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- [Terminé] Nowhere left to run ⁂ Giovanni -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Quartier Spagnoli :: Résidences
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Sujet: [Terminé] Nowhere left to run ⁂ Giovanni ( le Lun 30 Oct 2017 - 23:40 )

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Vera Venezzio & Giovanni Caruso



Vera ressassait encore et encore les images de cette terrible soirée. Celle où au lieu de jouer au héros : elle aurait dû appeler la police. Rien de tout ceci ne serait arrivé. Dans le pire des cas il l’aurait tué et non l’inverse. Pouvait-on réellement l’inculper de meurtre au final ? Cela était de la légitime défense. Oui. Ni plus, ni moins. Winston n’était pas présent ce soir-là, mais la présence de l’enfant n’aurait fait que réveiller un peu plus son instinct maternel. On ne touchait pas à son fils. Le garçon ne savait rien de l’acte de sa mère et comme les autres jamais il ne devrait l’apprendre. La prison l’attendait probablement bien que les meilleurs avocats seront engagés. C’est la perte de sa garde qu’elle craignait au fond car il y avait bien des années qu’elle avait mis sa propre vie entre parenthèses. Cela devait probablement être sa chance de cocue de résister à la mort ; de se jouer d’elle pour la narguer. Au lieu de se donner à la police et aux enquêteurs : elle avait remis son destin entre les mains d’un voisin bienveillant. Un peu trop peut-être, elle ne savait pas sur quel pied danser. Après tout : l’homme la tenait en joug. Lui seul savait pour la mort de l’individu et cela lui pesait. Alessio aurait compris, il l’aurait aidé et gardé le secret : elle le savait. Mais en confiance cela à son meilleur ami elle trahissait la personne qui lui avait tendu la main alors que ses mains étaient couvertes de sang. Un jour, Vera lui dirait. Mais pas maintenant.
La chanteuse d’Opéra devait préparer un déménagement. Elle pensait de plus en plus à changer de maison : louer celle-ci pour repartir sur de bonnes bases. La déception de ne pas avoir été choisis pour jouer la Reine de la Nuit était immense. Bien trop pour qu’elle puisse en parler sans avoir les larmes aux yeux bien que le rôle accordé avait plus de temps sur scène. Savourant un café noir, elle regardait son fils jouer dans l’eau avec sa nourrice : le regard vide. Elle était épuisée, elle ne trouvait pas de repos et rien dans sa vie n’arrangeait la chose. Alors, Vera s’accrochait aux petits plaisirs comme lui avait toujours conseillé Winston. C’est pour cela qu’une tablette de chocolat noir trônait ouverte sur le plan de travail. Elle mangeait les carrés un à un, les dégustait : tentant de retrouver sa force dans des friandises. Étant anorexique depuis qu’elle était enfant : elle n’avait jamais fait attention à ce qu’elle avalait puisque de toute façon la graisse ne tenait pas sur ses frêles os. Alessio serait effaré peut-être de voir son état et l’obligerait à avaler des crêpes : par intraveineuse, s’il le fallait. Cependant, il n’était pas là et sa nourrice qui s’occupait maintenant de son fils n’avait plus cette autorité sur elle.

Quand on sonna à la porte, elle sursauta avant d’aller ouvrir. Giovanni lui apparut. Elle se força à sourire : « Hey… » Elle se poussa pour le laisser rentrer : « Je ne m’attendais pas à te voir… » Ou plutôt à le revoir. Vera n’avait pas encore parlé avec lui de la nuit où il l’avait couvert. « Entre, entre je t’en prie. » Il connaissait déjà la maison de toute façon. Elle l’emmena dans la cuisine salle à manger : « Tu veux un café ? Thé ? » Winston étant là : elle se forçait à ne pas prendre un remontant plus fort. Il était hors de questions que son enfant la surprenne avec un verre d’alcool. Elle attrapa le reste de la tablette pour lui tendre : « C’est bon pour le moral il paraît. »
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Sujet: Re: [Terminé] Nowhere left to run ⁂ Giovanni ( le Mar 31 Oct 2017 - 21:05 )

Nowhere left to run
Vera & Giovanni

• Musique : Broken Roots

Le vendredi 1er Septembre était une date qui ne me quitterait pas. En approchant de ces dates fatidiques de Novembre, qui permet de se remémorer des personnes décédées, des êtres qui nous ont été chers, je ne pus m’empêcher de penser à cette personne. Certes les circonstances faisaient qu’on pouvait qualifier ce qu’il avait fait de mal. D’intolérable mais souhaiter la mort de cette personne était un sentiment bien particulier. Toujours est-il que voulu ou non, ce type n’était plus de ce monde. Et ses proches, s’il en avait, ne pourraient pas déposer des fleurs sur sa tombe ou se recueillir car le corps n’avait pas été retrouvé. J’y pensais chaque jour. A ce cadavre inanimé. Aux larmes et l’état de panique de Vera. En plus de ça, elle était connue dans le monde du chant lyrique, et toute cette affaire devait rester secrète. Notre secret. Plus les jours filaient, plus c’était difficile. Parfois on oubliait mais dès que la police rodait dans le coin, je m’interrogeais toujours si elle était là pour elle, ou pour moi. J’avais fait le job et bien. Dans un milieu mafieux comme celui qui était presque omniprésent en Italie, où les règlements de compte se font via un mode de justice privée, je m’y connaissais. Je pouvais cacher les traces d’un acte terrible et c’est ce que j’avais fait. Je n’en n’étais pas pour le moins responsable, simplement complice mais le sort aurait été le même, au final.

Je n’avais pas vu ma voisine depuis ce vendredi là, occasionnellement je lui avais envoyé des messages, pour prendre un peu de ses nouvelles et je suivais ce qu’elle faisait par le biais de la presse. En ce dimanche après-midi, fin d’octobre, j’eus cette envie de la voir, de lui rendre visite. De discuter face à face car les messages ne suffisaient plus. Les deux derniers étaient restés sans réponse. Elle était probablement très occupée, professionnellement parlant voire dans sa vie personnelle mais son état m’inquiétais. Alors je sortais de chez moi, mains dans les poches et entrepris d’aller jusqu’à la maison voisine. Rapidement on m’ouvrit après que j’eus sonné. « Ciao ». Je la saluais d’un sourire et un peu gêné de passer sans prévenir, je me passais la main derrière la tête le temps de dire « … je sais, désolé c’est juste que…. je pensais à toi et comme j’avais pas eu de nouvelles depuis un petit moment… ». Elle comprit vite et me laissa tout de même entrer. Je connaissais cette maison, ce chemin jusqu’au salon puis à la cuisine. C’est dans la cuisine que tout s’était passé. « Hum, un café c’est bien, merci ». Avant qu’elle n’atteigne la machine, elle me tendit du chocolat noir. Je remarquais dans son intonation de voix que ça n’allait pas fort. Evidemment vu ce qui s’était passé. Jusqu’à présent, le secret était bien préservé mais j’espérais qu’elle ne craque pas. Jamais. Nos deux avenirs étaient en jeu si jamais l’un de nous lâchait un morceau à une quelconque personne.

