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- Un plaisir non partagé... [PV Lorelei] -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Quartier Spagnoli
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Francesco Spinoza10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Un plaisir non partagé... [PV Lorelei] ( le Ven 10 Nov - 14:29 )
Un plaisir non partagé...
Lorelei et Francesco
Francesco sortit de la belle italienne dont le moteur vrombissait toujours dans son esprit et laissa les clés à un homme qui allait se charger d'aller la garer. Revêtu d'un splendide costume de marque italienne, il avait opté pour une tenue très chic, une veste de costume noire, un gilet décoré de motifs floraux argentés et un pantalon noir en soit assez simple, mais dont la matière faisait qu'il ne se froissait pas. C'était fou ce que l'on était capable de faire aujourd'hui. Un nœud papillon venait compléter tout cet attirail. Lorsqu'il lâcha les clés dans la main de l'homme, il se retourna vers lui, les mains dans les poches, et l'interpella alors qu'il s'apprêtait à rentrer dans la voiture:
- Ah! Une dernière chose... Pas une égratignure sur ce bijou, c'est bien clair?
- Très clair Monsieur. Répondit l'homme avec un grand sourire juste avant de monter et de prendre le volant délicatement alors que Francesco se retournait pour rentrer dans le splendide bâtiment qui lui faisait face. C'était un bâtiment dont l'architecture rappelait les palais du XVIII° siècle, dans une architecture très baroque, avec de grands piliers, un sol de marbre et des murs ornés de magnifique  tableau lorsqu'ils n'étaient pas percés de grandes fenêtres dont les grands rideaux rouges étaient tirés pour laisser les étoiles participer au bal.

Francesco tendit son invitation à un homme à l'entrée qui en déchira un coupon et lui fit signe d'entrer. Le jeune millionnaire rentra donc non sans une certaine excitation. Ces soirées nocturnes étaient ses favorites. C'était le genre d'endroits où vous pouviez rencontrer du beau monde. C'était le genre de lieu où se disputait encore pouvoir, argent et amour. Ce qu'aimait Francesco, c'était cette possibilité qu'il y avait à toujours pouvoir tisser de nouveaux liens avec des personnes plus ou moins influentes, c'était cette capacité qu'avaient les gens ici à vouloir toujours plus, et pour cela, ils étaient prêts à négocier, à se battre, pour obtenir ce qu'il voulait. Le jeune homme ne se rappelait même plus pourquoi avait lieu ce gala... Ah si. L'anniversaire d'un grand PDG de l'industrie navale que Francesco avait rencontré quelques semaines auparavant. La compagnie de Francesco avait d'ailleurs travaillé avec celle de ce même un PDG. Que voulez-vous, le travail rapproche les hommes. Et les femmes. Car elles étaient nombreuses en cette soirée d'anniversaire. Il y en avait de toutes tailles, de toutes les formes, et habillées, pour certaines, de manières les plus folles. Ici un grand chapeau à fleur, las-bas une robe dont le dos nue descendait tellement bas qu'on se demandait presque comment elle tenait encore sur l'italienne qui la portait. Francesco salua alors quelques uns de ses amis.

Pour certains, ils s'agissaient réellement d'amis, sur lesquels le florentin savait pouvoir compter en cas de pépin, pour d'autres c'étaient de simples partenaires commerciaux, simples contacts sur une liste bien longue qui disparaissaient sitôt que les ennuis arrivaient.
- Et bien alors Cesco? Je pensais que tu ne viendrais pas ce soir, il paraît qu'il y a une autre grande soirée à Santa Lucia, j'aurais pensé que tu y serais allé. Alfonso sourit de sa petite blague alors que le concerné répondait.
- J'avais une telle envie de venir ici en fait... Et lorsque l'on m'a dit que tu étais là, je voulais voir quelle tenue folle tu allais encore nous proposer pour cette soirée. Les autres s’esclaffèrent. Alfonso était le directeur marketing d'une grande ligne de vêtements pour hommes. Il portait cependant, et en tout temps, comme pour se démarquer, des costumes allant du plus chic au plus fou. Si bien que ce soir, il se démarquait non sans mal avec une veste de costume d'un vert audacieux, un gilet orangé qui se mariait plutôt bien au vert foncé de la veste et un pantalon d'un vert plus clair. Les chaussure quand a elles gardaient un côté sobre dans un marron très classique. Et je dois admettre que je ne suis pas déçu, termina Francesco avant qu'un autre ne prenne la parole. C'était Rafaëllo, un actionnaire chanceux qui s'était constitué une petite fortune après la vente de certaines de ses actions en bourse. Il avait joué un bon coup en même temps que la chance lui avait sourit. Et bien sûr, il ne parlait plus que de bourses, d'actions, et d'investissements, surtout avec Francesco.
- Tu as remarqué? La courbe des prix du pétrole est encore en hausse. Je voulais vendre, mais je vais attendre un peu qu'en penses-tu?
Un conseil. Voilà ce qu'il demandait. Parce que Francesco était l'un des meilleurs dans ce jeu-là.
- Le mieux c'est de vendre. La situation est assez préoccupante en centre-afrique et rien ne dit que demain nos actions ne vaudront plus rien. J'avais moi-même lancé quelques investissements dans des actions, mais je préfère les vendre demain. De plus, je pense que depuis le temps que la courbe est en hausse, on risque d'avoir une petite baisse. Autant profiter maintenant. Mais le mieux serait eut-être pour nous d'aller voir au Quatar, il parait que las-bas, les fontaines sont de pétroles. Une nouvelle fois, ils rirent de bon coeur de la bonne blague du florentin qui les laissa à leur discussion pour s'emparer d'un verre de champagne alors qu'un serveur passait par là. Il ne tarda guère à remarquer Emilio. Le PDG concerné dont c'était aujourd'hui jour de son anniversaire. La cinquantaine, il semblait presque avoir quarante ans. Une belle barbe, une tenue distingué, il respirait la classe et la force. Francesco s'approcha.

- Francesco! S'exclama Emilio. ravi que vous ayez pu vous joindre à nous.
- Le plaisir est partagé. Répondit Francesco avant de tremper ses lèvres dans le champagne. J'ignorais que vous connaissiez autant de monde, reprit ironiquement le jeune PDG.
- Ma femme y est pour beaucoup dans cette affaire. Elle en a profité pour inviter des amis à elle, qui ont invité leurs amis et ainsi de suite. Vous savez comment ça se passe, n'est-ce pas?
- Je n'ai pas de femme donc non. Répondit Francesco dans un grand sourire. Mais pour ce qui est de genre... "d'abus". Oui je connais. Les deux hommes sourirent de la plaisanterie avant que Emilio ne se fasse happer par deux autres invités après un dernier signe à Francesco. Ce-dernier alla donc prêt du buffet alors que se mettait en place l'orchestre qui allait donner la note pour la soirée. C'est alors que Francesco remarqua une personne qu'il connaissait. Qu'il avait déjà rencontré tout du moins. Lorelei Caldwin. Il n'aurait pas pensé la croiser ici, mais puisqu'il était là. Il s'approcha d'elle tranquillement et finit par arriver à sa hauteur. Elle avait dû le remarquer, mais fit mine de ne pas le voir.

- Madame, dit-il en inclinant légèrement la tête. Il laissa le silence s'installer entre eux avant de reprendre. C'est une agréable surprise que de vous rencontrer ici. Je n'aurais pas pensé vous revoir aussi vite. C'était quand la dernière fois?demanda-t-il un peu provocant. Pour lui sans doute était-ce une surprise, pour elle un peu moins, ou du moins, une mauvaise surprise. En fait, il y avait deux choses sur terres que Francesco détestait. Les choux fleurs et cette femme. Oh il ne la détestait pas, loin de là, il détestait plutôt sa motivation qu'elle avait de toujours le repousser. Son regard provocant, pourtant magnifique, ce visage si particulier encadré d'une splendide crinière d'un noir de jais qu'étaient ses cheveux, elle avait tous les atouts pour plaire. Il avait bien tenté sa chance avec elle, mais visiblement elle n'était pas intéressé et le repoussait sans cesse. Elle tenait bon il fallait le dire. Pourtant, lui ne lâchait pas l'espoir de l'avoir un instant pour lui. Et il se doutait que la réponse de la jeune femme ne serait pas chaleureuse mais plutôt... Glaciale... Comme elle en avait l'habitude avec lui. Il s'était fait au jeu. Et ne disait-on pas que l'espoir fait vivre?
 
