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- Family Affair - [Terminé] -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Autour de Naples :: Le reste du monde
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Jane InvanovLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: Family Affair - [Terminé] ( le Ven 8 Déc - 20:19 )

Family Affair
Jane & Nicolaï Invanov


" C’est bien réel mon amour. " J’ai encore tellement de mal à y croire, mais je m’accroche à cette idée. « Pense à Luka à la maison. Pense à tout ce qui nous attend. » Je souris... mais je ne veux rien anticiper. Un enfant j’en ai tellement rêvé, mais ce n’était alors que des chimères futiles et pathétiques. Luka est bien réel et c’est avec lui que je veux tout découvrir, vivre les moments privilégiés qui vont nous être accordés, toutes les premières fois que nous allons partager.
Ma joue posée contre son épaule je me laisse doucement bercer et ce n’est pas le futur que j’imagine. Je me remémore le moment précis ou perdu dans la foule je n’ai vu que celui qui allait devenir mon mari. C’est étonnant comme un seul regard peut changer toute une vie, sceller un destin à tout jamais. Et celui que j’ai posé sur lui, ce jour-là, a remis en cause toutes mes convictions, tous les beaux projets que j’avais jusqu’alors élaboré.
Il était l’étudiant parfait, envié par les garçons, courtisé par les filles. Beau, intelligent, sportif, sans parler du fait que monsieur jouait dans un groupe, les Efter Brylluppet, nom choisi sans doute pour décourager la horde de prétendantes qui rêvaient de se jeter à ses pieds. Populaire il était toujours extrêmement entouré. Dans les couloirs de la faculté je l’ai aperçu, égaré au milieu de toute cette cohue, l’air exaspéré et j’ai soudain été comme paralysé. Mon attirance a été si violente qu’elle m’a faite peur. Ensorcelée je le détaillais, et aujourd’hui encore je me souviens de chaque détail, de son allure irrésistiblement négligée, de ses cheveux en bataille et de son sourire poli à se damner. J’ai mis des mois à élaborer une stratégie pour pouvoir le séduire. Des interrogations sans fin sur la meilleure manière de l’aborder. Des hésitations, des palpitations grandissantes dès que je le rencontrais, alors que j’avais toujours l’impression de ne pas exister pour lui. 
Et puis un jour, sans plus y réfléchir ou me poser de questions je me suis convaincue qu’il n’existait aucune formule magique ou d’incantation pour l’attirer. La tête haute mais la démarche mal assurée, avec cette merveilleuse douleur au fond de moi qui me donnait autant envie d’avancer que de reculer, je lui ai jeté au visage ces quelques mots, comme pour m’en débarrasser. "Je ne connais pas ton prénom mais j’ai très envie de savoir qui tu es. Un verre ça te dis" ? Je crois que c’est le mélange parfait entre ma fragilité et mon audace qui lui a plu... ou peut-être m’a-t-il simplement trouvé jolie. Mais dieu merci il a dit oui.
C’est avec ce merveilleux souvenir et à l’aide de ses caresses que j’arrive à suffisamment à me détendre pour m’endormir. Et ce sont ses baisers qui me réveille. Tendres et doux, de ceux qui mon diablement manqués, de ceux qui arrive instantanément à m’embrasser. Je me suis mariée avec un sorcier qui a le pouvoir de m’envoûter. 
" Ma chérie..." Je n’ouvre pas les yeux, je profite encore un peu de lui, de frôler sa peau, de sentir sa chaleur. Mes mains l’agrippent, le serrent. « Qu’est-ce-que tu dirais si je te demandais de m’aider à dévaliser les magasins de bébés ? » 
" Vous prenez tous les risques Monsieur Invanov, hier vous vouliez monter des meubles et aujourd’hui courir les boutiques... " En soupirant je lui avoue. " Je ne pensais pas que tu voudrais m’accompagner et je n’ai pas pu résister. Lors de notre départ je n’ai pas réellement pris nos vêtements, ce dont je me félicite en ce moment... Mais en préparant l’adoption de Luka j’ai anticipé ce dont il aura besoin, comme toutes les futures mamans. Tu n’as rien remarqué en ouvrant la valise ? " Je lève les yeux vers lui. " Je suis désolée Nicolaï, on a foncé tête baissée sans vraiment prendre le temps d’en discuter. Il est urgent de le faire, de mettre à plat nos émotions, nos angoisses... mais au cas où tu ne l’aurais pas remarqué nous sommes nus dans un lit, ce qui soit dit en passant limiterait beaucoup moins nos mouvements qu’un canapé... Alors cow-boy qu’est-ce que t’attends ? "







