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- Un plaisir non partagé... [PV Lorelei] -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Quartier Spagnoli
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Francesco Spinoza10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: Un plaisir non partagé... [PV Lorelei] ( le Ven 9 Fév - 15:51 )
Un plaisir non partagé...
Lorelei et Francesco
Le froid était mordant en cette soirée. Le vent balayait l'air, la rue, glaciale, alors que, emmitouflés dans leurs grands manteaux de fourrures ou de feutres, Ladies and gentlemens, tous invités à la soirée, commençaient à rentrer, les splendides voitures de luxe défilant devant les yeux du jeune milliardaire qui prenait plaisir à en observer certaines dont les courbes élégantes, caractéristiques de certaines marques, ne manquaient pas d'attirer le regard. Francesco aurait pu partir. Il aurait pu faire beaucoup de chose en fait. Une autre soirée avait lieu à Santa Lucia, il aurait pu y filer en vitesse bien que l'heure avancé ne lui fasse trouver que de riches personnes dans un état passable et sans doute bien bourrées. Il aurait pu oui. Mais il ne voulait pas la laisser là. Soudainement, elle semblait fragile, sans défense, et ses doigts fins s'étaient agrippés à la veste qu'il avait posé sur ses épaules comme si elle se raccrochait à un dernier élément de vie. Le coeur du jeune homme battait à tout rompre. Pourquoi? Parce qu'au fond il savait qu'il avait abusé. Il se reprochait son comportement un peu stupide, celui d'un gamin qui fait un caprice pour obtenir ce qu'il vaut et qui n'hésite pas à taper du poing si ça ne vient pas assez vite. Au fond, il était comme ça. Bouffi d'orgueil, maladroit à souhait lorsqu'il fallait faire preuve de sagesse et d'humilité, et surtout, dépourvu de pitié. Enfin, pas totalement puisqu'il ne l'avait pas laissé seule. Il n'avait pas pu. Son esprit, son corps, tout son être avait soudainement refusé de s'arrêter là. Il avait fait un pas en arrière. Comme si soudainement, sa personnalité orgueilleuse, celle du play-boy milliardaire laissait place à un être plus sensible, quelqu'un de plus attentionné.

Les regards ne cessaient de converger vers eux deux, et il s'en moquait. Qu'ils aillent au diable. Tous riches, pleins d'argents et de faux sourire, mais incapable de tendre la main. Francesco aurait aimé qu'on lui tende la main. Il ignorait si un jour il aurait un retour d'ascenseur de toutes ses personnes, ou même de Lorelei, mais il s'en moquait. Si on s'arrêtait à ce que l'on attendait des autres et à ce qu'ils pouvaient vous offrir, alors on avait rien à attendre et on continuait son chemin, seul et sans jamais offrir quoi que ce soit. Elle plonge son regard dans le sien. Ce n'est plus un défi. Ce n'est pas de la colère. Elle l'observe simplement. Elle tente bien de dire quelque chose, mais elle ne semble pas capable de parler. Il se laisse absorber par son regard, ne la presse pas alors qu'elle semble bouleversé. Elle semble presque revenir d'un autre monde, comme si elle débarquait soudainement après des années d'absences, comme ces vétérans revenus de la guerre qui n'avaient pas reconnu le paysage de leurs villes dévastés, transformés, après des années d'absence. Finalement, faiblement, d'une voix si faible qu'il peine à l'entendre, elle lui demande de l'emmener loin d'ici. Il s'est approché d'elle pour mieux l'écouter, le regard fixant le parking au loin. Il n'en revient pas qu'elle le lui demande, mais d'un autre côté, il le lui a proposé. Il la fixe a nouveau, plongeant son regard dans celui de la belle aux cheveux de jais alors qu'elle relève son visage, le suppliant de la faire partir d'ici. Elle a du mal à retenir ses larmes, les gens s'arrêtent toujours pour les fixer. Mais leur regard ne l'atteint plus. Finalement il comprend qu'il doit agir. Vite. Il passe un bras autour de son épaule comme pour la protéger, comme si il pouvait, pour une fois, servir de bouclier, plutôt que d'arme.
- Suivez-moi.

