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- [Abandonné] (flashback) Le silence est un temps de pause avant les retrouvailles des êtres passionnés. (amara #1) -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Hôpital de Pellegrini
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Isaiah Stefano10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: [Abandonné] (flashback) Le silence est un temps de pause avant les retrouvailles des êtres passionnés. (amara #1) ( le Lun 13 Nov - 18:59 )


La nouvelle lui est tombé dessus sans crier garde. Il l’avait tant espéré, avait rêvé de l’émoi qui lui aurait pris à la gorge lorsque cette annonce lui aurait été faite, mais les émotions qu’il éprouve sont bien loin de celles qu’il avait envisagé. Elles sont dix fois plus intenses et si diverses qu’il n’est pas en mesure de clairement les identifier : bonheur, soulagement, inquiétude et impuissance. Elles sont un dangereux cocktail qui le rende amorphe et légèrement tendu. Cela fait cinq minutes qu’il est devant la porte du service où sa douce Amara est hospitalisée. On l’a mis au courant de son retour de l’enfer, mais il craint de voir l'état dans lequel elle se trouve. Il n’est pas dupe. Elle a dû vivre des moments éprouvants et traumatisants. Il n’ose pas imaginer ce qui a pu se passer, ce qu’elle a dû endurer pour être en mesure de revenir parmi eux. Rien que l’idée lui retourne les tripes et rend ses membres nerveux, tant il est possédé par ce sentiment d’impuissance, qui lui semble à la fois insupportable et pourtant si coutumier dans son existence. Son cœur palpite dans sa poitrine, sa respiration est vive et ses mains sont moites. Il craint de la retrouver, de se retrouver submerger par l’émotion lorsque son regard va se poser sur ses traits. Il n’a aucune idée de ce qu’il va lui dire ou faire. Il ne sait même pas dans quel état, il va retrouver celle qu’il chérit comme une sœur, mais qu’on lui a arraché par pure cruauté. Alors, il est hésitant, fait les cents pas avant de laisser ses pas frôler la porte du service. Il avance doucement, les mains dans les poches de son manteau. Il se rapproche de l’accueil et se sent presque reconnaissant de voir la personne occupée. Il patiente, laisse ce sentiment troublant envahir sa poitrine avant qu’on lui indique la chambre dans laquelle son amie se trouve. Il remercie obligeamment la personne et prend la direction de la chambre, animé à la fois par cette joie qu’il touche du bout des doigts et la peur d’être tiraillé par ce qu’ils ont pu faire d’elle. Ses pas s’approchent de la chambre, son poing vient battre le bois pour révéler sa présence et une voix qu’il identifie clairement être celle de son amie se fait entendre. Il ne lui en faut pas plus pour que l’émotion vienne lui prendre à la gorge. Des larmes lui viennent naturellement aux coins des yeux sans pour autant qu’il ne les laisse s’échapper. Il trouve la force nécessaire pour ouvrir la porte, pénétrer dans cette chambre, qui lui rappelle bien trop douloureusement celles dans laquelle sa sœur jumelle était confiné. Il avance dans la pièce, d’un mouvement hésitant et ses yeux viennent naturellement retrouver ceux de son amie. La vision lui retourne les tripes et ses émotions explosent violemment en lui. Elle lui semble si faible à cet instant. Putain, qu’est-ce que ces enflures ont pu lui faire vivre ? Il sent sa respiration se bloquer, son regard la détaille avec une telle insistance et pourtant, il se trouve incapable de s’exprimer. L’envie de pleurer lui taraude le ventre alors qu’il vient rompre la distance entre eux. Il ne dit mot, prend juste place sur le lit pour pouvoir la prendre dans ses bras. Sa main se loge tendrement dans sa nuque alors qu’il vient la blottir contre lui, dans une poigne à la fois douce et ferme. Des larmes muettes s’expriment alors qu’il s’enivre de son odeur, bien que faussée par l’odeur des produits médicaux, mais il se laisse ravager par l’émotion, le bonheur de la savoir bel et bien vivante au creux de ses bras et cela n’a aucun prix. Il aurait donné tout l’or du monde pour pouvoir sentir cette chaleur contre la sienne. C’est si bon qu’il resserre plus fermement son emprise… Pas besoin de mots, son corps parle et exprime ce bonheur et cette douleur qui l’habite de la retrouver et elle n’a rien à lui envier. Il en est sûr et certain.



