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- [Terminé] Une triloc' ça te dit? l Erio -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Résidences
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Lana Giaccomo10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: [Terminé] Une triloc' ça te dit? l Erio ( le Sam 11 Nov 2017 - 23:50 )
Deux heures plus tôt.

Lana caresse un petit chaton roux et tigré et, aussitôt son stress redescend, comme toujours. Cela fait déjà plusieurs années qu’elle se rend au refuge de son amie Sara et elle a fini par en être une bénévole, donnant des coups de mains quand elle a un peu de temps devant elle. A chaque fois qu’elle est là, Lana se sent tout de suite immédiatement mieux. La jeune Italienne a toujours aimé les animaux. « Il est vraiment mignon celui-là. » Dit-elle, alors que le petit chaton se met à lui mordiller les doigts avant de finir par lui lécher toute la main. La jeune italienne se met à rire au contact de la langue rugueuse du petit animal qui lui fait des chatouilles. « Tu l’as trouvé où ? » La petite bête se met petit à petit à ronronner, prenant confiance, alors qu’elle fait du surplace, piétinant lentement les jambes de Lana. « Dans la rue, y’a un peu moins d’une semaine. Le pauvre, il était affamé, couvert de puce… Ca va mieux, mais il a encore besoin d’un petit traitement avant d’envisager de lui trouver une famille. » Et c’est pile sur cette phrase que l’animal se décide à relever les yeux vers elle. L’échange dure une minute, peut être moins, durant lequel le chaton se met à lui faire les yeux doux, faisant accélérer légèrement le cœur de la demoiselle. Et une fois de plus dans sa vie, la jeune femme décide de prendre une décision sur un coup de tête. « Ecoute, Sara, je le prends. » Oui elle le veut. Il est vraiment trop mignon.

A l’heure actuelle.

Lana s’est complètement emballée, pour changer. Après avoir réussi à convaincre Sara qu’elle avait l’habitude avec le refuge et qu’elle savait donc toutes les choses à faire pour s’en occuper, la jeune femme s’était rendue dans une animalerie. Tout y était passé : caisse, arbre à chat, croquettes, un petit panier tout mignon… Elle était ensuite repassée par le refuge pour récupérer Berlioz – nommé ainsi en hommage aux aristochats – avant de se rendre à son appartement. Enfin plutôt, à son appartement et à celui d’Erio… Et c’est seulement là qu’elle avait réalisé que le jeune homme ne réagirait peut-être pas aussi bien qu’elle à l’idée de l’arrivée d’un nouveau colocataire. Alors qu’il lui restait simplement une petite heure avant le retour d’Erio de son service, elle avait donc installé rapidement toutes les affaires du chat dans sa chambre, le laissant profiter pour le moment de l’appartement. Elle avait alors réfléchi à la meilleure idée de faire passer la pilule… Jouer de son corps ? Non. Depuis leur nuit ensemble il y a 3 jours, mais surtout depuis ce baiser, il y a une petite tension palpable entre ces deux-là et c’est sans doute dû au fait que Lana s’est mise énormément à réfléchir à tout ce qu’il se passe entre eux depuis. Elle essaye d’éviter tout rapprochement trop physique, même si c’est une vraie torture pour elle. Alors elle décide de jouer sur une autre corde sensible : appelant leur pizzeria actuelle – et s’excusant encore de ne pas avoir donné suite à leur dernière commande – la jeune femme regarde sa montre frénétiquement en espérant que cela arrive au plus vite. Heureusement, le livreur arrive un peu moins de 10 minutes avant l’arrivée potentielle d’Erio. Lana le paye, installe la pizza et met le replay sur un match de baseball avant de jeter un petit coup d’œil à Berlioz qui s’est endormi sur son lit : il est tellement mignon… Mais la jeune femme n’a pas le temps de s’extasier plus longtemps qu’elle entend la clé se tourner dans la porte. Elle se dirige donc vers Erio et dit d’une voix trop faussement enjouée : « Salut ! C’est soirée pizza et baseball ce soir ! » Tout ce qu’il aime. Mais Lana n’a pas le temps de le mettre dans de meilleures dispositions qu’elle entend un miaulement derrière elle : Berlioz, qui a certainement entendu l’arrivée d’une nouvelle personne, tient visiblement à se présenter. « Et ça c’est Berlioz. Il est mignon, hein ? » Mais oui bien sûr Lana, fais comme si tout était normal. C’est bien la meilleure option.


Erio & Lana


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Erio MazzeiToujours frais après un litre de café
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Sujet: Re: [Terminé] Une triloc' ça te dit? l Erio ( le Dim 12 Nov 2017 - 19:01 )
Alessia pose sa main sur son bras, tandis qu’il récupère ses clés délaissées dans la matinée. Il était pourtant certain de les avoir mises dans la poche de sa veste, mais à croire que le manque de sommeil de ces derniers jours commence à faire son effet. « Tu ne veux pas rester avec moi ce soir ? » Ses yeux l’implorent de lui donner une réponse positive, ses doigts effleurent sa peau, le tentent. Il a été là pour elle la veille, est resté à ses côtés, le temps qu’elle trouve refuge dans les bras de Morphée. S’il n’a pas refusé, sentant qu’elle en avait besoin, qu’après la tentative d’agression, Alessia avait besoin de réconfort, aujourd’hui est un jour différent. Il sent à son attitude qu’elle attend des choses de lui, qu’il soit présent, mais ce rôle n’est pas fait pour lui. Cette femme est attachante, c’est évident, mais si ce n’est être son ami, avec quelques rapprochements physique, Erio ne se sent pas de lui offrir plus. Agir comme un crétin lui aurait été égal si elle n’avait pas vécu une telle chose. Ce n’est pas de vivre une situation compliquée, d’avoir en face d’elle un type qui n’a pas envie de se poser qu’a besoin Alessia. « Tu pourrais me rejoindre dans mon lit, au lieu de dormir sur le canapé. » Ces dernières paroles finissent de le convaincre. « Ecoute, ça devrait l’faire pour ce soir. Ta serrure est changée. » Il va falloir qu’elle apprenne à se relever. Erio pose sa main sur son épaule, évite un geste de tendresse supplémentaire et se dirige vers la porte d’entrée. Alessia apparaît de nouveau, l’interpelle et attend qu’il ait tourné la tête vers elle pour demander : « Je peux t’appeler si besoin ? » Quelques secondes, il reste figé, se perd dans ses pensées, puis acquiesce d’un signe de tête. « Ouais, t’as mon numéro si besoin, hein. Mais seulement en cas d’besoin. J’peux pas être tout le temps là. » précise-t-il, en ouvrant la porte. Il est habitué à être proche des victimes qu’il rencontre, mais à chaque fois, il n’y a jamais rien eu d’ambigu. Là, c’est une amie de sa colocataire, une femme avec qui il a déjà eu deux rendez-vous et enfin, il a déjà à ce corps qu’elle met bien en valeur à chaque fois qu’ils se voient. Ca change la donne, si bien qu’il s’efforce de garder ses distances. Qui plus est, Erio est convaincu qu’elle peut trouver du réconfort auprès de ses proches. « Ferme la porte derrière moi. » S’il a d’abord un petit pincement au cœur, coupable de ne pas l’épauler comme il faudrait, Erio ne tarde pas à s’éloigner un peu plus allégé. Il a suffisamment à penser, ne souhaite pas s’ajouter plus de tracas que ça, préfère penser un peu à lui, à sa vie, à cette colocation qui part en vrille.

