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- Luciano | CC ? I'm on my way -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Bord de la Tyrrhénienne :: Posillipo :: Dolce Vita
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Megara de MassiriLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Luciano | CC ? I'm on my way ( le Jeu 19 Oct 2017 - 21:06 )
La nuit était tombée depuis un moment déjà mais ce n’était qu’à partir de vingt heure qu’elle retira sa petite paire de lunette de son nez et regarda l’heure sur sa montre. Elle laissa retomber son bras d’un air las, elle savait ce qui l’attendait à la maison, il fallait qu’elle y échappe ou la goutte d’eau allait être difficile à contenir. Peu à peu, ses yeux tombèrent sur sa main gauche, ils remontèrent jusqu’à ses phalanges et ils bloquèrent sur son annulaire gauche alors elle souffla. Cette sensation de porter un objet la reliant définitivement à une personne la rendait malade, elle n’aimait pas ça mais alors pas du tout. Par moment, elle oubliait la raison qui l’avait poussé à accepter à la troisième et infatigable demande en mariage de Isia. C’était une suite logique et -presque obligatoire, pour la jeune femme, tout le contraire de ce que pouvait penser Megara. Non, Megara, elle ne veut pas. Elle rejette tout ce qui s’approchait de près ou de loin à de l’engagement. Pire encore, elle vivait une relation longue durée uniquement parce qu’elle était fatiguée de retrouver personne dans son lit, certain soir. Un coup de dernier choix en fait, elle ne l’aimait pas, peut-être que Megara l’appréciait mais cela n’allait pas jusqu’à aller l’épouser ou fonder une famille. Loin de là, elle ne voulait pas. Megara était quelqu’un de sauvage, impulsive et difficile à apprivoiser. Qu’est-ce qui avait bien pu la faire changer d’avis tout d’un coup ? Elle réfléchissait devant son café fumant dont l’arôme parfaitement dosée la faisait déjà saliver. C’était ce que sa secrétaire lui laissait avant de quitter son bureau, même sans qu’elle ne s’en rende vraiment compte. C’était devenue une habitude et Megara ne disait jamais merci, pour la brune, c’était normale. Elle embauchait des personnes dans son magazine, elle générait un travail haut de gamme pour permettre d’offrir à ses employées une paie confortable.

L’idée lui était venue comme une envie soudaine et pourtant, lorsque la réponse à son sms fusa aussitôt, elle souriait. Luciano était toujours disponible si elle avait besoin et en contre-partie, elle n’hésitait pas à se décommander pour venir lorsqu’il le réclamait. C’était très simple avec les deux jeunes trentenaires, comme elle aimait. Cela commençait par un : « CC ? » Il n’y avait rien qui pouvait faire refuser ce rendez-vous, même improvisé, comme ce soir : « 20mn ? Je suis au bureau.. ». Elle rangea ses lunettes dans son étuis, appelé Isia : « Un ami est mal ce soir, ne m’attend pas ! Bisous. » Elle, elle répondait toujours par un « Je t’aime » auquel, Megara répondait rapidement d’un : « Moi aussi… » sans grande conviction, en fait. Apparemment, cela suffisait à cette dernière et puis il ne fallait pas trop lui en demander à la Rédactrice-en-Chef de Vogue. Elle n’avait jamais le temps lorsqu’elle était au travail, pas mal un coup de fil, pourtant ce soir, elle avait prit la peine de décommander le rendez vous, dit, amoureux pour raviver la flamme. Non, la De Massiri ne le souhaitait pas, pire encore, elle s’en foutait et si elle pouvait finir à l’hôtel avec une nouvelle proie, elle ne penserait pas un seul instant à la femme qui l’attendait sagement chez elle, à Santa Lucia.

Dolce Vita, un lieu toujours bondé où il était toujours sympa de s’y fondre. Une main tenant un cocktail toute aussi fruité qu’alcoolisée, justement bien dosée avec un fruit ou des sucreries trempant dans le liquide colorée. C’était seulement ce qui lui remontait le moral lorsqu’il était au plus bas, juste parler, regarder ce qui se passait autour d’elle, prendre conscience que le monde continuait de tourner malgré elle et que le temps passait aussi. En arrivant dehors, elle descendit les quelques marches qui la menaient directement jusqu’à la route, où une grande berline noir l’attendait en ronronnant doucement. Son chauffeur lui ouvrit la porte mais elle ne lui adressa même pas un regard, répondant à ses mails comme un automate. Donnant les dernières instructions à son assistante soit, de trouver une excuse pour son rendez-vous prévu pour demain matin, pour en décaler quelques uns et pourquoi, un petit déjeuner qu’elle allait aimer retrouver sur la surface impeccable de son bureau. Une fois que c’était fait, elle donna seulement le nom du club dans lequel, elle est censée retrouver Luciano et la conversation s’était arrêtée là. Il n’était pas à son goût celui-là, il n’avait que l’éthique en tête alors qu’elle aurait particulièrement bien aimé une partie de jambe en l’air dans sa belle berline. Elle haussa les épaules tout en scrutant toujours son téléphone. Une bonne vingtaine de minute plus tard, elle arriva au Dolce : « Merci, je vous appelle si besoin. » Elle referma la portière, lissa d'une main un pan de sa robe, redressa sa veste noir qu’elle gardait ouverte. Et avant que son chauffeur passe la première, elle redonna un peu de volume à sa nouvelle coiffure en regardant son reflet. Ce soir, elle n'allait pas rentrée avant le lever du jour...

