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- [Terminé] Une parenthèse [Lorelei] -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Autour de Naples :: Voyager dans le passé
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Nicolaï InvanovLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: [Terminé] Une parenthèse [Lorelei] ( le Sam 21 Oct 2017 - 18:41 )

Nicolaï Invanov & Lorelei Caldwyn

Tenby, Pays de Galles, automne 2003

Le cœur léger, je donne la profonde impression de flâner dans les rues, mais il n’en n’est rien, au fond de moi, je voudrais pouvoir changer le cours du temps, en profiter pour lui donner une toute autre relativité, à mon avantage. Au notre avec Lorelei, que je vois des plus régulièrement, notre histoire perdure, notre passion ne fait que croitre, je ne suis plus capable d’aucune objectivité. Elle a à présent 20 ans, et arbore ses plus belles années, que je ne peux m’empêcher de lui voler, malgré moi. Elle mériterait mieux que moi, mieux qu’une histoire d’amour aussi passionnée soit-elle, qui ne ressemble à ça. Je ne comprends même pas pourquoi elle persiste à dire oui à chaque fois que je l’approche, à chaque fois que je la contacte. Ça n’a pour nous, rien de malsain, c’est une question de sécurité, je suis un homme adultère et je n’en suis pas fier, mais c’est bien plus fort que moi. Le genre de sentiments qui me vrillent la tête, qui me font mal au ventre, qui font que je ne suis plus à ce que je fais si ce n’est à mes pensées pour elle. Son visage, ses yeux clairs, dans les miens, quand nous ne faisons qu’un.
Je lui envoi rapidement un message, je sais qu’elle n’est jamais loin de son téléphone. « J’ai pris ma journée, je suis entièrement à toi, et je ramène le déjeuner. Tu me manques. Nico. » Ces attentions font toujours du bien, elle n’a jamais connu ça. Ne serait-ce qu’un texto de temps en temps fait de sa journée une meilleure journée, pourquoi m’en priver ? Je fais attention à ce que Jane ne tombe pas dessus. Je suis un salaud, sans aucun doute, mais je les aime, toutes les deux, impossible de choisir.
Dans mon jean tout neuf, ma chemise et ma veste en cuir, je sonne chez elle, j’ai besoin de sentir l’odeur de son shampooing, celle de sa peau, sentir ses lèvres sur la mienne. Autant de choses que nous partageons, en plus de ce lien très spirituel qui fait que nous avons toujours quelque-chose à partager, à analyser, sur lequel débattre, jamais nous ne sommes à cours de sujet de discussion. Nous sortons aussi. Il m’arrive de prendre des weekends en prétextant une conférence, un colloque, ou même de l’inviter à partager les miens. Je sais que c’est mal, mais c’est notre seule façon de vivre cette histoire, dans le dos de ma femme, que j’aime pourtant aussi. Comment choisir ? Le faut-il ?
Elle m’ouvre, et j’ai à peine le temps d’entrer qu’elle se jette sur moi. Je dépose rapidement les sacs de nourriture sur la table et laisse tomber ma veste au sol, sans y faire cas. « Quel accueil… » Je tente de reprendre mon souffle et la prend dans mes bras, caressant doucement sa joue par la suite.
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Lorelei Caldwyn10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: [Terminé] Une parenthèse [Lorelei] ( le Mar 24 Oct 2017 - 20:22 )

Nicolaï Invanov & Lorelei Caldwyn

Tenby, Pays de Galles, automne 2003
Ses mains tremblent, elle tremble si fort qu'elle en fait tomber le petit objet de plastique blanc et rose qu'elle tiens dans ses mains. Son regard se perd ici et là sur la petite salle de bain où elle est. Lorelei est assise sur ses toilettes, et ses yeux, son coeur, sa vie ne peuvent croire ce qui se passe actuellement. Sa respiration se fait courte et forte, l'obligeant à ouvrir les lèvres pour pouvoir respirer. Elle se penche en avant et récupère le bout de plastique. Ses yeux qui s'embrument, elle n'y voit plus rien. D'un geste de la main elle saisit un peu de papier toilette et éponge ses yeux. Ce plus, ce simple petit plus a l'encre rose qui s'est inscrit doucement... Elle laisse le teste sur le rebord de l'évier non loin et saisit la boîte en carton. Elle lit chaque mot qui compose la boîte, le mode d’emploi, elle l'a déjà lu deux fois tout comme le résultat. Mais elle ne peut pas le croire. Ses mains de nouveau font l'échange entre la boîte et le test. Lorelei n'arrive plus à réfléchir, trop de choses se bousculent dans son esprit. Un "ding" la sort de ses pensées. Son téléphone qui est lui aussi poser sur l'évier vient de sonner. Un message, elle libère une de ses mains et saisit son téléphone. Nicolaï... Il ne va pas tarder. Son regard affolé ne fait pas cesser de faire des aller et retour entre le test de grosses et le téléphone. Fermant alors ses yeux, elle souffle un bon coup. Il n'est pas temps de tomber dans les pommes ou de faire un malaise. Elle pose les deux objets sur l'évier le temps de remonter son sous-vêtement et son jean. Puis avec soin elle remet le test dans sa boîte, saisissant son téléphone de son autre main elle se dirige vers la cuisine. Lâchant sans grande précaution le mobile sur le petit et unique plan de travail de la maigre cuisine. Elle saisie alors sa poubelle à peine pleine et y jette le test. Sortant sans attendre, elle jette sa poubelle dans la benne de l'immeuble et remonte vite avant qu'il n'arrive. Elle jette un regard dans la glace non loin de l'entrée elle fait presque peur à voir. Ses yeux bordés de noir, pâlotte, plus qu'à son habitude elle attache ses cheveux avec une pince, les laissant légèrement libre tout de même. Elle n'a pas trop le temps de réfléchir plus qu'on toc à la porte. Elle souffle de nouveau, tout cela est trop rapide. Lorelei ouvre à la volée la porte, Nicolaï ne tarde pas à entrer alors. Elle ferme les yeux un très vague instant et se jette littéralement dans ses bras. Son visage s'enfouissant dans son coup alors qu'elle sent sa veste glisser pour finir par tomber au sol dans un bruit léger. Elle le serre avec sa petite force contre elle et relève le visage rapidement vers le sien Elle dépose un baiser sur son menton, étant plus petite que lui. Un sourire sur le visage.

« Je suis simplement heureuse de te voir. J'ai été un peu malade ce matin. Rien de grave, je ai dû manger un truc qui n'est pas passé hier soir. »

Dit-elle avant qu'il ne pose trop de questions sur sa tête de déterrer. Elle le savait observateur en particulier avec elle. À vrai dire, elle ignorait comment il était avec sa femme. Mais entre eux, les jeux de regards étaient presque plus importants que tout le reste. Elle ne l'avait pas vu depuis quelques jours trop de jours. Il avait été pas mal occupé par son travail. Et puis il était marié, alors elle devait le partager avec une autre, elle l'avait acceptée depuis le départ, oui, mais parfois le temps était long. Elle ne veut pas qu'il remarque quoique ce soit sur son état, alors elle sourit jusqu'aux oreilles et l'embrasse fougueusement, ses mains remontant à son cou afin d'appuyer se baiser. Loin était le temps où elle apprenait à aimer, loin était le temps où elle osait à peine le toucher. Aujourd'hui, tous deux se connaissaient par cœur et elle savait où se trouvait chaque grain de beauté, chaque tache de sa peau. Se décalant légèrement de son étreinte elle posa son regard sur les sacs qu'il avaient rapidement posés sur la table base du salon, non loin de l'entrée avant qu'elle ne lui saute dessus.

