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- Family Affair - [Terminé] -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Autour de Naples :: Le reste du monde
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Jane InvanovLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Family Affair - [Terminé] ( le Mar 14 Nov - 17:54 )

Family Affair
Jane & Nicolaï Invanov


Nous y sommes... enfin presque. Assise dans le hall de l’aéroport je fixe la piste de vol et me perds dans le ballet incessant des avions qui arrivent ou partent. 
Pendant que je reste assise, Nicolaï choisit forcement d'aller se chercher un paquet de cigarette. En le regardant s’éloigner je ne peux m’empêcher de le trouver beau et même terriblement sexy vêtu pourtant d’un simple jean et d’une chemise. 
Malgré tout j’essaie de me concentrer et faire le point. La surprise a été tellement grande, et je n’ai eu que si peu de temps pour me préparer que j’ai peur une fois sur place d’être totalement prise au dépourvu... et s’il y a un endroit où je ne veux pas paraître dépassée c’est là-bas. Tiraillée entre le bonheur et la stupeur il m’est pourtant difficile de garder la tête froide, mais je tente de rationaliser un tant soit peu. Je sors mon téléphone de mon sac pour envoyer un mail à notre avocat. Je suis persuadée qu’il est notre meilleur allié.

Cher maître,
Mon mari et moi avons pris la décision, subite je vous l’accorde, de nous rendre en Ukraine afin de finaliser l’adoption sur place de notre petit Luka. Nous sommes tous deux convaincus de l’urgence de mettre à l’abri celui que nous considérons d’ores et déjà comme notre fils et ce le plus rapidement possible. Et puis comme vous vous en doutez nous sommes impatients de le rencontrer.
Prenez contact avec le département d’adoption où nous nous conformerons volontiers aux différents entretiens afin d’obtenir un laisser-passer pour l’orphelinat où il se trouve.
Il est inutile de prévoir un interprète, mon époux se débrouille plutôt bien avec le russe.
Je compte sur vous pour agir dans les plus brefs délais, nous atterrissons à Kiev tôt demain matin. 
Merci d’avance pour votre aide précieuse.
Bien à vous. Jane Invanov.


Avant d’envoyer mon message je prends le temps de relire son contenu. Cela me fait bizarre d’y avoir inscrit notre petit Luka ou encore notre fils. Officiellement ce n’est évidemment toujours pas le cas, mais officieusement et depuis que Nicolaï y a consenti, cet enfant fait désormais partie de nos vies. Satisfaite, j’appuie sur la touche d’envoi, heureuse d’œuvrer dans le bon sens pour que notre demande aboutisse le plus rapidement possible.
Ce répit n’est pourtant que de courte durée. Les yeux fixés sur le cadran de l’horloge je ne peux m’empêcher de pester contre le temps qui a décidé de ne s’écouler que très, trop, lentement, et de jouer avec mes nerfs. En pensant à tout ce qui nous attends, les audiences à n’en plus finir, les formalités à remplir, j’en ai les mains moites et le ventre qui se tord. Je suis convaincue que mon cher époux va leur en mettre plein la vue avec sa renommée, son charmant accent et son charme ravageur, mais je ne peux m’empêcher d’être nerveuse. Surtout je pense à Luka, et je me demande si je vais être à la hauteur... 
Agacée je détourne le regard pour ne plus observer cette maudite pendule et essaye de retrouver Nicolaï parmi la foule. Le voilà justement qui s’avance vers moi. Il s'efforce de sourire lui aussi mais au fond je sais qu’il est tout aussi fébrile. Il a juste entre les sourcils cette petite ride si caractéristique qui s’accentue quand il s’inquiète.
Malgré tout il fait l'impossible pour sauver les apparences du mieux qu’il peut, il revient les bras chargés de livres et de chocolats. « Je me suis dit que ça pourrait t’aider à passer le temps. » Je le regarde tendrement en m’emparant de la barre de toblerone. Encore une de nos vieilles habitudes… même si c’est stupide, nous n’en achetons que dans les aéroports avant de voyager. En général j’adore grignoter mais en ce moment précis je suis tellement bouleversée que je ne pense pas être capable d’avaler quoi que ce soit. « Décidément tu penses à tout. » Je lui prends les bouquins et les range dans mon sac. « C’est gentil, vraiment mon ange, mais je ne crois pas pouvoir me concentrer suffisamment pour être capable de lire ce soir. » Il s’assied près de moi, passe son bras au-dessus de ma tête et pose sa main sur mon épaule qu’il caresse doucement. Je me laisse aller contre lui en ouvrant machinalement le paquet. Je détache un carré ou plutôt un triangle en l’occurrence que je croque sans tarder. Je m’amuse de constater que comme toujours il a réussi à anticiper mes désirs, même ceux que j’ai refoulé. En dévorant ma friandise, je me surprends à balancer mon pied de manière désordonnée. « Dites-moi monsieur le grand psychiatre si vous avez une méthode infaillible pour garder votre calme c’est le moment de la partager. Je crois que je vais devenir folle si je ne monte pas très vite dans cet avion... non plutôt si je ne pose pas au plus vite les pieds à Kiev. »  Je lève les yeux pour examiner son joli visage et déchiffrer son expression. « Tout bien considéré, je crois que je vais devenir malade si je ne me trouve pas rapidement auprès de Luka ! »


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Dernière édition par Jane Invanov le Dim 28 Jan - 23:41, édité 2 fois
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Nicolaï InvanovLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: Family Affair - [Terminé] ( le Mar 14 Nov - 21:43 )