Je cassais un carré de chocolat avant de le porter à ma bouche et je l’observais, calme. En apparence. « Je ne veux pas m’imposer mais, comme je n’ai pas eu de réponse aux derniers messages, je voulais savoir comment tu allais…. et ne me dit pas que ça va… parle-moi franchement. Tu sais que tu peux te confier ». Elle pouvait m’adresser la parole avec toute franchise. Je ne jugerais pas et essayerais au mieux de l’aider. On devait se soutenir dans cette épreuve. Elle ne parlait pas très fort, probablement pour ne pas être entendue. « Il est là ? » demandais-je en faisant référence à son fils de 10 ans. Je me doutais qu’il n’en savait rien et il ne fallait pas qu’il l’apprenne. On aurait pu, sur le coup, plaider la légitime défense mais une chose en entrainant une autre, nous étions allés plus loin et là, nous risquions gros. Lorsqu’elle me donna la tasse de café noir, l’odeur du bon café italien me fit du bien. Je humais brièvement cette odeur avant de la remercier. Sans qu’elle ne m’y invite, je m’installais sur une chaise autour de la table de cuisine. « J’ai appris pour la Reine de la Nuit ». La nouvelle était apparue dans la section artistique des journaux locaux. Qui allait ‘interpréter’ qui.  Cette pièce d’Opéra, je le savais, était très attendue par Vera qui avait toutes les qualités à mes yeux. Elle n’avait rien à prouver à personne. Son talent précédait presque son nom. « Qu’est-ce que tu comptes faire ? ».

J’observais la jeune femme qui n’était déjà pas bien épaisse mais elle donnait l’impression (pas que) d’avoir perdu un peu de poids. Je gardais ces remarques pour moi même mais restais très observateur et à l’écoute.

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Sujet: Re: [Terminé] Nowhere left to run ⁂ Giovanni ( le Ven 3 Nov 2017 - 15:23 )

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Il ne se passait pas une journée sans qu'elle ne soit pas plongée dans la violence de cette soirée qui donna un nouveau tournant à sa vie. Qui changea un simple lien de voisin en quelque chose de plus profond. Un seul mot de lui et elle tombait de son pied d'estale. Une seule parole en trop et elle pouvait terminer derrière les barreaux. Les rayures n'allant pas à son teint : elle n'avait pas envie de finir en prison. D'autant plus que si tel était son destin elle y serait puisque Vera aurait elle-même tuer son ordure de mari. Giovanni à sa porte, elle revivait à nouveau l'instant à contre coeur. Qu'importent ses excuses : sa présence était signe de soulagement. De protection et Dieu sait qu'elle en avait besoin. Vera était seule dans cette grande maison et depuis l'accident elle ne se sentait plus en sécurité. C'était la terrible vérité. Elle lui avait envoyé des messages, mais jamais encore depuis le 1 Septembre elle n'avait eut le courage d'affronter ses grands yeux bleus. Il l'avait vu faible. Impotente et impuissante. Des sentiments et des mots qu'elle avait rayé de son vocabulaire pour avoir été trop souvent synonyme de quotidien. Son quotidien. Sa vie passée en tant que femme enchaînée, mariée et martyrisée. Giovanni était arrivé au bon moment, au bon endroit. Mais aujourd'hui elle se sentait honteuse. De mentir, de tenter de dissimuler la vérité. Elle avait tué quelqu'un. Que cela soit un cas de légitime défense ne suffisait plus à apaiser son esprit.

"Ne t'excuse pas, tu... Tu as bien fait de venir."

Pourquoi se voiler la face plus longtemps sur quelque chose dont elle avait le contrôle. Le laissant rentrer, Vera lui proposa une boisson chaude avant de s'exécuter. La capsule dans la machine à Expresso, elle proposa un carré de chocolat noir avant de reporter son attention sur le liquide noir qui sortait de la machine.

"J'ai été occupée." Ce n'était pas un mensonge. "Je pense déménager bientôt... Chercher un nouvel endroit. Cette maison est trop grande et je ne me sens pas en sécurité." Pouvait-on la blâmer ?

"Oui, il joue dans sa chambre." L'innocence, elle ne voulait pas briser l'âme de son fils avec le poids des décisions adultes. Elle n'en avait pas le droit. Elle n'avait pas la force de se faire bourreau. "Il ne nous entend pas." Mais elle gardait un ton bas. Parce que ce qu'ils avaient à se dire ne regardait qu'eux.

Vera le laissa s'installer, elle se resservit un café avant de s'asseoir devant Giovanni. Lorsqu'il mentionna le rôle qu'elle n'a pas eut : un long soupire glissa de ses lèvres.

"Ils ont donné le rôle à mon mentor. Ils ne m'ont pas choisi parce que je ne suis pas assez mature." Une risette de dégoût déforma son visage alors qu'elle porta son mug à ses lèvres : "Je t'en collerais moi de cette fausse excuse !" Elle prit une gorgée et le garda dans ses mains pour puiser sa force dans la chaleur de son contenu. "Je joue sa fille. Un rôle épuisant, j'aurais plus de temps sur scène. Je vais donner le meilleur de moi-même. Comme d'habitude et qui sait quand je serais vielle et toute fripée je pourrais enfin avoir ce rôle." On pouvait sentir l'ironie dans sa voix.

Elle reprit une gorgée de café et reposa son mug.

"Et toi ? Comment tu vas ?" Demanda-t-elle sincèrement. "Dis-moi que ta vie est plus exaltante et sous de meilleurs augures. S'il y a bien une personne qui mérite que la providence lui sourit : c'est toi."
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Sujet: Re: [Terminé] Nowhere left to run ⁂ Giovanni ( le Sam 4 Nov 2017 - 23:21 )

Nowhere left to run
Vera & Giovanni

• Musique : Runnin'

Malgré les quelques messages sans réponse de la part de Vera, je franchissais quand même le pas et me rendais chez elle pour prendre des nouvelles. J’ignorais si elle décidait de m’éviter, si elle était vraiment occupée (avec le rôle qu’elle devait préparer) ou s’il y avait une autre raison. Je n’étais pas quelqu’un qui m’imposait de trop, toutefois je la savais pas vraiment en sécurité et c’était l’une des choses que je pouvais lui apporter en vérifiant de temps à autres comment elle allait. En arrivant chez elle, la chanteuse lyrique me fit entrer sans grande résistance avec un regard soulagé. « Je me suis douté », fis-je quand elle justifia ses silences par de nombreuses préoccupations. « Ah oui, mais tu veux partir où ? ». J’espérais quelque part qu’elle ne s’éloigne pas de la ville, ni même forcément du quartier car je m’y étais fait, à une voisine comme elle. Nous avions de bons rapports de voisinage et c’était pas toujours commun. Toutefois je comprenais sa démarche et rien que de revenir dans la cuisine, où je n’avais pas mis les pieds depuis ce vendredi de Septembre, je ne me sentais pas forcément très bien. Les souvenirs refaisaient surface sans qu’ils soient désirés, et ça devait être extrêmement difficile pour Vera de vivre ici chaque jour. Je ne m’en rendais pas bien compte jusqu’alors mais comprenais complètement sa démarche. Quand elle m’affirma que son fils était à l’étage, je regardais en direction du plafond en supposant que la chambre était au dessus, bien que je n’étais jamais monté.