Et il descend les escaliers, la gardant contre lui, comme pour lui transmettre la chaleur de son corps alors qu'elle serre la belle veste qu'il lui a laissé sur les épaules. Il l'emmène vers le parking où est garé sa voiture, belle italienne aux courbes raffinées elle aussi, à l'élégante stature et d'un bleu sombre qui la rend aussi belle que... Mystérieuse. Il déverrouille sa voiture et vient immédiatement ouvrir la portière côté passager pour qu'elle puisse monter.
- Montez. Pas besoin d'en dire plus, elle ne se fait pas prier. L'instant d'après, c'est à son tour de grimper dans la splendide automobile qu'il démarre. Les pneus crissent alors qu'il quitte la place en trombe, les puissants phares de la luxueuse voiture illuminant la route devant eux. Il s'engage dans diverses ruelles, n'ayant plus que pour objectif de répondre à la demande de Lorelei, l'emmener loin d'ici. Il prends soin d'enclencher le chauffage dans la voiture, et bientôt, l'habitacle se laisse remplir d'une chaleur agréable, mais pas suffocante. Elle ne dit rien. Lui non plus. Préférant rester silencieux et concentré sur une conduite calme et agréable. Les mains fixé sur le volant, il admire les lumières des lampadaires qui défilent, les pointillés de la route qui viennent et partent. Quelque fois, les feux des voitures les illuminent un instant, comme si le soleil, pendant un instant, venait éclairer les deux adultes, couple improbable à ce moment précis, mais pourtant réuni par les circonstances. Il s'en veut réellement d'avoir poussé le bouchon aussi loin, et espère qu'elle ne l'aura pas trop mal pris. Que cela ne l'a pas trop atteinte. Finalement, toujours en conduisant, il demande d'un ton doux:
- Vous allez mieux? Le ton est empli d'attention, de douceur. Le "vous" utilisé n'est guère celui de la moquerie ou de la distinction, mais bien celui du respect envers la personne. Je suis désolé pour vous, reprend-il alors qu'il prends la direction pour sortir de Naples. Il la ramènera chez elle, mais peut-être qu'un petit tour l'aidera à décompresser un peu avant de rentrer. Je suis désolé que votre aime vous ait laissé... Il n'ose pas terminer. Voyant qu'elle ne réagit pas, si elle veut qu'il la ramène immédiatement, elle le lui fera savoir, il reprend avec un petit sourire. Si ça peut vous rassurer, j'ai déjà vécu la même chose. Sans la regarder il continue, tout en laissant son regard vagabonder sur la route alors que bientôt, la voiture arrive à la sortie de la ville. J'étais à l'une de ces maudites soirées, encore me direz-vous, et j'y étais venu avec deux... Il hésite sur le terme. Avec deux "amis". Ils m'ont laissé en plan. J'étais jeune, encore un peu inexpérimenté. J'ai dû rentrer à pied. En plein hiver. Dans mon costard tout beau tout neuf. J'avais l'air bien tiens. En plus, il avait neigé cette année à Florence. J'vous raconte pas le bordel. Il se permets un petit rire. J'ai fait quinze kilomètre a pied. Je suis rentré. Gelé. Trempé. Mon père m'a dit que c'était une bonne manière d'apprendre la vie. Je lui ait dit que la prochaine fois j'emprunterais sa Ferrari pour aller à de telles soirées. "Tu verras la vie comme elle sera bien à ce moment quand on se retrouvera au commissariat parce que ton gosse a eu la plus merveilleuse des idées pour pas se geler les couilles" que je lui ai balancé. J'ai pas eu le temps de le faire, il l'a vendu quelques jours plus tard! Francesco s'arrêta là, préférant la laisser tranquille si c'était ce qu'elle désirait.  
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Lorelei Caldwyn10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: Un plaisir non partagé... [PV Lorelei] ( le Sam 3 Mar - 21:34 )

Francesco Spinoza & Lorelei Caldwyn
Pourquoi était-il revenu à elle ? Pourquoi avait-il fait marche arrière. Elle, Lorelei, pauvre bibliothécaire pour un soir plongée dans un monde qui lui était étranger. Elle pauvre femme abandonnée aux griffes de puissant amusé de voir un petit oiseau tenté de voler alors que son aile est brisée. Cette sensation, elle ne la connaît que trop. D'où sa torpeur, comme une protection ultime face aux regards, aux mots, aux gestes plus violents les uns que les autres. Si effectivement, on ne levait pas la main sur elle à cet instant, elle savait les jugements tout aussi puissants quant à son égard. Mais au fond elle s'en fichait. Et ce, depuis fort longtemps. Mais lui, lui qui était revenu, qui avait sagement et délicatement couvert ses épaules nues de ce voile sombre, de sa veste d'un tissu délicat qu'elle ne pourrait se payer même après des mois d'économie. Lorelei avait serré la veste contre elle, s'emmitouflant dans le tissu agréablement chaud face à ce froid piquant acerbe et violent. Elle avait mis un temps avant de revenir de sa coquille protectrice. De ce lieu qui autrefois avant tant servi de protection et d'échappatoire. Si longtemps qu'elle n'y était pas retourné qu'en un certain sens, il lui avait presque manqué. Comme une piqûre de rappel nécessaire parfois, pour ne pas oublier le passé et ses maux. Elle l'avait supplié de l'amener autre part, loin de ce monde cruel. Elle avait besoin de calme, de juste se retrouver seul, avec lui puisque ce soir, il serait son sauveur, ce prince sur un cheval blanc. Leurs regards se croisent, ses yeux d'un bleu clair tout comme les siens n'ont plus rien de malsain, d'un défi d'une quelconque compétition stupide entre deux adultes qui s'ennuient. Non, si elle retient ses larmes, lui semble si doux, elle n'a jamais connu ce regard sur lui, jusque-là. Et il lui plaît. Elle préfère ce regard-là à ceux qu'elle a pu affronter avant. Elle le supplie d'une voix encore fantomesque. Mais il comprend qu'il est temps d'agir, qu'elle est à présent à sa merci comme une princesse en détresse. Il est ce prince, rappelé-vous, sur son cheval. Elle sent une pression contre ses épaules, puissante, assez pour la faire réagir, mais pas violente. Douce et protectrice. Laissant son regard de nouveau vaguer dans le vide sidéral, elle avance guider par le bras de l'homme, puissant. Elle penche même légèrement son visage vers lui, comme pour que l'air qui les sépare ne cesse de fouetter son visage pâle.

