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- [Terminé] Lana | Besoin de toi -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Résidences
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Erio MazzeiToujours frais après un litre de café
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Sujet: [Terminé] Lana | Besoin de toi ( le Dim 5 Nov 2017 - 0:53 )
« Elle est morte. » Ca tombe si brutalement que sa main trouve aussitôt comme appui le mur blanc de l’hôpital. Le docteur qui se chargeait de ses soins ne le ménage pas et Erio peine à supporter le choc. Son cœur rate un battement, ses jambes flageolent si bien qu’il est obligé de s’asseoir sur la chaise qu’il tâte du bout des doigts. Ce matin encore, lorsqu’il a fait un saut, tout semblait aller pour le mieux. Erio avait fini par la mettre en confiance et elle lui adressait quelques mots, quelques sourires. Elle se détendait et ça le satisfaisait. Il était convaincu qu’ils pourraient avancer ensemble, qu’elle pourrait lui exprimer ses ressentis, quant à ce qui s’était déroulé le soir où tout a basculé, mais tout s’envole en éclat et il ne comprend rien. « Elle a fait un arrêt. On a fait ce qu’on pouvait. » Le rapport, il n’est même pas en mesure de le demander. « Elle vous a demandé. » Et ça le surprend, mais ses réactions sont inexistantes. « Elle a laissé ça. » Un morceau de papier lui est tendu. Un symbole est dessiné, quelques lettres qu’il fixe sans arriver à y voir très clair. Il est bouffé par la nouvelle, par son collègue qui en remet une couche en lui affirmant qu’ils ont perdu leur temps, leur énergie. Habité par la colère, il se lève d’un coup, le prend par le col et le plaque contre le mur avant de le relâcher aussi sec, avec cette même violence et rage qui ne descendent pas. « Faut te calmer mon gars. » « Va te faire foutre ! » s’écrie-t-il, en levant son poing en guise d’insulte.

Enfermé dans sa voiture, Erio a le regard fixé sur le volant qu’il finit par frapper de toutes ses forces, à plusieurs reprises, avant d’appuyer son front contre celui-ci, épuisé, las de ces dernières années où ils n’ont eu de cesse de tourner en rond. A chaque fois qu’ils croyaient tenir quelqu’un, tout s’effondrait. Ils en ont fait des maisons, des portraits-robots et là, il est certain qu’il tenait quelque chose, que la demoiselle dont les yeux rieurs croisaient les siens pouvait lui apporter des éléments qu’ils n’avaient pas en mains. Et puis elle était attachante, méritait de vivre encore de belles années… Tout ce qui lui reste comme avancée est cette confidence à l’encre noire. L’homme penche la tête en arrière, souffle et dans un élan de motivation, il sort de la voiture et monte les escaliers qui le séparent de l’appartement vide. Aucune présence. Pas de Lana. Un sentiment de vide l’accompagne alors qu’il repense à ces deux derniers jours où elle n’est pas rentrée seule. Il a comme l’impression que depuis la soirée passée à la fête sur le toit, quelque chose s’est cassé. Elle a fait comme si de rien n’était, lui a fait croire que la fatigue prenait le dessus, mais il n’est pas dupe… Et il ignore comment réparer la chose. Il a beau ne rien dire, la laisser agir comme bon lui semble, ce changement l’atteint et ce qui le blesse bien plus, c’est de comprendre qu’elle n’a pas besoin de lui, qu’elle peut très bien trouver réconfort dans les bras de d’autres hommes, trouver le sommeil auprès d’eux. Peut-être qu’ils lui accordent bien plus que vingt minutes, qu’ils ne lui demandent pas de partir pour ne pas s’endormir dans les bras l’un de l’autre. Pourtant, ce soir, il aurait bien eu besoin des siens, de sa douceur, de son parfum apaisant… De sa maladresse. Sentant les nerfs lâcher, il attrape la bouteille de vodka dans le bar et en boit une longue gorgée. La porte s’ouvre à cet instant et c’est un vrai soulagement qui s’empare de lui. Erio repose aussitôt sa gourmandise alcoolisée sur le comptoir et se dirige vers l’entrée. « Hé, on s’fait une- » Soirée télé, pizza, ou même une petite sortie… Mais il ne termine pas sa proposition : les lèvres de Lana rencontrent celles de l’homme qui la suit. Son cœur s’alourdit, sa mâchoire se crispe. Erio se fait violence pour ne pas intervenir, mais la colère monte de plus en plus. D’abord un brun à lunettes, puis un blond à la carrure carrée, maintenant un type à la longue chevelure bouclée, bien foutu qui se dirige dans sa chambre. La première fois, il a laissé couler, mais a fini par s’en aller. La deuxième fois, il est parti en claquant la porte. Et aujourd’hui… Son sang ne fait qu’un tour. Il n’a pas besoin de la voir avec un autre, il a besoin d’elle, qu’elle lui parle, qu’elle arrête de faire semblant qu’entre eux, tout va pour le mieux, alors qu’ils sont restés sur des non-dits. Les poings serrés, il avance d’un pas rapide vers le couple improvisé de la soirée et attrape le type par les épaules, l’éloignant du corps de sa colocataire. « Toi, tu dégages. » s’énerve-t-il, en le poussant vers la sortie. « Faut qu’on parle. » lâche-t-il, à l’adresse de Lana. Le regard ébahi, l’inconnu tente de se justifier : « Je suis avec la petite demoiselle là, on comptait prolonger la soirée. » Il cherche dans les yeux de Lana une confirmation, une aide pour se sortir de ce pétrin, mais ça ne le sauvera pas. Erio, il est trop énervé, à fleur de peau. « J’en ai rien à foutre de c’que vous étiez en train de faire, de si vous alliez vous envoyer en l’air, tu te casses, point. » Erio le pousse vers la sortie avec tant de violence que lui-même ne se reconnaît pas. Il n’a jamais réagi comme ça, surtout pas pour une femme, mais il s’en moque bien. Il n’est pas question d’accepter une troisième soirée comme celle-ci. Erio ne met pas longtemps à le dégager de chez eux, claque la porte et se tourne enfin vers Lana. « T’essaies de me faire passer un message ? » C’est par rapport à la dernière fois, à ce qu’ils se sont dit, mais il ne le comprend pas, ce message. Tout ce qu’il voit, lui, c’est que durant ces derniers jours, elle s’est passée de lui et ça, ça fait mal. « Au lieu de ramener des mecs à foison, tu peux pas m’parler ? » Il souhaitait qu’elle se détende, qu’elle ait des aventures, mais il ne pensait pas que ça l’embêterait autant et que cette distance qu’il ressent, qui n’est peut-être pas réelle, lui boufferait tout son moral. « Et puis t’as vu les bouffons que tu ramènes ? J’étais avec la p’tite demoiselle. » imite-t-il, en grimaçant. Il ne le porte pas dans son cœur. « Tu m’as dit que tu t’en irais pas et c’est exactement l’impression que tu m’donnes. » Ils se sont rapprochés, elle a pris beaucoup plus d’importance dans sa vie et même si elle lui dit tous les jours bonjour, il a remarqué que quelque chose était différent. Erio passe sa main sur son visage en faisant un tour sur lui-même, puis lâche : « C’est à cause de cette histoire de baiser. » Ce n’est même pas une question, mais une affirmation. Erio s’avance, pose ses mains sur sa taille, le cœur battant. « J’peux te le donner si tu veux. » Ses convictions, sa crainte de s’attacher, il s’en moque. Plus rien n’a d’importance ce soir, si ce n’est qu’il a besoin de la sentir près de lui.
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Lana Giaccomo10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: [Terminé] Lana | Besoin de toi ( le Dim 5 Nov 2017 - 17:56 )
Alessia a écrit:
Salut ! Dis-moi, est-ce que tu sais quand Erio sera de nouveau libre ? Parce que la première soirée avec lui a été vraiment super mais je n’ai plus de nouvelles depuis 2/3 jours…

Lana soupire et se met à taper frénétiquement sur l’écran tactile de son téléphone. Elle se serait bien passée de ce genre de message de la part de son amie, lui rappelant le deal passé avec Erio il y a plus d’une semaine, mais étant l’entremetteuse dans toute cette histoire elle n’a pas vraiment le choix. Seulement voilà, la première intention de la jeune Italienne dans cette affaire lui semble bien loin à présent et faire en sorte que ça puisse marcher entre Alessia et Erio est bien le dernier de ses soucis.