Elle fit son entrée, elle n’était pas peu fière de voir autant de regard se retourner sur son sillage. C’était ce qu’elle désirait et passait assez de temps à étudier son style qu’elle aimait qu’on la regardait, qu’on l’enviait. Plus c’était le cas, et plus elle mettait de l’emphase dans ses mouvements sans pour autant être ridicule ou dans la caricature. Non, elle était toujours classe, elle montrait seulement qu’elle connaissait son corps et ses nombreux atouts. Elle envoya un message, une fois attablée, à Luciano, ignorant les messages que pouvaient bien lui envoyer Isia. Clairement, elle ne voulait plus penser à cette dernière mais bien à elle, Megara. Megara De Massiri qui était de sortit, attention, cela allait être costaud et plus son téléphone vibrait, et plus elle jetait son dévolu sur une jeune demoiselle, assise au bar. Elle était de dos, mais cela lui suffisait. Pour rester dans le thème de la soirée qui s'annonçait, elle se concentra de nouveau sur ce qui l'avait amené jusqu'ici. Luciano. Alors elle lui envoya un message. : « Je suis arrivée. A tout de suite ! » Ensuite, elle fit tapoter ses ongles manucurés sur le marbre de la table pour deux, attendant qu'un serveur vienne lui prendre sa commande et puis, ses yeux se posèrent à nouveau sur cette fameuse bague. Elle leva les yeux au ciel, tout ça, c'était de la faute d'Angelina... et personne d'autre. Pourquoi était-elle Angelina, pourquoi lui ressemblait-elle autant..? Aussitôt, elle repensa à sa discussion et puis, Megara se perdit dans ses pensées.
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Luciano MorelliLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: Luciano | CC ? I'm on my way ( le Jeu 26 Oct 2017 - 18:13 )
Il est tard, je suis fatigué... épuisé même, par cette lourde journée. Cela demande beaucoup d'investissements de créer sa propre boîte, de la faire grandir, de la garder compétitive. Fort heureusement, je ne suis pas seul dans cette aventure, j'ai trouvé en Alessandro le meilleur des associés, le partenaire sans faille. 
Ce lâcheur est pourtant déjà parti, le cœur léger. Sans doute pour rejoindre sa dernière conquête, une femme avec qui il passera la nuit... peut-être deux. Certains diront qu'il est volage d'autres inconstant... c'est vrai. Moi, je ne le juge pas, je pense qu'il a trouvé son équilibre, que ce n'est pas toujours évident d'assumer ses désirs, surtout lorsqu'ils ne sont pas normés. En cela, je lui témoigne toute mon admiration, d'autant plus que j'étais le parfait contre exemple... jusqu'à présent.

Ce qui m'éreinte également, c'est le tourbillon incessant qui serpente sous mon crâne... Ce soir, encore, je dois prendre une décision et choisir rapidement entre ces deux femmes merveilleuses qui méritent chacune les meilleures attentions... Alors, mon épouse ou ma maîtresse ? 
Je n'ai pas cherché à tromper Sienna, elle partage ma vie depuis toujours ou presque. Cette femme, la mienne, je lui dois tout, et c'est en grande partie grâce à elle si je suis arrivé à la place que j’occupe, notamment à l'aide de son appui, de son soutien, de sa force aussi. On s'est battu si fort pour arriver exactement là où nous avions décidé d'être.
Ce n'était pas plus évident que ça pour moi au départ. Si elle est habituée à un certain statut social, c'est loin d'être mon cas. J'ai dû faire face aux responsabilités très jeune... un père absent, une mère malade. En plus de mes études, j'ai dû travailler, enchaîner les petits boulots pour payer le traitement, remplir le frigo ou encore régler les factures. Aujourd'hui, elle me semble loin cette époque, et je mesure la chance d'être arrivé où je suis, et ce malgré les heures de travail acharnées, une vie de famille en pointillée.

J'essaye d'éclaircir un peu mes idées, mais je n'ai pas vraiment besoin de réfléchir très longtemps pour savoir avec qui j'aimerais passer la soirée. Évidemment, c'est Pia... ma douce Pia. Elle est la seule avec qui je veux être en ce moment, mais pour la voir, il va falloir encore mentir, chercher des excuses, trouver des prétextes... un véritable challenge pour le parfait indécis que je suis. 

Je saisi mon téléphone cherche le numéro de Sienna dans mes contact, prêt à lui balancer un prétexte bidon. La liste défile, déroulant le noms de personnes plus ou moins proche. Soudain un numéro se détache, me saute au visage. L'impitoyable rédactrice en chef du vogue italien est aussi une excellente amie, de celle avec qui on oublie les soucis. Sans plus réfléchir, je tente ma chance en lui envoyant un simple " CC ? " C'est notre code, quand il y en a ras le bol, quand la soupape est prête à exploser. On se retrouve autour d'un verre pour pouvoir enfin décompresser. Sa réponse ne tarde pas, " 20mn ? Je suis au bureau. " Je suis heureux qu’elle me suive sur ce coup-là, elle est d'habitude si occupée qu'il est difficile de décider d'un rendez-vous de dernière minute. 
Enfin, la soirée à l'air de prendre un autre virage, et ce n'est pas pour me déplaire. Une fois n'est pas coutume, je préviens Sienna pour lui dire la vérité. " Rejoins Megara au Dolce Vita, rentre plus tard. Bonne soirée ma beauté " J'ajoute un cœur, pour agrémenter mon message, les femmes adorent ce genre de conneries et j'espère en fin de compte qu'elle me fouettera un peu en paix. Elle répond d'ailleurs d'un simple " OK. "
Génial. Je vérifie ma tenue, je sors quand même avec celle qui fait la pluie et le beau temps en matière de mode dans notre pays, mais le costume hors de prix, que je porte devrait convenir. Je commande un taxi pour rejoindre mon amie. A l'intérieur je ne tarde pas à recevoir un autre message. " Je suis arrivée. À tout de suite ! " Sa remarque me fais sourire, on ne fait pas attendre la grande De Massiri. J'aperçois déjà la falaise de Posillipo. J'ai hâte de retrouver Megara, de déguster un des excellents cocktails que sert le Dolce Vita, de rire beaucoup en critiquant la tenue de chaque client… En poussant la porte du bar luxueux je ne manque pas de remarquer celle qui m’attend. Les ongles manucurés, elle tapote nerveusement la table, la tête baissée. En voilà une qui a l'air d'avoir autant besoin de se confier que moi. Je pose une main sur son épaule et me penche pour l'embrasser. " Tchao ma belle, tu as eu le temps de commander ? "


