « Mais il y a une grande différence entre le laisser tomber pour qu’il se relève tout seul et le laisser s’abimer la tête contre un coin de table. Je sais, je pense toujours au pire. » Et on se met à sourire, complices, parce qu’au fond, je sais qu’elle a la même idée que moi, mais ne la formule pas pour ne pas m’inquiéter. Elle prend trop de choses à sa charge, et ça a toujours été le cas.

Je tiens à la rassurer également sur le fait que je peux attendre un peu, si je dois la partager avec Luka et qu’il en a plus besoin que moi, je peux mettre de côté mon égaux pour laisser la place à mon fils, mais visiblement, ce n’est pas ce qu’elle voulait entendre. « J’ai dit une connerie ? » J’ai subitement à nouveau 19 ans et je tente de la draguer pour lui certifier que la vie parfaite elle se trouve être avec moi, et que si elle me suit, elle ne le regrettera pas. Ça ressemble à un gros mensonge difficile à avaler mais ça peut marcher. En tout cas ça a marché une première fois et j’étais sûr de moi. Aujourd’hui je préfère gérer mon égo moi-même de mon côté et lui laisser l’esprit tranquille et le champ libre pour notre fils. Je ne suis plus un enfant, je dois prendre mes responsabilités mais je dois avouer que je ne suis pas très doué quant à comprendre les femmes, mais surtout la mienne ! Mes patientes me parlent, c’est différent, Jane attend de moi que je devine !
Mais ce sont encore les gestes qui parlent le mieux pour nous ce soir. Mais si notre passion semble intacte, par contre, notre intimité, elle en prend un coup. On ne peut laisser pleurer notre fils pour un moment à nous. On doit rester rusés et s’organiser quand il dort. Je propose de monter et confie quelque-chose à l’oreille de femme, encore galvanisé de notre échange. " Alors ne rate jamais une occasion de me l’enlever... " « Ca peut devenir très dangereux pour toi ça ma chérie… » Je lui souris et monte retrouver mon fils, que j’espère apaiser par mes paroles.

Quand je redescends avec lui, je prends les opérations en main, le repas de ce soir est entre hommes. Mais j’ai bien peur que ce ne soit que peu fructueux, il s’endort sur son biberon. C’est sans doute qu’il n’avait pas faim. " Je crois qu’il marche dans tes pas et qu’il deviendra aussi beau parleur que toi... Il n’avait pas vraiment faim, il voulait juste savoir que tu étais là. " Jane se blotti contre moi, et je pose ma tête contre la sienne. « C’est déjà si malin à cet âge-là ? Et à 15 ans ça deviendra quoi ? » Je pense à son adolescence et espère qu’elle sera plus calme que la mienne, parce que j’en ai fait des conneries à mes parents ado, avant la fac… " Essaye de le remettre délicatement dans son lit mon chéri. S’il se réveille reste un peu près de lui et il se rendormira aussitôt. Allez champion, comptes sur tes pouvoirs de super papa. " « Délicatement on a dit… » Je tente déjà de m’extirper du canapé, ce qui me semble être une mission en soi. Je monte doucement les escaliers non sans jeter des coups d’œil à Jane pour qu’elle m’encourage. Une fois en haut, je dépose mon petit garçon dans son lit. Jusque-là, rien à déplorer, mais c’est en me retournant que je marche sur un jouet qui traine, et qui n’a pas à trainer vu qu’il ne joue pas dans sa chambre. Et merde ! C’est moi qui l’ai fait tomber tout à l’heure, je suis maladroit comme ça n’est pas permis. Je fais tout tomber, ça c’est un fait et Jane n’aime pas me savoir dans la cuisine justement pour ça. Alors je prends le baby-phone et cherche à parler à ma femme. « Maman, bébé et papa ont besoin de toi là, mayde maman, mayde ! » Je ne panique pas, c’est juste que je… Je perds toute virilité et tout assurance, j’en suis bien conscient, mais il pleure et je ne suis pas sûr d’être celui qu’il veut là tout de suite.