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Sujet: Re: [Abandonné] (flashback) Le silence est un temps de pause avant les retrouvailles des êtres passionnés. (amara #1) ( le Mer 15 Nov - 14:13 )

Quand on frappa à ma porte, mon coeur se mit à tambouriner dans ma poitrine. Comme c'était le cas à chaque fois que quelqu'un de nouveau venait me rendre visite. Un jour pour une personne. Et aujourd'hui était le tour d'Isaiah. L'homme que j'avais toujours considéré comme mon meilleur ami, un frère de coeur, un ami que j'aimais comme s'il était de ma famille. Je savais que nos retrouvailles allaient être émouvantes. J'avais déjà pleuré en revoyant ma mère, mon père, mon frère et Giovanni. Maintenant j'avais envie que mon ami d'enfance me prenne dans ses bras protecteurs et que je sente toute l'affection qu'il avait pour moi. C'était uniquement lors de ces moments là que je ressentais une chaleur rassurante et que des pensées positives me traversaient l'esprit. Le reste du temps c'était le néant.

Il entra dans la chambre et lorsque nos yeux se croisèrent, j'y vis tout un tas d'émotions. Il devait certainement lire les mêmes dans mes propres yeux et il était inutile de dire quoi que ce soit. Je l'observais tandis qu'il avançait doucement vers moi. J'étais allongée sur mon lit, le drap recouvrant mon corps jusqu'à la poitrine. A part mes avant-bras couverts de bandage, le haut de mon corps n'avait pas de cicatrices ou blessures. Mon visage était le même, cependant j'étais amaigrie et ma peau était terne à cause de la dénutrition. J'espérais ne pas lui faire peur, ne pas l'inquiéter plus qu'il ne devait déjà l'être. Je soupirai profondément quand je sentis sa main prendre ma nuque et m'attirer vers lui. J'avais retenu ma respiration sans m'en rendre compte et je dus prendre plusieurs inspirations saccadées pour retrouver un rythme normal. Mes bras entourèrent ses épaules et je logeais mon visage dans son cou. Je sentis son parfum, ne le reconnut pas mais il m'apaisa automatiquement. C'était tout ce dont j'avais besoin à cet instant.

Je fermais les yeux, pensant que des larmes allaient coller de mes yeux. Mais rien. Absolument rien. Je n'avais pas pleurer une seule fois depuis que j'étais revenue à Naples. Pourtant j'aurais dû, c'était même tout à fait naturel. Et j'en avais envie, beaucoup trop souvent pour que ce soit normal. Les médecins m'avaient expliqué que j'étais déséquilibrée au niveau émotionnel et qu'il était tout à fait normal pour moi de ne pas pleurer. Ça allait mettre du temps pour que tout redevienne normal et qu'en attendant, je devais simplement me laisser aller et prendre l'émotion comme elle venait. Là tout de suite, dans les bras d'Isaiah, je me sentais bien, protégée et aimée. Je resserrais moi aussi mon étreinte même si je n'avais pas la même force que lui. Je ne voulais plus qu'il me lâche, je voulais continuer à ressentir toutes ces sensations agréables. J'avais peur qu'en mettant de la distance avec moi, j'allais redevenir une coquille vide. Je ne me souvenais pas de ce que j'avais vécu ces trois dernières années, mais mon corps, lui, réagissait rapidement à la solitude. Je me recroquevillais sur moi même, je tremblais, j'avais peur, j'étais même angoissée à l'idée de fermer les yeux. Comme si j'avais eu l'habitude que la nuit, le noir et le silence soient mes ennemis. J'habitais dans un corps que je ne reconnaissais plus, que je n'arrivais plus à comprendre ni à maîtriser et c'était clairement flippant. Je préférais donc me concentrer sur mon meilleur ami dont je pouvais sentir la grande émotion à travers sa façon de me tenir contre lui. "Me lâche pas Is'... me lâche plus" le suppliai-je, sentant la panique me gagner. Je me mis à trembler de froid, je me nichais un peu plus contre lui pour ressentir sa chaleur.
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Isaiah Stefano10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: [Abandonné] (flashback) Le silence est un temps de pause avant les retrouvailles des êtres passionnés. (amara #1) ( le Mer 15 Nov - 21:16 )