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Dernière édition par Luciano Morelli le Jeu 16 Nov 2017 - 17:07, édité 1 fois
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Sujet: Re: Luciano | CC ? I'm on my way ( le Mer 8 Nov 2017 - 12:32 )
Angelina. Elle était tellement parfaite. Angelina. Elle était belle. Angelina. Des yeux verts qui la rendait folle. Angelina. C’était la personne qui pouvait lui manquer. Angelina. C’était la parfaite réplique de son ex. Il n’y avait pas de secret, elle ne pouvait même pas le cacher, c’était plus fort qu’elle. Avec la fine pellicule d’eau tracée en rond sur la table en bois, elle dessinait des cercles de différentes tailles. Elle entendait encore la voix d’Angelina lui demandait ce qui n’allait pas dans son travail. Qu’elle avait l’impression d’être son punching ball. Ce n’était peut-être pas un semblant mais Megara ne se souvenait pas du jour où elle avait complimenté ou félicité son équipe en public. Une prime, pour elle, c’était déjà énorme et suffisant. Cependant, Angelina, Angelina… Son regard hypnotique, le son de sa voix et ses mains tenant le café noir dont Rédactrice en chef raffolait. Ce dernier était préparé avec soin par son assistante mais celui d’Angelina était différent. Meilleur, parfait, tout comme la blonde qui lui apportait.

C’était repartit pour un tour, la De Massiri était de nouveau plonger dans le marasme de souvenir que toute la personne d’Angelina provoquait en elle. Ce n’était pas facile pour elle d’expliquer la manière dont elle pouvait haïr une personne comme elle, avoir son prénom constamment en tête, au point d’en écrire ce dernier sur son bloc-note alors que sa fiancée actuelle l’appelait. Elle commençait à tomber amoureuse de cette andouille et pourtant, elle faisait tout pour la tenir éloigner. L’emmener loin de son bureau mais comme un boomerang, il revenait à chaque lancée, toujours aussi vif et parfait, qu’avant. Un peu comme le vin blanc que Megara appréciait plus particulièrement, il se bonifiait en vieillissant. Angelina, c’était pareille, elle apprenait toujours et devenait meilleure de semaine en semaine.

De Massiri souriait, se dandinait pour feindre l’indifférence et pendant ce temps, elle cherchait de quoi se divertir. C’était facile de trouver parce qu’elle n’avait pas besoin de grand chose pour ça. Il ne fallait plus qu’elle pense du travail, ce soir. C’était un moment unique qu’elle partagerait avec Luciano, son ami, son soutien aussi quoiqu’elle puisse en dire. Un échange de texto avait suffit à la sortir de son bureau, annulant les rendez-vous, tôt de ce matin, elle en avait besoin alors pourquoi s’empêcher ? Toujours, elle souriait, elle attendait son ami, il était rarement trop en retard, et puis la circulation avait dû se remplir assez. Il savait que Megara détestait attendre, détestait être seule à une table même si, en règle générale, il ne fallait pas trop longtemps pour qu’on l’aborde. Tchao ma belle, tu as eu le temps de commander ? Il était là, l’homme le plus respectable qu’elle pouvait connaître et qui n’avait pas osé lui faire un rente dedans inutile. Elle sentit sa main sur son épaule, encore couverte de sa veste et elle tendit une joue pour finaliser son arrivé. Une bise, deux bises, la troisième était comme une marque d’affection supplémentaire qu’ils s’accordaient tous les deux. C’était venu tout seul en fait, sans qu’ils s’en rendent vraiment compte. Même pas, j’avais envie d’un bon verre de vin ce soir mais ton message était plus attractif. Un Cuba libre pour commencer et toi ? demanda t-elle en levant la main vers la serveuse qui attendait que son plateau se remplisse. Dans l’attente, elle arriva à leur table pour prendre la commande. Un fois que c’était fait, l’impitoyable brune se focus sur son ami en attendant que la serveuse s’en aille puis elle souria : Alors, quoi de neuf ? Ta boîte ça va ? s’inquiéta t-elle aussi, les questions arrivaient à la suite de ses pensées.
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Luciano MorelliLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: Luciano | CC ? I'm on my way ( le Jeu 16 Nov 2017 - 17:36 )
La perspective de boire un canon avec Megara m’enchante. Je vais pouvoir enfin sortir de ce bureau qui est devenu petit à petit le refuge où je me cache pour ne pas affronter mes problèmes. Quoiqu’on en dise, le travail reste le meilleur prétexte pour tenir les autres à l’écart ainsi qu'un excellent argument pour mentir aux femmes qui occupent mes pensées. Femme au pluriel…deux. C’est beaucoup trop pour un homme comme moi, qui d’habitude n’est ni un fabulateur, ni un dissimulateur.
D’un côté il y a la femme que j’ai épousé, celle que tous les autres hommes me jalousent, cette femme superbe qui a fait de moi ce que je suis. Et de l’autre il y a la jolie Pia. Elle est belle, douce… jeune aussi peut être trop pour moi. Mais c’est justement son air enfantin qui me fait craquer, son sourire mutin et sa manière d’affronter la vie avec bonne humeur.
De toutes évidences je suis prêt à tout pour elle, même à me transformer en quelqu’un que je ne suis pas et je déteste ça. Lui mentir me déchire le cœur, mais je suis incapable pour l’instant de faire machine arrière. Même si j’envisage de lui dire que je suis marié, j’appréhende tellement sa réaction que je me tais. Rien que de penser que ma trahison, parce que c’est de ça dont il s’agit dans le fond, lui fasse changer le regard qu’elle pose sur moi m’est insupportable.
Voilà ou j'en suis, imbécile et impuissance face à une situation que j'ai pourtant créée de toutes pièces.