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Jane InvanovLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: [Terminé] Nouveau départ ? [Jane Invanov] ( le Jeu 15 Fév 2018 - 23:05 )

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La soirée n’a pas pris la direction que j’espérais, mais néanmoins nous a permis d’avancer. C’est dans notre tempérament de disséquer les choses, de discuter et de confronter nos points de vue... Notre couple a toujours fonctionné de cette manière, nous avons toujours essayé de mettre des mots sur nos émotions et d’en faire une arme de séduction, notre priorité étant de répondre aux besoins de l’autre avant de penser à nous-mêmes. Enfin jusqu’à ce que ma parole ne se tarisse et que je ne me replie sur moi. J’étais alors trop pétrifiée pour pouvoir parler, anéantie par le chagrin et la douleur de ne pas avoir de famille à lui offrir, à nous donner. Le désir de devenir maman s’est assurément mué en besoin viscéral, impétueux et impérieux, condamné à être inassouvi et destructeur. J’avais honte de moi, je me détestais de ne pas être comme toutes les autres femmes, et d’être contrainte malgré moi de décevoir le seul homme qui a toujours compté. Il ne m’a jamais rien reproché, à tenté de me soutenir de son mieux. Il s’effaçait même devant ma peine, mais était trop impliqué pour m’aider à dépasser mes remords et mes regrets.
C’est durant cette période qu’il l’a rencontré. Elle lui a offert, selon moi, une échappatoire, un moyen de contourner notre souffrance, et même si je sais qu’il a éprouvé de réels sentiments à son égard, je crois que si nous avions été parents ou en passe de l’être sa détresse ne l’aurait pas touchée outre mesure. Il aurait pu rester le grand professionnel qu’il a toujours été au lieu de vouloir à tout prix se prouver qu’il était capable de la sauver. À l’instant précis où ils se sont rencontrés, c’est avant tout dans cette sensation de désespoir qu’ils se sont reconnus et aimés. Leur relation n’a jamais eu les mêmes bases que la nôtre, et de toute façon n’a pas pu s’épanouir comme elle l’aurait du. Je reste convaincue que quand deux personnes sont intimement persuadées d’être avec celui ou celle pour qui elles sont destinées, rien ne peut les séparer. Nicolaï lui ne m’a pas quitté et j’aime à penser que c’est parce qu'au fond de lui, il a toujours su que c’était avec moi qu’il finirait ses jours. Tous nos souvenirs communs, notre passif, notre histoire vieille de vingt ans, même si elle a connu des hauts et des bas, elle ne pourra jamais nous l’enlever.

Toujours est il que maintenant nous avons concrétisé notre désir de devenir parents. Évidemment, notre joie est immense et notre bonheur intense. Pour autant, nous tâtonnons pour savoir comment nous comporter avec notre fils et je dois bien avouer que ce n’est pas aussi facile que je le pensais. Il faut composer avec certaines variables que je ne peux pas maîtriser et ça m’effraie. Mais je dois surtout surmonter mes peurs, accepter que je vais faire des erreurs. Nous finirons par trouver le meilleur moyen de nous conduire avec lui, nous l’aimons plus que tout et c’est sûrement l’essentiel. Assise auprès d’eux deux, je sens que nous formons une famille indestructible et soudée. Malgré nos hésitations, nous ferons face aux difficultés. « C’est déjà si malin à cet âge-là ? Et à 15 ans ça deviendra quoi ? » Ça me parait loin et pour l’instant, je n’arrive pas à projeter sur mon bébé si parfait l’image d’un adolescent belliqueux et boutonneux. " Je ne sais pas, on avisera à ce moment-là. Pour l’instant c’est facile il a juste besoin d’aller se coucher. "
J’aime voir mon mari désarmé et je ne boude pas le plaisir de le regarder si attentionné avec notre fils en prenant mille précautions simplement pour se lever du canapé. « Délicatement on a dit… » Je hoche la tête et les regarde s’éloigner le cœur rempli d’une certaine fierté. Je mesure surtout la seconde chance qui nous est accordée. Une fois qu’ils ont disparu, j’attrape mon verre et rêvasse à la dernière phrase de Nicolaï avant que nous soyons interrompus. Ça peut devenir très dangereux pour toi ça ma chérie… Un sourire en coin, j’imagine que c’est de moi dont il devrait avoir peur. Ces quelques mots n’ont fait qu’attiser un peu plus mon envie d’être dans ses bras.
Perdue dans mes pensées, je sursaute en entendant mon mari crier et Luka pleurer. « Maman, bébé et papa ont besoin de toi là, mayde maman, mayde ! » Une boule au ventre et en courant, j’emprunte moi aussi l’escalier pour les rejoindre. En arrivant je suis soulagée de constater que notre petit est toujours entier. Sa girafe Sophie est à terre et je suppose que Nicolaï a réveillé son fils en marchant dessus. Ce dernier est totalement paniqué et pousse des chuts sonores et désespérés. Il caresse doucement le ventre de Luka qui ne se résigne pas à vouloir se calmer. Sans réfléchir, j’agrippe mon bébé et le serre contre moi, comme j’ai l’habitude de faire à chaque fois qu’il sanglote. " Tu as eu peur mon ange, maman aussi... Tu vas vite t’apercevoir que ton papa est parfois un grand nigaud. " Ma main libre essuie les larmes de mon petit garçon et caresse tendrement sa joue. Je fredonne sa chanson préféré en le couvant des yeux... Les siens ne tardent pas à se refermer. Pourtant, mes jambes tremblent et je glisse le long du berceau. Nicolaï nous rejoint l’air tellement embarrassé que j’ai beaucoup de mal à réfréner le fou rire qui menace d’éclater. " Tu ne penses pas qu’on ressemble à deux idiots ? Il va nous falloir encore combien de temps avant d’apprendre à relativiser ? "

