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- [Terminé] Half my soul | Tobyèle #7 -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Résidences
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Angèle De SantisLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: [Terminé] Half my soul | Tobyèle #7 ( le Lun 13 Nov 2017 - 19:40 )

he is half my soul, as the poets say
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⋅ ◆ ◈ ⟐ ◈ ◆ ⋅


Les pieds dans l’eau, le regard perdu au loin, elle cherchait à freiner cette pulsion assassine qui lui parcourait l’échine. Dieu qu’il lui manquait. Tant que cela lui faisait un mal de chien. Tant que ses poumons peinaient à respirer quand bien même elle faisait face à la mer et à son air marin. Elle regardait cette photo que son amie lui avait envoyée. Pourquoi avait-elle fait pareille chose ? Ne savait-elle pas que cela détruirait Angèle de voir Tobias auprès d’une autre femme ? Non. Elle ne pouvait le savoir. Car Angèle appartenait à Gianluca de Santis et non à l’archéologue. Elle serra son téléphone entre ses mains, fâchée que les potins aillent aussi vite dans son monde. N’aurait-on pas pu la laisser tranquille ? Elle s’était retirée de la haute société ainsi que de son atelier depuis près de trois semaines. Elle avait écrit quelques petits messages à Tobias sans en envoyer aucun. Il avait coupé les ponts avec elle. Elle savait qu’il le faisait pour la protéger, elle savait qu’il avait saisi le danger qui planait sur eux comme une menace à son égard à elle. Et elle savait qu’il n’était pas responsable ou du moins qu’il n’était pas le seul responsable. Parce qu’elle avait cessé d’entretenir leur lien tout autant qu’il l’avait fait.

Le téléphone finit par ne plus supporter l’étreinte de ses doigts et trop meurtri, il craqua. Fissuré, elle le regardait. Il lui ressemblait. Il affichait des images indigestes et était craquelé de partout. Elle se sentait ainsi… en morceaux ! Elle lâcha son bras derrière elle, lui donnant de l’élan pour jeter l’appareil dans les eaux troubles de la Méditerranée. Elle ne se souciait guère de ce qui se trouvait dessus. Tout était stocké dans un cloud secret car elle craignait toujours que son mari ne vienne fouiner dans son téléphone. Même le cloud lui semblait dangereux aujourd’hui. Elle n’avait plus de vie privée.

Dessinant des arcs de cercle au sol, elle voyait ses orteils s’enfoncer dans le sable froid. Si seulement elle avait pu enfouir sa peine dedans aussi. Mais elle ne pouvait pas. Tout ce qu'elle pouvait c'était prendre son courage à deux mains et aller demander des explications à son amant. Avait-elle le droit de lui demander des comptes? Elle savait que non. Déjà avant elle ne le pouvait. Mais encore moins maintenant qu'ils s'étaient perdus de vue depuis plus de trois semaines. Pourtant la rage qui habitait dans son ventre n'était pas gérable et elle devait, elle DEVAIT aller lui parler. Il était onze heures du soir quand elle parvint enfin devant chez lui. Elle avait fini par retourner à la villa, souper avec son mari avant que celui-ci ne reparte en Toscane pour boucler un dossier urgent. Seule à la maison, elle avait tourné comme une panthère en cage et fini par commander un taxi au travers de son téléphone prépayé qu'elle cachait dans l'abri de jardin.

Arrivée devant l'immeuble de Tobias, elle se faufila à l'intérieur quand quelqu'un finit par en sortir et monta jusqu'à son étage. Tout son corps tremblait. Il y avait l'excitation à l'idée de le revoir et l'appréhension à l'idée qu'il était passé à autre chose. Elle tambourina sur la porte sans trop prendre de pincettes, consciente que son exaspération se ressentait dans sa façon de frapper. Quand enfin il lui ouvrit, elle le gifla sans attendre. "I've had many disappointments lately. But of all, you are my biggest one!" Elle entra sans lui laisser le temps de répondre ou de l'en empêcher. "When I think that I believed you took your distance for my own sake... it makes me sick how naive I am!"

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Sujet: Re: [Terminé] Half my soul | Tobyèle #7 ( le Jeu 16 Nov 2017 - 10:18 )
How dare you blame me ?Angèle & Tobias Tobias regardait l’écran de son ordinateur. Il devait faire un rapport des dernières fouilles mais son cœur était ailleurs et son esprit auprès d’une autre personne. Il avait déjà connu cet état de léthargie totale ou le spleen se mêle à la nostalgie. Au début de son émoi avec Angèle : on le prenait à rêvasser tout le temps lui qui était un accro d’histoire et un passionné dans sa catégorie. Quand la blonde est dans sa tête même les plus belles courbes des statues grecques ne peuvent pas le sortir de sa torpeur. Il était maudit, esclave de ses désirs, de ses sentiments. Un chai latté brûlant attendant d’être savouré, mais il ne trouvait aucun réconfort à boire cette boisson qu’il avait goûté lors d’un de ses voyages en Inde. De temps à autres, il tapait sur les touches du clavier pour écrire ses constatations, mais cela était peine perdue. Rien de cohérent ne sortait de son esprit en proie au poison de l’amour. Alors, il décida de fermer son ordinateur pour attraper son bloc note et écrire en hébreux. Il la considérait comme sa langue maternelle bien qu’il n’est pas vécu ses jeunes années à Israël. Les Anglais l’avaient oublié, n’avaient pas jugés bon de faire des pieds et des mains pour le secourir quand il était enfermé et sur certains sujet il pouvait être rancunier. Pouvait-on le blâmer ? Un mal pour un bien : il n’aurait jamais abandonné la belle Egyptienne de toute façon. Safiya n’était pas là ce soir : il attendait un message d’elle pour savoir si elle restait chez ses amis ou bien si elle rentrait. Dans lequel cas il viendrait évidemment la chercher : hors de questions qu’elle affronte seule une froide nuit d’hiver.
Le vieux chat roux s’étira sur le canapé et finit par arrêter d’ignorer le maître de maison en sautant sur ses jambes pour s’y installer : cherchant la chaleur de sa main et de la tendresse. Tobias s’arrêta de travailler pour le caresser et répondre à sa demande :

« On est tous les deux des abandonnés hein ? » Le chat poussa un miaulement presque plaintif avant de ronronner de plus belle pour le réconforter. « Ca va aller ne t’en fais pas, je ne vais plus nulle part. »