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Lorelei Caldwyn10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: Un plaisir non partagé... [PV Lorelei] ( le Ven 17 Nov - 21:14 )

Francesco Spinoza & Lorelei Caldwyn

Un long soupiré s'échappa de ses lèvres. Une voix masculine la rassura alors. C'était Angelo un collègue de travail qui lui avait demandé de l’accompagner à une soirée un peu guindée. Un peu... À vrai dire même si Lorelei s'était mise sur son trente et un et qu'Erwann n'avait cessé de lui dire au combien elle était parfaite. Elle ne pouvait s'empêcher de stresser et d'être nerveuse. Ses doigts d'ailleurs n'avaient cessé de jouer ensemble une bonne partie du trajet. Angelo était venu la chercher chez elle, la jeune femme n'ayant pas de voiture. Il avait sorti la belle décapotable, elle n'avait eu l'occasion de voir cette voiture qu'une fois en 5 ans. Car oui, Angelo était le fils de... De qui d'ailleurs ? Elle n'avait jamais vraiment demandé, il n'aimait pas trop parler de sa famille et de sa fortune. Il travaillait, souhaitant gagner sa vie comme tout à chacun, mais cette soirée, il voulait en être, ou du moins y était pus ou moins obliger par son père. Lorelei n'avait pas vraiment posé de questions à vrai dire. Il voulait une belle femme à son bras, pour fermer le clapait de son père et de quelques rumeurs le disant gay. Lorelei n'y voyait là aucune honte si tel était le cas, mais elle avait accepté, pour lui rendre ce service. Lui-même lui en avait rendu quelques-uns et puis ils étaient amis. Mais il fallait vraiment dire que tout cela, ce monde, cet argent à foison et ses belles robes qui coûtaient un de ces salaires la mettaient quelque peu mal à l'aise. Oh oui, elle avait eu une bonne éducation et auprès de Nicolaï, par le passé elle avait parfois aimé se tenir correctement à ses côtés lorsqu'il l'amenait à des conférences ou autres. Mais de là à se fondre dans la masse du beau monde, elle en doutait quelque peu.

Mais le voiturier avait bien trop vite ouvert sa portière alors que la belle voiture s'arrêtait devant l'entrée. Un sourire à l'égard du jeune homme, qui le lui rendu, ravis d'avoir un peu d’intérêt surement. Angelo fit le tour pour qu'elle prenne son bras. Et dans un énième encouragement de son ami, ils firent leur entrée dans la soirée. Déjà subjuguer par la beauté du bâtiment et sa façade, l'intérieur manqua de l'achever. Tout était si kitsch, si brillant si riche et presque trop beau. Serrant un peu le bras de son compagnon pour la soirée, celui-ci fut très vite pris d'assaut par quelques personnes qui ne se gênèrent en aucun cas pour la reluquer de la tête aux pieds. Évidemment Angelo la présenta comme son amie, et même si une dame d'un certain âge qui semblait le connaître lui posa une question un peu plus intime sur eux, il fit mine de ne rien dire. Lorelei avait donné son accord, s'il voulait à faire passer pour sa petite amie, si cela lui évitait des histoires. Au pire, elle le serait juste pour la soirée, cela ne l'engageait à rien. Mais il était respectueux et il éludait le plus possible les questions et suggestions trop intimes à leurs sujets afin de ne pas la mettre trop dans l'embarras.

La soirée ne faisait que commencer et pourtant Lorelei avait l'impression que la moitié des gens présents les avaient déjà salué. Son ami se pencha alors à son oreille, lui glissant un mot. Lorelei leva les yeux à la recherche du père que ce dernier lui décrivait discrètement. Cet homme au loin, cheveux et barbe blanche, élégant et fort bien entouré. Inspirant une autrefois, le vieil homme les avait remarqué lui aussi et fit signe à son fils de s'approcher. Présentant poliment Lorelei, celle-ci bien que nerveuse tenta de faire bonne figure. Ravissante était le mot qui sortait de la bouche des quelques personnes présentes qui semblait presque soulager de voir Angelo au bras d'une femme. Mais bien, vite, le père demanda audience privée à son fils. Lorelei indiqua que tout irait bien, qu'elle irait vers l'attendre vers le bar. Autant profité de cette petite soirée qui serait un cas unique dans sa vie. Mais alors qu'elle fut au bar elle remarqua un homme... Elle détourna les yeux, mais un "Madame" charmeur, lui étant sûrement destinée attira son attention. Et effectivement. La brune aurait été tentée de dire quelque chose d'un peu cinglant, mais elle se retenue.

« Monsieur Spinoza... J'avoue ne pas m'en souvenir. »

En réalité, si elle s'en souvenait parfaitement. C'était aussi à une soirée, bien moins chic que celle-ci, mais une belle soirée tout de même. Elle se retint d'ajouter que c'était un très joyeux déplaisir de le voir ici. Mais elle était là pour Angelo, autant ne pas trop attirer l'attention et rester calme et sage. Prenant place sur un siège haut du bar, se doutant qu'il se pose sûrement à son côté. Sa robe noire assez moulante et plongeante, il fallait bien l'avouer devait attirer les regards et surtout le sien. Déjà qu'habiller d'un jean, il jouait les chiens en chaleur alors là... Le barman s'approcha pour prendre la commande, elle demanda un kir royal, cela faisait des années qu'elle n'en avait pas bu. Et même si son verre lui ferait la soirée, normalement, sauf si elle décidait de le boire d'un coup pour s’éclipser au plus vite à la vue de ce cher homme d'affaires.

« Vous n'avez pas de compagne à votre bras ? »

Demanda avec dédain alors la brune sans plus de gants. Ne plus lui parler, l'ignorer, elle aurait aimé. Mais c'était plus fort qu'elle. Et puis tant qu'Angelo ne reviendrait pas, elle était seule dans cet univers qu'elle ne connaissait pas. Effrayer pour ne rien cacher. Et quitte à tomber sur un gros lourd, autant déjà le connaître et savoir qu'il restera un minimum gentleman.
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PS :: La robe de Lorelei.


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Sujet: Re: Un plaisir non partagé... [PV Lorelei] ( le Sam 25 Nov - 16:17 )
Un plaisir non partagé...
Lorelei et Francesco
Du répondant. Du caractère. Un mental d'acier. Cette femme resistait à toutes ses avances. Elle devait avoir une dent contre lui, sans nul doute, le problème étant qu'il ignorait bien laquelle. Pourtant, alors qu'il aurait sans doute pu se détourner, chercher ailleurs, trouver une solution plus simple, il ne s'était ni détourné, ni esquivé. La difficulté. Il aimait cela. Qu'on lui résiste, il n'en avait guère l'habitude. Il était plutôt beau garçon, il le savait, et il en jouait de temps à autres. Mais avec elle, ça ne fonctionnait pas. Certaines couchaient avec lui pour l'argent, d'autre pour l'homme qu'il était, pour son énergie, d'autres tout simplement pour le coup d'un soir, mais elle... Elle tenait bon, elle s'agrippait. C'était plus fort qu'elle. il fallait qu'elle lui tienne tête, qu'elle ait le dernier mot. Chose était d'avouer que la dernière fois, c'était bien elle qui avait eu le dernier mot. Recommencer à zéro? Tenter une autre approche? Non, il serait bien vite démasqué. C'était inutile. La femme qu'il avait en face de lui n'était pas de celles que l'on abusait aussi facilement, il le savait très bien. Lorsqu'elle avoua ne plus se souvenir de la dernière fois qu'ils s'étaient vus, il sut qu'elle mentait. Elle voulait le pincer. Elle voulait lui montrer qu'elle pouvait être aussi provocant que lui. Elle ne défendait pas, elle attaquait, clairement. L'ignorer, elle ne le ferait pas, alors autant qu'elle profite, sans doute, mais il n'allait pas se laisser démonter si facilement.