En s’engouffrant dans son véhicule, il ne peut s’empêcher d’y songer. Il n’est pas dupe, il a bien remarqué que depuis qu’ils avaient couché ensemble, les choses étaient devenues plus délicates et il n’arrive pas à comprendre le pourquoi. Lana prend de la distance, alors que le soir où tout ça s’est passé, elle semblait être… bien. Il se rappelle de ses mots prononcés, du mot « super » et de ses yeux pétillants. Et si leur nuit ensemble a été parfaite, ça se dégrade entre eux. Lui n’aime pas ça. Ce moment, il l’a aimé, apprécié à sa juste valeur et cette nuit a été au-delà de ses attentes… C’était la première nuit complète qu’il passait depuis si longtemps. L’avoir à ses côtés l’a apaisé. Il espère que ne pas le voir la veille aura pu atténuer les tensions, mais dès lors qu’il entre dans l’immeuble, il n’en devient plus si sûr. Avec Lana, il ne sait jamais à quoi s’attendre. Cette femme est surprenante, imprévisible, compliquée et ça le repousse autant que ça l’attire. La tête pleine de questions, il entre à l’intérieur de l’appartement, a tout juste le temps de refermer derrière lui qu’il tombe de suite sur sa colocataire. Elle ne fait pas la gueule, a ce sourire faux qui se voit à des kilomètres. « T’as quoi à m’dire ? T’as cassé quelque chose ? » demande-t-il, en sortant son téléphone portable qui vibre. Déjà deux messages d’Alessia, puis un troisième qui vient d’arriver. Erio relève les yeux sa colocataire lorsqu’il entend le miaulement et son sang ne fait qu’un tour. « Tu t'moques de moi ? C’est quoi cette chose poilue qui met ses griffes sur mon jean là ? » Non, vraiment, il n’est pas content. « C’est ta nouvelle lubie ? » Il ferme à clé et s’avance dans le salon, ajoutant d’un ton sec : « J’veux pas savoir comment tu vas le dégager, mais j’en veux pas ici. » Et là, il aperçoit quelques uns de ses achats dans le salon, comprend qu’elle a pris la décision seule. « Tu t’es pas dit que j’aimerais être consulté avant de prendre une décision pareille ? Tu fais chier Lana. » lâche-t-il, en posant brusquement son téléphone sur la table. « T’es bien une nana toi. »
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Lana Giaccomo10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: [Terminé] Une triloc' ça te dit? l Erio ( le Dim 12 Nov 2017 - 21:00 )
A l’instant même où elle le voit, son cœur s’emballe et se serre à la fois. Depuis leur nuit passée ensemble et une fois l’euphorie passée, Lana ne sait plus très bien comment se comporter avec son colocataire. Le fait est que ce contact, et le baiser qui a précédé particulièrement, l’a retournée. Au petit matin, elle avait pris une minute pour le regarder dormir avant de s’éclipser et cette image l’avait hanté pendant toute la journée au travail. Elle s’était demandé s’ils n’étaient pas allés trop loin, s’ils n’étaient pas en train de tout compliquer et si, à terme, elle ne risquait pas de le perdre. La nuit dernière n’avait pas arrangé les choses : elle était restée éveillée toute la nuit, à l’affût d’une porte qui s’ouvre, mais rien. Erio n’était pas rentré. Et elle savait très bien avec qui il avait rendez-vous ce soir-là : Alessia. Alors quoi ? Il s’était finalement jeté dans ses bras, comme il l’avait prévenu ? L’idée lui déplaît, alors qu’elle a conscience qu’elle est à l’origine de tout ça. Il le lui a dit : s’il se jette dans ses bras, c’est fini ce qui se passe entre eux. Ce serait peut-être pour le mieux mais ce n’est pas ce qu’elle souhaite et sa décision de prendre soudainement une petite boule de poil n’y est pas forcément étranger : elle compense. A défaut d’avoir de la tendresse de la part d’Erio, elle pourra au moins en avoir avec Berlioz. Même si ça n’a rien à voir, bien évidemment. « Ah non ! J’ai rien cassé ! Tu dis ça comme si je cassais toujours des trucs en plus. » Dit-elle, en roulant des yeux. Et c’est vrai, Lana casse souvent des choses. Vases, assiettes, verres, tout y est passé tant et si bien qu’Erio a pris la décision de proscrire tout élément de décoration en verre. Une décision louable et qui a largement diminué la récurrence des petits « accidents » de Lana. « J’ai rien à t’dire, pourquoi il devrait y avoir un truc caché derrière cette super soirée que j’ai préparé pour toi ? » Sauf que bien sûr, le petit monstre de poil trouve le pire moment pour faire son apparition. En plus de ça, Berlioz a la bonne idée de faire ses griffes sur le jean d’Erio pour lui dire bonjour. Boooooon. Elle est clairement dans le pétrin.

« C’est pas une chose poilue c’est Berlioz, comme Berlioz des aristochats ! Berlioz, arrête d’embêter Erio ! Viens par-là mon chaton. » Lana se penche, avant de prendre le chaton dans ses bras. Immédiatement, la petite bête se calme et se pose sur son avant-bras. Pas de doute, il y a un feeling entre ces deux-là. « C’est pas une nouvelle lubie, j’l’ai sauvé de la rue cette pauvre petite bête ! » Bon techniquement, c’est Sara qui l’a sauvée. Mais si Erio sait que Berlioz a une place bien au chaud qui l’attend dans un refuge, c’est fichu. « S’teu plait, Erio, s’teu plait, on va quand même pas le laisser mourir dans la rue, si ? Et puis regarde comment il est trop mignon. » Aussitôt, la jeune femme tend la petite boule de poil à moitié endormie sous le nez d’Erio, histoire qu’il le regarde de plus près. Et objectivement, il est vraiment mignon. Lana ne comprend pas que quelqu’un ait pu l’abandonner comme ça. « Et toi t’es bien un mec. » Un mec du genre à vous embrasser et à passer à peine deux jours plus tard toute une nuit avec une de vos amies. Les sourcils froncés, Lana se rend compte que sa voix a été largement bien trop sanglante au vu de leur conversation. Elle soupire et tente de se calmer. Elle a conscience que le procès qu’elle lui fait est injuste : il le lui a dit, il ne faut pas s’attacher à lui. Et même si c’est ce qu’elle s’évertue à faire, ça devient de plus en plus difficile. « Ecoute, il restera que dans ma chambre quand on sera pas là… Puis je paierais tous les dégâts éventuels, toutes les visites chez le véto, tout ça. Tu ne remarqueras même pas qu’il est là, je te le promets ! Et puis, il pourrait être utile. Il pourrait… chasser les rats, tiens. » A l’exception près qu’ils n’ont pas de rats chez eux. Mais c’est tout ce qui lui est passé par la tête. « On peut même ne pas l’appeler Berlioz, si t’aimes pas. » Vous ne vous rendez pas compte mais pour Lana, c’est une concession importante. Lana adooooore les aristochats. « Allez Erio, je t’en prie. » Le chat sur un bras, Lana s’approche de son colocataire et pose sa main sur son torse avant de le regarder dans les yeux. Un bref instant mais qui lui fait ressentir des choses qu’elle ne devrait pas éprouver. Elle s’éloigne alors un peu, histoire de reprendre contenance et lui fait une nouvelle fois son regard spécial Lana alors qu’elle approche le petit chat de son visage. Il va craquer. Il faut qu’il craque.