Tobyèle se coucha finalement et ferma les yeux. Comme l’Historien aimerait trouver si facilement du réconfort… Mais il n’était pas un chat. Alors, il se replongea dans son travail et sursauta quand il entendit tambouriner contre sa table. Le félin avait été lui aussi surpris et l’avait fait savoir en plantant ses griffes dans le bas de pyjamas de Tobias. Un rapide coup d’œil à l’horloge lui indiquait onze heures passé et il n’avait aucun appel en absence. Son cœur se serra : une impression de déjà vu se saisit de ses tripes. A pas feutré, il s’approcha de la bibliothèque pour sortir de son fourreau une dague encore affûtée. Gardant sa démarche étrange, il regarda par le Juda pour voir la chevelure de la belle. Ouvrant finalement la porte : son choc fut grand quand elle osa le frapper. Serrant les dents, son regard prit une noirceur encore inconnue des gens qui ne l’avaient pas connu durant son emprisonnement. Tobias serra un peu plus la dague jusqu’à faire pâlir les jointures de ses mains tant la rage qui coulait dans ses veines menaçait d’exploser. Angèle était chanceuse qu’il l’appréciait. Parce qu’il ne supportait plus la violence faite sur lui. Son corps en avait trop subit.

« Good evening to you too. » Souffla-t-il dans un grognement. On l’excusera de ne pas être gai et joyeux après d’être pris une gifle qu’il estime gratuite. Le reste de ses paroles ne lui donne pas de justification : « And what I have done exactly to inspire such disapointment ? » Une question légitime. Il alla reposer la dague à sa place. « You left me at the airport as if I was no one. » Toujours dos à elle, il remit en place quelques biblots avant de se retourner. « You’ve never reply to my text even though I was using a different phone. Just for you. You’re not the only one that has been deceived. Maybe your husband welcomed you with diamonds and everything I will never be able to offer you ; promise you that he will loves you for now until he dies. I'm wondering if I should become a murder in order to claim back your heart. » La jalousie transparaissait dans sa voix sans qu'il n'essaye de le cacher.
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Dernière édition par Tobias Spilsbury le Sam 18 Nov 2017 - 14:46, édité 1 fois
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Sujet: Re: [Terminé] Half my soul | Tobyèle #7 ( le Ven 17 Nov 2017 - 16:26 )

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Les affres de l'amour peuvent vous faire tantôt respirer tantôt mourir. A force de les humer, Angèle avait fini par comprendre que l'oxygène était un poison pour ceux qui ne voulaient plus vivre. Car elle aimait sans pouvoir aimer. Et la blonde se désespérait que cet amour ait encore un quelconque avenir. Désespérée, c'était vraiment le mot. Car il fallait l'être pour renouveler cette apparition chez son ex-fiancé et oser à nouveau l'accuser alors qu'elle n'était pas irréprochable non plus.

Une lueur encore jamais vue fit son apparition dans le regard de Tobias lorsqu'elle le gifla. Cette lueur, dangereuse au pas possible, attira toute son attention et l'empêcha de remarquer la dague qu'il tenait soigneusement entre ses doigts crispés. Elle était fascinée par ce regard ténébreux qu'elle n'avait jamais aperçu auparavant. Il donnait un air terrifiant à son homme et très... sexy aussi. Mais elle savait qu'il n'était pas son homme. Si dans son coeur le doute n'était pas permis, dans les faits il en était tout autre chose. A tel point qu'elle se morfondait à l'idée qu'il puisse désormais avoir pénétré les bonnes grâces de quelqu'un d'autre. D'une autre femme avec qui on l'avait même vu en ville. Elle souffrait intérieurement à un tel point qu'elle n'avait pu retenir sa colère. "Oh don't behave as if you didn't know what could make me so angry!" Il savait que son vice le plus détestable était la jalousie. Elle n'avait jamais aimé qu'on vienne tourner auprès de ce qui lui appartenait de trop près. Son amour était trop fort que pour tolérer le partage. Et si elle devait être partagée entre deux hommes, elle ne pouvait accepter que son Tobias soit dans les bras de deux femmes.