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Nicolaï InvanovLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: Family Affair - [Terminé] ( le Dim 10 Déc - 17:30 )

Family Affair
Jane & Nicolaï Invanov


Notre vie prend un tournant et je me sens irrémédiablement attiré par le souvenir de notre rencontre avec Jane. Ça me fait cet effet à chaque fois que nous prenons une décision importante, qui fait de nous des personnes nouvelles, évoluées. Plus évoluées qu’à l’origine en tout cas.
J’étais de ce genre de jeunes qui se foutait de tout ou tout du moins en donnait l’air. La coiffure savamment étudiée pour donner l’impression de venir de sortir de mon lit, encore accablé de la cuite de la veille, mais mon sourire était néanmoins bienveillant, donnant confiance. Mes t-shirt affichaient clairement mes préférences musicales, quant à mes jeans, ils se trouvaient bien dans mon époque. Les jeans déchirés des jeunes qui passent leur temps dans les salles de concert à scander les paroles de chansons en sautant à en perdre haleine. De ceux qui descendaient un pack de bière après un gros show dans une petite salle dont personne n’avait jamais entendu parler, mais qui avant de monter sur scène, avait l’impression de faire l’Olympia ou de remplir un stade.
Mais ce que je ne laissais pas paraître, c’était mon goût pour la culture et les études. Un esprit sain dans un corps sain. Du sport, j’en faisais, assez pour dessiner mes muscles sous mes t-shirts usés et attirer les regards des filles. Mais je ne me sentais jamais mieux qu’une guitare à la main. Jane m’a confié m’avoir repéré des mois avant d’avoir osé me demander d’aller boire un verre avec elle. Je l’avais vue, oui, mais nos regards s’étaient croisés, sans que je n’y fasse plus attention que ça. Quels abrutis sommes nous, nous les hommes, à cet âge-là. A croire que c’est si facile d’en garder une. Les attirer, sans aucun souci, mais les garder… Faire ce qu’il faut pour ne pas les rendre malheureuses, voilà le grand mystère de notre début de vie.
Alors nous sommes allés boire un verre, et j’ai passé une très bonne soirée. Nous avons ris, bus, parlé, dansé aussi. Et puis je l’ai raccompagné chez elle, non sans l’embrasser devant la porte, choisissant de rester galant. Elle m’a trotté dans la tête, comme une fille que j’appréciais. Et puis est venu un autre moment crucial de ma vie. Un soir d’hiver où elle est venue avec une amie qui en pinçait clairement pour moi et ne s’en cachait pas. Elle m’a dragué toute la soirée. Je jouais ce soir-là, et buvait des bières en leur compagnie avant de monter sur scène. Je n’avais presque pas remarqué la moue agacée de Jane, dès que son amie me faisait un compliment ou me touchait l’épaule. Et puis je suis monté sur scène, j’ai pris ma guitare, joué, et j’ai croisé son regard… Celui de Jane quand elle retirait l’appareil photo de sa rétine, quand il a croisé le mien. Et là, ça a été le flash. Je suis tombé raide dingue d’elle alors que toute la soirée, je l’avais passé à entendre les compliments d’une autre. Comme quoi… J’ai passé le reste du concert à la regarder, danser, rire, sourire, chanter… Et j’ai su. C’était elle que je voulais rendre heureuse. Rien à voir avec le fait de vouloir la ramener pour la nuit dans mon lit (bien que l’envie y soit liée), mais je savais. Je voulais la voir étudier, je voulais la voir sourire et l’entendre rire des années durant. L’imaginer concentrée, triste, que je pourrais consoler, perdue dans ses pensées. Je voulais qu’on achète des meubles ensemble, des meubles ! Je voulais même galérer à les monter pour lui prouver à quel point je suis prêt à me battre pour son bonheur. On est jeunes et cons, et j’étais les deux, mais éperdument amoureux à la fin de cette soirée. Alors je l’ai invitée à mon tour, à boire un verre, encore un autre, mais juste elle et moi. Et j’ai été très clair. J’avais envie d’elle, j’avais très envie de la tenir entre mes bras, nue. Mais la différence avec toutes les autres, c’est qu’à elle, j’avais prévu de lui faire l’amour, rien d’autre. Rien qui ne se rapproche d’une aventure d’un soir. C’était bien au-delà de tout ça. " Vous prenez tous les risques Monsieur Invanov, hier vous vouliez monter des meubles et aujourd’hui courir les boutiques... " « Je suis un aventurier. » Je ris, caressant sa joue, son visage encore endormi, comme si je la redécouvrais. " Je ne pensais pas que tu voudrais m’accompagner et je n’ai pas pu résister. Lors de notre départ je n’ai pas réellement pris nos vêtements, ce dont je me félicite en ce moment... Mais en préparant l’adoption de Luka j’ai anticipé ce dont il aura besoin, comme toutes les futures mamans. Tu n’as rien remarqué en ouvrant la valise ? " « D’accord… Donc j’ai une chance de pouvoir monter le lit de mon fils moi-même ou en rentrant une armée de petits lutins auront déjà affronté la galère à ma place ? » Questionnais-je avec humour en l’embrassant. Non parce que pour le fait de remarquer quoi que ce soit… Si je suis un très bon psychiatre, je reste un homme… assisté. " Je suis désolée Nicolaï, on a foncé tête baissée sans vraiment prendre le temps d’en discuter. Il est urgent de le faire, de mettre à plat nos émotions, nos angoisses... mais au cas où tu ne l’aurais pas remarqué nous sommes nus dans un lit, ce qui soit dit en passant limiterait beaucoup moins nos mouvements qu’un canapé... Alors cow-boy qu’est-ce que t’attends ? " « Ma chérie, je n’ai aucune envie de parler boulot là tout de suite… » Mettre à plat nos émotions, tout ça… évacuons-les plutôt sainement et discutons-en après. Mais sa petite phrase de fin me redonne du poil de la bête et je la domine de ma hauteur, les bras tendus de chaque côté de sa tête. Je prends alors les choses en main en lui bloquant les poignets sur le matelas, ne lui laissant aucune marge de manœuvre. Je dépose quelques baisers dans le cou, sous l’arête de sa mâchoire, et quand son corps se cambre ou qu’elle tente de se défaire de mon étreinte, je lui murmure à l’oreille. « Ne bouge pas… » Je descends sur sa poitrine, non sans maintenir la pression sur ses poignets, parcours son ventre et remonte sur la zone sensible de sa féminité, jouant de ses tétons, en glissant ma langue sur leur sommet, en douceur. J’écarte ses jambes à l’aide des miennes et m’y glisse, le temps de caresser son intimité de la mienne, la regardant se délecter du plaisir qui vient à peine de commencer…