Cherchant à se serrer plus contre lui, lui-même semble chercher cela. Collé l'un à l'autre, elle le suit sagement de ses petits pas rapides. Il s'arrête devant un véhicule, elle n'y prête pas plus d'attention à vrai dire, sagement, elle attend le signal. À peine lui ouvre-t-il la porte qu'elle fond dans la voiture. Une belle voiture semble-t-il, au vu des courbes intérieur auxquels elle prête un peu plus d'attention avant qu'il ne monte lui aussi à l'intérieur. Francesco, c'est le nom de se gougea devenu prince en quelques minutes, démarre la voiture dans un rugissement bestial à une vitesse qui surprendrait Lorelei si elle n'était pas encore à demi dans un autre monde. Son visage avait trouvé refuge naturellement contre la vitre fraîche de la voiture après avoir attaché sa ceinture, comme un réflexe naturel. Inconsciente, elle a gardé la veste de l'homme sur ses épaules, la serrant toujours avec force contre son pauvre corps. Tremblante presque encore, pourtant au fur et à mesure des virages ds tournant et des lampadaires aveuglant son étreinte sur le tissu se défait. La chaleur montante de l'habitat et l'apaisant silence qui règne la rassurent soudain. Il parle, si ses larmes son doucement un simple souvenir, elle son visage, encore, se crispe encore revenant à la réalité doucement. Une dure réalité qui l'a frappé en plein coeur si fort qu'elle est tombée. Elle ne réagit pas, cherchant à cacher encore son désarroi, par fierté. Trop de gens l'ont vu sombrer, pas besoin qu'il en voit davantage. Étrangement son histoire l'apaise. Elle esquisse même un sourire rapide et léger. Mais il arrive à apaiser par une banale histoire de riche jeune homme quelques maux quelques douleurs incompréhensible qui serrent encore et toujours son cœur qui reprend vie lentement.

Avec douceur, elle tourne le visage vers lui, moins crispée ses mains quitte même le tissu de la veste sombre de l'homme. Se posant sur ses jambes soigneusement cachées par le tissu noble de sa robe de soirée. Offerte, pars cet "ami" qui l'a abandonnée. Mais au fond elle ne lui en veut pas, non. Ce soir, elle a compris une chose. Se monde cruel, trop, peu parfois l'être à tel point que notre vie semble ne plus nous appartenir. Conduit et guider par des idéologies et des dictâtes dépasser depuis des siècles pour une soit disant tradition ou un nom. POur briller et être respecter de ceux qu'on pense plus puissant que nous encore. Mais la vie valait-elle la peine d'être vécus dans ses conditions ? Lorelei savait que non. On lui avait volé beaucoup de choses dans sa vie. Mais sa liberté de pensée, jamais et elle s'y refusait, toujours. Et aujourd'hui elle refusait qu'on la prive de cette liberté qu'elle avait prise, de cette vie banale, mais qui lui convenait amplement. Oui, elle n'était qu'une femme au revenu moyen, mère célibataire, ayant fui le père, un homme marié. Protectrice d'un fils magnifique et d'une sœur qu'elle souhaitait voir s'épanouir, elle vivait sa vie à elle. Sans personne pour lui dire quoi faire à présent.