Lana a écrit:
Ecoutes, je ne sais pas, vois avec lui directement ce sera plus simple. Je suis pas mal débordée ces temps-ci avec le boulot donc on ne s’est pas beaucoup croisé ses derniers jours.

La vérité c’est que Lana s’efforce d’éviter son colocataire le plus possible depuis leur dernière soirée. Depuis deux jours, elle se contente de lui dire bonjour quand elle le croise, d’échanger quelques banalités d’usage sur le temps qu’il fait avant de s’éclipser au plus vite, prétextant être surchargée au travail. Quoi qu’il ne s’agisse pas là d’un mensonge puisqu’avec le mariage totalement raté organisé la veille, Lana a dû prendre en charge un mariage supplémentaire pour faire face aux dépenses de sa petite entreprise. Elle s’en veut de s’être mise en difficulté de la sorte à cause d’une famille et d’une belle famille à moitié cinglées mais surtout parce qu’elle n’était pas assez concentrée pour pallier le désastre. Depuis cette fameuse soirée, l’esprit de la jeune femme est ailleurs et ce soir ne fait pas exception. Même le charmant jeune homme en face d’elle, barman de profession mais de repos ce soir, n’arrive pas à la sortir de sa rêverie. « On va chez moi ? » Le coupe-t-elle, n’ayant absolument pas suivi ce qu’il était en train de lui raconter depuis plusieurs minutes déjà. Mais l’homme ne semble pas lui en tenir rigueur puisqu’il accepte immédiatement de la suivre. Lana saisit alors l’homme par la manche et l’attire à toute vitesse dans les rues du centre-ville qui les mène très vite à son appartement.

Ca fait déjà 3 soirs que la jeune femme reprend le même schéma, traînant une petite heure dans un bar du coin avant de ramener un sombre inconnu chez elle. Une véritable surprise quand on connaît d’habitude les règles de la demoiselle mais Lana a totalement décidé de les envoyer promener. Pourquoi ? A vrai dire, Lana ne sait pas très bien si elle veut se prouver quelque chose à elle-même ou bien à son colocataire. « Ca y est on est arrivé. » Murmure-t-elle, avant d’ouvrir la porte, constatant que son colocataire doit alors être à l’appartement. Seulement, elle n’a pas le temps de l’apercevoir parce qu’à peine passée la porte, l’homme qui l’accompagne la saisit par le bras pour déposer un puissant baiser sur ses lèvres. Et on peut dire que la jeune femme n’est pas en reste puisqu’elle entoure très vite son cou de ses bras, lui rendant le baiser avec encore plus de ferveur. « Hé mais, qu’est-ce qui te prend ? » Lance-t-elle à Erio, alors qu’elle se retrouve soudainement décollée de sa proie du soir. Il ne faut que quelques secondes au policier pour faire sortir l’homme de leur appartement sous le regard totalement ébahi de la brune. « Je t’appelle ! » Crie-t-elle à l’intention de l’homme qui se fait violemment claquer la porte au nez. Sauf que Lana réalise très vite qu’elle n’a ni son numéro, ni son nom et surtout, qu’elle n’a pas spécialement envie de reprendre contact avec lui. Tant pis. « Quoi ? Un message ? Non mais j’fais juste qu’appliquer tes conseils, je te signale ! Je m’amuse, ça va, 3 mecs c’est rien ! » Et c’est vrai que les conseils d’Erio ont porté ses fruits : avec ces types, Lana a pris plus de plaisir qu’avec toutes ses anciennes relations sérieuses. Seulement, malgré tout, elle ne sait pas dire quoi mais il manquait un petit quelque chose. Cela n’a strictement rien à voir avec ce qu’elle a pu expérimenter au côté d’Erio. « Et toi t’as vu comment tu réagis là ? Encore une fois, est-ce que tu peux me dire ce qu’il te prend ? » Ils se sont déjà disputés auparavant, mais ça n’avait rien de comparable. Là, cette fois-ci, Erio est vraiment furieux.

Lana pince ses lèvres à la remarque suivante de son colocataire : alors c’est vraiment ça l’impression qu’elle lui donne ? Qu’elle est en train de s’en aller ? D’accord, la jeune femme a clairement pris ses distances ces derniers jours mais, avec ce que lui a dit Erio, elle pensait que c’était ce qu’il voulait quelque part. Il lui a clairement fait comprendre qu’il ne voulait pas qu’elle s’attache et n’étant pas ce qu’elle souhaite faire, Lana s’est efforcée de lui montrer ces derniers jours qu’il n’en est rien. Mais de là à totalement se détacher de lui : non, ce n’est pas ce qu’elle veut. Pourtant, la jeune femme ne répond rien à cela puisqu’Erio se rapproche soudainement d’elle, mettant le sujet qui fâche sur la table. Si Lana s’apprêtait à lui dire que toute cette histoire de baiser n’était qu’une pure bêtise, la proposition de son colocataire la surprend tout d’un coup… et l’agace, à son tour. « T’as rien compris. » Lâche-t-elle, alors qu’elle prend de nouveau ses distances avec Erio, bien trop perturbée par ce qu’il vient de lui dire. « Ce n’est pas par rapport au baiser, on s’en fout complètement de ce baiser, c’était stupide et je m’en veux d’avoir mis ça sur la table ! C’était qu’un jeu pour moi ! » Vraiment ? En tout cas, bien sûr que Lana s’en veut. Si elle avait su qu’Erio réagirait de la sorte, jamais elle n’aurait mis ce défi sur la table. Mais, malgré tout, ce n’est pas la seule à qui elle en veut. « C’est quoi cette manière que t’as de me voir franchement ? Une fille dépendante et j’en passe. Tu sais très bien que c’est pour ne plus être cette fille là que j’ai commencé… ça. » Dit-elle, montrant énergiquement leur deux corps avec ces mains avant de se mettre à faire les cents pas, perturbée par toutes les pensées qui lui passe par la tête. Avec Erio, depuis quelques jours, elle avait l’impression de pouvoir être une autre Lana, bien différente de celle qui avait tellement essuyé de revers en amour. Elle pouvait être forte, indépendante, audacieuse… Mais finalement, elle avait réalisé à cette soirée que son colocataire continuait à la voir comme cette fille un peu fleur bleue et totalement naïve. Une fille qu’elle rejette complètement. Elle ne veut plus être comme ça. Etre comme ça, ça finit toujours par faire mal.


