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- [Terminé] l'évocation de douloureux souvenirs (eskil#5) -

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Owen IvaldiLa jeunesse dorée et éclatante
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Sujet: [Terminé] l'évocation de douloureux souvenirs (eskil#5) ( le Lun 13 Nov - 12:48 )


Je t’ai invité à passer la soirée avec moi, puisqu’Harvey a un cours de théâtre. Cela fait des mois que mon meilleur s’éclipse pour retrouver les planches et généralement, il s’attarde là-bas, mais impossible de lui tirer les vers du nez. Je suppose qu’il doit y croiser un gars qui lui fait de l’œil, comme toi pour moi. D’ailleurs, je n’ai pas pu résister à l’envie de passer la soirée avec toi. J’ai prétendu le début d’une nouvelle série, qui n’intéresserait pas Harvey, mais au fond de moi, je sais parfaitement que ta présence m’est agréable. Et ce, de plus en plus. Difficile de résister à ton charme et à cette alchimie qui nous lie, même si j’évite de lui donner une importance. J’ai juste envie de profiter de l’instant présent. En conséquence, je nous prépare un bon festin à grignoter devant Netflix après avoir pris une bonne douche. Simplement vêtu d’un bas de jogging et d’un T-shirt, je m’attelle à préparer des laks og eggerore que ma grand-mère me faisait quand j’étais gosse. Je ne peux pas résister à l’envie d’en gouter un alors que j’entends la sonnerie du studio retentir. C’est donc la bouche pleine que je viens t’accueillir, le regard toujours empli de malice, car je me retrouve amusé par la situation. « Salut. » Je déclare en essayant d’avaler une bouchée. « Désolé, je suis en train de nous préparer de quoi manger. Rentre. » Je déclare en m’essuyant la bouche sans te quitter du regard. Je te détaille avec attention avant de sourire. « Plus besoin de GPS pour trouver ta route, alors ? » Je ne pourrai pas me lasser de te taquiner alors que je t’invite à me suivre vers le coin cuisine. « Je nous prépare des Laks og eggerore. Ma grand-mère m’en fait tout le temps quand je vais la voir. Je me suis dit que ça serait parfait devant la série au lieu d’une pizza surgelé. T’as vu ma dévotion pour toi ? Je gagne des points ? » Je te questionne en riant, le sourire et air rieur, avant de plonger mon regard dans le tien, afin d’entendre tes taquineries devenues habituelles entre nous.



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Dernière édition par Owen Ivaldi le Mar 2 Jan - 15:15, édité 1 fois
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Eskil SvendsenLa jeunesse dorée et éclatante
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Sujet: Re: [Terminé] l'évocation de douloureux souvenirs (eskil#5) ( le Dim 26 Nov - 22:42 )


J'ai reçu un message de ta part dans la journée, m'invitant à passer une soirée devant une série. Je ne résiste que très peu à tes propositions à chaque fois, puisque être en ta présence est tentateur. Alors je glisse sur mon skate dans les rues de Naples, avant de le mettre sous mon bras pour gravir les marches de l'immeuble. Je toque à ta porte et souris immédiatement lorsque tu m'accueilles chaleureusement, avec la bouche pleine. Les mots prononcés sont à peine compréhensibles, lorsque tu essaies de me saluer. « Chalut ! » Je me fous de toi en souriant, avant de m'introduire dans ton studio.« Ah ouais ? Tu te mets aux fourneaux, toi ? Tu nous fais quoi de bon ? » Je m'étonne légèrement, en te provoquant, mais tu ne tardes pas à me rendre des railleries. « Plus besoin, je pourrais venir les yeux fermés. » Je rétorque avec un air amusé, parce que ce n'est plus rare que je me rende ici. Pourtant tu te fais encore une joie de me taquiner sur mon sens d'orientation.

