Revenir en haut
Aller en bas


 

- [Terminé] Lana | Besoin de toi -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Résidences
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2
Erio MazzeiToujours frais après un litre de café
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t1361-erio-i-don-t-want-to-li http://www.ciao-vecchio.com/t1460-erio-i-m-not-a-perfect-person
ID : Ealitya, Sandrine (ou Alice)
Faceclaim : Jesse Soffer ©.sassenach
Multi-comptes : Caitlin, Dante, Demetrio, Loris & Stefan
Messages : 792 - Points : 3153

Âge : trente-deux ans.
Métier : lieutenant de police à la brigade criminelle.
Sujet: Re: [Terminé] Lana | Besoin de toi ( le Jeu 9 Nov 2017 - 0:49 )
Lana insiste, essaie de rendre la situation plus positive qu’elle ne l’est en réalité. Lui, ce qu’il constate, c’est que ça fait déjà cinq ans et que s’il y a des moments de silence, parfois des mois entiers, il est toujours à courir à l’extérieur et à faire des massacres lorsqu’il est en pleine crise. Ca n’a rien de facile à vivre. Ce n’est pas comme à la télévision où on donne l’impression que tout se résolu en une semaine à peine. Cependant, il prend tout ce que sa colocataire lui dit, l’écoute parler de ses collègues qui ne savent plus comment réagir face à lui. Et pour cause, ses réactions ne sont pas prévisibles.  Ils marchent sur des œufs avec un Erio qui peut facilement partir au quart de tour. « Mais c’est ce qu’on fait ensemble. Lâcher prise… » Faire des trucs totalement fous, qu’ils ne prévoient pas. Et ça lui fait beaucoup de bien de penser à autre chose qu’à ses meurtres. En aidant la brune à souffler, il se rend compte que ça l’a lui-même aidé. Dès qu’elle repart dans son délire de robe, Erio lâche un soupir et roule des yeux.  « Si tu continues, je vais finir par te scotcher la bouche pour avoir la paix au moins c’soir. » Les belles robes de mariée, celles qui coûtent chers, qui sont magnifiques, certes, mais qui habillent une femme un seul jour dans sa vie, avant de terminer dans un placard et ne jamais en ressortir. C’est vrai que c’est beau, que ça fait peut-être rêver… Mais ce n’est pas son truc. Ca ne retirer en rien toute l’attirance qu’il ressent pour elle, ce désir qui prend de l’ampleur au fil des jours, de leurs nombreuses conversations, celle-ci étant un peu plus particulière. « Mais c’est qu’elle prend la grosse tête la petite. » Elle finit tout de même par la passer, tout en commandant deux pizzas. C’est amusé qu’il monte dans les étages, satisfait de sentir la déconcentration dans le son de sa voix à chaque fois qu’elle prend la parole. Il désigne sa poche de manteau pour qu’elle range son téléphone dedans et pousse ensuite la porte menant au toit. « Oh ça va, t’as réussi à demander c’que tu voulais et en plus, j’suis sûr que t’as aimé. » Lui aussi, il aime ça. Le contact avec sa peau, embrasser son cou, descendre le long de ses épaules, de son ventre… Il ne le fait pas assez régulièrement à son goût. « J’sais. Mais pourquoi tu détestes parler de ça avec moi ? » Est-ce uniquement avec lui, ou est-ce avec tout le monde ? Et si c’est uniquement avec lui, pour quelle raison se bloque-t-elle ? Lana doit bien en parler avec ses amies, pester au sujet de ce type qui a été voir ailleurs, ou alors analyser ce qui a bien pu se passer dans leur couple pour que ça se termine mal. Lui ne voit que du positif. D’après ce qu’elle lui a dit, il aurait fini par la bouffer à force de rester avec elle. Jamais un type comme ça ne fait d’effort. Il séduit, observe partout et qu’importe qu’il soit seul ou non, c’est un homme qui n’hésitera sans doute pas à braver les interdits pour passer un peu de bon temps. Pour toutes ces raisons qui n’entrent pas dans le respect d’autrui, il aurait passé un très mauvais moment. « Tu devrais pas, ça fait partie de toi. » dit-il, d’un air malicieux, en la reposant par terre. « Tu sais à quel point j’adore te torturer Giaccomo. » En vérité, il lui fait partager un endroit qu’il affectionne beaucoup, l’un de ses repères. S’il le lui dit comme ça, elle pourrait croire que c’est dû à de l’attachement et c’est bien le cas. « Va falloir t’y habituer si tu veux rentrer dans mon monde. Les toits, c’est mon délire. Enfin… Ailleurs que sur un fauteuil éloigné du bord quoi. » Rares sont les fois où il profite de ces deux chaises. La plupart du temps, il s’assoit non loin du rebord et observe la vue qui s’offre à lui, avec une part de pizza ou un plat indien, ou d’une autre culture différente. Ca lui permet de souffler, de se focaliser sur les belles choses. Vu dans haut, le monde semble si… parfait. Ca n’a rien à voir avec les cris des ruelles, les prises de tête dans les bars, les bouteilles qui éclatent et tant de choses encore. Ici, c’est silencieux. « Oui c’est sympa. Et ce qu’il y a de bien, c’est que peu en profitent… J’ai le champ libre. » Erio s’assoit sur le fauteuil, ferme les yeux en sentant son nez caresser sa joue. Un geste tendre dont il devient accro. C’est une belle frustration, puisque celui-ci ne dure que quelques secondes à peine.

Trois ans. C’est le temps supporté auprès de quelqu’un qui ne l’aimait pas tant que ça, qui lui faisait mal. Mais il s’en foutait, puisque d’après ce qu’il a compris, son ex recommençait. Est-ce qu’il lui promettait de ne plus refaire les mêmes erreurs ? Il n’est même pas sûr qu’il en ait eu besoin. « Qu’est-ce que t’appelles « génial » ? » Erio est curieux de savoir sa définition de ce terme. « Parce que tu vois, tout à l’heure, je t’ai dit que tu l’étais et c’était mérité. J’veux dire… Tu ne m’as pas jugé, tu as été d’un putain de réconfort. T’as eu des propos adorables, des gestes tendres… Je t’ai rien demandé, tu l’as fait. Ca, tout ce package, j’peux te dire qu’on ne s’est pas souvent comporté comme ça. » Et il trouve ça touchant, s’en souviendra longtemps. « A côté de ça, lui, il te trompait. En lui pardonnant à plusieurs reprises, tu lui as donné ton accord de recommencer. C’genre de mecs, ça n’se prive pas. Ca fonce, ça profite. » Erio ne souhaite pas que ce soit pris comme une leçon de morale. C’est un fait. Quelques unes de ses proches sont déjà tombées dans le panneau et si certaines ne supportent pas et s’en vont, d’autres restent par amour, soi-disant. « Lui, il a fait quoi pour être génial ? A part s’envoyer d’autres filles ? Te larguer pour une nana plus jeune, t’humilier. C’est quoi être génial pour toi ? Va falloir m’expliquer. » C’est un sacré connard. Il se prend encore des compliments alors qu’il a tout fait de travers, qu’il s’est comporté comme le pire des enfoirés avec elle. Il ne l’a pas respecté et tout de même… Il lui fait ressentir un petit manque. Ca le tue. « Tu crois que c’est par amour, ou quelque chose du genre, que t’es restée avec lui ? Tu en étais… » Sa mâchoire se crispe. Le mot qu’il s’apprête à prononcer est bien trop fort, mais peut-être que ses sentiments l’étaient pour lui, forts et qu’elle en était réellement amoureuse. « Moi j’pense plutôt que tu t’es contentée du minimum syndical. » Alors qu’il y avait d’autres poissons dans l’océan. C’est bien dommage d’avoir perdu autant de temps, mais ce serait mentir que de dire que ça ne l’arrange pas. S’ils sont colocataires aujourd’hui, cette relation nocive y a peut-être contribué. « Tu t’rends compte… Tu t’oubliais même pour lui. » Et là, il parle de ce mariage dont elle rêve tant. Il ne dit pas que ça aurait dû se faire, parce qu’au fond, tant mieux. Vu le personnage… Mais elle n’aurait pas dû taire ses souhaits. Erio attrape les jambes de Lana pour les mettre de chaque côté des siennes et l’incite à s’asseoir sur lui. « Tes parents sont au courant de tout ça ? » S’ils savaient, est-ce qu’ils auraient autant d’estime pour lui ? S’ils sont dans la confidence, qu’en pensent-ils, eux ?
Revenir en haut Aller en bas
Lana Giaccomo10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t1604-lana-be-my-friend-hold- http://www.ciao-vecchio.com/t1630-lana-broken-inside#33911
ID : Mary
Faceclaim : Rachel Bilson ©leeloo_59(avatar) .beylin (code signature) , Ealitya & mrs chaplin (gif)
Multi-comptes : Lucy la sportive, Leïla la droguée
Messages : 2787 - Points : 3025