Erio & Lana


Je ne squatterais plus les rues de ma peine. Quand je suis perdue, j'veux que tu me ramènes. Je veux qu'on fasse bien, je veux qu'on aille loin et qu'on traîne.
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Erio MazzeiToujours frais après un litre de café
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Sujet: Re: [Terminé] Lana | Besoin de toi ( le Dim 5 Nov 2017 - 20:55 )
Qu’est-ce qui lui prend ? Ca fait trois mecs, trois jours de suite et ça en plus de son travail, Erio n’en peut plus. Extérioriser semble être le seul moyen qu’il ait trouvé pour se défouler. Il explose, mais ça ne le calme pour autant pas. Cette promesse de le contacter crier dans le vent lui déplaît en plus de tout le reste. Comme cette légèreté, cette façon qu’elle a de se ficher de ses fréquentations. C’est pourtant ce qu’il souhaitait, qu’elle se laisse aller dans les bras d’hommes qui ne représentent rien pour elle et dans lesquels elle pourrait se sentir bien malgré tout, mais il ne souhaite pas que ça se passe de cette manière, n’aime pas avoir un simple « bonjour » dans la journée. C’est encore plus froid que la relation qu’ils entretenaient autrefois, ou alors c’est la sensation dû au manque de sa chaleur, mais pas seulement corporelle. Ses sourires, sa spontanéité… Il en est privé depuis qu’elle l’évite et il ignore comment l’exprimer sans que ça l’atteigne, sans se perdre lui-même dans ses propos. « Je sais. J’sais que c’était qu’un jeu et t’as essayé, mais j’pouvais pas. C’est le seul truc que j’pense pas pouvoir faire sans sentiment. » dit-il, en la suivant des yeux dans la pièce. Il n’en sait rien, il n’a jamais essayé et c’est dur de l’expliquer, mais il a comme l’impression que ça pourrait déclencher quelque chose de fort, d’intense. En lui, en elle. Avant qu’elle s’éloigne, il n’avait pas pris conscience à quel point son désir pour elle le consumait et se prend une grosse claque à la figure. Il le regrette, évidemment. Lui qui ne souhaitait aucune complication doit pourtant faire face à ce qui se bouscule dans sa tête et qu’il n’assume pas. « J’te vois exactement comme tu es. Tu es tout ce que j’ai dit putain. Tout. » Et il ne l’en blâme pas. Contrairement à elle, Erio n’a pas l’intention d’oublier la personnalité de sa colocataire, ce qu’elle est au fond d’elle. Il ne veut pas se contenter de l’apparence qu’elle s’efforce de donner aux gens, ne souhaite pas tirer un trait sur cette Lana qu’elle espère enterrer au fond d’un trou. De sa main, il attrape son bras afin qu’elle s’arrête de marcher dans tous les sens. « Quand je t’ai proposé ça, c’était pour que tu t’laisses un peu aller, que t’apprennes à profiter, à te détendre, à oublier tous tes échecs, à apprendre à te connaître aussi… » Lui aussi, il en a appris sur elle. L’image de la demoiselle un peu coincée, qui ne sait pas s’amuser et qui se complaît dans cette situation, préférant se focaliser sur sa vie professionnelle et ses nombreux rendez-vous avec l’espoir unique de rencontrer son Prince Charmant n’était pas réelle. « Mais j’t’ai pas demandé de te perdre toi-même. Je l’aime bien cette Lana. Cette fille un peu dingue, maladroite, qui serait capable de tomber du haut d’un trottoir… Cette nana qui pleure à chaudes larmes devant un film à l’eau de rose, bien loin de tout c’qui est réel, ou qui descend toutes nos glaces à cause d’un coup de blues, même en hiver. » Celle qui vient se blottir dans ses bras une vingtaine de minutes par soir, ou qui prend des plombs dans une salle de bain, quitte à le mettre en rogne. Celle qu’il peut taquiner pour n’importe quoi, récupérant toutes les perches qu’elle lui tend sans même s’en rendre compte sur le moment. « Ca fait partie de toi. Comme ce pan de ta personnalité que tu découvres. » Ce côté-là, il adore le provoquer, la pousser à aller toujours plus loin et il la sent capable de tellement quand ils sont tous les deux, comme si rien ne les atteignait. « T’as toujours été comme ça, à aimer l’adrénaline, à vouloir t’essayer à plein de choses. C’est juste que t’as encore jamais rencontré personne qui puisse t’aider à repousser tes limites. » C’est ce qu’elle recherchait à la base ; quelqu’un qui la pousse vers le haut, pas vers le bas. « Et c’est bien que tu prennes autant de plaisir, que tu te sentes libre, mais tout ce que tu souhaites dénigrer à côté, tu pourras jamais l’effacer. T’as beau me dire que c’est plus ce que t’es, je suis sûr que tu fondrais littéralement devant un bouquet de roses rouges, ou devant des attentions trop gentilles. Tu veux parier ? » C’est comme ça qu’il la voie et Erio ne se sent pas désolé de la voir réellement, de ne pas se mettre des œillères ou de lui dire ce qu’elle ne souhaite pas entendre. Il est même fier de ne pas être aveugle. « Quand tu t’attaches, Lana, t’es… Tu vois plus rien d’autre que les points positifs. Je t’ai vu à l’œuvre. Je t’ai vue sortir avec ce sourire idiot et je t’ai vue revenir avec le regard éteint. J’ai pas envie de le voir, ce regard, pas avec moi. J’me connais, j’sais que j’suis doué pour mettre un frein à ce qui se passe ici. » Pour appuyer ses dires, il fait glisser sa main sur le cœur de sa colocataire, bien qu’intérieurement, il est peu sûr de ce qu’il avance. « Mais j’suis pas sûr que ce soit ton cas et j’veux pas que tu me tournes le dos. » Surtout pas maintenant, pas ce soir. Il a besoin d’elle et ça se sent à sa façon de lui parler, à ses yeux qui n'ont plus aucune lueur à l'intérieur. Il n’a jamais fait ça avec personne auparavant, parce qu’il n’en voyait pas l’intérêt et qu’il ne trouvait pas ça nécessaire.
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Lana Giaccomo10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: [Terminé] Lana | Besoin de toi ( le Dim 5 Nov 2017 - 22:59 )
Comment en sont-ils arrivés là ? Il y a encore quelques jours, ils passaient de formidables moments tous les deux et voilà que maintenant ils étaient là à se disputer… Est-ce que c’est vraiment ce qu’ils étaient en train de faire : se disputer ? Avec Erio, la frontière avait toujours été mince entre la chamaillerie et la dispute mais là, avec cette relation étrange qui s’est installée entre eux, Lana a perdu tous ses repères. Elle ne sait plus comment agir avec lui de peur que ses gestes ou ses paroles soient mal interprétée et ça, elle sait qu’elle ne le doit qu’à elle-même et sa proposition stupide de baiser. Elle a déconné. « Oui, j’l’ai compris, j’ai pas été intelligente sur ce coup là. » Elle ne l’ait jamais, du moins, c’est ce que Lana ne cesse de se répéter à cet instant. Elle a tout gâché pour une sombre histoire de pari et, clairement, elle s’en mord les doigts. Maintenant, Erio semble se poser plein de questions à son sujet, des questions dont elle voudrait bien se passer. « Non, je ne suis pas du tout ça, putain ! » Il n’imagine même pas à quel point il est en train de toucher un sujet sensible, là. Elle ne l’aurait pas cru il y a seulement quelques semaines, mais Lana n’a plus du tout envie d’être cette fille bourrée de conviction sur l’amour mais qui finit toujours par s’en prendre plein la figure. Elle n’a plus aucune envie de souffrir et, en observant d’un peu plus près le mode de vie d’Erio, elle a fini par se rendre à l’évidence que ce n’était pas si mal. Mais son colocataire semble coincé dans cette vision d’elle du passé et tout ce qui lui dit, les yeux dans les yeux, lui déclenche des sentiments totalement contradictoires. D’un côté, son cœur marque un arrêt en l’entendant lui dire qu’il accepte tout ce qu’elle peut bien être mais, d’un autre, son agacement monte encore d’un cran. Décidément, il ne l’entend pas. Et, pas de chance pour Erio, Lana est du genre têtue.

« Cette Lana là s’est fait tromper pendant deux ans et a volontairement fermé les yeux en pensant que ça allait finir par se tasser ! Cette Lana a fini par se faire larguer pour une nana de dix ans de moins qu’elle ! » Elle n’en revient même pas de balancer ça, tout d’un coup, mais la colère qui monte en elle détruit toutes ses barrières. « Et oui, flash info : cette Lana là n’est qu’une merde. » C’est violent, c’est cru, mais c’est vrai. Tout du moins c’est ce qu’elle pense. « Alors non, devenir complètement gaga pour un bouquet, c’est complètement fini ça ! » Du moins, pour le moment. Elle ne souhaite pas baisser sa garde et prendre le risque de souffrir de nouveau : Erio n’a rien à craindre de ce côté-là. Lana saisit donc le poignet d’Erio avec sa main, l’enlève du haut de sa poitrine avant de se rapprocher encore un peu plus de lui. Là, Lana plonge son regard dans le sien et prend une grande inspiration avant de lâcher d’une voix très calme : « Arrêtes de croire en permanence que tu vas décevoir les gens, Erio… J’sais qui tu es, avec tes qualités, tes défauts… » Comme le fait qu’il soit terriblement grognon, en particulier le matin avant sa tasse de café ou encore qu’il est rarement fichu d’arriver à l’heure à un rendez-vous… Elle sait aussi que c’est un phobique de l’engagement qui met des barrières tout autour de lui pour s’attacher à un minimum de personnes… Elle le sait, tout ça. « Et j’sais pas ce qui t’as mis ça dans la tête mais j’attends rien de toi… Si ce n’est du fun, de l’adrénaline. » Elle en a besoin. Elle n’a pas envie que ça s’arrête et elle sait bien rendu compte comment ses moments avec son colocataire ont pris beaucoup de place ces derniers jours. Il lui a manqué, pendant toute cette période où ils ne s’adressaient pas la parole. « Maintenant si tu veux qu’on arrête tout… » Lana lâche la main d’Erio pour les désigner à nouveau tous le deux. « …Ca et ben okay, je partirais pas pour autant. Et j’ferais attention à pas amener tout le temps des hommes ici, après tout c’est ton appartement avant tout. » Lana prend un air détaché mais espère au fond d’elle qu’il veuille lui aussi continuer. Peut-être que ce n’est pas l’option la plus raisonnable, c’est vrai, mais être raisonnable n’a jamais été le fort du policier avec qui elle co-habite. « Et maintenant, tu peux me dire ce qu’il ne va pas ? Au-delà de tout ça, y’a quelque chose qui cloche ? » Elle sent bien à son regard, à son intonation qu’il est loin d’être comme d’habitude. Un instant, Lana pose sa main sur la sienne, comme pour l’inciter à se confier, mais elle finit finalement par la retirer très vite, feignant d’avoir besoin de se gratter la nuque. Elle a peur qu’Erio prenne ça comme une marque de tendresse, d’attachement… Et c’est sans doute ce que c’est au fond, même si la jeune Italienne sait que ce n’est qu’un attachement amical. Encore une fois, elle se dit qu’il vaut mieux faire attention à ses gestes et à ses paroles. Elle pourrait de nouveau tout gâcher.