Fragile, encore, perdue aussi, elle retrouvait son chemin doucement. Son regard s'était posé sur ses jambes couvert de ses tissus de soie noire brillante, étincelante. Ridicule, elle se sentait si ridicule ainsi habillée, là de suite. Si, quand elle l'avait revêtue, elle s'était sentie belle, à présent, elle n'avait presque qu'une envie enlever cela. Cette chose qui n'était pas elle. Ses mains serraient le tissu doux, alors qu'elle chercha à évacuer ce dégout. Son regard se levant sur la route. Elle ne reconnut pas la route, à vrai dire elle n'avait pas le permis et donc hormis naviguer en ville avec les transports en commun ou à pied elle avait peu fréquenté les alentours. Mais cet air de campagne que la pénombre cachait pourtant l'apaisait. Détournant davantage son regard pour le poser sur Francesco. Elle se surprit à redécouvrir, comme s'il avait changé. Comme un nouveau visage, plus agréable, plus doux à contempler. Sans un mot, elle l'observa.

« Merci. »

Avait-elle soufflé alors. Sa voix ayant repris un peu de jus, un peu de piquant, mais encore faible pourtant. Son regard cristallin ne s'éloignait pas de son regard qu'elle découvrait avec une douceur encore méconnue.

« Je suis désolée, cela fait longtemps que cela ne m'est pas arrivée. »

Ses yeux quittent enfin le visage musclé de l'homme pour se poser à l'unisson sur la route. Reposant finalement son visage dans un soupir contre la vitre fraîche toujours. Apaiser de cette petite balade en voiture. Elle ne savait pas trop quoi dire, quoi faire. Impuissante, faible, elle se sentait bête. Cet homme qu'elle avait dénigré, jugé, mal, n'était finalement pas si mauvais.
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Francesco Spinoza10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: Un plaisir non partagé... [PV Lorelei] ( le Mer 7 Mar - 22:59 )
Un plaisir non partagé...
Lorelei et Francesco
La situation avait changé du tout au tout. D'un homme piquant, mordant même, et prétentieux bien sûr, il était devenu plus attentionné, plus doux. Francesco avait ce caractère là. Celui d'un riche. Celui d'un type qui a formidablement bien réussi sa vie, sa carrière, à qui tout réussi, ou presque, et qui s'offre ce qu'il veut, quand il le veut, où il le veut. Pourtant, cette mentalité là, ce caractère là est bousculé. Bousculé par des sentiments. Sentiments humains, preuve que l'argent n'a pas fait totalement de lui un monstre sans coeur, preuve que l'amour, la pitié, et peut-être même la bonté sont encore là enfouis quelques part dans ce coeur plein de venin. A vrai dire, Lydia avait su lui faire découvrir autre chose, elle avait sut lui faire admirer une autre facette de la vie, elle lui avait appris... Beaucoup de choses. Elle lui avait ouvert les yeux. Elle n'était plus là me direz-vous. C'était vrai. C'est vrai. Cela le sera toujours. Mais ce n'était pas une raison pour oublier ce qu'elle avait pu faire. Elle avait sut agir. Elle avait sut le transformer. Et c'est pourquoi, si il y a de cela plusieurs années en arrière il n'aurait pas hésité à laisser Lorelei se débrouillait seule, à la laisser là, planté dans le froid sans se soucier de son devenir, aujourd'hui, il n'avait pu le faire. Il y avait encore cette petite voix qui lui criait qu'il n'était pas si mauvais. Qu'il pouvait être différent. Qu'il avait juste à faire un effort. Un pas en arrière. Et, dans un effort ultime, ravalant sa fierté et son orgueil, il l'avait fait. Il était revenue vers elle. Loin de l'image d'un conquérant, mais bien celle d'un homme prêt à aider. Cela pouvait paraître absurde lorsque l'on savait que quelques instants auparavant, il lui tenait tête et faisait tout pour lui faire perdre pied, pour la mettre mal à l'aise, pour lui faire sentir qu'elle n'était pas à sa place. Et il l'avait prise sous son aile. Il l'avait couverte. De sa veste. De son bras puissant. Et il l'emmenait loin de là. Loin de cette folie des hommes.