La phrase qui s'abattit sur elle fut une telle une épée dans son coeur. "No one?" Elle le regardait avec cette lueur folle dans le regard. Elle avait envie de se ruer sur lui et de la frapper à nouveau tant ce qu'elle ressentait à son égard lui faisait mal. Elle était venue pour lui dire qu'il était un salaud et voilà qu'il retournait les choses contre elle. "When did you become so stupid Toby? Would I have risked everything to be by your side in this nightmare if you were no one to me?!" Sa voix tremblait. Elle essayait de chasser sa rage mais celle-ci habitait tout son corps. Ou peut-être était-ce autre chose qui lui faisait cet effet. Elle l'écoutait lui dire qu'elle avait été injuste de lui refuser des réponses à ses appels et à ses messages tout en essayant de contrôler cette soif douloureuse. Car il n'y avait pas que de la rage qui coulait dans son sang. Il y avait du manque. Elle se retrouvait face à lui comme une junkie qui avait passé les dernières semaines sans aucune dose à sa portée. Et maintenant, là, devant elle, elle voyait un paquet de la came la plus qualitative qui soit. Un paquet enveloppé dans du satin, une seringue à portée de main... mais l'interdiction de s'en approcher. Elle en tremblait oui. "Maybe you should." Depuis quand lui insufflait-elle de pareilles idées? Elle ne pouvait nier qu'elle aurait aimé partir en cavale avec lui. Eux deux contre le reste du monde plutôt qu'eux deux l'un contre l'autre. Elle caressait le mobilier du bout de l'index, hésitant à le faire grincer sous son ongle. Féroce, elle réussissait à faire oublier qu'elle n'était qu'une fine créature dont la carrure ne pouvait faire face à trop de choses. Cet homme elle l'aimait. Plus qu'elle qu'elle ne voulait bien l'admettre. Il était sa salvation et... sa destruction, c'était sûr. "You perfectly know that I have left you without news because I wanted to protect you..." elle regarda autour d'elle et vit une écharpe traîner sur une chaise. Son regard s'alluma en découvrant le vêtement de la traînée qui essayait de lui prendre sa place. "... and to protect myself." Sa colère l'empêchait de pleurer. Elle connaissait les hommes et elle savait comment ceux-ci procédaient. Elle savait à quel point ils pouvaient vous décevoir. Mais Tobias... d'eux deux, elle pensait être le maillon faible, elle pensait être la faille dans le système. Lui... il était un ange, il ne pouvait pas la blesser. Pourtant elle se souvint qu'il lui avait caché qu'il était toujours vivant. Alors pourquoi cela lui semblait-il tellement inconcevable qu'il lui cache des choses à nouveau? "But you're right. My husband promised me to love me until he dies. Or until I die. Anyway, he loves me that much that he'd rather see me dead than in someone else's arms." Contrairement à Tobias qui l'avait laissée se marier à un autre homme. Son ton était plein de reproches et de flammes. "You want to be jealous oh him?" Elle se rapprocha de lui avec cet air menaçant qu'elle ne portait que rarement. Les traits serrés, elle posa son index sur le torse de son amant. "Go on. Be my guest." Qu'il soit jaloux, cela l'arrangeait fort bien. Elle avait saisi l'amertume dans la voix de Tobias. Elle sentait tout en lui. Tous les deux, ils étaient trop liés que pour pouvoir se voiler la face. Mais si elle l'encourageait à être jaloux, c'était uniquement parce qu'elle était folle de jalousie elle aussi. Et cette fois, elle ne trouvait rien de mignon à ce qu'elle ressentait. "I've died one thousand times since we came back. And one thousand times you've been away. I wanted you by my side but you weren't there. You are this kind of man... the kind we hate to love. Always there but never fully ours. I never said I could leave my husband, I never said it would be easy, I never..." essouflée par les sanglots qu'elle retenait au fond de sa gorge, elle fit demi-tour pour les contenir sans qu'il ne puisse les voir. Elle s'engouffra dans la cuisine à la recherche d'un verre pour le remplir d'eau. Tandis qu'elle buvait l'eau fraîchement sortie du robinet, elle vit une tasse aux couleurs féminines affichant dessus un prénom de femme. Son sang ne fit qu'un tour. "What the fuck?!" Elle s'empara du mug et le jeta contre le mur avec rage. Les débris s'étalaient partout au sol et elle marcha au travers de ces morceaux tranchants. Sans même le remarquer son orteil qui ressortait de ses sandales Gucci heurta un morceau de verre. L'entaille n'était pas forte mais suffisante pour appeler le sang à sortir de son pied. Pourtant, Angèle ne ressentait rien. Elle marchait comme guidée par un instinct de femme trompée. Entrant dans la chambre qui lui avait servi pendant quelques minutes à peine lors de son dernier séjour ici, elle ouvrit les armoires à la volée. Se frottant le visage en découvrant l'horreur de ce qu'elle y trouvait là-bas, son maquillage s'étalait alors sans merci pour sa beauté opaline. Elle avait envie de hurler. Elle sentait son pied picoter mais ce n'était rien en comparaison avec le violent coup que recevait ses entrailles. "This can't be..." dans un murmure, elle fit volte face et sortit en trombe. Sa catin avait emménagé avec lui. Elle était totalement désorientée. Le manque de sommeil, la rage, la douleur tant physique que psychologique, sa main en sang ... elle réalisait à peine qu'elle avait serré les mains au point de se faire entrer les ongles dans ses paumes... tout cela fit qu'elle traversa l'appartement sans plus savoir où elle allait. Telle une folle, elle finit par entrevoir la porte de sortie et se rua dans cette direction.
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Sujet: Re: [Terminé] Half my soul | Tobyèle #7 ( le Sam 25 Nov 2017 - 13:39 )
How dare you blame me ?Angèle & Tobias Penser que la personne aimée à lever sa main sur vous avait quelque chose de décevant. Angèle était victime de violences, certes, mais cela n’excusait pas la gifle qu’il venait de recevoir. Il n’avait rien fait, il était innocent. Une personne qui n’avait à charge que d’aimer une femme mariée et qui pourtant subissait le courroux de cette dernière comme si cela était normal. Et cela n’était que le commencement car bientôt la folie s’empara de son regard saphir. Tobias le soutenir sans difficulté : il était en paix avec lui-même de toute façon et n’avait pas à se justifier. Encore moins a la belle qui se tenait devant lui qui mangeait à tous les râteliers pour être poli.

« I don’t want to be someone, Angèle, I want to be the one. » Corrigeait-il en s’efforçant de garder une voix calme, neurtre alors que la tempête grondait en lui et ne demandait qu’à être libérée.

Alors, il explique qu’elle n’avait jamais répondu à ses textes, à ses messages alors qu’il avait multiplié les initiatives et fait appel à son ingéniosité pour ne pas qu’elle ait de problème. Lui en avait. La Mercedes noir devant le musée en permanence était pour lui et cette même voiture était devant son immeuble quotidiennement : sauf quand les patibulaires allaient déjeuner chez Paulo. Oui. Aucun détail ne lui avait échappé, tout comme il avait compris qu’Angèle ne quitterait jamais son époux. Ils resteraient ensemble jusqu’à ce que la mort le sépare ou jusqu’à ce que le corps de la nymphe cède sous les coups de ce barbare. Un homme qu’il avait souvent eut en tête de tuer sans pour autant passer à l’œuvre. Alors avec une ironie palpable il lui proposa de le tuer. La réponse de la blonde ne se fit pas attendre et il arqua un sourcil. Angèle le pensait-elle réellement capable d’une telle chose ? Lui qui avait horreur de la violence même à la télévision ne pourrait jamais, au grand jamais, devenir un assassin même si la personne en face de lui le méritait. Dieu était le seul juge de ceux qui vivaient et ceux qui mourraient. Lui et seulement lui. Tobia n’avait pas la prétention d’avoir cette autorité, ni ce pouvoir.

« I don’t need protection. » L’Historien serra les dents : « I need nobody for that. » Il avait compris que c’était seulement par sa force intérieure qu’il pouvait se protéger. « That’s not love. It is possession. » Il se permit de corriger les proposes de la belle. « You’re not a thing. » Quand elle s’approcha menaçante, il fit un pas en arrière mais elle posa tout de même son index sur son torse. « Don’t touch me ! » Grogna-t-il tout bas, ne sachant même pas si elle l’avait entendu ou non. « You know I could have been here if you would have let me. You put distance between us, I didn’t. »

Et puis finalement, elle laissa tomber la sentence. Non. Elle n’avait jamais dit qu’elle quitterait son mari. Son cœur se brisa et ses yeux s’embrumèrent. Pour lui : cela était évident maintenant. Le pire était arrivé : Tobias avait compris, mais surtout perdu l’espoir de l’avoir à nouveau pour lui. Jamais elle ne quitterait son mari et il n’avait été qu’un sot, un fou de penser que cela serait le cas. Pourquoi quitter un Superman comme son mari pour être avec un moins que rien ?

« I see… » Dans un souffle remplis de peine, de souffrances.