Je te rejoins dans la cuisine et te regarde préparer, avant que tu m'annonces le plat. Je suis troublé quand j'entends ces quelques mots de norvégien. Je replonge dans les souvenirs pleins d'amour, j'entends même ma mère me dire « chéri, je t'ai préparé du saumon aux œufs brouillés ! », tout ça dans sa langue natale, pour m'inciter à descendre de ma chambre. Je vois encore son sourire s'illuminer lorsque j'en prenais une première bouchée et que mon visage s'éclairait de cette teinte de satisfaction. Je sens encore sa main parcourir mes cheveux, et ce sentiment de bien-être m'envahir. Laks og eggerøre, le toast mythique que je ne peux pas oublier. « J'avais oublié que tu avais des origines norvégiennes. » Je commente simplement pour expliquer mon chamboulement. Je respire profondément pour ne pas laisser l'émotion transpercer ma voix. Mon visage s'est fermé tout d'un coup, je le sens que mon sourire perpétuel s'est décroché de mes lèvres. « Tu gagnes carrément des points. » Je reprends plus chaleureusement avec un sourire étiré. Je ne veux pas gâcher l'instant, et que ma morosité ressorte. J'ai toujours réussi à la dissimuler, et il suffit d'un toast pour briser ma carapace. « Ma mère m'en faisait tout le temps quand j'avais un petit creux. » Je lui explique doucement, prenant mon temps pour m'ouvrir sur ce sujet épineux qui active ma sensibilité.« Elle était super douée en cuisine, elle nous faisait que de bons petits plats... mais ça, c'était mon péché mignon ! » Je pointe le toast avec un air enthousiaste. Il suffisait qu'elle me le promette pour que je cesse une crise de larmes ou de rage. J'en ai pas remangé depuis trois ans, rien que l'idée de le préparer me donnait la boule au ventre. Et encore une fois, malgré mon sourire, je sens un pincement au cœur, et ma poitrine qui se comprime. Le manque m'étouffe.


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Sujet: Re: [Terminé] l'évocation de douloureux souvenirs (eskil#5) ( le Lun 27 Nov - 21:49 )


Je t’accueille la bouche pleine et tu ne rates pas cette occasion pour te moquer de moi, en me mimant. Je n’en attendais pas moins de ta part et cela rend mon sourire plus imposant sur mes lèvres. Je t’invite à rentrer et t’indique que je nous ai préparé de quoi manger pour profiter de notre soirée. Comme toujours, il nous ait impossible de résister à la tentation de nous provoquer et c’est toujours un réel plaisir de répondre à tes attaques. « Cela m’arrive, il faut bien que j’apprenne à survivre. Puis cela peut me permettre de gagner des points. » Je te déclare en te lançant un regard mutin. J’en profite par la même occasion pour te rendre l’appareil tout en riant de ta réponse. « Comme quoi, les miracles existent. » Je souris, le sourire angélique sur les lèvres tout en me rendant du coté de la cuisine où tu viens me rejoindre. Je t’annonce la spécialité du chef et ne rate pas cette occasion pour continuer nos espiègleries. Seulement, seul un silence curieux accueille ma tirade. Ce qui me surprend et m’intrigue. Mon regard te sonde quelques secondes. Je perçois que cela a un effet bouleversant pour toi que je n’imaginais pas. Cela m’inquiète, me fait même arrêter mon action. Mon sourire s’est éteint tandis que cette inquiétude, curieuse, mais si naturelle, envahit mes tripes. Tu m’annonces que tu avais oublié que j’avais des origines norvégiennes. Je ne réplique pas, garde ce ton sérieux tout en continuant à te fixer avec bienveillance. Je ne compte pas t’interrompre. Je veux cerner ce qu’il semble te bouleverser, toi qui a le rire si facile. Je découvre une facette plus morose, qui me trouble et me chagrine, signe évident que je m’attache à toi. Tu rebondis sur mes taquineries, sourit, mais ce sourire n’a rien à voir avec celui qui orne naturellement tes lèvres. Je ne commente pas, sourit juste tendrement avant d’écouter ces souvenirs que tu énonces. Je comprends mieux la fébrilité de ton regard, l’expression fermée de tes traits. Tu essayes de sauver les apparences, mais je vois bien que ça te retourne les tripes. J’ai ouvert la boite de Pandore sans l’avoir recherché, alors je me contente juste de tirer sur ton poignet pour venir te prendre contre moi. Je t’enserre de manière bienveillante, car je ne me laisse pas fourvoyer par cet enthousiasme qui sonne faux. « Elle te manque. » C’est une évidence, mais en te prenant dans mes bras, j’essaye de t’offrir une intimité pour verser quelques larmes si le besoin se fait ressortir. Je t’offre ma douceur sans me poser de questions, car j’imagine cette douleur profonde et indélébile. « Je te donnerai ma part si tu veux. » Je tente de lâcher doucement avec une pointe d’humour sans pour autant détacher mon étreinte. Du moins, tant que tu n’en ressens pas le besoin. « Tu veux en parler ? » Je demande sans vouloir pour autant être insistant. Je te questionne, simplement, dans une voix douce.  