Âge : 33 ans (23 mai)
Métier : Organisatrice de mariage. Est une passionnée de la danse mais n'a jamais eu le courage d'en faire son métier
Sujet: Re: [Terminé] Lana | Besoin de toi ( le Jeu 9 Nov 2017 - 18:39 )
Elle réussit enfin à lui faire retrouver le sourire, et c’est tout ce qu’elle voulait. Qui aurait parié que la soirée allait se terminer comme ça, à plaisanter, à se rapprocher ? Certainement pas Lana il y a une heure, car elle était vraiment remontée contre lui à ce moment-là. Mais comme lorsqu’ils n’étaient que des simples colocataires, leurs disputes ne duraient pas longtemps : généralement, ils se balançaient ce qu’ils avaient à se dire à la figure et, moins d’une heure plus tard, ils regardaient un match de baseball tous les deux. Lana est contente que cet aspect-là de leur relation n’est pas changée parce que ces deux jours où ils sont restés en froid ont juste été interminable pour elle. Elle a besoin d’Erio, plus qu’elle ne veut l’admettre. Cette sensation de liberté, de frisson qu’il lui procure, elle s’y est habituée à une vitesse éclair et c’est pour cette raison qu’elle ne ferait machine pour rien au monde. « Bof comme tu dis j’ai réussi à commander donc tu peux faire mieux. On dirait que t’as perdu la main. » Lana le provoque, pour mieux l’inciter à reprendre de plus belle mais la conversation dévie à nouveau sur un sujet sérieux, qui la concerne cette fois-ci. Une boule se créé automatiquement dans son ventre, bien différente de celle qu’elle ressent en présence d’Erio ces derniers jours. Celle-ci est loin d’être agréable. « Parce que. » Répond-t-elle dans un premier temps comme seule réponse. En vérité, Lana essaye de parler un minimum de Fabio à présent, la seule personne avec qui elle se laisse encore un peu allé étant Emma, sa meilleure amie. Les autres ont du mal à comprendre comment elle a pu laisser filer entre ses doigts un mec aussi cool et sexy que Fabio. Et c’est clairement ce qu’il était en public, même s’il laissait ressortir une autre image de lui en privé. « Parce que j’ai peur de ce que tu pourrais penser de moi. » Se décide-t-elle à lâcher, finalement. Elle a peur d’en dire trop, peur de dévoiler son souci avec la nourriture, peur de devenir tout d’un coup une fille bien trop compliquée à gérer… Et elle a surtout peur qu’Erio la voit finalement comme elle est : une fille fragile et désorientée. Qui voudrait rester proche de quelqu’un comme ça ?

« Ne commence pas à reprendre mes phrases, ça c’est MA spécialité. » Tirant la langue telle une gamine, Lana prend un instant pour observer les alentours. Elle sait qu’Erio y passe souvent du temps et, si elle ne comprenait pas jusque-là, c’est différent à présent : c’est paisible, bien loin de la frénésie de son travail. S’il pensait vraiment la torturer comme il le dit et bien c’est raté. Lana ne peut que se rendre à l’évidence du charme de l’endroit. « S’il te plait, juste pour cette fois. M’en demande pas trop ce soir. » S’assoir à proximité du bord, sans y être préparé, c’est juste au-dessus de ses forces. Pour appuyer sa demande, Lana joue encore une fois son regard du « chat potté » et finalement c’est sans résistance qu’Erio se dirige vers le petit coin. C’est sommaire mais il ne faudrait pas grand-chose pour l’emménager un peu : mettre des coussins sur les fauteuils, ajouter une petite table, mettre quelques lumières supplémentaires… Lana s’y imaginerait presque, tant qu’il reste localisé là, à une distance très raisonnable du vide. Mais la jeune femme n’a pas le temps de laisser son esprit vagabonder. Au lieu de ça, elle se retrouve à aborder un sujet qui la gène, pour tout un tas de raison déjà évoquée. Mais elle se lance, en confiance dans ce petit cocon qu’Erio forme sans le vouloir autour d’elle. Se rend-t-il compte qu’il lui fait des compliments, encore une fois ? Lana ne répond rien, se contente de faire mine d’observer les lumières de la ville mais son cœur n’en perds pas une miette. Pourtant, à son sens, elle n’a rien fait de particulier tout à l’heure, elle s’est juste comportée comme une bonne « amie », si on peut dire qu’ils sont vraiment amis. La suite est en revanche bien moins agréable mais Lana encaisse une nouvelle fois, en silence. Elle se pince les lèvres, se faisant violence pour ne pas pleurer ce qu’elle parvient à faire, même si ses yeux se retrouvent humide. Elle sait que tout ce que lui dit Erio est vrai, elle sait que c’est pour son bien, mais ça ne l’empêche pas d’voir mal. Atrocement mal. « T’étais pas là, tu sais pas comment c’était ! Oui, il pouvait être génial parfois. Je pouvais me réveiller le matin avec un mot d’amour sur le frigo et avec un petit déjeuner préparé avec toutes mes friandises préférées… » Et un autre, il pouvait lui dire que ça se voyait qu’elle mangeait trop et qu’elle devrait se mettre à la diète. « …Il pouvait me surprendre au boulot pour m’amener faire un pique-nique… » Et un autre annuler leur rendez-vous à la dernière minute, sans une explication ni excuse. « … Il avait toujours un mot adorable pour ma mère, il était parfait avec mes amis… » Sur ça, il n’y a strictement rien à dire. Fabio savait mener son monde. « …Et puis qu’est-ce qui te dit que c’était pas moi, qui n’était pas à la hauteur finalement ? J’étais possessive, empotée, boudinée. C’est aussi de ma faute, tout ça. » Et autant vous dire qu’elle y croit dur comme fer. Malgré qu’elle n’ait pas vu Fabio depuis plus de deux ans, il reste toujours insinué dans son esprit. « Et j’m’oubliais pas pour lui, j’faisais des concessions. C’est ce qu’on fait quand on est amoureux et j’étais amoureuse de lui. C’est ce qu’on fait quand on est en couple, mais tu peux pas comprendre. » Ce n’est pas méchant, juste un constat : depuis qu’elle connaît Erio, elle ne l’a jamais vu dans une relation sérieuse. Il ne sait pas ce que c’est. A fleur de peau, Lana calme ses nerfs lorsqu’elle s’assoit sur Erio à son incitation, mettant ses bras autour de son cou. « Non, j’veux pas qu’il le sache. Ma mère aurait du mal à s’en remettre et mon père serait capable de vouloir lui casser la figure, alors qu’il n’est plus si jeune. » Même à plusieurs centaines de kilomètres, ils restent très protecteurs envers elle. Et en ne leur disant rien, c’est Lana qui cherche à les protéger. « On pourrait arrêter de parler de ça, s’il te plaît ? J’ai pas envie qu’on se dispute encore ce soir. » Et elle sent que ça pourrait arriver, tant cette histoire la rend fragile. Au lieu de ça, Lana préfère dévier la conversation. « Alessia veut te revoir, au fait. » Oui tiens, autant le sonder sur Alessia. Si Lana sait pourquoi elle a commencé toute cette histoire, elle ne sait plus très bien quoi penser de tout ça. Clairement, la jeune femme est mitigée.[/b][/b][/b]


Erio & Lana


Je ne squatterais plus les rues de ma peine. Quand je suis perdue, j'veux que tu me ramènes. Je veux qu'on fasse bien, je veux qu'on aille loin et qu'on traîne.
Revenir en haut Aller en bas
Erio MazzeiToujours frais après un litre de café
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t1361-erio-i-don-t-want-to-li http://www.ciao-vecchio.com/t1460-erio-i-m-not-a-perfect-person
ID : Ealitya, Sandrine (ou Alice)
Faceclaim : Jesse Soffer ©.sassenach
Multi-comptes : Caitlin, Dante, Demetrio, Loris & Stefan
Messages : 792 - Points : 3153