« Tu as prévu quoi à manger ? Chinois ? »

Cela devait bien être son style de nourriture favorite. Depuis qu'elle y avait goûté, avec Nicolaï pour la première fois il y a de longs mois maintenant, elle commandait régulièrement. Elle fit des yeux ronds d'envie alors en prenant place sur le canapé, sans lâcher la main de son homme qu'elle tenait avec fermeté. À peine fut-il assit qu'elle lui déposa un baiser sur la joue, comme un besoin irrépressif d'être sans cesse proche de lui. Surtout, que son esprit divaguait sur sa découverte à peine plutôt, là-haut, dans son crâne cela semblait être une bataille acharnée. Entre y penser et ne pas y penser. Profité de Nicolaï comme si elle le voyait pour la dernière fois ! C'était ce qui ressortait de cette guerre intérieure. Car oui, elle ignorait quoi faire, elle ignorait si elle devait lui en parler, si elle devait lui imposer ce choix, car dans sa religion, rappelons-le, elle a été éduquée de façon assez immersive dans la religion catholique. Il était impensable qu'elle avorte. Et puis Jane... Sa femme, leur couple. Elle ferma un instant les yeux de nouveau en détourant le regard. Serrant la main de son amour plus fort.

« Pardon, je suis encore un peu vaseuse. Mais ça va passer. Puis j'ai faim ! »

Sa voix avait exprimé la réelle faim qui avait également fait gargouiller son ventre. Car oui, si elle avait fait ce teste, c'était que depuis quelques jours, voir une semaine, elle courait aux toilettes presque tous les matins. Chose qui évidemment n'était pas normale. Mais elle ne voulait pas y penser, non.

« Comment cela se fait que tu es pris ta journée ? Mais c'est une bonne surprise, en plus, je suis de soir au nouveau restaurant où je travaille. Mais j'avoue que cela ne me plaît pas trop. L'ambiance y est particulière et l'hygiène... Je te raconte pas. J'y suis depuis peu. Mais je crois que je vais chercher ailleurs. Mais assez parler de moi. Tu as été bien occuper ses temps-ci ? Beaucoup de travail ? Et Jane, comment elle va ? »

Si la question sur sa femme pouvait paraître gênante, Lorelei avait pris cette habitude de demander régulièrement de ses nouvelles. Car au fond elle s'en voulait de lu prendre son mari et doutait que la femme soit stupide pour ne pas se douter de quelque chose. D'ailleurs, parfois, Lorelei prenait peur quand on frappait à sa porte sans qu'elle attende quelqu'un. Imaginant toujours trouver Jane la giflant à peine aurait-elle ouvert la porte. Même si au fond elle n'avait vu son visage que vaguement sur le Bureau de Nicolaï quand celui-ci travaillait encore à la clinique de l'enfer. Elle se remémorait vaguement à quoi elle ressemblait. Et c'était une très belle femme.
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Sujet: Re: [Terminé] Une parenthèse [Lorelei] ( le Jeu 26 Oct 2017 - 20:01 )

Nicolaï Invanov & Lorelei Caldwyn

Tenby, Pays de Galles, automne 2003

J’ai ce sentiment de plénitude à chaque fois que mon esprit retrouve la conscience de mon futur échange avec Lorelei, et c’était déjà le cas du temps où nous étions simplement patient et professeur. Les gens s’accordent parfois, sans savoir pourquoi, chimiquement, c’est l’explication. Et nous faisons plus que nous accorder, c’est une réelle connexion, un lien indéfectible, auquel je ne saurais donner la moindre explication. Ce n’est pourtant pas faute d’en avoir trouvé une, mais m’auto analyser ne servirait en rien notre cause, trop réfléchir gâcherait l’essence même de notre relation complètement hors normes, complètement inconvenante aussi par la même. Mais qu’importe, j’ai pris le parti de ne trouver aucune excuse à ce que je fais, à ce que nous faisons, bien qu’elle soit pour le moins innocente étant donné qu’elle jouit d’un célibat plein et entier. « Je suis simplement heureuse de te voir. J'ai été un peu malade ce matin. Rien de grave, je ai dû manger un truc qui n'est pas passé hier soir. »

« Et ça va mieux ? »

Passant délicatement mon pouce sur l’arête de sa mâchoire, tandis que mon regard exprime toute l’admiration et la tendresse que j’ai pour elle. Je n’aime pas la savoir malade, j’aimerais pouvoir être à ses côtés quand c’est le cas, mais je n’en n’ai pas le droit moral. J’ai déjà transgressé tous les interdits depuis un an. « Tu as prévu quoi à manger ? Chinois ? »

« Je sais que tu adores ça. Et à chaque fois que je passe devant un traiteur, je pense à toi… En fait, je crois plutôt que je pense tout le temps à toi. »

Lui volant un baiser, nos regards toujours solidement ancrés l’un dans l’autre. Elle n’a que 20 ans, et j’ai encore l’impression de lui voler une partie de sa vie, je ne peux rien lui promettre d’autre qu’une relation clandestine. Si mon mariage avait été bon à tomber à l’eua, j’aurais pu penser à y mettre un terme, mais Jane est toujours la femme que j’ai épousé il y a des années, et elle ne mérite en aucun cas ce que je pourrais lui infliger, ou ce que je lui inflige déjà.
Je la sens un peu faible, elle prend ma main quand nous retrouvons le canapé pour nous y asseoir. « Pardon, je suis encore un peu vaseuse. Mais ça va passer. Puis j'ai faim ! »

« L’appétit est signe de santé, dans la plupart des cultures. Tu veux que je t’appelle un médecin ? »

Je m’inquiète forcément de son état. Pâle, fatiguée… Sa peau opaline a une couleur différente, elle est livide, j’aimerais qu’elle se repose mais il en est sans doute hors de question puisque je suis là, et qu’elle refusera de prendre du repos. Sa jeunesse, son tempérament retrouvé… Cette fougue, elle l’a toujours eu en elle, elle l’ignorait simplement.
Je me lève le temps de récupérer les provisions et les dépose sur la table basse, les ouvrant à sa guise, afin qu’elle n’ait plus qu’à se servir. Je suis un homme de bonne éducation, comme mes parents y ont tenu. Les conventions, la galanterie, sont un dû. « Comment cela se fait que tu es pris ta journée ? Mais c'est une bonne surprise, en plus, je suis de soir au nouveau restaurant où je travaille. Mais j'avoue que cela ne me plaît pas trop. L'ambiance y est particulière et l'hygiène... Je te raconte pas. J'y suis depuis peu. Mais je crois que je vais chercher ailleurs. Mais assez parler de moi. Tu as été bien occuper ses temps-ci ? Beaucoup de travail ? Et Jane, comment elle va ? » Toutes ces questions ! Je souris, pour moi-même, et laisse échapper un rictus, son énergie me surprend encore, mais j’adore ça. Elle m’épuise autant qu’elle me vivifie. Je crois que c’est un des traits que je préfère chez elle, avec sa douceur, peut-être.