- Je peux vous rafraîchir la mémoire si vous le souhaitez... Vous savez, je ne suis pas bon médecin, mais j'ai une bonne mémoire. Il savait avoir du répondant lorsqu'il le voulait. Il savait même être méchant. Deux choses à faire. la faire sortir de ces gonds, ou bien tenter quelque chose de plus délicat. On verrait après pour la seconde solution. Il reprit une gorgée de champagne alors même que son regard parcourait rapidement la salle, histoire de s'assurer que personne n'était en route pour saluer l'un des deux. Une chance, ils étaient tranquilles. Et si je me souviens bien, vous n'avez pas été très aimable la dernière fois. C'est dommage venant d'une femme aussi belle que vous. Vous tâchez un petit peu votre portrait et mon amour-propre, mais vous avez de la chance, je ne suis pas rancunier. Du moins ça dépend des fois. Mais ça il le gardait bien pour lui. Quand à l'amabilité de la jeune femme... il faut dire qu'il n'avait sans doute pas toutes les bonnes raisons de son côté, mais ça, mieux valait le garder pour lui. Finalement, elle eut l'excellente idée de lui poser une autre question. N'avait-il pas une compagne à son bras?

Question bien posé et bien pensé. Un point pour la dame, il le reconnaissait. Il était vrai que Francesco était souvent accompagné. Même bien accompagné, et il était rare de ne pas le voir accompagné d'une jolie jeune femme déniché quelque parts dans l'un de ses milieux mondains et riche du cinéma, de la mode, ou même des affaires. Mais non, pur ce soir, il avait choisi de venir seul. Comme il le faisait de temps à autres. Il restait célibataire non? Finalement, il répondit une nouvelle fois.
- J'avais bien dans l'idée d'être accompagné, mais j'ai appris que vous seriez de la soirée, je me suis donc dit que vous feriez très bien l'affaire. Nouvelle provocation. Elle était sans doute venu accompagné en ce qui la concernait bien qu'il n'en avait pas la certitude, cependant, il devait jouer prudemment ses cartes malgré son influence notable dans le coin. Qui avait-elle accompagner, c'était là la vrai question. Il se décida donc à reprendre avant même qu'elle n'ai pu dire un mot:
- Et comme je note que vous êtes seul, je suis amplement satisfait de mon choix. Vous n'êtes pas d'accord? Elle ne l'était absolument pas il le savait. Jouer la carte de l'homme plein de feu, celle de celui qui fonce tête baissée sans se soucier de rien, c'était la meilleure stratégie qu'il avait pour le moment.

Il s'appuya contre la table une main dans la poche tout en laissant dévier son regard dans la salle alors qu'il finissait son verre de champagne. Il ne la lâcherait pas aussi facilement, ça non. Ce n'était pas son genre, et elle devait bien s'en douter. Mais si parfois on lui disait qu'il était une vraie tête de mule, il reconnaissait sans mal avoir été battu par cette femme. Il fallait cependant qu'il maintienne son esprit en éveil, prêt à dégainer à la moindre pique de Lorelei, prêt à répondre à tout et à rien. La rhétorique. Avoir raison. La vérité on s'en foutait. Il fallait qu'il ait le dernier mot ce soir. Histoire de ramener le tableau de marquage à égalité. Et puis même, il voulait éviter de se laisser démonter sans rien y pouvoir. Or, en face de lui, il avait une adversaire de taille, pleine d'esprit et d'intelligence, prête à user de tout son savoir contre lui. Si il restait un homme cultivé et bien éduqué, il devait admettre qu'elle l'avait scié la dernière fois. Et à la vérité, comme il ne s'était pas attendu à la voir ici, malgré ce qu'il venait de prétendre, il s'était jeté tête la première dans une lutte qu'il n'était pas sûr de gagner. Son esprit pensait à tout et à rien, faisait défiler toutes sortes d'idées, d'images, de pensées, prêt à prendre la moindre chose utile pour qu'il puisse répondre vite et bien. Mais tout était aussi dans la posture. Droit, élégant, et surtout un visage qui ne montrait aucune émotion. Le milieu des affaires lui avait permis de s'entraîner durant des années à ce jeu qu'il maîtrisait très bien. Il avait appris à être maître de chaque petits détails qui pouvaient le trahir afin de paraître toujours plus fort et jamais déstabilisé. C'était l'une des clés du succès. Est-ce que ça fonctionnerait ce soir? Il fallait l’espérer non?
 
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Lorelei Caldwyn10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: Un plaisir non partagé... [PV Lorelei] ( le Jeu 14 Déc - 19:53 )

Francesco Spinoza & Lorelei Caldwyn
Levant les yeux au ciel alors que l'homme entama un discours qui ne l'intéressait en rien. Lui remémorant leur dernière soirée ensemble, à jouer au chat et à la souris... Enfin d'une certaine manière. Elle se fichait bien de le blesser dans son amour-propre ou même de passé pour une femme teigneuse, après tout, elle préférait cela a passé pour une femme facile. Elle n'avait jamais été ainsi... Même si... Même si son passé avait fait que... Mais sans avoir le choix, elle n'y pouvait rien. Depuis qu'elle avait repris sa vie en main, peu d'hommes pouvaient se vanter d'avoir chauffé ses draps, ou simplement de l'avoir vu dévêtue. Et cela n'était pas plus mal, un peu trop pudique pour certain, sûrement, mais elle était ainsi et les quelques traces qui couvraient encore son corps de femme n'étaient pas si facile que cela à assumer. Le barman venu prendre sa commande, elle fut des plus douces à son égard. Comme pour une nouvelle fois prouver à se gougea de riche qu'il n'était pas le bienvenu dans son cercle vital et dans cette conversation qu'elle s'évertuait finalement à poursuivre malgré tout. Acerbe, elle avait balancé une question pleine de sous-entendu, un peu piquante quand on la connaissait. Il était certain que ce cher Spinoza, avait bel et bien compris toute la finesse de cette question. Et au vu de sa réponse tout aussi finement ficelée, il n'était pas idiot. Bon cela Lorelei l'avait bien compris, et depuis longtemps. Il était riche et avait un minimum de cervelles à fonctionner... Au moins il n'était pas totalement à jeter.

Soupirant une nouvelle fois alors qu'il répondait. Un peu agacer, mais également amuser. Il mentait comme il respirait. La brune, elle avait fait de même à peine quelques secondes auparavant. Ce n'était qu'un juste retour des choses. Elle allait répondre, mais il ne lui en laissa pas le temps. Elle le regarda un sourcil levée, amuser par son enfoncement profond dans la bêtise. Même si en un sens, il n'avait pas tort, elle était bel et bien seule à ce bar... Angelo était... Elle ne savait même pas où réellement son regard qui se détachait sans mal du chef d'entreprise collant, à la recherche de son seul visage connu dans cette foule de riches et influant personnages de la société. Mais il n'était nul parti, du moins pas dans la grande salle et pas dans son champ de vision. Retournant son regard glacer vers l'homme, alors que son kir Royal arriva sous ses yeux, elle y trempa ses lèvres sans même proposer de trinquer. Il s’accouda la table du bar. Lorelei le regarda faire, comme s'il marquait son territoire. Ses yeux de nouveau s'étaient élevé un vague instant au ciel. Elle lui répondit alors....

« Croyez-le ou non, mais je ne suis pas venu seule. On me supporte un minimum, il faut croire. Mon ami est simplement occupé en privé pour le moment. »