Âge : trente-deux ans.
Métier : lieutenant de police à la brigade criminelle.
Sujet: Re: [Terminé] Lana | Besoin de toi ( le Jeu 9 Nov 2017 - 22:09 )
Lui, perdu la main ? Là, c’est juste parce qu’il n’est pas dans les meilleures conditions, qu’il lui faut un peu de temps pour récupérer et retourner à l’attaque, comme il a l’habitude de le faire, mais jamais il ne perdrait la main, surtout pas avec Lana à qui il compte bien encore montrer bien des choses, avec qui il souhaite partager des moments qu’elle n’a encore jamais connu. Lui donner un second souffle, lui montrer que ce n’est pas parce qu’elle n’est pas en couple, qu’elle ne trouve pas l’homme qu’il lui faut, qu’elle ne peut pas vivre des instants sympathiques, magiques, qu’elle gardera dans un coin de sa tête. « J’comprends. » Durant un temps, c’est comme ça qu’il réagissait, pensait. Erio n’aimait pas les regards des autres, se demandait ce qu’il pouvait penser et craignait que ses proches s’éloignent, sous prétexte qu’il est le fils d’un meurtrier. Avec le temps, s’il a appris à vivre avec, s’il répète lorsque l’occasion se présente, qu’il se fiche bien de ce qu’on pense de lui, il n’est pas toujours à l’aise avec son entourage, les personnes qui lui sont proches. Le sujet de son père, il évite. Personne n’arriverait à comprendre qu’il puisse l’aimer, avoir de l’affection pour lui. On le montrerait du doigt, alors il préfère taire ses ressentis qui ne sont pas très clairs pour lui non plus. Alors il comprend qu’elle ait peur de ce que pourrait penser d’Erio d’elle, mais ce n’est pas parce qu’il pense qu’elle a perdu son temps avec son ex, qu’il ne cautionne pas qu’elle soit restée avec un type qui l’a fait souffrir, qu’il lui tournera le dos, qu’il décidera du jour au lendemain de ne plus lui parler. Il n’en a pas la moindre envie. Sa colocataire, il y tient beaucoup. « J’pense qu'à ce stade de notre relation, tu devrais plus hésiter. C’pas comme si j’te cachais ce que j’pensais, ni que j’t’adressais plus la parole à chaque fois que j’suis pas d’accord avec toi, avec tes choix. J’ai de l’estime pour toi, OK ? » Et ça ne changera pas. Ce serait mentir que de nier qu’il n’a pas parlé de sa colocataire en négatif, mais il n’a jamais rien dit quelque chose qu’elle ne sait pas déjà. La première année a été vraiment difficile. Il a fallu accepter sa décoration, ses choix de femme. A côté de ça, il n’y a que lui qui ait le droit de parler d’elle comme ça. Qu’on lui manque de respect à côté, il n’aime pas ça. Erio n’intervient pas toujours, comme la dernière fois sur le toit, parce qu’il juge qu’il ne sera pas toujours là et qu’elle a assez de cran pour dire ce qu’elle pense et se défendre. Il aime la protéger, la prendre dans ses bras pour la réconforter, mais il a trop peur pour elle, si bien qu’il la laisse s’endurcir un peu. Néanmoins, si un jour elle lui envoyait un message en lui disant avoir besoin de lui, Erio n’hésiterait pas une seule seconde à tout lâcher pour la retrouver. Trop attaché. « Gamine. » dit-il, en secouant la tête, faussement désespéré.

« Repousser tes limites, tu t’souviens ? C’est pas ce que tu voulais faire ? » C’est à son tour de la provoquer, de la pousser à aller de l’avant, mais il n’insiste pas plus pour le moment, sait que de toute façon, il reviendra à la charge, quitte à lui prendre la main, la tenir par la taille. « Nan, j’étais pas là, mais j’peux te donner mon point de vue extérieur. Et tu sais quoi ? Ca, c’est pas être génial, c’est rattraper le coup, recoller les pots cassés, te donner quelque chose de formidable pour réparer ses conneries, pour te dire qu’à côté de ses tromperies, il peut être extraordinaire. Ouvre les yeux, ce mec, il t’aurait jamais décroché la lune pour te faire plaisir. » Il l’aurait fait uniquement s’il y voyait de l’intérêt pour lui. C’est de l’égoïsme, de la manipulation, mais en aucun cas de l’amour. Lui, en tout cas, il ne comprend pas qu’on puisse être avec quelqu’un et aller voir ailleurs à côté. S’il en ressentait vraiment le besoin, s’il n’était pas satisfait, il aurait mieux fait d’agir comme Erio et se contenter de relations éphémères. Lui s’y retrouve bien mieux. On dit de lui qu’il se comporte parfois comme un véritable enfoiré, et il ne pourra pas dire le contraire : il fait souffrir les femmes. Mais il ne leur promet jamais de décrocher les étoiles, de faire d’elles les plus heureuses. A son échelle, il est presque quelqu’un de pas si mal. « Il savait exactement comment s’y prendre avec toi, ouvre les yeux. Rappelle-toi ton dernier rancard, les belles paroles en l’air. Cette méthode est vieille comme Hérode. » Pour Erio, même s’il ne connait pas son ex, tout ce qu’il a fait était intéressé, pas sincère. Peut-être se trompe-t-il, mais il est convaincu d’avoir les yeux bien ouverts, d’être proche de la vérité. « J’sais pas qui t’as mis en tête que t’étais boudinée, mais bordel… T’es canon. T’es toute petite, toute fine. » Il fait glisser ses mains sur son corps, observe sa silhouette que lui adore. Elle est loin d’être grosse. Elle a des formes là où il faut, est très attirante. « J’ai presque peur de t’casser parfois, c’pour dire. C’est quoi cette idée fausse que tu t’es faite de ton corps, hein ? » Elle est à côté de la plaque, ne se regarde pas comme il faudrait. « Nan, c’est vrai, j’peux pas comprendre et c’est des relations comme celles que t’as vécu qui m’fait croire que ça en vaut pas la peine. C’est pas comme ça que j’conçois une vie de couple. » Il ignore d’ailleurs comment il la conçoit exactement. Il a bien sa petite idée, mais c’est bien flou. Son seul exemple réside dans le ménage de ses parents et on ne peut pas dire que ce soit un modèle exemplaire. Une fois assise sur lui, Erio retire son manteau qu’il place sur ses épaules et l’entoure de ses bras. « J’te comprends pas. Tu les laisses penser à une bonne image de lui, tu le protèges… T’es encore amoureuse de lui ? » Il la soupçonne d’avoir des sentiments pour lui et ça le rend complètement fou. Il déteste ça, ne saisit pas les raisons. Toutes ces attentions qu’il avait pour elle ne sont pas justifiées, pas pour lui qui voit ça comme un moyen utilisé par son ex pour la garder près de lui. A contre cœur, il acquiesce d’un signe de la tête et même s’il aurait aimé prolonger la discussion, Lana change de sujet. « Franchement, j’en ai rien à foutre de ta copine. » Elle est bien sympa, mais elle ne l’intéresse pas. « C’est le feu qui m’intéresse, Lana, pas une vie tranquille. J’aime repousser les limites, faire des choses dingues, pousser une femme à danser sur la table, la ramener sur mon épaule parce qu’elle me tapera une crise de nerfs en pleine rue. J’suis pas le genre à dire Amen à tout et ta pote… J’sais pas. » Elle l’ennuie un peu. Est-elle aussi tordue que lui ?
Revenir en haut Aller en bas
Lana Giaccomo10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t1604-lana-be-my-friend-hold- http://www.ciao-vecchio.com/t1630-lana-broken-inside#33911
ID : Mary
Faceclaim : Rachel Bilson ©leeloo_59(avatar) .beylin (code signature) , Ealitya & mrs chaplin (gif)
Multi-comptes : Lucy la sportive, Leïla la droguée
Messages : 2787 - Points : 3025

Âge : 33 ans (23 mai)
Métier : Organisatrice de mariage. Est une passionnée de la danse mais n'a jamais eu le courage d'en faire son métier
Sujet: Re: [Terminé] Lana | Besoin de toi ( le Jeu 9 Nov 2017 - 23:31 )
Erio l’estime. Erio l’estime et Lana se met une nouvelle à rougir comme une tomate. Elle n’a clairement pas l’habitude de recevoir ce genre de compliment, en dehors de son travail où elle bénéficie par contre d’une vraie réputation. « Ok. » Répond-t-elle, simplement. Si elle s’écoutait, Lana serait capable de se mettre à sautiller sur place en levant les bras en l’air avec un grand sourire. Mais elle a comme la sensation qu’elle en ferait légèrement trop et son colocataire est déjà suffisamment exaspéré par son tirage de langue. « Ouais t’as raison, c’est que je veux faire. Mais si on pouvait l’faire demain, ça m’arrangerait. » Elle est déjà passée par de multiples émotions ce soir alors affronter une de ses peurs, elle s’en passerait bien. Même si c’est ce qu’elle fait quelque part en évoquant Fabio. Elle se fait violence et se retrouve complètement perdue dans ce qu’elle ressent. Tout ce que lui dit Erio bouleverse ses pensées, l’interroge au plus profond de ses certitudes. Est-ce que Fabio était véritablement aussi horrible qu’il le dit ? Si une part d’elle se laisserait facilement convaincre, une autre ne veut pas y croire. Après tout, ça signifierait quoi à son sujet si elle était restée avec un enfoiré pareil pendant plus de trois ans ? Une part d’elle est terrifiée à l’idée de se rendre compte que le jugement qu’avait Fabio sur elle était entièrement vrai. Et ce serait le cas, si Fabio n’était que cet homme auquel Erio le réduit. « Je ne cherchais pas à ce qu’il me décroche la lune, ce genre d’attention ça me suffisait. » Et ça lui suffit toujours. Lana n’a pas besoin de quelqu’un qui serait prêt à tout pour elle, simplement quelqu’un qui daigne s’intéresser à elle, ses envies, ses besoins, ses projets. Rien que ça, ça serait déjà beaucoup.