Puis je m’intéressais à elle, son état d’esprit actuel, son travail. Elle exprimait une certaine rancœur par rapport à ce rôle qui ne lui avait pas été donné. « D’ici là tu auras trouvé le graal tu verras… je pense pourtant que tu as une certaine maturité dans ta voix, un vécu. Après je ne m’y connais pas trop mais c’est ce que j’ai pu entendre ou ressentir. Mais dis-toi que c’est peut-être un mal pour un bien. Parfois ne pas obtenir ce que l’on veut nous ouvre d’autres portes ou nous dirige vers quelque chose qui finalement nous correspond mieux et dont on n’aurait pas eu connaissance autrement… » la rassurais-je. Je sentais cette déception et ce remord dans sa voix mais je faisais au mieux pour relativiser. Buvant une gorgée du bon café chaud, je reposais la tasse et regardait le contenu noir quand elle me posa des questions sur ma vie actuelle. Je ne l’avais pas vraiment tenue informée des nouveautés et c’était très compliqué. « Plus exaltante ça ne je sais pas… en tout cas, tout comme toi j’ai été bien occupé ». Je buvais une autre gorgée du bon café serré avant de la regarder. Elle attendait d’en savoir plus et je la savais être quelqu’un de confiance. Après tout nous partagions un secret dont personne n’avait connaissance à part nous, la jolie brunette pouvait donc être complètement réceptive à mes propos et mes histoires aussi compliquées soient-elles.

Vera était déjà notre voisine, quand Amara et moi vivions tous deux dans la maison. Puis elle a su pour la disparition, non seulement par moi, les locaux mais aussi les médias. Et elle a également su pour Astrid qu’elle avait du croiser à plusieurs reprises ces derniers mois. « … je ne sais même pas si tu es au courant mais, Amara est là. Elle… elle a été séquestrée pendant plusieurs années par une organisation militaire et terroriste, elle a faillit mourir lorsqu’ils ont foutu le feu au camp où elle était détenue… et a été rapatriée dans le pays fin Septembre… elle est actuellement hospitalisée à l’hôpital de Pellegrini… ça va prendre du temps mais elle va s’en sortir ». Nous venions, la semaine précédente, de fêter les 1 an du bar à vin et je lui expliquais qu’à cette occasion, elle avait rencontré Astrid. Et que en ce moment Astrid était partie elle aussi au Cameroun pour quelques semaines, dans le cadre d’un programme humanitaire. Que c’était difficile, mes rapports et sentiments vis-à-vis de l’Afrique de l’Ouest, en raison de la disparition d’Amara. Puis que la présence des deux aujourd’hui était quelque chose que jamais je n’aurais imaginé et qu’il était compliqué de gérer ça, pour chacun et chacune d’entre nous. « Honnêtement je ne sais pas quoi faire, je … je veux être là pour Amara, pour son rétablissement, être là à ses côtés mais elle ne souhaite pas me voir à l’hôpital. Du moins plus depuis plusieurs jours. Quant à Astrid, on commence à chercher un logement pour qu’on ait un appartement à nous… je ne veux pas la délaisser parce que tu sais qu’on a une relation plutôt solide, ceci dit je ne souhaite pas non plus me précipiter pour les mauvaises raisons tu vois ce que je veux dire ? ». Je m’exprimais probablement mal car je n’étais pas doué avec les mots. J’aimais Astrid. J’aimais Amara. Les deux différemment, les deux en raison d’une histoire différente également, de circonstances différentes. Je ne voulais pas être avec l’une en blessant l’autre et vice-versa. « Je crois que parfois, la vie décide de nous mettre à l’épreuve et teste nos capacités à les surmonter. Autant parfois c’est évident, c’est facile et on n’a pas besoin de réfléchir, autant d’autres fois…. ». Je soupirais. Je n’avais pas eu à penser une seconde quand j’avais vu cet homme sans vie dans cette même pièce, ce sang sur les mains que Vera, la peur dans ses yeux. J’avais immédiatement réagit et avait protégé ses intérêts, sa vie de mère de suite. Instinctivement. Mais c’était délicat avec Amara et Astrid. Je ne pouvais pas me contenter d’agir instinctivement. « Je culpabilise un peu, après coup ». Je m’expliquais deux-trois secondes plus tard « … parce la logique voudrait que, je me concentre exclusivement sur une personne…. mais je n’y arrive pas. C’est dans mon caractère, ma personnalité. Je ne peux pas délaisser quelqu’un. Quelqu’un pour qui j’ai de l’affection, de la compassion. Tu vois ce que je veux dire ? ». Cela ne s’appliquait pas forcément dans les relations amoureuses mais aussi amicales, familiales quoique la famille c’était inévitable, évident. On donnerait sa vie pour sa famille. Du moins chez les Caruso, nous étions soudés coûte que coûte.

Ne sachant qu’ajouter sur le sujet car j’étais un peu désemparé, je me focalisais du coup sur Vera et son histoire de déménagement. « Il en pense quoi, ton fiston ? Je veux dire, comment tu lui as expliqué cette envie soudaine de déménager ? ».

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Sujet: Re: [Terminé] Nowhere left to run ⁂ Giovanni ( le Mer 8 Nov 2017 - 22:32 )

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Un simple haussement d’épaules répondit à la question de Giovanni. Où aller ? Là était la question. Si Alessio prenait la maison peut-être qu’elle déménagerait comme prévu près de lui pour être sa voisine. Il était le frère qu’elle avait perdu. Son meilleur ami et cela la tuait de ne pas lui avoir révélé les terribles événements qui s’étaient déroulés dans sa vie. Il aurait compris, il n’aurait rien dit, mais elle ne se sentait pas encore assez forte pour mettre des mots sur ce qui s’était passé. Cela rendrait la chose encore plus réelle et terrible. Elle ne doutait pas que le tatoué pouvait s’insurger en apprenant la nouvelle : mais elle était prête à prendre ce risque jusqu’à temps qu’elle soit en paix avec elle-même. Si un jour elle l’était tout du moins.