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Nicolaï InvanovLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: [Terminé] Nouveau départ ? [Jane Invanov] ( le Mer 21 Fév 2018 - 14:48 )

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Je n’ai pas toujours été fidèle à mon couple, ni à ma femme. C’est une période passée mais ça a existé. Je ne regrette pas ces moments passés, mais je regrette le mal que j’ai pu faire à tout le monde. A l’une comme à l’autre. Si Lorelei a fini par partir c’est qu’elle n’était sans doute pas heureuse et Jane, elle a sans nul doute beaucoup souffert aussi de savoir que j’ai pu fauter. Mais si tout ça est derrière nous, ça fait partie des épreuves ayant jalonnées notre mariage. Ça fait partie aussi de ce qu’on doit prendre en compte pour parler de notre force.
On évite de trop s’analyser l’un et l’autre, ça devient vite un enfer pour les psys sinon, mais on arrive à trouver un compromis entre les deux.

Nous nous posons des tas de questions que nous n’avions jamais eu à nous poser jusqu’alors. Et je peux vous dire qu’il n’y a rien de plus perturbant. Jane semble gérer ça comme si tout était normal, elle ne donne pas l’impression de douter, jamais, et je ne sais pas ocmment elle s’y prend, si elle a un secret, qu’elle m’en fasse part tout de suite ! " Je ne sais pas, on avisera à ce moment-là. Pour l’instant c’est facile il a juste besoin d’aller se coucher. " Puisque c’est tout… Je tente de me lever sans faire trop de bruit et sans trop perturber mon fils non plus. Tout un art, je vous permets de le croire. Jane a même l’air de s’en amuser et je veux bien concéder le fait que ce soit drôle.

Et si je fais le beau en montant, une fois mon fils dans son lit, je me pense être un héros, un vrai héros qui sait coucher son propre enfant. Tu parles, j’ai la maladresse tenace et c’est Sophie la girafe qui finit par trinquer. Malgré moi, je précise. Et je m’empresse d’appeler ma femme à l’aide, elle est la seule à avoir la solution pour tout ça. Elle seule saura gérer la situation. Une fois Jane dans la chambre, elle prend ma place pour apaiser notre fils. Je pense que Luka est plus apte à se laisser calmer par sa mère plutôt que moi, ce qui n’est pas tout à fait anormal. Je soupire de soulagement quand enfin il cesse de hurler, et semble s’apaiser. " Tu as eu peur mon ange, maman aussi... Tu vas vite t’apercevoir que ton papa est parfois un grand nigaud. " Je me gratte la tête, un peu gêné. « C’est Sophie, elle était au milieu. » Je préfère le dire, au cas où elle n’aurait pas analysé ça toute seule.
Je la sens fébrile, et enfin elle se laisse tomber contre le lit à barreaux et j’en fais autant. Luka s’est même déjà rendormi. " Tu ne penses pas qu’on ressemble à deux idiots ? Il va nous falloir encore combien de temps avant d’apprendre à relativiser ? " « Des années je crois. Et encore, je ne sais pas si ça s’arrête un jour. Petits enfants, petits soucis, grands enfants, grands soucis. » Je connais l’adage et pour l’instant ça me paraît déjà tellement compliqué que je crains la suite. « Je crois qu’il dort. Tu veux le recoucher ? » Je ne propose même pas de le faire moi-même, je ne le sens pas du tout pour être honnête.
Jane s’y applique et nous sortons à pas de loups, Sophie ne fut pas victime de mes pas maladroits cette fois. Jane referme la porte en emportant le babyphone. « Tu crois qu’il est parti pour la nuit ? Parce qu’on a des choses à finir nous. » Je n’ai rien oublié de tout ça, mais je vous avoue que les dernières minutes étaient un peu trop occupées par mon fils et ses pleurs de panique.