« Encore une fois, tu n’étais pas là. » Lana nie l’évidence, jusqu’au bout. Elle ne veut simplement pas avouer que Fabio n’était qu’un sombre manipulateur car ce serait avouer qu’elle est facilement manipulable. Elle veut surtout encore continuer à croire qu’elle ne s’est pas investie à sens unique dans une relation de plus de 3 ans, qu’elle n’a pas dédié une partie de sa vie à un homme qui n’en valait pas la peine. Ce serait trop déprimant. « N’importe quoi, comme si je pouvais me briser facilement. J’ai du rembourrage je te signale. » Là, elle pose ses mains sur celle d’Erio et les fait s’arrêter plus longuement sur ses hanches. Fabio avait toujours la sale manie de lui rappeler ses poignets d’amour. « Et c’est pas une idée fausse que je me suis faite ou quoi, je ne suis pas la seule à le penser. Je devrais faire attention, arrêter de manger comme 4, mais c’est plus fort que moi, je peux pas m’en empêcher. » Encore une fois, ce ne sont pas ses mots mais ceux de Fabio qui sortent de sa bouche. En confiance dans les bras d’Erio, Lana ne réalise même pas ce qu’elle est en train de faire : évoquer sa boulimie, à demi-mots. Cette envie irrépressible qu’elle a de manger quand elle n’est pas bien et dont seule sa meilleure amie est au courant. Un autre sujet sensible pour Lana et, lorsqu’elle réalise ce qu’elle vient de dire, elle se met à croiser les doigts pour qu’Erio ne prenne pas ça au premier degré. S’il pouvait simplement prendre ça comme la plainte complainte d’une fille complexée, ça l’arrangerait. « Prends pas mon exemple comme excuse. Etre en couple ça peut être quelque chose de super. J’espère que tu connaîtras ça un jour, avec quelqu’un, sincèrement. » Quoi qu’il en dise, tous les petits moments qu’elle lui a décrit précédemment étaient vraiment chouettes. Et puis, Lana a de très bons souvenirs d’anciennes relations passées, toutes ne s’étant pas aussi mal finies. Certaines l’ont aidé à grandir même si c’est vrai que d’autres l’ont bien amoché. Se mettre avec quelqu’un, c’est toujours un pari mais Lana ne regrette pas ses choix passés, pas plus que celui de faire une pause sur ce genre de chose à présent. C’est ce dont elle a besoin, pour le moment. « Non je veux juste que mes parents ne soient pas déçus, en colère, je les protège eux et… » Soupir. « Peut-être. Peut-être encore un peu, oui. » C’est difficile à avouer pour elle, mais il se peut qu’elle éprouve encore des sentiments pour Fabio. C’est peut-être pour ça que toutes ses relations depuis deux ans sont un échec, qu’elle prend toujours des mauvais choix. Elle n’a sans doute pas complètement tourné la page, malgré les années. En fait, elle ne sait plus, elle n’est plus sûre de rien.

Alessia. Depuis cette fameuse soirée où elle lui a proposé de lui faire rencontrer une de ses copines et qu’il lui a rétorqué avec son idée complètement farfelue, lui et Lana n’en ont jamais vraiment reparlé. Et visiblement, le ressenti de son colocataire n’est pas très positif… Est-ce normal d’être contente au fond d’elle ? L’envie de lui trouver une fille qui le ferait changer d’avis sur l’amour était pourtant sincère. « T’exagères… Elle est sympa, drôle, des jambes de déesse et pas prise de tête en plus. » En somme, quelqu’un de parfait pour lui, mais ça ne fonctionne pas et c’est tant pis. Mieux vaut ne pas insister. « Mais si elle te plaît pas alors, dis-lui s’il te plaît, qu’elle arrête de m’envoyer des textos. Tu m’as promis de mieux la traiter que toutes les filles que tu ramènes. » C’était sa condition, du moins, et elle sait qu’Erio est un homme de parole. Une seconde se passe, un petit moment de flottement entre eux où l’esprit de Lana se met à divaguer. Et comme toujours dans ce genre de situation avec elle, la voilà qui se met à briser le silence, avec une proposition toute droit sortie de nulle part : « Tu sais quoi ? Tu devrais me faire un strip-tease. » Oui, oui, vous l’avez bien entendu. « Toi-même tu viens de me dire que tu voulais faire des choses dingues. » Et se déshabiller en pleine nuit de novembre à Naples, c’est déjà un défi en soit. Il fait très froid. « Je te laisse le droit de garder ton caleçon, je suis pas un monstre. En échange, j’en ferais un à mon tour ou bien on ira au bord de ce toit. Tu choisis. » Donnant, donnant. « On peut aussi continuer à parler de mon amie dont tu n’as rien à foutre ou bien encore redescendre attendre tranquillement la pizza. C’est toi qui voit. » Mais de son simple avis, ce serait bien moins drôle. Ca lui est sorti tout d’un coup d’un coin de sa tête, mais elle aimerait bien voir ce que ça donne. Avec un mec comme Erio, ça peut être aussi hilarant que sensuel.


Erio & Lana


Je ne squatterais plus les rues de ma peine. Quand je suis perdue, j'veux que tu me ramènes. Je veux qu'on fasse bien, je veux qu'on aille loin et qu'on traîne.
Revenir en haut Aller en bas
Erio MazzeiToujours frais après un litre de café
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t1361-erio-i-don-t-want-to-li http://www.ciao-vecchio.com/t1460-erio-i-m-not-a-perfect-person
ID : Ealitya, Sandrine (ou Alice)
Faceclaim : Jesse Soffer ©.sassenach
Multi-comptes : Caitlin, Dante, Demetrio, Loris & Stefan
Messages : 792 - Points : 3153

Âge : trente-deux ans.
Métier : lieutenant de police à la brigade criminelle.
Sujet: Re: [Terminé] Lana | Besoin de toi ( le Ven 10 Nov 2017 - 1:55 )
Et il admet, les attentions qu’il a eues envers elle sont adorables, peuvent être la cause des étoiles dans les yeux. Lui n’est pas romantique et n’aurait pas pensé à lui apporter un pique-nique en plein boulot, respectant trop la vie professionnelle des gens et étant trop pris dans son propre boulot. Les petits mots au petit matin, c’est la même chose… Bien qu’il serait prêt à lui prouver qu’on peut avoir de jolies attentions sans manipuler, sans vouloir recoller les morceaux d’une vie à deux gâchée. Haussant les épaules, il n’ajoute rien de plus, mais n’en pense pas moins. Qu’importe qu’il n’ait pas été là, il n’a pas une bonne image de ce type avec qui elle a partagé des moments sympathiques. Peut-être bien parce qu’il n’aime pas l’idée qu’elle puisse l’avoir encore dans sa tête après tout ça. Erio est piqué au vif par ce qu’elle lui dit sur sa silhouette, sur ses hanches qu’elle ne semble pas aimer. Il passe ses mains sous son vêtement afin de la toucher à même la peau, constater de lui-même les défauts physiques, mais lui, il ne les voit pas. « Il est très bien ton corps. Tu bouffes comme quatre et j’avoue que tu descends bien le frigo à chaque fois, mais tu prends pas un gramme. Y a un problème ? » Elle peut bien se faire plaisir, même si ça l’agace de voir les aliments partir parfois trop vite. Ils sont obligés de faire plus de course que la normale et s’il ne s’est jamais posé trop de question à ce sujet, ses dires l’interpellent. « C’est qui le bouffon qui t’a balancé des conneries ? » Un jaloux, ou une jalouse. Les femmes peuvent être très méchantes entre elles. Erio se penche vers sa hanche droite sur laquelle il souffle, puis l’embrasse avec ses lèvres humides. « Tu vas encore rougir comme une pivoine, mais… » Il a bien remarqué ses joues changer de couleur, son regard parfois fuyant à chaque compliment et ça l’amuse, il en joue. « Elles sont très bien tes hanches. T’as pas de complexe à avoir, t’es bien foutue. Et ça… C’est le type qui t’a observé en train de prendre ton pied qui te le dit. » Dans cette ruelle, leur premier moment très intense, le seul, mais pas le dernier. Erio ne compte pas s’arrêter à ça, d’autant qu’il la désire énormément et qu’il a pour objectif de ne faire qu’un avec son corps, lorsqu’il sentira le moment arriver, sans forcer les choses.