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Sujet: Re: [Terminé] l'évocation de douloureux souvenirs (eskil#5) ( le Mer 29 Nov - 22:55 )


Je m'introduis dans ton loft sans aucun embarras lorsque tu m'accueilles chaleureusement. Squatter chez toi est devenu une habitude dont je me délecte. A peine franchi la porte que je me moque déjà de toi, et de ta manière de prononcer les mots. Les taquineries sont naturelles et inépuisables entre nous. Et comme tu m'affirmes que les miracles existent, j'ai une bonne opportunité pour continuer sur ma lancée et retourner ta remarque à mon avantage. « Ouais, si on m'avait dit que tu me ferais à manger un jour, je n'y aurais pas cru. » Mon humour et mes tentatives pour te provoquer finissent par être anéanties lorsque je réalise que tu es en train de me préparer le toast que ma mère entreprenait à la perfection. Cette surprise me broie les poumons au point de faire passer difficilement mon souffle. C'est comme un coup dans la poitrine qui réveille ce sentiment d'être oppressé. Je suis dévasté par cette morosité qui s'installe dans mon cœur, comme une vague déferlante d'émotion que je n'avais pas vu venir. Y'a ce tsunami qui tapisse ma poitrine et qui saccage tout sur son passage. Je sens que tu t'arrêtes de cuisiner, que tu m'interroges d'un regard à la fois curieux et angoissé. Je sais que tu es alerté par ma réaction, parce qu'il est rare que je laisse ma sensibilité exploser. J'ai beau feindre l'engouement, tu n'es pas dupe devant mes tentatives manquées. Tu tires mon poignet pour m'attirer contre toi et me serrer fermement dans tes bras. Je me sens enveloppé par ce flot de douceur, et je me laisse emporter par cette sensation de réconfort que tu m'accordes. « Y'a pas un putain de jour où elle ne me manque pas. » Je corrige avec cette fougue dans la voix, cette émotion palpable qui m'envahit complètement. J'ai cette boule qui se forme au fond de ma gorge, et des crampes qui viennent serrer mon estomac. J'ai la sensation de défaillir, mais je suis retenu par tes bras fermes qui ne semblent pas avoir l'intention de me lâcher. Je m'accroche à ton cou, avant de soupirer et de m'écarter de toi pour mieux m'exprimer. Ton étreinte active davantage ma sensibilité, et je n'ai aucune envie de fondre en larmes. Je retiens ce chagrin qui m'anime à sa pensée, et tente de surpasser toutes les réactions qu'il engendre. « Je ne sais pas. » J'ignore ce que je peux en dire, je n'ai pas l'habitude de l'évoquer. Il n'y a que Danilo et Erio qui savent vraiment ce que j'en pense. « Un connard l'a... » Torturée, violée, humiliée, massacrée. Les mots restent coincés, je ne parviens pas à les prononcer. Les réalités sont trop douloureuses à accepter, encore plus à énoncer. Je sens la fébrilité me traverser, à tel point que je dois me retenir au meuble pour ne pas chuter. Je n'ai pas le pouvoir de supporter cette vérité poignante, qui lacère ma poitrine à chaque fois que j'y songe. Rien que d'imaginer la souffrance qu'elle a vécue pour ces dernières heures, me transmet cette envie d'expulser tout mon dégoût et ma hargne. « Tuée. » Je finis ma phrase de manière banale, pour résumer l'idée principale. « Et d'autres femmes aussi, et il y en aura d'autres. La police enquête toujours, mais le coupable n'a pas été trouvé. La justice n'est pas encore faite... et elle la mérite pourtant plus que n'importe qui. Elle était merveilleuse. » Je prononce sans croiser ton regard, avant de me déplacer jusqu'au salon pour m'asseoir sur le canapé. Le vertige m'épuise, accélère mon rythme cardiaque, alors je décide de me reposer rien qu'un instant.