Family Affair
Jane & Nicolaï Invanov


Je ne boude pas le plaisir que j’ai à me retrouver ici. Les aéroports ont toujours eu une place particulière dans nos cœurs à Jane et à moi. Ce petit goût de vacances, cette agitation qu’on aime tous les deux, l’observatoire grandeur nature qu’il nous offre. Le comportement des gens est notre gagne-pain, leur esprit, mais aussi une passion. Les observer, alors qu’on se sent seuls au monde, est presque paradoxal, mais nous avons pris cette habitude de parvenir à nous couper du monde parfois, juste elle et moi, peu importe l’agitation ambiante.
J’ai à cœur de faire attention à son ressenti, surtout en cette période. Elle vient d’arriver, va devoir se faire à un autre pays, une culture légèrement différente, une langue différente, un système différent. De nouveaux amis, de nouvelles fréquentations, de nouveaux collègues, tout ça, nous allons devoir apprendre à le faire à nouveau.
Je l’observe de loin, taper sur l’écran de son téléphone, sans doute un mail. Elle a cette faculté à travailler même avec ce bruit, à se concentrer au milieu de la tempête, ça m’a toujours beaucoup séduit. Comme si elle était capable de se couper du monde. Je trouve irrésistible sa façon de chausser ses lunettes quand elle s’apprête à confronter un écran.
Je reviens avec tout ce que j’ai pris pour elle. Dont le Toblerone, que nous avions l’habitude de partager avant chaque voyage. Toujours dans les aéroports. Certaines petites habitudes peuvent paraître ridicules, mais notre couple tient en grande partie grâce à toutes ces petites attentions. Je crois que l’amour s’entretient. Je le crois sincèrement. « Décidément tu penses à tout. » Je reprends place près d’elle, toujours dans l’attente, qui promets d’être interminable. « C’est gentil, vraiment mon ange, mais je ne crois pas pouvoir me concentrer suffisamment pour être capable de lire ce soir. » « Ca fera toujours un souvenir. Je trouvais qu’on n’en n’avait pas assez. » Je ris, pour moi-même, mais à y repenser et à la voir batailler pour les ranger dans la bibliothèque, ce qu’elle n’a d’ailleurs toujours pas fini. Mais je n’ai que faire du désordre à la maison, Jane le sait. Si je ne suis pas une fée du logis ou si j’oublie même très souvent de participer à la tenue de la maison, je ne suis pas exigeant. « Dites-moi monsieur le grand psychiatre si vous avez une méthode infaillible pour garder votre calme c’est le moment de la partager. Je crois que je vais devenir folle si je ne monte pas très vite dans cet avion... non plutôt si je ne pose pas au plus vite les pieds à Kiev. » « Les apparences mon amour. Je crois que même mes examens de fac ne m’ont pas rendus si nerveux… » Resserrant mon étreinte sur l’épaule de ma femme en regardant le vide. Je tente de rester présent, de donner le change pour rassurer ma femme mais elle est tout sauf dupe et sait pertinemment que je ne me sens pas dans mon assiette. Je suis en train de devenir papa du jour au lendemain, permettez un temps de battement ! « Tout bien considéré, je crois que je vais devenir malade si je ne me trouve pas rapidement auprès de Luka ! » « Patience ma chérie. On va en avoir besoin. Là-bas, on ne pourra rien exiger de plus que ce qu’ils accepteront de nous laisser. » Je suis conscient que notre démarche risque de les surprendre, et peut-être même de les incommoder. « On ne sait pas combien de temps ça pourra prendre, alors ne soit pas déçue, d’accord ? » Attrapant son menton du bout des doigts pour le tourner vers moi. « Tout ira bien. » C’est mon rôle de la rassurer, de lui assurer que nous sommes sur le bon chemin.

Nous embarquons enfin, le vol se passe sans trop d’encombre et nous attendons de récupérer nos valises, et j’entends déjà Jane souffler parce que ça ne va pas assez vite à son goût. « Mon cœur, il est 6 h du matin, on a le temps, d’accord ? » Elle doit se calmer, relativiser. Une fois nos valises récupérées, je l’invite à prendre un café en terrasse près de l’aéroport. Nos cafés servis, ainsi que quelques viennoiseries, je prends les mains de ma femme dans les miennes. Elle tremble. « Ne t’inquiète de rien mon amour, tout se passera bien. » Je les embrasse, délicatement, et plonge mon regard dans le sien. « On va aller rencontrer Luka. Et quand il sera venu le temps de le laisser, on sera un couple exemplaire et rationnel. On attendra d’être dehors pour pleurer de joie. D’accord ? Et en attendant d’avoir toutes les autorisations possibles, on ira dévaliser les magasins de bébé histoire de nous occuper. Qu’est-ce-que tu en penses ? » De mes pouces, que je fais glisser sur sa peau blanche, je tente de calmer ses angoisses, parfois sans grand succès. « Jane, sérieusement, notre bonheur est tout prêt, on a juste à être un peu patients. Fais-moi confiance, d’accord ? »

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Sujet: Re: Family Affair - [Terminé] ( le Mer 15 Nov - 19:38 )

Family Affair
Jane & Nicolaï Invanov


Je tremble. D’impatience, de nervosité ou de froid je n’en sais rien, peut-être un peu pour tout ça à la fois. Assis à la terrasse d’un café, nous déjeunons malgré la température ambiante plutôt froide. Nicolaï a insisté pour que nous nous installions dehors, et ne tarde pas à allumer la première cigarette de sa journée.
Il a attrapé mes mains et a deviné mon angoisse, mon agitation et ma frustration. De toute façon pas besoin d’être devin ou psychiatre renommé, j’ai montré à plusieurs reprises mon agacement et même mon irritation. Rien ne se déroule aussi vite que je le souhaiterais et cumulé à la fatigue je dois vraiment être assommante. Mon cher mari fait pourtant du mieux qu’il peut pour me rassurer. « Ne t’inquiète de rien mon amour, tout se passera bien. » Je lève vers lui un regard contrit. Il prend la peine de m’apaiser alors que lui aussi est dans le même état. Je m’en veux soudain de me montrer si peu compatissante. J’ai bien eu le temps de voir grandir ce projet. D’abord une simple idée, qui prend forme petit à petit et se concrétise au fur et à mesure. Lui le pauvre, n’a rien vu venir. « On va aller rencontrer Luka. Et quand il sera venu le temps de le laisser, on sera un couple exemplaire et rationnel. On attendra d’être dehors pour pleurer de joie. D’accord ? Et en attendant d’avoir toutes les autorisations possibles, on ira dévaliser les magasins de bébé histoire de nous occuper. Qu’est-ce-que tu en penses ? » Plus facile à dire qu’à faire, mais il a raison je dois vraiment me ressaisir. « Jane, sérieusement, notre bonheur est tout prêt, on a juste à être un peu patients. Fais-moi confiance, d’accord ? » Évidemment que je lui fais confiance, je crois tellement en lui... bien souvent plus qu’en moi. 
Pour penser à autre chose, je me focalise sur ses pouces qui caressent doucement ma peau laiteuse. Des frissons remontent le long de ma colonne vertébrale, un frémissement délicieux qui me secoue un peu plus. " Je te promet de faire des efforts mon amour. " Je me rapproche de lui et pose ma main sur sa cuisse. " Je vais suivre tes conseils à la lettre, mais j’ai également une suggestion à te faire pour passer le temps et nous détendre... si nous trouvions un hôtel pour prendre une douche. En plus je rêve d’un bon lit. " Je trace des ronds sur sa jambe avec mon index puis remonte lentement mon doigt le long de son torse. " J’ai très envie de te réentendre me dire que je suis sublime. Et puis..." Je me presse un peu plus contre lui pour lui chuchoter deux ou trois trucs cochons à l’oreille. J’ai dû y aller un peu fort puisqu’il tousse subitement. Angélique et hilare je m’inquiète. " Votre café a du mal à passer monsieur Invanov ? " Sans attendre sa réponse je cherche mes lunettes et mon téléphone pour réserver un hôtel " On mise sur une valeur sûre... Le Hilton ça te va ? Tiens, ils ont des suites avec une vue panoramique et même un spa. Ça peut toujours aider si je deviens trop stressante.