« Tu sais que je peux te recommander quelque-part, si tu en as besoin. »

J’ai beaucoup d’amis, je connais du monde, mon poste de haut rang me permet de rencontrer tout un tas de gens de la haute qui seraient sans doute à la recherche de personnel pour un grand restaurant, elle aurait beaucoup à apprendre, aurait un meilleur salaire et une meilleure situation, et, dans le cas où elle aurait envie de changer de vie, je me suis aussi proposer. Une formation coûte cher, son passé est difficile et quand son CV indique où elle se trouvait les dernière années… Les employeurs ont tendance à tiquer. Je ne réponds volontairement pas à sa question sur Jane, je sais qu’elle la pose, je me contente d’un regard, pour signifier que rien ne change, mais que je ne préfère pas la remettre sur le tapis. Je la remercie implicitement de sa demande. Nous déjeunons, nous dévorant du regard, souriants, apaisés. Et soudain, il me semble opportun de lui rappeler ce que je lui rappelle souvent, une nouvelle fois.

« Tu te souviens que le seul obstacle à tes rêves, c’est uniquement les limites que tu t’imposes ? Tu n’as besoin de l’approbation de personne pour être qui tu souhaites. »

Parfois encore conditionnée comme à l’hôpital, par le besoin d’une approbation quelconque, d’un mot encourageant, d’un coup de pouce, c’est tout à fait normal dans ce genre de cas. Elle n’a aucune famille, pas à ma connaissance en tout cas, je crois que je suis la seule.

« Et ce bouquin, dont tu m’avais parlé la semaine dernière ? »

Son premier amour, la littérature.

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Lorelei Caldwyn10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: [Terminé] Une parenthèse [Lorelei] ( le Ven 3 Nov 2017 - 13:59 )

Nicolaï Invanov & Lorelei Caldwyn

Tenby, Pays de Galles, automne 2003
Il s’inquiète, elle le voit à son regard. À ce geste qu'il a, sa main contre sa peau, délicate. Elle ferme un instant les yeux. Un simple signe de la tête pour lui dire que oui, elle va mieux. Enfin pour aujourd'hui, pour cet instant entre eux, elle va mieux. Il le faut, le temps qu'elle réfléchisse à tout ce que vient de se passer. À quoi faire, quoi dire, mais surtout s'il fallait qu'elle le dise. Évidemment que l'avortement lui avait traversé l'esprit, un vague, très vague instant. Mais son éducation, ses croyances bien que refouler comme une rébellion à sa vie d'avant. Elle ne peut résolument pas prendre une telle décision, tuer un être qui commence à vivre en elle. Certes, il ne sentirait rien, certes cela n'était pas considérer comme un meurtre à ce stade-là. D'ailleurs depuis quand était-elle enceinte ? Cela faisait plus d'une semaine, c'était certain, car il ne s'était pas vu depuis quasiment une semaine. Alors, depuis deux, trois semaines, peut-être ? Elle sourit à sa réflexion. Elle l'embrasse rapidement alors qu'il lui vole un baiser. Nicolaï est adorable, il est ce genre d'homme qu'on rêve d'avoir à ses côtés, attentionné, toujours à l'écoute, qui sait où poser le regard, qui sait quoi dire et quoi demander. Qui jamais ne va trop loin et qui prend le temps d'écouter l'autre. Le genre d'homme qui en un simple regard vous fait croire que tout est possible. Alors oui, depuis plus d'un an maintenant, tout paraît plus facile à Lorelei.

« Oh non, ça va aller. Juste une mauvaise digestion est une nuit agitée. Un peu de fatigue, mais ça va aller. Une fois, mon petit bidon remplit des bonnes choses que tu as apportées. »

Les yeux de Lorelei s'étaient écarquillés, déjà affamée par les sachets face à eux qu'il ouvrait déjà. Pressée de se jeter sur la nourriture. Elle ne voulait surtout pas qu'il appelle un médecin, au risque qu'il dévoile son secret du matin. Elle s'était jurée de tout lui dire, il connaissait sa vie mieux que n'importe qui, il savait ce qu'elle avait traversé, et même plus qu'elle en un sens. Car si certain passage de son passé s'était envolée dans un besoin de liberté, d'oublier l'horreur vécue. Cacher au fond d'un tiroir mental. Lui savait, lui se souvenait sûrement. Il n'avait pas vécu, mais en un sens elle savait que c'était tout comme. Il était sensible, avec elle du moins. Trop peut-être, comme si leur douleur était partagée depuis déjà des années. Mais elle ne voulait pas lui infliger cela... Elle ne le voulait plus. Affichant un large sourire de ses lèvres naturellement rosées. Elle ne le quitte pas une seconde du regard alors qu'il présente les boîtes de nouille chinoise son met favoris sur cette terre depuis 1 an. Se dandinent sur le canapé à ses côtés heureux de ce plat présenté à ses yeux. Un "Miam !" Sortant d'entre ses lèvres un peu sèches, elle se rapproche de son homme alors. Passant sa langue sur ses lèvres sentant ses lèvres tirées par leur sècheresse elle pense soudain qu'elle n'a pas été très polie et a totalement oublié de lui proposer à boire.

« Hors de question ! »

Dit-elle en se relevant d'un bon, ses yeux bleus sur l'homme, presque accusateur. Ils avaient déjà eu cette discussion sur son travail. Elle ne faisait pas le plus beau métier du monde, encore moins celui qui rapportait le plus. Mais elle avançait ainsi doucement dans sa vie. Et puis il l'avait déjà bien trop aidé. Grâce à lui, elle avait une vie, faite de liberté. C'était le mieux qu'il pouvait lui offrir. Le reste, c'était à elle de se débrouiller. Elle n'avait que 20 ans, et pouvait sans soucis rester les bras croiser ici à attendre qu'il lui propose un travail en or, même à se faire entretenir par lui, si elle avait été un peu manipulatrice. Elle savait son amour envers elle presque infaillible. Mais elle se refusait à être ce genre de femme. Aujourd'hui qu'elle avait toutes les cartes en main pour mener sa propre vie elle n'allait pas les jeter en l'air espérant qu'elle retombe bien. Non, elle jouerait prudemment et si elle se trompait, alors cela serait ses erreurs et non celle d'un autre. Et puis aussi, si son travail ne lui plaisait pas, elle pouvait décider de le quitter, sans se sentir trop coupable.