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Sujet: Re: [Terminé] l'évocation de douloureux souvenirs (eskil#5) ( le Sam 2 Déc - 12:33 )


Si le début de notre rencontre se fait dans la bonne humeur comme à nos habitudes, elle prend un chemin troublant lorsqu’on évoque les mets que je suis en train de réaliser pour cette soirée. Je prends conscience que cela remue beaucoup de choses en toi. Je le vois dans la lueur de ton regard, dans le timbre de ta voix. Tu as le même comportement lorsque je sens ses démons lui prendre la gorge. L’empathie est une qualité que je possède, que ma mère m’a transmise et cela me permet d’entrevoir lorsque les gens ne vont pas bien. Ce qui est le cas à cet instant précis. Sans le vouloir, j’ai éveillé une douleur au fond de ta poitrine. Elle est légitime. Tu as perdu ta mère, alors songer à ces moments de bonheur relatifs à ces toasts doivent un crève-cœur. Alors, je viens naturellement te prendre dans mes bras, ne me laisse pas berner par cet enthousiasme, qui n’a rien de naturel à cet instant. Je t’enserre avec douceur, avec bienveillance, t’offre un semblant d’intimité pour pouvoir craquer en silence. Je sens l’émotion te prendre la gorge. Cela me remue plus que cela le devrais. Je tente une pointe d’humour, mais qui reste sans réponse. J’essaye de nous extirper de cette sensation d’intimité, qui s’installe plus profondément entre nous. Tu t’accroches à mon coup et je sens ce raz-de-marée d’émotion te ravager la poitrine et cela m’atteint sans crier garde, comme lorsque ma père est prise au piège de cette douleur, qui demeure inconnue à mes yeux. J’attends le temps qu’il faut pour qu’elle s’ouvre à moi, lui tend cette perche qu’elle ne semble pas en mesure de prendre comme une main bienveillante. Elle s’enferme dans le silence et je réalise la même démarche, tente de te faire sortir de ton silence, d’expier un peu de cette douleur qui te lacère les tripes. Tu as l’air si fébrile, que je me sens incapable d’essayer de détendre l’atmosphère. Tu t’exprimes et l’idée évoquée me parait effroyable. Sa mort est due à quelqu’un. Je reste silencieux, attentif à la chute de ta phrase. Tu te dégages de mon étreinte pour t’appuyer sur le meuble. Cela me désarme tandis que la sentence tombe. Elle a été assassinée. Ce n’est pas une mort naturelle dont elle a été victime, pas même d’une santé fragile, c’est le fait d’une personne, d’un homme et elle n’est pas la seule à avoir subi ce sort. Une vérité qui m’ébranle tandis que mon regard se fait brillant, mais dénué de toute malice. C’est juste l’émotion qui me prend à la gorge. Je ne sais pas quoi dire, tout ce qui pourrait échapper de ma bouche, n’aurait pas de sens tant l’évidence est visible. Bien sûr que je ne peux que compatir à ta douleur, être désolé de ce qu’il s’est passé pour toi, qu’on te prive de ton seul parent. Je serai devenu fou, si une enflure avait arraché la vie de ma mère. Je te laisse regagner le canapé, reste stoïque quelques instants avant de venir te rejoindre. Je m’assois à tes côtés et vient doucement glisser ma main sur ton épaule et ta nuque. Je caresse doucement ta peau pour t’administrer une douceur conséquente avant venir empoigner ta nuque pour coller ta tête contre mon épaule, ma nuque. Je viens naturellement embrasser ta tempe dans un baiser tendre, comme je l’aurai fait pour consoler un ami. Je me rends compte que je me suis attaché à toi pour être ébranlé de cette manière par ton histoire. Pas que j’aurais été insensible sinon, mais ça me retourne carrément les tripes alors mes doigts glissent dans ta chevelure dense, essayant d’adoucir ta douleur par un quelconque moyen, bien que subtil. Tu ne seras en paix que lorsque le coupable sera sous les barreaux et que la justice aura été rendue.  