Alors en attendant de résoudre ce problème épineux autant se détendre un peu… et la célèbre De Massiri est la personne la plus indiquée pour se distraire. Sa réputation de femme d’affaire impitoyable est largement usurpée selon moi. En elle, je ne vois qu’une personne intelligente et drôle, qui tourne en dérision la vie et les gens qui l’entourent, mais toujours avec beaucoup d’esprit.
En entrant dans notre bar préféré je l'aperçois le regard perdu dans le vide qui trompe l’ennui en jouant avec l’un de ses doigts sur la table. Je me rends compte que nous n'avons que trop peu d’occasion de nous retrouver avec nos emplois du temps surchargés, et que je suis impatient de de passer une partie de la soirée avec elle. En la saluant je m’inquiète de savoir si elle patiente depuis longtemps et si elle a eu le temps de commander un des extraordinaires cocktails que sert le Dolce Vita.
" Même pas, j’avais envie d’un bon verre de vin ce soir mais ton message était plus attractif. Un Cuba libre pour commencer et toi ? " Je m’installe en face d’elle et lui avoue mon état d’esprit à demi-mot " Moi j’ai très envie de commander la bouteille entière, mais je vais être raisonnable pour l’instant et commencer par un Blue wind " Elle sourit et interpelle une jeune serveuse qui s’empresse de venir à notre table. Elle a sans doute remarqué mon amie et à la manière dont elle accourt je me demande si elle ne va pas lui présenter son carnet pour lui demander un autographe. Megara ne lui accorde pas même un regard. C’est sur moi qu’elle pose son dévolu au grand désespoir de la demoiselle qui n’a pas d’autre choix que de tourner les talons. " Alors, quoi de neuf ? Ta boîte ça va ?  " Je m'amuse de la situation  " Tu sais que tu es vraiment une briseuse de cœur, tu as vu comme cette fille te dévisageait ? " En riant je poursuis. " Mon entreprise se porte à merveille, on dirait que notre travail acharné porte enfin ses fruits. Mais parle moi de toi, j’ai entendu dire que tu étais fiancée… info ou intox ? "


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Sujet: Re: Luciano | CC ? I'm on my way ( le Jeu 23 Nov 2017 - 23:31 )
Qui était le mieux placé pour connaître la trentenaire ? C’était bien Luciano, le seul sur qui elle pouvait compter mais aussi, pour sa loyauté. A bien des égards, elle lui devait énormément mais aucun tableau n’était là pour faire les comptes, c’était évidemment réciproque. Elle l’accueillit avec joie, heureuse de le voir enfin même si, elle n’avait pas attendu bien longtemps. Pour dire, elle n’avait pas eu le temps de se commander un verre, ce qui parlait de soi. Elle ferma les yeux un instant, juste ce petit temps convenu pour divaguer et se détendre à l’arrivée de son ami. La soirée allait enfin pouvoir commencer et elle était très attendue. Inconsciemment, c’était ce que se disait Megara et se promettait d’etre celle qui mettrait ce rendez-vous en place. Cependant, ces derniers temps, c’était difficile de penser à s’amuser avec la montagne de travail qu’elle avait à faire mais aussi, le projet de son Gala qui allait peut-être, assurément, se faire valider par le Maire de Naples.
Tandis que son ami prenait place, elle indiquait à ce dernier ce qu’elle comptait boire. Avide ce genre de petit plaisir qu’elle s’octroyait que modérément, elle écouta ce qu’il lui donna en retour : Moi j’ai très envie de commander la bouteille entière, mais je vais être raisonnable pour l’instant et commencer par un Blue wind Un rire franc, qui pouvait détendre n’importe qui d’ailleurs provenant de la brune retentit à leur table, n’allant pas plus loin. Le bar se remplissait mais Megara, en tant que célébrité, ne se faisait pas attendre. D’ailleurs, elle était une habituée ce qui aidait beaucoup à la fidélisation des serveuses. Cette dernière dévorait et étudiait délibérément tout ce que je faisais, elle semblait dans la demande implicite de quelque chose mais elle n’était pas d’humeur, elle voulait seulement être tranquille avec Luciano. Alors elle se concentra sur son ami, évitant consciencieusement la serveuse. Les mots lui étaient forcément parvenus à ses oreilles mais en agissant ainsi, Megara avait réduit à néant la chance de donner quoique ce soir à la demoiselle. Ou peut-être plus tard, les négociations étaient encore jouables. Une fois qu’elle fut partie avec la commande, la Rédactrice ne décrocha pas de son ami en lui demandant comment il allait, les banalités d’usage qu’ils se donnaient avant d’apprécier pleinement la soirée : Tu sais que tu es vraiment une briseuse de cœur, tu as vu comme cette fille te dévisageait ? Elle répondit par un sourire au rire de l’entrepreneur : Oui, je sais.. C’est bien de les faire mariner un petit peu… Puis il répondit à sa question, toujours sur le même ton jovial puisqu’il n’y avait rien de plus important ici que de positiver : Mon entreprise se porte à merveille, on dirait que notre travail acharné porte enfin ses fruits. Mais parle moi de toi, j’ai entendu dire que tu étais fiancée… info ou intox ? Elle allait s’enjailler de cette merveilleuse nouvelle et puis elle retomba lourdement dans ses souliers. L’ascenseur émotionnel lui en avait donné la nausée alors elle lança un regard appuyé à la serveuse. C’était un peu difficile à remarquer mais elle jurait l’avoir vu rougir puis, elle but une gorgée de son cocktail, tant désiré : Info, malheureusement… Elle appuya sur ce mot en reprenant une gorgée, mordillant dans un bretzel pour se donner un peu de temps bien que le petit morceau eu du mal à passer : Je n’ai pas l’habitude d’avouer que je fais des erreurs, Lucian, mais… j’en ai fait deux belles et… ça va me coûter cher, je le sens… Megara était véritablement tendue mais le fait de le confier lui faisait un fou : La première, c’est d’avoir embauchée cette fameuse Angelina Bianconi, la parfaite réplique de mon ex-briseuse de coeur et la deuxième, c’est d’avoir accepté les fiançailles d’Isia.. à sa troisième tentative ! C’était un peu comme si Luciano avait ouvert les robinets et que l’eau coulait à flot, sans retenu : Et putain, je crois que je suis entrain de tomber amoureuse d’elle…