L’émotion qui étreint sa poitrine est si puissante qu’il lui est impossible de rester fort. Il a tant rêvé ce moment où il pourrait revoir celle qu’il considère comme une sœur, sentir son corps contre le sien. Tout était flou, car il ne pouvait pas imaginer l’état dans lequel elle se trouverait après tous ces mois où elle était retenue prisonnière au milieu de l’enfer. Cela aurait été trop pénible de l’imaginer, de sentir cette impuissance profonde amoindrir ce bonheur qu’il voulait ressentir au plus profond de ses tripes. Seulement, aujourd’hui, il doit faire face à cette cruelle réalité et l’image est déroutante, alarmante, inqualifiable. Il l’a observé que quelques secondes avant de rompre cette distance. Il n’a pas laissé la douleur empêcher ce bonheur et soulagement de s’exprimer. Il se laisse gagner par cette douce chaleur qui émane de cette chair meurtrie, frêle comme si elle pouvait se décomposer à chaque instant. Son amie naturellement si forte et pleine de vie semble si faible, comme si elle était prête à se briser à tout instant. On l’a mis au courant de certains points qui lui ont fait redouter cet instant, mais à cet instant, il laisse tout son être se faire renverser par la pression de son corps contre le sien, de l’odeur quelque peu fruitée, qui émane quand même de cette odeur médicalisée et nauséabonde. Isaiah déteste les hôpitaux du plus profond de son être. C’est des lieux sinistres où la mort quête chaque porte de son regard menaçant. Ces lieux lui glacent le sang, mais il veut croire que ce lieu pourra ramener sa chère et tendre amie à la vie et reprendre des marques qu’elle a perdu par tant d’épreuves rencontrées. Il sent son émoi, la manière qu’à son être de trembler contre le sien. Cela accentue le sien et il ne ressent aucune intention de la lâcher. Bien au contraire, il resserre son étreinte, applique la supplique formulée par son ami alors que ses lèvres viennent naturellement embrasser sa chevelure. « Je ne te lâcherai plus. » Il murmure dans une voix ferme, mais troublée. Non, il ne la lâchera pas dans cette dure épreuve. Il l’épaulera, fera tout ce qu’il est en son pouvoir pour l’extirper de ce gouffre dans lequel cet horreur l’a plongé. « Je serai toujours là pour toi, je te le promets, Amy. » Parce qu’eux deux, c’est une amitié qui dure depuis vingt ans, que même la distance n’a jamais séparée. Il tient à elle, comme si elle était sa sœur et dieu sait à quel point, Amara l’a toujours empêché de sombrer dans la douleur du rejet. Il compte bien être présent à cet instant où elle a le plus besoin d’un roc, qu’importe si sa propre existence est un merdier. Il sera là, fidèle au poste. Alors sa main vient doucement caresser la mâchoire de son amie alors qu’il desserre légèrement son emprise pour rapprocher son visage du sien. Son regard vient retrouver le sien tandis qu’il frôle les traits de son visage. Il a du mal à reconnaitre la fille si pleine de vie qu’il a connu. Ses traits sont si tirés et si creux. « Ça va aller maintenant. » Il murmure en venant embrasser son front. « Tu es de nouveau parmi nous et on va tout faire pour que ça aille mieux. Petit à petit, jour après jour, on y arrivera. » Il ne compte pas la laisser affronter cela tout seul. Pour rien au monde, il ne va la lâcher désormais.« D’accord ? » Il finit par questionner pour qu’elle s’exprime à son tour. Il la regarde avec douceur, avec cette profonde tristesse au fond du regard. Tout simplement parce qu’il est difficile de la voir dans cet état, mais il ne perd pas espoir. Il veut y croire plus que tout.



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Sujet: Re: [Abandonné] (flashback) Le silence est un temps de pause avant les retrouvailles des êtres passionnés. (amara #1) ( le Lun 27 Nov - 21:57 )

