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- [Terminé] Nouveau départ ? [Jane Invanov] -

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Nicolaï InvanovLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: [Terminé] Nouveau départ ? [Jane Invanov] ( le Dim 25 Fév 2018 - 0:55 )

Family Affair
Jane & Nicolaï Invanov

Loin d’avoir été le mari idéal ces derniers temps, j’ai meme fui mon mariage, et mon propre foyer. Jane a toujours fini par tout apprendre, dont la tromperie, chose dont je me serais bien passée. Tout ça s’est passé il y a des années, mais ça s’est quand même passé. Et encore une fois j’ai fini par fuir mes responsabilités. Je me suis promis, depuis que j’ai vu le visage de Luka et réussi à imaginer qu’il était à présent mon fils, que tout ça, ça m’était désormais interdit. La lâcheté. Non seulement Jane en a assez vu, mais je refuse d’être cet homme, celui que j’ai pourtant été et que je déteste un peu plus chaque jour.
Les choses vont changer et elles ont déjà commencé à le faire. A présent je suis un homme responsable avec un nouveau job et un équilibre nouveau, je suis également père de famille, et ça n’est pas rien, je n’ai plus le droit de faillir parce que je mets en péril l’équilibre de tout le monde, c’est à moi de faire le nécessaire, je crois que j’en ai pris conscience à l’aéroport.

Mais pour l’heure, la difficulté à affronter est sans doute l’angoisse de notre fils. Ou plutôt celle que l’on développe nous même à son égard et à l’égard de son comportement. Il se met à pleurer, comme tout bébé, au moindre besoin. Seulement l’interpréter, est encore une autre paire de manches. Je sais que Jane culpabilise de ne pas l’avoir porté, et de ne pas comprendre chacune de ses intonations. Seulement ça ne va pas pouvoir être le cas à chaque étape de sa vie. Quand il sera ado et que tout se bousculera dans sa tête, elle aura beau faire tout son possible, elle ne parviendra pas mieux que maintenant à le comprendre. Même moi, qui suis pourtant passé par là à une étape de ma vie, aura beaucoup de difficultés à le faire.
Mais ma femme – toute parfaite qu’elle est – parvient enfin à le coucher sans dommages, et surtout sans le réveiller. Et c’est donc à pas de loup que nous rejoignons le couloir en refermant la porte avec le plus de délicatesse possible.

" Une nuit entière je crois que c’est beaucoup demandé... Mais avec un peu de chance on aura même le temps de manger ! " Elle se dirige vers la chambre en s’effeuillant, sous mon regard plein d’appétit. Je ne saurais trop dire si je ressemble à un ado surpris ou plutôt au mari désireux, toujours est-il que je ne perds pas de temps à la rejoindre dans la chambre, déposer le babyphone sur la commode et refermer derrière nous, admirant le spectacle offert par ma femme. « Si j’ai bien compris j’ai intérêt à faire vite et bien ? » Je retire ma chemise, m’approche d’elle et la coince entre le mur et mon propre corps à moitié dénudé. « Et si je te dis que j’ai aussi besoin d’une douche, tu crois qu’on peut trouver le moyen de gagner du temps ? » Je lui souris, prenant son visage entre mes doigts pour l’embrasser avec une infinie douceur, avant de la pousser vers la salle de bain attenante, la guidant jusque dans la cabine de douche. Je retire mon pantalon et mon dernier sous-vêtement, avant de la rejoindre sous l’eau qui coule déjà, chaude. « C’est le pragmatisme qu’on est en train d’apprendre, à défaut que ce soit la relaxation. » Stressés, nous le sommes, mais il va falloir qu’on apprenne à se détendre. Je glisse mes mains sur le corps de la sublime femme dont j’ai la chance de profiter. « Madame Invanov, je crois que nous avons du temps à rattraper. » Je m’arrange pour glisser une main derrière sa cuisse, pour la ramener à moi et laisser le désir s’emparer de mon corps et le rendre opérationnel. Je dépose des baisers dans son cou, ma main libre remonte dans sa nuque et redescend dans son dos, lui arrachant quelques frissons que j’aime tant ressentir quand je la tiens entre mes bras. « Tu me manques. » Capturant mes lèvres des siennes, faisant rempart de mon corps de l’eau qui pourrait éclabousser le visage de ma femme.

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Jane InvanovLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: [Terminé] Nouveau départ ? [Jane Invanov] ( le Lun 26 Fév 2018 - 22:37 )

Nouveau depart ?
Jane & Nicolaï Invanov


Je n’avais pas anticipé l’effet que Luka produirait sur notre couple. Je n’osais plus y croire et alors même qu’il n’était encore qu’une éventualité il nous a rapproché. Longtemps j’ai cru qu’il avait oublié, qu’il ne se souviendrait jamais de l’amour fou qui nous unissait. Mais nous nous sommes précipités à corps perdu dans cette nouvelle aventure et elle nous a permis d’inscrire une nouvelle page dans notre histoire... ou nous inciter à la reprendre là ou nous l’avions laissé.

Être parents est en réalité loin de ce que j’imaginais... Avant tout, on pense devenir une personne plus responsable puisqu’elle a en charge la vie et le bien être d’une autre. Dans une certaine mesure c’est vrai. Je me consacre entièrement à Luka et je suis fière d’être une maman à part entière. Je fais des choix pour que mon bébé se sente aimé mais décider pour quelqu’un d’autre n’est pas aussi évident qu’il n’y parait. Et encore... mon fils est un amour d’enfant et heureusement que je le vois autant sourire que pleurer. C’est une vraie bénédiction de l’avoir trouvé.