Spoiler:
 


Dernière édition par Megara de Massiri le Sam 17 Fév 2018 - 17:48, édité 1 fois
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Sujet: Re: Luciano | CC ? I'm on my way ( le Mar 5 Déc 2017 - 18:35 )
« Oui, je sais. C’est bien de les faire mariner un petit peu… »
C’est exactement pour ça que je retrouve toujours Megara avec grand plaisir. Ces remarques gentiment acerbes m’amusent follement, et même si je suis désolé pour cette pauvre serveuse qui en fait les frais et repart la tête basse et l’air visiblement déçue, rire me fait le plus grand bien. L’ambiance feutrée du Dolce Vita, la musique d’ambiance et la vue superbe fait le reste. Je me libère enfin de la tension accumulée ces derniers temps et je sens la pression redescendre. Je suis surtout très satisfait de m’offrir ici une fuite temporaire, mais salvatrice, une alternative à la possible confrontation avec ma femme et  son regard accusateur ou même avec ma Pia et à ses questions auxquelles je ne peux toujours pas répondre. Cette pause est aussi providentielle pour échapper aux interrogations qui me taraudent de manière presque obsessionnelle. Au fond, même si dans ma tête et surtout dans mon cœur le choix n’est pas si difficile, je me demande surtout comment je vais pouvoir leurs annoncer à toutes les deux cette foutue vérité avec laquelle je n’ai que trop joué. 

J’essaye tant bien que mal de me concentrer et de profiter de mon amie et du moment particulier que nous partageons trop peu souvent, mais a bien des égards je remarque qu’elle aussi est soucieuse. Je la connais assez pour voir que sous cette apparente désinvolture se cache un certain désarroi, un malaise. Son regard perdu dans le vide quand je suis entré, sa manière de jouer avec ses doigts sur la table, d’être là sans vraiment être présente, rêveuse, sa façon inhabituelle de tout lâcher pour me rejoindre au dernier moment, sont autant d’éléments qui me confirme que la rédactrice du Vogue est plutôt préoccupée. Je suis au courant qu’elle prépare un gala de charité en faveur des femmes battues (ce qui est tout à son honneur d’ailleurs, qui a dit que la De Massiri n’avait pas de cœur), qu’elle a aussi beaucoup de travail, mais aux dernières nouvelles sa vie sentimentale était plus saine que la mienne. Et pour ma part j’ai toujours considéré que la base de l’équilibre reposait essentiellement sur une relation épanouie.