Insistant sur le mot "ami", comme pour mentir un peu sur un potentiel compagnon de vie. Et son statut de non-célibataire, qui était un mensonge évidemment. Mais le jeu avait commencé au moment où leurs regards s'étaient croisés. Et si elle avait gagné avec un peu de facilité la dernière fois. La bibliothécaire était persuadée que la bataille serait bien plus rude cette fois-ci. L'homme savait à quoi s'attendre maintenant, mais elle ne doutait pas qu'il ait plus d'un tour dans son sac pour la faire sortir de ses gonds ou céder. Même si elle doutait très fortement de la seconde option, vue à quel point il pouvait l'agacer à cet instant même. Si le visage et la posture de l'homme étaient nobles et sans contraste, Lorelei elle, moins à l'aise laissait son visage se déformer à diverses grimaces et son regard exprimé sans retenue ce que ses lèvres n'osaient avouer. Il y avait du monde et elle se voulait un minimum respectueux pour Angelo et ce monde qu'il appréciait guère lui-même, mais qui était son monde. Elle se devait d'être noble et calme ce soir, pour lui, juste pour lui. Ses yeux cristal quittant le corps de l'homme qu'elle avait scruté un instant avec dédain, elle reposa son attention sur le fond du bar, et le miroir qui reflétait l'animation derrière elle. Droite et fière sur son tabouret, elle hésita à continuer cette conversation, se retenant de quelques questions piquantes. Mais elle réussit à se contenir. Menant sa boisson à ses lèvres elle goûta une nouvelle petite gorgée qu'elle apprécia. Laissant le loisir à l'homme d'attaquer.
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Sujet: Re: Un plaisir non partagé... [PV Lorelei] ( le Mar 2 Jan - 17:45 )
Un plaisir non partagé...
Lorelei et Francesco
Il avait du bagou, il savait tenir une conversation, et surtout, il savait très bien s'en tirer dans les joutes verbales. Même lorsque en face de lui se trouvait une adversaire redoutable. Elle avait souri au barman, lui avait parlé d'une manière charmante et très poli, et il avait très bien compris qu'elle marquait bien la différence avec lui. Elle ne l'aimait pas tout simplement. manque de pot, Francesco était têtu. Il savait qu'il n'était pas le seul et qu'elle l'était autant que lui si ce n'était pas plus. Mais ce soir, il était doté d'une telle énergie qu'il se moquait bien des murs qu'elle pouvait dresser ente eux. A vrai dire, il était dans son milieu. Il ne le niait pas. Il devait connaître facilement soixante voir soixante quinze pour cent des invités présents. Connaître ne voulait pas dire qu'il était l'un de leurs amis ou inversement, mais plutôt qu'il avait déjà traité avec eux. Il connaissait bien ce milieu, si bien qu'il s'y sentait comme un roi. Un King. Merci pour la traduction. Elle l'écoutait cependant. Agacé sans aucun doute, elle haussait les sourcils de temps à autres, montrant ainsi combien elle n'avait qu'une hâte, qu'il parte.

Cependant, il nota son regard fuyant, qui cherchait comme à s'échapper de cet instant, de ce moment avec lui. Elle ne l'appréciait guère, elle ne le supportait pas même, mais il s'en amusait. Elle cherchait. Son regard cherchait quelqu'un, une personne bien précise. Le serveur lui demanda si il souhaitait un alcool, Francesco lui commanda un bon whisky alors qu'il ne lâchait pas le regard de la jeune femme. Il avait eu raison de jouer prudemment ses cartes, car il savait désormais qu'elle n'était pas venue seule. D'ailleurs, elle le lui fit bien comprendre en lui répondant qu'elle était bel et bien venue accompagnée. Malgré tout, il ne put retenir un sourire alors qu'il notait son malaise. Elle n'était pas vraiment dans son élément. Son corps trahissait son malaise. Cependant, elle restait encore avec lui. Parce qu'il était le seul qu'elle connaissait? Non, parce que malgré son malaise, malgré le fait qu'elle n'avait peut-être pas envie de le voir, de le supporter, elle souhaiter engager la lutte. Teigneuse... Bon sang... Elle avait du cran. Son Whisky arriva bien frais. Il se saisit du verre et y trempa ses lèvres appréciant le fort breuvage. Il choisit alors de reprendre:

- Je vous crois sans mal.
Il laissa le silence s'installer. Comme si pour la première fois il n'allait rien ajouter d'autres. Savoir laisser le silence s'installer, observer les émotions, prendre son temps, avant de bondir à temps. Puis, estimant avoir assez laisser de temps, il reprit. Il est bien dommage que votre accompagnateur vous ait laissé seule... Vous me semblez un peu perdu. Il but une gorgée avant de rajouter rapidement. Mais c'est peut-être mon esprit qui me joue des tours, je vous le concède. Un homme que Francesco connaissait passa par là et le bel italien le salua respectueusement avant de reprendre en direction de la jeune femme. Remarque, peut être que je me trompe en fait. Nouvel arrêt. Sans doute que c'est une femme qui vous accompagne. Il lui adressa un sourire. Charmeur il savait l'être. En fait, la faire sortir de ses gonds c'était la meilleure manière de se la mettre à dos. peut-être que le mieux était de réfléchir un peu et d'adopter une stratégie différente. Il jouait donc une carte plus gentille. Même si l'objectif ne changeait pas. Finalement, il se rapprocha d'elle, et désigna une table à laquelle discutait deux hommes.
- L'homme de droite, c'est Francesco. Pas moi je vous rassure, je n'ai pas encore le pouvoir de me dédoubler. Mais il a le même prénom que moi, la chance hein? Il est responsable d'une industrie de coton en Egypte qu'il a développé lui-même. Et l'autre à côté, c'est Anthony. Lui il a fait mieux, il s'est batî un véritable empire en Turquie. Il a fait construire plusieurs industries du vêtements las-bas. Et vous vous doutez qu'ils n'ont qu'une envie, conclure un bon contrat. Vous voyez, ce qui est marrant, tout le monde est là pour quelque chose...

Il s'arrêta. Une nouvelle fois. Une énième fois. Il laissa son regard aller sur la foule, calme, confiant, dans son élégant costume. Finalement, il se redressa un peu, cessa de s'appuyer contre le bar et finit par demander:
- Et vous? Quelle est la raison qui vous à conduit là? Si ce n'est peut-être d'accompagner votre "ami". Il insista lui-même sur le terme ami. Il ne savait pas si elle parlait d'un éventuel compagnon, ou alors d'un simple compagnon de soirée. Il manqua de rajouter que l'homme avait bien de la chance mais préféra la fermer. Pour une fois, il valait mieux en profiter. Il s'arrêta donc, préférant se calmer un peu, bien qu'il se contrôlait très bien. C'était pour lui un jeu, un jeu auquel il aimait jouer. Il savait d'ailleurs que ça pouvait lui coûter, que son amour-propre s'en verrait peut-être blessé, mais il s'en moquait. Il tentait le tout pour le tout.
 
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Lorelei Caldwyn10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: Un plaisir non partagé... [PV Lorelei] ( le Lun 8 Jan - 16:17 )

Francesco Spinoza & Lorelei Caldwyn
Son malaise était des plus palpables. Si elle arrivait à contenir ses mots et ses piques qui se bousculaient dans son esprit acerbe. Son corps se dandinait presque autant que ses petites mimiques agacées. Lorelei avait toujours été une femme expressive. Si un temps elle avait perdu la parole, elle avait su au travers de ses yeux exprimer ce que sa bouche close refusait de dire. Ses jambes croisées, l'une d'elles se balançait légèrement avec frénésie, contenant l'énergie et la véracité dont elle faisait preuve intérieurement. Mais le petit roquet qui se jouait d'elle n'avait pas l'intention de lâcher le nonos. Malheureusement, car ce soir elle était tout de même fébrile face à cette lutte. Même si elle tentait de ne pas le montrer. Le silence avait gagné le terrain, comme pour annoncer une tempête. Elle le laissa se poser prête à arrêter le tir. Et quel beau tir... Il n'était pas si bête. Si la brune avait tenté de rester droite fière et sans plus d'émotion, il avait sans mal deviner qu'elle était déjà désarçonnée. Un rire léger s'échappa d'entre ses fines lèvres rougies. Secouant la tête elle ne répondit rien, elle n'en eut pas vraiment le temps. Elle le vit gesticuler Du coin de l’œil, saluant un "ami", peut-être. Qu'importait, avant de reprendre. Mais il s'enfonça toute seule et lui tendu une perche qu'elle ne pouvait que saisir avec un plaisir immense.

« Vous avez peut-être raison. Votre présence et insistance m'ont vacciné de la gente masculine. Vous avez un tel pouvoir. Vous n'imaginez même pas. »

Lança alors Lorelei avec fierté. Se redressant sur son tabouret, cessant de gesticuler. Son verre dans sa main, déjà tâchée de la marque rouge de ses lèvres. Un petit rictus dédaigneux et supérieur alors. Elle le sentit alors s'approcher quelque peu. Trop prêt à son goût. Mais il l'était déjà de toute façon. S'il ne voulait pas être dans son cercle d'intimité, il faudrait qu'il soit à l'autre bout de la pièce, ce qui semblait être une chose trop dure à demander. Et pas assez amusante pour tout avouer. Elle écouta ce qu'il raconta, sans pour autant comprendre un traître mot. Enfin, elle comprenait évidemment le sens de ses paroles. Mais à quoi bon lui donner toutes ses informations. Curieusement, elle avait suivi du regard le sien, afin de savoir de qui il parlait. Mais elle s'en fichait royalement, c'était "gentil" de sa part de faire des présentations qui n'avaient pour elle aucun sens. Elle n'était pas de ce milieu et hormis leur proposer des livres, elle ne pourrait pas grande chose pour ses pauvres hommes. Si ce n'était faire joli à leur bras. Elle n'en doutait pas. Francesco lui-même, le seul et l'inique qui se redressait à son côté, en serait ravis. Pourtant, Lorelei ne voulait en rien être une simple décoration aux côtés d'un riche homme. Servir d'objet, elle avait déjà donné. Merci. Plus perdus qu'elle ne le fut jusque-là alors, elle redressa son visage vers l'homme élégant. Au moins elle ne pouvait pas lui enlever cela.