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Sujet: Re: Family Affair - [Terminé] ( le Dim 17 Déc - 22:27 )

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Jane & Nicolaï Invanov


« Je suis un aventurier. » Son rire emplit la pièce et je suis comblée, ça a toujours été pour moi la plus douce des mélodies. " Je n’en ai jamais douté. "
Pendant longtemps j’ai cru avoir perdu le pouvoir de le faire sourire. Longuement je l’ai regardé, impuissante, se débattre avec ses sentiments, sa conscience, renoncer à ses principes... T’a-t-elle vraiment rendu heureux Nicolaï, t’a-t-elle un jour satisfait au point de ne plus éprouver aucun remords ni regrets ?  
Je ne suis pas totalement idiote, je sais que sa décision de partir subitement de Tenby pour s’installer à Naples est dû au fait qu’il y étouffait, qu’il ne voulait plus arpenter ces endroits chargés de souvenirs, chercher son fantôme, attendre qu’elle revienne... Ce peut t-il aussi qu’il ait voulu simplement tout effacer, recommencer, retrouver ce lien indéfectible qui existe entre nous ? Cherchait-il à se prouver que quelque part notre amour est tellement fort qu’il peut traverser toutes les tempêtes, braver l’indicible. Voulait-il se convaincre qu’il est impossible d’oublier ce qui nous unis, de faire une croix sur ce que nous avons toujours partagé. Tu te souviens mon amour comme nous sommes faits pour être ensemble, comme nous nous sommes toujours complétés, compris d’un regard ou d’un geste tendre, que nous ne parviendrons jamais à vivre séparés.