La voiture avait répondu aux commandes, comme un cheval parfaitement dressé qui exécute les moindres mouvements demandés par son cavalier. A présent qu'il roulait, et qu'elle était installé dans la confortable Maserati, il lui avait alors raconté l'une de ces petites anecdotes, comme pour la rassurer. Comme si il tentait de la remettre en confiance, comme un kiné apprend à un patient à se servir à nouveau correctement de chacun de ses muscles. Les mains posés sur le volant, attentif à la route, il jetait de temps à autres des coups d’œils sur la jeune femme aux longs cheveux noirs qui ne pipait mot. Elle n'avait pas perdu sa langue, de cela il était sûr, mais elle n'avait plus envie de dire un mot. Son esprit à lui s'emballait, il se faisait soudainement du mauvais sang, se reprochant d'être allé aussi loin, d'avoir voulu à ce point l'humilier... Non mais quel con il faisait! Il s'en voulait. Vraiment. Finalement, alors qu'il restait silencieux, alors que la belle voiture s'enfonçait dans la campagne, s'éloignait un peu de Naples, elle le remercia. Il se tourna vers elle, légèrement surpris qu'elle le remercie. Son regard vint rencontrer celui de la belle... Il devait être la bête alors pour ce soir... Il préféra ne pas s'attarder sur cette pensée et répondit.

- Non... Je vous en prie... C'est... Il manqua de dire "normal", mais vu ce qu'elle avait vu ce soir... Cela pouvait sembler anormal. Vous ne méritiez pas de rester là au froid. C'était mieux que rien, mais il avait sut faire mieux. Elle s'excusa alors, lui déclarant que cela faisait longtemps que cela ne lui était pas arrivé. Il ralentit à l'approche de son visage alors qu'elle avait laissé tombé la veste qu'il avait mise sur ses épaules laissant à nouveau apparaître ses épaules nues. Elle restait néanmoins crispé, les mains sur ses jambes, n'osant pas faire un seul geste. Finalement, ne comprenant pas trop de ce dont elle parlait, si elle parlai de son moment d'absence ou du fait d'avoir été abandonné, il crut bon de devoir éclaircir.
- De quoi? Longtemps qu'on ne vous avait pas laissé en plan? Ou pour votre moment d'absence? Il la fixa, sérieux, avant de rependre rapidement. Vous n'avez pas à vous excuser. Il le pensait réellement. des deux, c'était peut-être à lui de présenter ses excuses et pas l'inverse. Elle était toujours aussi crispée, et, sans crainte, il osa avancer sa main vers elle et prit la sienne. Elle sursauta légèrement alors qu'il serrait ses doigts, froids, presque gelés. Détendez-vous un peu Lorelei... C'est passé. Respirez un bon coup, on est plus là-bas. Il continuait de mener sa voiture, tranquillement et finit par lui lâcher la main, ne préférant pas l'importuner. Il espérait qu'elle se détendrait un peu. La route se faisait un peu plus étroite, il réduisit un peu la vitesse alors que la nuit laissait deviner de grands champs cultivés sur le côté, quelques arbres ça et là, et seuls les phares éclairaient devant eux le paysage environnant. Ils passèrent devant un corps de ferme, mais Francesco ne s'arrêta pas. Du moins jusqu'à arriver devant un stop. Stop qu'il ne franchit pas.

- Vous allez mieux? Il était sincère, il se préoccupait réellement de sa santé, savoir si elle allait mieux que toute à l'heure. Déjà, elle semblait réchauffée ce qui était une bonne chose. Finalement, il décida de reprendre. Je vous aurait bien offert un petit kir royal à boire ici en pleine campagne, malheureusement, ma voiture n'est pas équipé pour ça. Mais je peux vous proposer une bouteille d'eau dans le vide poche. Elle doit être fraîche normalement. Francesco prenait toujours la précaution de prendre de l'eau avec lui, histoire que si il partait en vadrouille comme il en avait tant l'habitude, il ne soit pas surpris par la soif. Hem... Et, ça vous arrive souvent? Des moments comme ça? Il resta là, regarda la jeune femme alors qu'il se permettait de souffler un peu tandis qu'il restait en plein milieu de la route, arrêté au stop. Elle était belle. Il ne pouvait le nier, et la robe lui allait bien. Et pourtant, il la sentait comme mal à l'aise. Peut-être que c'était sa présence qui la rendait comme ça. Non, sinon elle le lui aurait dit... Quoique... Cependant, elle retrouvait des couleurs, ce qui était déjà bon signe. Maintenant, il fallait qu'elle retrouve la parole. Dans ce moment de silence, d'observation, il découvrait une autre femme que celle qui lui avait tenue tête toute à l'heure. Une femme un peu plus fragile, non pas moins fière, mais une femme avec ses problèmes. Elle avait tenue la pression, mais le dernier coup lui avait été fatal. Il se plaisait pourtant à penser qu'elle saurait reprendre des forces et qu'elle saurait retrouver sa vigueur et son énergie, ainsi que sa rengaine habituelle. Mais la découvrir ainsi, plus douce, soudainement plus fragile ne lui déplaisait pas. Il la voyait d'un autre angle. Alors, dans un coin de son esprit, il commença à réfléchir. Elle était mère. D'un garçon si il avait bonne mémoire. Bibliothécaire aussi. Le père? Il l'ignorait. Mort? Disparu? Divorcé? Il ne savait pas, mais elle devait donc élever seul son gamin. Sans parler de tous les autres soucis qu'elle avait. Bref, beaucoup de choses pour d'aussi frêles épaules. Cependant, elle tenait bon. Et il l'admirait d'autant plus pour cela.
 
