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- Le jour fait semblant de se lever. Mais c’est la nuit pour toujours. ⁂ Safiya [Terminé] -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Résidences
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Tobias SpilsburyLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Le jour fait semblant de se lever. Mais c’est la nuit pour toujours. ⁂ Safiya [Terminé] ( le Sam 11 Nov - 21:31 )
Tout est une copie, d’une copie.Safiya & TobiasL’appartement calme et silencieux accueillait maintenant deux âmes. Deux personnes qui n’ont fait qu’un pendant quatre longues années de douleurs. Safiya se trouvait à quelques mètres de sa chambre, elle lui était revenue à un moment où plus que jamais il avait besoin d’aide ; de réconfort. Deux choses que la jolie égyptienne lui avait toujours apporté et ce depuis les premiers jours de leur rencontre. A l'instant où il l’a rencontré au Caire : il a compris qu’elle ne partirait pas si facilement de sa vie. Traductrice, guide dans ce monde oriental inconnu : Tobias la toujours suivit les yeux fermés ayant une confiance en total en cette femme qui partage bien plus qu’une passion avec lui. Safiya c’est le synonyme de l’amour pour l’Histoire, celle avec un grand H. Avec elle, jamais l’Anglais ne s’est sentit de trop, pour ne pas dire fou. Ils dévoraient ensemble des manuscrits à la lueur d’une bougie au milieu du désert lors des expéditions sans se soucier du froid mordant qui se levait quand le soleil se couchait. Qu’importe que son cœur soit en Amérique avec Angèle : Safiya avait toute son attention quand ils travaillaient ensemble. Leurs pensées surgissaient à l’unisson dans une entente trop belle pour être vraie et qui avait toujours parut comme surnaturelle à Tobias. Par honnêteté ; il avait parlé de l’Égyptienne à Angèle : jurant sur le Mur des Lamentations qu’ils n’y avaient rien entre eux qu’une tendre et sincère amitié. Ce qui était vrai. Tobias n’avait jamais été un homme infidèle et ses soirées à savourer des Darioles en compagnie de l’étrangère était en tout bien tout honneur.
Capturés, jugés, emprisonnés ensemble : ce lien si particulier évolua d’une manière insoupçonné. Ils ont partagé des traumatismes, connaissent sans mal le cri de l’autre ayant partagé de temps en temps une cellule quand ils n’étaient pas voisins. Leurs geôliers ne semblaient pas enclin à leur faire de cadeau et abandonner de tous ; surtout de leurs gouvernements respectifs ; ils ont trouvé la force de survivre. Lui gardant espoir, Safiya lui donnant la force de survivre : ils en sont sortis vivants. Plus forts à n’en pas douter par les marques sur leurs peaux mais surtout plus unis. Quelque chose que Tobias ne saurait expliqué mais qui le menait d’une façon ou d’une autre sur les traces de l’Egyptienne et ce bien après leur libération. Jamais ils ne se sont réellement quittés. Safiya était bien trop précieuse à ses yeux pour qu’il la laisse trop loin de lui.

La voilà aujourd’hui sous le même toit que lui. Dans une chambre adjacente bien plus confortable que le sol sec de leurs cellules en Afghanistan quand tous les espoirs étaient réduits à néants chaque jours que Dieu leur donnait. Ils avaient une seconde chance aujourd’hui : de vivre, de croquer la liberté à pleines dents. Mais voilà : comment porter sans tomber dans la folie le fardeau des souffrances causés pendant quatre ans ? Tobias n’avait pas encore de réponses et si le retour d’Angèle dans sa vie a apaisé son âme en peine : son silence actuel ; la mort de son père le faisait retomber dans une mélancolie morbide le poussant à embrasser doucement l’idée de mettre fin à son existence. Safiya de nouveau à ses côtés, il n’avait pas le droit de capituler.
Quand un cri perce les murs pour le réveiller, il ne lui faut pas longtemps pour bondir du lit et enfiler à la hâte sa robe de chambre ne réalisant même pas qu’elle était à l’envers pour se précipiter au chevet de Safiya. Avec une tendresse infinie, il s’assit sur le lit pour attraper ses mains.

« Je suis là Safy. Je suis là. » Chuchota-t-il en Arabe avant de poser sa dextre sur sa joue : « Je ne laisserais plus rien t’arriver… Je te le promets. » Il déposa un baiser sur son front avant de passer ses bras autour d’elle. Parler dans la langue natale de la belle était un moyen de la rassurer. « On est en sécurité, on est loin d’eux. Ils ne peuvent plus nous atteindre. »
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Dernière édition par Tobias Spilsbury le Dim 10 Déc - 14:05, édité 1 fois
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Safiya RahotepLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: Le jour fait semblant de se lever. Mais c’est la nuit pour toujours. ⁂ Safiya [Terminé] ( le Dim 12 Nov - 12:10 )


On ne connaît le cœur d’un homme que dans les moments difficiles.
Tobias & Safiya


Safiya se glisse entre les draps frais. Elle est légèrement fébrile. Elle a pris l’habitude d’être enveloppé par cette sensation au moment de ce coucher. Sensation qui dure et perdure depuis six ans. Comme chaque nuit avant de s’endormir elle prie en silence. Elle prie pour que son sommeil soit doux et léger. Elle prie pour sa famille et sa terre qu’elle a laissé derrière elle depuis quelques mois. Elle prie pour Tobias qui se trouve dans la chambre d’à côté et avec qui elle partage cette appartement. Elle ferme ses yeux, espérant que rien ne viendra la troubler. Safiya pense à ce qu’elle a découvert depuis qu’elle est arrivée à Naples. Elle pense au sourire et au regard clair de celui qui lui sert de bouclier quand son âme part à la dérive. Elle se laisse happer par la douce chaleur d’une nouvelle nuit bien loin du sol égyptien. Elle se sent chez elle. Ici. Peut être parce que plus le temps passe et plus elle réalise qu’il lui suffit juste de Tobias pour se sentir entière. Loin de lui Safiya n’est que l’ombre d’elle-même. Alors qu’avec lui l’égyptienne est plus vivante que jamais. Elle sent son corps s’alourdit. Elle glisse dans cette paix qu’apporte en général le sommeil. Tout est si calme et si apaisant. Elle lâche prise. Se laissant titiller par les stimuli que son esprit lui envoie. Les odeurs moins sucrées mais tout autant agréables et enivrantes. Les accents chantant qui dévalent les rues. Les lumières qui s’étalent au travers des paysages. Elle se sent grisée par ce bonheur qui peu à peu se loge dans ses veines. Dans son cœur. Il lui semble parfois si éphémère. Si difficile à atteindre. Mais là, elle le frôle, l’effleure. Et cela lui fait un bien fou.