Soudain, Angèle s’emporta et entreprit de casser un mug. Jamais encore la jalousie maladive avait émergé de la sorte de son ancienne compagne. Il faut dire qu’à aucune occasion Tobias n’avait cherché à la faire douter de ses sentiments. Il n’y avait qu’elle. Alors pourquoi en la voyant s’emporter de la sorte… Quelque chose se brisait en lui ? Tous semblaient se déchaîner contre lui et ce stress n’était pas conseillé pour sa ‘condition’ comme lui avait dit son doc. Soupirant longuement, il la laissa s’énerver : la regardant répandre du sang partout sur le parquet. Leur chat s’était réfugié dans la chambre de maître en feulant. Lui aussi avait perdu l’illusion. Et puis finalement, Angèle réapparue : son maquillage détruit et ses yeux humides. Tobias attrapa le plaid sur le canapé et la rattrapa pour la serrer dans le morceau de tissu. L’Historien avait vu des militaires faire ça à des compagnons en état de choc. Il la retourna et entreprit de coincer la couverture pour l’emmailloter.

« Acting like this is useless. Especially with me and you know it. » Tobias la serra contre lui pour la rassurer, pour lui faire entendre raison. « Calm down ok ? » Il la porte jusqu’au canapé et s’assit sur la table basse pour lui faire face. Il lui enleva sa chaussure pour regarder la plaie avant d’aller chercher la trousse médicale. « Safiya moved with me. You know her. She was a prisoner in the cell next to me : we are both trying to leave without the fear of going back there. She knows what I’ve been through as I know how much she suffered. »

Tobias appréciait plus que de raisons la jeune femme, mais il n’y avait qu’une seule Angèle à ses yeux. Il désinfecta doucement la plaie et fit un point de compression pour que le sang arrête de couler. Tobias laissa le silence s’installer, se retenant de dire qu’il n’aurait jamais dû revenir.

« Maybe you should go back to your husband. You love him. I can feel it and I don’t want you to be torn apart. You need to be whole to be able to survive. » Il avala difficilement sa salive : « I’ve understand what you’ve said. I had my chance, I let you go and now I need to step back. » L’Historien savait qu’elle ne le quitterait jamais. Il mit une compresse sur la blessure et accrocha le tout avec du l’élastane. « No matter what happen, please don’t ever think that a woman will take your place in my heart. Nobody can. Even if I wanted too. » Et là était toute la tristesse de son histoire.

Il releva finalement la tête et avec un mouchoir essuya les joues de la belle :

« Don’t cry, I hate when you are crying. »
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Sujet: Re: [Terminé] Half my soul | Tobyèle #7 ( le Mer 6 Déc 2017 - 18:02 )

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Il était tellement froid. Angèle ne savait pas ce qu'elle avait fait exactement pour provoquer ce ton endurci. Etait-ce sa façon de venir comme si de rien n'était et l'accuser d'un coup? Ou la gifle? Ou... le long silence qu'elle lui avait imposé? Angie ne savait pas mais elle perdait clairement pieds. Tobias était tout ce qui comptait pour elle. Et si elle venait de passer les dernières semaines à prétendre qu'elle pourrait s'en passer pour lui, elle avait vécu un martyre. Il était tout pour elle. Elle voulait le protéger mais rester loin de lui la détruisait. Elle avait fait son deuil mais il était revenu d'entre les morts. Et maintenant, si elle venait à le perdre à nouveau.... elle ne répondrait plus de rien, ça elle le savait.

"Yes you want to be the one... someone else's one." murmura-t-elle avec rage. Il ne pouvait plus rien faire pour contenir la tristesse violente qui animait la blonde. Rien. Il devait la regarder avancer telle une furie dans ce petit appartement qui devenait totalement étranger à ses yeux. Elle y trouvait progressivement des marques d'une autre femme et elle sentait qu'elle allait finir par passer au travers d'une fenêtre très bientôt. Elle n'aurait pas dû être ici. Elle les mettait tous les deux en danger en venant de la sorte chez Tobias. Mais elle avait eu raison de venir... sans ça, elle n'aurait pas pu voir que cette infâme rumeur était réelle. Il y avait une nouvelle femme dans la vie de Toby.

"Yeah, you don't need protection... You're a man, uh? A strong man! You will defy death with you skinny body and your deep eyes. You blame me for keeping you far away from me. But if I wouldn't, then, soon enough, I would only kiss your grave. But that doesn't matter for you, does it?!?!!" Elle s'emportait et perdait son sang froid. "Oh keep it low about love and possession. Love is also about possession." Au moins un peu, non? Car ce qu'elle ressentait pour lui, c'était de l'amour, elle en était sûre. Mais elle ne pouvait accepter qu'une autre femme pose sa main sur lui. Elle détestait ne serait-ce que les regards que les femmes pouvaient avoir dans sa direction. Alors... plus... cela pouvait la rendre démente. Elle n'était pas ainsi autrefois. Mais la souffrance de son mariage raté, son incapacité à fuir le mal qui la rongeait, ses traumatismes cachés... tout cela amplifiait atrocement sa douleur.

Il lui ordonna de ne pas le toucher et elle se raidit. Il la blâmait pour cette distance entre eux et elle réalisait qu'il ne comprenait en rien le supplice qu'elle avait vécu pour le protéger. Tout ce qui suivit se passa comme dans un cauchemar. Elle était en pleine crise d'hystérie et il ne faisait rien pour l'apaiser. Ses mots étaient durs et elle sentait que Tobias n'était plus réellement là. Elle aurait eu besoin qu'il tombe à genoux et la supplie d'entendre raison, qu'il la couvre de baisers et la rassure. Mais il n'en fit rien. Il l'arrêta néanmoins tandis qu'elle cherchait à partir, lui imposant de s'asseoir sur le canapé. Emmitouflée dans un plaid, elle le laissait la gronder, se renfrognant de plus en plus. Elle le laissait ôter sa chaussure sans le regarder. Il lui avait dit de se calmer comme si elle était une voisine qu'il cherchait à contenir. Elle le détestait. En ce moment même, elle le détestait. Et pour elle, il n'y avait pas de doute, c'était cette autre femme qui créait cette distance entre eux. S'il n'avait pas cherché plus fort à la récupérer, c'était parce qu'il avait quelqu'un pour le distraire. Et lorsqu'Angèle entendit ce qui suivit, elle comprit. Cette femme avait un passé commun avec lui, elle le comprenait. Et il pensait qu'elle était plus à même de partager la souffrance qu'il éprouvait qu'Angèle ne l'était. C'était un poignard dans son coeur.