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Sujet: Re: Un plaisir non partagé... [PV Lorelei] ( le Lun 26 Mar - 13:03 )

Francesco Spinoza & Lorelei Caldwyn
La voiture roulait depuis un moment maintenant. Ignorant combien exactement, mais cela était nécessaire Francesco, l'homme au volant le savait. Cette balade nocturne, intime presque était nécessaire à Lorelei qui avait sombré à peine plutôt dans un puits sans fond. Il l'avait repêché à bout de bras et doucement, il la remontait à la surface. Reprenant conscience avec douceur elle avait posé ses yeux sur l'homme, se plaisant à découvrir un autre visage, comme une seconde peau. Cela ne faisait que confirmer ses pensées sur ce monde auquel elle n'appartenait pas et ne voulait en aucun cas appartenir. Ce monde qui l'avait ce soir fait sombrer. Des masques, tous ou presque portaient des masques, mais au fond ils n'étaient pas tous méchant et vaniteux, pas autant qu'ils le prétendent en tout cas. La preuve en était cet homme qu'elle observait de ses grands yeux encore un peu troubler. Oubliant la route, le danger qu'elle représentait, oublier la fraîcheur de l'extérieur, le chauffage de la voiture suffisant pour chauffer sa peau et son cœur à présent. Elle se laisse à un petit mot de remerciement, à une excuse même. Il sembla surpris qu'elle le remercie ? Était-ce à cause de quelques vilains mots et pensées qu'il avait eus à son égard ? Était-ce à cause de cette attitude, de ce masque qui le faisait être ce qu’elle détestait ? Ce soir, pourtant, il venait de lui prouver qu'il pouvait être quelqu'un d'autre, un homme bien. Et au fond, c'était cela qui importait. Le reste n'avait plus d'importance alors oui, elle l'avait remercié. Son visage retrouva le froid de la vitre de la voiture roulant toujours. S'excusant d'avoir été absente, d'avoir laissé elle aussi paraître une telle faiblesse. Elle n'en avait plus l'habitude et cela la mettait toujours mal à l'aise. Surtout face à un homme devant qui elle se vantait être forte et indépendante. Mais ce soir chacun avait montré ses faiblesses.

Ses yeux ses perdants sur les rares lampadaires qui défilaient, sur les champs à perte de vue et les quelques maisons qui semblaient perdues au milieu de nuls partent. Parfois, elle observait une lumière au loin, une maison pas encore endormie malgré l'heure tardive. Si doucement elle reprenait vie, elle était crispée, bien trop encore, n'osant trop bouger. Mal à l'aise de la situation malgré tout. Un sursaut la gagna alors qu'elle sentit la chaleur de la main de l'homme contre la sienne. Décollant son visage et son regard de la vitre, pour observer leurs mains jointes, puis son visage. Sans un mot, un peu surpris que ce contact lui fasse un bien fou. Son visage chercha à se détendre dans un léger sourire comme il venait de lui demander. Mais l’effort était encore un peu trop important. Sa mâchoire entre trop serrer pour s’étirer dans un sourire sincère. Reposant son regard sur leurs mains jointes, tremblotant très légèrement encore. Elle vit à regret l'homme s'éloigner. Mais elle ne dit rien, elle ne s'estimait pas assez proche de lui pour cela. Pas assez fore pour contester pour exiger même qu'il la cagole comme elle en aurait besoin. Elle n'avait pas répondu, incapable de cela. Quoi lui dire ? Elle ne savait pas, lui raconter sa vie, son calvaire qui menait parfois à ce genre de situation ? D'absence ? Elle n'en était pas capable là de suite. La voiture se stoppa. Son regard toujours bas se releva sur la route sombre éclairer par les seuls phares de la belle voiture de sport. Elle inspira profondément alors qu'il lui demanda si elle se sentait mieux. Oui, doucement oui. Sincèrement. Sa mâchoire encore trop serrée pour parler elle se contenta d'un rapide regard et d'un geste de la tête. Un léger sourire même se dessina sur un coin de ses lèvres.