En sirotant tranquillement mon cocktail hors de prix je me décide à la questionner sur la récente annonce de ses fiançailles. C’est alors qu’elle se retourne vers la barmaid pour la dévisager avec insistance, voir la déshabiller du regard. Son comportement témoigne clairement qu’elle a des remords de s’être engagée et sa réponse est elle aussi sans équivoque. "Info, malheureusement… " En grignotant elle tente de feindre l’indifférence, mais je vois son trouble, je sens sa détresse. En fronçant les yeux j’attends qu’elle m’en dise un peu plus. " Je n’ai pas l’habitude d’avouer que je fais des erreurs, Lucian, mais… j’en ai fait deux belles et… ça va me coûter cher, je le sens… " « On en fait tous ma belle. » Malheureusement.  " La première, c’est d’avoir embauchée cette fameuse Angelina Leonelli, la parfaite réplique de mon ex-briseuse de coeur et la deuxième, c’est d’avoir accepté les fiançailles d’Isia.. à sa troisième tentative ! " Je ne suis pas sûr qu’accepter une proposition  au bout de la troisième fois soit une bonne chose mais après tout cette promesse de mariage va peut-être l’aider à réaliser à quel point elle tient à Isia... ou pas. "  Et putain, je crois que je suis entrain de tomber amoureuse d’elle…" La sentence est directe pour sa pauvre compagne que je sais par ailleurs très éprise de Megara. D’abord stupéfié par ces aveux je réalise qu’en fait son histoire n’est pas si éloignée de la mienne. J’ai alors une réaction totalement inappropriée face à l’ironie de notre situation conjointe. Je devrais sans doute trouver des mots réconfortants, mais j’éclate d’un rire déplacé mais sincère. En levant mon verre, laconique je lui réponds « Bienvenue au club. Viens, on va se prendre une cuite. »
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Sujet: Re: Luciano | CC ? I'm on my way ( le Jeu 28 Déc 2017 - 14:48 )
Il fallait bien que ça sorte, c’était terrible de se rendre compte qu’elle établissait une longue liste d’erreur qu’elle était incapable de réparer. Ce n’était pas possible puisqu’elle n’arrivait pas à se mettre d’accord avec elle-même. C’était elle qui avait tout mise en place. La rage folle qu’elle ressentait lorsque Angelina était présente, durant leur réunion hebdomadaire et ce manque terrible qu’elle n’arrivait pas à refouler lorsqu’elle ne la voyait plus. C’était elle qui l’envoyait travailler loin, trouvant d’abord insupportable de l’avoir dans les pattes mais ce qui se suivait… Seul un bon verre de Whisky pouvait lui donner du baume au coeur et à l’âme. Et puis, il y avait la victime de ce traquenard. C’en était pas forcément une, elle n’était même pas un accident parcours puisque l’italienne pensait vraiment être amoureuse d’Isia, elle ne voulait pas la briser comme elle s’était sentie tomber en morceau il y a quelques années en arrière. Elle ne savait tout simplement gérer cette pulsion, celle peur qui la poussait à aller voir ailleurs; Se dire que si Isia lui faisait du mal, elle était capable de lui dire au revoir sans ressentir, sans avoir mal. Un beau méli-mélo qu’elle enterrait derrière un visage lisse et ses répliques franches, bien placées. Injuste, la vie avait toujours été injuste envers elle depuis sa meilleure amie et sa déclaration publique de son amour jusqu’à présent, avec Isia et Angelina en tête d’affiche. Un jolie film d’amour mélo-dramatique à en faire rire ou pleurer plus d’un(e). Pour la première fois, Megara se détestait mais elle n’y pouvait rien, elle ne pouvait pas se détacher d’Isia. Elle avait été la seule qui lui avait prouvé sa présence, sa détermination à la garder auprès d’elle. De l’autre coté, Angelina n’avait rien pour elle en apparence mais elle réussissait toujours à piquer la curiosité de la brune. On en fait tous ma belle. Sa voix est sereine mais pensive, un peu comme s’il en avait commis, aussi. Comment pouvait-elle deviner une chose pareille, avec l’incroyable duo qu’il évoquait sans arrêt avec sa femme. Certes, on ne les voyait plus beaucoup ensemble ces derniers temps mais elle était la première à savoir qu’aucun jugement n’était de mise. Chacun évoluait mais cela ne voulait pas dire qu’ils s’aimaient moins qu’avant. L’espace donnait plus de piment justement que de rester coller à l’autre sans arrêt. Un sourcil perplexe s’était levé mais les vannes étaient ouvertes, elle ne pouvait plus s’arrêter en aussi bon chemin. Aussitôt le débat clos, aussitôt qu’elle avait mis des mots sur ce qu’elle pensait, aussitôt qu’elle donnait la réponse à toutes ses horribles questions qu’elle se posait depuis des mois, Lucian leva son verre, un rire laconique sur les lèvres : Bienvenue au club. Viens, on va se prendre une cuite. Megara cherchait en son plus for intérieur si elle était du même avis, si c’était ce qu’elle voulait vraiment, “se prendre une cuite” et puis, cela avait fait tilt dans sa tête. Il en avait besoin autant qu’elle, la trentenaire avait bien compris que ses parents avaient fait échos dans la tête de son ami, peut-être même, confident : D’accord, mais je crois que tu as à causer toi aussi ! Elle leva son verre pour le choquer à celui de son interlocuteur. Elle n’était pas fière d’elle mais cette liberté de penser et de parler, lui faisait un bien fou. Avant que leurs verres se choquèrent, elle avait mis un temps de réfléxion et une flamme s’alluma dans ses yeux : Buvons à nos déboires ! Un peu d’humour artistiques, ce ne faisait aucun mal. Une fois qu’ils avaient trinqué, elle bu une gorgée gémissant au plaisir que ce liquide alcoolisée lui procurait et posa son verre. Ses yeux fixait le cristal de se dernier, sa main caressant distraitement le pied de ce dernier : Alors, Lucian. Qu’est-ce que tu me caches ? Il ne fallait pas oublier que Megara avait de longues études de journalisme et un curieux flaire à reconnaître lorsqu’on lui cachait quelque chose. Ce n'était pas vraiment nécessaire avec son ami puisqu'il n'avait pas vraiment caché que quelque chose le tracassait, sa présence, ses réponses, ses expressions... Connaître tout cela lui avait valu quelques problèmes mais après s’être fait avoir à deux reprises, elle avait étudié les nombreux langages du corps. Il n'était plus question de se faire lamentablement avoir parce qu'elle était aveugle.
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Sujet: Re: Luciano | CC ? I'm on my way ( le Lun 8 Jan 2018 - 19:13 )
Tous les jours que dieu fait je continue de donner le change, je m’attache au train train quotidien, vais au travail, embrasse ma femme avant de partir en lui murmurant à ce soir avec une apparente désinvolture. Mais cette légèreté n’est plus qu’une façade. Alors je me sauve, je me noie dans le travail pour essayer de penser à autre chose qu’à elles deux. Sauf que voilà... je n’y arrive pas, je ne sais plus comment faire pour oublier mes fautes, m’absoudre de mes péchés. Quand les sentiments s’en mêlent on ne contrôle plus rien... et je ne contrôle plus rien. J’ai l’impression de me réveiller d’un long sommeil tranquille, plaisant mais sans relief. Être de nouveau amoureux a fait de moi un homme neuf, plus vivant que jamais. Je crois que Pia m’a rendu mes vingt ans alors que pourtant j’en ai le double.
40 ans l’âge sans doute d’établir le premier bilan de sa vie… et je ne suis pas particulièrement fier du mien. Si au niveau professionnel tout va pour le mieux, côté cœur rien n’est plus défini... Persuadé que j’étais d’avoir fait le meilleur choix, choisi la bonne route, je me retrouve aujourd’hui sans enfant et avec un mariage qui n’en a plus que le nom. Je suis amoureux d’une autre femme que de la mienne et pour couronner le tout, comme si la situation n’était pas déjà assez compliquée j’ai inventé de toute pièce une autre vérité. Comme un abruti j’ai raconté que je j’étais libre et sans attache. J’ai voulu plaire à tout prix à ma belle, et maintenant que j’y suis arrivé le poids du mensonge est trop lourd à porter.