« Je vous ai déjà répondu. J'accompagne un ami. Simplement. Mais si cela vous semble trop étrange je n'y peux rien. Que voulez-vous, tous ne voient pas en moi un simple ornement qui ferait joli sur son tableau de chasse. »

Soupira Lorelei, un large sourire désespéré à l'homme. Trempant ses lèvres de nouveau dans le liquide d'orée bulleux.

« Mais je vous retourne votre question. Vous, que cherchez-vous dans ses soirées, si ce n'est des contacts ou à venir envahir l'espace personnel de femme qui ne demande rien, si ce n'est d'être tranquille ? »

Son regard bleu puissant s'enfonçant avec force dans les yeux bruns de l'homme. Son regard avait quelques choses d'intense, d'effrayant parfois même. Elle en était consciente, le bleu cristallin de ses yeux pouvait déstabiliser et c'était le but recherché. Il n'allait pas la lâcher de sitôt s'il semblait moins piquant et plus distingué. Peut-être cherchait-il de nouveau un autre moyen de gagner ses faveurs. Mais jamais, non jamais elle ne céderait à ses avances, qu'elle soit hardie ou mielleuses.

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Francesco Spinoza10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: Un plaisir non partagé... [PV Lorelei] ( le Dim 14 Jan - 23:45 )
Un plaisir non partagé...
Lorelei et Francesco
A son hypotèse quand au fait qu'elle ait pu être accompagnée par une femme, elle avait profité de cette pensée lancée à voix haute pour immédiatement répondre, tentant de se sortir d'une situation qu'elle n'aimait pas. Francesco jouait, s'amusait, un petit peu comme un chat pouvait jouer avec une souris avant de la manger, mais attention à ne pas refaire Tom et Jerry, il pourrait s'y brûler les doigts. Il écoute sa répartie. Bien dit. Mais il a connu mieux. Il tente alors une autre approche. L'objectif n'est pas seulement de la calmer, c'est aussi de voir comment elle va réagir face à chaque attaque. En fait, cette femme, il l'admire. Premièrement parce qu'elle résiste, mais surtout parce que malgré qu'elle ne soit pas issu d'un milieu où il faut savoir marchander et négocier... C'est quoi son boulot déjà? Caissière? Non, ça c'est Liz. Ah... Libraire. Bibliothécaire. Un truc du genre quoi, perdu entre des armoires remplies de livre. La condition n'est pas dégradante, mieux encore, elle a du talent. Elle a peut-être loupé sa vocation. Il parlait donc, mais elle ne semblait pas le moins du monde intéressé. Il ne put retenir un sourire. Elle n'était pas là par intérêt, il en était sûr. Il trempa à nouveau ses lèvres dans le Whisky, qui n'était pas mauvais soit dit au passage, et apprécia la boisson forte alors qu'elle répondait à sa question.

La même réponse d'il y a quelques instants, mais cette fois-ci elle y ajoutait une petite attaque personnelle. Bien répondu. Elle lui laissait entendre que certains n'avait pas vu en elle un simple nom sur leur liste de maîtresse et d'amourettes. Il ne put que pencher la tête lorsqu'elle eut dit cela. Puisque lui pratiquait souvent l'inverse... Oh ce n'était pas pour la gloire, l'argent ou le bonheur, ça non, il s'en moquait éperdument. Lui c'était simplement pour le plaisir. Le plaisir charnel, avec une femme belle, et douée de préférence. Or, il avait senti en Lorelei un type de femmes qui ne se laissait pas faire et qui avait tendance à plaire à Francesco. Celles qui résistaient le plus étaient en fait celles qui avaient le plus à offrir. Et puis, certes, ne nous cachons pas, elle restait séduisante, voir même mystérieuse, elle avait un côté presque sombre. Il aimait cela. Finalement, elle lui retourna la question, plantant son regard bleu acéré dans le sien. Il devait l'admettre, le regard de la belle n'était pas des plus simples à supporter, d'autant qu'il était fixe, droit, presque inquisiteur. Cependant, il ne détourna pas le regard et engagea la lutte. Ce genre de choses, il le vivait en permanence, il plissa légèrement les paupières, tel un félin qui semble s'endormir mais dont le regard ne vous lâche pas, et ne broncha pas. Maintenant il fallait répondre à la question. Ce qui était bien, c'est qu'elle avait déjà élucidée pas mal de réponses possibles. Le plus simple aurait été de répondre qu'elle n'avait pas tort, mais ça serait oublier le répondant de Francesco.

- Vous savez quoi? Si je ne vous connaissez pas quelques peu, je croirais que vous êtes une genre de voyante, ou un truc du genre. Vous m'avez mis à jour, je le reconnais. Je dois être là pour les deux solutions que vous avez énoncés. Et peut-être pour une troisième qui m'est plus personnelle. Terminer avec l'information la plus importante que vous ne dévoiliez pas. Elle avait raison, mais elle n'avait pas tous les éléments. Lui laisser cette idée qu'elle avait bien les cartes en mains, mais pas le jeu complet. Lui laisser croire qu'elle avait la carte au trésor avant de lui montrer qu'elle n'avait qu'une partie. Rencontrez des gens, se faire des "amis", il accentua volontairement le mot, agrandir son carnet de contact, voilà ce qui se fait. Voilà ce qu'il faut faire. Il s'arrêta avant de reprendre, sans la lâcher du regard. Si vous étiez un tantinet plus observatrice vous remarqueriez que je ne suis pas le seul qui vous regarde. Histoire de la mettre mal à l'aise, et il ne mentait pas. En effet, deux hommes installé au bout d'une table suivait Lorelei du coin de l’œil alors que certains de ses amis à lui ne l'avait pas lâché depuis le début de la soirée. Vous n'avez ni amis, ni ennemis. Vous êtes juste une inconnu. C'est pour ça qu'il vous regarde. Et comme vous êtes dans le même temps désirable... Il laisse en suspens sa dernière phrase. Elle doit le savoir de toute manière. Il fait tourner l'alcool dans son verre, d'une manière nonchalante. Finalement, il choisis de reprendre, toujours en la regardant, de manière à la mettre toujours plus mal à l'aise. Vous savez quoi? Si ce n'est pas moi qui viens... C'était comment déjà? Il la regarde alors qu'elle semble ne pas comprendre. Ah oui. Si ce n'est pas moi qui vient "envahir votre espace personnel" un autre s'en chargera. N'ayez crainte quand à cela, je commence à les connaître ces soirées. Il termina son verre qu'il déposa sur le bar, la lâchant enfin du regard.

Le serveur s'approcha et Francesco lui fit un signe pour qu'il lui replisse à nouveau le verre qu'il ne reprit pas immédiatement en main.
- L'argent... Le pouvoir... Les bonnes affaires... Et les femmes. Vous croyez vraiment que la société a changé en cinq siècles? Il releva les yeux vers elle, sincère pour une fois dans sa question. Il ne lui laissa cependant pas le temps de s'exprimer qu'il reprenait déjà la parole. Elle aurait tout le loisir de s'exprimer après. La réponse est non. On a juste changé le nom de nos gouvernements, on a changé les personnes qui en sont à la tête, leurs fonctions varient. Les lieux, les places du pouvoir eux, n'ont jamais changé. On est plus "nobles", on est juste "grand PDG", "Riche", ou tout simplement "acteur économique majeur". Vous voyez, pour répondre à votre première question, j'aime ces soirées pour une seule chose: Elle me permette de me tenir au courant de ce que sera demain. Il s'arrêta, repris une gorgée de sa boisson avant de dire. Et croyez-moi, si c'est un autre que moi qui vient auprès de vous... Il marqua un temps d'arrêt avant d'esquisser un léger sourire. Il sera peut-être moins agréable. Il s'arrêta là. La dernière phrase, elle devait peut-être le savoir. Il ne lui apprenait sans doute rien, mais bon, histoire de lui rafraîchir la mémoire et qu'il était peut-être mieux que certains, pire que d'autres, à n'en pas douter.
 