Erio & Lana


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Sujet: Re: [Terminé] Une triloc' ça te dit? l Erio ( le Lun 13 Nov 2017 - 1:06 )
En même temps, c’est un peu ça non ? Lana, c’est comme avec les gamins. Il faut parfois lui mettre des objets bien en hauteur pour ne pas qu’elle les attrape. Heureusement, Erio n’a rien de valeur et n’est pas matérialiste pour un sou. Il s’est toujours contenté de choses simples, mais il fait tout de même très attention. Le fait est que ses parents n’avaient pas trop les moyens lorsqu’il était gamin et qu’il a rapidement compris ce que valait une pièce de monnaie. C’est comme ça qu’avec sa colocataire, il a compris qu’il ne devait pas penser à acheter dans la porcelaine, que ça ne servait à rien de décorer l’appartement avec des objets trop fragiles. Et là, il s’attend à devoir faire le deuil de quelque chose, jusqu’à comprendre la raison de sa soudaine gentillesse. Un chat. Cette soirée, ce n’est pas pour rattraper les trois derniers jours où, entre eux, il y a eu de la tension, mais pour lui faire accepter cette boule de poils qui n’est autre que Berlioz. Lana, de son côté, l’a tout de suite adopté. « Il était à la rue, allons bon ! Et la prochaine fois ce sera quoi ? Tu proposeras notre toit à chaque SDF que tu croiseras dans la rue ? » Elle est bien généreuse, adorable à vouloir sauver tout le monde, mais ce chat, Erio pense déjà de lui que c’est une vraie plaie. Il s’attend à ce que les tapisseries soient bousillés, que ses vêtements mangés, ou avec de grosses pelures, des poils partout dans l’appartement. Et il s’attend à ce qu’il y ait une odeur désagréable au bout d’un moment. Les animaux, ils sont bien mignons, mais c’est de l’entretien derrière. « Mais je m’en balance qu’il soit mignon, petit, grand, blanc, noir. Ces trucs-là, ça t’fout le bordel dans un appart’. » Sans compter que ça peut amener des bestioles. Si elle l’a trouvé à la rue, est-ce qu’il ne va pas chercher à y retourner ? Certes, c’est un chaton et probablement qu’il ne s’est pas encore habitué à l’air frais, mais il se pose la question. Et que va-t-il faire lorsqu’ils ne seront pas là ? C’est un sacré engagement.

Erio hausse les épaules dès lors qu’il se prend sa propre remarque à la figure. Il ne comprend pas le sens, ne se pose pas plus de questions que ça et renchérit : « J’peux savoir pourquoi tu ne l’as pas tout simplement amené à la SPA ? Ils sont payés pour ça ces gens-là. » Et la bouille du chaton aurait plu. Il aurait trouvé preneur très rapidement, il en est convaincu, sauf que voilà… Lana est déjà trop attachée, si bien qu’elle insiste, argumente comme elle peut. « Des rats, mais où tu vas nous sortir des rats toi ? Tu en vois ici ? » dit-il, en s’emportant. Un chat, ce n’est pas comme un hamster qui a une faible espérance de vie. Avec ça, ils en ont pour des années, alors Erio n’est pas très emballé par la fabuleuse idée de sa colocataire dont la main se pose sur son torse. Son cœur rate un battement à ce contact. Un simple geste, mais le premier avec une si faible proximité depuis cette nuit ensemble. Il ne dure cependant pas longtemps et ça le mine. Est-ce qu’il se fait des films ? Ou est-ce qu’il y a réellement un truc qui cloche entre eux ? « Pourquoi j’serai sympa, hein ? Tu me prends pour un con depuis quelques jours. » Est-ce bien utile de lui préciser où il veut en venir ? Erio s’engouffre dans la cuisine, récupère une bière du réfrigérateur, puis s’appuie contre l’encadrement du salon. « J’vois bien qu’il y a un truc qui déconne. Tu souffles le chaud, le froid et le seul moment où tu m’fais un large sourire, c’est pour m’présenter ta bestiole. T’as cru que j’allais pas le voir ? C’est pas écrit débile sur mon front. » Erio aimerait qu’elle lui en parle, mais il commence à comprendre comment elle fonctionne. S’il attend après elle, il n’est pas certain d’obtenir les réponses qu’il cherche, alors il rentre dans le vif du sujet, essaie de lui faire cracher le morceau. « Je croyais que ça avait été super ? » Erio n’invente rien, c’est bien comme ça qu’elle a défini leur moment. Le regrette-t-elle ?


Erio & Lana
Toi, tu es comme un aimant et moi le métal et me rapprocher de toi devient vital. Juste d'y penser je sens mon cœur qui bat. Oh, moi, je ne suis pas dans mon état normal, car ce que je ressens n'est pas très banal. Moi je veux respirer ce parfum dans ton cou, permet-moi de te dire à l'oreille des mots doux que tu y penses encore quand je suis loin de toi. Tout doucement, te prendre dans mes bras, lentement t'embrasser, m'inscrire sur le mur de ta vie, de ton passé. Je sais aujourd'hui que toi seul me guideras.
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Lana Giaccomo10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: [Terminé] Une triloc' ça te dit? l Erio ( le Lun 13 Nov 2017 - 18:14 )
« N’importe quoi, jamais je ferais ça, je ne suis pas stupide. » Vraiment ? Parce qu’autant le dire : ramener un SDF chez elle, c’est totalement le genre de truc donc pourrait être capable Lana. Une fois, ça lui ait arrivé de prêter son vélo dans la rue à un jeune soit disant en retard pour un entretien d’embauche et résultat : un nouveau vélo à acheter. Seulement, la jeune italienne est bien consciente qu’elle n’est pas QUE chez elle ici et, si elle s’est permise de ramener une boule de poil à la maison, elle ne se le permettrait pas avec quelqu’un : Erio ne le supporterait vraiment pas. Il l’a même traumatisé une fois en lui glissant le nombre de crimes touchant les femmes qui ont manqué de clairvoyance, en faisant confiance à un inconnu. C’était justement après le vol de son vélo et entre le sermon et les faits, la jeune femme avait retenu la leçon. Pour Berlioz, elle ne s’était par contre posé aucune question : aucun risque que cette petite boule de poil ne la zigouille dans son sommeil. « Mais vas-y, regarde le de plus près je te jure. Je l’éduquerais bien, je ferais attention. T’façon personne ne peut plus foutre le bordel dans l’appart’ que moi. » Dit-elle, tentant un trait d’humour pour finir par le faire flancher. Mais ce qu’elle dit est vrai : la véritable plaie, c’est elle. S’il a fini par s’habituer au cauchemar ambulant qu’elle peut être parfois alors pourquoi ne s’habituerait-il pas à Berlioz ? « La SPA ? Mais t’es fou ? Tu sais le nombre d’animaux qu’il y a là-bas, les cages, les maladies, tout ça ! » Lana dramatise clairement la situation : le refuge de Sara est très bien et elle s’efforce vraiment de faire le maximum pour le bien-être des animaux même si c’est vrai que, parfois, des animaux très malades récupérés parviennent malencontreusement à contaminer leurs petits camarades. « Déjà qu’il a chopé des puces, tu veux sa mort, c’est ça ? » Toujours plus. Lana plisse les yeux, se rendant soudainement compte de sa bêtise : elle vient d’évoquer les puces de Berlioz devant Erio. Très, très mauvais plan quand il s’agit de le convaincre. « Fin c’est réglé hein, je l’ai traité et pouf plus de puces ! » Ou presque. Il lui reste encore une bonne semaine de traitement devant lui mais c’est un détail qu’Erio n’a pas forcément besoin de savoir. « Ben on sait jamais, ça peut s’infiltrer dans un appart’ sans raison ! » Des rats, ça peut s’acheter sur internet, non ? La jeune italienne chasse néanmoins l’idée de son esprit : elle tient à garder Berlioz mais tous les coups ne sont pas permis.