"You can't feel anything. Go on, say whatever you want, but stop thinking you know what I feel better than I do. You don't. You just need an excuse for you to stop feeling guilty for liking this woman." Elle était tellement déçue et... à bout de force. Non, personne ne prendrait sa place dans son coeur, elle le savait. Mais une autre pouvait prendre une autre place. Elle ne sentait plus la douleur physique, son coeur était épuisé. Elle se leva en titubant. Il se leva avec elle et essuya ses joues qui étaient ravagées par des larmes silencieuses mais lourdes. Tout ce qu'elle souhaitait en ce moment, c'était de rentrer chez elle, que son mari la voit dans cet état et la rue de coups pour lui faire passer l'envie de pleurer à cause de Tobias. Elle désirait éprouver la peine physique pour ne plus ressentir celle virulente qu'elle avait au fond des entrailles. Mais elle ne le pouvait pas car c'était trop tard. Elle se tourna, détournant son regard de cet homme qui ne voulait pas la voir pleurer mais qui la faisait pleurer de plus belle. Elle trouva un panier à linge qui traînait dans un coin et se rua dessus pour y vomir son dîner. C'étaient les affaires de l'autre. Pourquoi avait-elle ses affaires ici? Ah oui, il lui avait dit qu'elle avait emménagé avec lui. Il n'avait pas perdu de temps. "I don't love him.But you don't love me either. If you would, you would know that. You would also know that I've lived the last weeks in the despair of seeing you. You would know that I've been trying to stay away from you to avoid him hurting me, to avoid him hurting...us..." Elle baissa le regard et sans plus d'explication, prit son sac tout en cherchant son téléphone pour appeler un taxi. Cependant elle se souvint qu'elle avait laissé son téléphone chez elle afin qu'elle ne puisse être tracée par son intermède.
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Sujet: Re: [Terminé] Half my soul | Tobyèle #7 ( le Dim 17 Déc 2017 - 16:56 )
How dare you blame me ?Angèle & TobiasOù était l’âme pure et innocente qu’avait connue Angèle ? Tobias, depuis la gifle reçu s’était renfrogné sur lui-même. Probablement parce qu’il avait connu bien trop de souffrance pour pouvoir encore en subir. La blonde devant lui le savait-elle seulement. Non. Car il n’en avait jamais parlé. Pas même aux vautours de la presse. De toute évidence, cela ne regardait personne. Il était le seul maître de ses souvenirs et les partager ne rentrait pas dans sa liste de souhaits. Il voulait oublier. Il voulait mettre une croix sur eux et c’est ce qu’il escomptait faire avec Safiya à ses côtés. Angèle, en revenant de la sorte l’accuser d’une certaine façon, mettait à mal ce calme qu’il désirait dans sa vie. Depuis qu’elle l’avait trouvé à poser un bouquet de fleurs à sa porte : elle n’avait eu de cesse de lui faire des reproches encore et encore. Au diable ses excuses et ses efforts à se faire pardonner : elle ne cessait de lui jeter à la figure qu’il était le seul fautif de la tragédie de leur couple. Tobias était-il à l’heure actuelle l’accusé idéal ? Devait-il réellement devenir assassin pour récupérer définitivement celle qui avait été sa promise ?

« Don’t be stupid. » Que pouvait-il répondre d’autres alors qu’elle manipulait ses mots pour entendre ce qu’elle souhaite au lieu d’essayer de le comprendre. Parlait-il à une personne sourde ?

Soudainement, les paroles d’Angèle se font plus violentes et ébranlent définitivement ses efforts à rester calme et rester lucide.

« SHUT UP! » Puisqu’elle souhaitait le voir sortir de ses gonds, Tobias allait être son oblige. « How dare are you speak to me with such anger and complacency?! Do you even hear yourself?! Why are you here if you want to save me that much?! Don’t you know that your crazy husband follow me everywhere I go?! Please stop pretending you don’t know that I’m already domed! As soon as I kissed you I knew the danger! I knew the risk but I didn’t care because I love you! »

L’Historen avala plusieurs fois sa salive et tira ses cheveux en arrière pour retrouver un semblant de calme. De sa main droite il serra l’étoile de David pour demander silencieusement à Dieu de lui accorder la force et la sagesse de retrouver la raison.  

« No. Love should never be link to the word possession. A person must be free, must trust this other in order to live fully and without doubt. Possession is the poison of any relationship because it leads to jealousy and paranoia. »

Deux choses dont semblaient souffrir l’artiste qui continuait de faire les cent pas dans son appartement : cherchant des preuves qui pourraient alimenter ce procès. Quand finalement elle se rapprocha de lui en l’accusant du doigt : Tobias lui ordonna de ne pas la toucher. Pas de la sorte. Pas alors qu’elle crachait son venin et sa haine envers lui. Angèle ne comprenait-elle pas qu’en faisant cela elle le perdait ? N’avait-elle donc jamais réalisé au combien il aimait le calme et quand il y avait un esclandre souhaitait toujours le résoudre en parlant et non en hurlant ? Les atrocités de la guerre et de son emprisonnement n’avaient en rien changé cela.
L’attrapant à la volée alors qu’elle voulait partir, il entreprit de la camisoler dans un plaid et la forcer à s’asseoir. Maintenant assise, il la soigna. Son calme retrouvé, il tenta de trouver les mots pour apaiser l’esprit furibond de la belle sans pour autant avoir l’espoir de réussir. Tobias savait que quelque chose s’était brisée entre eux et Angèle précipitait à nouveau le tout en reprenant la parole. En l’accusant de chercher des excuses pour ne pas se sentir coupable. Comment pouvait-elle le blâmer de la sorte sans rougir ? Sans se sentir honteuse ? Il ne la reconnaissait pas.

« Do you even hear yourself? You’re blaming me for assuming what you feel but on the other hand you are assuming that I’m guilty of charge and I only try to find false excuse. » Il releva sa tête pour se plonger dans son regard: « I like Safiya. I don’t need to justify myself. You have your husband. I have my friend. We are both equal except that I don’t sleep with her. »

Tobias voulait remettre les points sur les i et ne laisserait pas son ancienne fiancée traîner dans la boue le nom de son Egyptienne. Il en était hors de questions. Angèle se releva et dégobilla dans le panier à linge faisant soupirer longuement l’Historien qui pinça l’arrête de son nez. Jouait-elle avec ses nerfs par plaisir intentionné ou sans s’en rendre compte ?

« And now you say that I don’t love you… » Qu’avait-il fait pour mériter ainsi son courroux ? « I was under the impression that he doesn’t need an excuse to beat you. I’m sorry to let you know that even though we don’t see each other I’m followed and constantly threatened. »

Tobias la regarda attraper son sac et chercher vivement dedans. A la recherche de quoi ? Il ne savait pas mais elle ne pourrait pas aller bien loin avec seulement une de ses chaussures aux pieds.