Maintenant qu’il est là il y a une autre donnée que nous ne pouvons négliger. Le temps. Il nous échappe, file à tout allure et c’est difficile d’avoir un peu d’intimité. Mais ce soir j'ai décidé de ne pas renoncer.
Dans le couloir redevenu silencieux je commence à me déshabiller. Je ne vois pas la réaction de Nicolaï mais j’entends ses pas derrière moi. J’ai l’impression que les rôles sont inversés...d’être une ado qui a peur de ses parents et qui doit se dépêcher de faire ses conneries avant de se faire choper. Ça me fait plaisir de penser que les personnes dignes de confiance que nous sommes devenues s’oublient de temps en temps. Et la tension monte d’un cran.  Mon ventre se serre. Finalement nous devrions remercier Luka de nous forcer à ruser pour nous retrouver. Il crée l’urgence, celle à laquelle il est difficile de se soustraire, de s’échapper. 
Arrivée dans la chambre j’enlève mes derniers vêtements sous les yeux de mon mari. « Si j’ai bien compris j’ai intérêt à faire vite et bien ? » Je hoche la tête de droite à gauche. " Non pas vite... Bien je n’en doute pas. Heureusement pour moi il te reste quelques domaines de compétences ou tu oublies d’être maladroit. " En enlevant sa chemise il ne peut s’empêcher d’afficher un sourire satisfait, et me rejoint de sa démarche assurée. Au bout d’autant d’année je n’arrive toujours pas à comprendre quel est son secret pour trouver le moyen le plus sûr de me faire chavirer. 
Je le connais, je sais qu’il va se coller à moi et ensuite faire une pirouette pour se dérober. « Et si je te dis que j’ai aussi besoin d’une douche, tu crois qu’on peut trouver le moyen de gagner du temps ? » Je ne peux m’empêcher de rire contre ses lèvres tandis que nous rejoignons la salle de bain en nous embrassant. J’ai un peu froid complètement nue et je me jette sous l’élégante douche à l’italienne. On a fait du chemin depuis vingt ans, et nos petites chambres d’étudiants. Je laisse l’eau chaude me réchauffer avant de me retourner vers mon mari. « C’est le pragmatisme qu’on est en train d’apprendre, à défaut que ce soit la relaxation. »  " Ce soir je parierai que nous allons réussir à allier les deux. " Je le dévisage sans vergogne et laisse mon regard s’attarder sur ses épaules contre lesquelles je meurs d’envie de me réfugier. « Madame Invanov, je crois que nous avons du temps à rattraper. » " Monsieur Invanov, vous n’avez pas idée !  " Son corps nu contre le mien, sa main qui soulève doucement ma cuisse tandis que l’autre caresse nonchalamment mon dos me fait déjà tout oublier. Je resserre l’étreinte entre nous et profite de chaque instant qui nous est accordé. « Tu me manques. » " Serres moi contre toi. Je suis là."  Tout près, toujours. Je sens mon cœur près à exploser, j’ai l’impression d’être comblée. Notre bébé dort maintenant tranquillement et dans mes bras j’agrippe de toutes mes forces le seul homme que j’ai toujours adoré. Je ne pensais pas que c’était possible mais c’est une réalité... Je l’aime plus que jamais. 

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Dernière édition par Jane Invanov le Ven 2 Mar 2018 - 0:45, édité 1 fois
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Sujet: Re: [Terminé] Nouveau départ ? [Jane Invanov] ( le Jeu 1 Mar 2018 - 23:58 )

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Jane & Nicolaï Invanov

Je crois que si nous savions plus ou moins à quoi nous attendre quant à une adoption, ce que nous avions eu du mal à anticiper, était le manque de sommeil et de temps. On s’est toujours dis qu’il aurait sans doute du mal à trouver sa place ici, qu’il lui faudrait un temps d’adaptation et lui installer toute une chambre et un coin à lui, faire de lui notre priorité, et ça ne nous posait pas le moindre souci mais nous avions peu réfléchi à l’aspect pratique. Je ne regrette rien de notre geste, bien au contraire, ça me surprend toujours de voir qu’un si petit bout de chou peut retourner à ce point notre quotidien et nos habitudes.
Nous parvenons à le laisser dans sa chambre, dans son lit, endormi et parti pour la nuit, enfin à ce qu’on espère. Il a l’âge de faire ses nuits mais son parcours est différent et il a besoin d’être rassuré. Dormir seul dans sa chambre est une grande première mais si je vois que c’est trop dur pour Jane, alors nous remettrons le lit dans notre chambre, je n’y vois pas d’inconvénient. Je n’aime pas l’entendre pleurer. Non pas parce que ça m’agace, mais parce que j’ai le sentiment d’avoir loupé quelque-chose et de ne pas le comprendre, et ça me frustre, clairement. Je comprends ces parents qui dépriment parce qu’ils ne parviennent pas à comprendre les pleurs de leurs bébés.
Et c’est dans la chambre que nous filons, clandestinement, pour profiter d’un temps mort et de espérons-le, quelques heures de sommeil de notre fils. " Non pas vite... Bien je n’en doute pas. Heureusement pour moi il te reste quelques domaines de compétences ou tu oublies d’être maladroit. " « La flatterie maintenant ? Après la jolie robe et le verre de vin. Tu veux définitivement m’acheter en fait… » Et je fonds dans son jeu, dans ses bras, embrassant ma femme, celle que je désire un peu plus chaque jour. Je me demande comment j’ai pu tout abandonner, fuir comme ça, sans doute pour faire le point oui, mais à quoi ça sert aujourd’hui ?