« Quoi ? N’importe quoi ! » Lui crie-t-elle alors qu’Erio s’éloigne dans la cuisine. Sa voix soudainement haut perchée traduit néanmoins son mensonge. Non pas qu’elle veuille intentionnellement le prendre pour un con comme il le dit, mais c’est vrai que son comportement est devenue de nouveau inhabituel. Et Erio ne lui cache pas le fond de sa pensée puisqu’il se met par la suite à lui exposer tout le problème. « Arrête, je ne te prends pas pour un idiot. Et je ne fais pas ça que pour le chat. » En grande partie, mais pas que. Bien qu’elle ne sache pas comment se comporter avec son colocataire, le fait est qu’elle avait vraiment envie de cette soirée avec lui. Si elle a fait l’effort de préparer une soirée pizza-baseball, ce n’est pas uniquement pour le convaincre mais parce qu’elle sait aussi que ça lui ferait plaisir. « Bien sûr que ça a été super. » Et encore, super ne lui rend pas vraiment justice. Le seul problème dans tout ça, c’est que Lana s’est rendue compte que ça avait éveillée quelque chose en elle, quelque chose d’encore bien plus puissant que cette nuit dans la ruelle. Avant de monter sur le toit, elle lui avait promis qu’elle pouvait gérer et elle le pensait mais, à présent, elle n’en est plus tout à fait si sûre. Et cette nuit entière qu’Erio a visiblement passé avec Alessia a compliqué encore plus les choses dans sa tête. Elle pensait être la seule avec qui il pouvait passer une nuit entière mais elle s’était visiblement trompée. Et que pouvait-elle y faire ? Ce n’était pas comme si elle était en position de lui demander des comptes. « Erio… » La jeune femme hésite, soupire puis prend son courage à deux mains pour lui dire. « J’essayais juste de pas me montrer envahissante, c’est tout. Respecter notre marché. » C’est à moitié vrai. Le fait est qu’elle avait surtout peur de ne pas réussir à se contrôler si elle se rapprochait une nouvelle fois de lui. Elle en est persuadée : Erio n’a pas envie d’entendre la vérité. « Je voulais pas que tu le prennes mal ou quoi que ce soit. » Et ça, c’est totalement vrai par contre. Finalement, Lana s’approche du canapé, déposant Berlioz sur un pled sur le canapé qu’elle a acheté spécialement pour lui – si Erio lui demande, c’est juste un élément supplémentaire de décoration avec de s’approcher d’Erio, de le prendre par la main et de l’attirer vers le canapé. « Viens t’assoir avec moi un peu, tu veux ? J’ai commandé ta pizza favorite et j’ai trouvé un match de baseball auquel je ne vais encore strictement rien comprendre. » Ce n’est pas faute d’avoir essayé pourtant, mais l’ensemble des règles ne s’intègrent pas. Lana encourage donc Erio à s’assoir, puis l’abandonne une minute pour se diriger dans la cuisine pour se prendre une bière aromatisée à la cerise. Elle revient dans la pièce rapidement et se pose entre Erio et Berlioz, l’occultant volontairement de la conversation pour le moment. Elle y reviendra plus tard. « Tu veux une part de pizza ? T’as pas dû manger grand-chose ces dernières 24 heures. » Référence à Alessia et leurs galipette qu’elle imagine totalement endiablée. Posant un regard sur la pizza, Lana ne peut s’empêcher de penser à leur propre nuit où ils avaient finis par loupé le livreur. Bon sang. Elle ne verra plus jamais les pizzas comme avant.


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Sujet: Re: [Terminé] Une triloc' ça te dit? l Erio ( le Mar 14 Nov 2017 - 17:46 )
« Des fois, j’me le demande, tu vois. » C’est sous la colère et Erio s’en rend compte aussitôt. Ce n’est pas ce qu’il pense, mais c’est ce qu’il a dit. Il souffle aussitôt, tente de se calmer tant bien que mal et décide de ne pas répondre à la perche qu’elle lui tend. Pourtant, elle est belle, parce qu’en effet, avec une Lana dans un appartement, ce n’est pas tous les jours simple. Erio il a fini par s’y faire et en deux ans, a pris de nouvelles habitudes, même s’il est toujours surpris de la voir tomber de sa chaise lorsqu’elle s’y installe mal, ou encore de la voir se blesser avec un petit bout de papier. Elle est maladroite et semble tenir à sa première place. Ce chaton aura la seconde, bien qu’intérieurement, il espère qu’il ne concurrencera pour obtenir la palme d’or. « Des puces ? » Il est en train de rêver, ou elle lui fait une mauvaise blague ? Qu’elle se rattrape en lui disant qu’il est traité ne l’aide pas à changer d’avis. Lana le veut tellement et lui aimerait le jeter dehors.  « On peut aussi placarder sur les murs de la ville des affiches de lui avec un joli p’tit message et lui trouver un autre toit. » Des solutions, si elle en veut, lui en a. En soi, les animaux ne le dérangent pas, mais lorsque c’est chez lui, il y voit que des inconvénients. Seul, Erio n’aurait jamais pensé à en adopter un. Le fait est qu’il manque clairement de temps et que celui qu’il arrive à avoir, il se le garde pour lui. Un chat aurait été malheureux avec lui. Ca a besoin de câlins. Lui il en donne à ses conquêtes. On ne peut pas être partout. « J’pourrais demander à mes collègues, aussi, des sympas. » ajoute-t-il, avant même qu’elle ne pense à lui dire qu’elle n’accorde pas sa confiance aux inconnus. Là, Erio les connait plus ou moins et même s’il se méfiera toujours d’autrui, il sent bien que ce ne sont pas des gens mauvais. Et ça l’arrangerait. Néanmoins, il sent que pour se débarrasser du chaton, son attachement pour lui risque de compliquer la donne. Lana ne veut pas laisser son nouvel ami qui, aux yeux d’Erio, a été une source de motivation pour renouer le contact. Forcément, il ne le prend pas bien. Il a beau être brusque, avoir la parole blessante et ne pas aller par quatre chemins lorsqu’il parle, il ne va pas la bouffer et elle le sait. Alors pourquoi s’obstine-t-elle à prendre de la distance comme ça ? Lui ne comprend rien. Encore moins après qu’elle ait confirmé le qualificatif qui définit leur soirée. Pour lui aussi, ça a été super. Bien plus qu’il ne souhaite se l’admettre. Il a bien conscience que ses ressentis ne sont pas normaux, que ça n’a rien de banal, qu’il ne devrait pas avoir cette envie de toucher ses lèvres de nouveau, ou de la prendre dans ses bras, avoir constamment cette envie de la rejoindre la nuit, lorsqu’il rentre tard. La veille, lorsqu’il avait séjourné sur le canapé de son amie, Erio s’est surpris à défiler ses messages, jusqu’à atteindre les siens, prêt à lui en envoyer un, avant de se raviser. Il rejette cependant l’idée qu’il est en train de s’attacher bien plus que de raison. « OK. Alors pour toi, ne pas être envahissante, c’est te montrer distante ? Tu sais, le juste milieu, tout ça, ça existe, hein. » Tout ce qu’il comprend, c’est qu’elle ne sait pas gérer leur nouvelle relation, comment se comporter avec lui. Le sexe, dès que ça rentre en jeu, ça devient difficile. C’est généralement pour cette raison qu’il ne couche pas avec des amies, des personnes qu’il voit trop régulièrement. Il n’avait jamais fait l’expérience avant Lana. Il s’en sort cependant bien mieux qu’elle. L’expérience, sans doute. Erio la suit des yeux, soupire lorsque Berlioz trouve sa place sur un espace qui semble lui être réservé. « Comment tu voulais que j’le prenne ? Que tu t’casses au petit matin, ça, encore, j’peux comprendre. » Lui le fait tout le temps avec ses aventures. Pas seulement parce qu’il ne dort avec personne, mais surtout parce qu’il s’agit d’une règle en or lorsqu’il est question de ne pas s’attacher. « Mais ça, là, c’que tu fais… » Ca lui échappe. C’est évident qu’il allait mal le prendre. Il est même surpris de ne pas lui en avoir parlé plus tôt. Erio s’approche du canapé et s’y installe. Cette attention adorable aurait pu le toucher, mais dès qu’il visualise Berlioz à côté, il ne peut s’empêcher de penser qu’il est la cause de cette soirée sympathique. Une pizza pour le calmer et un match de baseball pour terminer de le convaincre. « Les règles ne sont pourtant pas si compliquées. T’as besoin que je te réexplique ? » Il boit une gorgée de sa bière et se débarrasse de sa veste qu’il laisse sur le dossier du canapé. Si sa remarque aurait pu s’arrêter à la proposition d’une part de pizza, la remarque qui suit l’intrigue. Il plisse les yeux, la dévisage, à la recherche d’une réponse, puis naturellement, souffle : « C’est vrai. Elle t’a pas raconté ? » C’est bien ce qu’elle attend ? Qu’il lui détaille sa soirée ? Il pourrait très bien lui dire la vérité, qu’il a passé une soirée difficile, qu’il n’a pas bien dormi, mais est-ce ce qu’elle souhaite entendre ? Apparemment, elle est convaincue qu’il s’est éclaté. Erio se tourne d’un quart, jambe repliée. « Mon souffle sur sa peau, mes mains caressant son corps en sueur, mes lèvres rejoignant son cou… Ses gémissements, son envie de recommencer, ses doigts s’agrippant de nouveau à ma peau. » Il se penche vers elle, murmure au creux de son oreille, tandis que ses doigts s’accrochent à sa peau. « J’te dis pas les griffures que j’ai sur le dos… C'était… bestial, sauvage. » Là, il saisit une part de pizza et se réinstalle comme si de rien n’était à sa place. « Merci pour la pizza. » dit-il, en prenant une bouchée. « Et toi, ta soirée ? »