Et puis …

L’ombre gagne sa douce lumière. Le visage de Tobias s’efface. Les odeurs deviennent acides. Et les accents se font plus durs. Elle sent des chaines entourées son corps frêle. La clouant au sol violemment. Et son souffle se coupe. Son rêve la plonge dans un passé bien trop présent. Elle n’est plus dans cette chambre rassurante en plein cœur de Naples. Elle n’est pas dans ce lit chaud ou les draps embaument les parfums italien. Non. Là l’odeur qui vient caresser ses narines est bien différente. Cette odeur là est âpre, acide. Un mélange de sang, de poussière et de peur. Et Safiya panique. Elle cherche dans le noir le regard salvateur de Tobias. Elle entend les cris qui lui déchirent la poitrine. La plongeant dans une douleur intense qui dévore son corps comme un incendie. Elle hurle mais ses hurlements restent au fond de sa gorge. Et tout bascule à nouveau. Elle lutte. Elle se bat. Elle sait que ce n’est plus la réalité. Et pourtant tout parait si vrai. Comme si elle était encore enfermée derrière ces barreaux. Accusée à tort. Torturée sans ménagement. Mis à mal tel une bête que l’on cherche à rendre docile. Comme si on pouvait dompter la belle égyptienne. Comme si on pouvait la casser. Pourtant ils ont failli y réussir. Et c’est surement pour ça qu’ils reviennent chaque nuit. Un moyen de lui faire comprendre qu’elle n’est plus rien. Mais dans toute cette noirceur. Dans cet enfer remplit de démon, il y a un ange. Un ange qui veille sur Safiya depuis toutes ses années. Tobias. Contre lui ils ne peuvent rien. Même s’ils ont aussi essayé de le détruire. Seul Tobias et Safiya sont des êtres faibles. Ensemble rien ne peut les atteindre. Même pas quatre ans d’enfermement. Alors elle pense à lui. Avec une puissance qui fait exploser sa douleur. Enfin ses hurlements traversent ses rêves. Le tirant vers la lumière. Elle sent que ses geôliers resserrent ses chaines. Mais elle s’en moque. Elle voit la lumière. Elle entend sa voix. Ses mots dans sa langue natale. Elle sent le sable du désert du Sinaï venir caresser sa peau et envahir ses veines. Elle sent l’eau du Nil laver ses blessures et nourrir sa soif. Elle sent la douceur des dates fraiches glisser sur ses lèvres. Elle voit le soleil de Râ illuminer l’ombre. Et Tobias qui devient le rempart face à toute cette horreur. Ses chaines se brisent sous le coup de cette force que l’écho de la voix de Tobias rend plus réaliste. Elle ne rêve pas. Il est là prêt d’elle. Il lutte avec elle pour la ramener de cet enfer qu’ils ont partagé durant quatre années. Et elle se souvient qu’elle ne risque plus rien.

Qu’elle est en Italie. Qu’elle est avec lui.

Alors Safiya se jette à son cou. L’enserrant de ses bras. Elle tremble. Elle ne retient pas ses larmes. Son cœur tambourine dans sa poitrine, encore bouleversé par les souffrances qu’il vient d’endurer. Même si ce n’était qu’un cauchemar la douleur c’est fait réelle dans sa chair. Elle pose sa tête au creux de son épaule. Laissant son souffle chaud mourir contre la peau de son ami. De son frère. De cette part d’elle qu’il possède à jamais. Elle se calme. Doucement. Alors que son corps est encore secoué de spasmes violents. Puis elle vient trouver son regard. « Désolée .. de t’avoir réveillé. » Elle lui répond en Italien. Pour rendre ce contact encore plus vrai. Elle pose sa main sur sa joue la caressant avec tendresse. Même libre elle a la sensation d’être encore enchainée. Et bien plus quand ses cauchemars se font si puissants. Elle voudrait pouvoir oublier. Mais elle est marquée à jamais. C’est aussi pour cela qu’elle a besoin de Tobias. Elle c’est rendue compte qu’à ses côtés le poids de ces années de torture était plus facile à supporter. « C’était si violent .. si réel .. que j’ai cru que j’allais y rester. » Même après les années l’impact est toujours aussi fort. Aussi destructeur. Cela va finir par l’achever. Et cette pensée lui fait peur. Parce que seule elle n’arrive plus à lutter contre ce passé. Et elle en prend de plus en plus conscience. Tobias est devenu comme un organe vital pour Safiya.





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Sujet: Re: Le jour fait semblant de se lever. Mais c’est la nuit pour toujours. ⁂ Safiya [Terminé] ( le Dim 12 Nov - 13:49 )
Tout est une copie, d’une copie.Safiya & TobiasLe cri qui perça le silence de l’appartement était un son connu bien qu’il ne sortait pas de la gorge du propriétaire des lieux. Safiya faisait un cauchemar et il ne fallut que quelques secondes à Tobias pour se lever et aller à son chevet. Il devait la réveiller. Il devait l’aider à traverser ce cauchemar. Elle n’était plus seule pour faire face à ces démons. Cela même qui hantait l’archéologue quand la nuit tombait. Safiya était revenue près de lui apportant avec elle l’espoir de vaincre à nouveau les obstacles dans sa vie. Depuis la mort de son père il n’avait pas eu une seule nuit tranquille. Et s’il avait caressé du bout des doigts l’espoir d’avoir Angèle à ses côtés : sa désillusion était brisée. Jamais elle ne quitterait son mari abusif et violent. Il en avait la désagréable impression et ces maux ne faisaient que se rajouter à la longue liste de ses tourments.
Arrivé dans sa chambre, il remarqua que Safiya semblait être plongée dans un cauchemar sans fin, sans échappatoire. Qu’importe la douceur de ses gestes : elle semblait rester emprisonnée dans les bras de Morphée. Cela ne l’empêcha pas de continuer à la houspiller, à lui parler : à trouver des mots qui feraient écho dans son coeur pour qu’elle revienne dans la réalité. Tobias savait au combien cela était terrible pour lui-même être victime bien souvent de ces rêves troublants où le passé retrouve sa place pour quelques instants dans le présent. Hanté par des souvenirs, par des souffrances : il était difficile d’en réchapper. Quoi de plus norman quand ils avaient vécu un enfer. Cependant, ils n’étaient plus seuls. L’Egyptienne était de retour dans sa vie et lui dans la sienne. Ils trouveront une façon ou une autre de sortir encore plus grand de ce qui semblait être une interminable épreuve. Ce qui serait probablement le défi de toute une vie. Après tout, ils avaient survécu à pire non ? Main dans la main ils surmonteront les mauvais rêves. Ils étaient deux âmes brisées certes, mais ils étaient encore ensemble et prêts à en découvre. Tobias s’accrochait à la folle idée qu’ils avaient survécu pour une raison : que Dieu avait épargné leur existence car il avait des plans pour eux. Il ne pouvait pas en être autrement.
Parlant en arabe pour calmer la belle, Tobias arriva finalement à lui faire ouvrir les yeux. Serrant Safiya contre lui : il ne laissa aucun espace entre leurs corps. Il plongea son nez dans ses longs cheveux ébène et ferma les yeux. Cela était si agréable de se retrouver près d’elle. Cela le rassurait en un sens : il ne supportait pas l’idée qu’elle puisse disparaître comme son père l’avait fait il y a quelques semaines. De la revoir, de pouvoir l’aider dans ces nuits agitées devenaient sa nouvelle priorité. Il se sentait à sa place en quelque sorte. Ce qu’il ressentait pour elle était bien différent de ses sentiments envers Angèle mais ils n’en étaient pas moins forts. Au contraire. Contrairement à l’Américaine : Safiya l’avait vu dans toute sa faiblesse. Ils avaient souffert ensemble. Ils s’étaient accoutumés de leurs cris. L’historien les connaissait par coeur à son plus grand malheur tout comme la jeune femme connaissait ses hurlements. Quand elle s’excuse : il lui sourit doucement. Il ne pouvait rien faire d’autres. Cela était naturel.