« D’accord… Donc j’ai une chance de pouvoir monter le lit de mon fils moi-même ou en rentrant une armée de petits lutins auront déjà affronté la galère à ma place ? » " Tu es sûr que je décommande les lutins, il ne faudrait pas que tu présumes de tes forces, de l’aide peut s’avérer utile ? " C’est tellement doux de plaisanter, tellement merveilleux d’être à nouveau dans ses bras. C’est tellement divin de pouvoir faire de nouveaux projets, de savoir que nous pourrons nous épauler mutuellement, qu’il n’est plus question d’envisager l’avenir l’un sans l’autre et que nous allons enfin devenir la famille que l’on a toujours rêvé d’être. 
Je m’en veux un peu de l’avoir écarté, même inconsciemment. J’essaye de me racheter une bonne conscience, lui propose d’en discuter, mais honnêtement ce n’est pas ce qui me trotte dans la tête. Depuis qu’il m’a tendrement réveillé j’en veux plus... Je sais que nous ne rattraperons jamais le temps perdu mais j’ai quand même envie d’essayer, il m’a tellement manqué. Ses bras évidemment, sa chaleur également. Il fut un temps où se faire l’amour était vital, et j’ai très envie qu’il ne l’oublie plus jamais. Je suis heureuse de constater qu’il ne se fait pas trop prier. « Ma chérie, je n’ai aucune envie de parler boulot là tout de suite… » " Tu as raison, il y a toujours mieux à faire que de parler.
D’une façon aussi sournoise qu’inattendue il emprisonne mes poignets me privant du plaisir de le toucher. Lui ne s’empêche pas de me frôler, de m’aguicher, de jouer avec mon corps. Chacun de ses baisers sont une brûlure, chacune de ses caresses me consument. Je tente bien sûr de lui échapper, mais il arrive sans peine à me maîtriser. Son souffle dans mon oreille me fait gémir un peu plus. « Ne bouge pas… » Comme si j’avais l’intention de lui résister, comme si j’avais assez de lucidité ou de volonté pour ne pas me soumettre. Je mens en lui répondant " N’y compte pas... " en réalité j’ai envie de crier fais de moi ce que tu veux, je t’appartiens. Chaque parcelle de ma peau l’appelle, chaque soupir le supplie.
Il vient se placer entre mes jambes et j’en profite pour enrouler les miennes autour des siennes. Le moment est suspendu, pour l’instant nous restons immobiles, déjà terrassés par le violent désir qui nous surprend. Les yeux dans les yeux, collés au plus près l’un de l’autre et déjà à bout de souffle nous nous défions d’un regard amusé, qui va céder ? Moi sans conteste... Son sourire est irrésistible et je ne peux m’empêcher de soulever le visage pour l’embrasser... nos bassins accompagnent se baiser de plus en plus passionné, ils se creusent, s’attirent, s’attisent, s’effleurent, s’éloignent pour mieux se rejoindre. Il y a comme une évidence, une urgence à se posséder, alors quand il entre au plus profond de moi j’ai déjà l’impression que je vais exploser, de plaisir ou d’amour, les deux sans doute.








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Nicolaï InvanovLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: Family Affair - [Terminé] ( le Lun 18 Déc - 17:28 )