Et c’est avant tout d’une douche dont j’ai besoin après une journée de travail, douche à laquelle je la convie avec grand plaisir. Je lui propose de mettre ce temps à profit pour le passer à deux, ce à quoi elle ne rechigne pas. " Monsieur Invanov, vous n’avez pas idée ! " « Si, j’en ai une petite idée. » Répondis-je avec mon sourire d’adolescent, celui qu’elle aimait tant quand j’étais sur scène. Cela fait des décennies que je n’ai pas remis les pieds sur une scène, une guitare à la main. Je ne sais même pas si je serais capable de jouer encore. Et tout contre elle, je commence à fondre. Elle me manque, c’est indéniable. Les journées sont longues et je me pose tout un tas de question quant à notre fils et son bonheur à venir. J’ai besoin du soutien de ma femme, elle est la seule à trouver les mots et les gestes qui rassurent. Luka est on ne peut mieux tomber, il le découvrira chaque jour. " Serres moi contre toi. Je suis là." Je la serre alors contre moi à sa demande, l’entoure de mes bras, embrasse son cou et niche ma tête au creux de son cou, même si elle est bien plus petite que moi, cette étreinte me fait un bien fou. « Tu es là. » Je le constate et me répète ces mots comme pour me rassurer. Je me retire quelques instants et l’observe, mon regard plongé dans le sien et l’embrasse, puis j’entre en elle, délicatement, et ainsi nous ne formons qu’un. Mes gestes sont lents, et quand une fois tout entier en elle je m’aperçois qu’elle est captivée, tout autant que moi. Une de ses cuisses relevée au niveau de ma hanche, mes gestes se font plus langoureux cette fois. Mon bassin va et vient, dans une douceur infinie, nos souffles courts et ma main dans sa nuque. Nous avons besoin de nous retrouver et c’est ainsi que les choses sont faites…

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Sujet: Re: [Terminé] Nouveau départ ? [Jane Invanov] ( le Dim 4 Mar 2018 - 21:32 )

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Jane & Nicolaï Invanov


« La flatterie maintenant ? Après la jolie robe et le verre de vin. Tu veux définitivement m’acheter en fait… » Définitivement... Ce mot sonne agréablement à mon oreille, réchauffe mon esprit, caresse doucement mon cœur. Il représente à lui seul mes sentiments, ceux que j’éprouve depuis le premier jour. C’est exactement ce que je dirais si je parlais de lui, si j’évoquais notre relation. Je suis tombée amoureuse de celui qui allait être mon mari définitivement, irrémédiablement. J’ai franchi immédiatement le point de non-retour dès que je l’ai croisé, lui et sa dégaine négligée, son sourire enjôleur et son incroyable charisme. Il m’a envoûté et jusqu’à présent le pouvoir de séduction qu’il a toujours exercé ne s’est jamais démenti. 
D’autres penseront sans doute que je suis folle de lui avoir pardonnée. Qu’il pourrait recommencer. Moi-même en tant que thérapeute j’aurais conseillé l’extrême prudence, mis le doigt sur ce genre de relation trop compliquée à gérer, des sensations contradictoires qu’elle a pu engendrer. La rancœur, le mépris. Il n’en est rien pourtant. Il a fauté et j’ai finalement réussi à mettre tout ça de côté. Je ne dis pas que ça été facile de ne plus lui en vouloir. D’oublier. Ma conduite n’a pourtant en rien été dictée par une quelconque générosité. Je le sais. Je suis juste dépendante, accro à lui, de ses mains sur ma peau, de notre complicité retrouvée. Il m’était juste impossible d’envisager une vie sans lui, de renoncer à la chance de vivre des moments comme celui que nous partageons maintenant. Je serai prête à tout pour ne plus jamais connaître l’effroi de le voir s’éloigner. " Me voilà démasquée... décidément je n’arriverai jamais à rien te cacher. "  

Lui et moi. Moi et lui... ça devrait ressembler à une vieille rengaine maintenant. Pourtant la magie opère toujours autant. Peut-être plus encore, aujourd’hui que nous sommes parents. Nous avons franchi un cap différent et je suis capable de tout actuellement pour conserver son amour, pour préserver notre famille de tous les tourments. Je me battrais. Comme une lionne s’il le fallait. 
En même temps je ne vois pas vraiment ce qu’il pourrait nous arriver. Je suis confiante, nous avons traversé les épreuves du temps qui passe et qui efface tout sur son passage. « Si, j’en ai une petite idée. » Il m’offre son sourire craquant, presque enfantin et innocent. Celui que j’aime tellement contempler, celui dont je ne me lasserai jamais. Nous rions à l'unissons comme si nous étions toujours les même adolescents qu'il y a vingt ans, mais le manque nous rattrape, nous rapproche. Nous prenons conscience petit à petit du bonheur d’être encore ensemble mais finalement de son extrême fragilité. Tout a failli un jour s’envoler. « Tu es là. » Il n’y a rien à ajouter. Pas de je t’aime désuet, pas de promesse à formuler. Il n’y a plus qu’à partager. Notre tendresse, notre attachement, nos caresses. Je m’accroche à son regard, vois dans ses yeux tellement d’amour, peut-être même de la reconnaissance que j’en suis bouleversée. Je réponds à son baiser. Frémissant, palpitant, saisissant... et je suis déjà engourdi par le désir, incapable de prendre la moindre initiative. Je me laisse juste aller contre lui ce qui ne fait qu’augmenter mon plaisir de le sentir me posséder. Doucement avec indolence. Il me fait languir et j’en redemande encore. " Mon amour... " Je le supplie, je le conjure de ne jamais arrêter son merveilleux supplice, sa délicieuse torture...
Mon équilibre est précaire. Je me pends à son cou et ramène mes deux jambes autour de sa taille. Il me soulève et me plaque doucement. Le mélange de l’eau chaude et le contact du mur froid est exaltant. Pas autant que nos mouvements. Appuyée contre ses épaules j’ai tout le loisir maintenant de coulisser contre son torse, d’accompagner ses mouvements. Ils sont toujours aussi lents mais néanmoins plus profonds. J’aimerais fermer les yeux un moment. Un court instant. Mais je veux imprimer son visage, lire dans chacun de ses traits la réciprocité de l’émotion grandissante qui habite nos deux corps en même temps.
 