“Ne t’excuse pas. Tu sais que je suis là pour ça.” Il remit ses cheveux en place dans un geste tendre alors qu’elle posa sa main sur sa joue. “Je sais… Mais ce n’est plus notre réalité.” Tobias ne savait que trop bien que le royaume des rêves est fourbe et traître. “On a survécu. On est de nouveau ensemble et on ne peut pas les laisser gagner.” Il déposa un baiser sur son front. “On ne va pas les laisser gagner.” Il s’éloigna pour plonger son regard dans le sien : “Tu veux une tasse de thé ? Je peux rester dormir avec toi si tu préfères ?” Elle pourrait lui demander des dattes fraîches qu’il aurait remué ciel et terre pour lui en trouver. Il était prêt à tout pour elle. “Je suis là.” Finit-il par dire et il ne comptait pas s’en aller de ci-tôt.  
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Sujet: Re: Le jour fait semblant de se lever. Mais c’est la nuit pour toujours. ⁂ Safiya [Terminé] ( le Dim 12 Nov - 15:51 )


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Tobias & Safiya


L’enfer. Il peut s’emparer de vous alors que vous vous pensez en toute sécurité. Il peut venir en traitre au moment ou vous vous y attendez le moins. Il peut se déguiser, prendre toutes les formes pour vous berner. Durant quatre ans Safiya l’a vu dans sa forme la plus laide. La plus traitre. Celle de l’homme. Pas de cornes. Pas de queue fourchue. L’enfer de la belle égyptienne était fait de chair et de sang. Il y a un proverbe qui dit que l’homme est un loup pour l’homme. Pour Safiya cela a été pire que ça. Elle si solide. Elle si croyante. Elle c’est vu s’effondrer et douter. De Dieu et surtout des hommes. Elle a tout encaissé. Ne trouvant sa force que dans Tobias qui comme elle subissait cet enfer. Durant ces années d’enfermement elle n’a plus cru en l’humanité. Elle croyait juste en Tobias. Pour elle il était la seule chose vraie auquelle elle pouvait se rattacher. Alors leurs cries sont devenus leurs forces. Leurs larmes sont devenues l’espoir d’un après. Leurs blessures souvent communes la preuve qu’ils étaient vivants. Encore. Alors qu’un autre jour finissait. Par moment  ils arrêtaient de compter les jours qui défilaient ou qui s’éternisaient. Et puis un jour l’enfer a pris fin. Enfin façon de dire. On est venu les délivrer mais quelque chose d’eux est resté à jamais enfermé dans ces murs en Irak. Et une part de cet enfer c’est logé dans leurs cœurs en retour.

Une part qui revient chaque nuit comme un boomerang.

Un peu comme le rappel d’un vaccin que l’on fait à un gamin. Un peu comme si leurs calvaires n’avaient pas de fin. Safiya se disait qu’il fallait laisser faire le temps pour penser les plaies. Mais l’enfer revenait toujours à peine la nuit tombée. Il venait dans son sommeil pour la torturer encore et encore. Sous le regard plein de larme de Tobias. Toujours là comme son phare dans toute cette obscurité. Elle a continué à vivre la belle égyptienne. Elle a continué à parcourir le monde. Mais l’enfer collait à ses basques. Un ombre qui la privait de son soleil. Elle était consciente que jamais il ne la lâcherait. Ils étaient liés. Comme elle était lié à Tobias. Au final d’une certaine façon ils étaient encore prisonniers. Les murs n’avaient plus de limites puisque où qu’ils se trouvaient toutes leurs peurs, leurs douleurs venaient les malmener. Le monde lui-même est devenu leur prison. De jour comme de nuit. Et malgré les années qui s’écoulent. Safiya ne se sent plus en sécurité. Qu’importe l’endroit où elle se trouve. Il y a toujours cette sensation de ne pas être totalement libre.

Seule la présence de Tobias soulage cette souffrance.

Alors quand Safiya entend la voix de Tobias, alors que son hurlement lui brule encore la gorge. Elle a besoin de quelques secondes pour réaliser qu’elle a fait un cauchemar. Un autre qui emporte une part de son âme dans l’abime. Ses douleurs sont si réelles dans ces moments là que cela la trouble et la bouleverse au plus profond de ses tripes. Elle s’en veut de l’avoir réveillé, de l’avoir inquiété. Elle le laisse arranger ses cheveux alors qu’elle se fait tendre dans ses gestes. Sentir la chaleur de sa peau sous sa main encore tremblante l’apaise. Tout lui a semblé si réel. Même après six ans. Tout reste si criant de vérité. Il vient chasser sa peur d’un baiser sur son front. Elle l’aime l’écouter parler. L’écouter la rassurer. Safiyra la forte devient Safiya la fragile dans les bras de Tobias à cet instant. « Je crois qu’ils ont malheureusement déjà gagné Tobias. Regarde dans quel état ils nous mettent même après toutes ses années. » Sa voix est faible. Elle n’a jamais été femme à baisser les bras, mais là elle se rend compte que la lutte semble perdue. Le regard de son ami kidnappe le sien. Elle se laisse porter par le couleur  bleue de ses yeux. Une couleur qui signifie tellement pour elle. « Oui une tasse de thé à la menthe. Et je veux bien. Seule je ne pourrais pas m’endormir. » Safiya reste pendue à son cou comme si le lâcher voulait dire tomber dans le vide. Elle vient déposer des baisers au creux de son cou. Elle s’enivre de l’odeur de sa peau douce et suave. Elle y a si souvent chercher refuge, cela lui permettait de s’évader dans les heures les plus sombres. Elle aime l’odeur de Tobias, elle fait partie de son être. Comme beaucoup de chose qui se rapporte au jeune homme. C’est alors qu’elle le regarde plus en détail se détendant peu à peu. « Tu sais que tu as mis ta robe de chambre à l’envers. » Elle ne peut s’empêcher de rire, chassant ainsi le voile de son regard. « Aurais-tu peur que l’on te jette un sort ? » Elle le taquine avec tendresse. Que deviendrait-elle sans lui ? Que deviendrait-il sans elle ? Surement deux âmes perdues et écorchées que la vie balloteraient de long en large. Au moins ensemble ils résistent. Et quand ils se perdent, ils savent  se retrouver même quand tout va mal. Même quand la tempête gronde.  






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Sujet: Re: Le jour fait semblant de se lever. Mais c’est la nuit pour toujours. ⁂ Safiya [Terminé] ( le Dim 12 Nov - 17:09 )
Tout est une copie, d’une copie.Safiya & TobiasRevenir à la vie active après avoir tant vécu était une chose bien délicate et difficile : qu’importe la volonté de votre entourage de vous aider. Trouvant le soutien sans faille de son père qui a lui aussi connu des traumatismes durant ses campagnes : Tobias s’était tout de même senti seul bien trop de fois. Les yeux larmoyants de sa mère et inquiets n’ont certainement pas aider. Comment pouvait-il la blâmer ? Elle était une mère. La chair de son sang, l’enfant qu’elle avait porté en elle et nourrit à son sein avait souffert. Bien plus que les mots ne pouvaient l’exprimer ; sans qu’elle eut le loisir de l’aider. Pendant un moment : on pensait Tobias mort. Son retour d’outre-tombe avait laissé tout le monde pantois jusqu’à ce que sa silhouette émaciée apparaisse aux grilles du manoir en Ecosse. L’Historien n’était jamais réellement revenu, ne reviendrait probablement jamais de ce voyage où une partie de lui est morte ; restant pour toujours dans ces geôles insalubres qui ont connu tant de fois al mort. Il avait dû réapprendre à vivre tout comme sa comparse maintenant dans ses bras. Ils avaient dû berner un monde qui attendait d’eux aucun changement au niveau de leur comportement ce qui n’était pas une chose possible : personne ne pouvait rester inchangé après avoir échappé à tant d’horreurs. Combien de fois par jour il sursautait ? Il sentait encore les tenailles arracher sa peau ? Bien trop pour qu’il ne puisse l’avouer au plus grand damne de son psychologue qui ne savait plus à l’heure actuelle quoi faire avec ce patient qui se terrait dans un mutisme douloureux.

Le mal qui rongeait Safiya était bien connu du malheureux archéologue qui tant de fois avait subit les affres de ces démons et de ces souvenirs pour le moins sanglant et traumatisant.

“Non, ils n’ont pas gagné parce que toi et moi avons survécu. Parce que malgré nos tourments nous sommes plus forts. Nous connaissons le vrai visage de l’homme et c’est pour ça que nous survivrons toujours.” Réponds l’hôte d’une voix toute aussi faible pour que seule sa Safy puisse l’entendre. Comme s’il y avait des fantômes qui pouvaient les écouter. “Je... Ce n'est pas facile, mais on n'a pas le choix... On doit continuer d'avancer et de se battre...”