Family Affair
Jane & Nicolaï Invanov

Jane et moi avons cette façon de jouer l’un avec l’autre comme des enfants le feraient. Nous sommes tous les deux de grands enfants, même si nous ne le montrons pas au reste du monde. En tant que grands noms de la psychiatrie européenne, nous préférons garder une image neutre, ce qui ne nous empêche pas de profiter de la vie à notre façon, dans notre propre bulle. L’humour a toujours pris beaucoup de place dans nos échanges, nous croyons en ce que nous faisons et nous nous épaulons pour le faire, chacun à notre tour.
" Tu es sûr que je décommande les lutins, il ne faudrait pas que tu présumes de tes forces, de l’aide peut s’avérer utile ? " « OK, on garde les lutins. » Concédais-je avant de l’embrasser en caressant délicatement sa joue. Donc on présume qu’on garde les lutins et que j’aurais le temps de m’occuper d’eux. Mais la vérité sera toute autre. Je me rendrais compte de la difficulté à plier une poussette ou monter un lit à barreaux et Jane adorera me voir me creuser la tête. Ce seront sans doute des souvenirs dont nous aurons besoin, pour expliquer à Luka d’où il vient d’ici quelques années.

Nous retrouvons aussi doucement le chemin de nos étreintes charnelles, celles qu’on pouvait avoir tous les deux sans même y réfléchir, de la façon la plus spontanée qui soit, parfois à n’importe quelle heure de la journée quand notre emploi du temps le permettait. C’était le cas au tout début de notre relation, quand nous séchions les cours un jour de pluie pour faire l’amour tout un après-midi en se réchauffant mutuellement. A l’époque, ça nous paraissait être la seule chose qui valait le coup d’être vécue. Et puis nous avons mûris, et grandis, et ça ne nous a sans doute pas fait de mal. Même si nous nous aimions toujours autant.
Je lui demande de ne pas bouger, surtout pas. Elle accède à ma demande, même si elle ne peut s’empêcher de répondre. " N’y compte pas... " Elle joue les fortes têtes mais je reste persuadé que je peux lui demander n’importe quoi, elle y accèdera. Ça fait du bien de la retrouver, et je compte bien le lui montrer autant que possible.
Bien que le petit jeu de la chasse au plaisir soit très amusant, je ne peux tenir longtemps sans céder à la tentation de ne faire qu’un avec elle. La sensation est divine, comme si nos corps étaient faits l’un pour l’autre, comme une évidence. Des gestes lents et tendres, des vas et viens langoureux, mon regard s’accrochant au sien pour essayer d’y lire et d’y faire comprendre tout l’amour que j’ai pour elle. Je la sens toute proche d’atteindre le point de non-retour, mais ça n’est pas si simple. Je déroute ses plans et me redresse, l’incite à s’asseoir à présent sur moi, et c’est ainsi que je glisse mes mains dans son dos, mes coups de reins se faisant moins intenses, mais plus subtiles, plus en profondeur, plus tendres aussi, tandis que mes baisers descendent dans son cou, avant que mon front ne se colle au sien, nos deux corps, nos esprits et nos âmes en parfaite communion. Et c’est ainsi que nous atteignons le septième ciel, ensemble, dans une unicité parfaite. « C’est pas possible de t’aimer autant… » Je n’en reviens pas moi-même, l’émotion qui m’étreint encore après autant d’années de mariage, de relation, mais c’est bel et bien le cas, je retrouve ma femme, et j’en suis encore aussi amoureux qu’au premier jour. Et pourtant Jane comme moi savons que c’est rarement le cas, objectivement parlant. Toujours assis, je la laisse retrouver possession de son propre corps, le temps que ses tremblements ne s’arrêtent. Je la serre doucement contre moi et embrasse tendrement sa peau. « Habille-toi, je t’emmène faire un peu de tourisme. » Elle ne peut pas dire non, on ne peut pas rester enfermés ici à attendre un coup de fil de l’orphelinat, ce serait une vraie torture. On devrait bien trouver un marché de Noël ou encore un restaurant pour fêter ça. Jane a toujours une idée pour bouger, je lui fais confiance, je lui ai toujours fait confiance.