Le barman a dû nous prendre pour des fous quand nous nous sommes levés brusquement, avons jeté de la monnaie sur la table et sommes partis précipitamment pour prendre un autre taxi en priant que le voyage soit cette fois très rapide.
Nous empruntons l’ascenseur pour monter dans notre chambre où nous embrassons passionnément. Peut-importe les gens qui nous entourent pour l’instant nous sommes seulement un couple amoureux qui se fiche éperdument de ce qui se passe autour. 
Émerveillée comme une petite fille je découvre notre chambre. Le lit est immense et la vue sur Kiev s’étend sur toute la longueur de la pièce... mais l’endroit que je préfère c’est la salle de bains, et je dois dire que je ne suis pas déçu. Pas de douche mais une énorme baignoire où j'ai très envie de me plonger. Spontanément je tourne le robinet et reviens dans la chambre pour prendre mon téléphone et mon casque afin d'écouter un peu de musique une fois étendu dans l'eau. " Tu vois comme j’obtempère, je file me délasser. " 
Assise sur le rebord de la baignoire, en allumant mon écran pour sélectionner une bonne playlist une petite pastille rouge m’interpelle. Un mail vient d’arriver et il est de notre avocat.

Chère madame Invanov,
Comme je vous l’ai laissé entendre lors de notre dernier entretien, après examen des documents déposés votre dossier a retenu l’attention du département d'état de l'adoption et ils seront heureux de vous rencontrer aujourd’hui dans le cadre d’une visite préliminaire avec le psychologue du service. Elle a pour but d’évaluer vôtre demande d’une part puis si aucune objection n’est levée de vous présenter Luka plus précisément.
J’ai pris contact avec l’embrassade d’Italie pour les informer de votre projet. Vous trouverez en pièce jointe tous les détails de cette entrevue. N’hésitez à me tenir au courant de vos avancées et de me contacter en cas de problème...

Je ne lis pas la formule de politesse et retourne dans la chambre où Nicolaï découvre l’étendue du désastre en ouvrant les bagages. En lui donnant mon portable je bafouille " Mon ange, changement de programme, nous sommes attendus pour notre première entrevue. "



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Nicolaï InvanovLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: Family Affair - [Terminé] ( le Lun 20 Nov - 23:59 )

Family Affair
Jane & Nicolaï Invanov


Je me doute de l’état dans lequel doit être ma femme, et je n’ai pas beosin de l’entendre me le dire pour le savoir. Je sais lire dans le comportement des gens, c’est même mon métier, mais celui de ma femme à plus forte raison. Je reconnais chaque petit signe, et je dois sans doute en être plein, moi aussi, encore faudrait-il qu’elle puisse être en état de les analyser, ce qui n’est sans doute pas le cas. Le changement génère du stress, de l’impatience, de l’inquiétude même, mais c’est normal. Je crois qu’il faut en passer par là pour se rendre compte d’à quel point on peut être solidaires tous les deux, à quel point on peut se soutenir et on est prêts à s’oublier pour l’autre. Je tente de la rassurer et mes paroles vont en ce sens. " Je vais suivre tes conseils à la lettre, mais j’ai également une suggestion à te faire pour passer le temps et nous détendre... si nous trouvions un hôtel pour prendre une douche. En plus je rêve d’un bon lit. " « Je crois qu’il est grand temps de faire une pause, oui. » Nous en avons tous besoin, de pouvoir se poser, faire un arrêt sur image le temps d’analyser tout ça, de se reconcentrer sur notre objectif principal, inutile de débarquer dans cet état à l’orphelinat, ça ne serait pas bon pour Luka, et nous voulons faire bonne impression. " J’ai très envie de te réentendre me dire que je suis sublime. Et puis..." Elle n’a pas de souci à se faire pour ça, mais quand elle commence à murmurer quelques petites choses coquines, j’en perds mon latin et mon café passe de travers. " Votre café a du mal à passer monsieur Invanov ? " « Madame Invanov, vous risquez d’avoir des problèmes. » Des petits problèmes que je vais lui imposer, avec un plaisir non dissimulé. " On mise sur une valeur sûre... Le Hilton ça te va ? Tiens, ils ont des suites avec une vue panoramique et même un spa. Ça peut toujours aider si je deviens trop stressante. " « Une valeur sûre… » Je me dis qu’au point où nous en sommes, dans l’état dans lequel elle vient de me mettre, un camping me conviendrait. Mais si madame souhaite une chambre au Hilton, alors je m’incline.