Je m'accrochais à Isaiah comme si ma vie en dépendait et c'était peut-être un peu le cas. J'avais beau prendre conscience que j'étais de retour au pays, que j'étais entre de bonnes mains pour me rétablir, je n'arrivais pas à réaliser ce qui m'était arrivé. Je n'avais aucun souvenir, mais en me réveillant à l'hôpital au Mali, un mois après qu'on m'ait secouru, j'avais paniqué parce que je ne comprenais pas ce qui m'arrivait. Mon corps avait changé, j'avais des blessures partout, des cicatrices qui ne partiraient jamais et je n'avais aucun souvenir. Le personnel soignant avait énoncé les faits que les médias avaient raconté mais rien ne m'avait permis de retrouver la mémoire. Quelques mois plus tard j'étais là, à Naples, toujours au même point. D'après les médecins il était normal que mon cerveau ait oublié ces moments traumatisants, c'était un moyen de me protéger. En attendant, je devais faire avec et c'était frustrant. Pour couronner le tout, mes émotions étaient en vrac, pire encore que si j'avais été enceinte. Trois années s'étaient écoulées et mes proches, tout ce qui faisaient partie de ma vie à l'époque s'étaient réunis autour de moi pour me soutenir. Mes parents avaient pris quelques rides et des cheveux gris, à cause de l'inquiétude entre autre, mon frère avait mûri mais restait le petit frère que je connaissais, Giovanni avait pris de la masse musculaire, de la barbe mais ses yeux étaient toujours aussi beaux et vifs. Son coeur par contre avait choisi quelqu'un d'autre. C'était une pilule que j'avais du mal à digérer. Heureusement, je prenais tellement de médicaments antalgiques que je dormais la plupart du temps, ce qui m'évitait de penser. Gabriele aussi avait pris du muscle et restait toujours le même en soi. Puis il y avait Isaiah, mon frère de coeur que j'étais soulagée de pouvoir tenir dans mes bras fragiles.
J'écoutais ses mots rassurants en m’imprégnant de son parfum masculin. J'étais bien dans ses bras, il me réchauffait et me rassurait. Je savais qu'il serait toujours là pour moi, notre amitié était de celles qui duraient une vie entière. Nous étions passés par tout un tas d'étapes ensemble, mais le kidnapping et la séquestration était une première. "Merci d'être là avec moi." Je croisais ses yeux et y vis un tas d'émotion. Si je n'étais pas totalement détraquée, je pleurerais de joie de le revoir. Au lieu de ça, j'embrassais sa joue et me détachais légèrement pour pouvoir mieux l'observer. "Oui d'accord." Je tentais de me ressaisir, me montrer forte pour lui et qu'il ne s'inquiète pas d'avantage pour moi. Je posais mes yeux sur mes bras bandés et touchés le tissu en rêvassant. "Ce n'est pas aussi grave que ça en a l'air." Je ne savais pas si c'était lui que j'essayais de convaincre ou moi. J'avais vu ma peau en dessous, je savais à quel point mes bras avaient été brûlés. Je savais que je garderais des cicatrices à vie, mais ce n'était pas le moment pour me plaindre. Je soufflais un bon coup puis reposais mon regard dans le sien. "Tu m'as manqué Is'. J'ai l'impression que ça fait une éternité... tu restes longtemps ?" Il était du genre à aimer bouger, comme moi. Sauf que j'aimais avoir une maison où rentrer lorsque mes voyages touchaient à leur fin, contrairement à lui qui était constamment sur la route. Ma question n'était pas anodine. J'aimerais vraiment pouvoir compter sur lui pour les prochaines semaines qui allaient être difficiles mais je ne pouvais pas non plus l'empêcher de poursuivre sa vie. Alors j'avais posé ma question de façon à montrer ma curiosité sans éveiller d'éventuels soupçons.
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Isaiah Stefano10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: [Abandonné] (flashback) Le silence est un temps de pause avant les retrouvailles des êtres passionnés. (amara #1) ( le Sam 2 Déc - 17:44 )


Il la tient dans ses bras et c’est un des plus beaux cadeaux pour lui. Il ne s’est pas passé un jour sans qu’il n’espère avoir un signe de la survie de sa meilleure amie. Cet espoir était là, bien ancré dans son cœur à la recherche d’un indice. Il est finalement apparu, par l’appel de l’hôpital, de l’affirmation faite par les parents de son ami et depuis lors, il a attendu impatiemment cet instant. Le bonheur l’inonde, accentué par le soulagement profond de la savoir en vie, mais aussi profondément tiraillé et impuissant face à l’état dans lequel Amara se trouve. Cela lui retourne les tripes. Il n’imagine pas les épreuves endurées, les traumatismes dont son âme a été victime. L’idée lui est particulièrement déplaisante, mais il n’est pas dupe. Il ne pourra jamais en avoir conscience, ni totalement comprendre ce qu’elle a vécu, mais il sera là quoi qu’il arrive pour elle. Il ne compte plus la lâcher, pas tant qu’elle n’ira pas mieux et n’aura pas repris sa vie en main. Il lui fait part de ses pensées, de ses intentions. Il cherche de la convaincre et se convaincre par la même occasion. Il se sent si fébrile et faible à cet instant. L’émotion est à son couple et il savoure la caresse délicate de ses lèvres contre sa joue. Cela lui fait un bien fou, enveloppe son cœur d’une douce couverture. Il redécouvre un contact presque oublié, mais qu’il apprécie toujours autant. Un sourire attendri se niche sur ses lèvres. Il laisse prendre un peu de distance, ce qui lui permet de faire face à la condition physique de sa meilleure amie. Cette image est particulièrement difficile pour Isaiah, qui a l’impression d’être de nouveau aux côté de sa sœur. Cela lui comprime la poitrine et Amara semble s’en rendre compte, puisqu’elle cherche à le rassurer. Il se contente de hocher la tête et de venir lier ses doigts aux siens avec bienveillance. Il sait que son corps est marqué par des brûlures, car les parents de la demoiselle lui en a fait part. Il ne sait pas ce qu’il va en être réellement à la fin des soins, mais il espère qu’il sera possible de les gommer au maximum, bien qu’elles ne disparaitront jamais totalement. « Cela fait une éternité. Enfin, j’ai la même sensation. Trois ans sans toi ont été longs. » Il murmure en caressant ses doigts en la fixant avec émotion. « Tu m’as manqué aussi Amy… » Il souffle sans relâcher la pression autour de ses doigts. « Je reste à Naples pour une durée indéterminée. Je ne compte pas partir alors que tu es enfin là. Je serai incapable de te laisser là, toute seule. » Il serre doucement ses doigts. « Je reste là, alors ne t’inquiète pas. Je ne m’envolerai pas avant que tu ailles mieux, promis. » Il finit simplement sans la lâcher du regard. Il espère qu’elle en sera convaincu, car il compte bien être là dès qu’elle en aura le besoin, essuyer ses larmes lorsqu’il faudra. Il sera là, fidèle au poste et il sait que ce sera une aventure de longues haleines.