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Jane InvanovLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: Family Affair - [Terminé] ( le Ven 22 Déc - 17:34 )

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Jane & Nicolaï Invanov


L’ingrédient secret de la vie est sans aucun doute l’amour. Tout le monde cherche la bonne personne, celle qui sera sans conteste compléter la moitié d’un même puzzle. Nous, nous avons eu la chance de nous rencontrer très jeune de nous rendre compte que finalement nous étions faits pour être ensemble. Pourtant même si c’est un bon début ça n’a pas toujours suffit à nous rendre heureux. Il y a en chaque être humain des doutes, des questionnements sur la bonne manière de mener sa destinée à commencer par la personne qui l’accompagne. Pour moi ça a toujours été facile, depuis le premier regard j’ai su qu’il serait à jamais mon seul et unique amour. Je n’ai pas hésité un instant, ou presque, quand il m’a demandé de le suivre. 
Pour lui par contre ça n’a pas toujours été aussi évident. Elle a réussi à le détourner de moi, à lui faire battre le cœur plus que de raison à remettre en cause toutes nos vaines certitudes. Mais à cet instant précis c’est moi qu’il regarde, c’est moi à qui il fait l’amour avec autant de tendresse que de passion. Je peux lire dans ses gestes et dans ses yeux ses sentiments qui sont de toute évidence équivalents aux miens. 
J’accompagne doucement les mouvements de son bassin, freine autant que possible la déferlante de plaisir qui prend progressivement possession de mon corps. Il ne tient plus mes poignets a bien compris que je n’avais aucunement l’intention de me soustraire à ce torride moment charnel et sensuel. C’est si difficile de ne pas succomber, de ne pas sombrer. Si j’admire son esprit, j’adore aussi chaque partie de son corps... ses jambes fuselées, ses bras musclés, son dos robuste, son torse finement dessiné, ses mains au bout desquels se trouvent ses longs doigts, ceux qui s’agrippent, son cou, ses yeux rieurs... ses lèvres. J’ai l’impression de ne l’avoir jamais autant aimé. Je m’accroche mais je suis prête à me laisser totalement aller, à m’abandonner, je me contracte autour de lui.  Il a senti mes crispations, entendu les gémissements que je n’ai pas pu ou pas voulu retenir. Mais monsieur ne veut pas abdiquer pour l'instant et préfère prolonger nos ébats. Il s’assoit dans ce grand lit, m’attrape la main pour m’intimer l’ordre de l’accompagner comme ce soir d’hiver dans le bar où il jouait et que notre vie a irrémédiablement changé. Cette fois encore je le suis sans broncher, n’ai qu’une hâte celle de le retrouver encore en moi, de me fondre dans ses bras. Notre union reprend sans tarder, toujours aussi lente et voluptueuse. Je le sens partout en moi, son front collé au mien, ses mains qui caresse tendrement mon dos. Lui aussi frémit, me désire. Ensemble nous tremblons de bonheur quand les secousses d’un orgasme fulgurant nous foudroie en même temps.
Il nous faut de longues minutes pour reprendre nos esprits. « C’est pas possible de t’aimer autant… » " C’est déroutant de t’entendre dire tout haut et avec autant d’exactitude ce que je pense tout bas. "
Toujours enlacé il me propose d’occuper le reste de notre après midi. « Habille-toi, je t’emmène faire un peu de tourisme. » " Dois-je te rappeler que nous n’avons pas la même définition du tourisme tous les deux ? " Lui adore visiter les musées... moi flâner. Mais il a raison puisque nous sommes là autant en profiter pour découvrir le pays qui a vu naître notre fils. Dans un avenir relativement proche nous devons lui apprendre d’où il vient et répondre à ses questions. Je saute du lit et attrape mes vêtements. " Allez paresseux, dépêche-toi, je meurs de faim !
Dehors il fait si froid que j’ai l’impression d’être de nouveau en Suède… mais au moins j’ai une bonne excuse de plus pour me coller à lui.
La ville est beaucoup plus grande que je ne me l’imaginais et décorée de milles lumières en cette période de fin d'année. Surtout tout est plus magique à Noël, spécialement celui ci. J’imagine déjà le sapin décoré et la tonne de cadeaux attendant d’être déballés. J’espère que Luka sera avec nous pour le célébrer.
Nous nous baladons main dans la main, nous perdons dans les petites rues. Nicolaï a des paquets plein les bras, m’a laissé dévaliser la moitié des boutiques. Il n’a montré aucun signe de fatigue ou d’impatience même si je sais qu’il déteste ça.
Nous entrons ensuite dans un grand restaurant et rapidement un serveur nous entraine dans une salle joliment décorée. Amusée par tous ses efforts je lui fais remarquer " Ce n’est plus la peine de me sortir le grand jeu depuis longtemps. " Les lumières tamisées, l’ambiance feutrée, tout concourt à apaiser les tensions. Un verre puis deux me grisent un peu.  " Je crois que si nous n’étions pas déjà mariés je te demanderai de m’épouser sur le champ monsieur Invanov. " Des déclarations d’amour je pourrais lui en faire tout les jours. Mais le plus souvent le quotidien, le travail nous accaparent et trop rarement nous avons assez de temps pour nous prouver comme nous tenons l’un à l’autre. Pourtant c’est évident je l’aime toujours aussi follement.  " Tu sais que c’est la meilleure chose que j’ai faite, ne l’oublie jamais. " 