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Sujet: Re: Un plaisir non partagé... [PV Lorelei] ( le Mar 30 Jan - 14:37 )

Francesco Spinoza & Lorelei Caldwyn
Il était doué ! Très doué, trop peut-être même à son goût. Ils ne jouaient pas dans la même cour, elle l'avait su dès le début de la partie. Son métier ? Vendre des tours en hélicoptère, mais c'était bien plus que cela au fond. Il était riche, séduisant, elle ne pouvait le nier et surtout habile. Lorelei l'avait vite remarqué et si elle se défendait, disons-le, assez bien. Elle se savait pas aussi habituer à l'exercice qu'il ne pouvait l'être. Si face à son adversaire elle évitait de flancher, son for intérieur était assez peu stable et si elle ne se concentrait pas elle flancherait sûrement. Mais elle avait jusque-là tenu bon. Il était hors de question qu'elle le laisse gagner et la déstabiliser. Elle attaqua alors de son regard particulier, si ses yeux étaient aussi bleus que pouvaient être les siens, son regard était un pouvoir qu'elle ne négligeait jamais. Si les mots et son attitude pouvaient mentir jamais son regard ne le faisait. Fière et droite sans bouger clignant à peine des yeux elle le fixait espérant qu'il finisse par déguerpir. Mais non... Il était coriace et bien plus encore. Il maintenait son regard avec férocité. S'il n'avait pas été si doux malgré des efforts pour le rendre intense, il aurait sûrement baissé les yeux. La bibliothécaire devait bien lui rendre cela, si son visage son corps était sculpté tel un athlète ayant un peu abusé du sport, trop carrer pour elle. Son regard était aussi doux que celui d'un agneau, le bleu puissant de ses yeux lui donnait un air de petit ours presque adorable. Un rictus se forma sur ses lèvres à cette pensée, essayant de le dissimuler pourtant. L'homme sans détourner les yeux répondit enfin. Lorelei se sentit presque déstabiliser de sa réponse, trop prise par ce silence intense, ce jeu de regard.

Sa tête se pencha instinctivement sur le côté, comme si elle ne comprenait pas vraiment une fois encore le sens de sa réponse. Ses yeux plissés, elle ne le lâchaient pourtant toujours pas. Attendant la suite, espérant le comprendre enfin. Mais la suite... Elle ne s'y attendait pas. Il gagnait du terrain au fur et à mesure de ses paroles. Elle détourna le regard alors qu'il précisa ne pas être le seul à la regarder. Trop occuper à mener se combat à bien qu'elle n'avait plus fait attention à son environnement depuis trop longtemps. Et voilà qu'elle croisa le regard de plusieurs hommes, mais aussi femmes. Peut-être la paranoïa s’emparait d'elle... Mais soudain la pauvre bibliothécaire ce senti presque comme une bête de foire, comme si sur son front, il avait écrit qu'elle ne venait pas de ce monde. Comme si sa place n'était pas ici. Retournant son regard alors qu'il laisse le silence ponctuer sa phrase. Son regard bleu il y a peu intense et déstabilisateur semblé perdu. Il a raison, elle est inconnue dans ce milieu et on la juge sans la connaître, elle le sait, elle le sent. On l'a vu rapidement au bras d'un homme qui l'a abandonné lâchement, et elle se fait courtiser par un autre qu'elle dénigre de geste exaspérer. Elle ne sait quoi dire, bouche bée de ses révélations si évidente, mais qui mise ainsi face à elle semble lui couper le souffle. Soudain elle a envie de partir, se fuir. Elle n'est pas à sa place ici, elle ne s'y plaît pas, ce n'est pas nouveau. Jouer les bonnes femmes le sourire collé aux lèvres saluant tout à chacun séduisant d'un regard, d'un sourire le moindre visage croiser espérant agrandir un carnet d'adresses invisible. Ce n'est pas elle. Elle, elle n'est qu'une petite bibliothécaire. Une mère qui se conforte dans sa vie de famille pas extravagante mais assez palpitante pour que chaque jour paraît différent et agréable. Elle n'a jamais rien demander de plus, elle n'a jamais rien voulut de plus. Et ils semblent le savoir. Comment ? Soudain, elle ne sait plus, elle ne veut plus le savoir.

Son regard claire vagabonde à la recherche d'un secours. Lever vers lui comme si chaque mot de vérité lui était tel une révélation sans fin. Elle le savait, oui, elle n'était pas idiote. Mais énoncer ainsi par ses soins c'était différent. Il avait raison, tellement raison. Elle inspire, baisse enfin son visage vers le bars où ses coude ont trouvés refuge. Se cacher entre ses mains elle aimerait, mais elle ne peux pas. Pas sachant ses regards sur elle, sachant qu'il est toujours là à ses côtés, ayant presque gagner la partie. Moins agacer, totalement restabiliser il la fait presque chanceler sur son siège. Mais elle ne doit pas tomber. Non. Elle laisse un long souffle sortir d'entre ses narines alors que ses lèvres rouges closes, cherche à se reprendre. Levant à nouveau un regard vers lui elle doit s'avouer vaincue, enfin.

« Vous avez raison. Totalement. Je n'ai pas ma place ici. »

Sa voix est encore sèche, même si elle laisse transparaître et entendre un léger tremblement. Érailler comme si elle venait de fumer, comme chaque fois qu'un sentiment trop fort s'empare d'elle. Mais elle se ressaisit alors.

« Vous avez raison, je pourrais tomber sur pire que vous. Sur un vrai gougea, et votre compagnie bien qu'agaçante reste supportable. Même un peu amusante. »

Elle marque elle aussi une pause, alors qu'elle prend le temps de jeter un œil dans la salle, trouvant soudainement peu de regards tournés vers elle. Comme si cette paranoïa qu'il avait installée en elle s'évaporait. Elle remarqua au fond de la pièce le visage de son ami Angelo. Plus blanc qu'à son habitude, suivant l'homme qui avait été présenté comme son père. La discussion privée avec ce dernier devait être terminée. Elle le retrouverait bien vite alors.

« Mais mon compagnon semble enfin libre, alors je crains de devoir vous laisser mon cher. »