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Sujet: Re: [Abandonné] (flashback) Le silence est un temps de pause avant les retrouvailles des êtres passionnés. (amara #1) ( le Sam 2 Déc - 18:31 )

La présence de chacun de mes proches était essentiel à mes yeux. Je ne voulais pas me montrer faible et encore moins voir de la pitié dans leurs yeux, mais je ne pouvais nier que leur soutien m'était indispensable. Et au lieu de devoir faire front pour leur prouver constamment que j'allais m'en remettre - ce qui était plus qu'épuisant à la longue, je savais que je pouvais être moi même et montrer que je n'étais pas une surfemme. Montrer mes difficultés, mes faiblesses et mes limites n'était pas dans mon caractère, je préférais régler mes problèmes moi même la plupart du temps. Mais à situation exceptionnelle, comportement exceptionnel. "J'imagine oui.." Voir tout le monde avoir vécu trois années plus ou moins difficiles m'était intolérables. Je n'avais pour le moment aucun souvenir de ma captivité, j'avais donc juste l'impression qu'on m'avait volé une partie de ma vie tandis que la terre avait continué à tourner, les gens ont vieilli, sont nés, sont morts, se sont mariés, désunis,.. bref je me sentais comme une espèce à part et c'était frustrant. "J'ai encore du mal à me dire que j'ai 34 ans... c'est comme si j'avais fait un bon dans le futur et pris trois ans d'un coup. Avec des cadeaux pas toujours agréables en prime.." ajoutai-je en me désignant d'un geste bref de la main. On m'avait plusieurs fois proposé de me donner un miroir pour me regarder. Mais j'avais encore mon image dans la tête. J'étais creusée, j'avais la peau terne et trop blanche, je ne me reconnaissais pas. Je devais reprendre du poids progressivement et réapprendre les choses essentielles comme marcher. Je ne souhaitais à personne de se sentir diminuée et impuissante comme je l'étais actuellement. J'appréciais de sentir ses doigts contre les miens. Isaiah avait toujours réussi à trouver les mots pour me rassurer, comme si c'était inné chez lui. Puis il faisait preuve de cette sincérité dans le regard qui m'avait fait l'apprécier dès le premier jour de notre rencontre. Je soupirais de soulagement malgré moi lorsqu'il m'annonça qu'il allait rester en ville un temps. Je ne voulais pas que tout le monde s'arrête de vivre pour moi mais d'un autre côté je me sentais tellement seule dans cette chambre d'hôpital que de savoir que j'étais entourée m'aidait à tenir le coup. "Merci..." Je lui fis le sourire le plus sincère que j'avais en stock vu mon état. "Je ne sais pas trop quoi dire d'autre.. je suis désolée de vous avoir infligé ça.. et de vous obliger à être ici avec moi maintenant. Si j'avais su tout ça..." Je culpabilisais énormément de m'être montrée têtue à l'époque et de m'être envolée pour le Mali en connaissance des dangers. En même temps, c'était mon métier et ma passion, jamais je n'aurais pu anticiper ce qui allait m'arriver. Même si je savais que je n'y pouvais rien, je m'en voulais d'avoir fait souffrir tellement de belles personnes qui ne méritaient pas tant de soucis.
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Sujet: Re: [Abandonné] (flashback) Le silence est un temps de pause avant les retrouvailles des êtres passionnés. (amara #1) ( le Dim 10 Déc - 21:05 )