Tobias voulait croire qu’ils avaient connu le pire mais leurs rêves communs étaient le témoignage indéniable que malheureusement le plus dur était de continuer à vivre comme si rien ne s’était passé. La serrant à nouveau contre lui une fois qu’il lui a proposé une tasse de thé et de rester avec elle : il sourit en sentant les baisers plumes dans son cou. Il se joignit à son rire :

“Tu sais bien que je n’en ai jamais rien eut à faire que mes vêtements soit à l’endroit ou non.”

Éternel étourdis et maladroit : Tobias ne faisait pas vraiment attention c’est vrai quand il était chez lui. Safiya l’avait déjà vu peu vêtu durant leurs souffrances communes tout comme il avait déjà posé sur sa peau mate. Il n’aurait eut donc aucune gêne à être en plus simple apparat mais il était un gentleman dans l’âme et ne ferait jamais cet affront.

Il s'extirpe de ses bras pour se lever. Il alluma la lampe sur la table basse puis alla dans la cuisine lui faire deux tasses de thé à la menthe fraîche. Il avait acheté spécialement un pied pour qu’elle puisse savourer du vrai goût de cette plante au saveur orientale. Dans un bol, il met également quelques dattes avant de revenir dans la chambre, à son chevet. Sa robe de chambre enlevée, il se glissa sous les draps avec elle en prenant sa propre tasse.

“Demain je retourne sur le site de Pompeï si tu veux m’accompagner.” Parler de leur passion commune était un moyen comme un autre de chasser les mauvais esprits qui hantent leurs nuits. “Comme au bon vieux temps…” Celui où ils passaient des heures à veiller dans le froid du désert à la recherche de tombeaux et autres sanctuaires Egyptiens.
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Sujet: Re: Le jour fait semblant de se lever. Mais c’est la nuit pour toujours. ⁂ Safiya [Terminé] ( le Lun 13 Nov - 15:12 )


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Tobias & Safiya


Après ces quatre années d’enfermement Safiya c’est jeté corps et âme dans son boulot. Déjà qu’il l’a toujours passionné. Là il devenait sa raison de vivre. Sa seule façon de respirer sans se sentir oppressée. Elle a parcouru le monde toujours à la recherche de nouveau site ou pour apporter son aide. Elle faisait en sorte de retrouver Tobias. Travailler avec lui a toujours été un véritable plaisir. Tout était si simple, ils se comprenaient sans avoir besoin de parler. Et bien d’avantage après ces quatre années de calvaire partagé. La plus part du temps la belle égyptienne mettait cette rencontre sur le compte du hasard. Ce qui faisait sourire son compagnon d’infortune. Mais c’était surtout parce qu’elle avait besoin de se ressourcer et de reprendre des forces. Et il n’y avait qu’à ces côtés qu’elle y arrivait. Tobias le savait et dans ses moments là il faisait tout pour soulager la belle égyptienne. Et puis à nouveau elle affrontait la vie seule. Se disant qu’il fallait bien qu’elle arrive à lutter contre tous ces mauvais rêves, qui venaient la torturer la nuit. Après tout elle a toujours été une femme forte, une femme indomptable.  Alors elle devrait s’en sortir. Mais il suffisait d’un détail même insignifiant pour la faire replonger dans le tourbillon de ces quatre années en captivité. Si Tobias était loin d’elle, elle prenait son téléphone pour entendre sa voix. Cela lui réchauffait le cœur au moins durant quelques semaines. Avant qu’un autre détail bouleverse la stabilité fragile qui c’était installé. Même sa terre natale ne lui apportait plus ce bienfait salvateur. Pourtant l’Egypte avait toujours été là pour elle. Safiya s’était nourri de sa force si souvent. L’évidence se gravait dans son cœur avec de plus en plus de véracité à chaque fois. Tobias était la seule solution à ses cauchemars et à cette douleur sournoise qui la dévorait doucement. Eteignant sa flamme sans ménagement. Et elle est venue en Italie. Après tout ce n’était que pour quelques jours de vacance.

Et puis un an après elle est toujours là au prêt de Tobias.

Mais parfois son esprit oublie ce fait. Elle se perd dans le dédale de ses souffrances. Chavirant dans des cauchemars aux teintes violentes et aux gouts amers. Des cauchemars si troublant de vérité que cela lui faisait perdre pied. Avant de revenir dans la réalité. Et la réalité c’est la voix de Tobias. Cette voix qui l’a sorti de sa torpeur. Cette voix qui lui a apporté réconfort et paix. Et puis il y a la chaleur de ses bras autour de son corps frêle. L’odeur de sa peau contre la sienne. Un cadeau de Dieu dont elle ne se lasse pas. Un cadeau précieux qui habite son cœur depuis bien des années. Elle se remet doucement. Se collant contre lui comme une biche apeurée. Avec lui elle laisse aller sa douleur. Elle laisse aller ses larmes. Et le fait qu’elle ne supporte plus de se battre. Il devient si difficile pour Safiya de croire dans le fait qu’un jour ils pourront enfin sortir vainqueur de ce combat qu’ils mènent depuis tant d’année. Mais Tobias la rassure. Il ne veut pas qu’elle baisse les bras. Elle l’écoute s’apaisant doucement contre lui. Son cœur se calme. Son angoisse s’efface. Elle le regarde, ses yeux ont cette lueur que seul Tobias peut comprendre. Une lueur qui symbolise tout ce qu’elle ressent pour lui. Cet amour sans partage tissé au travers des larmes et du sang que leurs corps ont versé. Et bien au-delà. Mais que seul ceux qui ont connu des souffrances semblables peuvent voir.  « Promets-moi que tu seras toujours là. Que jamais tu ne me laisseras. Quoi qu’il arrive. Je ne pourrais vivre sans toi. » Ses mots sont comme une supplique, une évidence que les moments séparés n’a fait que renforcer. Doucement le trouble disparait. Ils reprennent leurs souffles et le cours de leurs vies. Sachant l’un comme l’autre que ce n’est qu’une parenthèse. L’enfer ne les quitte jamais vraiment depuis 2011.

Mais là la vie reprend le dessus.

L’idée d’un thé à la menthe ravise le désir de Safiya. Elle offre un moment de tendresse à son sauveur. Avant de laisser son rire emplir la pièce suite à son étourderie. Il ne changera jamais et c’est ce qu’il lui plait. Une manière de faire un pied de nez à leurs geôliers, ils n’ont pas tout détruit en eux. « En effet. Et c’est réconfortant de voir que rien ne change de ce côté-là. Et en plus c’est drôle. » A cet instant elle essaie d’effacer les images du corps meurtri de son ami. Combien de fois elle l’a vu sa chair en sang. Priant pour que ses plaies cicatrices sans laisser de marque. Elle savait que c’était une chose impossible. Il n’y a qu’à voir les marques qu’elle a gardé. Mais quand elle regardait Tobias le corps à moitié dénudé et couvert de blessure, elle ne pensait qu’au bonheur que sa présence lui procurer. Voulant ne voir que la lumière dans cette noirceur. Et quand ils avaient l’occasion de partager la même cellule elle venait le câliner pour apaiser ses douleurs. Comme il le faisait en retour. Mais là tout ce qu’elle veut garder en mémoire c’est le garçon maladroit qu’il est et qui à cet instant fait exploser son rire. Il l’abandonne quelques secondes pour aller préparer leurs thés. Elle s’occupe d’arranger les draps et les oreillers pour qu’il puisse venir se caler contre elle. L’odeur de la menthe envahit l’appartement avant même que Tobias revienne avec son plateau. « Tu as pensé aux dates. Je ferais quoi sans toi. » Elle le regarde quitter sa robe de chambre, l’enveloppant de sa tendresse. Elle récupère sa tasse, un sourire immense se dessine sur ses lèvres. Elle ferme un instant les yeux se retrouvant durant quelques secondes sur les rives du Nil. « Ce parfum je l’aime tellement. Toute mon enfance. Et je suppose que tu as remarqué que j’ai chauffé ta place. » Safiya vient se lover contre son ami. Combien de fois ils se sont retrouvés ainsi. Presque coller comme des siamois. « Bien sur que je veux t’accompagner. C’est comme si tu me montres à un gamin un paquet de bonbon et que tu lui demandes s’il veut en manger. » Et puis elle se tourne vers lui, le regard plus espiègle. « Tu crois que tu vas te débarrasser de moi comme ça. Pas question monsieur Spilsbury. » Elle se met à parler en arabe essaie même de prendre une grosse voix mais elle n’arrive à rien. Face à Tobias elle est désarmée. Et encore plus quand leurs corps se frôlent. Même si ce n’est pas la première fois. Il y a ce plaisir électrisant qui mélange à la fois souffrance et douceur. Elle avale quelques gorgées de son thé pour se laisser bercer par les premiers moments qu’ils ont partagé en Égypte. « Oui comme au bon vieux temps. »

Si seulement ils pouvaient le remonter le temps.
 