En venant ici je savais que j’allais trouver une oreille attentive en la personne de Megara et très certainement un autre avis que celui d’Alessandro. Il est au courant de la situation et la déplore évidemment. Nous sommes Sienna et moi sa seule famille et je crois qu’il envie secrètement notre couple depuis toutes ces années. Lui qui n’est pas foutu de garder une femme près de lui plus de trois jours, nous représentions à ses yeux un modèle, un idéal, la preuve vivante que l’amour peut rimer avec toujours. Quand je me suis mis à lui ressembler en utilisant les mêmes ruses pour me cacher en employant les mêmes mensonges pour arriver à mes fins il a perçu ça d’un très mauvais œil. 
Je lève mon verre et mon amie et moi trinquons à nos soucis, assez similaires en fin de compte. Elle parait étonnée par mon discours. Évidemment il est de notoriété publique que moi et Sienna formons le couple idéal... Et je viens à demi-mot de lui affirmer le contraire. « Alors, Lucian. Qu’est-ce que tu me caches ? » " Tu vas rire. Moi aussi je crois que je ne suis pas ou plus amoureux de la bonne personne... J’ai rencontré quelqu’un, une jeune femme qui hante mes pensées. Si tu savais. Elle est diamétralement l’opposée de Sienna. Elle est celle que je cherchais mais je ne me rendais pas compte que je l’attendais. " En soupirant je poursuis. " Tu ne connais pas toute l’histoire. Pour ravir le cœur de la jolie Pia je ne lui ai pas avoué que j’étais marié. Et depuis... je ne lui ai toujours rien dit. Tu vois j’ai toutes les raisons de vouloir noyer mon chagrin dans quelques verres d’alcools. " Je jette un clin d’œil à Megara qui a l’air déconcerté par mes révélations. Elle qui d’habitude a un sens unique de la repartie semble sans voix. Je trinque, je souris. En réalité je suis un homme brisé. " Alors si je peux te donner un seul conseil c’est de bien réfléchir avant de vraiment t’engager. "

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Sujet: Re: Luciano | CC ? I'm on my way ( le Ven 26 Jan 2018 - 16:15 )
Megara n’avait pas tenu assez longtemps pour rôder ses réponses lorsqu’elle pensait à Angelina. Ce n’était pas humainement possible et elle n’arrivait pas à s’y habituer. Même si elle passait tout son temps à la faire éloigner de son environnement proche, comme par exemple, lui donner un job pour lequel elle n’avait pas postulé, la brune tentait vraiment tout ce qui était en son pouvoir. Elle regardait avec insistance sa main gauche, qui lui semblait de plus en plus lourde à force de parler d’Angelina en défaveur d’Isia. Elle savait qu’elle allait faire une erreur monumentale en épousant Isia mais à la base, elle pensait seulement qu’elle n’était tout simplement pas faite pour le mariage. Son côté volage ne lui donnait aucun doute sur cet état d’esprit et lui convenait parfaitement au final. Isia ne devait seulement pas être au courant et retardé le plus possible son accord à sa demande, ou même jusqu’à reporter les noces. Elle ne se sentait pas prête du tout mais là encore, Angelina ne faisait pas partie du tableau, un lourd poids dans la balance adverse. Un rien pouvait la faire partir dans une colère noire et cela devenait de plus en plus douteux pour ses proches qui la connaissaient quand même assez bien, surtout concernant ses parents. Elle leur avait favorisé une relation particulièrement fusionnelle et c’était son choix. Elle n’avait aucun problème à remettre un rendez-vous à plus tard si ses parents venaient à l’inviter à dîner ou déjeuner, peu importe. Seulement depuis que la blonde avait débarqué dans sa vie, elle y allait le moins souvent possible ce qui donnait un indice direct quant à son mal être. Les questions qui revenaient régulièrement sur son bonheur et la mise en cause sur ses sentiments auprès d’Isia plus fréquentes. Allait-elle pouvoir tenir ? C’était pour cela qu’en la compagnie de son meilleur ami, Megara s’était lâchement laissée aller quitte à prendre le risque que ça s’ébruitait, surtout dans un endroit aussi bondé, les murs avaient toujours des oreilles indiscrètes, à l’affût du moindre petite potin alléchant. Elle était assez bien placée pour le savoir. Puis, même absente, elle n’avait pas ignoré l’air absent et torturé de Luciano durant tout ce temps, ce qui la poussa à lui faire crever l’abcès. Elle ne s’imaginait clairement pas à retrouver son pauvre ami dans la même situation. Pire, encore, elle apprenait qu’il avait déjà passé la ligne de l’interdit, en trahissant son mariage avec une jeune femme qui était complètement l’opposé de sa femme : « Oh. Luciano… » chuchota t-elle compatissante. Il était d’usage, dans le milieu dans lequel ils travaillaient tous les deux, de masquer leur émotion, de donner un visage contraire mais il existait toujours un petit signe qui trahissait, comme sourire sans que les yeux ne souriaient en même temps que la bouche par exemple. Il était aussi fort qu’elle, si ce n’était pas en terrain égal en ce qui concernait cette discipline de dissimulation. Or, elle avait bien vu qu’il ne souriait pas et qu’il était totalement perdu dans ses propres réfléxions, dans cette douleur qu’il laissait prendre la place en compagnie de mensonge et de d’auto-questionnement : « Oui, oui, bien sûr je comprends et je suis vraiment désolée pour toi, l’ami ! Je ne pensais pas que.. enfin qu’avec ta femme ! Tu es si secret à ce sujet. » avoua t-elle, légèrement gênée pour s’être laissée aller dans ses complaintes alors que son ami vivait cette situation depuis quelques temps déjà, et à un stade largement plus avancé qu’elle-même. Le fait qu'elle n'avait jamais cru aux biens faits du mariage, Luciano était resté un modèle secret de droiture, aujourd'hui, tout avait explosé : « Comment…? » C’était bien rare pour Megara de se retrouver à cours, complètement prise au dépourvu, pas même une seule parole réconfortante à son sujet puisqu’elle n’arrivait pas elle-même à se rassurer : « Comment vous vous êtes rencontrés ? » Couchées à droite à et à gauche, la trentenaire n’en était pas à sa première expérience. Même si ce n’était pas quelque chose qu’elle criait sur tous les toits, elle n’avait jamais vraiment éprouver d’amour et surtout, réciproque avec ses amantes. Pour autant, elle continua d’enquêter car elle ne connaissait personne d’aussi droit que Luciano concernant son mariage et meme s’il ne l’avait jamais jugé sur sa manière de vivre son mariage, il l’avait toujours écouté alors elle éprouvait le sentiment que c’était à son tour d’écouter.
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Sujet: Re: Luciano | CC ? I'm on my way ( le Ven 2 Fév 2018 - 16:56 )
Même si nous avons beaucoup de responsabilités et des emplois du temps surchargés, j’aime les rares occasions que nous avons Megara et moi de nous retrouver. Nous avons l’habitude de nous confier l’un à l’autre sans détours ni regrets. Une oreille attentive, notre présence mutuelle pour se réconforter en cas de coups durs, nous avons toujours pu compter l’un sur l’autre pour nous épauler.
Plusieurs points communs lient notre amitié, l’amour du travail bien fait, un certain sens de la compétition, notre perfectionnisme aussi. Pour autant nos différences, nos points de divergences nous ont aussi rapprochés. Jusqu’à présent j’avais cette image lisse du gendre idéal... mari fidèle, travailleur acharné. Megara a toujours eu une vie sentimentale plus dissolue et ses frasques m’ont toujours beaucoup diverti. Il en va de même de sa manière de les raconter.
Mais ce qui nous rassemble surtout ce sont surtout les failles que nous nous évertuons à cacher. Moi celles de mon enfance avortée, de ma volonté presque névrotique à m’extirper de ce douloureux passé. Elle c’est sa sensibilité exacerbée qu’elle tente tant bien que mal d’étouffer sous sa carapace de femme d’affaires impitoyable.