« Tu sais bien que... Enfin tu en as déjà bien trop fait pour moi. C'est à moi de m'occuper un peu de moi. »

Dit-elle tout en faisant le tour du canapé pour se diriger vers la cuisine. S'arrêtant sur le pas de la porte qui était toujours ouvert. Elle fit volt-face et regarda Nico, assit sur le canapé non loin. Un visage déjà un peu moins blanc que précédemment, il commençait même à rosir de nouveau. Elle lui demande ce qu'il veut boire, un regard plus doux, puis revient vers lui alors avec la boisson demander. Ils déjeunent, ne se lâchant que peut du regard, complices, discutant de tout de rien, entre deux bouchées de nouilles chinoises. Le ton est plus léger, elle oublie même ce qui ce matin à manquer d'arrêter son coeur. Elle abandonne pourtant la fin de sa boîte de carton, n'en pouvant plus. Ses lèvres légèrement bordées de sauce brune, elle regarde Nicolaï alors qui lui parle, tel un grand maître Shaolin. Elle s'essuie les lèvres alors qu'elle manque de rire un instant. Ce n'est pas vraiment drôle, mais cela dénote un peu avec tout ce qu'ils se sont dit durant ce très bon repas. Comme une parole sage qui soudain la rappelle à la réalité. Son rictus se perd un peu et plus sérieuse elle le regarde avec attention.

« Je le sais. C'est aussi pourquoi j'ai aussi besoin de tracer ma route, même si elle ne sera pas parfaite, qu'il y aura des bosses et trous. Mais je dois faire mes propres expériences. Tu m'as ouvert le portail de ce nouveau chemin de la vie, à moi de marché maintenant dessus. »

Un soupire gagne sa cage thoracique qui se soulève pour retomber tout comme sa tête contre le torse de Nicolaï. Un instant, elle se pose sagement contre lui, écoutant son cœur battre. Elle aime tellement être ainsi contre lui, comme si les battements de son cœur étaient une source d'énergie, elle s'en imprègne. Ses yeux se closent un instant avant qu'elle ne se relève. Un baiser rapide sur ses lèvres. Il parle alors de littérature ! Ses yeux s'illuminent de nouveau alors. Elle sourit avec plaisir et entrain. Se collant plus à lui encore, comme si cela était possible. Un bras autour de son cou qu'elle caresse avec sagesse et l'autre qui vient chercher sa main. Son regard cristal s'échappant, plus vague. Regardant leurs mains s'unir.

« Comme toujours je l'ai beaucoup aimé, je crois qu'il fait partie de mes favoris. Tu l'as lu . C'est assez intense et jusqu'à la dernière phrase, tu ne sais pas... J'ai beaucoup aimé. En même temps Paulo Cohello... C'est un maître. »

Réponds-t-elle alors sans le regarder. Plus sage et calme qu'elle ne l'avait été jusque-là. Sa peau ayant retrouvé une couleur plus correcte, son esprit ayant chassé pour l'instant sa trouble. Elle voulait profiter de cette belle journée avec lui, rien qu'avec lui. Elle releva le visage vers lui, le regarda un instant et sans cesser de caresser son cou, serrant un peu sa main dans la sienne, elle l'embrassa avec passion et sagesse à la fois. Un subtil mélange dont elle avait le secret, sa jeunesse peut-être aussi jouait-elle encore. Lâchant finalement sa main elle mena la sienne contre sa joue creuse, l’épousant parfaitement, son baiser s'intensifia, devenant moins sage et plus gourmand.
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Sujet: Re: [Terminé] Une parenthèse [Lorelei] ( le Dim 5 Nov 2017 - 14:22 )

Nicolaï Invanov & Lorelei Caldwyn

Tenby, Pays de Galles, automne 2003

« Hors de question ! » Je reconnais bien là son besoin d’indépendance. Du haut de ses 20 ans, tout ce à quoi elle aspire, c’est sa liberté, et c’est tout à son honneur. Je me suis toujours dis, en tout cas depuis que j’ai eu la chance de partager sa vie, que je me rendrais disponible à chaque fois qu’elle en aurait besoin. Grandir est difficile, devenir adulte est un passage compliqué, et pourtant, elle se débrouille comme une reine. Je n’en n’ai jamais vraiment douté, elle ne se doute même pas elle-même de sa propre force. Jamais elle ne pourrait imaginer tout ce dont elle est capable. Mais c’est pourtant mon but, lui donner confiance, en elle et en la vie. Je ne suis pas son psychiatre, et je pense que c’est beaucoup mieux ainsi, elle n’a plus besoin de soutient de ce genre, juste d’une épaule.
Je lève alors les mains en signe de paix, elle n’a pas besoin d’aide, très bien. Je n’insiste pas, ce n’est pas mon but. Elle a été assez privée de liberté comme ça pour que j’insiste. « Tu sais bien que... Enfin tu en as déjà bien trop fait pour moi. C'est à moi de m'occuper un peu de moi. »

« Accepter de l’aide ne fait pas de toi quelqu’un d’incapable. C’est même parfois un signe de force, que de reconnaître qu’on a juste besoin d’un coup de main. Mais je te laisse me faire signe, je ne pose plus la question, promis. »

Je l’embrasse pour signaler un semblant de demande de pardon. Pas qu’elle ne m’en veuille mais ça me donne un prétexte pour partager un moment d’intimité de plus. Je ne saurais trop dire à quel point j’ai besoin d’elle, mais c’est un fait. J’aime la savoir près de moi, pouvoir caresser son visage, l’admirer, partager quelque-chose avec elle, même un futile repas. Peu importe au final, à partir du moment où nous sommes tous les deux. Je dois rester discret, dans le but de ne pas négliger ni faire du mal à Jane, qui pourtant ignore tout ce que je fais dans son dos, mais je ne peux me résoudre à choisir. Pour le moment en tout cas. « Je le sais. C'est aussi pourquoi j'ai aussi besoin de tracer ma route, même si elle ne sera pas parfaite, qu'il y aura des bosses et trous. Mais je dois faire mes propres expériences. Tu m'as ouvert le portail de ce nouveau chemin de la vie, à moi de marché maintenant dessus. »

« Tu apprends très vite, beaucoup trop vite. »

Je lui souris, fier, plongeant mon regard dans le sien tout en profitant de la vision qu’elle m’offre. Quand je vois le regard qu’elle pose sur moi, je ne peux m’empêcher de me sentir coupable. Je la prive d’une partie de sa vie, de son avenir et pourtant, je ne saurais encore une fois faire autrement, à moins qu’on ne m’y force.
Lorelei vient poser sa tête tout contre moi et je ne retiens pas mon envie de l’entourer des miens. Je m’installe un peu plus profondément dans le canapé et lui offre une place confortable contre mon torse. Je glisse une main dans ses cheveux bruns, que je caresse en douceur. « Comme toujours je l'ai beaucoup aimé, je crois qu'il fait partie de mes favoris. Tu l'as lu . C'est assez intense et jusqu'à la dernière phrase, tu ne sais pas... J'ai beaucoup aimé. En même temps Paulo Cohello... C'est un maître. »

« Je savais qu’il te plairait. Je crois que ça y est, je te connais par cœur… »

Mes lèvres tout contre ses cheveux, j’en viens à ce constat, je pense la connaître, ça y est. Je pense avoir atteint l’apogée de ce que je pouvais découvrir chez elle. Non pas que cela tourne une page, au contraire, je crois être capable d’anticiper à présent, ses besoins ou ses envies… encore faudrait-il que ça lui plaise. J’ignore tout ça.
Notre étreinte se ressert et elle semble en demander d’avantage. Je ne boude pas mon plaisir et la colle d’avantage encore à moi en posant une main dans son dos, la remontant pour caresser sa peau, répondant à son baiser de plus en plus langoureux. Je la fais passer sur moi, assise à califourchon. Je pose mes mains sur ses reins, tandis que ses baisers s’occupent de mes lèvres.