Erio & Lana


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Sujet: Re: [Terminé] Lana | Besoin de toi ( le Lun 6 Nov 2017 - 0:53 )
« Ca n’a rien à voir avec de l’intelligence. » Parfois, Erio a l’impression qu’elle n’a aucune estime d’elle-même. Il sait d’avance qu’elle ne se fait pas confiance, pourtant, elle devrait. C’est une très belle personne qui agit et parle comme ça lui vient, parfois sans même réfléchir à ce qui pourrait se passer, ou comment les autres pourraient le prendre. C’est un échec pour cette fois : Erio n’est pas rentré dans son jeu, mais il ne l’a pas mal pris. Ce soir-là, si cette dernière n’avait pas ressenti le besoin de s’en aller, il aurait pu prolonger la soirée sans problème, serait bien resté dans cette piscine avec Lana à ses côtés. « J’comprends que t’en aies eu envie. » Lui à une façon de voir les choses. Il peut s’envoyer en l’air avec plusieurs nanas différentes dans la même journée sans se souvenir des prénoms, ça n’a aucune importance. C’est que physique, corporel. C’est une attraction sexuelle, un besoin. Un baiser, c’est différent. On n’en a pas besoin lorsqu’il ne s’agit que d’une aventure, lorsque ça ne compte pas. C’est peut-être pour ça qu’il a ressenti cet extrême malaise lorsqu’il l’a vue embrasser Monsieur Infidèle à la fête, puis les trois autres mecs de ces derniers jours. Il ne peut lui en vouloir pour ça, devrait même être indifférent, mais ça le dérange.

La vérité éclate si brusquement qu’il n’a pas le temps de s’y préparer. Erio entrouvre les lèvres sans un mot et se remémore leur toute première rencontre, lorsqu’elle avait affirmé être l’initiatrice de sa rupture avec son ex. Et il l’avait cru. Elle a tellement de caractère qu’elle en aurait pu être tout à fait capable. C’est bien le genre à prendre la fuite quand elle ne va pas bien, à lui hurler dessus parfois, alors il n’a jamais remis sa parole en doute et ça ne lui avait d’ailleurs jamais effleuré l’esprit. « Tu vas arrêter ? Mais tu t’entends parler de toi ? C’est comme ça que tu t’vois ? Alors, tu le laisses gagner, te prendre tout. Ta dignité, ton estime de toi. » Ce n’est pas elle le problème, c’est lui. Lui qui devrait se morfondre, se mordre les doigts, bien qu’il doute qu’il le fasse un jour. Ces bonhommes-là, ils se fichent bien de tout, sont bien contents d’avoir une petite femme qui accepte tout et en trouver d’autres à côté. « J’vais pas te dire que je comprends. » Ce n’est pas le cas. Il n’arrive pas à saisir pourquoi elle est restée autant de temps avec quelqu’un qui lui manquait de respect, alors qu’elle rêvait d’autre chose, de bien plus grand, de plus beau. Et ce mensonge qu’elle a entretenu lui échappe totalement aussi. Pour ne pas perdre la face, sans doute. « J’te trouve juste très dure avec toi, trop intransigeante. T’as trop peu d’estime de toi, alors que t’es une sacrée petite bonne femme. Crois-moi, si t’avais vraiment aucune personnalité, si t’étais si niaise que ça, ça fait bien longtemps que je t’aurais foutue dehors. » C’est une très belle personne qui en a bavé, qui n’a malheureusement pas rencontré les bons individus, mais il n’a pas une mauvaise image d’elle. « Bordel, ouvre les yeux. Ce mec est une ordure et toi, t’es amusante, spontanée, t’es pas bête et t’es franchement bien gaulée. Les mecs se retournent sur toi et les nanas peuvent jalouser ta taille de guêpe, tes formes. » Elle gagne à être connue. « Au-delà de c’que j’pense de toi, va falloir m’expliquer des choses. Pourquoi ? » Pourquoi elle ne s’en est pas allée plus tôt, pourquoi elle lui a fait croire que c’était elle qui l’avait mise à la porte. Et il aurait aimé. C’est humiliant pour elle de se faire jeter pour une autre. « Rien que pour lui donner une bonne leçon, tu devrais apprendre à lever la tête haute. » Lui faire comprendre qu’elle vit très bien sans lui, qu’elle ne regrette absolument pas leur rupture.