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Dernière édition par Safiya Rahotep le Mar 14 Nov - 21:11, édité 1 fois
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Sujet: Re: Le jour fait semblant de se lever. Mais c’est la nuit pour toujours. ⁂ Safiya [Terminé] ( le Mar 14 Nov - 20:50 )
Tout est une copie, d’une copie.Safiya & TobiasLes deux protagonistes de la tragédie qu'a été leur enfermement fonctionnaient de la même façon. Ils s’étaient tous les deux plongés à corps perdus dans le travail. Pour oublier les blessures ; pour oublier la douleur et l'humiliation perpétuelle pendant quatre longues années. Le temps avait semblé interminable, d’une lenteur incommensurable sans qu’ils ne soient en mesure de faire ou dire quoique ce soit. Attendre. Voilà ce qu’ils avaient fait. Espérer, se conforter quand ils le pouvaient : ayant la chance dans leur malheur de ne jamais perdre espoir en même temps. L’un rattrapait toujours l’autre et ravivait l’espoir. Même quand ils ont vu un de leur collègue se faire décapiter. Des images à jamais imprimé dans ses rétines, qu’il n’oserait jamais décrire à quiconque. Surtout à Safiya. Il n’avait pas besoin de s’expliquer, de se justifier. Elle savait. Elle avait été la témoin. Alors oui, il lui était plus facile dans les moments durs de s’accrocher à elle. De toute façon… Dans cette ville il n’avait pas tant d’alliés que ça et la femme qui possédait son coeur était marié à un autre. Le destin avait toujours un curieux moyen de montrer à Tobias qu’il devait vivre : mettant les bonnes personnes, au bon moment sur son chemin. Safiya lui permettait de garder la tête hors de l’eau bien que le poids du deuil était lourd à porter.
Il n’avait pas mis de temps à l’appeler après la mort de son père : partant dans une longue marche dans les bois. Seul. Pour se retrouver, pour tenter de faire d’autres projets maintenant que son paternel n’était plus là pour le guider. Avant, quand il doutait, c’était lui qui l’appelait. Maintenant, c’était la belle Égyptienne même si elle ne pourrait jamais prendre la place de son géniteur. Depuis son retour d’entre les morts, ils se comprenaient encore mieux ; les sévices et traumatismes étaient le point de communs majeurs. Tobias espérait être aussi honorable que lui. Il était son modèle, un homme droit et juste qui avait toujours fait l’admiration de tous et notamment de son fils. Revenus à Naples, son amie à la peau ambrée lui avait fait l’honneur de lui annoncer qu’elle ne comptait plus partir. Une nouvelle qui à enflammer son coeur.

Son regard dans le sien, il y voit l’avenir et un repos qu’ils méritaient tous les deux. La vie n’en avait certainement pas fini avec eux : mais il se forçait à croire que le meilleur restait à être vécu.

“Je n’ai pas besoin de promettre, c’est une évidence. Jamais je ne te laisserais t’éloigner de moi tu le sais bien. Alors prendre mes jambes à mon cou : encore moins !”

Et ce sous aucun prétexte. Qu’importe qu’il soit condamné à finir sa vie seul à cause de cela. Il ne la laisserait pas tomber. Tobias avait déjà abandonné l’élue de son coeur une fois : il ne renouvellera plus jamais l’expérience. Avec quiconque et surtout pas avec Safiya. Lui proposant un thé en caressant sa joue pour la rassurer, pour la conforter qu’elle était réveillée sa réponse le fit sourire.

“On sait tous les deux que je suis l'humoriste et toi la sérieuse.” Répliqua-t-il. Mon pire défaut c’est d’être lâche et peureux pas de n’avoir aucun sens de l’humour.”

Le corps de l’un et de l’autre n’avait aucun secret et pourtant maintenant qu’ils étaient de retour dans une réalité morose : Tobias voulait agir comme si cela n’était pas le cas. Remettre la bienséance dans l’espoir de retrouver une dynamique normale. L’Historien alla préparer le thé et un en cas avant de revenir.

“Un thé en plein milieu de la nuit sans dattes c’est comme la semaine des quatre jeudis : ça n’existe pas et je n’ai pas besoin de sortir de Saint-Cyr pour le savoir !”

Tobias s’installa confortablement avec sa tasse avant d’ouvrir son bras pour que la jeune femme se colle contre lui. De sa main libre, il attrapa un fruit sec et savoura ce dernier tout en se remémorant ce qu’ils ont vécu.

“Tu m’as fait aimé l’Egypte bien que j’étais déjà conquis.” Il sourit en coin : “Je te donnais toujours mon pull dans le désert parce qu’il était chaud : c’est le retour sur investissement.”

Des paroles beaucoup plus légères étaient échangées maintenant entre eux. Il reprit une datte avant de rire en l’écoute lever sa voix :

“Même si je le pouvais : je ne le voudrais pas. Tu es bien trop précieuse.” Il répond en Italien, l’Arabe ne lui venait pas aussi facilement que la jolie native d’Egypte. “Je t’y emmènerai un jour et on ira à Jérusalem. Je t’ai promis de t’y emmener et je tiendrais cette promesse.” Lui faire découvrir son pays, sa culture aussi. “Je suis certain que toi et moi … On a encore pleins d’aventures à vivre.” Et cela serait main dans la main.

Tobias porta son mug à ses lèvres puis il posa sa joue contre la tête de Safiya et tout en fermant les yeux soupira :

“J’ai aussi fait un cauchemar…” Avant qu’elle ne l’extirpe des bras de Morphée. “C’était mon père. Il me regardait dans la cellule, il m’insultait, répétait que j’étais un moins-que-rien. Qu’il était déçu de ma conduite, que j’aurais mieux fait d’être un soldat au lieu de nettoyer des cailloux : j’aurais pu me défendre. Prendre soin de toi aussi et nous sortir de là au lieu d’attendre la providence.”

L’Historien se redressa pour boire son thé. Il laissa le liquide brûlant couler dans sa trachée.