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Sujet: Re: [Terminé] Nouveau départ ? [Jane Invanov] ( le Lun 5 Mar 2018 - 15:33 )

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Vivre sans Jane ? C’est impossible. Si je n’en n’ai jamais douté, je sais à présent que ce serait me retirer une grosse partie de moi-même et sans doute même que je perdrais pied et tout ce que je possède. Je suis incapable de vivre sans elle, de ne pas la savoir à mes côtés. Je ne suis pas celui qui fait les plus belles ou les plus grandes déclarations, ni même le meilleur mari qui soit, mais je l’aime, sincèrement et du plus profondément dont je sois capable. Comment je ferais sans elle ? Si j’ai tenté de le faire en prenant la fuite quand je me suis installé ici, simplement pour prendre un peu de recul, je me rends compte aujourd’hui le temps que j’ai pu perdre. Mais quel abruti ! Je ne suis pas très différent du jeune de 19 ans que j’étais quand je l’ai charmé pour la première fois. De l’abruti profond je dirais, qui draguait tout ce qui bougeait et ne voyait pas plus loin que son propre intérêt. Pas que je sois un coureur, et je ne l’ai plus été depuis mon aventure avec Lorelei, mais j’étais sans doute trop concentré sur mon activité, et non plus sur ma femme. Mes patients, ma clinique, mon poste, et j’en ai oublié celle que j’aime le plus au monde et qui m’élève au plus haut rang. Un idiot, elle a raison, encore une fois. Et pourtant elle n’a jamais cessé de se battre pour nous. Je lui dois énormément. " Me voilà démasquée... décidément je n’arriverai jamais à rien te cacher. " « Tu n’as jamais voulu le cacher. » Qu’elle ne me flatte pas pour cette fois, parce que je sais pertinemment que ce n’était pas son intention. Au contraire, Jane est très douée pour la subtilité, c’est une vraie femme, toute en nuance, et c’est ce que j’admire, cette façon de ne pas toujours savoir la saisir, cette part de mystère qu’elle est toujours pour moi-même si je lis dans ses yeux comme dans un livre ouvert. Mais elle arrive encore à me surprendre.

Et pour ce faire, pour nous retrouver, nous avons besoin de le faire de façon charnelle, sans doute que nous avons perdus trop de temps ces derniers mois ou que notre relation prend une autre tournure, une autre vision. Nous sommes parents, nous évoluons et nous avons besoin de passer ce cap, en douceur, et en harmonie… " Mon amour... " J’aime l’entendre tout près de mon oreille, sa voix si rassurante et qui me conforte dans le fait que nous nous sommes trouvés, mon âme sœur.
Nous ne faisons qu’un, et mes gestes bien que langoureux se font aussi passionnés, tendres, et intenses. Je l’enveloppe de mes bras, de mes mains, comme pour la protéger de tout le reste. Notre étreinte se fait plus virulente, plus engagée et passionnée encore et voilà que nous atteignons l’orgasme d’un même trait. Un rapport simple mais tellement sincère. Et puis c’est sans compter sur Luka qui peut se réveiller à n’importe quel moment. Nous apprenons à être efficaces. Je soupire de plaisir dans son cou, la serrant encore un peu plus fort encore, juste pour lui faire sentir à quel point elle est indispensable à mes côtés. Je la repose doucement et la sens encore trembler, alors je la retourne contre la paroi de la douche, dos à moi, et use d’un peu de gel douche pour caresser son corps entier. J’en fais de même sur ma peau et laisse couler l’eau chaude encore un peu. « Avec tout ça, on en aurait oublié de dîner. Tu es la seule personne au monde, avec Luka, à parvenir à me faire sauter un repas. » Sans que je n’en sois conscient. La nourriture, au moment de notre rencontre, occupait une grande partie de ma vie, elle a pu s’en rendre compte de nombreuses fois. Aujourd’hui encore, cela contribue aux petits plaisirs que j’identifie faire partie de ma vie. « Tu as l’air épuisée. Tu veux aller te coucher ? » Caressant délicatement sa joue tandis que je l’enroule dans un peignoir encore chaud.

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Sujet: Re: [Terminé] Nouveau départ ? [Jane Invanov] ( le Mer 14 Mar 2018 - 21:35 )

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Je suis une petite fille dans ses bras. C’est comme ça que je me suis toujours sentie. Apaisée, rassurée... mais tellement femme également, belle et attirante.  Son regard sur moi a toujours compté. Plus que n’importe quels autres. Comme toutes les femmes j’apprécie le fait de plaire mais par-dessus tout j’aime qu’il remarque mes efforts, qu’il me fasse ressentir son plaisir d’être avec moi, son désir de me sentir à ses côtés. Je ne parle pas forcément d’amour physique, bien que j’estime qu’il est important qu’un couple se retrouve aussi sur ce terrain de jeu passionnant, mais plutôt d’affection et de gestes tendres qui ont tendance à s’amoindrir avec le temps. Une main discrète qui se pose sur l’épaule de l’autre, un regard plein de promesses, un sourire complice c’est ce que je voudrais toujours partager avec l’homme qui est l’amour de ma vie. 