Un instant, lorsqu’elle repousse sa main, il craint qu’elle prenne encore ses distances, mais au contraire, Lana fait un pas vers lui et touche une corde sensible. La première personne qu’il déçoit, ce n’est pas les autres, pas son entourage. C’est lui. « J’ai rien à prouver aux autres. Je me fous de ce qu’ils peuvent penser de moi. » Ce qu’ils pensent de son père, c’est autre chose, mais de lui… Ca lui est bien égal. Qu’on le pense comme étant le fils d’un meurtrier, ou comme un petit flic de seconde zone, ou encore comme un mec qui n’en vaut pas la peine, ça lui passe au-dessus de la tête. Tant que les gens qui l’apprécient arrivent à voir en lui quelque chose de bon. « Mais j’sais que je peux te faire du mal. » Ce ne sera jamais volontairement, parce qu’il n’a pas envie de la voir souffrir à cause de lui. « J’dis pas que tu attends quelque chose de moi. J’dis que ça pourrait changer. » S’il était assez raisonnable, il mettrait fin à cette relation bizarre pour ne pas aller plus loin, pour ne pas que ça dérape et prendre le risque qu’entre eux, tout devienne encore plus compliqué, mais il n’en a pas envie. Erio, on ne le connait pas pour avoir des limites. « C’est pas à moi qu'il faut poser la question Lana. J’sais déjà ce que je veux et j’ai pas du tout envie d’arrêter, mais j’ai pas non plus envie d’avoir des surprises comme ces derniers jours. » Elle a raison de fréquenter d’autres bonhommes et c’est ce qui lui permet de garder la tête froide, mais il n’aime pas ça, ne pas savoir. « Enfin tiens-moi juste au courant, que je sache… Je ferai autre chose en attendant. » Il ira se boire une bière avec quelques potes, ou trouvera une autre occupation, bien qu’il ne soit pas totalement rassuré. Erio aurait aimé rester sur ce sujet, ou reprendre sur autre chose, terminer cette conversation par ce qu’ils savent faire de mieux en ce moment : jouer l’un avec l’autre. Et, silencieux, c’est ce qu’il commence à faire en posant sa main gauche sur sa taille et en la reculant vers le mur. Puisqu'elle ne semble pas décidée à lui donner de la tendresse, alors il vient en chercher. « T’es sûre de vouloir parler de ça ? » Lui, pas vraiment. Erio appuie son autre main sur le mur derrière elle et effleure sa joue avec le bout de son nez. Ses lèvres rencontrent son cou, tandis que ses yeux s’humidifient en repensant aux derniers événements. Il n’a pas envie qu’elle le voie dans cet état, qu’elle constate que lui aussi peut avoir des moments d’égarement, où il n’est pas bien, alors il ne cesse d’embrasser sa peau, jusqu’à ses épaules. Elle lui a manqué, toute entière.
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Sujet: Re: [Terminé] Lana | Besoin de toi ( le Lun 6 Nov 2017 - 14:38 )
Comment a-t-elle pu lâcher un truc pareil ? Lana se met à regretter toutes les vérités qu’elle a pu dire au sujet de son ex, à l’instant même où ces dernières sont sorties de sa bouche. Jusqu’ici, Lana appréciait le fait qu’avec Erio, elle pouvait changer le cours de son histoire et devenir cette femme forte qu’elle n’a pas été par le passé. Mais maintenant que la réalité est sur la table, la jeune italienne appréhende beaucoup ce que va bien pouvoir penser son colocataire. Elle n’a aucun doute sur le fait qu’il va la trouver minable parce que c’est ce qu’elle pense d’elle. Elle est minable. « Tu crois pas que je le sais, ça ? » Bien sûr qu’elle le sait, qu’elle le laisse gagner. Fabio a toujours eu cette drôle d’emprise sur elle et encore après ces deux ans de séparation, c’est toujours le cas. Il l’a détruite, petit morceau par petit morceau pendant plus de deux ans et elle en garde encore des séquelles indéniables comme cette tendance à la boulimie qu’elle cache sous l’apparence d’un appétit d’ogre alors qu’en vérité, Lana ne prend aucun plaisir à manger. C’est un besoin purement mécanique de se remplir jusqu’à ne plus en pouvoir et ça l’aide à se concentrer sur autre chose pendant ce court laps de temps. « Arrêtes, te sens pas obliger de faire ça… » Tous ses compliments qu’il lui fait, sur sa personnalité, sa soit disant beauté, elle sait bien qu’il ne les lui dit que pour lui faire plaisir, parce qu’il a pitié de son histoire. Une nouvelle fois, la jeune femme s’en veut terriblement de retourner à ce statut de femme fragile. Mais Erio a raison : cela fait sans doute partie de ce qu’elle est, au fond. Et il va falloir qu’elle apprenne à le prendre en compte pour mûrir et passer un cap dans sa manière de gérer les problèmes qui s’accumulent dans sa vie. Arrêter de fermer les yeux, de faire comme s’il n’y avait rien comme elle a pu le faire pendant près de trois ans. « Ne cherche pas à comprendre, je n’me comprends pas moi-même sur ce coup-là. » Si une telle chose était arrivée à une de ses copines, Lana aurait été la première à lui dire de larguer cet homme-là au plus vite. En vérité, Fabio l’avait tellement rabaissé de manière subtile sur son poids, son caractère, sa manière de s’habiller que, quand elle avait appris la première infidélité, elle s’était convaincue qu’elle ne trouverait certainement pas mieux. Mais elle n’a pas envie de confier ça à voix haute à Erio car cela amènerait d’autres questions sur la table qui sont bien trop douloureuses. « Mais oui, tu as raison, je devrais faire ça. Je vais apprendre à faire ça. » La jeune femme est sincère. Quelque part, si Lana s’est accrochée avec ferveur à cette idée de prince charmant, c’était dans le secret espoir de voir tout ce mal-être s’améliorer comme par magie grâce à la présence d’un homme. Mais, à présent, elle réalise qu’elle ne peut pas attendre ça de quelqu’un :c’est un chemin qu’elle doit mener elle-même.

Alors que le sujet bascule sur Erio, Lana fait une moue dubitative à ses paroles, mais ne réponds rien. Se fout-il vraiment de ce qu’on peut penser de lui ? Elle n’en est pas si sûr. Quelque part, le regard des autres a toujours une forme d’importance, qu’on le veuille ou non. Il n’y a qu’à voir à quel point son colocataire insiste sur la manière dont elle peut bien le voir, et sur ce qu’elle peut bien attendre de lui. Lana sait que ça part d’un bon sentiment, qu’il n’a pas envie de lui faire miroiter quoi que ce soit mais elle en a conscience : ils ne se sont strictement rien promis à la base. Et, encore une fois, c’est tout ce qu’elle recherche pour le moment. « Je peux gérer, arrête de t’inquiéter un peu pour moi. Fais-moi confiance. » Qu’il ne compte pas sur elle pour faire le sale boulot et mettre un terme à tout ça, parce qu’elle ne le fera pas. Elle non plus n’a pas envie que ça s’arrête. « Ca marche, je te tiendrais au courant pour ce genre de chose. » Elle n’a pas envie de lui imposer la présence d’autres hommes, maintenant que les choses sont réglées entre eux. Ce qui n’empêchera pas Lana de fréquenter d’autres personnes, parce que c’est ce qu’ils se sont dits, mais après ces deux nuits passionnées, Lana a bien besoin de faire une pause : elle est éreintée. Entre ses folles journées de travail et ça, elle n’a pas trouvé le temps de se reposer un peu. Elle ne compte pas pour autant s’arrêter simplement là et s’éclipser dans sa chambre. Concernée par l’état vacillant de son colocataire, la jeune femme l’interroge mais est très surprise de le voir rompre la distance entre eux, sentant sa bouche à l’assaut de sa peau. Elle en oublierait presque sa question quelques instants plus tôt. « Erio… » Murmure-t-elle, alors qu’elle passe les mains dans les cheveux de son colocataire. Elle ne peut pas dire que la sensation n’est pas agréable et que ça ne lui a pas manqué. Chacun de ses baisers, de ses gestes tendres ont le don de la faire frissonner. Seulement voilà, il y a ce dont elle a envie, ce dont Erio a envie et qui se rapproche de la première proposition, et ce dont son colocataire a vraiment besoin… « Dis-moi ce qui se passe. » Sa main glisse de ses cheveux à son menton et le relève pour le forcer à la regarder. Elle voit automatiquement dans ses yeux qu’il n’est pas bien et même si ça lui coûte de couper ce moment de tendresse, Lana sait qu’il s’agit surtout là d’un mécanisme de défense d’Erio, afin de ne pas parler de ses problèmes. « Tu sais, au-delà de ça, je suis là pour t’écouter moi aussi. » Elle s’est beaucoup confié ces derniers jours mais Erio, lui, est resté très mystérieux. Peut-être n’est-ce pas ce qu’il cherche, peut-être va-t-il repousser cette conversation d’un revers de la main avant de repartir à l’assaut mais Lana aura au moins essayé. Elle veut être là pour lui.