“Je… Cela ne fait même pas deux mois et il me manque déjà plus que de raison. Sans toi dans cet appartement : je pense que j'aurais déménagé à Jérusalem... Pour être auprès de ma famille et loin d'Angèle.”
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Âge : 38 ans née le 20 octobre 1979 à Louxor en Egypte.
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Sujet: Re: Le jour fait semblant de se lever. Mais c’est la nuit pour toujours. ⁂ Safiya [Terminé] ( le Jeu 16 Nov - 10:19 )


On ne connaît le cœur d’un homme que dans les moments difficiles.
Tobias & Safiya


Le regard encore voilé par le trouble. Safiya se remet doucement de l’angoisse qui l’a étreint durant son cauchemar. La présence de Tobias l’aide beaucoup dans ce processus. Un processus long. Cela fait déjà plus de six ans qu’ils ont été libéré. Un processus douloureux. A chaque fois qu’elle y replonge c’est sa chair qu’elle sent meurtrie sous les coups. C’est la chair de Tobias qu’elle voit saigner. Elle entend même les cris comme si c’était elle qui les libérer de sa poitrine. Ils lui percent les oreilles et avive sa souffrance. Comme l’odeur du sang mêlé à la poussière. Tout lui parait si réel qu’elle a du mal à sortir du piège dans lequel cette horreur l’entraine. La belle égyptienne est consciente que jamais elle n’oubliera l’enfer qu’elle a partagé avec son ami. Il fait parti d’elle au même point que tous les souvenirs agréables qui parsèment sa vie. Mais Tobias arrive à adoucir tout ce qu’elle éprouve. C’est toujours une bataille de plus de gagner. Un jour ils finiront à gagner la guerre et leurs âmes tourmentées seront enfin en paix. Mais cela ne sera pas pour cette nuit. Et Safiya se demande quand cette paix arrivera. Six ans qu’ils ont été libéré. Et pourtant. Tout reste en eux aussi fort qu’au premier jour. Les liants à jamais. Comme s’ils ne pouvaient vivre l’un sans l’autre. Parce que l’éloignement ils ont essayé. Mais c’est bien pire. L’absence augmente tout. Et laisse une saveur bien âpre dans la bouche. Alors Safiya s’attache à ce point d’ancrage qu’est son ami. Bien entendu ils ne sont pas épargnés par la vie. Elle continue à leur infliger mille douleurs plus dures les unes que les autres. Les rendant plus fragiles et plus vulnérables. Comme s’ils n’en avaient pas eu assez durant ces quatre années. Mais de cette horreur ils en tirent toujours un côté positif.

L’évidence d’être toujours là l’un pour l’autre.

Pourtant dans cette évidence il y a toujours quelque chose qui vient troubler l’instant. Comme la phrase de Tobias qui révolte sur le coup la belle égyptienne. Comment peut-il dire cela ? « Tu n’es ni lâche ni peureux. Tu es juste un homme et comme tous les hommes tu as tes forces et tes faiblesses. » Lâche et peureux. Elle soupire. Se rappelant comment il prenait soin d’elle. Il n’a jamais détourné le regard face au sang qui coulait de ses blessures. Il n’a jamais flanché quand elle lui demandait d’être forte pour elle. Non pour Safiya, Tobias est l’homme le plus courageux et fidèle qu’elle connaisse. Elle ne supporte pas de le voir s’abaisser. Il n’en n’a pas le droit. Ils arrivent à dissiper ce trouble qui leur serre la poitrine. L’odeur du thé réveillant des souvenirs bien plus doux et plus précieux. Cela les ramène même en Égypte. Safiya a même la sensation de sentir le Khamsin caresser sa peau dorée. « Toi et tes expressions tu me feras toujours rire. Mais tu as parfaitement raison. Le thé et les dattes fraiches c’est comme une oasis en plein désert. » Et la belle vient s’installe tout contre le corps de son ami. Le contact est presque intime. Mais leurs chairs se sont si souvent frôlées qu’ils n’y portent même pas attention. Ils cherchent juste à s’apaiser  et à se rassurer. Et sentir la chaleur du corps de Tobias contre sa peau est le meilleur des remèdes aux maux qui tiraillent Safiya. Encore une fois il lui sert de bouclier, mais cela fait des années que ça dure. Et ce n’est pas demain que cela va changer. Ils laissent alors les souvenirs les emportaient. A cet instant ils ne sont plus en Italie, mais en Égypte. Et les douces senteurs suaves de ce pays grisent leur sens autant que leurs peaux. « Oui tu n’étais jamais rassasié quand je te parlais des merveilles de mon pays. » Elle rougit un peu quand il parle de son pull. Elle frissonne même en pensant pourquoi elle le voulait vraiment. « C’était ce que je te disais. Je savais qu’ainsi tu ne dirais pas non pour me le prêtait. » Elle se tourne vers lui posant son regard dans le sien. Comme si elle voulait lire dans son âme. « Je le voulais surtout pour dormir en respirant ton odeur. Même avant notre calvaire tu as toujours apaisé mes rêves et mon cœur. Et tu le fais encore aujourd’hui. » Safiya vient doucement poser sa tête dans le cou de Tobias, le respirant doucement. Avant de poser un baiser contre sa peau. Oui elle l’aime son odeur. Comme elle aime son regard. Le roux de ses cheveux. Sa façon de prononcer son prénom. Elle aime aussi ses doigts quand ils glissent sur sa peau. Que ce soit pour l’apaiser, la rassurer ou bien la soigner. Tobias c’est un tout et elle en aime chaque partie du plus profond de son âme. Tobias c’est le seul homme qui d’une certaine manière après son père a kidnappé son cœur. Ils se taquinent pour rendre l’instant moins perturbant. Mais comment ne pas être chamboulé quand le passé se mêle au présent avec tant de ferveur et de passion. « Je suis un peu ton saphir. J’aime quand tu parles dans ta langue natale. Cet accent me donne des papillons dans le ventre. Il chante tellement que je voyage à travers l'Italie en écoutant tes mots. » Et puis Tobias parle de Jérusalem et de la promesse qu’il lui a faite. « Oui je sais que tu la tiendras. En effet le monde ne nous a pas encore livré tous ses secrets. » Safiya a toujours tout fait pour retrouver Tobias sur divers chantier. Travailler avec lui est un vrai plaisir.

Elle imagine déjà leurs futures aventures. Leurs futures découvertes.

Elle sourit au contact de la joue de son ami contre sa tête. Mais son sourire se fane aux mots qu’il prononce. Elle n’ose bouger pour le regarder. Elle a peur de voir la douleur dans son regard. Alors elle attrape sa main, quand il se met à raconter son cauchemar, la serrant fort contre son cœur. Juste pile à l’endroit où sont tatoué leurs deux prénoms entrelacés. Et la douleur est aussi violente que si on l’avait poignardé en pleine poitrine. Alors elle se tourne pour le regarder. Pour lui apporter sa douceur dans son regard perdu. « Arrête de penser cela. Tu te fais du mal pour rien. Ton père t’aimait. Il était fier de l’homme que tu es devenu. «  Safiya passe sa main sur la joue de Tobias. « Tu as pris soin de moi tous les jours durant ces quatre années. Sans toi je serais morte dans cette cellule. Et tu continues de prendre soin de moi. La preuve tu es le gardien de mes nuits tourmentées. » Elle s’écarte pour qu’il puisse boire son thé espérant que l’odeur de la menthe fera naitre de meilleures sensations. « C’est normal que tu ressentes ce manque. Qui ne le ressentirait ? » Safiya a encore la chance d’avoir ses deux parents, mais elle comprend sa peine et sa détresse. « Tu peux toujours y aller à Jérusalem. Ce n’est pas moi qui t’en empêcherais tu le sais. Je pourrais t’y suivre. Demain même. Si tu le voulais. » Elle ne relève pas pour Angèle. Elle sait à quel point le sujet est délicat pour Tobias. Pas besoin de le perturber d’avantage. Et puis elle ressent une pointe de jalousie. Même si ce qui l’unit à Tobias ne ressemble en rien à ce qui l’unit à Angèle. D’ailleurs la demoiselle ne sait jamais mise entre eux. Et Safiya sait qu’elle ne pourra pas détruire ce qui les lie. De toute façon personne ne le pourrait.

Même la mort a essayé et elle s’y est cassée les dents.
Enfin pour le moment.