« Ca dépend pour qui et avec qui l’on est. » C’est toujours pareil. Si c’est avec une personne avec qui l’on s’entend bien, avec qui il y a de la complicité et en même temps ce « truc » en plus qui fait qu’on se lève le matin en ayant un sourire débile sur le visage en pensant à ce que les gens amoureux appellent leur moitié, ça pourrait être intéressant… Et encore, il n’est pas convaincu. « Ma vie, telle qu’elle est, me convient. Elle est simple. Pas de contrainte, pas de rendez-vous annulé, pas de déception, de mauvaise surprise, de concession. En ne me prenant pas la tête et en choisissant de prendre que les avantages, j’choisis de vivre une vie simple et sans prise de tête. » Certes, il n’a pas ce point positif de trouver à son retour une femme à prendre dans ses bras, contre qui se serrer en pleine nuit, mas tout ce qui l’entoure est suffisamment compliqué… Et très sombre. Il y a aussi que la seule qui a réussi à attirer son attention est totalement éprise de son ex-petit ami. Ce n’est peut-être pas un mal… Ca évite trop de complication entre eux. Ca n’empêche que c’est désagréable de la savoir amoureuse d’un mec qui lui a manqué de respect. « En gros, t’es en train d’me pousser dans les bras de ta pote ? » Ca ne semble pas lui faire grand-chose qu’il fréquente son amie. Erio la soupçonne même de vouloir qu’il se stabilise avec elle. « Fais gaffe Lana. Si j’la rappelle, si j’tombe dans ses bras, tu peux faire une croix sur tout ce qui se passe entre nous. Ca a l’air d’être ce que tu cherches. » Si ça se trouve, ça ne la dérangera pas. Si c’est pour ce qui lui semble être une bonne raison, Lana pourrait bien se ficher de perdre leur nouvelle relation. Est-ce le seul à être frustré ? « J’la rappellerai, pour voir. Ca te va ? » Peut-être que le deuxième rendez-vous se passera bien mieux que le premier, qu’elle saura attirer son attention… Alessia n’est pas une fiche méchante qui plus est. Elle a des attentions adorables et a le rire facile. Son air renfrogné disparaît, laisse place à la surprise de la proposition soudaine et inattendue de sa colocataire. Erio relève les yeux vers elle et lâche un rire franc, spontané. « T’sais, si tu veux une raison de me foutre à poil, t’as pas besoin, suffit de demander. » dit-il, en riant de plus belle. « T’es vraiment tordue comme nana… » Et c’est ce qui lui plaît. Lana peut s’énerver, pleurer et dire des énormités d’une seconde à l’autre. « C’est OK. Mais j’ai une autre idée pour toi… Tu m’laisseras moi-même te déshabiller… » commence-t-il, en la soulevant par la taille. Il la pose sur le fauteuil et alors qu’il saisit sa lèvre inférieure avec ses dents, la tire avec envie, il souffle : « Devant un miroir. » Erio souhaite qu’elle prenne conscience que son corps n’est pas répugnant, que c’est une très belle femme attirante, désirable et c’est pour la convaincre qu’il s’est permis de capturer cette lèvre avec sensualité. Ce n’est pas un baiser comme elle le souhaitait, mais lui, ça lui retourne le cœur. Erio se redresse, une jambe de chaque côté des siennes, attrape les mains de sa colocataire qu’il pose non loin de son nombril, puis saisit le bas de son t-shirt à manches longues et le soulève doucement, de sorte à la faire languir. Son premier vêtement termine sur le béton, tandis qu’il remonte les mains de Lana sur son torse. « Touche-moi. » dit-il, en guidant ses mains de son abdomen à sa ceinture. L’homme se penche en avant vers l’oreille de Lana et murmure : « Fais-toi plaisir, mon corps est à toi ce soir. » Et uniquement à elle.
Revenir en haut Aller en bas
Lana Giaccomo10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t1604-lana-be-my-friend-hold- http://www.ciao-vecchio.com/t1630-lana-broken-inside#33911
ID : Mary
Faceclaim : Rachel Bilson ©leeloo_59(avatar) .beylin (code signature) , Ealitya & mrs chaplin (gif)
Multi-comptes : Lucy la sportive, Leïla la droguée
Messages : 2787 - Points : 3025

Âge : 33 ans (23 mai)
Métier : Organisatrice de mariage. Est une passionnée de la danse mais n'a jamais eu le courage d'en faire son métier
Sujet: Re: [Terminé] Lana | Besoin de toi ( le Ven 10 Nov 2017 - 18:26 )
Le rapport avec son propre corps est toujours quelque chose de compliqué pour Lana. C’est peut-être pour cette raison que ses relations physiques avec les hommes n’étaient pas toujours extraordinaires, avant Erio. Dans cette ruelle, c’est une des rares fois où elle a vraiment lâché prise, où elle s’est laissé aller… Mais elle était largement habillée. Pourtant, ce qu’il lui dit, la manière qu’il a de la regarder, d’embrasser sa peau lui font redécouvrir une Lana depuis longtemps oubliée. Elle se surprendrait presque à le croire, à se trouver belle… Mais à côté de ça, la petite voix de Fabio ne quitte pas non plus sa tête, pour la ramener à la réalité. « Y’a pas de problème, c’est juste un complexe mal placée, tu sais, nous les femmes… » Ment-elle, en levant les yeux aux ciels, pour relativiser tout ce qu’elle vient de lui dire. Mais ce qu’elle ressent, c’est bien plus profond qu’un simple complexe. Si elle met des heures dans la salle de bain, ce n’est pas pour être jolie mais pour ne pas paraître totalement laide. On pourrait croire que ça veut dire la même chose, mais il y a une différence. Dans tous les cas, Lana ne se trouve que très rarement jolie. « Des gens par ci par là, c’est pas important, laisse-tomber. » Un seul, en fait : Fabio. Mais elle a conscience que si elle crache le morceau, Erio va se mettre à repartir dans son laïus pour le descendre, et elle en a déjà bien assez entendu pour ce soir. Elle veut juste arrêter de parler de tout ça, de ce corps qui la gêne, de cet homme qui continue à la faire souffrir indirectement… Mais Erio poursuit, ne semblant pas se rendre compte de son malaise grandissant. « T’es pénible. » Bougonne-t-elle, alors qu’elle se met de nouveau à rougir bien malgré elle, mal à l’aise devant tant de compliments qu’elle ne pense pas mériter. Mais c’est plus fort qu’elle et les compliments d’Erio, même si elle fait mine de les ignorer et de l’engueuler, lui vont droit au cœur. Il a le don de trouver les bons mots avec elle.

Encore une fois, ils en reviennent à cette discussion sur la vie de couple et leur vision totalement opposée. Lana ne sait même pas pourquoi elle s’acharne à vouloir le convaincre. D’habitude, avec les gens comme Erio, elle se contente de hausser les épaules et de changer de discussion car, après tout, chacun fait comme il veut. Mais avec lui, c’est plus fort qu'elle même si ça semble être peine perdue. Alors Lana décide de rendre les armes, pour le moment. « Je comprends. C'est vrai que ça peut être sympa comme mode de vie. » Elle est bien placé pour le savoir, puisqu'elle s'y est mise depuis quelques temps. Ne pas avoir à risquer de décevoir quelqu'un, vivre comme on l'entend, bien sûr que c'est agréable... Mais Lana reste persuadée qu'à un moment, on finit toujours par avoir envie de plus. Elle sait qu'elle ne restera pas éternellement dans cette situation, bien qu'elle en profite pleinement, alors elle s'efforce de trouver quelqu'un de bien pour Erio. Comprenez la bien, elle apprécie leur nouvelle relation et elle ne s'imagine pas du tout y mettre un terme pour le moment, mais elle reste persuadée que ce n'est pas ce qu'il faut vraiment à son colocataire. Et comme avec les personnes qu'elle aime - enfin, qu'elle apprécie - Lana est prête à sacrifier ce qu'ils ont si ça lui permet de vraiment trouver le bonheur. Mais Erio ne semble pas satisfait de ce qu'elle lui dit et si elle se met directement à ouvrir la bouche pour lui répondre, elle prend finalement un petit temps de réflexion pour trouver les bons mots. « C'est pas ça, j'adore ce qu'il se passe entre nous, c'est une vraie bouffée d'air frais mais je crois simplement qu'Alessia serait parfaite pour toi. » Elle est drôle, simple. Il ne lui faut pas une fille névrosée comme elle peut l'être elle-même, par exemple. « Et si elle finit vraiment par te plaire ben... oui c'était le deal. Mais y'aura rien à regretter c'est que tu seras heureux. » Et c'est tout ce qu'elle souhaite après tout : son bonheur. Hochant la tête au compromis que lui propose Erio, Lana ne tarde pas à lâcher une proposition folle. Après tout, comme il l'a dit, s'il vient à tomber dans les bras d'Alessia tout s'arrêtera entre eux. Alors pourquoi ne pas en profiter au maximum ? « Ca n'a rien à voir avec ça. Bon, un peu. » Dit-elle, en lui faisant un grand sourire. Elle a besoin de se détendre, après toutes ces confidences difficiles, et elle est persuadée qu'une jolie vue pourrait la détendre à nouveau. Et qu'elle meilleure vue peut-il y avoir qu'un Erio à moitié nu? Elle n'en voit pas d'autres... Se laissant soulever par Erio, aguichée par sa proposition, Lana se tétanise l'espace d'une seconde lorsqu'il saisit sa lèvre. Au mon Dieu, est-ce qu’il va l'embrasser ? Qu'est-ce qu'il lui prend ? Son cœur se met à battre la chamade alors qu'il la repose sur le fauteuil et que le contact prend fin. Elle ne pensait pas qu'un geste pareil pouvait la chambouler à ce point. « T'es vache de me proposer ça. » Elle retrouve très vite ses esprits néanmoins, face à la proposition de son colocataire. Sait-il à quel point ce sera de la torture pour elle? Elle ne s'observe jamais dans la glace à moitié nue, si ce n'est pour observer ses défauts. Et ce n'est pas quelque chose qu'elle a envie de faire à côté d'Erio. « Mais ça marche. » Elle trouvera bien un moyen de se dérober plus tard, ou de renégocier le pari. Elle a trop envie de voir Erio à l'œuvre pour dire non.