« Je te trouve plutôt en forme… »

Un léger sourire en coin, tandis que je me délecte de ses assauts. Mes caresses descendent sur ses cuisses, remontant par la suite encore une fois dans son dos, puis dans ses cheveux. Je me joue d’elle en déboutonnant un bouton de son chemisier, et un seul, attendant qu’elle ne perde patience et ne le fasse d’elle-même… Je lui glisse quelques mots à l’oreille, pour lui faire comprendre à quel point je la trouve belle, à quel point elle me manque…
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Sujet: Re: [Terminé] Une parenthèse [Lorelei] ( le Mar 7 Nov 2017 - 22:51 )

Nicolaï Invanov & Lorelei Caldwyn

Tenby, Pays de Galles, automne 2003
Nicolaï était toujours prévenant avec elle, trop, aujourd'hui encore. Il avait tant fait, tellement plus que n'importe qui n'avait pas fait pour elle. Et pourtant, il était toujours aux petits soins. Toujours là à s’inquiéter de ses besoins et de son bien-être. C'était adorable, mais parfois un peu étouffant. Évidemment ce n'était pas voulu de sa part, elle n'avait pas été présentée sous son meilleur jour à ses yeux et cette petite poupée de chiffon qu'elle avait été, brisée, casser. C'était lui qui avait recollé les morceaux. Mais l'artiste qu'il était de par ses gestes, ses paroles et son soutien, ne savait pas lâcher prise aujourd'hui. Pourtant, Lorelei avait parfois besoin de cela. Mais elle le comprenait, et elle pensait cela, mais s'il venait à lâcher la bride, peut-être le regretterait-elle alors. Car oui au fond tout cela, bien qu'un peu agaçant par moments, était si agréable. Elle avait cette impression d'être le centre du monde, de son monde quand il faisait ainsi attention à elle. Au risque de prendre la grosse tête ou d'en profiter un peu trop parfois. Lorelei se laisse d'ailleurs aller tout contre lui, comme un besoin irrépressible de ne jamais se séparer de son odeur qui s’insuffle dans ses narines alors qu'elle ferme les yeux un instant seulement. Ses bras puissants l'entourant comme pour la protéger alors qu'il recule un peu dans le canapé à demi-confortable bleu marine. Elle suit le mouvement. Il parle alors livre et elle sourit à sa réponse. Il la connaît si bien, trop bien. Quelle surprise lui réserver encore ? La monotonie d'une vie... Un enfant qui le ferait fuir... Son sourire se perdit rapidement avant de chasser cette pensée loin dans son esprit. Elle aurait tout le temps de réfléchir à tout cela lorsqu'il la quittera dans la soirée retrouver le lit chaud de sa femme. Prétextant une journée difficile de travail. Non pas que cela lui brise le cœur. C'était un choix de vie, parfois regrettable, mais pour ses moments-là, contre lui, elle donnerait père et mère volontiers. Surtout que les siens n'étaient pas de bons parents.

Son baiser léger contre son crâne, elle ferma les yeux avant de se redresser et lui faire face. Une main contre son cou, le caressant avec sagesse. Un baiser qui ne l'était plus les unissait alors. Leurs caresses se font naturelles, alors que leurs lèvres jouent ensemble comme un besoin de s'apprivoiser encore et toujours. Avec un plaisir certain, elle monte sur l'homme, ses jambes entourant son corps. À califourchon sur lui, sans briser leur jeu de baiser langoureux. Il parvient à articuler alors qu'elle souffle un instant. Mais elle ne répond rien, un simple sourire coquin fend ses longues lèvres avant qu'elle ne l'embrasse avec plus de passion encore. Comme elle aime cela avec lui. Elle qui avait eu si peur, tellement peur lors de leur premier baiser, lors de leurs premières caresses. Oh oui, son innocence envolée, arracher à son âme sans délicatesse avait laissé un long moment une trace dans son cœur. Mais il avait su être patient et doux, l'amener à prendre du plaisir et bouder cette peur qui la terrifiait d'avoir encore si mal. Alors oui, à présent, elle prenait un malin plaisir à se jouer de lui. Elle aimait particulièrement lorsqu'elle était ainsi, dominatrice sur lui. Lui qui était habituellement plus grand qu'elle. Elle détacha enfin ses lèvres des siennes et dans un souffle saccader elle l'observa de la petite hauteur dont elle le surplombait à présent. On l'avait écrasé, on l'avait violée, on l'avait humiliée et tant encore. Alors oui, faire de cet homme l'espace d'un instant son jouet était agréable. Se sentir supérieur à lui de par cette simple position était jouissif. Pourtant, elle aimait qu'il mène la danse, si bien qu'elle le laissa déboutonner un bouton de son chemisier avec plaisir, le regardant agir.

Ses mots doux à son oreille, elle ne boude pas son plaisir de les entendre encore et toujours. Son regard change, telle une tigresse prête à dévorer sa proie. Si expressive, elle pourrait sans aucun souci faire valoir ses sentiments uniquement du regard. Ses grands yeux légèrement en amande plongèrent dans les yeux chocolat de son amant et amour. Sa main n'ayant pas quitté son cou, le maintenant avec fermeté et douceur à la fois, comme si elle s'accrochait à lui comme à une bride de la vie. Son autre main plus libre descendue sur le torse de l'homme encore caché par sa veste, ouverte est sa chemise. La suite de la soirée était amorcé, alors dans une caresse elle laissa la main qui était dans son cou puissant, rejoindre son autre main. Jouant un peu avec sa cravate, amuser, elle lui chatouilla le nez avec, avant de tirer dessus. Son regard de tigresse de retour, elle l'embrassa avec fougue pendant que sans un regard à son geste, elle défaisait la cravate de l'homme. Lui ôtant alors que le nœud fut plus lâché, la passant par-dessus sa tête. Dans un geste vif, elle la fit virevolter plus loin dans la pièce derrière eux. Se rapprochant de nouveau de l'homme, glissant de ses lèvres après un énième baiser gourmand à son oreille, elle y laissa quelques mots agréables également. Jamais vulgaire, simplement attrayant. Elle se redressa alors face à lui, se posant contre ses jambes sous elle. Il avait commencé le travail, mais ne l'avait pas terminé. Il fallait qu'elle fasse réellement tout ici.