 

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Sujet: Re: Le jour fait semblant de se lever. Mais c’est la nuit pour toujours. ⁂ Safiya [Terminé] ( le Sam 18 Nov - 14:19 )
Tout est une copie, d’une copie.Safiya & TobiasComment pouvait-on continuer d’avancer après avoir survécu à tant de choses ? Que le passé prend le pas sur le présent bien trop souvent : que pouvait-on faire ? Tobias ne le savait pas. Tantôt il avait envie d’abandonner et de choisir une façon adéquate pour mourir. D’autres fois en revanche il sentait la force resurgir de son corps meurtri et il souhaitait brûler la chandelle par les deux bouts. Vivre pour mieux mourir et dépérir. L’Historien, qui était déjà d’une nature mélancolique, souffrait en permanence d’un spleen qui ne faisait que grandir. Son psychiatre l’avait prévenu : s’il ne se ressaisissait pas alors il allait mourir. Le pouvoir du cerveau sur le corps était encore un mystère mais bien trop de fois les docteurs avaient vu des patients se tuer sans s’en rendre compte. Le mal qui se terre dans le cœur des traumatisés est le plus puissant poison. Malgré tout, quand Safiya était là : tout semblait supportable. Il ne se sentait plus seul à un tel point qu’il ne cessait de se demander quand elle revenait enfin dans sa vie comme il pouvait se tenir si loin d’elle. Le fait qu’elle est emménagée l’avait ravi. Cet appartement était vide. Sans vie. Avec elle, dedans, tout semblait plus gai.

« Et que ce passe-t-il quand le dit homme à plus de faiblesses que de points forts ? » Soupirait-il sans prendre la peine de cacher son désarroi et en s’éclipsant rapidement dans la cuisine pour préparer la collation.

Revenant avec les précieuses denrées et réjouissance, il se lova contre elle sans plus attendre. Tobias avait besoin d’affection, il avait besoin d’enlever le poids dans sa poitrine et Safiya était la meilleure personne pour l’aider à vaincre ses démons : quitte à ce qu’ils fassent une nuit blanche.

« Il y a des choses comme ça qui ne changeront jamais tu le sais bien non ? » Il continuerait d’utiliser ses phrases désuètes et parfois idiotes pour le plaisir ou le désagrément de tous. « Cela me fait penser que l’on en a toujours pas vu. » C’était leur but, leur plaisanterie mais les aléas avaient empêché le projet de se faire : « On a plus qu’à retourner en Egypte hein ? » Ou dans un autre pays du Moyen-Orient bien qu’une certaine peur subsistait dans son être.

Quand elle affirmait qu’il n’était jamais rassasié : un sourire mélancolique s’étira sur son visage. « C’est encore le cas tu sais… Je pourrais t’écouter des heures sans que je ne ressente le besoin de t’arrêter. » En parlant du pull, il eut une idée : « Tu sais que je l’ai encore ? Je te le donnerais demain. »

Soudain, quand elle se tourne pour le regarder dans les yeux : Tobias sent son cœur s’affoler. Ce qu’elle lui dit est touchant, adorable et le rouge lui monte aux joues sans qu’il ne cherche à le cacher. Caressant sa joue avec une tendresse infinie il la laissa se caler contre lui et accepta le baiser en frissonnant.

« Que ferais-je sans toi… » Une phrase, un murmure plus pour lui que pour elle ou quiconque.

Il ne serait probablement pas en vie sans l’aide de Safiya. Sans sa douceur, sa voix : sa simple présence. Il était en un sens dépendant de lui maintenant qu’elle le veuille ou non ; que Tobias le désir ou pas. Ils étaient liés pour le meilleur et pour lire. Ils n’avaient pas signé de pacte de mariage mais un avec le diable probablement. En échange de la vie sauve ils seraient condamnés à s’aider et à être là l’un pour l’autre. Et il acceptait volontiers cela.

« Tu es bien plus que ça… Tu es comme le Regent ou le Sancy des joyaux de France. Même si ta valeur à mes yeux ne serait pas être mesurée avec des objets tangibles. » Il ne pouvait pas réellement expliquer, ni comparer ce qu’il ressentait pour Safiya.

Une ombre se posa sur le tableau, bien trop rapidement à son goût mais il s’était juré de ne rien caché à la belle qui était dans ses bras. Alors il prit le taureau par les cornes et il expliqua son terrible cauchemar. Serrant la main de son amie, il s’accrochait à elle pour ne pas chavirer. Son regard bientôt à nouveau perdu dans le sien : il écouta chaque mot qui sortait de sa bouche avec l’espoir qu’ils feraient écho dans son cœur. Etait-ce seulement vrai… ? Tobias n’avait jamais osé demander à son père s’il était fier de lui et aujourd’hui il était trop tard pour faire une telle chose.
L’Historien se redressa pour boire son thé, savourant le délicat goût de la plante poivré. Aller à Jérusalem, le simple fait d’expliquer son projet lui donnait envie d’y partir. Pour être près de sa mère, de sa famille encore en vie : pour s’éloigner d’Angèle. Sa chère et tendre. Quelque chose lui disait que jamais elle ne quitterait son époux. Il n’était que le bonus dans cette histoire et il devait s’éclipser probablement… Il avait joué, il avait perdu. Il devait s’avouer vaincu et battre en retraite. Mais voilà : il lui avait fait la promesse de rester. Pourquoi ? Lui-même ne sait pas. Probablement parce qu’il l’aime plus que de raison.

« Je sais que tu m’accompagnerais et je suis certain que tu t’y plairais. » Il y fait bon vivre selon lui. Depuis qu’il était gosse il avait ressenti cet amour pour ce pays. « Mais j’ai promis à Angèle de rester… » Il termina son thé et posa la tasse sur la table de chevet avant de re glisser ses bras autour de Safiya pour chercher sa chaleur. Probablement parce qu’il l’aime plus que de raison. Mais je m’en moque. On a besoin de l’un et de l’autre et personne ne pourra nous enlever ça. Je ne le permettrais pas. » Ce fut à son tour de poser sa tête dans le creux de son cou. Il ferma les yeux : « J’ai compris depuis longtemps que personne d’autre ne peut comprendre ce qu’on a traversé. » Cela était triste et en même temps Tobias ne pouvait souhaiter à personne de vivre ce qu’ils ont vécu.

Décidant de partir sur une meilleure note, il décida de parler de ses recherches : « Je ne t'ai pas encore dit mais on a trouvé de nouveaux corps à Pompeï : en creusant par hasard. On doit commencer le travail d’exfiltration bientôt : ils m’ont mis à la tête du projet. »
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Âge : 38 ans née le 20 octobre 1979 à Louxor en Egypte.
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Sujet: Re: Le jour fait semblant de se lever. Mais c’est la nuit pour toujours. ⁂ Safiya [Terminé] ( le Dim 19 Nov - 16:14 )


On ne connaît le cœur d’un homme que dans les moments difficiles.
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Le cauchemar de Safiya a autant bousculé la belle égyptienne que Tobias. Comment pourrait-il en être autrement ? Ces mauvais rêves ne sont du qu’à une seule et même épreuve. Quatre années d’enfermement. Quatre années de torture. Quatre années de privation de toutes sortes. Leurs âmes. Leurs cœurs. Et leurs corps ont été marqué par les mêmes les douleurs, par les même blessures. Des blessures physiques comme morales. Et malgré les années rien ne les apaisent sauf le fait d’être l’un avec l’autre. Ce qui n’empêche pas les démons de se faufiler au-delà de cette solide amitié. Ce qui les rend vulnérables. Et les rapproche d’avantage. Comme ce soir. Ou les larmes de Safiya se mêlent aux larmes de Tobias. Comme cela est arrivé tant de fois depuis ces dernières années. Bien entendu ils luttent chacun à leur façon contre cette peur qui coule dans leurs veines. Les empoisonnant avec virulence en les meurtrissant d’avantage. Et encore ce soir ils se retrouvent démunis par ce passé qui les enveloppe de souffrances toujours aussi voraces. Qui met à mal leurs faiblesses et leurs failles. Eux qui se voudraient si forts pour soutenir l’autre dans l’épreuve se retrouvent parfois aussi fragile qu’un nouveau né. Et dans ce cas il suffit juste d’un sourire. D’un regard. D’un mot.

Pour raviver la flamme qui s’éteint sous le poids du chagrin.