Le show commence et la température monte très vite. Il faut dire que la vue du torse d'Erio a déjà de quoi l'émoustiller mais il n'arrange rien par les paroles qu'il lui murmure à l'oreille. Lana ne regrette plus en rien le fait qu'Erio est viré sa conquête du soir car les ressentis que lui procure son colocataire sont de loin inégalable. Lentement, elle laisse aller son index le long de son flanc, s'arrête sur le nombril et après un instant d'hésitation, s'approche de son ventre pour y déposer plusieurs baisers. Elle aime être dans la position de celle qui part à l'exploration de son corps, à son tour. Après plusieurs baisers, elle se recule et le regarde en pinçant les lèvres. « Je crois qu’il y a aussi un pantalon qui se sent de trop là. » Elle se laisse carrément prendre au jeu et observe attentivement Erio enlever chaussette, chaussures, puis le précieux sésame. Une toute petite partie le plaint de subir de plein fouet le froid de début novembre mais l’autre admire, tout simplement. Ce serait mentir que de dire qu’il n’est pas bien fait de sa personne. « Pas mal. » Faisant une moue dubitative, Lana se lève, pose sa main sur son torse et l’incite à faire demi-tour avant de le faire s’assoir à son tour. Là, elle reprend leur position de tout à l’heure en positionnant chacune de ses jambes de part et d’autre d’Erio, avant de se pencher en avant. Au dernier moment, elle esquive ses lèvres pour fondre à droite vers son oreille. « Et si plutôt tu me déshabillais, là, tout de suite ? » Murmure-t-elle, avant que ses lèvres ne partent à l’assaut de son cou. Certes, c’est une manière pour elle d’échapper à la suite du deal qu’ils ont passés. Mais c’est avant tout une envie, un besoin. Elle veut sentir son corps contre le sien


Erio & Lana


Je ne squatterais plus les rues de ma peine. Quand je suis perdue, j'veux que tu me ramènes. Je veux qu'on fasse bien, je veux qu'on aille loin et qu'on traîne.
Revenir en haut Aller en bas
Erio MazzeiToujours frais après un litre de café
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t1361-erio-i-don-t-want-to-li http://www.ciao-vecchio.com/t1460-erio-i-m-not-a-perfect-person
ID : Ealitya, Sandrine (ou Alice)
Faceclaim : Jesse Soffer ©.sassenach
Multi-comptes : Caitlin, Dante, Demetrio, Loris & Stefan
Messages : 792 - Points : 3153

Âge : trente-deux ans.
Métier : lieutenant de police à la brigade criminelle.
Sujet: Re: [Terminé] Lana | Besoin de toi ( le Sam 11 Nov 2017 - 14:34 )
« Oh ça oui… » Il sait. Elles sont compliquées, sont pleines de complexes. Lui, il s’estime heureux de ne pas avoir le genre de questions qui met mal à l’aise. Des « tu me trouves comment ? », « est-ce je suis plus belle qu’elle ? », « tu crois que j’ai pris du poids ? ». Par automatisme, les hommes ne peuvent s’empêcher de regarder avant de répondre, mais la bonne option n’est pas de faire croire qu’on réfléchit à une réponse, mais de répondre du tac au tac et avec assurance. N’ayant jamais été en couple pour plus de quelques mois, Erio n’a pas encore vécu la chose et il ne s’en plaint pas. Ces petites choses au quotidien ne lui ont jamais manqué. Tout ce qu’il sait, à l’instant, c’est que Lana n’a pas à envier les formes des autres femmes. Même habillée d’un sac à patates, il la trouverait encore jolie. Ce qu’elle dégage de naturel est à tomber et sa personnalité l’est tout autant, même si souvent, il aimerait lui coller du scotch sur la bouche ou l’enfermer dans un placard pour qu’elle cesse de lui parler des mariages qu’elle organise et qui ne correspondent en aucun cas à son mode de vie. Trop d’amour, trop de romantisme, trop de promesse que deux personnes se font pour parfois se mentir et plus rien. « Ca l’est. » dit-il, en parlant de son mode de vie. « Pas pour toi. » Elle prend exemple sur lui, parce qu’il la guide et l’incite à profiter de sa vie, des moments comme ils viennent, mais il sait ce dont elle a besoin et ce n’est pas d’une vie en solitaire. Il l’imagine avec un homme qui sera prêt à tout pour la faire sourire, qui la couvrira d’attentions adorables, sans se forcer. D’une robe blanche, d’une coiffure, d’un maquillage qui la mettront en valeur lors de ce jour particulier qu’elle attend depuis toujours et peut-être bien d’un petit ventre arrondi. Ce ne sont pas des illusions, Erio pense réellement que ce chemin sera le sien et ça devrait lui faire plaisir… Pourtant, une boule se creuse dans son estomac et un sentiment de tristesse s’empare de lui. Le blues. A travers leur relation, il a trouvé de quoi le motiver, l’apaiser. La passion est présente, la tendresse tout autant et cette complicité qui s’est ajoutée… Combien de fois ça lui est arrivé, de trouver quelqu’un avec qui il se sentait aussi bien ? Avec qui il avait envie de partager bien plus qu’une amitié ? Jamais. C’est bien la première fois qu’il est confronté à ça et il ignore comment le gérer. Sa seule certitude, c’est qu’il n’a pas la moindre envie de renoncer à cette nouvelle aventure. Le problème, c’est qu’à un moment, Lana ressentira le besoin de prendre son envol, ne pourra se contenter de ce qu’ils se donnent et lui ne sait pas comment la rendre heureuse autrement. D’autant plus qu’il n’a pas une vie simple. Le temps, il n’en a pas autant qu’on pourrait en attendre de lui et Erio n’a pas forcément envie de se lancer dans ce qui l’effraie le plus : l’engagement. Et s’il n’est pas prêt à franchir le pas, il a conscience qu’il ne le fera jamais avec son amie Alessia. Elle ne lui apporte absolument rien. « J’vois vraiment pas en quoi elle l’est. Elle est sympa, ouais, mais j’la trouve… banale. Pourquoi tu cherches absolument à m’caser ? » Seulement pour le rendre heureux ? Il n’est pas malheureux comme il vit actuellement. Erio n’a jamais cherché à briser ses habitudes, à se trouver quelqu’un pour la vie, mais elle, elle semble convaincue que c’est ce dont il a besoin. « Tu t’préoccupes trop de moi. Comme on est là, ça m’va. J’ai pas besoin de plus. » Il ne pense pas, pour le moment. Erio se contente de tout ça. « T’as l’air de penser que j’suis malheureux, mais ça va. » la rassure-t-il. Il n’est pas le plus heureux des hommes, c’est certain, mais il n’est pas au fond du gouffre, à se morfondre d’une vie trop difficile à gérer. Il fait ce qu’il peut avec les moyens du bord et jusque-là, il ne s’en sort pas trop mal. Et ça lui plaît bien, de l’aider elle, à prendre du recul, le large et à s’accepter un peu plus telle qu’elle est. Ce qu’il essaie de faire avec la proposition du miroir. Erio s’exécute donc, motiver par le gain final, mais aussi parce que ce n’est pas déplaisant. Ses doigts sur sa peau le font vibrer, ses lèvres sur sa peau le font frémir. Avec un sourire sur le visage, amusé, il envoie valser ses chaussures, se défait de ses chaussettes pour enfin laisser glisser son jean sur le sol. Le froid caresse sa peau, le fait frissonner, mais ce n’est pas ce qui l’effraie. « Qu’est-ce que tu croyais… J’m’entretiens, mademoiselle. » Et c’est vrai. Pour se défouler, plutôt que par passion, mais il ne pourrait se passer de sport. Erio se laisse faire et au moment où elle prend place sur lui, pose ses mains sur ses cuisses. Ses lèvres lui font envie, si bien que lorsqu’elle se détourne des siennes, Erio ressent comme une frustration. Intérieurement, il sait que c’est mieux comme ça, qu’il y a une distance à avoir, des limites à ne pas dépasser. L’homme ferme les yeux, penche la tête en arrière pour lui laisser le champ libre, terriblement tenté par cette nouvelle proposition. « Tu es une diablesse… » dit-il, alors qu’il ne résiste pas. Erio se redresse, agrippe le bas de son haut qu’il retire et lâche par terre. « J’y tiens à ce miroir. » Mais à cette nouvelle proximité aussi. Elle lui fait tout oublier, aussi la pizza qui ne devrait pas tarder à arriver. Erio s’en moque bien. « Mais j’ai très faim de toi. » Ses yeux l’observent, ses mains capturent les siennes, entrelaçant leurs doigts et sa bouche effleure ses bras, ses épaules, son cou, le haut de sa poitrine. « J’ai un deal pour toi. » Il ne peut pas lui demander de faire face à sa peur sans rien en échange. Au creux de son oreille, il murmure : « Si tu me laisses faire c’que je veux… J’te laisserai dormir avec moi. » Ce n’est pas grand-chose pour beaucoup, mais pour lui, ça représente quelque chose d’important. Aucune femme n’a pu dormir dans ses bras et pour cause, il est tellement hanté par ses rêves qu’il craint que ça tombe pile à ce moment. Expliquer d’où ça vient est douloureux, alors il ne prend pas le risque, mais il est prêt à le faire, à donner de sa personne. Erio caresse son visage avec tendresse, place quelques une de ses mèches derrière son oreille et se redresse, en plaquant sa main sur son dos, l’autre sur son postérieur, la ramenant tout contre lui. « J'te laisserai avoir cette place particulière. C'est toi qui vois. » souffle-t-il, en embrassant son menton, alors qu'il tire en douceur sur ses cheveux pour l'inciter à pencher la tête en arrière et lui donner accès à son cou.
Revenir en haut Aller en bas
Lana Giaccomo10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t1604-lana-be-my-friend-hold- http://www.ciao-vecchio.com/t1630-lana-broken-inside#33911
ID : Mary
Faceclaim : Rachel Bilson ©leeloo_59(avatar) .beylin (code signature) , Ealitya & mrs chaplin (gif)
Multi-comptes : Lucy la sportive, Leïla la droguée
Messages : 2787 - Points : 3025