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Sujet: Re: [Terminé] Lana | Besoin de toi ( le Mar 7 Nov 2017 - 1:27 )
Ca l’énerve, parce qu’elle vaut mieux que tout ça, que ce qu’elle se réserve. Son ex-petit ami ne mérite pas ce qu’elle s’inflige seule. C’est lui donner raison, admettre qu’il n’avait pas tort d’agir de la sorte, alors qu’il s’est mal comporté, qu’il n’avait pas à lui faire aussi mal. Sa colocataire est quelqu’un de bien qui a malheureusement rencontré un profiteur de première qui l’a un peu trop bouffé à son goût. Ce mec n’a pas fait le bon choix. Il aurait pu la tirer vers le haut, voir que sous ce brin de femme, se cache une magnifique fleur qui ne demande qu’à s’épanouir. Erio l’a bien vu lors de ces derniers moments passés ensemble. Il suffit qu’on la guide, qu’on la pousse un peu comme il l’a fait, qu’on lui prouve qu’elle peut mener la vie qu’elle souhaite, de la manière qu’elle le désire, sans se laisser piétiner par ceux qui se jouent d’elle. Plus question d’être la marionnette. Lana peut être celle qui tient les cartes si elle en a envie. Erio est prêt à lui montrer le chemin, qu’elle voie prendre. Il sait qu’elle l’écoute. Les hommes d’un soir qu’elle a amené chez eux en est bien la preuve ; il a suffit d’une conversation, puis d’une démonstration pour qu’elle aille flirter sans penser à ce qu’elle éprouve, à ce que ces nouvelles rencontres pourraient devenir. Ca devrait être une bonne chose. Après tout, elle ne fait que mettre à exécution ses conseils… Mais ça l’embête. Il en est le premier surpris. Ce qui lui déplaît, ce n’est pas qu’elle se lâche, au contraire. Il la trouve magnifique lorsqu’elle baisse sa garde, qu’elle ne se bloque pas avec des barrières inutiles. Ce qu’il trouve désagréable, c’est que ce soit fait avec d’autres types que lui. Ils viennent juste d’entrer dans cette relation extrêmement étrange et il aimerait encore en profiter, voir jusqu’où il peut l’amener, jusqu’où ils sont capables d’aller eux aussi. Maintenant qu’elle a affirmé qu’elle pouvait gérer, pourquoi s’en priverait-il ? Comme cette peau qu’il goûte à l’instant, qu’il ne cesse d’embrasser. Il n’arrive pas à l’admettre, mais ça lui a manqué. Il ne se posait pas la question auparavant, puisqu’elle venait d’elle-même, ne serait-ce que pour se détendre dans ses bras après une dure journée, avant de repartir dans sa chambre pour ne pas s’endormir dans le même lit. Mais à présent qu’il a vu ce que ça fait de ne pas lui adresser autre chose qu’un bonjour, il sait. En deux ans, il y a forcément de l’affection qui s’est installée entre eux et peut-être même de la dépendance. Ses gestes tendres ne sont pas là pour l’aider. Elle l’apaise, lui fait du bien et il aimerait qu'elle continue de lui offrir des gestes de tendresse, même s’il déteste qu’elle se préoccupe de son état. Erio se sent tellement faible à l’instant, le regrette, culpabilise de ne pas contrôler ses émotions. Confronté à ses yeux, il détourne les siens, les lèvres entrouvertes, alors que ses pensées se bousculent. « Elle est morte. Le mec qui lui a fait ça, j’suis sûr que c’était mon type. J’avais réussi à la mettre en confiance, à lui parler, ça semblait le faire… J’étais à deux doigts de réussir, à deux doigts de tout comprendre. » dit-il, en relâchant son emprise sur elle. Il fait quelques pas dans la pièce, place ses mains sur sa nuque qu’il frotte avec rage. « J’étais proche du but putain. » lâche-t-il, entre les dents, en envoyant valser la chaise qui tombe dans un bruit sourd sur le parquet. Il s’en veut. Aussi parce qu’il sent que quelque chose lui a échappé, mais il ne sait pas quoi. Il se sent trop concerné, a tellement vu et revu les photos, les rapports, qu’il est convaincu qu’il a très bien pu mal faire son job. « Tu sais, je me suis longtemps dit que j’étais fait pour ça. J’me suis orienté vers la crim pour empêcher ce genre de choses d'arriver et regarde... J’me retrouve au point mort. » Erio appuie sa main contre la fenêtre, observe la rue plongée dans le noir, dans laquelle il aperçoit une ombre passer. C’est ce qu’est sa vie : une ombre au tableau et il n’aime pas la sensation d’emporter sa colocataire dans ce gouffre. « J'me sens tellement pas à la hauteur. T'as déjà eu cette impression minable ? » Lui, constamment, pour tellement de choses. « J’déteste parler de ça avec toi. » soupire-t-il. La préserver lui est important. Erio est là pour lui montrer les aspects positifs de sa vie, la guider vers la lumière, et là, il fait tout le contraire, lui ouvre la porte vers l’obscurité dans laquelle il est constamment plongé. « J’déteste te dire tout ça. J’déteste te voir te sous-estimer, alors que t’es une chouette fille. J’déteste quand tu crois que j’ai pitié de toi, alors que j’suis le premier à te dire tes quatre vérités. » Tout ce qu’il a dit précédemment, tous les compliments sortis de sa bouche, il les pense sincèrement. C’est tellement plus facile de lui dire ces choses-là de dos, même s’il n’aime pas se dévoiler. « J’vais devoir t’apprendre à prendre confiance en toi. Tu me donnes vraiment beaucoup de boulot, hein… » souffle-t-il, dans le seul but de changer de sujet, ne pas s’attarder sur tout ce qui ne va pas, sur ces événements douloureux. Erio essaie de revenir sur le principal : elle, parce qu'elle est plus importante que tout le reste. « Tu m'vois comme quelqu'un de faible ? » Et ce qu'elle pense de lui tout autant.
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Sujet: Re: [Terminé] Lana | Besoin de toi ( le Mar 7 Nov 2017 - 20:01 )
Elle n’a jamais vu Erio comme ça, pas une seule fois en deux ans. Sans doute parce qu’il se contentait souvent de la renvoyer bouler quand il était dans cet état avant de s’éclipser dans sa chambre, ou peut-être parce qu’il passait son chagrin dans les bras d’une jolie femme. D’un côté, Lana est contente de le voir se confier enfin, qu’il baisse un peu son armure mais son cœur se resserre au fur et à mesure qu’Erio lui raconte son histoire. Alors c’est ça : il vient de perdre une victime d’un type qu’il recherche. Une des chaises de l’appartement vacille mais Lana ne bronche pas et continue d’écouter en silence ce que lui confie Erio. Lui, pas fait pour être flic ? C’est un discours qu’elle n’est pas prête à entendre. Alors elle se décolle enfin du mur contre lequel elle était accoudée, relève la chaise au passage et se place derrière son colocataire qui fixe la fenêtre. Là, elle entoure son torse de ses bras et se hisse sur la pointe des pieds afin de déposer un baiser sur l’arrière de sa nuque. Après quoi, elle reste blottie contre lui. « Bien sûr que t’es fait pour ça. Tu n’es juste pas un surhomme, c’est impossible d’empêcher tout ce genre de choses horribles. Tu l’attraperas, ce type. Je n’ai jamais vu quelqu’un d’aussi dévoué à son boulot que toi, tu bosses comme un dingue, tu ne comptes pas tes heures. T’y arriveras. » Elle n’en doute pas une seule seconde : tout comme Lana, Erio est un véritable acharné du travail. Si le travail de Lana est quand même quelque chose de beaucoup plus joyeux, elle sait très bien dans quel état de stress elle peut se mettre parfois. Après tout, des personnes lui confient un des plus beaux jours de leurs vies et le mariage, ce n’est pas rien pour elle. Alors quand elle transfère sa situation à celle d’Erio et qu’elle imagine tout ce qu’il peut endurer au travail, elle se demande bien comment il peut tenir le coup. Et la preuve est là : il ne tient pas toujours. « Faut que tu arrêtes de vouloir tout porter sur tes épaules, c’est juste impossible. » Logique et facile à dire. Plus dur à appliquer, cependant.

« Moi ? J’ai arrêté de compter. » C’est bien simple, Lana a l’impression d’être minable à peu près les trois-quarts du temps. Elle sait par exemple que sa mère aurait rêvé qu’elle devienne médecin, ou encore son père qui l’aurait plutôt vu en brillante avocate. Alors certes, elle réussit dans son business mais on a fait plus glorieux. Et quand on regarde sa vie privée, c’est juste un vaste champ de ruines. « Je sais. » Murmure-t-elle quand il lui avoue détester lui parler de ce genre de chose. Mais, contrairement à lui, la jeune femme apprécie ce nouveau pan de leur relation. « Mais tu devrais pas, ça fait partie de ta vie et ça m’intéresse. Après tout, t’entends bien mes histoires de robes et de fleurs à longueur de soirée. » Bon, peut-être pas, puisque lorsqu’elle se lançait dans ses longs monologues, Erio avait tendance à simplement monter le son de la télé. Tout ça pour dire simplement qu’elle aimerait plus qu’il se confie mais, comme à son habitude, Erio trouve le moyen de changer le sujet quelques secondes. Elle le comprend, l’accepte, mais est véritablement étonnée par sa phrase suivante. Il est vraiment sérieux, là ? Lana saisit alors son bras et l’oblige à lui faire face à nouveau. « Tu plaisantes ou quoi ? T’es l’homme le plus fort que je connaisse… après la Bête quoi. » La jeune Italienne lui lance un sourire, pour détendre l’atmosphère. La Belle et la Bête c’est son Disney préféré et Erio est bien placé pour le savoir à force de l’entendre chanter Histoire éternelle à travers le mur de la salle de bain ou encore pour les multiples fois où elle l’a mis à la télévision. Mais son trait d’humour ne l’empêche pas de penser vraiment ce qu’elle lui dit. Pour Lana, c’est un peu un modèle. « Sans rire, t’es un vrai roc en permanence, je ne sais même pas comment tu gères toutes les situations auxquelles tu es confronté. » Et dans les situations, elle évoque aussi son père, à demi-mot. Parfois, ils leur arrivent de recevoir des lettres à l’appartement au nom d’Erio, lettres qui finissent à la poubelle et dont elle connaît à peu près le contenu : des lettres de menaces. A sa place, Lana serait effondrée en permanence de vivre un truc pareil. Ils n’en n’ont jamais parlé mais elle ne sait pas très bien comment elle réagirait avec un père avec un passé comme le sien. Ca doit être l’enfer dans sa tête. « Et si parfois, tu trouves ça dur, que ça va pas, ben ça fait pas de toi un faible. Ca fait de toi un homme, c’est tout. » Et tant mieux car, dans le cas inverse, ça voudrait simplement dire qu’il n’a pas de cœur. Et même s’il s’en cache, Lana sait qu’il en a un gros. « Et puis tu sais, ton air renfrogné quand ça va pas ben… » Elle se hisse de nouveau sur la pointe des pieds pour murmurer à son oreille d’une voix suave : « … Ca te donne un air vachement sexy. »  Ses dents partent à l’assaut de son oreille qu’elle tire légèrement vers elle. Ils ont parlés, il s’est confié et elle en est ravie et, à présent, Lana décide de faire de son mieux pour le distraire. « Bon, on se commande une pizza ? » Lâche-t-elle tout d’un coup d’une voix enjouée, en se dirigeant vers le canapé. Et oui, pour le distraire, Lana n’a rien trouvé de mieux que de le narguer gentiment. Retour aux bonnes vieilles habitudes.