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Sujet: Re: [Terminé] Une triloc' ça te dit? l Erio ( le Mar 14 Nov 2017 - 22:12 )
Sa réponse lui claque à la figure, touchant un point sensible. Lana pince ses lèvres, se remémorant toutes les remarques que Fabio avait pu lui jeter à la figure quand ils étaient ensembles. Beaucoup plus cinglantes que ce que peut bien lui dire Erio sur l’instant, beaucoup plus destructrices mais qui la rend à présent sensible à la moindre petite allusion. Elle ronge son frein cependant, faisant l’effort surhumain de ne pas relever pour mieux défendre Berlioz et son maintien à l’appartement. Mais elle a conscience qu’elle s’enfonce en évoquant les puces, bourde qu’elle rattrape comme elle peut mais le mal est fait. Finalement, Erio propose une solution de secours qui est de pouvoir le donner à quelqu’un de bien. Une bonne solution ? Sans doute, mais pas pour Lana qui s’est déjà terriblement attachée à cette boule de poil rousse. « Tes collègues ? Avec les horaires de fou que vous avez, comment veux-tu qu’on s’occupe bien de lui ? » Un chat, c’est plutôt indépendant mais celui là a l’air d’être dans la catégorie peau de colle. Même quand il a eu une petite heure pour repérer l’appartement, Lana l’a bien observé et il jetait de temps en temps un coup d’œil pour s’assurer qu’elle n’était pas loin. « J’l’amènerais au boulot, au début, si tu veux. Le temps qu’il soit bien éduqué et qu’il ne fasse pas de bêtises. Je lui organiserais un coin là-bas. » Cela demandera un peu d’organisation mais ça reste faisable : il suffira qu’elle achète une caisse en plus, un panier, qu’elle ramène deux petits bols un pour l’eau et les croquettes…Tout ça, elle est prête à le faire. Même si sa décision s’est faite sur un coup de tête, quand Lana prend un engagement, elle s’y tient. « Puis après, je passerais régulièrement, c’est facile pour moi de rentrer entre deux rendez-vous. Un mois… Laisse-moi un mois avant de prendre ta décision, s’il te plaît. » Juste un petit mois, c’est rien du tout. Et pendant ce laps de temps, Lana espère que l’effet « bouille d’ange » de Berlioz aura fait effet aussi sur Erio.

La conversation prend vite une toute autre tournure et Lana se met à devoir rendre des comptes sur un tout autre sujet, bien plus difficile. Elle n’aime pas à avoir à se poser des questions et quand elle se retrouve en face d’Erio qui lui parle de son comportement de ces derniers jours, elle ne peut pas y échapper. Qu’est ce qui lui prend ? Que veut-elle vraiment ? Autant de sujets sur lesquels les réponses sont encore très flous. « Je m’suis pas cassée, j’avais un rendez-vous tôt le matin avec une cliente. Et tu semblais dormir vraiment profondément. » Comme un bébé, au point qu’elle n’a pas osé perturbé son sommeil. Elle a hésité, quand elle l’a observé avant de se lever, mais n’a finalement rien fait. Qu’est-ce qu’elle aurait bien pu faire pour le réveiller : l’embrasser ? Le baiser qu’ils avaient échangés la veille n’était que le fruit d’un stupide pari. Ca ne se refera plus.  Mal à l’aise, le regard fuyant, la jeune femme repose néanmoins un regard agacé sur Erio à sa remarque suivante, lorsqu’il lui propose de tout lui réexpliquer. La prend-t-il pour quelqu’un de stupide à ce point ? Déjà tout à l’heure avec sa remarque blessante et là, la petite goutte de trop. Deux options s’offrent alors à Lana dans sa tête. La première, celle de prendre Berlioz, de le poser sur le visage d’Erio avant de lui intimer fermement de le griffer – mais elle a conscience que cela ne pencherait pas en la faveur du petit matou – ou la deuxième qui est de laisser sortir son agacement. Etant donné que Lana n’est pas tout à fait folle, c’est naturellement vers le deuxième choix qu’elle se dirige. « Tu sais quoi ? Excuse-moi de ne pas être aussi habitué que toi à ce genre de relation et de tâtonner parfois ! Maintenant, vu que visiblement tu sembles me prendre pour une fille vraiment stupide, vas-y je t’en prie, réexplique-moi et parle-moi comme à une enfant de 3 ans s’il te plait, histoire d’être vraiment sûre que j’ai tout capté cette fois. » De colère, la jeune femme finit sa bière quasiment d’une traite, avant de la poser un peu brusquement sur la table, croisant ses bras sur sa poitrine. Elle n’aime pas leurs nouvelles disputes. Les anciennes étaient quand même vachement plus drôles. « Non elle m’a rien dit. » Et elle ne sait pas si elle a envie de savoir, en fait mais Erio ne lui laisse même pas l’occasion d’y réfléchir que, déjà il lui donne tous les détails. Son ventre se resserre en l’écoutant et leur proximité lorsqu’il lui murmure quelques mots à l’oreille n’a rien d’agréable pour une fois. Lana, elle, n’a laissé aucune marque sur son dos. Leur échange a été passionné, c’est vrai, mais aussi tendre comme elle le lui avait demandé. Rien d’aussi extraordinaire que ce qu’il semble avoir expérimenter avec son amie. «  Super, super. Tant mieux pour toi si tu t’es éclaté. » Encore une fois, sa voix haut perchée trahit son mensonge. Bien sûr que Lana n’aime pas ça mais, après tout, il n’a aucun compte à lui rendre. Aucun. « Oh ben moi, j’ai passé la soirée chez Emma. On s’est bien marré, on a parlé de nos vies tout ça c’était sympa. J’suis rentrée un peu tard, j’ai passé un peu de temps dans le salon puis je suis allée me coucher. » Et elle a attendue. Un bruit, un message, un signe. Consciente que cette soirée semble bien plus déprimante face à la folle partie de jambe en l’air de son colocataire, Lana ne peut pas s’empêcher d’enchaîner. « Mais le type de l’autre soir m’a recontacté pour boire un verre. Je le fais mariner un peu, mais je vais surement accepter. » Sa voix est sure, cette fois-ci et c’est pourtant bien un mensonge qui sort de sa bouche. Ils n’ont pas eu le temps de s’échanger leurs numéros de téléphones et, de toute façon, Lana n’est pas sûre qu’elle en aurait eu envie. Elle ne se rappelle strictement rien de ce qu’il a bien pu lui dire sur lui l’autre fois.