Il a encore du mal à le réaliser, et pourtant, Amara est belle est bien là, présente sous ses yeux, emplis d’émotions, qui ne peuvent pas s’empêcher de la détailler avec attention. Le destin semble parfois être clément et à cet instant, il est profondément heureux, bien que sa vive émotion le contraigne à adopter une posture plus chamboulée que révélatrice de la joie qui l’inonde. Il est difficile de faire autrement lorsque son esprit prend conscience de l’état psychique et physique de sa meilleure amie. Cela ne peut en aucun cas le laisser indifférent. Alors, sa main vient naturellement frôler les doigts de celle qu’il considère comme une sœur. Il l’écoute patiemment, sent l’émotion lui prendre la gorge sans pouvoir le contenir. Elle fait éclater tant d’émotions au sein de son cœur, qu’il n’est pas en mesure de clairement tout identifier, tout gérer de la bonne manière. Son regard se teinte de cette lueur de tristesse lorsqu’elle aborde son état physique : « Sans doute, mais tu demeures belle. » Elle le sera toujours à ses yeux, malgré ces multiples bandages et brûlures, qui marqueront à jamais sa peau. Sa voix est douce, son regard se veut rassurant. « Il suffit juste de reprendre des forces, des couleurs, de trouver le maquillage et les vêtements que tu adores et tu seras autant irrésistible qu’auparavant. Il faut juste être patiente. » Il murmure avec tendresse sans stopper ses frôlements au niveau de ses doigts. Il sait que la patience n’est pas une vertu de la jeune femme, mais il y a certaines situations où il n’y a pas d’autres possibilités que de l’être, bien que cela nous coute. Il sait de quoi il parle, il a passé toute son existence à attendre des espoirs et aujourd’hui, il a la chance d’obtenir ce qu’il a tant espéré. Il ne pouvait pas abandonner l’espoir de la savoir vivante. Le contraire lui était insupportable, tout simplement. En conséquence, il est évident qu’il restera à ses côtés. Qu’importe ses projets, il aurait tout abandonné pour pouvoir être présent et l’épauler dans cette dure étape de son existence. Il sait bien entendu que cette dépendance retourne les tripes à sa meilleure amie, que sa fierté ne peut tolérer de se sentir si démunie face à son retour à la vie, mais il désire ardemment qu’elle comprenne que ses proches sont là et que leur mission est de lui permettre d’aller de l’avant, de surpasser ces traumatismes et de découvrir la femme qu’elle est à présent. Le passé est révolu. Il sait bien que l’Amara de ses souvenirs s’est éteinte, mais il est prêt à rencontrer cette femme, qui se présente à lui et il fera tout pour qu’elle parvienne à s’accepter de nouveau et reprendre confiance en elle, en la vie, qui l’attend. Elle a besoin de lui et il sera là pour elle, comme elle a été là pour lui, par le passé. Sa poigne se referme sur sa main frêle lorsqu’elle se lance dans des excuses qu’il juge malvenue. « Ne sois pas désolée Amara. Tu ne pouvais pas savoir. Tu es une femme passionnée. Tu aimais ton métier, c’était une véritable passion. Comment pourrais-je t’en vouloir ? Tu as été victime d’un groupe de personnes, qui auraient dû te laisser faire ton travail en paix. Ne te sens pas responsable. Tu as survécu et c’est la chose la plus importante que nous devons retenir. Tu es là, en chair et en os et on va tout faire pour te permettre de dépasser tout cela. Il faut juste que tu crois en nous et en toi. » Il murmure avec une extrême douceur dans un dialogue tout de même enflammé. Il ressent une haine viscérale pour ce groupe de personnes qui l’ont enlevé et séquestré, mais à cet instant, ce n’est pas cette animosité qui doit primer, mais l’affection qu’il porte à son ami et il fait tout pour lui permettre de croire en un avenir plus doux, bien que résolument complexe. Il n’est pas dupe. Il faudra du temps, des paroles et des gestes pour réellement permettre à Amara de reprendre les rennes de son futur.
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Sujet: Re: [Abandonné] (flashback) Le silence est un temps de pause avant les retrouvailles des êtres passionnés. (amara #1) ( le Mer 13 Déc - 11:35 )