Arrivés à l’hôtel, j’ai bien besoin de me retrouver seul avec ma femme, prendre le temps de me reposer et surtout de passer outre tout ce stress qui m’empêche de penser. Ce n’est que du bon stress, c’est tout ce que je peux me dire, et puis c’est un peu plus du trac qu’autre chose. C’est bon le trac, non ? J’embrasse passionnément ma femme dans l’ascenseur, et dépose une main délicate dans son dos quand nous entrons dans la chambre. Je sens son souffle s’accélérer et l’admiration faire son œuvre quand elle remarque la splendeur de la chambre. La baignoire l’attire, comme dans chaque voyage qu’on peut faire ! Je crois que ses critères de chambre d’hôtels se résument à la salle de bain… Bon, je ne dis pas que je n’en profite jamais grâce à elle, au contraire, mais ça me fait sourire. " Tu vois comme j’obtempère, je file me délasser. " « Je suis très fier de toi. » La musique l’apaise, et son casque sur les oreilles, s’apprête à tenter de faire passer le temps.
Tout nerveux que je suis, c’est face à la vue imprenable sur la ville que je reste sans voix, la gorge un peu nouée. Je joue une partie de ma vie, le restant de ma vie au final. Devenir parent, c’est d’habitude avoir le temps de se préparer, de se faire à l’idée, 9 mois pour s’y faire. Là, ce ne sera sans doute que quelques semaines, quelques jours, mais je ne suis pas prêt à reculer, au contraire.
Je me décide tout de même à récupérer quelques vêtements pour me changer, quand je constate l’immensité du désordre de nos valises. Je crois que je n’aurais pas mieux fait à 15 ans. Encore une fois, ce petit côté femme-enfant me fait sourire, j’adore ça chez elle. Elle me rejoint, penaude, sans doute aussi un peu perturbée. " Mon ange, changement de programme, nous sommes attendus pour notre première entrevue. " Un gros silence, nous nous regardons dans les yeux pour tenter de déceler une explication à tout ça, et puis je réagis. « Alors je… je me change et on y va, d’accord ? » Je suis encore bancal, je ne me sens pas tout à fait dans mon assiette, on augmente la tension d’un cran. Je me dirige comme un automate vers la salle de bain et fait volteface, pour voler un baiser digne de ce nom à ma femme. « Je suis prêt dans 5 minutes ! » Retournant à mes activités.

Nous sommes devant l’orphelinat. Main dans la main, et n’osons ni l’un, ni l’autre, pénétrer à l’intérieur ou sonner à la porte. Je serre mes doigts autour des siens, nerveux. « Ca va aller… » Je la prends une seconde contre moi pour l’embrasser tendrement sur la tête. « C’est maintenant que notre vie change, mon amour. » Je ne sais pas qui je tente de rassurer en premier lieu mais c’est un bon début.

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Sujet: Re: Family Affair - [Terminé] ( le Mer 22 Nov - 15:12 )

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Jane & Nicolaï Invanov


Le soleil d’Italie me manque déjà. Ici tout est gris et l’orphelinat devant lequel nous sommes plantés est triste à pleurer. Le bâtiment plus large que haut est d’une couleur crème délavée. Le lieu n’est vraiment pas engageant et j’ai d’avance le cafard de penser qu’on entasse de malheureux enfants dans ce lieu froid et inhospitalier... dont notre fils.  
Nicolaï sert ma main dans la sienne. Enfin serré je dirais plutôt crispé... Malgré nous, les choses sont allées trop vite pour être appréhendées correctement, et maintenant que nous sommes là, il n’y a plus moyen de faire marche arrière. De toutes façons aucun de nous deux n'en à envie. 
« Ça va aller… » Il tente de me rassurer mais je sens qu’il est de mon devoir de lui rendre la pareille. J’admire cet homme qui se tient à mon côté et qui a eu assez de courage pour me suivre pratiquement les yeux fermés. Cependant il est tout aussi désemparé que moi face au défi qui nous attend une fois que nous aurons passé cette porte. Juste devant nous ne sommes qu’un couple, mais une fois que nous en aurons franchi le seuil alors nous deviendrons certainement une famille.
Une foule de questionnement se bouscule dans ma tête. Comment va-t-on affronter l’interrogatoire du psychologue ? Luka... va-t-on nous accorder le droit de le voir, de vérifier s’il va bien, s’il ne manque de rien ? « C’est maintenant que notre vie change, mon amour. » Il m’embrasse sur la tempe en me serrant contre lui. Je lève les yeux vers lui et tache à mon tour de lui transmettre toute la force et le courage dont je suis capable. " Allez Monsieur Invanov, je compte sur vous pour leur faire votre numéro de charme. Ne t’inquiète pas il marche à tous les coups. Et ensemble nous sommes la meilleure équipe qui soit. On s’embrasse une dernière fois et on y va. " 
Le baiser que nous échangeons est tendrement sauvage et c’est maintenant plein d’assurance que nous frappons à cette porte qui nous sépare de notre enfant.  Un dernier mot avant qu’on nous ouvre, un dernier clin d’œil. " Les apparences mon ange, j’ai retenu la leçon. "