Ses yeux ne me mentent jamais. J’ai toujours pu y trouver un semblant de vérité. Je sais quand il est triste, inquiet, irrité, amusé ou heureux. Ce que j'y lis en ce moment c’est de l’amour et du plaisir. Et son bonheur est largement partagé. Le sentir en moi, être serrée de ses bras me procure une joie infinie. Je l’aime tellement... lui, son esprit d’initiative, son intelligence, son élégance, sa droiture et son corps. Ce corps que j’ai touché et contemplé tellement de fois que je crois en connaître chaque infime détail. Ses épaules contre lesquelles je me cramponne, ses mains qui m’enlacent, sa bouche qui m’embrasse. Nous avons fait l’amour tellement de fois auparavant mais il y a un je ne sais quoi de différent aujourd’hui. Depuis que nous sommes rentrés c'est seulement maintenant que nous nous accordons le droit d’être autre chose que des parents. Mère je le suis pourtant à plein temps, mais il n’en demeure pas moins que je suis toujours une femme, la sienne, et que je suis plus que jamais habitée par une réelle envie de ne plus passer à côté du bonheur que nous nous étions promis il y a si longtemps. Par ce besoin quasi viscéral de lui prouver que nous sommes plus fort qu’avant, que nous avons franchi les obstacles, que malgré toutes les difficultés nous en sommes toujours au même point. Amoureux et amants comme il y a vingt ans. 
Nous nous répondrons simplement et laissons la magie opérer. Je suis les mouvements de son bassin qui s’accélèrent graduellement. Le bruit de l’eau couvre le bruit de nos soupirs langoureux, de nos gestes devenus impulsifs et pourtant si affectueux. L’apogée de notre union se fait naturellement, dans un même élan. Terriblement sensuelle et imprévisible en même temps. Il nous faut même un certain temps pour réaliser à quel point nous nous appartenons encore, entièrement, divinement. Quand il décide de desserrer son emprise je suis toujours émue par la force et la volupté que me procurent ces moments intenses entre lui et moi. Il comprend sans que j’aie besoin de lui dire l’importance que ça a pour moi d’être là pour lui, pour nous et je me laisse savonner docilement en profitant religieusement de ces derniers moments d’intimités. 
« Avec tout ça, on en aurait oublié de dîner. Tu es la seule personne au monde, avec Luka, à parvenir à me faire sauter un repas. » Je me love une fois encore dans ses bras. “ Répète-moi tu es la seule personne au monde avec Luka, j’aime tellement t’entendre dire ça. " Il m’offre ce sourire faussement indolent qui me fait toujours craquer et enroule délicatement un peignoir autour de moi. « Tu as l’air épuisée. Tu veux aller te coucher ? » " C’est tentant Monsieur Invanov mais je vais d’abord m’occuper de votre estomac. N’en profites pas pour t’endormir champion, je reviens très vite... " Je l’embrasse avant de m’éclipser pour ne pas avoir à lui avouer que je m’inquiète du silence de Luka. C’est incroyable quand même de s’alarmer tout autant pour les pleurs de son enfant que pour ses moments de tranquillités, mais il dort seul et pour la première fois. Je remonte le couloir et ouvre la porte de sa chambre aussi discrètement que possible. Mon bébé a l’air de n’avoir pas bougé. Sa poitrine se soulève tranquillement et ses petits poings serrés sont toujours dans la même position que celle où je les avais laissés. J’ai du mal à ne pas caresser ses cheveux blonds et souris comme une idiote en pensant qu’il est aussi adorable que son papa.


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J’ai toujours eu à cœur de la protéger, de la chérir, comme l’impose le mariage, mais ça a toujours été naturel chez moi. Pour autant, elle m’a toujours aussi beaucoup rassuré. Sans doute que je prends trop à cœur ma place de mâle comme on pourrait l’identifier, mais la protéger de certaines peurs, de certaines décisions qu’elle paniquerait à l’idée de devoir les prendre. Elle en est capable, elle ignore parfois son potentiel, même à son âge, adulte et responsable. Comme le fait d’être mère, elle doute, bien sûr qu’elle doute. Pourtant c’est elle qui me guide et qui rassure Luka comme personne ne sait le faire. Je ne sais pas comment elle s’y prend, ce petit truc tout naturel qu’elle a et qui semble sonner comme une évidence. Je l’envie, mais elle ne s’envie pour autant pas elle-même, dingue non ?
On a besoin de se retrouver, de cette façon, de se prouver, plus que de se dire cet amour qui transpire de nos regards. Je ne pensais pas pouvoir aimer ma propre femme avec autant de ferveur. Je pensais qu’avec le temps ce serait un amour confortable et rassurant et que je ne voudrais de toute façon que ça, mais ça va bien au-delà de ça, si j’ai toujours été persuadé de vouloir passer ma vie avec elle, je ne pensais pas que même présente elle pourrait me manquer. Luka a besoin d’elle, c’est normal, c’est un enfant, un bébé même et je ne suis pas capable de palier à tous ses besoins moi-même.
Répète-moi tu es la seule personne au monde avec Luka, j’aime tellement t’entendre dire ça. " Je lui souris, presque charmeur encore une fois, et glisse mes lèvres tout près de son oreille. « Tu es la seule personne au monde avec Luka, qui comptez autant pour moi… Et qui seraient capables de me faire sauter un repas. » Rajoutais-je avec une pointe d’humour en l’embrassant tendrement.
Elle a aussi ce truc pour tenir un homme, le nourrir et se montrer plus présente qu’un homme oserait le demander. Elle est juste parfaite, Jane est la providence. " C’est tentant Monsieur Invanov mais je vais d’abord m’occuper de votre estomac. N’en profites pas pour t’endormir champion, je reviens très vite... "
Je dois donc l’attendre dans la chambre. J’enfile un caleçon propre et un bas de jogging. Luka dort, et c’est étonnant qu’il le fasse de cette façon, sans se réveiller ni émettre la moindre menace de se réveiller, surtout qu’il le fait pour la première fois dans sa propre chambre.
Je pose mon oreille contre le baby phone mais n’entends que sa propre respiration, calme et régulière. Me voilà rassuré. Mais d’un naturel peu patient, en dehors de mon métier, je me rends compte que l’envie est plus forte que moi et j’ose des pas discrets jusque dans sa chambre. Je pousse délicatement la porte et surprise… Je croise le regard de ma femme, surprise comme une petite fille prise sur le fait, la main dans le pot de biscuits, et nous rions. Sincèrement. « Je t’y prends ! » Chuchotant comme un élève se cachant d’un professeur prêt à punir le premier qui bavarde. « Il dort bien on dirait. » Osant un regard dans le berceau. Il est paisible. Alors je m’assieds contre sa commode, évitant Sophie la Girafe. « C’est dur hein ? De dormir sans lui. » La chambre va nous paraître vide et je soupçonne Jane de venir plusieurs fois dans la nuit pour vérifier que notre fils va bien. Je me demande pour qui la séparation est la plus difficile.