À croire que ses quelques touches d'humour chauffait son cœur. Car si elle n'était plus cette femme forte et puissante qu'elle avait toujours été avec lui. Ses ses yeux expressifs ne le mettaient plus mal à l'aise, mais criaient encore sa détresse. Avec douceur, elle remontait cette pente glissante, et il l'aidait. Ses yeux posés sur lui, tout comme lui dans un silence à présent. Elle ne se refusait pas à lui répondre, elle en était juste incapable. Si sa langue avait un temps été acerbe avec lui, aujourd'hui elle était muette, muette de ce secours qu'il lui portait. Après un moment à se regarder, à apprendre à se connaître de nouveau, comme si plus aucun masque ne cachait leurs visages. Elle posa sa main sur la poignée dans un soupir et ouvrit la portière de la voiture. Un sourire à l'homme, elle lui indiquait ne pas l'abandonner. Elle avait juste besoin de prendre l'air, de fumer une cigarette qu'elle sortait déjà de son petit sac tout aussi noir que ses cheveux. Sans fermer la portière, elle se leva et s'adossa aux fines courbes de la belle voiture. Allumant ce poison qui brûlait ses poumons à petit feu. Ses yeux se fermaient le froid piquant sa peau, mais elle s'en fichait. Il la faisait sentir vivante, alors que tout à l'heure, elle ne le sentait pas.

« Disons que la vie fait que parfois, j'ai besoin de m'éloigner. »

Avait-elle alors répondu tout en laissant de la fumer blanche sortir d'entre ses lèvres. Retrouvant un peu de vigueur. Ses yeux s'ouvrant de nouveau, observant les champs de hautes herbes danser au gré de la brise.

« Vous en voulez une ? »

Demanda-t-elle alors en laissant le paquet dans sa main entrée dans la voiture sans pour autant qu'elle ne se penche de nouveau à l’intérieur. Elle avait ôté ses talons avant de descendre de la voiture et ses pieds libres jouaient sur le béton frais. Se décalant de la voiture, fermant enfin la portière, pour éviter de chauffer la montagne, elle fit quelques pas jusqu'à atteindre le bas-côté. Ses pieds appréciant les chatouilles de l'herbe plus. Elle entendit la seconde portière s'ouvrir et se fermer alors. Sans se retourner le regard perdu sur l'immensité d'une campagne sombre et quasiment silencieuse.

« Vous êtes un homme bien Francesco. N'en douter jamais. »

Avait-elle alors dit après avoir tiré sur sa cigarette, sans le regarder, sans savoir s'il l’entendait ou non. Ses bras croisés sous sa poitrine, pour pallier à ce froid qu'elle ne craignait en vérité plus vraiment, l’appréciant même. Elle n'avait pas réellement répondu à ses interrogations. Mais elle n'en était pas réellement capable.
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Sujet: Re: Un plaisir non partagé... [PV Lorelei] ( le Dim 1 Avr - 13:11 )
Un plaisir non partagé...
Lorelei et Francesco
Le seul son du moteur pour compagnon dans cette campagne, seul son perceptible au delà de la respiration des deux êtres qui se trouvaient dans la splendide voiture. Elle, plutôt recroquevillée sur elle-même, fatiguée, affaiblie, alors que lui, calme, et silencieux, plutôt gêné, ne sachant trop ce qu'il devait faire. C'était assez... Compliqué. Il l'admettait sans mal. Il s'était trompé sur elle, il avait eu un mauvais jugement et il n'avait pas été des plus sympathiques. Il le reconnaissait et il s'en voulait. Il avait osé un geste, un contact avec elle, mais il avait eu peur de l'importuner. Lui d'habitude si sûr, si plein de calme et de cette assurance qui le caractérisait se retrouvait là sans savoir trop que faire. lui offrir un contact, une chaleur humaine, ou bien la laisser là, ne pas l'embêter et attendre qu'elle se remette petit à petit. Finalement, elle ouvrit la portière, mais elle eut un petit sourire rassurant. Le premier auquel il eut droit, plein de sincérité. Certes ce n'était pas encore un sourire plein de joies, mais c'était déjà un bon début. Elle se saisit d'une cigarette alors qu'il ne bougeait pas, restant devant son splendide tableau de bord. Elle répondit vaguement que la vie faisait que parfois elle devait s'éloigner, et Francesco n'osa pas demander plus de détails alors qu'elle commençait à fumer sa clope.