Je la connais depuis assez longtemps maintenant pour reconnaître les tics nerveux, sa moue boudeuse quand elle est préoccupée. Je sais qu’elle a mis un sacré long moment pour se remettre de sa dernière rupture et je crois qu’Isia lui a sans doute redonné goût à la vie et foi en l’amour. Je suis persuadé que dans le fond si elle a accepté sa proposition, c’est avant tout par reconnaissance. Par lassitude aussi sans doute, qui accepterai de demander à la même personne 3 fois de l’épouser ? Mais j’ai bien trop d’affection envers elle pour le lui faire remarquer. Non pas que cela me dérange de partager mon point de vue, mais je ne veux surtout pas qu’elle pense que je la juge... et loin de moi cette idée. Qui suis-je pour donner des conseils matrimoniaux alors que mon mariage tombe à l’eau... 
Si je décidais de partager mon expérience avec Megara je lui dirais qu’une demande en mariage je n’en ai faite qu’une et que celle qui est devenue ma femme ne s’était alors pas fait prier. Je me souviens parfaitement de son sourire et de ses yeux remplis de joie et de larmes. A l’époque je n’avais pas grand-chose à lui offrir mais elle a dit oui sans hésiter. Alors je me suis jeter à corps perdu dans le travail pour lui donner tout ce dont elle désirait. Par contre dans cette lutte acharnée à l’ascension sociale on s’est complètement oublié. C’est vrai, je suis arrivé en haut de l’échelle... mais à quel prix ? Aujourd’hui mon mariage a été sacrifié et je suis amoureux d’une autre. Quelle ironie ! Ma vie sentimentale et ma vie professionnelle n’ont jamais été à l’apogée en même temps.

Je dois offrir une vision de moi même assez pathétique puisque Megara murmure un « Oh. Luciano… » que j’imagine sans mal de connivence mais empreint aussi d’une forme d’incompréhension. « Oui, oui, bien sûr je comprends et je suis vraiment désolée pour toi, l’ami ! Je ne pensais pas que.. enfin qu’avec ta femme ! Tu es si secret à ce sujet. » " Je n’étais pas vraiment secret, disons plutôt que je n’en avait pas à partager. Mais aujourd’hui ce n’est plus vrai... " Exactement la même réaction qu’Alessendro..... Elle pose un regard incrédule et dubitatif sur mon comportement. Comment pourrait-il en être autrement ? J’ai donné un virage à 180º dans ma vie sage et ordonné alors je ne peux pas m’étonner de susciter de la perplexité. « Comment…? » C’est bien la première fois que je l’entends hésiter. « Comment vous vous êtes rencontrés ? » " Le plus simplement du monde, lors d’une soirée chez des amis communs. Tu sais je n’ai rien prémédité... c’est juste arrivé, comme un cadeau du ciel, une nouvelle chance de croire au bonheur. " Mais maintenant je le vois ce bonheur m’échapper, me filer entre les doigts aussi sûrement que le ferait une poignée de sable au creux de ma main. " Mais toi, dis m’en un peu plus sur cette, attends que je me souvienne de ta formule exacte... fameuse Angelina Leonelli. "


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