« No need to call a cab. » Il regarda par la fenêtre et tira discrètement le rideau : « Your husband’s men are outside. » Il remit correctement le morceau de tissus et baissa la tête : « Leave me. » Il était las. « Your love for me seems now to be anger. » Il tourna sa tête pour la regarder « Am I right ? Since you arrived, you just yelled at me as if I was nothing. Nothing more than a painful memory of what we used to be. We are in a dead end. I was foul to think one day you’ll leave your husband for me. »

Les mains dans ses poches, il retourna près du canapé pour attraper la chaussure d’Angèle et lui tendre :

« The best friend of my dad is Colonel in the Italian army. He has already asked me if I need protection from Gianluca. I’ve say no. By respect for you and because no matter what you think I love you. But if he continues to harass me I will accept his offer. »  
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Sujet: Re: [Terminé] Half my soul | Tobyèle #7 ( le Mar 19 Déc 2017 - 11:32 )

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Elle ne l'avait jamais vu en pareil état et sa jalousie profonde lui laissait croire que s'il était aussi froid c'était indéniablement à cause de l'autre. Plus elle s'emportait, plus il prenait ses distances. Elle le sentait, elle était en train de le perdre. Ces semaines sans aucune nouvelle réelle avait été la première marque de cette catastrophe imminente. Et alors que Tobias se tirait les cheveux en criant, Angèle se forçait à ne pas pleurer de plus belle. Les larmes ravalées, la rage serrant son cou avec force, elle se déchaînait dans la pièce cherchant à garder son sang froid... vainement. Tout lui rappelait qu'elle n'était pas la bienvenue ici. "Where's that love you're talking about? You seem so distant for someone who pretends to love me..." Cela lui écorchait les lèvres de le dire mais elle le vivait ainsi. Tobias était réellement distant, trop.

Il lui refusait la possession dans le verbe aimer et elle décida de ne plus rien dire. Si elle n'était pas totalement en désaccord avec ce qu'il disait, elle ne pouvait pas non plus cautionner qu'il accepte sans aucune difficulté qu'elle vive avec un autre ou encore... qu'il pense qu'elle devait bien vivre le fait qu'il était lui avec une autre. "You know what is the poison of every relation? It's not jealousy. Yes jealousy isn't healthy. But the real poison is the lack of trust, the secrets and beyond everything... lack of respect." Tobias avait toujours été un gentleman avec elle. Tobias avait toujours été un réel gentleman point barre. Il était l'homme que n'importe quelle mère aurait voulu pour sa fille. Mais en ce moment même, Angèle savait que sa propre mère se retournerait dans sa tombe si elle voyait comment il traitait sa fille. Au lieu de comprendre la peine et les angoisses de son ex-fiancée, il lui tournait le dos comme le pire des bâtards.

Angèle éclata de rire lorsqu'il lui dit que la seule différence c'était qu'il ne couchait pas avec Safiya. Cela faisait trop longtemps qu'elle non plus n'avait plus eu de relation sexuelle avec son mari, trop longtemps. Si seulement il savait.... "This is the only difference? You don't have sex with her. So you had for her the same feelings I had for Gianluca? You felt love for her?" Parce que oui Angèle avait aimé son mari, désespérément même. Elle avait perdu Tobias dans une guerre qui n'était pas la sienne et elle s'était donnée à cet homme qui lui faisait oublier à quel point elle était misérable sans son âme soeur. Mais Tobias avait rencontré son "amie" alors qu'il savait Angèle toujours vivante, alors qu'elle l'attendait à la maison, priant un Dieu inconnu de bien vouloir sauver son unique raison de vivre. Elle avait employé le passé pour parler de son amour envers son mari, mais elle craignait que le temps présent s'applique aux sentiments que Tobias éprouvait envers Safiya.

Il ne comprenait rien. Elle venait de vider ses tripes près de lui mais il n'avait rien vu. Elle ne protégeait pas Tobias, ce n'était pas vraiment lui qu'elle voulait protéger. Elle cherchait furieusement dans son sac et l'entendit dire que les hommes de Gianluca étaient là. Son échine se redressa toute entière. S'il disait vrai, alors ils étaient morts. Elle fila regarder par la fenêtre et soupira. "This isn't his man, he's mine." Elle avait demandé à quelqu'un de surveiller Tobias. Elle ne voulait rien savoir de sa vie, elle voulait juste qu'il vive. Mais Tony étant là, elle n'avait effectivement plus besoin d'appeler qui que ce soit pour venir la récupérer ici.