La belle aux cheveux de jais avait ses secrets, ses faiblesses, et il n'avait pas besoin d'en savoir plus. Il ne voulait pas se la mettre à dos une nouvelle fois pour une question al posée et une curiosité mal placée. Elle lui proposa finalement une clope mais il répondit:
- Non merci... J'ai encore de belles années devant moi. Un peu de sarcasme dans ses paroles, mais rien de bien méchant, juste pour lui indiquer qu'il ne se pourrirait pas la santé avec ça. Mais c'était aimable à elle d'avoir proposé. Elle finit par fermer la porte et s'éloigna un peu de la voiture. Il ne savait pas quoi faire. Bon sang, mais quelle femme! Il la regarda s'éloigner dans le rétroviseur alors qu'elle se laissait aller dans un champ sur le côté de la route. Il décida finalement d'éteindre la voiture et finalement ouvrit à son tour la portière. Il récupéra sa veste et l'enfila avant de claquer la portière, les clés de la voiture en main et les warning toujours allumés au cas où quelqu'un arriverait. Il verrouilla cependant la belle aux courbes racés et s'approcha de Lorelei qui fumait toujours sa clope. Alors qu'il arrivait à sa hauteur, elle lâche qu'il était un homme bien et qu'il ne devrait jamais en douter. Il la rejoignit et se posta à sa hauteur dans un petit rire nerveux.
- Ouais... Permettez-moi de remettre cette affirmation en question... Il s'arrêta un instant et contempla la campagne environnante alors qu'il venait d'être on ne peut plus honnête, avant de reprendre. Mais je vous remercie du compliment. Il mit les mains dans les poches et resta là un instant en silence alors qu'elle tirait toujours sur sa cigarette. Il décida finalement de reprendre. Je suis pas vraiment ce qu'on peut appeler un type bien. Enfin, tout dépend de quel point de vue on se place. Je suis coureur, j'aime l'argent et le luxe, et je suis un insatiable orgueilleux. Je n'ai pas tous les avantages pour moi quand on y réfléchit bien. Il osa un petit sourire. Décidément, cette soirée était particulière, et il n'aurait pas cru que de telles choses arrivent. Elle s'était laissée aller à un instant de faiblesse et lui a un accès d'honnêteté pure. Finalement, alors qu'elle tirait toujours sur sa cigarette, et qu'elle devait sans doute vouloir la terminer, il se tourna vers elle.

Il laissa sa main venir caresser le bras de la jeune femme et remonter jusqu'à son poignet pour lui retirer délicatement la cigarette des lèvres, en revanche, il ne l'enleva pas de ses mains.
- Vous ne devriez pas fumer... Je ne vous ferais pas la morale sur la santé, on vous l'a sans doute déjà assez fait, mais enfin... Vous êtes une femme splendide... Il serait dommage de gâcher ce corps avec ce genre de drogues. Il sourit alors qu'il lisait dans son regard quelque chose qu'il n'arrivait pas à décrypter. Ce regard puissant, fort, intense, qui n'était pas celui du défi, était plus difficile à supporter que celui qu'elle lui lançait toute à l'heure. Il manqua détourner les yeux. Elle avait traversé plus d'épreuve qu'il ne pouvait en douter. Vous êtes toujours sûr de vouloir fumer? La question était sincère, et il espérait qu'elle change d'avis alors que son autre main venait prendre la main libre de la jeune femme tandis qu'il n'était qu'à un souffle d'elle. Elle empestait l'odeur de ce poison qui se diffusait lentement dans le corps des gens et les tuait à petit feu. Il ne souhaitait pas ce destin pour elle, et il n'allait pas l'en empêcher. Finalement, dans un petit sourire alors qu'il plongeait son regard dans le sien. Et puis, votre parfum avait bien meilleure odeur que celui de la cigarette... Il s'éloigna d'ailleurs légèrement comme pour marquer son affirmation, comme un chat dont l'odeur d'un objet ne lui convient pas réellement et qui recule les oreilles basses. Cette fois, il ne rompit pas le contact avec elle, tenant ses deux poignets, alors que leurs deux corps se frôlaient, perdus en pleine campagne, dans la quasi obscurité, avec pour seul toit le ciel étoilé et pour seul murs les herbes des champs qui, au rythme de la brise, se balançaient d'avant en arrière. Et dans cet immense espace, ils se faisaient face, cherchant à se comprendre, peut-être, à briser les barrières, sans doute. Il était parti du très mauvais pied avec elle, jouant comme un gamin de riche. Elle souffrait. Il n'en doutait plus. Et il ne voulait pas la voir souffrir plus tard à cause de cette cigarette. Il mit alors toute sa force de persuasion dans son regard alors que ses doigts agrippaient la cigarette sans la lui arracher.
- Lâchez-la Lorelei... Elle ne vous sauvera pas de vos tourments. Et il y a des choses plus agréables qu'une cigarette pour mettre fin à sa vie, termina-t-il sur une petite touche d'humour noir. Croyez-moi. Il la défiait. Il la défiait de choisir autre chose, mais pas la cigarette. Il la défiait d'arrêter. Il la défiait de se redresser. Il la défiait de reprendre ses esprits. Il la défiait de se battre. Il la défiait de gagner.   
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