Une dame assez âgée nous accueille et se présente dans un anglais très approximatif. Quand Nicolaï lui répond en russe elle le regarde interloquée et finit par lui sourire. Son charismatique bien entendu. Elle lui attrape la main qu’il lui tend pour le faire entrer sans me jeter le moindre regard. Je les suis sagement le long d'un couloir pendant qu’ils entrent dans une discussion, dont je ne comprends pas un mot, en jetant des regards désespérés aux alentours. Derrière ces murs défraîchis se trouve mon tout petit, si près et pourtant encore inaccessible. 
Nous nous faufilons dans un bureau étroit et vétuste où nous attend ce qui doit être la psychologue. La directrice nous invite à nous assoir, fait le tour de sa table de travail, s’assoit et sort d’un tiroir un dossier. Quand j’y lis le prénom de Luka en gros et en rouge mon effervescence, que je pensais déjà à son comble, s’accroit mais je reste concentrée sur notre objectif et essaye de dissimuler mon trouble.
La conversation s’engage alors et Nicolaï répond tranquillement. Assis droit et bien calé contre son siège, les jambes croisées et ses mains posées dessus il est l’image même de la distinction et de l’élégance. Il se tourne vers moi pour me traduire leurs interrogations dès qu’il le peut... Notre identité, nos âges, nos emplois respectifs, notre lieu d’habitation, depuis quand sommes-nous ensemble, marié, pourquoi nous nous sommes tournés vers l’adoption pourquoi nous ne l’avons pas fait avant... Autant de questions banales et pourtant essentielles pour cerner notre profil et nos motivations. Il joue les interprètes quand on m’interroge directement. Même si je comprends évidemment l’intérêt du processus, ce face à face semble durer des heures.
Et puis la directrice ouvre le fameux dossier posé devant elle. Je devine que le moment est décisif et j’attrape la main de Nicolaï. Je les observe l’un après l’autre et sens les doigts de mon mari se nouer un peu plus autour des miens. Avec un sourire bienveillant, celle qui s’est occupée de notre bébé jusqu’à présent m’explique alors qu’une requête doit être déposée auprès du tribunal compétent pour officialiser notre requête mais aussi et surtout qu’elle nous accorde un droit de visite et conclut avec un doigt levé “ just 1 hour. ” 
Je ne peux décrire mon état quand nous retraversons le couloir en sens inverse. J’ai envie de courir et Nicolaï qui a bien compris me rappelle gentiment à l’ordre en m’attrapant par la taille. Une salle de jeu, un réfectoire et enfin la pouponnière où des lits métalliques sont alignés comme dans un hôpital. En désignant celui de Luka, le cœur battant la chamade je comprends en un regard ce qu’est le sentiment que l’on désigne en général par l’instinct maternel. Immédiatement je sais que pour lui je serai prête à passer sous un train et sans remords s’il le fallait.




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Sujet: Re: Family Affair - [Terminé] ( le Jeu 23 Nov - 19:13 )

Family Affair
Jane & Nicolaï Invanov


" Allez Monsieur Invanov, je compte sur vous pour leur faire votre numéro de charme. Ne t’inquiète pas il marche à tous les coups. Et ensemble nous sommes la meilleure équipe qui soit. On s’embrasse une dernière fois et on y va. " « Il ne marche que parce que c’est sur toi que je l’exerce, sur les autres, je le fais pas exprès… » Un sourire complice et j’attrape mon menton pour l’embrasser passionnément. Avec un peu plus d’énergie qu’un baiser tendre, parce que j’ai besoin de tout le courage qu’elle pourrait me donner et que nous ne sommes ni elle, ni moi, rassurés. Je ne suis pas ce qui se fait de plus confiant en fait, et elle doit le sentir, elle a simplement la délicatesse de ne pas le laisser remarquer. Et je ne l’en remercierais jamais assez, croyez-moi. " Les apparences mon ange, j’ai retenu la leçon. " Je serre sa main dans la mienne et la caresse de mon pouce quand nous entrons dans ces locaux. Je crois que je n’étais pas si stressé pour mes examens de fin d’année en doctorat, c’est pour dire. Là aussi je joue ma vie.

C’est à moi de jouer les interprètes et je m’occupe de régler les modalités en russe, langue que je parle couramment, parmi d’autre. C’est déjà une bonne impression de laisser mais je ne lâche pas la main de ma femme, nous sommes deux, mais visiblement c’est à moi qu’elle veut avoir à faire. Jane ne parle pas un mot de russe, et ce n’est pas un problème, nous sommes de toute façon d’accord pour apprendre à Luka l’anglais, et l’italien, sans aucun doute, étant donné qu’il va grandir sur le sol Napolitain.
Dans le bureau de la directrice, nous voilà passés au crible et je réponds inlassablement à chacune de ses questions, encore et encore, des heures durant sans montrer le moindre signe de fatigue. Impressionnant, pas vrai ? Parce qu’au fond de moi, je ne suis aucunement l’assurance que je renvoi et je sais que la seule personne à le percevoir, c’est Jane, qui me connaît par cœur, parfois même plus que ma propre mère. Au fond, à quel point les parents vous connaissent une fois l’adolescence passée ?
Interrogatoire presque terminé, et je sens que je viens de faire mon job, j’ai besoin de retrouver la main de ma femme. Je la serre discrètement sous le bureau, mais elle peut y lire à quel point j’ai besoin d’elle, que cette façade ne va pas tarder à s’écrouler… Si elle pouvait me donner l’aide dont j’ai besoin, juste pour terminer cet entretien, riche en émotions.
Nous avons une heure devant nous pour rencontrer Luka, et c’est avec bonheur que je me laisse guider par Jane qui presse le pas, je ne suis pas d’avantage sur la réserve, je suis simplement plus… timide ?
Et il est là, il se tient devant nous, dans un lit à barreau, froid, impersonnel, on doit le sortir de là. Je comprends à l’instant toute la mission dont nous sommes investis, Jane et moi. « Il est là mon amour. » Luka nous attend, ignorant qui nous sommes, mais tout naturellement, c’est vers lui que nous nous dirigeons et je laisse l’honneur à ma femme de s’avancer la première vers notre fils. « Bonjour Luka. » Elle le prend dans ses bras, il se demande qui nous sommes mais ma femme est d’une douceur telle qu’elle parvient à le rassurer illico. J’ose glisser mon pouce sur sa joue, c’est encore tout bizarre pour lui, et je le comprends. Deux inconnus qui le font sortir du lot. Je lui propose qu’on aille s’asseoir sur la terrasse, un peu plus loin, sur une balancelle. Je n’ose même pas lui proposer de le prendre, elle en a trop envie, elle en a surtout trop besoin. Je glisse une main dans les cheveux de ma femme, complètement absorbée par la vue du petit être qu’elle tient entre ses bras. Nous nous émerveillons durant une heure entière mais le règlement étant le règlement… « Chérie, c’est l’heure… » Je me fais oiseau de mauvaise augure pour éviter qu’elle n’ait à subir l’assaut de la gérante, assez peu aimable avec elle, mais tellement plus mielleuse avec moi. Je me lève alors pour laisser quelques minutes de répit à ma femme et mon fils… ça me fait encore tout drôle de penser de la sorte. Et demande à la gérante, dans mon russe si parfait, s’il est possible d’accélérer un peu les choses. Je lui fais comprendre que nous avons un avion dans deux jours, et que nous sommes prêts à l’accueillir, que tout est en ordre. Je joue de mon charme que ma femme trouve si naturel, et obtient satisfaction, mais je ne lui dirais que tout à l’heure… « Mon amour, il faut vraiment qu’on y aille. » D’une voix très douce, m’accroupissant face à eux, prenant la petite main de Luka dans la mienne, qui cette fois-ci, n’affiche aucun mouvement de recul.