Âge : 33 ans (23 mai)
Métier : Organisatrice de mariage. Est une passionnée de la danse mais n'a jamais eu le courage d'en faire son métier
Sujet: Re: [Terminé] Lana | Besoin de toi ( le Sam 11 Nov 2017 - 16:23 )
Erio a raison, ce mode de vie dont il lui parle n’est pas faite pour elle… sur le long terme. Mais pour l’instant, c’est une vraie bouffée d’air frais dont elle avait grandement besoin, histoire d’oublier ses échecs passés. Fabio, Andrea et tant d’autres n’ont été qu’une succession d’échecs plus douloureux les uns que les autres. Si Lana était totalement prête pour une vie à deux, elle n’a finalement jamais trouvé un homme qui l’était aussi. Et c’est peut-être pour ça qu’elle s’entête tant à vouloir caser Erio… Pour qu’il fasse partie de ses hommes là prêt pour la vie à deux. Lana devrait être capable d’en tirer les conclusions qu’il s’impose : bien sûr que oui, elle est en train de s’attacher à son colocataire. Il la pousse sur des terrains inconnus, sait être adorable quand il le faut tout en restant honnête. Par-dessus le marché elle a confiance en lui, malgré qu’il semble persuadé qu’il pourrait lui faire du mal un jour, elle n’en croit rien. Alors oui, elle est en train de s’attacher à cet homme totalement indisposé à la vie à deux. Et comme d’habitude dans ce genre de situation, le cerveau et le cœur de Lana se mettent des barrières, préférant nier l’évidence plutôt que de subir un rejet. « Tu mérites de trouver une fille bien, c’est tout. » Elle le pense vraiment. Il n’est peut-être pas toujours des plus faciles à vivre mais c’est quelqu’un de loyal et de bon. Cette fille bien, faite pour lui, il la trouvera un jour. Et ce n’est pas elle. Lana est compliquée, perturbée, complexée là où Erio a besoin de quelque chose de simple, sans trop de pression. C’est quelque chose qu’elle ne peut pas faire : la pression, elle se la met et la met aux autres en permanence. Elle est même convaincue que c’est qui a poussé Fabio dans les bras d’autres femmes qu’elle. « Mais si tu dis que ça va alors très bien. J’arrête. » Têtu comme peut l’être son colocataire, Lana sait bien qu’il ne sert à rien d’insister. Et puis, elle n’est pas vraiment sûre de vouloir qu’Alessia et lui ne fasse qu’un. Il a sans doute raison quand il lui dit que son amie n’est pas celle qu’il lui faut.

« J’vois ça. » Lana appuie ses dires en prenant quelques secondes pour détailler le corps du policier. Elle l’a déjà entraperçue bien sûr, colocation oblige, mais c’est sous un tout autre angle qu’elle le regarde aujourd’hui. Chaque moindre petite parcelle de son corps attire ses yeux comme un aimant et, n’y tenant plus, Lana part à l’attaque. Sa démarche est un peu intéressée mais au fur et à mesure que ses lèvres s’attardent sur sa peau, un véritable feu s’empare de son ventre et se propage dans tout son être. Pas même son propre tee-shirt qui s’envole ne vient éteindre la flamme. C’est avec un léger sourire au coin qu’elle voit Erio flancher alors que ses doigts se referme sur les siens. C’est peut-être un simple contact pour le policier mais si on le combine avec les multiples baisers qu’il lui donne, ça a le don de faire fondre complètement Lana a l’intérieur. Et cette proposition qui arrive par la suite ne fait qu’accélérer un peu plus son cœur bien à la peine. Ils n’ont jamais vraiment abordé le sujet mais Lana sait pertinemment qu’aucune femme n’a le droit de passer une nuit complète dans son lit. Elle ne compte plus le nombre de fois où elle a entendu ses conquêtes filer en plein milieu de la nuit, certaines en étant le plus discrète possible, d’autres en laissant allègrement sortir leur mécontentement d’être virée de la sorte. Est-ce vraiment raisonnable comme proposition ? La Lana rationnelle aurait tendance à dire que non. Mais elle s’envole à l’instant même où la main d’Erio vient se poser sur son visage. La jeune Italienne ferme même un instant les yeux alors qu’il remet quelques-uns de ses cheveux en place. « Là c’est toi qui es le diable. » Plus que jamais, Lana se montre faible face à une telle tendresse. Et le feu qui a pris possession d’elle tout à l’heure ne fait que s’intensifier. « C’est ok. » Dit-elle, simplement, en amenant sa tête en arrière alors qu’Erio couvre son cou de baiser. Elle a conscience qu’elle abandonne là la dernière chance d’échapper au miroir mais, sur l’instant, c’est bien le dernier de ses soucis. Lana se pince les lèvres, profitant clairement de la douce torture de ses lèvres sur sa peau, avant d’inciter le jeune homme à relever la tête. Avec cette proximité, elle craint qu’il ne se rende compte à quel point son cœur a envie de sortir de sa poitrine. « Autant te prévenir, j’ai carrément tendance à m’étaler. » Un grand sourire, Lana essaye de rendre la situation plus légère, bien qu’elle ait totalement conscience de la pente glissante sur laquelle ils se trouvent. Ceci dit, c’est un fait : elle a beau être petite, dans un lit, elle prend beaucoup de place.


Erio & Lana


Je ne squatterais plus les rues de ma peine. Quand je suis perdue, j'veux que tu me ramènes. Je veux qu'on fasse bien, je veux qu'on aille loin et qu'on traîne.
Revenir en haut Aller en bas
Erio MazzeiToujours frais après un litre de café
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t1361-erio-i-don-t-want-to-li http://www.ciao-vecchio.com/t1460-erio-i-m-not-a-perfect-person
ID : Ealitya, Sandrine (ou Alice)
Faceclaim : Jesse Soffer ©.sassenach
Multi-comptes : Caitlin, Dante, Demetrio, Loris & Stefan
Messages : 792 - Points : 3153