Comme si ma longue absence n'avait rien changé de son affection pour moi, Isaiah savait parfaitement trouver les mots pour me faire sourire. J'étais consciente d'avoir des perles autour de moi et de me rendre compte qu'il ne m'avait pas oublié après ces années me touchait énormément. Il aurait très bien pu tourner la page, se dire que sa meilleure amie était morte et pourquoi pas s'en trouver une autre ailleurs. Il y avait un tas de femmes extraordinaires sur cette planète, je n'aurais pas été étonnée d'apprendre qu'il s'était entouré d'autres personnes formidables qui l'aimaient et le soutenaient. Mais il se tenait là, près de moi, ému de me savoir en vie. Je ne pouvais rêver mieux comme gage de son affection. Je souris, réellement cette fois, sans filtre. "Tu as toujours su trouver les mots pour me rassurer Is'. Sa main était chaude dans la mienne et j'appréciais de sentir sa force et sa tendresse dans ses gestes. Néanmoins je voulais qu'il sache que je ne me sentais pas sereine, je culpabilisais d'avoir infliger tout ça à ma famille et mes amis, aucun d'eux ne méritaient ça. Là encore, il était doux dans ses mots et arrivais à me faire oublier l'espace d'un instant que je leur avais fait du mal. Involontairement, certes, mais tout cela ne serait pas arrivé si de base, j'étais restée à la maison. Je devais m'estimer heureuse pourtant, une grande partie de l'équipe qui était avec moi ce jour là avait été tuée sans pitié. Il y avait eu deux survivants qui avaient été retrouvé par les forces armées et j'avais été la seule à être portée disparue. Pourquoi m'avaient-ils choisi moi resterait une question à jamais sans réponse. Je serrais à mon tour sa main, me répétant ses mots en boucle dans ma tête pour me les imprégner. Je ne savais pas trop quoi ajouter après son discours rassurant alors je décidais simplement de lui poser une question qui n'avait rien à voir avec moi. "Comment vas-tu sinon ? Qu'as-tu fait ses trois dernières années ? Et ne me dis pas rien d'intéressant, je sais que ce n'est pas vrai." J'avais vraiment envie de savoir comment avait évolué sa vie depuis notre dernière conversation. Avait-il quelqu'un dans sa vie ? Un travail épanouissant ? Une nouvelle idée en tête pour l'avenir ? Bref je voulais tout savoir et ça me permettrait doublier un peu où je me trouvais et pourquoi. Je m'installais un peu plus confortablement dans le lit, lui faisant de la place si jamais il souhaitait s'allonger à mes côtés. "Dis moi que tu es heureux Is'. Et que tu profites de tout ce que la vie peut t'apporter."

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Isaiah Stefano10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Métier : artiste peintre indépendant, qui gagne pas trop sa vie par son art. Il travaille comme barman à Dolce Vita
Sujet: Re: [Abandonné] (flashback) Le silence est un temps de pause avant les retrouvailles des êtres passionnés. (amara #1) ( le Sam 16 Déc - 16:24 )


Il essaye tant bien que mal d’apaiser les angoisses de son amie. Il comprend ses inquiétudes, ne peut pas imaginer ce que cela doit faire d’avoir oublié des passages de son existence. L’effet doit être encore plus angoissant que lorsqu’on a subit le trou noir après avoir abusé trop d’alcool. L’incertitude est pesante, troublante, parfois dévastatrice lorsqu’on voit l’étendu des dégâts. Parfois des brides reviennent, mais jamais clairement. Alors, il peut comprendre qu’elle se sente démunie, effondrée face à cette cruelle sensation d’impuissance et de faire face à la réalité. Pourtant, malgré ses nombreux bandages, qui cachent ses brulures, il la trouve belle. Elle n’a plus l’innocence du passé, ni cette lueur impétueuse dans le regard, mais elle demeure une femme, qu’il va apprendre à redécouvrir et à aimer, comme il a pu aimer celle qu’elle était avant sa disparition. Elle a juste besoin de son soutien et il lui assure qu’il sera présent, coute que coute, pour elle, comme elle a été là pour lui. Eux contre le monde entier. Cela a toujours été le cas et il fera tout pour qu’Amara sorte gagnante de ce combat. En conséquence, il ne peut tolérer ses excuses, qu’il juge malvenue. Elle n’y est pour rien dans ce calvaire qu’elle a enduré, et ce, en dépit de ce qu’elle pense. Son discours se fait doux, mais enflammé, car la voir penser de cette manière lui retourne les tripes. Le silence supplie à son discours. Il n’a rien de pesant, ni de dérangeant. Ils doivent assimiler les mots, les émotions qui les malmènent avec force. Il la sait réceptive, continue de lui apporter cette dose de douceur par la caresse de ses doigts. Amara décide de changer de sujet, de ne pas laisser ces tourments poursuivre dans une voie qu’Isaiah s’efforce de repousser avec douceur, mais fermeté. Elle s’intéresse à sa vie, cherche à se rassurer sur la voie qu’a prise l’artiste durant son absence. « Je vais bien. » Il déclare avec douceur, mais conviction. Il n’a pas à se plaindre. Sa vie est plus équilibrée que durant ces dix dernières années, même si à cette époque, l’amour le rendait heureux. Aujourd’hui, il a appris à vivre avec cette absence, ce sentiment d’ivresse spontané. Il s’est senti longtemps malheureux, a failli prendre une pente glissante, mais il s’en est relevé, sans doute parce qu’il n’a jamais aimé tomber et qu’il ne voulait pas se sentir plus misérable qu’il ne l’était déjà. « J’ai vécu des coups durs durant ces dernières années, mais je m’accroche. On s’est quitté avec Alice, il y a un an et demi. Elle avait des projets plus conventionnels et ne pouvait plus tolérer de me voir accrocher à mon rêve, qu’elle jugeait irréalisable. » Sa voix est douce, mais secouée, car en dépit de ce qu’il prétend, parler d’Alice lui remue les tripes. Il ne l’a pas encore totalement effacé de sa mémoire, malgré la rancœur qu’il a à son égard. Il lui en veut de l’avoir abandonné de cette manière, d’avoir détruit près de dix années de relation, sans se battre. « Cela m’a calmé dans mon désir de voyage. J’ai préféré déposé mes affaires à Naples, où mon périple avait commencé. » Un sourire s’épanche sur ses lèvres. Il est subtil. « Je n’ai pas abandonné la peinture. Je continue mon art et permute avec un travail en tant que barman dans un hôtel très huppé. Je gagne assez bien ma vie et j’essaye de me saisir de toutes les possibilités, qui se présentent pour me faire connaitre. Je ne perds pas espoir, bien que l’inspiration a été plutôt vacillante durant un moment, mais ça va beaucoup mieux, grâce à une rencontre. » Il parle de cet homme sans réellement le faire. Il sait qu’un second souffle s’est immiscé dans sa vie depuis cette rencontre, cette relation qu’ils bâtissent petit à petit. Il effleure le sujet avec Amara, sans le nommer, sans être en mesure de pouvoir réellement le faire. Il est juste une étincelle, qui a mis de nouveau le feu à une flamme vacillante, bien qu’il ait du mal à l’admettre. Il s’est promis de ne plus jamais être face à quelqu’un, sauf devant Amara, celle qu’il considère comme une soeur.      