« Je ne sais pas encore… En ville probablement. » Elle verrait. « Si une opportunité se présente, je la prendrais mais je ne me forcerais pas. Je marche au coup de cœur. »

Vera était surprise d’entendre que son voisin savait pour son rôle avant de réaliser qu’il y avait eu un article sur elle dans le journal. Il marquait des points, mais elle n’était pas encore prête à entendre ce genre d’argument. Il était bien trop tôt pour accepter si facilement la désillusion et avaler l’amertume qui la rendait médisante.

« Qui vivra verra… C’est ce qu’on dit non ? » Affirmait-elle sans réelle conviction, d’une voix éteinte : fatiguée. « Le rôle qu’ils m’ont donné n’est pas inintéressant, mais… Mais je ne sais pas. Ce n’est pas ce pourquoi j’ai postulé. » Certes, elle aurait pu refuser mais elle n’avait jamais fait une telle chose : préférant relever le défi. « Je ne suis peut-être pas faite pour avoir le rôle de la Reine de la Nuit. » Un constat qui revenait souvent dans ses pensées dernièrement.

Pour couper court à la conversation, elle lui demanda comment il allait tout en faisant son café puisque son invité était servi. Ne perdant pas une seule miette de ses paroles, elle s’installa devant lui en savourant à son tour la boisson à base de caféine. Quelque chose lui disait que cela était une peine de cœur. Vera avait suivi l’affaire d’Amara et avait montré son soutien tant bien que mal à Giovanni. Elle connaissait l’identité de l’autre demoiselle qui rôdait, cela était une tragédie comme on en voit peu aujourd’hui. Son cœur se serre en entendant ce qu’avait vécu Amara. Vera posa sa main sur l’avant-bras de Giovanni pour le serrer doucement : témoignant qu’elle était là. Hochant la tête de temps à autre, elle n’osait pas l’interrompre : elle aurait le temps de donner son avis et pourquoi pas l’aider si elle le pouvait. Il était un homme bien qui méritait d’être aimé.

« Je vois ce que tu veux dire. » Entre le devoir et le désir il n’y avait qu’un pas mais cela ne rendait pas le choix plus facile. « Sois là pour Amara, elle va avoir besoin de toi, mais non en effet : tu ne pas mettre Astrid à la porte comme ça. Vous avez vécu et construisez quelque chose : rien peut et ne doit remettre en cause ça. »

Vera enleva sa main de son bras pour reprendre son mug et écouter à nouveau son visiteur. Il avait raison : la vie pouvait être démoniaque parfois. Elle torturait, brisait tout sur son passage en faisant fi des conséquences et laissant les pauvres mortels à la merci du destin.

« Cela semble insurmontable. » Termina-t-elle dans un soupir. Oui. Elle était bien placée pour dire ça. « Non, tu ne devrais pas culpabiliser. Ce n’est pas comme si tu avais sciemment oublié Amara. » Elle posa sa tête dans le creux de sa main :« La vraie question, celle qu’il faut que tu te poses est la suivante : qu’elle est celle avec qui tu ne te vois pas affronter les années à venir ? Celle qui est essentielle : que tu ne te vois pas vivre sans ? » Elle termina son café : « Tu peux aimer deux personnes. Il n’y a pas qu’un seul type d’amour tu sais, cela ne me choque pas. Tu ne dois pas les aimer de la même façon et je suppose qu’elles ne t’apportent pas la même chose. » Vera n’était pas choquée non par cette révélation. Peut-être parce qu’elle n’avait pas connu l’amour avec un grand A. Pas encore.

Le sujet retourna sur sa personne, Vera se contenta de prendre un carré de chocolat puis de pousser la tablette vers son visiteur. Elle laissa le silence s’installer le temps de savourer la sucrerie :

« Il sait que je n’aime pas trop cette maison. Il ne sait pas pourquoi, il n’a jamais connu son père. » Et heureusement. Rien que l’idée de ses petits yeux sur son visage tuméfié l’a dégoûtait. « Je n’ai pas ici de très bons souvenirs et après tu sais quoi… Cela ne s’est pas arrangé. » Elle tira ses cheveux en arrière. « Cependant, je sais qu’il apprécie cet endroit, notamment la salle de musique alors… Forcément je prends ça en compte ! Je sais que je ne trouverais nulle part ailleurs une acoustique aussi parfait pour les instruments et ma voix. C’est mon cocon, mon refuge, mon sanctuaire alors l’abandonner n’est pas facile même si le reste de la demeure n’est qu’un dédale de mauvais souvenir. »
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Sujet: Re: [Terminé] Nowhere left to run ⁂ Giovanni ( le Lun 13 Nov 2017 - 4:09 )

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• Musique : Ooh Child

Les instants partagés avec Vera me semblaient des plus normaux. Je savais la regarder comme cette femme à part entière qu’elle était, mettant de côté la cantatrice reconnue, celle que tout le monde attend au tournant mais dont peu de gens doivent connaitre les détails de sa vie. Pour ma part, je ne les connaissais pas non plus à vrai dire mais nous partagions ensemble ce secret immense sur lequel  nous nous faisions une confiance aveugle afin de le préserver de tous. Alors je pesais le pour et contre de son départ, je compatissais, je comprenais. « Hmmm, je vois » rétorquais-je sans imposer aucune opinion sur un quelconque changement d’habitation. Il ne fallait en effet pas qu’elle se force et en dépit de ce qui s’était produit dans cette même maison, cette dernière semblait adaptée au mode de vie de la jeune femme, professionnellement et personnellement ce qui rendait tout changement difficile. On se parlait en toute simplicité, ouvertement, autour de cette tasse de café et ça faisait du bien. De libérer la parole, de libérer les poids que nous trainons parfois sur nos épaules. Jamais je ne jugeais ce qu’elle faisait, j’y apportais un point de vue objectif, amical. J’évitais donc d’enfoncer le couteau dans la plaie en approfondissant la discussion sur ce rôle ‘manqué’. « Les opportunités ne viennent pas par hasard, elles se présentent en temps voulu et c’est ce qui arrivera » dis-je confiant avant de boire une gorgée du bon café noir serré comme je l’aimais.