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Sujet: Re: [Terminé] Nouveau départ ? [Jane Invanov] ( le Ven 23 Fév 2018 - 21:32 )

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Former une famille, c’est tout ce que j’attendais, ce que j’espérais. Le chemin a été long et tortueux mais finalement nous a conduit vers Luka.
Dès que j’ai pris conscience que l’adoption était notre seule chance de devenir parents et que je me suis penchée sérieusement sur la question, j’étais seule à Tenby. Seule, et en proie avec mes interrogations. Nicolaï venait de s’en aller vers l’Italie et sa détermination à tout quitter a été l’électrochoc qu’il me fallait. Il était près à tourner la page à reprendre le cours de sa vie. Notre histoire aurait pu elle aussi s’achever ainsi.
Le choix qu’il me restait ? Envisager de vivre sans lui ou m’accrocher. Tout recommencer ou tout abandonner ? Notre mariage, nos projets...

Je me souviens du jour où j’ai tapé fébrilement le mot adoption dans un moteur de recherche. Assise devant mon bureau des centaines de visages d’enfants me sont apparus, tous plus beaux les uns que les autres, mais tellement irréels. Je n’ai eu le courage de cliquer sur aucun lien, j’ai éteint l’ordinateur rageusement et me suis réfugiée dans le vieux fauteuil de mon mari en serrant notre plaid venu d’Ecosse pour me protéger. Comme moi ces objets avaient été laissés là, semblables à des reliques du passé. Je sentais les larmes rouler sur mes joues tels un torrent intarissable et incontrôlable. Je m’y suis endormie, recroquevillée contre le dossier, sans doute pour rester proche de lui, incapable de retrouver un lit vide et glacé, celui qu’il avait déserté... 
Au réveil j’étais pourtant animée d’une énergie nouvelle. Cette fois ma décision était ferme et sans appel. Convaincue de ne pouvoir m’en sortir seule j’ai contacté un avocat spécialisé dans ce genre de démarche. Il m’a écouté, comprit ma demande et aidé à faire les choix qui s’imposaient. C’est lui qui a contacté l’ambassade d’Ukraine et m’a proposé plusieurs enfants susceptibles d’être adopté. J’ai lu chaque dossier attentivement, plusieurs fois. Mais c’est celui de Luka qui m’a le plus touché. Pour la seconde fois de ma vie j’ai été frappé par l’évidence... la même conviction, la même petite voix qui m’avait soufflé vingt ans plus tôt que Nicolaï était l’homme de ma vie. Le plus dur restait pourtant à faire... convaincre mon mari. J’étais dans mes petits souliers en lui tendant les quelques feuilles qui décrivaient celui qui allait devenir notre petit garçon, alors qu’il était assis dans ce même fauteuil qu’il venait de retrouver.

Si aujourd’hui j’ai l’air sûre de moi dans ma manière de faire avec notre bébé, c’est que ma bataille je l’ai déjà mené. Pourtant je ne suis pas aussi forte que je voudrais le faire croire. Je donne l’illusion d’être assurée et confiante alors que tous les jours j’ai peur de me tromper. Mais Nicolaï est là pour m’épauler. Il est ma force, ma moitié... Mais même à nous deux, nous sommes complètement démunis face aux cris de notre fils. Combien de temps encore va-t-il nous falloir pour ne pas accourir aux pleurs de Luka et ne pas les interpréter à chaque fois comme des appels au secours désespérés ?
« Des années je crois. Et encore, je ne sais pas si ça s’arrête un jour. Petits enfants, petits soucis, grands enfants, grands soucis. » Je ne lui dis pas que je déteste ce proverbe. S’il est vrai comment allons-nous faire pour acquérir un peu de sérénité ? Ma main a quitté la joue de mon fils pour se poser sur celle de mon mari. Le pauvre, je pense qu’il a vraiment paniqué. « Je crois qu’il dort. Tu veux le recoucher ? » Il m’aide à me lever et je pose aussi doucement que possible ma merveille dans son lit. Ses petits points sont toujours fermés, heureusement cette fois, nous y sommes arrivés. Nous savourons notre prouesse, une petite victoire de plus pour les Invanov... coucher leur bébé ! « Tu crois qu’il est parti pour la nuit ? Parce qu’on a des choses à finir nous. » " Une nuit entière je crois que c’est beaucoup demandé... Mais avec un peu de chance on aura même le temps de manger ! " Je me dirige vers notre chambre sans me retourner. En même temps, je commence à me dénuder. 

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( chemical love )
Oh I beg you, can I follow ? Oh I ask you, why not always ? You're my river running high. Run deep, run wild. I, I follow, I follow you. Deep sea baby, I follow you. I, I follow, I follow you. Dark doom honey, I follow you




Dernière édition par Jane Invanov le Ven 2 Mar 2018 - 0:46, édité 1 fois
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