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Sujet: Re: Family Affair - [Terminé] ( le Ven 24 Nov - 19:13 )

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« Il est là mon amour. » Une main posée sur mon épaule mon mari me pousse un peu plus près du lit de Luka. Nous nous penchons tous les deux au-dessus. Nicolaï arrive à articuler un « Bonjour Luka. » soucieux de rassurer ce petit qui nous voit débarquer soudainement... moi je suis étranglée par l’émotion. 
Je le dévisage longuement et j’ai l’impression de n’avoir jamais rien vu d’aussi beau avant. J'observe ses boucles blondes, ses grands yeux interrogateurs, son tout petit nez et ses joues qui me semblent un peu trop creuses. " Mon bébé. " Je tends les bras pour l’attraper, je veux le sentir contre moi et lui faire comprendre qu’il est maintenant en sécurité, que nous allons prendre soin de lui et le protéger pour toujours. Surpris il pousse un cri, mais se calme rapidement quand je commence à le bercer doucement. Mon mari lui caresse tendrement la joue. Calé entre nous deux, Luka semble s’être apaisé. Nous sommes dans le même état d’esprit, reconnaissant d’y être enfin arrivé. Dans ce lieu au demeurant si glacial nous réussissons à vivre ce qui sera le moment le plus émouvant de notre vie. 
Nous nous asseyons tous les trois sur une balancelle à l’extérieur. Nous n’avons pas encore le droit de l’emmener loin de cet endroit, mais inconsciemment nous tentons de le soustraire à cette autorité pendant l’heure qui nous est accordée.
" Tu ne trouves pas qu’il est parfait. " Je contemple chaque détail de son visage, compte chacun de ses dix petits doigts, et m’extasie devant cet enfant devenu notre petit miracle. " Il est si petit, si fragile. " Nicolaï nous entoure alors de ses bras et fini par passer ses mains dans mes cheveux, il prend déjà très à cœur son rôle de chef de famille. Moi, je n’arrive pas à quitter des yeux le doux visage de mon petit ange. C’est la voix de mon mari qui me tire de ma douce rêverie. « Chérie, c’est l’heure… » " Non, pas déjà. " Il hoche la tête tristement et se dirige vers la directrice qui nous observe de loin avec un regard accusateur. Je ne sais pas ce qui lui dit et ça m’est bien égal, je profite de ces derniers instants avec mon fils. En promenant mon index sur son cou, je lui promets de revenir le chercher très vite " Pour cette fois, mon tout petit  je te laisse, mais nous allons te sortir d’ici aussi vite que possible, je te le jure.
Je n’ai pas entendu Nicolaï revenir vers nous. Il s’accroupit et saisit la petite main de Luka qui parait ridicule dans la sienne. Notre fils sert ses doigts autour de son pouce et je trouve ça tellement attendrissant que les larmes que j’avais réussi à contenir jusqu’à présent me montent instantanément aux yeux. D’une voix empreinte d’une douceur extrême il me ramène à la réalité. « Mon amour, il faut vraiment qu’on y aille. » " C’est passé tellement vite. " Soudain embarrassée je déplore de n’avoir pas eu assez de temps pour laisser Nicolaï faire plus ample connaissance avec son fils. " Excuse-moi chéri, j’ai monopolisé notre petit garçon. Tiens, prends le pour le leur rendre, j’en suis incapable. Et fais leur comprendre qu’ils ont plutôt intérêt de prendre soin de lui pendant notre absence s’ils ne veulent pas avoir d’ennuis. "
Je regarde s’éloigner les deux hommes de ma vie. J’ai l’impression que Nicolaï chuchote les mêmes mots rassurant dans l’oreille de son bébé avant de le donner à cette vieille harpie. Ce doit sans doute être une femme très respectable en réalité mais je ne peux pas ressentir autre chose que de la frustration et une profonde injustice que de devoir lui remettre celui qui compte dorénavant plus que tout. 

Épuisée par le manque de sommeil et l’adrénaline je n’ai plus qu’une idée en tête, me retrouver dans ce lit immense et confortable pour m’allonger auprès de mon mari. Faire le vide, savourer un peu de calme et sans doute apprécier les derniers moments que nous allons passer seul lui et moi. En le voyant se rapprocher de moi j’ai envie de lui sauter au cou, d’extérioriser toute la joie et la gratitude que je ressens à son égard mais je garde ça pour plus tard.  Pour l’instant je me contente d’être exemplaire et rationnelle, comme il le souhaitait... en apparence en tout cas. " Monsieur Invanov, si nous allions fêter ça dans notre chambre d’hôtel à notre manière ? "





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Dernière édition par Jane Invanov le Mer 29 Nov - 12:15, édité 1 fois
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Sujet: Re: Family Affair - [Terminé] ( le Ven 24 Nov - 20:02 )