Lorelei alla pour se lever, saisissant la petite pochette noire qui lui servait de sac à main sur le bar. Prête à quitter ce terrain glissant, fuyant avant de ne perdre pied totalement. Il avait réussi à la mettre mal à l'aise, à marquer plus qu'un but. Mais il n'avait pas encore gagné et elle devait s'éclipser avant qu'il ne le fasse. Elle le remercia et poliment lui indiqua de passer une excellente continuation avant d'elle aussi s'éclipser. Voguant maladroitement dans la foule jusqu'à la sortie. Elle repérait parfois son ami, jusqu'à le perdre de vu non loin de la sortie. Vu sa pâleur, il avait sûrement besoin de prendre l'air. Il avait sûrement besoin de parler, si elle ne connaissait pas ce monde, ses enjeux, elle pouvait tout de même être une oreille attentive pour un ami dans le besoin. Mais arriver sur les marches de la belle bâtisse, le froid piquant sa peau relativement nue. Elle ne trouva personne, quelques pas la guidant un peu au-dehors, rien... Angelo semblait avoir disparu. S'était-elle trompée. Un crissement de pneu attira son attention, une voiture quitta la belle propriété à vive allure si son regard eut à peine le temps de voir ladite voiture elle eut le temps de comprendre que son ami était parti. L'oubliant là. Le regard du voiturier qui venu à sa rencontre, peu après, ne fit que confirmer ce qu'elle savait déjà. La voilà bien bête. Rentrée de nouveau, accuser le regard de ses gens qui savaient... Qui aurait eu vent des rumeurs de ce père qui venait de détruire assez son fils pour qu'il oublier une amie, pour qu'il parte sans un mot et sans se retourner. Non décidément, ce monde n'était pas pour elle. Si soudain elle avait du mal à retenir quelques larmes, tristes pour son ami, perdu dans cet univers qu'elle ne voulait pas connaître. Elle inspira profondément alors que des voix se faisaient derrière elle. Des gens quittaient la soirée et cette fois-ci des regards se détournaient bels et bien sûr elle. Elle resta plantée là, dehors, ignorant quoi faire, rentré, demander à des inconnus de la raccompagner . Demander à ce qu'on lui appel un taxi. À cet instant précis elle était pour tout avoué incapable de bouger, comme si la brise de la soirée l'avait figée.
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Sujet: Re: Un plaisir non partagé... [PV Lorelei] ( le Mer 31 Jan - 21:34 )
Un plaisir non partagé...
Lorelei et Francesco
Elle luttait. Elle lui opposait toute sa force, toute sa conviction, elle ne voulait pas s'avouer vaincue. Elle ne le devait peut-être pas. Mais il savait qu'il l'amenait à ses limites, jouant avec elle, changeant sans cesse d'attitude, tentant de la déstabiliser par tous les moyens. Elle avait bien tenté d'appliquer cette maxime "La meilleure défense c'est l'attaque", et elle l'avait foudroyé de son regard. Mais il avait tenu bon, et mieux encore, il avait su retourner cette bataille à son avantage. Si bien que lorsqu'elle avait à nouveau posé son regard sur lui, il n'était plus le même. Il n'y avait plus la même dureté, fini ce regard qui vous fixer et vous faisait trembler. Il était bien plus craintif, plus perdu que ce qu'elle ne voulait l'admettre. Il avait entamé ses défenses. Il le savait. Véritable stratège de ces champs de batailles qui se déroulent dans ces grandes soirées ou en cloisonnés dans des bureaux immenses ou trop petit, il avait l'expérience de son côté, le savoir et la pratique également. Elle s'opposait vainement. Mais elle luttait tout de même admirablement. Cependant, le dernier coup qu'il portait était plus rude. Il avait mis en place toute l'artillerie de son savoir qui canonnait à volonté la séduisante bibliothécaire qui perdait pied à chaque minutes qui passait. Plus les secondes défilaient, plus elle était acculée, prise au piège, proche d'une défaite certaines alors qu'il avait ajusté chaque coup, chaque tir, et qu'il touchait précisément sa cible. Les mots, l'intonation, les gestes sûrs, il fallait qu'il calcule tout, qu'il fasse les choses correctement pour un résultat inégalable et surtout pour qu'elle s'avoue vaincue. Ce qui ne tarda pas à arriver. Elle souffla. Elle respirait un peu fort, jetant quelques regards autour d'elle alors qu'i restait là, nonchalant à ses côtés, parfaitement à l'aise sur ce terrain qu'il connaissait parfaitement. Elle finit par s'avouer vaincue, admettant qu'elle n'était pas à sa place ici. Il ne déclara rien, la laissant constater par elle-même. Il sent qu'elle à la voix légèrement tremblante, peut-être un peu éraillée. Il l'a bousculé. Il a fait mieux, il a remporté la partie, il le sait. Elle continue pour répondre à sa dernière remarque que effectivement sa compagnie est mieux que celle d'un gougea sur qui elle aurait pu tomber. Elle le trouve même amusant. Il sourit. Petite pique, lancé là comme une dernière preuve de fierté, comme une dernière pierre envers un adversaire vainqueur mais contre qui elle montrait qu'elle continuait de lutter.

Elle finit par jeter un oeil dans la salle. Il sent qu'elle se calme petit à petit, comme si elle reprenait son souffle après une véritable lutte. Puis, elle semble reprendre pied alors qu'il amène à sa bouche le reste de Whisky. Délicieux. Il laisse le breuvage le vivifier un peu plus alors qu'elle finit par reprendre avec plus de vivacité que son compagnon est enfin libre. Elle le laisse. Elle abandonne le combat. La bataille est donc véritablement gagné pour lui. Pas la guerre certes, mais c'est un bon début. Un très bon début. Elle s'éclipse poliment, lui souhaitant une bonne soirée.
- Je vous souhaite également une bonne fin de soirée Madame Caldwin et ravi que ma compagnie ait pu vous amuser! Lance-t-il alors qu'elle file déjà se noyer dans la foule. il la suit du regard un instant. Un corps plutôt splendide, certains regards ne manque pas de se détourner pour la contempler d'autant qu'elle reste bien habillée et qu'elle n'est absolument pas dépourvue de tous les atouts d'une beauté féminine. Il ne la retient pas, conscient de sa position de vainqueur pour le coup. Il finit par la perdre de vue et laisse finalement le verre au barman alors que l'un de ses amis vient le voir, sans doute curieux de ce qu'ils ont pu se dire.
- Alors? On discute avec la jolie dame qui accompagnait le fils de Emilio?
Francesco sourit, met ses mains dans ses poches nonchalants, une nouvelle fois avant de répondre, insolent:
- Pourquoi? t'es jaloux?
- Curieux serait le mot approprié. Tu sais ce qui se dit?
- Quoi?
- Angelo, le fils d'Emilio...
- Connait pas, déclare immédiatement Francesco qui se retourne finalement vers le bar. Un verre de rhum s'il vous plait. Ce sera le dernier promis. Francesco tient très bien l'alcool, et il connait parfaitement ses limites, aussi, il prends un dernier verre. Finalement, Terenzio, son ami, ne tarde guère à reprendre.
- Il parait qu'il est gay. Francesco hausse un sourcil. Terenzio attend une réaction de sa part.
- Quoi? Il fait ce qui lui plait, et puis tu devrais t'en réjouir.
- Pourquoi?
- Parce que comme ça, on a plus de femmes pour nous, d'accord? Francesco sourit alors qu'il lui mets une petite tape sur l'épaule et s'éclipse finalement à son tour, trop fier de sa petite plaisanterie idiote. Il ne tarde guère à retrouver Emilio et va à sa rencontre un verre de rhum à la main. Emilio semble bien morose.
- Vous m'avez l'air bien sombre pour une soirée d'anniversaire mon ami! Lance finalement Francesco.
- Quelques ingèrances familiales Francesco. La soirée été à ton goût?
Francesco prend le temps de réfléchir, regarde l'assemblée du beau monde réuni là dans la splendide salle du quartier. Il finit par dire alors qu'ils restent tous les deux à regarder les invités qui commencent à s'en aller:
- Une très belle soirée... Une très bonne soirée. C'était... Parfait. Ah! Francesco lève un doigt en l'air et sort du pli de sa veste une enveloppe. Un petit cadeau de ma part pour le splendide PDG que vous êtes! Emilio sourit alors qu'il prends l'enveloppe qu'il n'ouvre pas et range dans l'une de ses poches.
- Tu ne rates jamais une occasion hein?
- Disons que pour le coup il s'agit vraiment d'un cadeau sans arrière pensée... Tu devrais en profiter avant que je ne change d'avis.
Emilio rigole alors que Francesco finit par le remercier une nouvelle fois et décide de sortir à son tour suivant d'autres invités dont Carla, Alfredo et Terenzio qui sortent ensemble. La belle italienne ne tarde guère à roucouler près de lui. Charmeur, il finit par lancer:
- Toujours aussi ravissante toi, hein? Il faudra que je dise à ton coiffeur d'arrêter de se surpasser. Elle sourit alors qu'ils sortent.