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Sujet: Re: [Terminé] Nouveau départ ? [Jane Invanov] ( le Jeu 22 Mar 2018 - 16:43 )

Nouveau depart ?
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Prise en flagrant délit. Vilaine expression pour décrire ce que je fais dans cette chambre en ce moment. Est-ce une faute, un crime d’être une jeune maman inexpérimentée... Qui s’inquiète pour son enfant, notre enfant. Trop peut-être, débutante et mal assurée... Cependant débordante d’amour et de reconnaissance face à ce petit ange qui parait si fragile.
Les apparences sont trompeuses pourtant. C’est déjà un battant, une force de la nature assurément. À son âge il a déjà vaincu l’adversité, le destin... la fatalité. Dans une moindre mesure nous aussi l’avons fait... Avec lui, grâce à lui. Notre bébé tellement adoré. 
« Je t’y prends ! » Effectivement. Alors je me rends en riant. A mon mari, à la vie si clémente avec nous pour l’instant... 
Sans doute qu’avant je me serais laissé aller à l’inquiétude de voir notre bonheur m’échapper. Sans doute qu’avant j’aurais cédé à l’angoisse de penser que notre équilibre retrouvé pourrait nous être enlevé. On ne sait jamais vraiment de quoi demain sera fait. Seulement aujourd’hui je suis une mère qui se concentre sur le bonheur de son fils, de sa famille. Et j’apprends doucement à relativiser, à prendre les choses du bon côté.

Nicolaï est adossé à la commode. Cette fois il a pris soin d’éviter le jouet trop bruyant dont raffolent les enfants. Je suis de nouveau surprise en l’observant de constater que le simple fait de le regarder torse nu m’éveille encore à la sensualité. Selon toute vraisemblance notre douche commune et ce qui s’y est passé m’a fait perdre toute objectivité mais je le trouve encore plus attirant que jamais... et tellement chanceuse de pouvoir en profiter. 
Quelquefois je me dis que j’aimerais la rencontrer. ELLE. Pour lui voler son secret. Comment à t-elle fait pour le quitter sans se retourner ? 
Le rejoindre, encore, le toucher. Je caresse doucement ses épaules dénudées et embrasse tendrement son cou qui m'est lascivement exhibé. Il s’exprime en chuchotant et devant Luka nous nous sentons comme des enfants. « Il dort bien on dirait. »  " C’est vrai... Il a l’air de s’en sortir mieux que nous. " « C’est dur hein ? De dormir sans lui. » " Je suis prête à parier que notre sommeil sera plus perturbé.  Peut-être qu’on devrait juste essayer d’en profiter ? On va dîner ? "

Je regagne notre chambre pour me débarrasser de mon peignoir mouillé et enfiler la chemise de mon époux. Celle qu’il a portée toute la journée. Contre ma peau nue. Comme si je voulais m’imprégner de son odeur de sa chaleur. Comme si je ne voulais jamais quitter la sensation de l’avoir près de moi, sur moi... en moi.
Nous organisons dans notre cuisine un pique-nique improvisé. Assis l’un en face de l’autre nous profitons du calme de cette soirée. La sérénité du moment me pousse à me confier. " Tu as bien fait de partir tu sais. De Tenby. Pour rejoindre l’Italie... "Un pays que j’apprends chaque jour à aimer. " Je ne te cache pas que j’ai eu du mal à apprécier ta décision au départ, que tu je me suis sentie prise au dépourvu, mise au pied du mur... " Et tellement malheureuse de le voir renoncer, s’en aller. " Mais j’ai finalement reconsidéré la question et recentrée sur mes responsabilités envers toi, notre mariage... et puis ça m’a donné l’impulsion qui me manquait. " Le courage qui me fuyait... Aujourd’hui je ne veux plus fuir ou faire semblant. Je veux regarder en face cette réalité que j’ai si souvent refoulée. Il l’a aimé.
" Je sais qu’il y a un espèce de consensus entre nous deux à ce sujet. Nous ne l’avons jamais vraiment abordé. " Celui que nous avons mis un point d’honneur tout particulier à éviter. Mais je crois que le moment est arrivé, qu’on est assez fort pour en parler. Sans animosité. " Je suis consciente que ta motivation de t’installer ici... était de tirer un trait sur le passé. " Un passé que nous n’avons pas en commun, avec une autre à ses côtés. Un passé dont j’ai été exclue, que nous n’avons pas partagé. " Mais si tu regrettais certains de tes choix antérieurs ou si... s’il t’arrivait de ressentir encore des doutes ou des sentiments ambivalents... Tu me le dirais ? "