Le sujet dériva sur ma propre vie, notamment celle sentimentale qui était plutôt compliquée ces temps-ci. Vera connaissait bien Amara, Astrid moins mais elle était elle aussi plutôt objective du fait de ne pas faire partie de notre quotidien. Puis c’était une femme aussi. Un avis féminin était toujours à prendre en considération. « J’aimerais être là. Montrer que je la soutiens mais elle refuse que je m’implique de trop » glissais-je entre les mots de la brunette. En même temps je comprenais aussi la réaction de la journaliste qui revenait ‘dans ce monde’ où les choses n’étaient plus comme elle les avait laissées, sa vie d’avant avait changé. Malgré une profonde et sincère compassion, un amour certain (différent aussi) entre nous, il était difficile d’accepter les choses telles qu’elles étaient car on était tous humain. On avait tous un cœur, là-dedans qui dictait nos conduites, qui était à l’origine de nos émotions et tout ça, ça ne se contrôlait pas. « Je sais… » confirmais-je également quand elle mentionna le fait que Astrid et moi avancions dans notre relation. En piquant un carré de chocolat, j’écoutais ensuite avec grande attention les propos de l’hôte qui me faisait me poser les bonnes questions.  Le problème était que du tac-au-tac, j’étais complètement désarçonné, incapable de répondre. Elle mettait exactement le doigt sur le ‘problème’ si ça s’appelait comme ça. Les formes d’Amour. L’histoire, l’expérience, le vécu ensemble … tout était différent entre Amara et Astrid. Je me souvenais alors d’un dicton qui disait que lorsqu’on aimait deux personnes, on choisissait la seconde car si l’on aimait réellement la première alors on ne serait pas tombé amoureux d’une autre. Mais ce dicton ne s’appliquait pas pour mon cas, tout simplement car la première personne était portée pour morte. Ce n’était pas un choix que j’avais fait. Et ce n’était pas non plus une situation par dépit. J’avais appris à connaitre la traductrice au fil des mois et le charme avait opéré comme cela ne se prévoit pas non plus. Il y avait cette alchimie, ce feeling qui faisait que je m’étais laissé envoûté, séduit. Je ressentais aujourd’hui cette culpabilité plus ou moins consciente par moment, tout comme l’incompréhension qu’aucune ne m’ait complètement rejeté non plus. « Je crois que j’ai besoin de temps… pour assimiler ce qui se passe … ». Encore aujourd’hui j’étais perdu et je ne devais pas être le seul. Je ne souhaitais toutefois à personne d’être dans cette situation compliquée.

Tour à tour le sujet de la discussion se focalisait tantôt sur ma vie, tantôt sur celle de Vera et je pensais bien évidemment à y inclure son fiston de 10 ans. « Je comprends pleinement ce que tu dis. Quand bien même les souvenirs ne soient pas toujours bons, ces murs portent en eux l’histoire de nos vies ou ne serait-ce qu’une bribe…. » je me faisais cette réflexion similaire quant au fait de ne pouvoir vendre la mienne. Ma maison conservait mon passé avec Amara et je ne pouvais pas laisser partir tout ça. C’était plus fort que moi. « Et si on faisait face à tout ça ? Les bons moments sont bien plus nombreux que ce qui a pu se produire de négatif. Peu importe la gravité des choses, je parle de se concentrer sur ce qui est positif, ce qui aide à aller mieux, à aller de l’avant ». Je n’étais pas de nature à fuir les obstacles, je les affrontais, et dans l’immédiat, je songeais à celui dont ma voisine faisait face. Probablement qu’elle avait des troubles du sommeil, des phases de paranoïa ou des images de ce qui s’était passé dans cette cuisine quand elle y était seule le soir, mais en buvant cette dernière gorgée du café encore chaud, je réalisais que depuis quelques minutes, on se blâmait. Ça ne me ressemblait pas et je refusais que Vera pense aussi de cette façon. « Si tu ne déménageais pas ? Si , même si je pense à emménager ailleurs avec Astrid, je ne vendais pas ma maison ? Tu ne pars pas, au contraire tu affrontes ce qui ne va pas. Tu pars de cette peur qui t’envahie, pour en faire une force…. ». Je la regardais avec une profonde conviction comme si un aidée venait de me traverser l’esprit. Je respirais un moment, profondément.

« Tu es une battante oui ou non ? ». Question réthorique n’attendant pas de réponse, je m’octroyais implicitement un rôle de coach au niveau moral. « Viens avec moi à la salle. Affronte tes vieux démons et je serai là. Qu’est-ce que tu en dis ? ». Une des façons d’extérioriser mes craintes, mes doutes, c’était de me défouler ou de m’évader (et non pas fuir). Le sport était un exutoire, un moyen de me défouler, de renforcer ma persévérance, mon endurance, mon mental ainsi que mon physique; C’était un tout .Un tout nécessaire à un équilibre de vie et je proposais donc à ma voisine de s’embarquer là-dedans sans savoir si elle était sportive ou non. « Ce n’est pas le tout d’entrainer tes cordes vocales, il faut que tu entraines ton corps et ton esprit pour affronter les défis et ce qui s’oppose à toi dans la vie…. ». Je savais de ce que je connaissais d’elle qu’elle avait une certaine hargne et aussi une peur. Par rapport à notre secret. A défaut de le fuir ou d’avouer avoir cette crainte constante, je proposais de renforcer son état d’esprit en espérant quelque part qu’elle reste dans cette maison. « Tu te lances ? » demandais-je encore une fois en référence au sport. Le sport en salle était une des choses que je faisais il était vrai mais d’autres activités sportives m’occupaient également. Toutefois , les exercices en salle et ce qui impliquait de se surpasser pouvait l’aider aussi à se voir plus forte. Et à l’être également.

Alors que la jeune femme me répondait, je n’entendis pas l’arrivée très légère du garçonnet qui débarquait dans la pièce par faim, soif ou simple curiosité. « Hey salut mon grand » dis-je alors avec le sourire aux lèvres. Sa simple présence ôta le caractère sérieux de ce qui se passait, de façon instantanée.

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Sujet: Re: [Terminé] Nowhere left to run ⁂ Giovanni ( le Mar 14 Nov 2017 - 20:44 )

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Il était étrange de voir que certaines personnes trouvaient rapidement une place dans votre vie sans avoir eut l’occasion d’y être longtemps. Giovanni faisait partit de ces exceptions. Vera, qui ne donnait pas son amitié à n’importe qui et facilement : acceptait la présence du bel Apollon près d’elle. Il faut dire qu’ils avaient en commun une histoire sordide qui ne devait pas s’ébruiter au risque d’enflammer bien plus que leur complicité. Que Vera le souhaite ou non : il resterait dans son cercle privé. Depuis le 1er Septembre, il avait dû en avoir des occasions de la dénoncer. Le fait qu’elle n’est pas revêtit le pyjama rayé était bon signe. Giovanni avait gardé sa langue. Il est vrai que l’idée de partir prenait de plus en plus de place dans son esprit : elle hésitait. L’homme devant elle était une des raisons. Il n’y aurait pas de meilleurs voisins sauf si ce dernier était Alessio. Cet ami qui devrait un jour savoir ce qui s’est passé et la vraie raison de cette distance avec tout et tout le monde.
Les paroles de Giovanni sur les opportunités la font sourire. D’amusement mais aussi d’exaspération comme en témoigne le soupire teinté de mots:

“J’ai appris que la chance se force les trois-quarts du temps. Les opportunités appartiennent à ceux qui ont assez de culot pour se lever au bon moment.” Pessimiste ? Elle ne l’était pas en temps normal mais elle n’était parfaite et la morosité prenait parfois le pas sur la raison. “Je verrais bien ce que l’avenir me réserve. Je suis partie pour plusieurs mois avec la Flûte Enchantée.”