Âge : trente-deux ans.
Métier : lieutenant de police à la brigade criminelle.
Sujet: Re: [Terminé] Lana | Besoin de toi ( le Sam 11 Nov 2017 - 18:51 )
C’est dingue à quel point elle a autant d’estime pour lui qu’il en a pour elle. Ce petit brin de femme arrive à le toucher, à le faire réfléchir aussi, même s’il n’en a pas la moindre envie. Il a assez de responsabilité dans sa vie pour vouloir se défaire de celles qu’il pourrait avoir là. Et en même temps, une voix dans sa tête ne cesse de lui murmurer qu’à force, il pourrait passer à côté de quelque chose de grandiose. Lana et lui, ils sont différents, ne sont pas toujours sur la même longueur d’ondes, mais à en voir leur façon de vivre ensemble, de communiquer, se disputer, ou même de se rassurer comme aujourd’hui, ils arrivent à se compléter. Elle lui apporte une certaine stabilité et lui son grain de folie. Erio et Lana réunis, ça fait des étincelles. C’est la passion. Ils se poussent l’un, l’autre à faire des choses qu’ils ne pensaient pouvoir faire. Lui à ce qu’elle se laisse aller et elle, à ce qu’il se confie, à ce qu’il lui propose une nuit complète auprès de lui. Il abandonne son cou, forcé par Lana qui l’incite à planter ses yeux dans les siens. « Aucun problème, je te pousserai par terre. » dit-il, avec sérieux, bien qu’il plaisante. Il se voit lorsqu’elle se blottit dans ses bras une dizaine de minutes, avant de partir. A chaque fois, il ne la repousse pas, la prend dans ses bras et ne changera donc pas de comportement. Erio espère juste qu’elle ne sera pas dérangée, qu’il passera une nuit plus sereine que les précédentes, même s’il ne se fait aucune illusion à ce sujet. Ses doigts agrippent l’attache de son soutien-gorge qu’il retire avec adresse, et alors qu’il fait glisser les bretelles, embrasse chaque épaule, à l’écoute de son corps. Il ne souhaite pas se louper, aimerait que cet instant soit à la hauteur de ce qu’il espère pour elle, qu’elle ne connaisse pas la déception et pour ça, il est prêt à se laisser de côté, tant qu’elle est satisfaite de tout ce qu’il entreprend. « Passion ou tendresse ? » demande-t-il, en aspirant délicatement sa peau, laissant une marque rouge derrière son passage sur laquelle il souffle. Empreinte laissée peut-être bien pour marquer son territoire. Il l’attrape dans ses bras en se levant, se dirige vers le pan du mur où il la tient emprisonnée. Ses lèvres viennent mordre sa peau, ses doigts se crispent sur son pantalon, défait le bouton, tremblant de désir et alors qu’il la repose au sol, fait glisser le vêtement le long de ses jambes en embrassant chaque parcelle de sa peau à laquelle il a maintenant accès. Ses jambes, ses cuisses, ses chevilles. « Tendresse… » lui demande-t-il, pour savoir ce qui lui correspond le mieux. Lui peut jouer sur les deux, être aussi doux que fougueux. Lorsqu’il remonte, il saisit ses bras qu’il relève au-dessus de sa tête, comme la première fois, l’empêchant de faire le moindre geste. Sa main libre caresse son corps, descend sur ses seins, s’arrêtent sur cette lingerie sur laquelle il s’agrippe comme si sa vie en dépendait. Le vêtement s’accroche, cède sous la force et s’échoue par terre. Ce qu’il s’apprête à faire est l’interdit, va à l’encontre de ses principes, mais leur proximité, le lieu magique que représente cet endroit pour Erio, et tout ce qu’elle devient pour lui… Erio attrape son visage entre ses doigts, effleure sa lèvre avec son pouce. « Ou passion. » dit-il, en tirant sa lèvre inférieure vers lui, avant de presser sa bouche contre la sienne. Son cœur bat à cent à l’heure, appuie ce déclic qui lui a sauté aux yeux il y a peu et qui prend plus d’ampleur à présent. Ce baiser est fort, intense, si bien qu’il a littéralement l’impression qu’il va la dévorer sur place. C’est à contre cœur qu’il place son index entre eux pour cesser ce baiser qu’il aurait souhaité prolonger. Il a dit qu’il ne pouvait le faire sans avoir de sentiments, et c’est le cas. Même avec un gage, Erio qui est pourtant un homme de parole n’aurait pas pris ce risque, sauf avec elle. Parce que ce qu’il ressent est réel. « J’te le devais. » Ce n’est qu’un demi-mensonge. Il le fait aussi pour lui, parce qu’il n’en pouvait plus d’observer ses lèvres sans pouvoir y goûter, mais maintenant que c’est fait, il se sent mal d’y renoncer. Erio avait raison, se passer de quelque chose que l’on ne connait pas est bien plus facile, que lorsqu’on sait ce que c’est. Ce manque, il le ressent déjà, mais il se contient avec violence. « Agrippe-toi. » lâche-t-il, sans lui laisser le temps de redescendre et craignant qu’elle s’interroge, Erio se défait de son boxer et entre en elle. Il aurait dû penser à une protection, ne l’a pas questionnée sur la pilule, à savoir si elle la prenait, ne se souvient d’ailleurs pas d’avoir vue une plaquette dans la salle de bains, n’y ayant pas fait plus attention que ça. Là, à cet instant, Erio a juste faim d’elle.
Revenir en haut Aller en bas
Lana Giaccomo10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t1604-lana-be-my-friend-hold- http://www.ciao-vecchio.com/t1630-lana-broken-inside#33911
ID : Mary
Faceclaim : Rachel Bilson ©leeloo_59(avatar) .beylin (code signature) , Ealitya & mrs chaplin (gif)
Multi-comptes : Lucy la sportive, Leïla la droguée
Messages : 2787 - Points : 3025

Âge : 33 ans (23 mai)
Métier : Organisatrice de mariage. Est une passionnée de la danse mais n'a jamais eu le courage d'en faire son métier
Sujet: Re: [Terminé] Lana | Besoin de toi ( le Sam 11 Nov 2017 - 21:13 )
La situation dérape complètement. Enivrée par la moindre caresse, baiser, effleurage de la part d’Erio, l’esprit de Lana est bien loin de penser à toutes les conséquences de leurs actes. Ce soir, ils vont encore plus loin que dans cette ruelle et franchissent un pas de plus vers l’interdit.Il s’agit peut-être là de leur point de non-retour mais Lana en apprécie la moindre petite seconde. En confiance, elle se laisse faire lorsqu’elle se retrouve coincée contre un mur, avec ses mains immobilisées. Elle prend le temps de s’imprégner de chacun de ses gestes, semblant être fait sur mesure pour elle, comme si Erio pouvait anticiper la moindre de ses envies. Un geste qu’elle n’avait pas anticiper, en revanche, c’est à ce baiser qu’il lui donne. Elle sait ce que ça peut bien vouloir dire pour Erio, si bien qu’elle reste un instant figée face à son acte. Au bout de quelques infimes petites secondes, Lana se reprend enfin, et lui rend son baiser, goûtant à ses lèvres avec un plaisir non dissimulé. Un baiser puissant et qui lui semble à la fois si long et si court. Un baiser qu’il lui devait, certes… Mais qui la retourne complètement et la fait véritablement reconsidérer les choses sur ce qui se passe entre deux. Ce creux dans le ventre qu’elle ressent à l’instant où il sépare ses lèvres des siennes n’a rien de commun avec ce qu’on est censé ressentir pour quelqu’un avec qui on lâche simplement prise. Non, c’est plus profond et c’est peut-être là depuis bien plus longtemps qu’elle ne le pense. « Les deux. Je veux les deux. » Dit-elle, sans vouloir s’épancher sur ce baiser aussi perturbant qu’exaltant. Oui, elle veut les deux : la passion et la tendresse. Complètement submergée par ses envies, Lana ne pense même pas à s’assurer des précautions nécessaires et Erio non plus. L’instant qu’il partage alors est hors du temps, et pour la première fois, Lana se retrouve à expérimenter une complicité jusque là inégalée. C’est bien différent de tous les hommes avec qui elle a pu être par le passé et ça dépasse toutes ses espérances. La tendresse et la passion sont là, toutes les deux, dans un équilibre des plus justes et la succession de leur geste est naturel comme si tout cela couler de source. Pas besoin de mots entre ces deux-là, une succession de regard suffisent à ce qu’ils se comprennent sur leur besoin, leur envie. Le feu qui avait précédemment pris possession d’elle se met à la consumer de plus en plus, le fait de pouvoir être surpris à tout moment – bien que cela soit improbable à cette heure de la nuit – rendant le tout plus exaltant encore. Et, enfin, l’explosion arrive de nouveau, bruyante, implacable. Bientôt suivie par Erio, Lana reste quelques instants là, dans ses bras, son nez contre le sien et leurs bouches à une distance ridiculement infime. Haletante, le regard plongée dans le sien, la jeune femme finit par se décider à briser le silence : « On ferait mieux de rentrer… » Parce que les nouveaux frissons qui la parcourent tout d’un coup n’ont plus rien à voir à l’intensité du moment. Les pieds de nouveau ancrés sur le sol – au sens propre comme au figuré – Lana amasse ses vêtements et s’habille en vitesse alors qu’Erio en fait de même. Une fois fait, elle prend soudainement sa main pour l’attirer contre elle, se hissant sur la pointe des pieds pour embrasser son cou qu’elle dévore. « C’était vraiment super. » Murmure-t-elle avant de l’embarquer dans l’escalier de l’immeuble. Le fait est qu’elle pèse vraiment ses mots : c’était bien au-delà d’un « super » moment. Ca n’avait rien à voir avec toutes ses fois où, bien qu’ayant apprécié, la jeune femme avait fini par être obligé de forcer le trait pour satisfaire son partenaire. Une fois rentrée dans l’appartement, ces deux-là partagent encore quelques moments de tendresse tout en se dirigeant vers la chambre d’Erio. Il est tard et, avec ses deux nuits précédentes, il s’avère que la jeune Italienne est tout simplement épuisée, incapable de tenir une conversation. Erio ne semble pas en reste puisqu’ils s’allongent tous les deux en prenant simplement la peine de se débarrasser de leurs pantalons respectifs. Lana prend alors d’office sa place dans les bras d’Erio, les remontant sur sa poitrine alors qu’elles embrassent une dernière fois ses mains. Il ne lui faut que quelques secondes pour s’endormir, d’un sommeil profond et paisible, avec l’étrange sensation d’être à sa place.

SUJET TERMINE.


Erio & Lana


Je ne squatterais plus les rues de ma peine. Quand je suis perdue, j'veux que tu me ramènes. Je veux qu'on fasse bien, je veux qu'on aille loin et qu'on traîne.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Sujet: Re: [Terminé] Lana | Besoin de toi ( le )
Revenir en haut Aller en bas
 
- [Terminé] Lana | Besoin de toi -
CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Résidences
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Aller à la page : Précédent  1, 2

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Résidences