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Sujet: Re: [Terminé] Une triloc' ça te dit? l Erio ( le Mer 15 Nov 2017 - 2:20 )
Ce n’est qu’un détail pour Erio qui sait que trop bien que les femmes de certains se feraient un plaisir de s’en occuper. Ce n’est pas comme si Berlioz était moche et sauvage. Si ce n’est son jean qu’il a mordu, il a l’air tranquille. Ce n’est évidemment pas cet aspect qui le fera changer d’avis. Un mois, c’est donc beaucoup trop, mais il ne donne aucune réponse. Ni un oui pour la soulager, ni un non pour la faire grimacer. Il se contente d’aborder un nouveau sujet qui lui trotte dans la tête : la distance entre eux. Erio s’emporte, lui demande des comptes et c’est bien parce que ça le touche. Il ne se permettrait pas de faire un tel drame, se rappelle même de la manière dont il a envoyé bouler il y a peu. Avec naturel, sans exaspération, signe que ça lui est égal. Quand ça l’atteint, il part en vrille, hausse le ton. « Peu importe la raison, j’te l’ai dit, ça je comprends tout à fait. T’aurais pu partir pour ne pas rester, je te l’aurais pas reproché. » C’est peut-être même mieux ainsi. Comment aurait-il réagi s’il l’avait eu dans ses bras le matin ? Forcément, il se serait posé encore plus de question que lorsqu’il s’est retrouvé face à son reflet dans la salle de bain, à se remémorer ses lèvres pressant les siennes. Un baiser puissant, qui a son importance, qui la rend particulière en tout point. Et cette tendresse… Il a fait attention à ses désirs, à rendre passionner leurs ébats, en même temps que de lui donner de la douceur. Lui, il a un côté égoïste qui se préoccupe bien plus de ses propres envies, avant celles des autres, même s’il aime savoir qu’il a donné du plaisir et que son prénom roulera sur la bouche des femmes qui sont passés dans son lit, qu’elles ne l’oublieront pas. Avec Lana, c’est autre chose… Avec elle, il s’est montré prévenant et il n’est pas habitué à ça. Erio souhaitait qu’elle se sente bien, n’a pas hésité à la faire passer avant lui et il a aimé ça. Ce qu’il aime moins, c’est l’après. C’est la deuxième fois que ça arrive et il commence à se dire que ce ne sera probablement pas la dernière. Comme Lana le dit si bien, elle n’est pas habituée. Erio est la vraie première relation non sérieuse dans sa vie et pour une femme aussi fleur bleue qu’elle, il se doute que ce ne soit pas évident, mais jusqu’à ce qu’elle commence à en parler, il lui arrivait de l’oublier. « Qu’est-ce que t’as à monter sur tes grands chevaux là ? J’te propose de te réexpliquer les règles, puisque t’as semble-t-il, pas capté le fonctionnement. » Ca ne fait pas d’elle quelqu’un de stupide pour autant. Où a-t-elle été cherché ça ? Les mots précédemment soufflés lui reviennent alors en mémoire. Des mots blessants, auxquels il ne pensait pas, mais sur lesquels il n’est pas revenu, pensant qu’elle avait compris, que c’était oublié, mais à en voir la bière qu’elle s’est descendue d’une traite, ce n’est pas le cas. « Pas qu’un peu. C’est pas c’que tu voulais ? Que j’la trouve sympa, que j’passe du temps un peu avec ta chouette copine super géniale, bombasse et co ? » Elle a vendu Alessia sur un plateau doré, mais ce qu’elle ignore, c’est qu’après une deuxième soirée en sa compagnie, elle ne l’intéresse toujours pas. Après l’agression, la demoiselle l'a touché, lui a fait de la peine et il s’est senti obligé de la protéger, mais ça s’arrête là. Jamais ça ne pourrait coller entre eux. D’autant qu’elle semble déjà très attachée. C’est bien trop facile pour Erio qui ne cherche aucune relation sérieuse. « Ouais, une soirée de filles quoi… Avec des potins et j’en passe. » Emma et Lana se parlent énormément, parfois durant des heures. Sa meilleure amie, il a dû l’apercevoir quelques fois, mais si ce n’est un petit « bonjour », Erio ne s’est jamais attardé sur elle. C’est le cercle d’amis de sa colocataire et il le respecte. Si elle lui parle aussi souvent, aussi longtemps, c’est qu’elles doivent en avoir besoin. Cependant, une question trotte dans sa tête. « Tu lui as parlé de nous ? Enfin. De toi et de moi ? » Les filles, ça parle, aussi bien que les mecs lorsqu’il s’agit de discuter conquêtes. Il est donc convaincu qu’elles ont parlé de ce qui se passait entre eux, qu’Emmanuela est au courant de leur dernière nuit. Ce qui l’intéresse, c’est de savoir comment elles en ont parlé. « Tu plaisantes ? Tu vas accepter de revoir ce boulet ? » Ca ne lui plaît pas. Il n’avait pas aimé croiser son regard, ne l’a pas trouvé à la hauteur, même pour un type qu’elle souhaite revoir qu’une seule fois. « C’est vraiment ça que tu veux ? Perdre ton temps avec un gros con ? » Il ne le connait pas, le juge, l’enfonce plus bas que terre. Sa malchance ? S’attaquer à une femme qui ne le laisse pas indifférent. « Et t’as vu un peu sa gueule ? » Son charme est inexistant, sa virilité, il n’en a pas. Ce mec se laisse faire, même quand on le bouscule. Pourquoi ne se contente-t-elle pas de ce qu’ils ont ? Erio ne peut pas lui demander ça, mais si entre eux, c’était si super que ce qu’elle prétend, pourquoi pense-t-elle à accepter la requête de ce type qui ne lui donnera pas un millième de ce qu’il peut lui donner ? « Fais c’que tu veux. Attends-toi pas à prendre ton pied, c’tout. » dit-il, l’air de s’en ficher, en calant son dos contre le coussin, alors qu’il n’en est rien. L’imaginer en train de faire son affaire, repartir ensuite avec un sourire satisfait, ça l’agace, le frustre. Cette dispute qui n’en finit plus aussi. « Lana… J’te trouve pas stupide, OK ? C’était des paroles en l’air, sous la colère. » Premier faux pas. Erio présente rarement ses excuses, seulement, Lana lui a manqué. Aussi, il espère bien pouvoir lui faire oublier celui qu’elle fait courir. « On devrait s’parler. » La part de pizza à peine entamée termine dans le carton, tandis qu’il appuie son bras contre le dossier du canapé, derrière sa tête. « Tu l’as dit toi-même, j’ai de l’expérience. J’peux répondre à tes inquiétudes, tes interrogations, tout ça. Et ça, c’est pas lui qui l’fera. » Son aventure d’un soir se fichera bien de ses états d’âme, à moins qu’il a vu en elle quelqu’un d’assez sympathique, avec qui faire connaissance ? « Bois. Visiblement, il y a que comme ça que tu m’parles sans filtre. » dit-il, en lui tendant sa bière à peine commencée.


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Sujet: Re: [Terminé] Une triloc' ça te dit? l Erio ( le Mer 15 Nov 2017 - 12:15 )
« Ok. Très bien. » Et pourtant, une part d'Erio semble lui reprocher son réveil matinal puisqu’il l’a cité en exemple de son comportement distant. Mais Lana n’insiste pas plus, pour ne pas faire d’histoire. Depuis qu’ils se sont rapprochés, elle a bien conscience qu’ils se disputent plus souvent, et que c’est par sa faute en plus, et ce n’est pas ce qu’elle veut. Pourtant, au bout de quelques minutes, elle explose, terriblement vexée par les propos de son colocataire. « Je ne monte pas sur mes grands chevaux ! » Et pourtant si, c’est bien ce qu’elle fait. A la seconde même où Lana se rend compte de la manière dont elle s’est emportée, un petit sourire intérieur prend possession d’elle : elle a riposté. Quand elle était avec Fabio, elle se contentait simplement d’accepter ses brimades, encore et encore, attaquant à chaque fois un peu plus l’estime qu’elle pouvait avoir d’elle-même. Mais avec Erio, c’est différent. Déjà, parce que ses mots sont largement moins durs que ceux de son ex mais surtout parce qu’elle n’a pas peur de ne pas se laisser faire sous peine qu’il s’en aille. Une part d’elle sait qu’elle peut lui dire ce qu’elle pense sans craindre qu’il ne s’efface de sa vie, là où Fabio la menaçait régulièrement à ce sujet. Et, malgré tous ses efforts, c’est ce qu’il avait de toute façon fini par faire. « Et bien vas-y ! Réexplique pour voir ! » Parce qu’elle est perdue, c’est vrai. Perdue entre ce qu’elle croit ressentir et ce qu’elle devrait ressentir. Perdue entre ce qu’elle peut faire, ce qu’elle doit faire et ce qui est interdit. En résumé, c’est un véritable bazar dans sa tête et elle compte sur Erio pour clarifier tout ça.