"You're a fool yes. My anger isn't against you. It's me I hate. I've been the stupid one in this history... And for your own information, you never asked me to leave with you." Elle avait oublié que Tobias n'était qu'un homme. Un homme qui avait aussi des failles. Et elle les voyait de plus en plus. Jusqu'à présent l'amour qu'il avait pour elle avait suffi à enfouir toutes ses peurs, tous ses défauts aussi. Mais c'était comme s'il ne l'aimait plus assez que pour la protéger de lui-même. "Go on, call whoever you want. Who cares what will happen now..." elle passa sa main sur la petite tige qui se cachait dans son sac et murmura de façon à peine audible "We're dead anyway." Renfilant sa chaussure tout en marchant vers la porte, elle ouvrit cette dernière et s'arrêta un instant en s'appuyant sur le chambranle afin de ne pas vaciller. Elle était tellement fatiguée. "You know, I came here because I have been told you were seing someone. I know I've been behaving childlishly but... instead of being happy of seing me anyway as you would have once upon a time, you... have been cruel. I came here so upset ... and instead of reassuring me, you just made my sorrow grow. It's been weeks since we haven't talked but I've waited for you years during... I've loved you just as much even when I said "I do" to another man, I never erased my love for you even when the death teared us apart... But now, it's the first time when I really feel I am losing you." Une larme peral sur sa joue et elle se détesta pour cette faiblesse. Il ne comprenait pas sa rage, il était trop occupé par ses propres souffrances. Elle sortit le test de grossesse qu'elle avait dans son sac et le jeta dans le panier à linge, avec son vomi. "Maybe I had my reasons to be so angry, so ill, so sad, so... nevermind... but you don't really care anymore, do you?" Elle se pinça les lèvres pour empêcher la douleur de venir ravager son visage à nouveau. Elle était tellement belle dans sa tristesse en ce moment mais elle n'en voyait rien. Elle ne voyait que le gouffre noir de sa peine. Elle referma la porte et descendit en courant dans les escaliers, suffoquant sous le poids des larmes qu'elle avait retenues devant son amant devenu si insensible.
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Sujet: Re: [Terminé] Half my soul | Tobyèle #7 ( le Sam 3 Fév 2018 - 16:10 )
How dare you blame me ?Angèle & TobiasL’hystérie de son ancienne compagne le rendait fou. Tobias n’était pas d’humeur à subir la jalousie maladive d’Angèle. Son mal-être était à son climax ces derniers temps et le repos n’était pas au rendez-vous. C’était peut-être la première fois dans leur relation qu’en cet instant, il ne ressentait pas de l’amour pour elle mais une profonde incompréhension. Elle n’avait pas le droit d’agir de la sorte. Elle n’avait aucune raison de lui jeter ainsi ses fautes à la figure. D’autant plus qu’il n’avait pas fauté. Jamais depuis qu’il avait retrouvé. Et pourtant, et pourtant : Safiya, sa douce Safiya le tentait de plus en plus. La douceur de cette amie, son sourire mais surtout sa compréhension étaient tout ce dont Tobias avait besoin en cet instant. Autant dire que la tornade blonde qui avait fait éruption dans son appartement mettait en péril sa paix intérieure déjà fébrile. Lui avait-il fait des scènes en le voyant dans les bras de son mari ? Avait-il craché à sa figure des mots durs qu’il regretterait tôt ou tard ? Non. Il était resté à sa place ! Pour ne pas lui causer de la peine. Pour ne pas rendre sa vie plus difficile qu’elle ne l’était déjà. Mais surtout pour la protéger de son mari abusif et méprisable.
Continuant de le pousser dans ses retranchements : l’improbable se passa. Tobias leva sa voix sur son ange. Regrettant tout de suite de tels propos : il était trop tard pour demander pardon. Son père lui avait toujours dit de ne pas s’excuser sur ce genre de choses. S’il avait parlé de la sorte à Angèle c’était pour une raison. Ne le connaissait-elle donc pas assez pour savoir quand il était temps d’arrêté ? Quand sa sensibilité était à son climax et quand il était bon de se taire : de le prendre simplement dans ses bras et le rassurer ? Tobias n’était pas difficile à comprendre au fond. Il était un homme rempli d’insécurité et ayant vécu des choses qu’aucun être humain ne devrait subir. L’Historien était ressorti de justesse de cet enfer mais à quel prix ? Safiya le savait. Angèle en avait-elle seulement une idée ? Devait-il lui donner le journal relatant de ses tortures ? Des souffrances qui avaient marqué son corps et son esprit ? Ou bien devait-il la protéger ? Tant de questions qui manquaient de réponses et auxquelles Tobias ne pouvait pas trouver une solution. Qu’importent ses désirs, qu’importent ses envies : sa priorité avait toujours été de prendre soin de sa blonde.

« I’m not the one who has put distance between us Angèle. It is not me. You left me wondering if you were ok. Oblige me to ask the Director if you were ok because you weren’t answering my call… » Sa voix se brisa, montrant tout son spleen. Toute la souffrance qu’on pouvait ressentir sans l’être aimé.

Tobias n’avait pas l’autorité pour faire face à Gianluca. Il n’en avait pas non plus le caractère. Comment une personne ayant une nature réservée pouvait-elle faire face à un aristocrate qui tenait le monde entre ses mains ? Il avait l’arme la plus puissante qu’il soit : Angèle. Les images qui naissaient dans ses rêves en les imaginant ensemble donnaient la nausée à l’Historien. Impuissant. Voilà ce qu’il était. Tout comme lorsqu’il croupissait dans sa cellule.

« Wait what?! » Demanda-t-il abasourdis. « I trust you. I’m respecting you! You’re the one that don’t trust me by assuming God knows what! You’re the one coming in my flat and accusing me of thing I’ve never done! I never will! »

Angèle souhaitait-elle réellement qu’il sorte de ses gonds et monte également sur ses grands chevaux ? Voulait-elle réellement un conflit qui pouvait tout détruire entre eux ? La situation dégénéra et il ne put retenir plus longtemps sa rancœur. Elle avait Gianluca et pourtant elle le blâmait d’avoir Safiya ? Le rire qui sortit de sa gorge serra ses poings et ferma son cœur en même temps. Jamais ils ne s’étaient parlé de la sorte :

« You have no fucking idea of what she has endured! She was in the same cell as me! She suffered as much as I did: maybe even more! It is because we were together in the same shit that we were able to rise again! Safiya is the one that shared my tears. She was there when my world was just pain and suffering! At the time that even the image of your smile and your voice couldn’t save my soul for falling into madness! Your precious Gianluca couldn’t possibly survive what we’ve been through! »

Il avait parlé d’une seule traite. Tobias avait épargné les détails, mais il avait dit l’essentiel. Safiya était bien plus que son ange gardien. Elle avait été sa raison de vivre quand même les souvenirs d’Angèle ne pouvait pas apaiser ses maux. Et pourtant, malgré ces douleurs il n’avait jamais pût oublier son visage. C’était là, la malédiction qui pesait sur son existence. S’approchant de la fenêtre, ne souhaitant pas envenimer les choses : il remarqua les hommes dehors et en fit la remarque à la belle. Quand elle avoua que c’était les siens son sang ne fit qu’un tour et il se retourna vivement. Etait-elle devenue folle ? Comment pouvait-elle faire une telle chose ? Encore plus après lui avoir fait un discours sur la confiance. Se rendait-elle compte qu’elle se contredisait ?
Il se garda bien de dire quoique ce soit quand elle continua de parler. Tobias l’écoutait, tentait de calmer ses nerfs. Il trouva finalement la force de desserrer ses poings et étira ses longues mains devenus blanches sous la pression exercée. Non. Il n’avait jamais demandé de quitter Gianluca pour lui. Because I respect you. Voulait-il avouer mais il se garda de dire quoique ce soit. Il comprenait enfin, peut-être trop tard, que quoiqu’il dise : Angèle utiliserait ses paroles pour le blâmer encore plus. Il était las et fatigué de cette conversation qui ne mènerait à rien de bon. Passant sa main sur son visage pour chasser son épuisement, il ne l’interrompit pas. Même quand elle le blâmait de ne pas être à la hauteur de ses espérances. Lui qui avait perdu son père et qui se battait constamment avec son mal-être. Tobias était fragile. Encore plus peut-être et il ne le montrait pas pour ne pas inquiéter son entourage. Parce que c’était aussi ça aimer : c’était protéger ceux qu’on appréciait.