Un sourire légèrement en coin, ravi qu'il lui laisse un peu les rênes de cette danse endiabler qui commençait à peine. Lorelei joua avec les deux bouts de tissus du bas de son chemiser, qu'il avait commencé à défaire. Elle tira alors dessus, dans un bruit léger un bouton-pression céda, puis un second. Elle s'arrêta, un sourire coquin et charmeur, le laissant languir de la suite. Un troisième bouton céda, il n'en restait plus qu'un, celui qui cachait encore la majeure partie de son soutien-gorge blanc en dentelle légère. Mais elle ne fit pas céder le dernier, se penchant de nouveau vers l'homme, affamée du goût de ses lèvres qu'elle avait pourtant quitté depuis si peu de temps. Ainsi pencher, elle oublie son chemisier pour s'occuper de la veste de costume de monsieur, qu'elle fit alors glisser derrière lui avec un peu d'aide de sa part. Pour finalement commencer à déboutonner sa chemise à lui, mais elle commença par le haut elle. Sans quitter réellement ses lèvres, et avec soin elle déboutonna le premier bouton et ne tarda pas à glisser une main contre sa peau bouillante. Ses ongles griffant légèrement son torse qu'elle savait si viril.
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Sujet: Re: [Terminé] Une parenthèse [Lorelei] ( le Ven 10 Nov 2017 - 20:19 )

Nicolaï Invanov & Lorelei Caldwyn

Tenby, Pays de Galles, automne 2003

Nos relations n’ont rien de conventionnel, et n’auraient même jamais dû arriver. Je sais très bien le passé qui la tient, je sais aussi très bien quels sévices elle a dû subir. J’ai mis du temps à accepter de prendre, chez elle, ce qu’on avait déjà pris de force : sa première fois. Je n’ai pas voulu presser les choses, bien au contraire. Mais au premier baiser, j’ai su que j’allais en tomber amoureux, et ça m’a fait aussi peur que j’avais envie de foncer. Comment avais-je pu tomber amoureux d’une autre femme que celle que j’avais épousée ? Profondément immoral, injuste, mais impossible à contrôler. Ça s’est passé comme ça, sans même que ni elle, ni moi n’ayons eu le temps de nous en rendre compte. Lorelei a quelque-chose de tellement particulier, de tellement touchant, qui me donne envie d’être un peu plus que protecteur avec elle. J’ai envie qu’elle soit mienne, d’une certaine façon, sans pour autant l’emprisonner, jamais. Je lui en demande beaucoup dans cette relation, ne serait-ce que la place que je lui laisse, elle est injuste autant pour Jane, pour Lorelei que pour moi, je ne suis pas capable de réagir en conséquence. Je faute sur tous les tableaux, mais je suis incapable de faire un choix. Je les aime, toutes les deux, d’une façon différente mais peut-être pas moins fort.

Dans ce genre de moments, je ne suis qu’à elle. Il n’existe plus rien autour et encore moins quand elle prend les choses en main comme ça. Voilà plus d’un an que nous sommes… dans l’adultère. Je ne comprends pas toujours comment elle peut rester, et surtout pourquoi. Elle doit souffrir, et ça n’est pas ce que je lui souhaite, mais si elle venait à me quitter, je ne suis pas sûr de me relever. Je ne serais plus le même et ce n’est pourtant pas faute de me douter qu’il y aura forcément une échéance à tout ça.
Quand elle prend place sur moi, sur ma demande, elle se joue de moi, et préfère dominer. Place que je lui laisse volontiers, je sais qu’elle en ressent le besoin. Elle n’a que trop souvent eu la place de la dominée, et c’est rassurant pour elle d’avoir le contrôle. C’est un avantage que j’aurais sur tous les autres, de la connaître à ce point, et de savoir prévenir et répondre à ses attentes. Je la dévore du regard, glisse mes mains sur sa poitrine, en douceur, avant de retirer mes mains pour la laisser jouer de sa chemise. Je la regarde, subjugué, complètement sous le charme, et il n’en n’a jamais été autrement. Elle me laisse sur ma faim en laissant le dernier bouton, cachant sa poitrine et son dessous en dentelle. Je n’ai pas le temps de répondre qu’elle s’attaque déjà à ma propre chemise, et j’adore ça. Je la laisse faire, attendant son moment de faiblesse et une fois atteint, je me redresse pour me mettre debout et l’entrainer avec moi. Ses jambes s’enroulent autour de moi et je me dirige dans sa chambre. J’ai toujours eu à cœur son confort, et elle n’est pas assez à l’aise avec son corps pour prendre le risque du vis-à-vis avec les voisins. Je fais très attention à son bien-être et à son ressenti. Je la dépose délicatement sur le matelas, fait sauter son dernier bouton et tend mes bras de chaque côté de son corps pour la surplomber, en douceur. Je dépose quelques baisers sur son ventre, remontant petit à petit, caressant sa poitrine par-dessus son soutien-gorge. Je la sens me retirer ma chemise, furieusement, et la jeter au sol. « Qu’est-ce que tu as contre mes fringues ? » Je ris doucement contre ses lèvres, embrassant ensuite son cou, glissant mes mains partout sur son corps pour la faire languir. Je déboutonne subtilement son pantalon, glissant une main à l’intérieur, la caressant par-dessus son sous-vêtement, le temps de la sentir à moi et rien qu’à moi…

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Lorelei Caldwyn10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: [Terminé] Une parenthèse [Lorelei] ( le Mer 15 Nov 2017 - 16:05 )

Nicolaï Invanov & Lorelei Caldwyn

Tenby, Pays de Galles, automne 2003
Ce regard qu'il porte sur elle, elle en est folle, folle de désir et de besoin. Il est le premier et sûrement le dernier qui la regardera ainsi. Elle le sait, peut-être est-ce pour cela qu'elle accepte tant de leurs relations. Cette relation que peu assumeraient et accepteraient. Elle ne lui demande rien, si ce n'est de ne jamais poser un autre regard que celui qu’il a à présent sur elle, de ne jamais la quitter, de ne jamais la forcer. De ne jamais la contraindre à quoique se soit. Et c'est ce qu'elle aime avec lui, autrement que ses bras puissants que son aura protectrice et sécurisante, que son amour dévorant. Cette capacité qu'il a à la connaître même mieux qu'elle-même, à accepter ses blessures et à les comprendre comme personne d'autre ne peut sûrement les comprendre. Cette douceur qu'il met à chaque instant à les apprivoiser et à les transformer en une force pour elle. Oui, Lorelei est consciente du travail qu'il fournit à chaque instant avec elle. Peut-être est-il moins important aujourd'hui, mais il n'en reste pas moins fini, elle le sait. Elle n'est qu'une enfant dans les bras d'un homme adulte, prête à tout pour ne jamais quitter cette étreinte. Pourtant, la nouvelle de ce matin, peut-être, mettra fin à tout cela. Mais elle ne veut plus y penser, elle ne veut plus qu'une chose, être sienne, comme elle aime tant l'être, ne faire qu'un avec lui et oublier le monde autour quelques instants, juste être parfaitement bien dans son regard à labri dans ses bras puissants. Oui voilà tout ce qu'elle demande à cet instant.