Et il le fait, indirectement, en lui rappelant la réalité : il couche avec d’autres femmes. Et pas n’importe laquelle, son amie, que Lana s’était empressée de lui présenter, pensant qu’il s’agirait là d’une bonne idée mais, à présent, elle s’en mord complètement les doigts. Elle est jalouse, elle le sent bien, et toute son insécurité venant de ses précédentes relations ratées lui saute au visage. Et pourtant elle ne dit rien parce qu’elle n’en a pas le droit. « Bien sûr que c’est ce que je voulais. Je te l’avais dit qu’elle était super. » Super. Super. Un mot qui lui colle à la peau et qu’elle ne cesse de répéter ce soir. Sérieusement, comment a-t-elle pu évoquer leur moment comme quelque chose de super ? Elle avait voulue jouer la fille détachée, tout en le complimentant sur ce moment, mais elle trouve ça nul à présent. C’était loin d’être les bons mots. « Ouais, on s’est bien marrés, c’était cool. » Et c’est vrai : Lana avait passé un très bon moment ce soir-là. Avec Emma, les choses sont toujours simples entre elle et ça lui avait fait du bien de la retrouver après la folle semaine qu’elle avait passé. Son cœur se serre lorsqu’il évoque le mot « nous » et se contracte encore plus lorsqu’il se rattrape en parlant cette fois-ci de « toi et moi ». Mais c’est la bonne dénomination après tout, n’est-ce pas ? Il n’y a pas de « nous », seulement deux entités bien séparés qui se retrouvent à faire des choses ensemble. Rien de plus. « Non ! Enfin si, un peu quoi. » Enfin beaucoup. Lana avait besoin de l’avis de son amie à propos de tout ça et elle s’est montrée très compréhensive, comme d’habitude. Emma est toujours son phare au milieu de la tempête. « En fait, on a surtout parlé de son ex avec qui c’est ambiguë. C’est un crétin mais il semble vouloir se racheter alors. » Dit-elle, pour changer de sujet. Bren, elle ne le porte plus dans son cœur depuis qu’il a laissé tomber Emma au plus mauvais moment.

« Un boulet ? Tu l’as vu à peine deux secondes, tu ne le connais même pas. » Et elle non plus, d’ailleurs. Son prénom lui a totalement échappé, son histoire aussi si ce n’est qu’il est barman dans un bar du coin. Le reste, c’est totalement flou. « Quoi sa gueule ? Il est mignon. » Pas forcément son type à première vue mais on ne peut pas dire qu’il soit laid. Qu’est-ce qu’il est en train de lui faire là ? Après tout, il prend bien du bon temps avec d’autres filles non ? « Ben si j’prends pas totalement mon pied, tant pis. Au moins j’aurais expérimenté, c’est bien le but de tout ça je te rappelle. Je compte pas être la fille qui attend sagement tes leçons à l’appartement pendant que tu t’envoies d’autres femmes, moi aussi je veux profiter ! » Voilà, c’est dit et c’est toujours totalement faux. Quoi qu’elle puisse dire, Lana n’est pas encore vraiment prête pour ça et elle s’en est rendue compte avec les deux autres types de la dernière fois : c’était sympa mais elle n’était pas totalement dedans. Son esprit échauffé se calme néanmoins à l’instant où Erio lui présente ses excuses. Un simple petit mot gentil de sa part et tout semble déjà oublié mais Lana se rappelle soudainement que c’est ce qu’elle faisait à l’époque avec Fabio et que, si elle en est là aujourd’hui, c’est pour ne plus être cette femme-là. « D’empêche que c’est vexant. Je me suis trop prise ce genre de réflexion dans la figure par le passé. » Elle est naïve, c’est vrai, mais pas idiote. Après tout, elle a lancé son business très jeune, prenant le risque de stopper ses études de management et ça a marché. Elle a plus de jugeote qu’elle en a l’air. « Mais ça va, c’est bon. » Pour cette fois, en tout cas. Elle n’arrive pas à lui en vouloir plus longtemps alors qu’il se montre si rassurant, tout à coup. « Je sais. » Concède-t-elle, finalement. Bien sûr que ce mec ne lui apportera rien de ce qu’elle a besoin mais ce n’était pas le but. Tout ce qu’elle voulait, c’était montrer à Erio qu’elle aussi était capable de voir d’autres types. « Tu veux me saouler, maintenant ? » Une grimace sur le visage alors qu’il lui propose sa bière, Lana se relève finalement pour revenir en quelques secondes avec une nouvelle bière aromatisée. « Bière de fille. » Montre-t-elle avec son index : ce sont les seules qu’elle peut avaler. Revenant devant le canapé, elle montre une seconde d’hésitation avant de finalement s’assoir tout à côté d’Erio, réduisant la distance. Là, elle ramène ses jambes sur son torse et pose sa tête sur son épaule avant de boire une gorgée de sa nouvelle bière toute fraîche. « Elle te plaît vraiment, Alessia ? » Peut-être n’aurait-elle pas dû poser la question, avec leur règle à la noix, mais ça lui brûle la langue depuis quelques minutes déjà car de sa réponse dépendra le statut de leur relation. Comme pour la soutenir dans ce moment difficile, Berlioz se lève de son plaid pour venir se caler dans le petit creux entre ses jambes et son ventre, avant de se rendormir aussitôt. Faites qu’il dise non. Elle tâtonne, elle galère dans cette relation un peu bizarre mais elle n’a pas envie que ça se termine aussi vite que ça a commencé.


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Métier : lieutenant de police à la brigade criminelle.
Sujet: Re: [Terminé] Une triloc' ça te dit? l Erio ( le Jeu 16 Nov 2017 - 0:17 )
« OK, très bien. » dit-il, en reprenant son expression. Erio n’insiste pas, mais elle hausse bien le ton et ce n’est pas seulement à cause de ces fameuses règles. « Y’a pas mort d’homme, hein. C’est comme le vélo, ça s’apprend. » Ce n’est que du baseball. Elle-même l’a dit : elle ne comprend pas le jeu. Il est cependant prêt à lui réexpliquer le fonctionnement, étant passionné par ce sport qu’il pratique avec sa brigade, participant à quelques matchs entre brigades de différentes villes italiennes et ça leur fait beaucoup de bien. Prendre un papier, crayon et faire un schéma lui effleure l’esprit, lorsqu’une meilleure solution vient à lui. « Le mieux, c’est que je t’explique ça sur le terrain. Notre prochain entraînement est d’ici deux jours… Tu n’auras qu’à m’accompagner. » La nuit sera déjà tombée et la journée de travail de Lana sera terminée. Si elle le souhaite, elle peut se joindre à eux. Erio a conscience qu’il lui propose par la même occasion de la présenter aux personnes qu’il voit tous les jours au boulot, qu’eux-mêmes risquent d’être surpris, se poser des questions et le charrier : jamais il n’a présenté quelqu’un de son entourage à son équipe. Erio met un point d’honneur entre sa vie professionnelle et privée, raconte très peu de détails sur ce qui se passe en dehors du poste à ses collègues, par méfiance, aussi parce qu’il n’a pas envie de tendre le bâton pour se faire battre en leur donnant des informations sur lui. Tout ce qu’ils savent, c’est ce qu’il veut bien dévoiler. Ils sont au courant qu’il vit avec une femme, connaissant son prénom, pour avoir entendu Erio râler à plusieurs reprises, mais ça ne va pas plus loin. Si Lana l’accompagne, il se prendra à coup sûr des « tu vois, je te l’avais dit qu’avec une coloc’, il y aurait anguille sous roche ». Et à côté de ça, ils seront bien contents qu’il se décide enfin à leur présenter une femme. Lana pourra discuter avec les femmes de ses collègues qui viennent souvent. Pas pour participer, plutôt pour regarder et partager un moment sympa entre elles, à pouvoir discuter. Etre l’épouse d’un policier, ce n’est pas tous les jours évident et entre elles, elles se soutiennent. C’est une grande famille avec laquelle Erio s’est efforcé de prendre ses distances. « Ce sera plus simple de te montrer la posture à prendre et tu verras, c’est plutôt fun. Ca détend de frapper dans une balle. » De courir jusqu’à atteindre la dernière base. Lana pourrait bien trouver ça divertissant elle aussi.