L'art n'est qu'une forme d'expression, un moyen d'extérioriser un trop plein d'amour ou de souffrance. (@POE, BEERUS)
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Sujet: Re: [Abandonné] (flashback) Le silence est un temps de pause avant les retrouvailles des êtres passionnés. (amara #1) ( le Jeu 4 Jan - 18:41 )

Il y avait trop d'émotions dans nos voix, dans l'atmosphère autour de nous et même rien que dans nos regards. Nous venions de nous retrouver et j'étais heureuse de la savoir à mes côtés à nouveau. Mais je ne voulais pas m’épancher sur mon cas personnel, j'avais l'impression de ne faire que ça à longueur de journée avec chacune de mes visites, avec mon psychologue, les soignants et les médecins. Je devais même recevoir la visite de la brigade anti-terroriste dans les prochains jours pour qu'ils puissent recueillir mon témoignage. Dès que j'aurais retrouvé la mémoire en tout cas. Je voulais tourner l'attention vers Isaiah, l'entendre me raconter ses dernières aventures à Naples ou ailleurs, ses projets et ambitions mais surtout tout ce que j'avais manqué et que je souhaitais rattrapé maintenant que j'étais revenue. Je le croyais quand il me disait aller bien, ça se voyait. L'émotion des retrouvailles passée, il était fidèle à lui même, avec quelques années en plus. Il m'annonça sa rupture avec Alice avec qui il était depuis de nombreuses années. Je fus triste pour lui, parce que je savais que cette relation représentait beaucoup pour lui. "Je suis désolée Is', ça n'a pas du être facile.. Je ne pouvais qu'imaginer ce qu'il ressentait. Giovanni et moi étions ensemble depuis moins longtemps que ça mais j'avais tout de même l'impression qu'on m'avait arraché le coeur à la petite cuillère. Bien sûr les situations étaient totalement différentes, je pouvais cependant comprendre ce sentiment d'abandon qu'il avait du ressentir au moment de la rupture. Je serrais sa main un peu plus fort. "je n'étais pas là pour te soutenir à l'époque. Mais je vais me rattraper je te le promets" Ce qu'il me raconta ensuite était plus réjouissant et j'étais heureuse qu'il n'ait pas abandonné ses rêves. Je savais qu'il avait un grand talent et je n'aurais pas voulu qu'il coupe les ponts avec une partie de lui même juste pour plaire à une fille. Il évoqua une rencontre qui lui avait permis de retrouver l'inspiration. Je savais ce que c'était aussi. Je ne peignais pas pour ma part, mais j'adorais la photographie, même en dehors de mon métier. Sauf que sans inspiration, motivation ou objectif, on pouvait prendre n'importe quoi en photo, il n'y aurait pas d'émotion ni de message à en tirer. "Une sorte de muse tu veux dire ?" plaisantai-je me surprenant à sourire vraiment. Ça faisait du bien. Un bien fou. "J'adorerais voir ce que tu as peint. Tu me montreras ?"

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