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" Tu ne trouves pas qu’il est parfait. » Je lui souffle un oui admiratif. Je ne saurais dire à quel point il est petit, semble incroyablement fragile et sans défense. Pour autant, l’aura de ma femme a le don de donner l’impression qu’il est sorti d’affaires, qu’il est à présent protégé de tout. Son instinct maternel est incroyable, je sais qu’elle a ce truc qui attire les enfants. D’une façon ou d’une autre, ils l’apprécient tous, elle et sa douceur. Je suis leur pote, en général, je ne compte pas combien de me fois je me suis retrouvé dans une partie de foot, pris à parti par les petites têtes blondes invités aux dîners entre amis. J’ai gardé une âme d’enfant, certes, mais je ne sais pas ce qu’il en sera de ma relation avec mon propre fils. Je vais me démener pour trouver ce qui lui plaira, ce qu’il aimera partager avec moi. Il aura tellement de choses à partager avec sa mère, que je vais devoir trouver une parade pour être aussi important pour lui. Encore que je ne me battrais pas pour obtenir la place du premier, chacun aura ses qualités à défendre, ou ses défauts.
Et je me dois de la tirer à ses rêveries, et je m’en veux, si elle savait. " Pour cette fois, mon tout petit je te laisse, mais nous allons te sortir d’ici aussi vite que possible, je te le jure." Je sais qu’elle saura trouver les mots, notre fils ne manquera jamais de rien, jamais. Encore moins d’elle. Jane est une femme complète et complexe. Extrêmement féminine, avec ce côté bon pote que j’adorais tant à la fac. Mais c’est aussi une maman, en tout cas une future maman, une épouse dévouée, et une oreille attentive. " C’est passé tellement vite. " « Je sais mon cœur. » Je le vois à son expression, ce sourire ne l’ayant pas quitté durant une heure. Bien que crispé, il était sincère. Elle est inquiète pour lui, pour son avenir, pour la façon dont il aura eu à démarrer dans la vie, elle comme moi savons quel genre de dégâts une petite enfance malheureuse peut faire sur la vie d’un enfant. Mais nous serons de bons parents, il n’y a aucune raison qu’il en soit autrement. " Excuse-moi chéri, j’ai monopolisé notre petit garçon. Tiens, prends le pour le leur rendre, j’en suis incapable. Et fait leur comprendre qu’ils ont plutôt intérêt de prendre soin de lui pendant notre absence s’ils ne veulent pas avoir d’ennuis. " « Je vais faire passer le message. » Je lui souris et récupère un peu maladroitement Luka, tout ça est tellement nouveau pour moi. Je soutiens sa tête, est-ce le bon geste pour son âge ? Je n’en n’ai pour le moment aucune idée mais j’ai tout le temps d’apprendre. Je le rassure par quelques mots, qu’il ne doit sans aucun doute pas comprendre, mais le ton compte. « T’inquiète pas mon grand, d’ici quelques jours, on sera chez nous. Et tout ça ce sera fini. Tu tiens le coup, t’es un champion, pas vrai ? » Je dépose un baiser sur sa tête. Je le laisse à une des nurses, qui lui tend les bras. Et à moi aussi, ça arrache un sacré pincement au cœur de devoir le laisser là.

Je retrouve ensuite ma femme, les mains vides, et je me sens comme elle, perdu. Je glisse un bras autour d’elle et l’entend me murmurer une proposition tout à fait indécente. " Monsieur Invanov, si nous allions fêter ça dans notre chambre d’hôtel à notre manière ? " « Madame Invanov, vos propos sont très déplacés. » Je lui souris, malicieusement et la dévore du regard. Nous repartons pour l’hôtel après un dernier signe de main à Luka. Sur le trajet, aucun de nous ne trouve les mots, sans doute encore trop sous le choc de l’émotion. Quand je referme la porte de la chambre et jette ma veste sur le lit, je soupire. « On va vivre les prochains jours les plus longs de notre vie. » J’observe Jane, la regarder bouger, penser, l’admire. « Tu es complètement épuisée, comment tu peux encore tenir debout ? » Je caresse délicatement sa joue et l’embrasse aussi tendrement que m’en est donnée la possibilité. « Si tu te reposais avant qu’on sorte dîner ? » Je m’assieds sur le lit et l’attire à moi, lui ouvre les draps et lui intime de se glisser à l’intérieur. Jane va finir par tomber à force de vouloir tout gérer, tout voir, tout vivre. Il lui faut prendre le temps de digérer tout ça. Le temps, c’est ce qu’il nous reste…

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Sujet: Re: Family Affair - [Terminé] ( le Mar 28 Nov - 19:06 )

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Je regarde sans vraiment voir les rues de Kiev défiler à travers la vitre de notre énième taxi. D’habitude Nicolaï et moi adorons jouer les touristes, découvrir les richesses d’une ville nouvelle, d’un pays. Mais manifestement pour l’instant le cœur n’y est pas. Ni les dômes en forme de bulbes dorés des églises, ni la célèbre Place de l'Indépendance n’ont la faculté de me tirer de ma mélancolie. Amèrement je m’aperçois que c’est nous qui sommes orphelins quand Luka n’est pas là. 
Nous n’avions pas d’autre choix que de le laisser, j’en suis consciente, mais maintenant que nous avons découvert dans quelles conditions précaires vivent ces enfants pratiquement abandonnés à leur triste sort, je ne peux m’empêcher de me questionner sur l’impact et les répercussions que cela va provoquer sur mon bébé.
Est-ce que c’est ça finalement devenir parent ? Devoir s’inquiéter sans cesse du bien-être de son enfant, faire son maximum pour qu’il se sente le mieux possible ? Une chose est sûre, tant qu’il ne nous sera pas totalement confié, je n’ai pas fini de m’inquiéter.
J’essaye plus ou moins de chasser les mauvaises pensées. Je dois seulement être capable de me détendre et de me reposer pour affronter calmement le chemin qu’il nous reste encore à parcourir jusqu’à ce que nous soyons tous à l’abri dans notre nouveau foyer. 