Chose est sûre, c’est qu’il préfère parler baseball que discuter d’Alessia. « J’suis tout à fait d’accord avec toi. J’devrais même te remercier pour me l’avoir présenté. » dit-il, avec entrain, alors qu’en réalité, c’est sans grande conviction. Si elle craignait d’être envahissante, Lana n’a qu’à regarder les nombreux messages non lus sur son portable. Elle bat tous les records et ne marque aucun point pour attirer son attention. « Eh bien tu vois, on est deux à avoir passer une bonne soirée. » ment-il, avant de s’intéresser de plus près au contenu de cette soirée avec Emma. Est-il en position de lui demander des détails ? C’est leur jardin secret, leurs confidences de filles… Mais ça le rend curieux. « Et c’est quoi un crétin pour toi ? » Ce n’est pas ce type qui l’intéresse, mais plutôt la définition du mot dans le dictionnaire de Lana. Les erreurs à ne pas faire, ce qui vaut un tel qualificatif. « Au final elle s’entiche encore de lui, c’est ça ? » Les relations de couple, ça n’a rien de simple et il est bien content de ne pas être coincé dans l’une d’entre elles. Dès que l’on commence à s’engager, il faut penser concession, deux au lieu d’un, rentrer le soir et ne pas se prendre une grosse cuite sous peine de se voir l’accès à la chambre refusé. Les petites aventures éphémères, c’est la clé de tous les maux. « Et toi tu vas m’dire que tu le connais ? Nan mais t’as vu comment il a réagi quand je l’ai foutu dehors ? Putain, mais à sa place, j’aurais dit quelque chose, j’me serai défendu. J’espère pour toi que tu comptes le revoir qu’une seule fois, parce que c’est pas le mec idéal. » Erio a peut-être tort de le penser, mais ce gars ne remontera pas les manches pour défendre sa belle envers et contre tous. Sa belle gueule n’est pas suffisante. « Tu parles, avec sa peau dégueulasse. » Au contraire, elle semblait propre, brillante, mais de mauvaise foi et ne voulant pas admettre la vérité, Erio l’enfonce plus bas que terre, laisse la jalousie parler. Ces ressentis ne devraient pas exister, il devrait se réjouir de la voir prendre son envol, voir d’autres hommes sans se voir avec un voile sur la tête dès la fin du premier rendez-vous. « Tu pourrais jeter ton dévolu vers quelqu’un de mieux, plutôt que choisir le premier que tu croises, expérimenter avec des mecs à la hauteur. Lui, là, il a juste faim. Il va tirer son coup et c’est tout. » Ce qui se passe dans la tête de son prétendant lui est inconnu. Avec de la chance, son comportement sera proche de la perfection et elle voudra renouveler l’expérience, mais à travers sa mauvaise foi, Erio tente de la dissuader d’accepter sa requête. Lana ne lui appartient pas, elle est libre d’agir comme bon lui semble, de fréquenter qui elle veut et lui n’est pas en droit de ne pas aimer. Sauf qu’il n’aime pas. Lana vaut mieux que ça. C’est quelqu’un pour qui il a beaucoup d’estime, alors la savoir dans les bras de n’importe qui, ça lui plaît moyen, même si c’était le but premier. Leur relation n’était pas supposée prendre un tel tournant, son cœur n’était pas censé s’emballer. « C’était de la colère, ça a dépassé ma pensée. J’crois pas une seule seconde que t’es stupide. T’es même plutôt intelligente, pour une nana qui se prend les pieds dans un tapis. » insiste-t-il, avec sa touche d’humour afin que la pilule passe un peu mieux. Certes, les hommes savent s’y prendre pour lui faire croire n’importe quoi, mais c’est son côté naïf, innocent, celui qui croit encore en la sincérité des autres et qui espère tomber sur une perle rare parmi toutes les coquilles d’huîtres vides. « Ca te déplaît ? Quand t’es sobre, t’as tendance à trop réfléchir, à rester muette. Avec de l’alcool dans l’sang, j’arriverai peut-être à quelque chose. » Erio ne cherche pas à se cacher et à en la voyant revenir avec sa bière aromatisée, elle lui prouve qu’elle n’est pas contre. Sans une once d’hésitation, il l’entoure de son bras et étale ses jambes devant lui. Le match a débuté depuis quelques minutes maintenant et l’avantage est pour l’équipe adverse. S’il s’apprête à râler après le joueur ayant raté un tir, Erio se tait, attiré par la question qui lui est adressé. « Tu aimerais que j’te dise oui ? » Est-ce pour lui reprocher de voir d’autres femmes en même temps que son amie ? De ne pas la traiter à sa juste valeur ? « T’as tellement l’air de vouloir me caser avec elle… Mon avis n’a pas changé Lana. J’la trouve… banale. » Son charme rendrait dingue bien des mecs, mais Erio fait partie de ceux qu’elle n’attire pas. « Je l’ai revue, parce que je t’ai promis de la traiter mieux que les autres et je tiens parole, mais la vérité, c’est qu’il ne se passera rien de sérieux avec elle, tu comprends ? » Lana a souhaité se la jouer entremetteuse et c’est adorable de sa part de vouloir penser à lui, à son avenir, sauf qu’il n’a aucun atome crochu. Le feeling existe, mais pas au point d’avoir un gros coup de cœur et de le pousser à renoncer à sa vie de célibataire. « La vérité est que j'voulais mettre un terme à nos rendez-vous et qu’elle a failli se faire agresser. J’ai passé la nuit sur son canapé pour la rassurer, mais j’le ferai pas pendant dix ans. Son canap’ est vraiment pourri. Ne le prends pas mal… C’est pas mon type et c’est pas ce qui m’intéresse. Rends-moi service, oublie ton idée de vouloir m’trouver une chouette nana. » Erio aimerait juste que ça se passe bien entre eux. Il dépose un baiser sur le haut de sa tête, caresse du bout des doigts son épaule. Ce contact lui a manqué. Il libère son petit doigt, l'appuie en-dessous de son menton qu'il redresse, de sorte à croiser son regard. « C’est pas facile pour moi non plus. C’est la première fois que j’entretiens ce genre de relation emplie d’ambiguïté avec une nana que je vois tous les jours. Je tâtonne un peu aussi. » dit-il, en posant sa bière sur la table pour récupérer le plaid près de l’accoudoir qu’il place ensuite sur le corps de sa colocataire, évitant soigneusement le petit chaton afin de ne pas l’étouffer.


Erio & Lana
Toi, tu es comme un aimant et moi le métal et me rapprocher de toi devient vital. Juste d'y penser je sens mon cœur qui bat. Oh, moi, je ne suis pas dans mon état normal, car ce que je ressens n'est pas très banal. Moi je veux respirer ce parfum dans ton cou, permet-moi de te dire à l'oreille des mots doux que tu y penses encore quand je suis loin de toi. Tout doucement, te prendre dans mes bras, lentement t'embrasser, m'inscrire sur le mur de ta vie, de ton passé. Je sais aujourd'hui que toi seul me guideras.
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