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Sujet: Re: [Terminé] Nouveau départ ? [Jane Invanov] ( le Sam 24 Mar 2018 - 17:45 )

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" Je suis prête à parier que notre sommeil sera plus perturbé. Peut-être qu’on devrait juste essayer d’en profiter ? On va dîner ? " Je ne me fais pas prier et prends sa main quand elle me la tend tendrement, comme tout ce qu’elle fait. Jane enfile ma chemise alors que je me contente aisément de mon caleçon pour la soirée. L’avantage du climat plutôt clément ici est de pouvoir vivre sans se préoccuper de nous habiller plus que de raison ou de chauffer d’avantage. Au contraire, la vie est douce ici et je dois avouer que l’Italie est un pays dans lequel je me sens bien. J’aime parler et entendre la langue, même si certaines nuances m’échappent encore, mais je m’y atèle.

Nous passons à table, Jane s’occupe de tout, encore une fois. Ça m’a toujours fasciné cette capacité à assurer sa journée de boulot, à tenir une maison et à faire en sorte que le dîner soit prêt quand je rentre, même si je rentre en général plus tard qu’elle. Je ne l’ai pas épousée pour ses talents culinaires, au contraire, je l’ai épousée parce que j’aimais son côté indépendant, parfois rebelle, à penser à controverse pour se démarquer, tout ça, ça me rendait dingue. Son petit côté espiègle aussi et qui râle pour un rien comme une fille le ferait. Cette approbation qu’elle demande sans cesse quand nous sortons en me demandant de façon charmeuse comment je la trouve dans sa robe. La réponse est magnifique, c’est toujours la même réponse, et c’est toujours la vérité. " Tu as bien fait de partir tu sais. De Tenby. Pour rejoindre l’Italie... " « Je ne sais pas, j’avais besoin de changer d’air. Tous les deux en fait. » Je pense que notre mariage ne peut se porter que mieux de tout ça, non ? Après tout, c’est un nouveau départ, une nouvelle chance, on ne doit pas la louper. " Je ne te cache pas que j’ai eu du mal à apprécier ta décision au départ, que tu je me suis sentie prise au dépourvu, mise au pied du mur... " « Et ce n’était pas le but Jane, je voulais… prendre la fuite. Même si je n’en suis pas très fier. » Je n’ai pas su affronter ce vide, ce fossé encore plus profond chaque jour qui tendait à se creuser entre nous, et je n’aurais pas assumé d’être responsable de notre divorce. " Mais j’ai finalement reconsidéré la question et recentrée sur mes responsabilités envers toi, notre mariage... et puis ça m’a donné l’impulsion qui me manquait. " « Jane… arrête, tu sais très bien que tu n’y es pour rien. » Levant le regard vers elle. Elle n’est responsable en rien du désastre que j’ai bien failli faire de notre union et elle le sait, je suis le seul responsable, le seul fautif et surtout un lâche sur ce coup-là. « Et tu crois que c’est vraiment le moment ? » Mais Jane ne me laisse pas en placer une, je crois que c’est un truc de femme et c’est surtout pour elle le moyen d’aborder le sujet et de l’enterrer au plus vite, je lui dois au moins ça. " Je suis consciente que ta motivation de t’installer ici... était de tirer un trait sur le passé. " « Oui, mais… » " Mais si tu regrettais certains de tes choix antérieurs ou si... s’il t’arrivait de ressentir encore des doutes ou des sentiments ambivalents... Tu me le dirais ? " Je pose ma main sur celle de ma femme, posée sur le comptoir. « Jane… C’était il y a 14 ans, j’ai déconné. Je ne vais pas te cacher avoir eu des sentiments, ça ne serait pas honnête et on a promis de toujours l’être. Mais ça n’a jamais rien enlevé à ta place dans ma vie. Je t’aime et je t’aime encore exactement au temps que le jour où je t’ai dis que tu étais entré dans ma vie pour ne plus jamais en sortir. C’est simplement un amour plus responsable. On n’a plus 17 ans, et on a une famille maintenant. C’est un amour plus serein mais jamais moins fort, tu m’entends ? » Je sais que je n’ai pas totalement répondu à sa question, mais j’y viens. « Je te le dirais, évidemment. Je te le répète, c’était il y a 14 ans et nous avons une autre vie. Notre passion maintenant c’est Luka, d’accord ? » Je dépose un baiser sur sa main, tendrement, en la caressant de mon pouce.