Elle joue avec lui, elle aime cela, le voir languir de se désirer brûlant. Mais peut-être est-ce elle qui brûle le plus au fond, alors elle se laisse faire s'attachant à lui alors qu'il se lève. Ses lèvres pulpeuses dans son cou, joues avec sa peau chaude. Elle détache l'étreinte de ses longues jambes fines contre ses hanches alors qu'il la dépose avec délicatesse, toujours, contre le matelas de son lit. Elle aime cet instant particulièrement où leur rôle change ou d'un regard qu'un geste, il prend les rênes de ce jeu de séduction. Il la respecte comme personne ne l'a encore jamais fait, toujours, et elle aime cela plus que tout. À présent à demi nue, elle pose ses mains contre son torse et arrache sa chemise. Il coupe leur baiser pour se plaindre gentiment, elle ne peut que rire.

« Tu es mieux sans ! Tu ne devrais jamais en mettre »

Dit-elle alors avant de s'emparer de ses lèvres de nouveau. Il glisse contre son cou, elle aime cela, il le sait, elle frissonne déjà de sa respiration qui chatouille sa fine peau. Elle se mord la lèvre inférieure alors qu'il caresse son corps pour trouver refuge dans son pantalon. Elle ferme les yeux alors qu'il commence doucement à se charger de son bonheur. Ses mains se baladent contre son torse et son dos, qu'elle griffe avec délicatesse alors qu'il sait mieux que personnes faisaient grimper la chaleur en elle. Son visage se soulève un peu pour trouver également son cou. Elle vient à mordiller sa peau et vient chercher la main qui joue puissante et douce à la fois avec son intimité. Elle embrasse sa main et fait basculer l'homme sur le dos. De nouveau maître, elle le surplombe de nouveau de Sa Grandeur. Amenant les mains de l'homme à jouer avec sa poitrine généreuse, le laissant à sa guise enfin défaire le bout de tissu qui la retient prisonnière. Elle joue un peu de son bassin en attendant contre lui. Pour finalement se pencher vers lui de nouveau, son corps l’appelle trop, leurs chaleurs ne faisant plus qu'un. Se laissant à un baiser elle glisse jusqu'à son cou qu'elle lèche avec un plaisir certain jusqu'à venir titiller son oreille. Elle a tout appris de lui et aime jouer de chaque chose qui les fait frissonner. Ses mains sur son torse, elle se redresse de nouveau et se décale surélevé légèrement. Ses mains glissant jusqu'à son pantalon d'affaire, classe. Elle fait glisser la pince qui le maintient et à son tour glisse une main contre son intimité. Toujours confiner sous le tissu épais de son caleçon. Elle caresse avec envie son membre en se penchant à nouveau vers lui pour l'embrasser de nouveau. L'invitant à de nouveau basculer et à être au-dessus d'elle, ne quittant pas ses lèvres qu'elle goute toujours avec plaisir. Sa langue jouant avec la sienne, comme une enfant gourmande. Elle prend pourtant un instant de distance, légère, si bien que leur souffle se mélange encore. Ses yeux s'ouvrent grands, observant ses traits que chaque fois elle cherche à graver dans son esprit encore plus profondément, ses lèvres fines et ses joues un peu creuses, ses cheveux qu'elle a mis en bataille au rythme de ses mains passionnées, qui retombent sur son front puissant.

« Je t'aime. »

Ses mots doux s'échappent de ses lèvres pour la première fois, elle ne les regrette pas. Son cœur a ressenti le besoin de les laisser s'échapper alors elles les laissent sortir sans plus de cérémonie. Elle l'aime, c'est évident et pourtant jamais elle ne le lui a clairement, même si bien des fois elle en avait eu envie, cela n'aurait eu aucun sens. Aujourd'hui, à cet instant cela en a un, plus que jamais. Une de ses mains quitte son dos pour ébouriffer ses cheveux d'une caresse puissante, ses lèvres de nouveau contre les siennes, elle l'embrasse avec toute la douceur et la sincérité dont elle peut être capable alors. Sellant ses mots qui ne sont que des mots, mais au fond bien plus. Comme pour qu'il les garde à jamais enfermer dans son esprit, quoique la vie leur réserve par la suite.
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Sujet: Re: [Terminé] Une parenthèse [Lorelei] ( le Mar 21 Nov 2017 - 0:00 )

Nicolaï Invanov & Lorelei Caldwyn

Tenby, Pays de Galles, automne 2003

Désirer une femme aussi jeune est tout nouveau pour moi. Une autre femme que la mienne, surtout. Mais Lorelei a réussi par je ne sais quel tour de magie, à me faire voir les choses autrement, à me rendre totalement accro à l’odeur de sa peau, à la sensation qu’elle laisse sur la mienne, à ses regards… Je ne saurais dire ce qui me plaît le plus chez elle, parce qu’il y a beaucoup trop d’options. Ça aurait été tellement plus simple s’il ne s’agissait que d’une simple histoire de sexe, mais c’est bien plus que ça. Je suis amoureux d’elle, j’ai dû m’en rendre compte, me rendre à l’évidence. Je suis tombé amoureux. Le truc, c’est que je n’en n’aime pas moins ma femme pour autant, et c’est là que ça se complique. A aimer les deux, je vais finir par leur faire du mal à toutes les deux. Encore du mal à me regarder en face quand je sais la place que je laisse à Lorelei, à ce que j’offre à ma propre femme en laissant Lorelei de côté alors que Jane a cette légitimité. Elle est ma femme, et Lorelei, ma maîtresse. Pour autant, j’aimerais offrir autant à l’une qu’à l’autre, mais ça ne peut pas se passer comme ça. « Tu es mieux sans ! Tu ne devrais jamais en mettre »

« Mais ça, ça risquerait de me poser quelques problèmes. »

Je ris entre mes lèvres, tout contre les siennes. L’idée est tentante, mais peu réalisable. Il faut bien avouer que vu ma place dans la société, ce genre de pratique risquerait de me porter préjudice. Lorelei a appris à être à l’aise avec son corps, en un an de relation, je l’ai vu s’épanouir, grandir, prendre confiance en elle, bien plus que ce qu’on avait pu lui dire d’elle-même, avant qu’elle ne se retrouve dans cet hôpital, celui duquel elle a réussi à sortir. Elle est forte, et ne doit jamais l’oublier.
Alors que je tente de jouer de son plaisir, en le provocant, elle reprend le dessus en m’indiquant le chemin à suivre. Je ne me fais pas prier pour découvrir du bout de mes doigts sa poitrine délicate, avant d’entrer en contact avec la paume de mes mains. Doucement, toujours, plein de désir, toujours aussi. Ses mouvements de bassins sur moi me font capituler et je ne peux plus cacher mon désir, je suis prêt. Elle fond à nouveau sur moi en se jouant de mon cou, de ses baisers plus intenses, de ses caresses plus intimes. Elle s’occupe de mon pantalon, le faisant glisser le long de mes jambes, dont je ne tarde pas à me voir séparé, et tandis qu’elle insiste sur la zone sensible, je reprends le dessus. Mes baisers ne laissent aucune équivoque. Je la veux, là, maintenant. Elle marque une pause, prend le temps de détailler mon visage. Nous faisons l’amour, prenons le temps d’aimer l’autre de quelque manière que ce soit, sans avoir besoin d’épiloguer, nos regards suffisent à nous comprendre. « Je t'aime. » Nous venons de franchir une limite. Une autre. Se dire je t’aime. Je ne l’ai pour le moment dit qu’à ma femme. Je réponds dans un premier temps par un baiser plus tendre encore qu’ils ne l’ont jamais été. Délicatement, je dépose une main sur sa joue, plonge mon regard dans le sien. Je retire mon dernier sous-vêtement et entre en elle. Nos mains se lient, fermement, tandis que mes coups de reins s’accordent avec ses soupirs de plaisir. Plus son plaisir est grand, plus le mien prend en intensité. La danse s’accélère, dominant, dominé, nous échangeons les rôles autant que nous voulons échanger. Encore et encore, sans perdre ni ce désir, ni ce plaisir. Je lui intime de prendre position sur moi, assise, glisse une main dans sa nuque et poursuit mes mouvements du bassin, posant une main dans son dos, l’apogée du plaisir est en train de poindre, et c’est droit dans les yeux que j’atteins ce point de non-retour… « Moi aussi, je t’aime. » Je n’aurais sans doute pas dû, pourtant, je ne peux retenir cet élan. Je l’aime, c’est une évidence, je le lui montre, alors pourquoi pas lui dire ?