La vie était une pièce de théâtre à taille humaine comme en témoigne les confessions de son confident. Sa vie amoureuse aurait pu inspirer Racine ou Shakespeare tant la situation était compliquée : menaçant à tout moment de détruire plus d’une vie.

“Je ne suis pas étonnée…” Il fallait appeler un chat un chat. “Je ne prétends pas savoir ce qui se passe dans sa tête : mais je ne supportais pas que l’on puisse me voir affaiblie, blessée quand mon mari était en vie.” Qu’importe ce qu’il lui avait fait toutes ces années : il restait son époux qu’elle le veuille ou non.

Giovanni, dans son malheur, avait la chance d’avoir deux femmes qui étaient là pour lui. Apportant des choses différentes et pourtant complémentaires. Vera était bien loin de juger : d’une elle était mal placée et de deux elle ne mangeait pas de ce pain-là. Elle valait mieux que cela.

“Et pourquoi tu ne prendrais pas un peu de temps pour toi ? Loin d’elles ? Essaye de te retrouver, pèse le pour et le contre sans voir l’une ou l’autre ? Tu verras celle qui te manque le plus en sachant qu’Amara est revenue et qu’Astrid n’est pas loin.”

Sa tête dans sa main, sa tasse dans l’autre : elle regardait son invité. Vera, quand elle appréciait quelqu’un, ne mâchait pas ses mots. C’était une preuve comme une autre de la sincérité de son amitié envers l’Apollon. Délaissant le breuvage, elle attrapa un carré de chocolat en écoutant attentivement Giovanni. Le sourire qu’il avait réussi à étirer sur son visage disparu.

“Et quand il y a plus de tragédies, de drames, de douleurs que de rires et des joies ? Que fait-on ?” Une question comme une autre. Il ne savait pas réellement ce qui s’était caché pendant tant d’années sous la façade dorée de son couple. La conviction de son invité contamine petit à petit Veronica bien qu’elle garde ses réticences. “Tant que je ne trouve pas… Je reste ici ne t’en fais pas.” Concéder sans pour autant accepter. Il ne servait à rien de faire des plans sur la comète. Cela faisait longtemps qu’elle n’avait pas vendu la peau de la bête avant de la tuer.

Soudain, la question qu’il lui pose la surprend. Comme piquer à vive, elle se redressa tout en pinçant ses lèvres avec sévérité. Elle n’a pas le temps de répondre que déjà Giovanni continue : proposant de l’instruire. De lui donner les outils pour se défendre et se battre contre tous les obstacles de la vie. En voilà une curieuse proposition. N’osant l'interrompre alors qu’il semblait si bien partie : elle garda ses réflexions pour s’exprimer au moment propice. Son éducation de Lady lui interdisait de couper la parole. Terminant sa tasse de café, elle se leva tout en l’écoutant pour s’en refaire un proposant par la même occasion à Giovanni s’il en voulait un autre également.

“Je sais que je ne paye pas de mine, mais j’ai gagné mon titre de Sifu dans l’art du Wing Chung.” Elle sourit en coin en déposant un nouveau mug de café. “Mais soit, je veux bien venir avec toi.” Cela lui changerait les idées. “Les répétitions n’ont pas encore commencé : la plupart de mes journées sont libres.

“Bonjour Signore.” Réponds poliment le petit garçon en tendant sa main. En voyant les cheveux bruns et bouclés de Winston, Vera sourit et ouvrit ses bras alors que son fils faisait le tour de la table pour le porter. L’enfant se lova contre elle : posant sa tête dans son cou. La mère reprit place sur sa chaise et donna un carré de chocolat à son fils qui la remercia. “Ton professeur ne va pas tarder mon poussin. -Je veux Alessio moi, il est plus cool.” Vera rigola : “Il va venir ne t’en fais pas, en attendant tu apprends avec Léon ok ?” Elle déposa un baiser dans ses cheveux et le reposa. Winston remonta une fois ses mains remplit de chocolats. “Je ne sais pas ce que je ferais sans lui.” Cela était sorti tout seul. Regardant l’escalier bien que son fils n’y soit plus, elle demanda : “Vous avez déjà parlé d’avoir des enfants avec Amara ? Ou Astrid ?”
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Sujet: Re: [Terminé] Nowhere left to run ⁂ Giovanni ( le Ven 17 Nov 2017 - 1:50 )

Nowhere left to run
Vera & Giovanni

• Musique : Maybe Not

La discussion avec Vera allait de soi, c’était simple, c’était honnête et on ne parlait pas en superficie. S’agissant du passé, nous ne connaissions pas vraiment en détail la vie de l’un ni de l’autre mais depuis cet événement dramatique du 1er Septembre 2017, nous avions tissé un lien qui ne pouvait se briser, ce lien qui impliquait d’accorder une confiance aveugle à une personne qui s’avérait être une ‘connaissance’ avec qui l’on entretient de bons rapports de voisinages. Je pensais peut-être savoir davantage de choses à son égard en raison de sa notoriété mais il fallait aussi avouer que je n’étais pas du genre à me fier à 100% aux articles de presse qu’on pouvait lire pour ce type de gossip. Je me fiais au vrai journalisme d’actualité, les informations importantes mais pour ce qui était de cet univers, je ne m’y intéressais pas plus que ça. J’avais bien mieux pour découvrir réellement la jolie brune, et pour croire à ce que j’apprenais d’elle : la voir directement. Et c’était ce que nous faisions, enfin initialement nos contacts s’étaient limités à des messages mais depuis peu nous nous voyions de nouveau. Elle savait que je ne la dénoncerai jamais, que je la protégerai comme je le pouvais ainsi que notre secret. De toutes façons, j’étais quelque part aussi responsable pour ne pas avoir contacté la police sur le moment et pire, je m’avérais même un complice malgré le fait qu’elle ait agi pour assurer sa seule défense et celle de son propre fils.