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Sujet: Re: [Terminé] Nouveau départ ? [Jane Invanov] ( le Mar 27 Mar 2018 - 18:51 )

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Le mariage n’est pas aussi romantique qu’on pourrait le supposer. Tout bien considéré il n’est ni plus ni moins qu’un contrat, un bout de papier sans grande valeur une fois la passion envolée... qu’il est possible à tout moment de déchirer. On croit, à tort, se faire une promesse d’éternité. Mais il ne garantit en rien un amour indéfectible, gravé dans le marbre, immuable à jamais. Cette relation, certes privilégiée, est amenée à évoluer, se transformer. Elle se renforce avec les épreuves ou au contraire s’effrite, se désagrège pour ne laisser place qu’à la sensation de s’être trompé... de vie, de personne avec qui la partager.
Idéaliste, je n’avais en rien réalisé que là notre ne faisait que de commencer. Je ne comprenais pas pourquoi nos parents, nos amis nous avaient demandé avec autant de ferveur d’attendre, de différer. J’étais on ne peut plus sûre de moi le jour où je me suis avancée, lentement, dans l’allée de la petite église où nous nous sommes mariés. Sûre de l’aimer toujours, de ne vouloir que lui à mes côtés. Nous étions si jeunes, parfaitement inconscients et en aucun cas préparés à ce qui allait nous arriver. Mais personne au monde n’aurait pourtant pu me faire reculer. De l’autre côté de la nef il m’attendait souriant et confiant, debout près de son meilleur ami à qui il lançait des regards remplis de fiertés. Avant de ne plus me quitter des yeux et de me jurer fidélité.
Je juge et estime qu’à bien des égards il l’a été, puisqu’il est encore là... Souriant et confiant vingt ans après. Je suis idiote de lui avoir pardonné ? Je ne l’ai jamais pensé. Qui peut se narguer de n’avoir commis aucunes erreurs, de n’avoir jamais péché ou douté ?

Ce soir je ne cherche pas à lui faire de reproches, ça je l’ai déjà fait. Mon souhait est plutôt de balayer cette partie de notre histoire pour enfin la laisser s’envoler. Les non-dits qui restent en suspens, les questionnements, les interrogations qu’on ne s’avoue pas, qu’on élude volontiers doivent trouver une réponse pour se taire à jamais.
Se raconter ouvertement sans retenue et sans regrets. Avouer ses fautes, faire table rase du passé. Nous avons repoussé l’épreuve tant de fois qu’il est temps de s’y atteler, de l’affronter pour ne plus avoir à en parler.
Sans avoir l’air d’y toucher, j’entame la conversation, le félicite d’avoir osé. Tout bousculer. « Je ne sais pas, j’avais besoin de changer d’air. Tous les deux en fait. » C’est vrai. Pourtant au début je me suis sentie acculée. « Et ce n’était pas le but Jane, je voulais… prendre la fuite. Même si je n’en suis pas très fier. » " Tu ne dois pas... C’est en grande partie ce qui nous a sauvé. " Pathos complet. On ressemble à deux naufragés. « Jane… arrête, tu sais très bien que tu n’y es pour rien. » Malgré ce qu’il pense je ne suis pas non plus un modèle de vertu ni d’intégrité. J’ai mes zones d’ombres, moi aussi, que je préfère dissimuler. " C’est là ou tu te trompes Nicolaï. Que tu le veuilles ou non j’ai aussi ma part de responsabilité. A cette époque je n’arrivais plus à m’accepter comme j’étais, à me pardonner. Je détestais mon corps qui nous avait trahit, privé, amputé d’une partie de nos rêves et des espoirs que nous avions formulés... J’étais incapable de t’aimer sans penser et surtout sans regretter ce que je ne pourrais jamais te donner. Alors je me suis éloignée... " Renfermée, repliée, fanée.
« Et tu crois que c’est vraiment le moment ? » Le terrain est miné. Il n’y adhère qu’à moitié. Mais il ne peut plus m’arrêter. « Jane… C’était il y a 14 ans, j’ai déconné. Je ne vais pas te cacher avoir eu des sentiments, ça ne serait pas honnête et on a promis de toujours l’être. Mais ça n’a jamais rien enlevé à ta place dans ma vie. Je t’aime et je t’aime encore exactement au temps que le jour où je t’ai dis que tu étais entré dans ma vie pour ne plus jamais en sortir. C’est simplement un amour plus responsable. On n’a plus 17 ans, et on a une famille maintenant. C’est un amour plus serein mais jamais moins fort, tu m’entends ? » Bien sûr que je l’entends. Même si j’omets la première partie pour ne retenir que la seconde. Surtout je t’aime et jamais moins fort. " Ce n’est pas ce que je veux te faire dire mon ange. Je veux t’assurer que moi aussi j’ai tiré un trait sur le passé. Je me fous aujourd’hui de savoir qui est responsable de quoi, c’est arrivé et toi comme moi n’y pouvons rien changer.  Mais il en reste la leçon que nous en avons tirée. Finalement nous avons réalisé qu’il était difficile voire impossible de vivre séparés. " Nous avons encore tant de choses à partager... Et nous avons failli passer à côté. " Je t’aime aussi... Tel que tu es, avec tes défauts et tes qualités. Je prends tout sans hésiter. " Mes doigts se serrent un peu plus autour des siens. Mon regard s’ancre dans ses prunelles dorées. " Ce que je veux te dire c’est que quoi qu’il arrive je suis pour toujours ton alliée. Ta femme, ta maîtresse... et aussi ta meilleure amie. Il n’existe aucune barrière infranchissable, ni aucun sujet dont nous ne puissions discuter. " Je lui demande, l’adjure de ne plus rien me cacher. « Je te le dirais, évidemment. Je te le répète, c’était il y a 14 ans et nous avons une autre vie. Notre passion maintenant c’est Luka, d’accord ? » " Oui... " Je le lui redis, ce oui, avec la même intensité, la même étincelle que j’avais dans les yeux le jour où je l’ai épousé. Et je le lui redirai... Encore et encore s’il me le demandait.

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