Erio & Lana


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Sujet: Re: [Terminé] Lana | Besoin de toi ( le Mer 8 Nov 2017 - 20:27 )
Au contact de ses bras autour de lui, le corps d’Erio se tend. Il est surpris, ne s’attendait pas à recevoir autant de tendresse de la part de sa colocataire, ni de compréhension. Lui ne s’en accorde pas, a trop peu de recul pour accepter qu’il n’est pas surhumain et pas forcément responsable des scènes morbides auxquelles il a droit chaque jour. Il prend tout à cœur et son histoire avec son père y est aussi pour quelque chose. Erio sait qu’avec son nom de famille, on l’attend au tournant. Que ce soit ses supérieurs, ses collègues, mais aussi tous ces gens qu’il ne connait pas et qui ne lui font pas tous confiance. Ces gens pour qui il mettrait sa vie en péril. Il a besoin de faire ses preuves et ça commence par l’arrestation de ce tueur en série. Ses autres affaires résolues à côté ont de l’importance, lui donnent du baume au cœur, mais à travers cette enquête douloureuse qu’il mène depuis quelques années, il s’identifie. D’une certaine manière, lui a été une victime d’un monstre du même genre, bien qu’il reste très mitigé sur ce qu’il pense de l’homme qui l’a élevé. Le policier baisse la tête au contact de ses lèvres sur sa nuque. Ses mains chaudes viennent trouver les siennes, se resserrent, tandis que des frissons parcourent son échine. Ses paroles sont pleines d’espoir. A défaut d’en avoir à l’instant T, elle semble en avoir pour deux. « J’aime ce que je fais. Ce job, c’est ma vocation. » Il ne souhaitait pas faire autre chose. Lorsqu’il a fait ses études, qu’on lui a demandé la voie qu’il souhaitait prendre, Erio n’a pas hésité une seule seconde. Peu importe les difficultés qui se présentaient, il n’était pas question de se diriger vers un autre métier. « Il n’est pas facile… » avoue-t-il. Il fait souvent des cauchemars et pas seulement à cause de ce qu’il voie au quotidien, mais aussi et surtout par l’horreur d’un évènement dont il a été témoin lorsqu’il n’était qu’un gamin, mais ça, il s’abstient de faire un commentaire à ce sujet. « Mais je sais rien faire d’autre et ça m’rend dingue d’arriver à rien. » C’est bien la première fois qu’il parle de ce qu’il ressent au travail. Sa profession, il se la garde pour lui, ne s’attarde même pas avec ses collègues, souhaite toujours faire celui que rien n’atteint, mais ils ne sont pas dupes. Ses crises colère mettent sur la voie. « J’sais que t’as raison, mais j’arrive pas à faire autrement. » Ce n’est pas un boulot qu’il prend à la légère, ou en se disant qu’il doit se mettre des barrières pour garder la tête haute. Il y va, parce qu’il faut y aller et le fait sans se poser de questions.

« Ouais… Et je t’assure que c’est chiant. » Les robes, les mariages, la beauté du couple qui se promet une vie entière à se chérir, s’aimer, se pardonner… Erio a vécu avec des parents mariés et qui s’aiment sans doute encore, peut-être, mais il voit bien son entourage, ou des personnes qu’ils croisent parfois, qui finissent par divorcer. Ca peut être par lassitude, ou parce qu’ils n’ont plus rien à se dire, ou encore parce qu’ils ne cherchent tout simplement pas à sauver les meubles et saisissent la facilité. Le mariage, ce n’est plus ce que c’était autrefois, alors quand il entend Lana lui en parler, il se demande si ce n’est pas de la naïveté de sa part. D’un autre côté, il trouve ça mignon de la voir avec un large sourire en lui détaillant de A à Z les préparatifs, ou la décoration choisie. Erio se tourne vers elle, obligé par sa colocataire qui lui adresse des mots adorables. Et c’est là, pile à cet instant, qu’il a le déclic. Ce sentiment qui le consume de l’intérieur, qui lui resserre le cœur à la fois et qui lui murmure que c’est elle, sa personne particulière. Lana ne lui tourne pas le dos, alors qu’elle aurait pu fuir à maintes reprises et il l’aurait compris : le voisinage n’est pas adapté, les menaces ne s’arrêtent jamais. Elles vont d’une boîte aux lettres taguées, à la fenêtre de l’appartement brisée. Il y a peu, quelqu’un a essayé de forcer la porte, si bien qu’il a été obligé de mettre deux verrous. Elle aurait pu prendre la tangente, tout envoyer valser, mais elle est restée et aujourd’hui, elle le réconforte. Elle pense à lui, a une image positive de ce qu’il est, tente de le rassurer et de le faire rire aussi. Un sourire se dessine, ses sourcils se froncent. « Tu recommences à m’faire du rentre-dedans. » Cette oreille qu’elle mordille… Erio n’est pas insensible à ce qu’elle lui fait. Ca marche. L’homme s’avance, saisit son poignet et la ramène contre lui. « J’sais pas en quoi t’es pas à la hauteur, mais avec moi… T’es géniale. » Et il lui en est reconnaissant pour tout ce qu’elle a fait, a dit, pour être là tout simplement. « Prends pas trop l’habitude des compliments, j’aime pas en faire. » Il craint les moments trop fragiles, ou que ça paraisse romantique, parce qu’il ne l’est pas. Il se penche vers la table où il récupère son téléphone et compose le numéro de la pizzeria, puis colle l’appareil contre l’oreille de Lana. « Choisis. Sans anchois. » En même temps que d’enfiler son manteau, sa bouche part à l’assaut de son cou pour se venger, bien conscient qu’elle est au téléphone, qu’elle doit se concentrer sur sa commande, mais lui, il s’en fiche bien. Il la soulève par la taille et l’oblige de la sorte à mettre ses jambes autour de lui. « Parle-moi de toi. De cette histoire avec lui. » Avec son ex. De son comportement, de ce qui n’allait pas, de ce qui allait. Il récupère ses clés au passage, éteint la lumière de l’appartement avec son coude et referme la porte derrière eux, en appuyant le dos de Lana contre le mur. « Ca faisait longtemps ? Le mariage… C’était prévu ? » Il imagine que dans sa tête, c’était le cas. « Il te manque ? » Ca peut être douloureux, il en a conscience, mais il vient de lui donner une partie de lui-même et il est fort possible qu’il le refasse avec plus de facilité la prochaine fois… « Toi aussi, tu m’intéresses. » dit-il, en déposant un baiser sur son menton, alors qu’il commence à monter les marches de l’escalier, direction le toit de l’immeuble, là où il s’isole souvent. Et ce soir, c’est avec elle qu’il a envie de s’isoler.