Je l’appréciais sincèrement et pouvoir passer de nouveau un peu de temps en sa compagnie, prendre la température de la situation, c’était rassurant. Beaucoup de personnes réagissent différemment à ce type de choc, mais elle semblait ’s’en sortir’ ou du moins survivre et continuer son bout de chemin en dépit de réactions de peurs fréquentes et troubles du sommeil. Le fait qu’elle soit encore très concentrée sur son milieu professionnel, qu’elle ait un enfant à charge, ça changeait tout. « Ah oui ? » ponctuais-je alors qu’elle me fit part d’une compréhension quant au comportement de son ancienne voisine. Je laissais échapper un léger soupir en réalisant que les femmes aussi avaient « une sorte d’égo ». Libre à elles de se montrer sous l’angle des mauvais jours, mais je me disais qu’à un stade de relation avec une certaine personne en particulier, il ne devait plus y avoir de crainte de rien. Pas d’anxiété, pas de rejet. De cette manière, ça m’éloignait une nouvelle fois d’elle malgré les années de séparation. Mais je respectais toutefois son choix et prenais mon mal en patience. « Qu’est-ce que vous avez à perdre en nous repoussant ? De quoi avez-vous peur ? » demandais-je quand même. Quelques minutes passèrent en poursuivant la discussion et je remarquais l’implication de Vera dans ses propositions. Elle m’écoutait avec la plus grande attention et tâchait de raisonner pour m’aider au mieux dans ce chaos intérieur. « M’éloigner quand elles ont besoin de moi ? Tu crois que c’est la solution ? J’suis pas si sûr…. ». Tout le monde était inconfortable dans cette équation et pourtant on ne changeait pas les données, ni les formules, rien ne changeait car j’avais l’impression qu’on s’accrochait tous à ce qu’on avait aussi sans vouloir lâcher prise. Il y avait de quoi avoir un mal au crâne. Je me disais également qu’en m’éloignant des deux ou n’étant avec aucune , cela pourrait soulager les maux et penser les plaies, physiques ou psychologiques. Très rapidement je réalisais que c’était complètement stupide car personne ne serait heureux non plus. « Honnêtement je ne sais pas. Je ne sais pas quoi faire… ». Je repris un nouveau carré de chocolat au fil de la discussion en m’intéressant au sort de la maison à défaut de m’apitoyer sur le mien.

Aux propos de ma voisine cantatrice, je réalisais qu’elle avait un vécu probablement plus sombre et moins heureux que je ne l’imaginais. Cependant j’avais quelques doutes quant au fait de creuser maintenant, ici. Ce n’était peut-être pas le bon moment. « On s’accroche au peu de bonheur connu, je présume. Every cloud has a silver living » dis-je en me souvenant de propos de Amara je ne sais pourquoi. Elle qui vivait par sa profession des moments de terreurs, des moments d’effrois et de frayeurs, elle qui était témoin de scènes assez difficiles dans les pays en conflits, elle tirait que le positif de ce que son travail engendrerait, sur le fait d’éveiller les opinions, de réveiller aussi le monde sur ce qui se passait et ouvrir le yeux des personnes enfermées dans leur bulle idyllique. « Tu sais ce que Amara disait tout le temps quand on s’appelait et qu’elle était en mission dans des pays à risque où elle côtoyait une forme de misère ? Elle me disait ‘even on the worst day, there’s a possibility of joy’ ». C’était une femme à l’époque et aujourd’hui encore qui avait ce positivisme en elle. C’est ce qui l’aidait à tenir. Alors cette maison, bien qu’elle semblait cacher de nombreux drames, de nombreux moments plus ou moins terribles, avait forcément provoqué des éclats de joie et de rire.  « … et puis, je suis là moi. Je serai toujours le voisin, et l’ami maintenant, sur qui tu pourras compter » rajoutais-je en pensant mes propos. Je tenais absolument à ce que l’on entreprenne une démarche positive et c’est pour ça que je proposais de l’entrainer dans une salle pour qu’elle se défoule.

En parlant d’Art martial, je fus extrêmement étonné que son gabarit élancé et menu soit apte à résister à ce type d’activité sportive.  « C’est valide et reconnu ça en Italie ? Parce que En chine peut-être mais… ». Je la taquinais histoire de regagner un petit bout de sourire de sa part. Et visiblement elle était plutôt enclin à se lancer dans le sport avec moi.  « Très bien… le mercredi je vais à la salle. Dans la semaine quand il fait beau aussi je me consacre aussi à la motocross ». Passant outre les recommandations médicales par moment, je continuais la pratique du sport en salle, la boxe ainsi que la motocross et aux beaux jours, la plongée quand c’était l’été. Peu importe, j’avais besoin de me défiler. « On peut tout aussi bien aller courir aussi, mais ça j’y vais tôt le matin, qu’est-ce qui te tente ? ». J’appréciais retrouver un élan de dynamisme dans son attitude et dans son regard.

On fut interrompu par le petit Winston qui débarqua à pas de loups dans la cuisine. Je le saluais donc et observait cette scène avec sa mère. Elle était à la fois douce et ferme avec lui. Quand il quitta de nouveau la pièce, j’interrogeais Vera sur le type de professeur que côtoyait son fils. J’étais impressionné qu’il ait autant de discipline en raison de son jeune âge mais c’était dans le bon sens. Tout comme en voyant les valeurs que lui inculquait Vera. Elle s’avérait être une bonne mère confortant mon envie de faire tout ce qui était en mon pouvoir pour les protéger, tous les deux. « Les enfants donnent cette énergie de faire les choses et parfois même un équilibre qu’on ne soupçonnerait pas ». Je pensais notamment à mon neveu et ma nièce dont j’aimais bien m’occuper. Les enfants en général, j’aimais leur franchise, l’absence de filtre, leur naïveté qui donnait parfois espoir en un monde meilleur, j’aimais également rire avec eux, les divertir, leur enseigner des choses.

Alors que je buvais de nouveau le second café qu’elle m’avait servi quand on parlait sport, elle me posa une question qu’elle pouvait se permettre de poser. Après une courte réflexion, je la regardais en me disant que ce n’était pas une question si compliquée. Dans ma tête, cette pensée qui parut durer 10 minutes.

Flashback (Février 2014):
 

La voix de Vera me sortit malgré tout de ma pensée car je ne réalisais pas que aucun mot n’était sorti de ma bouche pendant près de 5 secondes et que j’avais le regard un peu dans le vide.  « désolé, je pensais à quelque chose. Hum… oui, avec Amara c’était, quelque chose qu’on souhaitait tous les deux. Fonder une famille ». Mon regard se posa sur l’anse de la tasse avant de préciser « elle avait prévu de prendre du temps pour s’y consacrer, une fois qu’elle rentrerait de mission. Après le Mali ». J’eus besoin de deux-trois secondes supplémentaires pour desserrer cette mâchoire et cesser de frotter les dents contre elles. Vera n’était pas bête et se doutait bien que ce projet n’avait pas pu se faire.
Je n’osais la regarder que après avoir bu d’une traite le café. « … maintenant je suis avec Astrid. Et ça ne fait pas encore un an. Je…. je crois que il est trop tôt pour envisager ça. On n’en n’a jamais parlé mais pour l’instant on projette d’emménager ensemble. C’est déjà une grosse étape » révélais-je en me disant que au stade de notre relation, c’était suffisant. Ce à quoi j’étais prêt pour le moment.  Je n’étais pas du genre à parler des heures et des heures et encore moins de moi. J’avais l’impression de me donner en spectacle et de n’aider personne en parlant de ce que je ressentais. « Tu en penses quoi ? » Très rapidement, gêné par cette dernière question je revenais en arrière «  Excuses-moi, je ne sais même pas pourquoi je te demande ça. Puis ça doit te mettre mal à l’aise ». Je me levais de la chaise pour aller déposer la tasse de café vide dans l’évier et passais mes mains dans les poches avant de mon pantalon. « Ecoutes hum… je ne vais pas t’embêter plus longtemps, mais dis-moi pour le sport. Et je te donnerais un peu de fil à retordre… par contre tu auras le droit de me ridiculiser avec ton truc chinois … enfin, une seule fois car après faudra que tu m’apprennes… ne crois-pas que je vais me laisser faire. Je suis gentleman certes mais… y’a des limites » dis-je retrouvant un peu le sourire avec ce sujet plus léger.