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Sujet: Re: [Terminé] l'évocation de douloureux souvenirs (eskil#5) ( le Dim 17 Déc - 23:48 )


La douleur est tellement violente et lancinante que je n'ai pas le choix de m'asseoir sur le canapé. Je n'ai aucune envie de m'effondrer au sol ou de suffoquer, alors je m'accorde un moment de répit pour respirer. Pourtant, maintenant qu'on a évoqué ma mère, je sens mes poumons qui se compriment. J'ai la sensation de défaillir, d'être pris par un vertige intense. Je perds toute mon énergie chaque fois que je pense à elle, c'est pour ça que parfois, je m'autorise à l'oublier. Juste quelques minutes dans une journée. Son meurtre devient un poids dans mon existence, quelque chose qui lacère ma poitrine chaque fois que je songe à sa beauté fatale, son rire cristallin, et sa bienveillance naturelle. C'est pourquoi aussi on n'en parle plus avec Danilo, comme si le sujet était clos. Nos deux âmes sont pourtant apeurées et en détresse. Je sens aussi ton souhait d'apaiser ce tourment qui anime mon esprit à cet instant. Ta main se dépose contre mon épaule puis ma nuque, tandis que je reste assis là, sans bouger. Je n'en ai plus la force, alors je me laisse bercer par ta douceur, et me plie à tes mouvements, quand tu bascules ma tête contre ton épaule. Tu embrasses même ma tempe et caresses ma chevelure volumineuse. Ton action me fait doucement sourire, mais je me recule après plusieurs secondes. Je méconnaissais cet élan de tendresse et il me surprend beaucoup. Ce contact a eu à la fois le don de m'apaiser et de me rendre mal à l'aise.« Sérieux Owen, ça va. T'inquiète. » Je m'éclipse de ton emprise en souriant. J'essaye même de croiser ton regard, mais je n'y vois que du trouble, de l'inquiétude. Alors je soupire et m'avachis davantage sur le canapé, avant de me décider à m'exprimer pour que tu ne sois pas noyé dans l'ignorance ou l'empathie profonde. « Tu sais, je n'ai pas eu de père, je ne l'ai jamais connu. Mais il ne m'a jamais manqué, parce que ma mère assurait comme une dingue. Elle était tout. C'est ce qui m'a achevé, ne plus avoir sa présence à mes côtés, sans compter que je ne pouvais pas lui rendre justice. Mais... j'aurais pu être un orphelin que l'on balance de foyer en foyer. J'ai conscience de ça, et... malgré tout, je me sens chanceux d'avoir eu une seconde possibilité de m'en sortir. Danilo m'a adopté et ça a tout changé. Alors il ne faut pas me plaindre, c'est surtout à toutes les souffrances qu'elle a vécues, jusqu'à sa mort, qu'il faut compatir. » Sans Danilo, j'aurais eu moins de possibilité de me battre contre la souffrance. J'aurais coulé. Je n'ai jamais été celui qui s'apitoyait sur son sort, pour la seule et bonne raison qu'elle n'aurait jamais souhaité que je me donne son décès comme excuse. Un prétexte pour être faible et pleurnichard ; une bonne raison d'être un fainéant ou un con. Elle aurait voulu que je combatte ces souffrances qui s'abattent sur moi chaque fois que j'y pense, en fait à chaque putain de jour de plus dans cette existence parfois morose. Alors c'est ce que je m'applique à entreprendre au quotidien : lutter contre les démons pour ne jamais les laisser me bouffer. Je ne verse pas de larmes même si elles me montent aux yeux, à cause de cette émotion qui me désarme légèrement. Je ne me plains pas, ne joue pas à la victime, malgré la tempête qui fait rage au sein de ma poitrine, à la seule évocation de cette tendre mère, qui aura été le soutien, l'âme aimante. Je tente de dédramatiser, parce que je suis un être introverti qui camoufle ses sentiments pour ne pas les laisser le submerger. Je n'ai pas envie que cette horreur m'éclate de nouveau à la gueule, alors que j'ai accompli un long chemin pour être plus en paix avec moi-même. J'ai longtemps hurlé mon désespoir dans les bras de Danilo, longtemps oublié ma peine dans ces mêmes bras fermes et réconfortants. Longtemps laissé mon chagrin s'exprimer par des larmes déferlantes et des crises de colère inépuisables. Tout ce que j'en ai tiré, c'est ce goût de vivre qui a fui, me laissant là, sans vie, sans envie. « On se les mange, ces toasts ? Il faut rendre honneur à ta première préparation culinaire ! » Je souris, mine de rien. Comme si la douleur poignante ne me torturait pas. A cette minute précise, je voudrais l'oublier. Plonger dans le plaisir infini.