Erio & Lana
Toi, tu es comme un aimant et moi le métal et me rapprocher de toi devient vital. Juste d'y penser je sens mon cœur qui bat. Oh, moi, je ne suis pas dans mon état normal, car ce que je ressens n'est pas très banal. Moi je veux respirer ce parfum dans ton cou, permet-moi de te dire à l'oreille des mots doux que tu y penses encore quand je suis loin de toi. Tout doucement, te prendre dans mes bras, lentement t'embrasser, m'inscrire sur le mur de ta vie, de ton passé. Je sais aujourd'hui que toi seul me guideras.
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Lana Giaccomo10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Métier : Organisatrice de mariage. Est une passionnée de la danse mais n'a jamais eu le courage d'en faire son métier
Sujet: Re: [Terminé] Lana | Besoin de toi ( le Mer 8 Nov 2017 - 22:59 )
Un instant, Lana aurait cru qu’Erio allait repousser ses bras, mais il n’en est rien. Elle apprécie de pouvoir être là pour lui, à son tour, comme lui peut être là pour elle les soirs quand elle vient se blottir contre lui. Sentant ses mains se poser sur les siennes, la jeune femme ferme les yeux à ce contact, sentant son ventre se nouer un instant… Mais elle chasse cette sensation de son esprit pour se focaliser uniquement sur ce que lui dit son colocataire, qui ne semble pas complètement convaincu par ce qu’elle vient de lui dire un peu plus tôt. « T’es terrible, tu n’arrives pas à rien. Tu n’y es pas ENCORE arrivé, c’est différent. » Ce sale type, il va le coincer elle en est sûre. Alors, peut-être que ça va prendre du temps mais elle n’a aucun doute sur le fait qu’il finira par toucher au but. Parce qu’il est volontaire, obstiné et intelligent. Toutes les qualités d’un bon flic. « Je sais. » Répète-t-elle, encore une fois. Cette manière de tout prendre sur lui ça fait partie de sa personnalité. C’est adorable, d’un certain côté, mais Lana trouve qu’il gagnerait à prendre un petit peu de recul parce qu’au final, ça doit vraiment finir par être fatiguant pour lui. « T’es pas tout seul dans cette affaire, t’as des collègues. Faut que t’acceptes de les laisser t’aider et faut que tu lâches prise un peu. Parfois, ça aide à avoir les idées plus claires. » C’est souvent en laissant un peu de côté quelque chose qui nous obsède qu’on finit finalement par voir ce qui était sous nos yeux depuis le départ… Du moins, c’est comme ça que Lana procède lorsqu’elle est bloquée sur un Sudoku. Et ça marche. « Je m’en doute, ouais. Mais tu ne devrais pas me le dire, parce que ça me donne encore plus envie de t’en parler. J’t’ai pas encore décrire la dernière robe de mariée que j’ai vu ? Ivoire, avec une jolie traîne, en soie perlée, bref un vrai chef d’œuvre. » Un sourire mauvais s’empare de ses lèvres. Leur relation a beau avoir radicalement changé ces derniers jours, ça ne l’empêche pas de continuer à apprécier l’embêter. Et puis, elle sent bien qu’Erio a besoin de se détendre, que la conversation devienne un peu plus légère alors râler au sujet de son sens de la conversation est une bonne manière pour lui de décompresser.

L’autre manière de décompresser qu’elle connaît grâce à lui, c’est de se prêter au petit jeu qui s’est installé entre eux. Alors Lana s’efforce de le tenter avant de lui retirer aussi vite sa friandise, à savoir elle. Mais Erio semble en avoir décidé autrement puisqu’il l’attire contre lui, la faisant rougir avec ce qu’il lui dit par la suite. Mais elle tente de se ressaisir très vite, en affichant un faux air prétentieux. « Ouais miss Géniale, c’est tout à fait moi. » Elle hausse les épaules à sa remarque suivante : des compliments réguliers elle n’en a pas besoin. Rien qu’un tout petit comme ça même peu souvent, ça lui suffit. Rien que ça, ça lui suffit. « Oui allô ? C’est pour commander une pizza… Non, deux… » Lana se mord la lèvre au contact des lèvres d’Erio sur son cou : ça l’électrise, littéralement et elle a bien du mal à rester concentrée sur sa mission première. Mais elle s’efforce de continuer, tant bien que mal. « Une grande peppéroni et… une moyenne royale. Supplément fromage pour les deux et sans anchois. » Lana a faim, réellement faim. Pas de cette envie de manger pour sentir cette sensation d’estomac rempli jusqu’à ne plus en pouvoir mais l’envie de prendre le temps de le déguster, de partager un moment autour de ce repas. Elle ne le réalise pas sur le moment, mais ça fait longtemps que ça ne lui était pas arrivé. D’ordinaire, ses repas hors de ses crises sont purement et simplement mécaniques. « T’exagères. On plaisante pas avec la nourriture. » Grogne-t-elle, alors qu’elle rend son téléphone – tout neuf ! – à Erio mais le policier ne semble pas vouloir l’écouter et poursuit son manège. La jeune femme se laisse faire mais son cœur se resserre lorsqu’Erio évoque Fabio, son ex petit-ami. Il n’a pas conscience d’à quel point il touche un point sensible. « Je déteste parler de ça avec toi. » Répète-t-elle, pour faire écho à ce qu’il lui a dit un peu plus tôt. Mais s’il a fait un effort de se confier puisqu’elle l’a mise en confiance, comment pourrait-elle ne pas lui rendre la pareille ? Il l’a dit : il s’intéresse aussi à elle. Alors c’est un sujet douloureux mais peut-être que lui en parler lui fera du bien. Ca vaut le coup d’essayer.

Lana cherche ses mots alors qu’il l’emmène vers les étages supérieurs. Elle ne met que quelques secondes à comprendre là où il l’emmène : le toit est un de ses endroits favoris alors qu’elle n’y a elle-même jamais mis les pieds. « Tu te souviens de moi et la hauteur ? Tu tiens à me terrifier pour me tirer les vers du nez, c’est ça ? » Lana tente de gagner du temps, évitant ainsi de répondre à ses questions. Mais alors qu’ils arrivent sur le toit, elle se rend compte que l’endroit est plutôt accueillant : la nuit lui permet de ne pas avoir à sentir cette sensation de vide mais la vue sur les multiples lumières de Naples est à couper le souffle. Dans un coin, il y a une petite partie sommairement aménagée avec deux vieux fauteuils et des petites lumières. C’est donc dans cette direction que se dirige Lana, bien incapable de venir s’accouder aux bords. Il ne faut pas trop lui en demander non plus. « C’est sympa, en fait. » Murmure-t-elle, effleurant la joue d’Erio avec son nez avant de s’écarter un peu de lui, de rapprocher les deux fauteuils au maximum puis de s’assoir. Très vite, elle prend les devants, sachant pertinemment qu’une fois qu’Erio veut savoir quelque chose, il ne lâche pas le morceau. Après tout, comme elle l’a déjà dit, c’est un très bon policier. « Si tu veux tout savoir, on est restés ensembles 3 ans. On a jamais vraiment parlé mariage, parce que Fabio y était opposé. » Et sur tout ce à quoi Fabio était opposé, Lana n’insistait pas. Qu’importe si c’était important pour elle, l’homme l’avait vraiment sous sa coupe. « Et j’sais pas s’il me manque… C’était une histoire compliquée, y’a tellement de chose qu’il a pu dire, ou faire… Mais à côté de ça, il pouvait tellement être génial parfois. Ma famille l’adorait, beaucoup de monde l’adorait… Donc oui, parfois, un peu. Ca arrive. » C’est sans doute plus l’image idéalisée de leur couple qui lui manque, que Fabio en lui-même. Lana sait très bien au fond d’elle que cet homme n’est pas quelqu’un de bien, qu’il l’a détruite petit à petit, mais la partie idéaliste de sa personnalité ne veut pas s’y résoudre. Ces 3 ans passés en sa compagnie, ce n’était pas si mal. « Tu dois trouver ça nul. » Et elle comprendrait, honnêtement. Elle est totalement nulle.


Erio & Lana


Je ne squatterais plus les rues de ma peine. Quand je suis perdue, j'veux que tu me ramènes. Je veux qu'on fasse bien, je veux qu'on aille loin et qu'on traîne.
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