Le froid est un peu plus mordant dehors et Francesco boutonne sa jolie veste un peu mieux. Il a plutôt hâte de retrouver le confort et le chauffage de sa jolie voiture en fait. Il aperçoit alors une silhouette familière. Droite, elle ne bouge pas, comme figée par la brise. Il décide de lancer, bravache:
- Miss Caldwin, le mieux serait de vous couvrir, vous allez attraper froid comme ça! Il rigole un peu ainsi que ses amis avant d'ouvrir la bouche pour reprendre. Appelez moi si vous souhaitez que je vous fasse livrer un radiateur! Parce que vous êtes bien parti pour dormir sur place! Cette fois, les rires fusent alors qu'il est au sommet de sa puissance, vainqueur, entouré de ses amis. Véritable conquérant, il se croit tout permis, et cela l'enchante. Il descends finalement les marches du bâtiment sans un regard, prêt à aller chercher sa voiture dont il récupère les clés au voiturier de toute à l'heure qui lui affirme qu'il n'y a aucune égratignure. Francesco le remercie et salue ses amis avant de se tourner une dernière fois vers la sombre bibliothécaire. Et pourtant, à cet instant, ce moment de gloire, de victoire, ce moment où il en est au summum de sa puissance, il se sent con. Il se sent soudainement un peu bidon. Elle n'a esquissé aucun geste. Personne ne prête trop attention à elle, on la remarque, on la regarde, on murmure, mais personne ne lui tends la main. Francesco a beaucoup de défaut. Mais ce n'est pas un monstre. Il souffle pour lui-même, conscient qu'il est sans doute allé un peu loin. Il finit par remonter lentement les marches jusqu'à la jeune femme. On peut ne pas apprécier les gens. On peut ne pas être d'accord avec eux, on peut leur en vouloir de vous avoir résisté, mais on a pas à les laisser ainsi. Du moins c'est son avis. Il comprends alors que son ami l'a sans doute un peu abandonné. Trop secoué par tout cela. Cela ne regarde pas Francesco. Il finit par se placer juste à côté d'elle. Il commence à faire frais et elle ne déclare toujours rien. Il retire finalement sa belle veste de costard pour la déposer sur les épaules de la bibliothécaire sans un mot.
- Respirez un bon coup. Sa voix est calme, posé, sûr et rassurante, rien à voir avec le ton incisif ou trop mielleux de tout à l'heure. Pensez à quelque chose qui vous tient à cœur et levez la tête. Ne leur donnez pas raison à tous ces imbéciles. Pensez à ce que vous voulez, votre fils, votre boulot, un ami, moi, ce qu'il vous plaira. Si vous pensez à moi ce sera super. Déclare-t-il un peu plus sur le ton de l'humour, certain que cela lui redonnera un peu d'énergie. Finalement, il reprends. Je peux vous déposer quelque part peut-être? Toujours rien, ou alors il est sourd. Elle retient ses larmes. Elle a encore assez de fierté pour ne pas les laisser couler quoique ses yeux sont déjà bien embués. Il finit par noter qu'elle semble regarder le mur d'en face. Elle regarde dans la vide à vrai dire. Elle ne voit peut-être même pas le mur, mais il décide de pousser un peu plus loin l'humour. Par contre je suis sûr d'une chose, rester planté là à regarder le mur ne vous aidera pas plus... C'est un mur... Des cailloux quoi. Vous comprenez? Il s'arrête un instant avant de reprendre. Je vous prie de m'excuser. Il s'arrête une nouvelle fois. Il n'arrive pas à croire qu'il va le dire, mais il est allé trop loin, il le sait. Pour ce que j'ai dit à la sortie, s'explique-t-il. C'était déplacé et mesquin... Et les adjectifs pour qualifier mes paroles sont nombreux, mais croyez-le... j'en suis désolé. Sincèrement. Il reste planté là à ses côtés, comme se refusant à l'abandonner là alors qu'il aurait peut-être pu le faire. Victorieux, il aurait pu l'anéantir un peu plus. Mais il avait appris que parfois les mots font plus mal que les coups. Il avait remporté la bataille de ce soir, inutile d'aller plus loin et autant enterrer la hache de guerre pour l'heure.
 
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Sujet: Re: Un plaisir non partagé... [PV Lorelei] ( le Mar 6 Fév - 15:42 )

Francesco Spinoza & Lorelei Caldwyn
Une coquille... Soudain, Lorelei était devenue une coquille vide. Le froid, les regards, les messes basses à son égard ou non lui était inconnu. Là au-dehors, le regard perdu sur ce muret. La vision de cette voiture de luxe, que même un son salaire de l'année ne pourrait lui payer. Comme si l'image passait en boucle dans son esprit fatiguer de cette lutte acharnée qu'elle avait menée ce soir contre cet égocentrique de Spinoza. Oui, c'était bel et bien ainsi qu'elle le voyait. Un homme avec du pouvoir et de l'argent qui se pensait au-dessus de beaucoup de choses. En un sens, il n'avait pas tort, autant profité un peu de sa situation, mais ce genre de personne qui parce qu'elle avait un peu de pouvoir aimé écraser les autres et leur faire sentir qu'ils étaient inférieurs. Elle ne les supportait au fond pas. Elle avait passé de long mois dans un asile par la faute de sa propre mère. Elle avait passé de long moi à se faire rabaisser par des gens e petit pouvoir, alors oui se monde dans lequel elle avait mis les pieds ce soir la dégouttait plus que de raison. Car ici, ce n'était que cela, montré qui avait le plus de pouvoir, mépriser les autres pour se sentir plus supérieur et aduler de ceux qui sont soi-disant encore supérieurs à soi. Mais les hommes ne sont-ils pas censés être égaux ? Évidemment cela n'a jamais été le cas et ce n'est pas quelques écritures sur des bouts de papier soi-disant lois de tous hommes qui changeront cela.

Inerte, cela faisait plusieurs seconds, minutes peut-être qu'elle était ainsi dehors. Elle ne sentait plus le froid glaçant de la nuit sur la peau nue de ses bras et ses épaules. Une voix familière résonnait dans son esprit non loin, on avait prononcé son nom. Spinoza qui se jouait encore d'elle ? Elle ne savait pas, elle ne savait plus. Elle était devenue, comme il y a 15 ans cette poupée de chiffon, cette coquille, qui n'était qu'un corps charnel contre qui la vie, les éléments et les gens s'acharnaient. Son esprit lui avait fui dans un autre univers, retrouvant de vieux souvenirs fabriqués. Tout un univers dans lequel elle s'échappait autrefois quand elle ne supportait plus sa vie entre ses quatre murs capitonnés blancs. Quand les journées, les nuits se mélangeaient, avant que lui Nicolaï ne la sorte de cet enfer blanc qui était sa prison. Oui en cet instant son corps quoique bien encrer sur terre n'était que l'ombre de cet esprit qui avait eu besoin de s'éloigner pour digérer ce qui venait de se passer.

Cela faisait longtemps, si longtemps qu'elle n'avait pas eu ainsi des absences. Si longtemps que la sensation en était désagréable. Inconsciemment, elle se retenait de hurler, de pleurer, de courir loin de ce lieu infernal qui l'avait mené à cet état de léthargie. Inconsciente presque de l'environnement autour, elle n'a pas vu l'homme s'approcher, ou trop vaguement pour que cela la fasse réagir. Mais cette chaleur qui soudain apaise le froid mordant de ses bras ballants et de ses épaules frêles. Il lui faut quelques secondes pour retrouver de la vivacité, mais elle entend distinctement les paroles de l'homme alors. Francesco, il est à ses côtés, comment est-ce possible. Comme un vieux mécanisme qu'on met en route depuis longtemps, doucement l'esprit de Lorelei retrouve sa propriétaire et son corps toujours frais. Il fait de l'humour, elle est encore trop ailleurs pour réagir comme il se doit, comme elle aimerait. Mais ses yeux papillonnent enfin. Un silence se fait léger. Puis il reprend plus doux. Plus désoler. Elle n'en croit pas ses oreilles. Il s'excuse. Elle ne comprend pas trop de quoi . Des mots qu'elle a si vaguement entendus plutôt qu'elle ne les a pas retenus . La brune tour, e enfin un visage vers lui. Ses yeux pétillants de larmes qu'elle a retenues malgré tout. Incapable de parler alors. Ses bras se croisent enfin, serrant la veste trop grande de l'homme contre son corps froid. Son regard encore trouble papillonne un peu. Ses lèvres s'entrouvrent pour parler, mais elle n'y arrive pas. C'est souvent ainsi lors de crises. Il lui faut un peu de temps pour se remettre, et encore celle-ci est légère.

Pourquoi est-il là ? Tout aussi droit qu'elle ne l'est pas, attendant tel un idiot dans le froid. Qu'attend-il ? Que veut-il ? Est-ce qu'il est vraiment là pour elle ? Pour l'aider, la soutenir ? Lui ? Vraiment ? Sans un mot, encore incapable de cela, elle laisse son regard plonger dans le sien. Il est faible, il reprend vie doucement comme elle le fait. Ses lèvres bougent dans un "merci", mais aucun son ne sort d'entre ses lèvres toujours rouges. Elle se sent bête. Elle n'aime pas avoir des crises en public. Surtout ce genre de public. La voilà qui se sent honteuse. Son visage s'abaisse, regardant le sol. Ses yeux se fermant comme pour retrouver un peu d’énergie et se concentrer davantage. Reprendre vie et réagir enfin. Il le faut.

« Emmenez-moi... Emmenez-moi lion d'ici. »

Sa voix est faible, si faible qu'elle doute qu'il est entendu, mais elle l'espère. Elle relève un visage suppliant vers lui.

« S'il vous plaît. »

Sa voix retrouve un peu de tonus. Son regard trempé de larmes qui ont du mal à rester dissimuler. Serrant le tissu agréable de la veste de l'homme entre ses longs doigts fins, comme s'y raccrochant pour ne pas sombrer encore.
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