Toujours sans un mot nous arpentons le long couloir de l’hôtel pour rejoindre notre chambre. Lorsque nous entrons, Nicolaï soupire, soucieux lui aussi, mais brise enfin le silence. « On va vivre les prochains jours les plus longs de notre vie. » Je me cache derrière une relative sérénité. " Oui mon ange, mais la bonne nouvelle c’est que tu es là pour moi et moi pour toi. A nous deux nous allons réussir à gérer tout ça ? " Machinalement, et sans doute pour tromper l’angoisse je me risque à réétudier ce fichu formulaire. Je m’empare du dossier de Luka afin de le relire encore, contrôler que rien ne m’a échappé et chercher un moyen de faire accélérer cette foutue procédure. Je lis ces lignes que je connais pourtant par cœur, désolée de ne rien découvrir de nouveau. Je cherche alors de mon téléphone pour vérifier que nous n’avons pas de nouvelles de notre avocat. Mon mari me l’arrache gentiment des mains.  « Tu es complètement épuisée, comment tu peux encore tenir debout ? » Il m’embrasse alors si tendrement, qu’il arrive à me faire oublier pour un temps nos tracas et me rappeler la chance que j’ai de l’avoir rien qu’à moi. « Si tu te reposais avant qu’on sorte dîner ? » En s’asseyant sur le lit, il affiche ce sourire malicieux qui a toujours eu le don de me faire chavirer. D’une main il m’attrape et me presse contre lui, de l’autre repousse le drap et tapote gentiment le matelas pour m’inciter à me coucher. " Ok monsieur Invanov, je vais faire comme bon vous semble mais seulement si tu m’accompagnes. Tu m’aides à me déshabiller ? "
Il ne me répond pas. Il se lève et d’une main lascive fait glisser la fermeture éclair de ma robe. D’une douceur infinie il dégage mes épaules et la fait tomber à mes pieds. Nous ne nous embrassons pas, pas encore, retardons ce moment le plus longtemps possible mais nous ne nous quittons pas des yeux. Ses deux mains descendent le long de mon dos en prenant leur temps. Un à un j’enlève les boutons de sa chemise. Son pantalon et mon soutien-gorge rejoignent à terre et en même temps le tas de vêtement qui s’entasse petit à petit. 
Une fois nues, il me soulève de ses bras puissants, comme si je n’étais rien d’autre qu’une plume, et me dépose délicatement sur le lit. En s’allongeant à côté de moi il ouvre ses bras et c’est avec plaisir que je me blottis près de lui. Il m’étreint doucement contre lui, me cajole gentiment. Il veut m’apaiser, calmer cette sourde angoisse qui gronde toujours et m’assaille sans relâche. Je me demande comment il fait lui, pour rester aussi fort. Dans l’abandon de ce moment de tendresse partagé je lui confie alors mes doutes les plus tenaces. " Mon amour, j’ai tellement peur de me réveiller et de m’apercevoir que tout ça n’était qu’un rêve.






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Sujet: Re: Family Affair - [Terminé] ( le Sam 2 Déc - 13:47 )

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Le trajet du retour se passe dans le silence le plus complet. Ce dont nous avons sans doute tous besoin pour pouvoir nous retrouver avec ce qui vient de se passer, analyser les choses, prendre le temps de sortir de cette bulle. Certes, nous y étions tous ensemble, mais il est parfois important de se retrouver avec soi-même pour faire le point. Je sais que j’ai besoin de reprendre les forces nécessaires à soutenir ma femme une fois rentrés à l’hôtel, parce que le plus dur nous attend à présent. L’attente. J’ignore comment Jane pourra gérer, mais elle ne sera pas seule, et c’est bien là le plus important. Pour tout avouer, j’ai sincèrement besoin qu’elle soit dans le même état d’esprit que depuis le début, battante. J’ai besoin de comprendre ce qu’elle attend de moi à cet instant précis. Que je la soutienne, que je prenne les devants… Qui a dit que les relations de couple, même après 20 ans sont évidentes ?

Nous arrivons à l’hôtel et je lui ouvre galamment la porte, comme à chaque fois. Seulement je ne suis pas certain qu’elle soit en état de le remarquer. Je tente de la rassurer, en me faisant aussi doux que possible. " Oui mon ange, mais la bonne nouvelle c’est que tu es là pour moi et moi pour toi. A nous deux nous allons réussir à gérer tout ça ? " « Ce n’est pas une question de choix cette fois, et ça en vaut la peine, je le te promets mon ange. » Je l’embrasse délicatement, glisse mes mains dans ses cheveux pour dégager son visage, ce visage que j’ai tant de fois admiré, parfois à la dérobée, surtout quand elle prend son air concentrée et qu’elle machouille son stylo.
Je lui propose de se reposer, elle a l’air épuisée et je m’étonne qu’elle tienne encore debout. Son énergie m’a toujours surpris. " Ok monsieur Invanov, je vais faire comme bon vous semble mais seulement si tu m’accompagnes. Tu m’aides à me déshabiller ? " « C’est une proposition très indécente ça, madame Invanov… » Je la déshabille du regard, puis l’aide à retirer sa robe, tout en douceur. « A laquelle je serais ravie de répondre… » Je lui souris malicieusement et fait glisser sa robe sur ses épaules, et elle se retrouve à terre, déjà… Je m’occupe de lui retirer le reste quand elle finit de me déshabiller moi aussi…
Je la soulève pour la déposer sur le lit. J’ai l’impression que l’angoisse prend possession de son corps, elle fond à vue d’œil. J’aurais dû faire un peu plus attention à elle ces derniers temps, même à distance. C’est bon de se retrouver.
Je lui ouvre les bras, une fois sous les couvertures et elle semble venir s’y blottir avec plaisir. Je dépose quelques baisers dans son cou, chastement, remontant mes mains le long de son dos, dans un silence apaisant. " Mon amour, j’ai tellement peur de me réveiller et de m’apercevoir que tout ça n’était qu’un rêve. " Je me dois de la rassurer, j’ai eu mon moment de faiblesse dans le taxi, maintenant je dois me montrer fort. « C’est bien réel mon amour. Mais ça va prendre du temps, et toute notre patience. Mais on a traversé plus difficile que ça pas vrai ? Pense à Luka à la maison. Pense à tout ce qui nous attend. » Je dois lui faire voir les choses du bon côté, un peu de positivisme.

Nous avons fini par nous endormir. Nous sommes maintenant en milieu d’après-midi et Jane est encore dans les bras de Morphée, en plus des miens. Je regarde l’heure sur mon téléphone, 15 h. Je la regarde dormir quelques instants, elle a l’air paisible, entre mes bras. Combien de temps cela fait que je n’ai pas eu ce privilège que de l’avoir tout contre moi pour partager une sieste ? Je fini par la tirer du sommeil, en chatouillant sa peau du bout de mon nez, embrassant sa peau ça et là pour ne pas la brusquer. « Ma chérie… » Glissais-je à son oreille. « Qu’est-ce-que tu dirais si je te demandais de m’aider à dévaliser les magasins de bébés ? » Je sais qu’elle n’attend que ça. Pas que le shopping soit mon truc, mais c’est le sien, et c’est peut-être une solution pour l’aider à patienter un peu.

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