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Sujet: Re: [Terminé] l'évocation de douloureux souvenirs (eskil#5) ( le Dim 31 Déc - 12:22 )


Il m’est difficile de rester de marbre face aux révélations que tu me fais. Ton histoire est peu commune et je me laisse envahir par mon empathie naturelle, sans réellement pouvoir m’en empêcher. Je ne suis pas vraiment triste, je ressens juste un poids sur la poitrine, qui me rend maladroit. Je n’ai aucune idée de ce que je pourrai dire ou faire pour exprimer ce qu’il se passe en moi. C’est une dure épreuve que tu as dû vivre et pourtant, tu as cette force naturelle, qui t’a permis d’avancer, de ne pas perdre ta joie de vivre. Sans doute que le soutien de Danilo en est le principal facteur. C’est important d’avoir quelqu’un capable de nous épauler et écouter lorsqu’on a le plus besoin. Ma tendresse exprime juste une affection que tu créés peu à peu au sein de ma poitrine. J’agis comme je le ferai avec un ami, tout en sachant que ce que j’éprouve pour toi est bien plus complexe. Je t’offre ma douceur, que tu acceptes quelques secondes avant de te dégager. Tu sembles mal à l’aise face à mon comportement, bien différent à d’habitude. Tu essayes de me rassurer, tu me dis que tu as eu de la chance dans ton malheur et je n’en doute pas. Je te souris pour te faire comprendre que j’ai compris le message. Je ne dis mot pour éviter d’être plus maladroit. Je sens que tout cela est un terrain sensible. Cela est légitime, mais je ne suis pas la personne la mieux disposée pour discuter de tout cela. Danilo doit être celui qui accueille tes larmes et crise de hargne et pour une raison, qui m’échappe, cela créé une certaine frustration au creux de mes reins. Je te fixe donc sans rien dire, te laisse reprendre tes esprits et tu finis par rebondir. Mon sourire se fait franc et bienveillant. « Bien sûr que oui ! Attention, on va se battre pour les dévorer, car j’en suis tout aussi friand ! » Je déclare en te tapant la cuisse tout en me relevant avec entrain. Je laisse cette conversation derrière nous pour te permettre de savourer cette soirée sans pensées noires. « A part, si tu m’autorises à te manger. Je pourrais éventuellement faire une concession. » Je te scrute de mon regard perçant et naturellement taquin. Je te tends un de ses toasts pour te laisser le croquer si tu acceptes le deal. Mon sourire se fait amusé, comme si cette conversation n’avait pas modifié le cours de notre rencontre. 



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