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Sujet: Re: [Terminé] Nowhere left to run ⁂ Giovanni ( le Mer 22 Nov 2017 - 21:17 )

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Se jeter à corps perdu dans une relation, sans rien réellement attendre en retour était étrange pour Vera. Bien qu’elle n’ait pas d’autres choix que de faire confiance à cet homme : petit à petit une amitié sincère s’était tissée entre eux. Peut-être qu’elle avait toujours été là et qu’ils n’avaient jamais pris la peine de se pencher sur le sujet. Il était assez incroyable de penser que du jour au lendemain : leurs vies ont été chamboulées de la sorte. La chanteuse avait cru au début qu’un malaise s’installerait en vue de ce qu’ils ont vécu ensemble mais enfin de compte elle appréciait sa conversation. De plus le bougre semblait bien en peine avec ses deux dames. Vera avait depuis longtemps compris que les femmes étaient plus complexes que les hommes, plus sournoises : pleines de sous-entendu. Elle n’hésita donc pas un seul instant à faire part de ses constatations ; expliquant à son humble avis la raison derrière ce comportement. Quand elle était victime de son époux : elle se refermait sur elle-même. Depuis sa mort elle était bien plus ouverte sur le monde.

« Non, de fierté. » Corrigea-t-elle en souriant tristement. Giovanni semblait souffrir de cette situation, de ne pas pouvoir aider l’élue de son cœur. Celle qui l’a été tout du moins. « Dans la société : on essaye toujours de faire passer les femmes pour le sexe faible. Je peux comprendre qu’elle veuille surmonter cela sans l’aide de personne… Peut-être pour se prouver qu’elle est forte ? Qu’elle peut s’en sortir sans l’aide de personne ? » Vera ne connaissait pas assez Astrid pour dire cela avec certitude. « Mais peut-être, sûrement même, que je me trompe. » Elle n’avait pas fait des études de psychologies et ne pouvait parler que d’un point de vue personnel. « Fais ce que ton instinct te dicte, à défaut de la raison c’est toujours un bon conseiller. » C’est ce qu’elle ferait.

La phrase de Giovanni lui plaisait. Vera était consciente qu’elle devait s’efforcer à positiver ; à faire des efforts même si parfois cela était au-dessus de ses forces. Winston l’obligeait à garder la tête hors de l’eau. A continuer d’avancer malgré l’adversité.

« C’est femme sage. » Un compliment dans la bouche de la chanteuse : « Le monde a besoin de plus de personnes comme elle. Des personnes qui croient encore en l’humanité et font leur possible pour défendre les autres. » Vera n’était pas égoïste mais elle savait que jamais elle ne s’engagerait dans l’armée pour porter secours à des populations en danger. « Merci mon ami. » L’homme qui lui faisait face s’efforçait de la faire sourire, de la rassurer sur l’avenir qui pouvait s’annoncer joyeux à condition qu’elle le veuille.

Cependant, elle avait encore bien des surprises pour lui. Elle remarqua son expression quand elle expliqua l’art martial qu’elle avait appris à la mort de son mari. Un rire franc sortit de sa gorge quand Giovanni demanda si cela était valable en Italie :

« Bien sûr que c’est valable même si je dois avouer qu’aller en Chine pour m’entraîner reste une des meilleures expériences de ma vie. » Face aux nombreuses propositions : elle prit le temps de réfléchir quelques instants : « Le mercredi me semble bien. C’est le jour où je n’ai pas Winston. » Bien qu’elle détestait ses beaux-parents : elle autorisait ces derniers à voir leur petit –fils.

Le concerné ne tarda pas à rentrer dans la cuisine en ne mettant pas longtemps avant de trouver les bras de sa mère. Vera ne pourrait vivre sans la chair de son sang. Il lui était tellement précieux… Sans lui, elle ne serait rien. Lui demandant gentiment de se tenir prêt : elle aimait l’entendre dire qu’il préférait Alessio. Elle aussi : il était le meilleur pianiste qu’elle connaissait. Vera était heureuse qu’ils s’entendent bien tous les deux bien que son compagnon d’infortune lui rappelait constamment qu’il ne l’aimait pas. Au final, elle savait pertinemment que ce n’était qu’un jeu.

« Ils rendent tout plus vivant, plus… Parfait. »

La cantatrice ne se rendit pas compte tout de suite du caractère déplacé de sa question. Le rouge lui monta aux joues tant elle se sentait idiote d’avoir demandé une telle chose. Cela ne la regardait pas. Absolument pas. Qui était-elle pour demander une telle chose alors qu’il venait de lui confier qu’il ne savait pas pour qui son cœur battait le plus. Confuse, elle bredouilla :

« Je… Je suis désolée : jamais je n’aurais dû poser cette question. » Elle était sincère dans ces excuses. Encore plus en voyant la réaction du brun. Et puis finalement, il lui demande ce qu’elle en pensait.

Un tourbillon de sentiment contradictoire s’empara de ses pensées. Déstabilisée, la salive passa difficilement dans sa gorge qui se nouait au fur et à mesure que cette terrible vérité revenait sur le devant de la scène. Winston n’avait pas été conçu par amour.

« Je ne sais pas… » Ce fut à son tour de baisser son regard. Humidifiant ses lèvres, peut-être qu’il était temps d’avouer…

Cependant, il ne lui laissa pas le temps de faire une telle chose puisqu’il se leva pour aller poser sa tasse dans l’éviter. Vera l’écouta avant de le rejoindre. A voix basse elle décida de se confesser en faisant fit du discours qui avait suivi:

« Je ne sais pas ce que sait de choisir. D’avoir mon mot à dire. Winston n’a pas été fait avec amour mais par nécessité aux yeux de son père dans son besoin d’avoir un héritier. » Elle ne l’avait jamais eu quand son mari était vivant. « Je pense que le plus important est que cela soit une décision prise à deux et non imposer. »

Posant finalement son mug à côté de celui de Giovanni, elle racla sa gorge et retrouva son sourire :

« Mercredi alors ? Je t’attendrais et je me tiendrais prête quand tu le seras tu n’as qu’à m’envoyer un message. » C’était entendu. Elle allait laisser son voisin rentrer dans sa vie.
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- [Terminé] Nowhere left to run ⁂ Giovanni -
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