« Il est plus vulnérable. Mais il est encore plus humain. Il reste un homme riche de sagesse qui n’a rien à envier à un autre homme. Et il peut être fier car ses faiblesses deviendront ses forces. » Sa voix est sincère et pleine d’amour. Safiya c’est très bien que Tobias parle de lui. Et elle ne cherche qu’à lui prouver qu’il peut être fier de l’homme qu’il est devenu. Qu’il n’a aucune honte à avoir plus de faiblesses que de forces. Le jeune homme échappe à son regard en allant dans la cuisine. Les dernières larmes ont quitté les yeux de l’égyptienne. Son cœur comme son souffle ont oublié le trouble ressenti quelques instants plus tôt. Elle ne pense qu’à l’odeur du thé qui embaume la pièce, éveillant bien des souvenirs. Et la chaleur du corps de Tobias lové contre le sien les ravive bien d’avantage. Elle aime le sentir contre sa chair dorée. Et la joie emporte leurs peines dans ses ailes. Les laissant ainsi profiter de l’instant qui les caresse alors que leurs mots s’égrainent tranquillement. Elle le titille sur les expressions dont Tobias use à tout bout de champs. « Oui c’est ce qui nous permet de nous rattacher aux souvenirs quand on se sent perdu. » Elle se laisse bercer par ce que le thé et les dattes lui évoquent. C’est doux comme du miel. « Peut être parce que nous avons pas bien regardé. Ou alors nos âmes n’étaient pas assez pures pour les trouver. Oui partir à la recherche d’une oasis et y planter notre tente. Y rester pour tout le reste de notre vie. Loin de tout. Cela serait parfait pour moi. » Fuir loin des horreurs du monde. Juste avec Tobias. Au final Safiya n’aurait pas besoin de plus pour être heureuse. Et Tobias aurait-il besoin de plus pour vivre ? Les souvenirs viennent caresser leur esprit. Des souvenirs plein de rire et de complicité. De quoi donner à leur regard une nouvelle lueur plus étincelante. « J’aime aussi t’écouter parler durant des heures. A croire que nos voix nous ensorcellent. » Elle lui sourit. Dévoile même pourquoi elle aimait lui demander son pull. Elle trouve que c’est l’instant propice pour lui faire part de ce secret. « Tu n’es pas conservateur pour rien toi. » Elle éclate de rire. Un rire qui résonne dans toute la pièce chassant définitivement leurs larmes. Avant de se faire plus douce. Ce qui à l’air de troubler Tobias, mais qui la trouble aussi. Leurs regards se sont souvent perdus dans les profondeurs de l’âme de l’autre. Mais là c’est encore plus intense. Comme si avec le temps les blessures rendaient leurs sentiments d’amitié plus puissants. Presque à la limite d’un sentiment amoureux. De toute façon Safiya est bien consciente que Tobias a kidnappé son cœur depuis bien des années. Même si elle ne l’a toujours que comme un ami.

Le plus précieux des amis. Son ange gardien. Son pilier face à la tempête.

Safiya ne répond pas aux mots que Tobias murmure.
Et elle que ferait-elle sans lui ?
Elle serait surement plus qu’une âme en peine.
L’ombre d’elle-même.
Une coque vide de son essence vitale.
Un corps qui errerait sur terre en attendant la fin.
Tobias est le sang qui coule dans ses veines.
Le souffle qui emplit ses poumons.
Il est la vie qui coule au sein même de son corps.
Ils étaient liés à jamais. Au-delà de la vie. Au-delà de la mort.

« J’ai juste besoin d’être Safiya ta précieuse égyptienne. Safy comme tu aimes m’appeler. » La douceur des souvenirs les ont apaisé. Mais elle s’efface un temps pour laisser place à nouveau au trouble. C’est au tour de Tobias de parler de ce qui a teinté sa nuit de souffrance silencieuse et bien plus douloureuse pour le cœur qu’un coup de couteau. Safiya l’écoute, comme il a su l’écouter. Elle se fait plus présente. Lui apportant le soutien dont Tobias a besoin pour ne pas sombrer dans l’abime. Elle a horreur de l’entendre parler ainsi. De voir le doute dans son regard. Elle est encore plus perturbé quand il parle de son père et de son ressenti. Elle souffre pour lui. Comme il souffre pour elle quand c’est elle qui parle de ses peines. Aucun des deux n’est insensible aux maux qui rongent l’autre. Elle le rassure. Lui apporte son soutien. Elle dresse avec ses mots des murs contre les images sombres qui ont envahi son esprit. Elle veut l’apaiser même si cela est difficile vu que son père est mort, et qu’il ne peut plus avoir les réponses aux questions qu’il n’a jamais osé poser. Puis ils parlent de Jérusalem. De cette ville sainte qui serait peut être la solution pour apaiser leurs âmes torturées. Un jour ils iront. Ensemble. Une promesse qu’ils comptent bien tenir. Qu’importe ce que la vie a prévu pour eux. « J’en suis sure aussi. De toute façon avec toi je serais bien n’importe où. Même sur une île déserte. » Elle n’a aucun doute là-dessus. Tobias suffirait à emplir sa vie. Il est le seul à combler les vides. Il est le seul à panser ses plaies. Il est le seul à lui donner envie de sourire après que les larmes aient brisé son cœur. Il est le seul à mettre des étoiles dans son âme. Safiya n’a besoin de personne d’autre que Tobias. Elle se laisse entourer de ses bras. Elle vient lier ses doigts aux siens. Elle sent son corps traversé d’un frisson délicieux. Un frisson qu’elle savoure alors que sa peau frôle d’avantage celle de Tobias.

A cet instant le monde pourrait bien s’écrouler. Cela n’aurait aucune importance.

« Je ne le permettrais pas non plus. Ce que l’on ressent l’un pour l’autre est unique et pur. Un diamant brut. » Safiya sent Tobias poser sa tête au creux de son cou. Une vague de chaleur l’envahit. Elle se distille dans tout son être rendant les battements de son cœur plus rapide et son souffle plus troublant. Elle ferme les yeux pour profiter des bienfaits de cet instant de complicité. Elle est bien. Terriblement bien. « Il est difficile de comprendre ce qui nous lie quand on a pas vécu ce que l’on a vécu. Je ne souhaite à personne de vivre cette souffrance. Mais je ne la regrette pas vu ce qu’elle m’a apporté en retour. Notre lien unique. » Il est vrai que parfois elle maudit ce jour ou tout à basculé. Et ou en quelques secondes elle a perdu son statut de femme libre pour se retrouver derrière des barreaux. Pendant quatre années elle en avait bavé. Mais en retour elle avait vu grandir un lien qui à ses yeux valait tous les sacrifices. Un lien qu’elle partageait avec Tobias. Un lien que même un frère et une sœur ne connaissent pas. Un lien que même un homme et une femme ne partagent pas. Un lien plus fort que toutes les tempêtes ne pourront le détruire.

La main de l’homme l’a forgé dans la poussière et dans le sang.
La main de Dieu ne pourra le briser.

Et pour finir de balayer le brouillard qui les a envahi ils reviennent à leur passion première. A cette passion dévorante qui les anime autant l’un que l’autre. Safiya s’illumine aux mots de Tobias. Il vient de sérieusement titiller sa curiosité. Et sa soif de découverte. « C’est vrai. Je suis tellement contente pour toi. » Sa voix est ivre de bonheur. « Et tu comptais garder cela pour toi. Pourquoi tu ne m’as rien dit en rentrant. J’ai trop hâte d’être sur le site. Maintenant je ne vais plus pouvoir dormir. Tu sais que tu es un vrai chenapan de garder des nouvelles pareilles pour toi. » Elle se retourne se mettant à califourchon sur son ami. Sans être mal à l’aise par la position intime qu’ils partagent. Elle se met à la chatouiller en laissant son rire à nouveau exploser. Puis elle vient l’embrasser avec tendresse sur la joue. Leurs corps se frôlant avec innocence.


 

AVENGEDINCHAINS




" I'm trying to hold my breath. Let it stay this way. Can't let this moment end. You set off a dream with me. Getting louder now. Can you hear it echoing ? Take my hand. Will you share this with me ? 'Cause darling without you. " Never Enough.
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