« You shouldn’t believe the rumor Angèle. » Finit-il par dire. « You should have come and ask me and I would have explain you everyhing but instead : you just yield at me. You know how much I hate that. » Ne le connaissait-elle donc plus ? « You never lost me. You never will. Even if you don’t want me in your life I’ll always be here and love you. That’s my curse and I’ve accepted it a while ago. » Sa voix s’était adoucie. Par il ne savait quel miracle : Dieu avait-il répondu à sa prière et l’aidait à faire face à ce moment désagréable ?

Quand Angèle sortit quelque chose de son sac, il fronça ses sourcils et s’approcha. Il resta bloqué sur les deux lignes qu’indiquait le test. Son cœur se serra et l’air lui manqua. Angèle était enceinte ? De qui ? De lui ou de Gian ? Qu’importe. Il n’en faut pas plus pour qu’il s’élance après elle et la rattrape. Attrapant son bras, il la tira vers lui pour la serrer contre elle.

« Since when do you know this ? » Il voulait savoir. Il voulait comprendre. « Why you didn’t say it before ! » Tobias sourit. Comme un idiot. Un fol espoir le poussa à croire qu’il était le père. Lui qui venait de perdre le sien : se pourrait-il qu’il endosse ce rôle. « Stay with me tonight. Please. Let’s talk about this. Without raising our voice. » La sienne s’était calmée. Il espérait que cela soit la même chose pour Angèle. « Please… You can’t leave like this after you’ve announced me that you’re pregnant. » Et puis… Il voulait entendre de sa voix qu’il était le père. Pour qu’il puisse en assumer pleinement les conséquences. Qu’elles soient positives ou négatives.
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Âge : 29 ans, elle est au bord de la trentaine mais toujours en pleine forme (10 juin 1988)
Métier : Artiste, elle se spécialise dans le graphisme manuel (croquis, peinture, street art) et la sculpture, elle est fort éclectique. Il lui arrive de faire du stylisme aussi. En vérité, tout ce qui touche à ce qui est "beau" l'intéresse. Que cela soit de la poterie, du dessin, de la gravure, elle a les moyens de tout essayer. Mais son don par excellence demeure dans la peinture.
Sujet: Re: [Terminé] Half my soul | Tobyèle #7 ( le Lun 5 Fév 2018 - 12:24 )

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Si elle avait fui, c'était qu'il y avait trop de blessures qui venaient d'être créées en l'espace de quelques minutes seulement. Jamais Tobias n'avait été aussi insensibles à ce que ressentait Angèle. Et la comparaison qu'il avait faite entre elle et Safiya... jamais auparavant il n'avait osé mettre le nom d'une autre dans le même panier. Angie ne pouvait nier que cette camarade d'infortune avait dû vivre des choses dont elle n'avait pas idée. La guerre vous détruit un homme. Mais c'était injuste de combattre son ex-fiancée en lui reprochant tout cela. Ce n'était pas elle qui l'avait envoyé au combat. Et ce n'était pas elle qui l'avait laissé se rapprocher d'une autre personne quand tous pensaient qu'il était mort. Il lui reprochait bien trop de choses et elle ne comprenait pas pourquoi leur dispute ne s'était pas interrompue comme toujours avec un baiser et des embrassades frénétiques. Mais le doute ne pouvait exister... Pendant ce temps où ils avaient vécu loin l'un de l'autre, une autre femme avait pointé le bout de son nez et avait même osé installer ses affaires dans l'appartement de Tobias. Qu'il le reconnaisse ou non, Angèle n'était pas dupe.Il protégeait Safiya, il se fâchait des attaques qu'elle lui faisait plutôt que de décrédibiliser la théorie selon laquelle il y aurait eu quelque chose entre eux. Quelques semaines plus tôt, il était tellement différent... le retour de cette femme qui avait souffert auprès de lui avait dû raviver des souvenirs douloureux. Et au lieu de les fuir, il préférait s'enfouir dedans avec elle et blâmer Angèle.

Et lorsque tout allait mal, lorsque les jalousies devenaient plus violentes que jamais, Angèle entendait avec dégoût les attaques portées à son époux. Il n'aurait jamais pu supporter les peines que lui et Safiya avaient endurées? Depuis quand se mettait-il du même côté que cette pouf? Angèle voyait rouge. Elle voulait lui rétorquer que jamais Gianluca ne l'aurait abandonnée pour aller au combat mais elle sentit que c'était une dispute perdue. Car en vérité, Gianluca n'était jamais là non plus. Les hommes de sa vie l'abandonnaient tour à tour.

Elle entendit la voix de Tobias se calmer mais les cicatrices étaient plus vives que jamais. Il avait pris ses distances et elle le percevait. Quelqu'un d'autre s'était immiscé entre eux. Elle pensait cela impossible mais elle devait se rendre à l'évidence. "Well, you see, to you loving me is a curse. To me, it's always been a blessing." Mais ça c'était avant. Avant de réaliser qu'elle était en train de tout perdre. Elle avait risqué sa vie en allant avec lui voir son père mourant. Elle avait risqué sa vie en couchant avec lui pendant ce séjour-là sans protection. Mais elle n'avait pas hésité une seule seconde. Tobias... méritait tous les risques du monde. Parce que c'était Tobias. Mais aujourd'hui, il la recevait dans son appartement avec ce regard presque dédaigneux et elle se damnait d'avoir cru qu'il était différent des autres hommes. Il était faible. Il se laissait aller à ses traumatismes dans les bras d'une autre. Et alors qu'elle continuait à le protéger en plaçant des gorilles devant sa maison, des hommes dans des voitures blindées charger de s'assurer que rien de mal ne lui arrivait, lui pensait qu'elle roucoulait dans les bras de son mari. La connaissait-il si mal que ça? Avant, quand elle paniquait comme elle venait de le faire, il chassait ses peurs... maintenant... il n'avait fait que les renforcer.

"See the problem is that I didn't announce you anything. I came to you, scared as hell. I came to you because I needed you. I was going down and I came to you thinking you would tell me I was fool and then would have embraced me." Elle secoua la tête tout en s'éloignant de lui. "I thought I would have stayed here tonight. I was troubled but I didn't really believe the rumour... because, come on, it's you... but silly me..." Elle chassa une larme amère qui perlait sur sa joue avant de lui dire "You lost your faith in me. I don't know how this happend neither when. Is it because of her? Because of you? I don't know. But the Tobias I know would never ever have thought I gave up on him. He would have known there was something going on." Elle récupéra le petit bâtonnet qu'il tenait en main et le rangea dans son sac. "I need to rest,..." son regard s'était perdu dans le vide, incapable de regarder plus en avant celui que son coeur continuait d'aimer. "Good night Tobias."
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