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Lorelei Caldwyn10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: [Terminé] Une parenthèse [Lorelei] ( le Mer 22 Nov 2017 - 21:10 )

Nicolaï Invanov & Lorelei Caldwyn

Tenby, Pays de Galles, automne 2003
Ce moment, ensemble, était précieux, si précieux, plus que n'importe quel autre moment. Non pas pars son acte, bien que. Mais par sa signification. Lorelei apprenait toujours là dans ses bras et cet acte charnel qui unissait leur amour était puissant. Elle s'était laissé aller à une confidence avant qu'il ne fasse qu'un. Nicolaï avait semblé touché de ses simples mots, ce soin plus particulier qu'il avait pris, cet enlacement avant qu'il ne la pénètre pour celer cet amour prononcé et vécu. Cet acte qui, il y a peu encore, l’effrayait, la terrorisait. À présent, tout cela était loin. Son regard se perdant dans ses pupilles noisette, son corps frêle suivant ses mouvements de bassin, ses lèvres laissant par à-coups un gémissement s'échapper de plaisir. Leurs mains qui se serraient et s'enlaçaient plus ou moins fortement au rythme de leur danse charnelle. Danse qui prenait plaisir à s’accélérer pour se calmer et ainsi de suite, tel un ballet noblement exécuté, un plaisir passionnel ressortait de ce pêcher auquel les deux protagonistes s'adonnaient sans regret aucun. Le clou du spectacle s'annonçait alors, sur lui, elle l'invita avec plaisir à se redresser, face à face, chacun jouant subtilement avec l'autre, le faire exploser avant, leurs lèvres se frôlant dans un souffle saccader et rythmer. Elle avait laissé alors tout son amour jaillir au creux de son oreille attentive alors qu'elle le sentait le sien en elle. Et ses mots qu'il glissa en même temps. Elle n'en fut que plus charmée. Comme un retour qu'il ne lui devait pas. Ses mains sur sa nuque, elle l'enlaça. Restant au-dessus de lui un instant, savourant ce beau moment un peu encore. Reprenant ses esprits Lorelei embrassa son cou avec subtilité et délicatesse. Ses joues rosies par l'effort la brûlaient légèrement. Relevant son visage pour le regard de nouveau, toujours comme un plaisir coupable dont elle ne se lassait pas. Une de ses mains gagna sa chevelure ébouriffée, de nouveau. Elle embrassa ses lèvres plus passionnément. Et alors qu'elle le laissa basculer de nouveau en arrière contre le matelas, elle se défit enfin de cette union d'amour qui les avait unies un trop court instant. Se calant contre son corps d'homme, elle semblait si fine et petite à côté ainsi posée. Son visage trouva pour oreiller son épaule. À moitié coucher sur lui encore, elle se refusait à le quitter plus. Son frêle bras trop fin avait pris place sur son torse et ses doigts jouaient avec ses petits poils de pectoraux.

Lorelei récupérait doucement, sagement contre lui. Ses grands yeux clairs ses fermants doucement, non pas de fatigue, mais de simple quiétude. Ainsi, contre lui, la terre pouvait s'effondrer qu'elle n'y prêterait pas attention. Elle avait que trop peu l'occasion d'être ainsi contre lui, alors oui, elle en profitait, comme si chaque instant était le dernier. Encore plus à cet instant précis, il fallait bien se l'avouer. Car voilà que maintenant que son esprit était libre de vaguer, il venait de rouvrir le tiroir de cette découverte du matin. Ses doigts qui jouaient toujours frénétiquement sur son torse furent moins délicats. Plus crisper un instant, elle essaya de chasser cette pensée. Se mouvant tout contre lui, encore plus, comme si la non-distance déjà entre leur corps, était trop éloignée. Elle releva le visage et le regarda un instant, un sourire sincère gagna son visage un peu fatigué malgré tout. Elle reprit place contre ses épaules, la douceur regagnant sa main qui toujours sans réfléchir le caressait légèrement. Lorelei finit par fermer les yeux un instant, juste pour savourer davantage cet instant de paix, de calme et de sérénité, au creux de son corps puissant. Peut-être sombra telle même quelques instants dans un léger sommeil. Elle rouvrit les yeux quelques instants plus tard, se redressa un peu, sur son coude qui avait supporté le poids de son petit corps de poupée. Elle embrassa alors son homme, délicatement, sagement.

« J'ai envie d'une petite douche, tu viens avec moi ? Mais avant... »

Sa voix était éraillée, comme toujours après l'amour, comme si elle venait de fumer cigarette sur cigarette. Et d'ailleurs en parlant de poison... La voilà qui venait de se laisser un peu lourdement tomber sur l'homme. Son bras qui jusque-là le caressait s'étira jusqu'à la table de nuit, saisissant le paquet de cloque. Se redressant, elle eut un sourire taquin, elle lui tendit le paquet, par politesse, s'il avait envie. Mais c'était comme une tradition maintenant. Une cigarette trouvait toujours refuge entre ses lèvres après avoir fait l'amour. Elle était accro à cette saloperie depuis qu'elle était sortie de cette prison blanche. Si elle avait plutôt bien avancé, ses nerfs avaient besoin de cela pour se calmer. Certains sombraient dans des drogues dures, d'autres dans l'alcool, d'encore ne supportait pas la vie et se jetait sous des trains. Lorelei, elle fumait comme un pompier... Chacun son vice. Retrouvant sa place au côté de l'homme, elle alluma sa cigarette et tira dessus. Repassant un peu au-dessus de l'homme pour déposer le paquet où était sa place et prendre une boîte de bonbons en ferraille qui servait de cendrier, son regard fit attirer par les aiguilles de la petite horloge posée sur la table de nuit. L'après-midi avait déjà bien avancé et il ne fallait pas qu'elle oublie qu'elle travaillait ce soir. Ce qui voulait dire pas de second round sous la douche, mais qu'importait. Tant qu'elle pouvait encore profiter un peu de son homme, elle le ferait.
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