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Dernière édition par Jane Invanov le Mar 2 Jan - 17:56, édité 1 fois
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Sujet: Re: Family Affair - [Terminé] ( le Ven 22 Déc - 23:06 )

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Jane & Nicolaï Invanov

Le mariage devrait tendre à étioler la passion, mais il n’en n’est rien. Sans doute avons-nous eu besoin de cette pause et de cet éloignement pour mieux nous retrouver. Tous les mariages connaissent des hauts et des bas, c’est aussi ce qui fait une passion, ce qui fait qu’on avance. Une relation linéaire est en général dépourvue de sentiments profonds. Rassurants, sans doute, les sentiments sont bel et bien là, mais profonds, aucunement. Avec Jane c’en est tout autrement. J’ai eu un vrai coup de foudre pour elle, je ne l’explique toujours pas, et je n’en n’ai jamais eu d’autre. Lorelei, je l’ai aimée, je ne peux le nier, j’ai été profondément amoureux d’elle aussi. Mais l’amour peut se présenter sous tellement de formes différentes…
Et pour Jane, je n’ai jamais perdu cet attrait, cet amour que je ne peux encore pas décrire, qui prend encore un autre tournant. Nous allons être parents et je crois que cette perspective nous effraye autant qu’elle nous pousse dans les bras l’un de l’autre.
Nous faisons l’amour tendrement, passionnément, mais avec beaucoup de douceur. J’ai toujours eu à cœur d’aimer ma femme en douceur. Je ne dis pas que je joue toujours sur la même tonalité mais il y a une chose sur laquelle je suis sûre de moi, c’est qu’une relation ne peut que tenir grâce à toutes les attentions qu’on y implique.
" C’est déroutant de t’entendre dire tout haut et avec autant d’exactitude ce que je pense tout bas. " « Je serais enfin parvenu à comprendre ce qui se passe dans la tête d’une femme ? Je suis un homme accompli alors. » Je l’embrasse, tendrement, caressant sa joue de mon pouce. Ses mains de toute façon libérée. Jane est têtue, mais elle a le don de faire passer ses intentions sans que rien n’y paraisse. Faisant de moi ce qu’elle veut, sans même avoir à me le demander. " Dois-je te rappeler que nous n’avons pas la même définition du tourisme tous les deux ? " « Pas de musées. Mais pas de plage non plus ma chérie. » Jane adore flâner, se balader, mais elle aime par-dessus tout la plage, comme si le soleil était différent ailleurs, le sable aussi particulier. Alors que non, je tiens tout de suite à la rassurer, se reposer sur une plage italienne ou bien une plage à l’autre bout du globe ne changera pas spécialement la donne. J’aime visiter, connaître les nuances et la culture de chaque pays que je découvre, ce qui influence ses habitants. Mais contre toute attente, elle a l’air plus impatiente que moi et se précipite hors du lit pour se rhabiller. " Allez paresseux, dépêche-toi, je meurs de faim ! " « Mm… » Je me roule encore dans les draps avant de me lever et d’en faire autant.

Nous avons arpenté un nombre incalculable de magasins, tout lui plaît, tout l’intéresse, tout lui paraît sympa ! Je ne dis rien, la suis, l’encourage, peut-être pas à faire autant de boutiques mais si elle y trouve son intérêt… ce que je préfère, c’est quand elle essaye des robes. Pour me faire plaisir, elle remarque même un peu de lingerie, mais je lui fais remarquer que nous n’allons pas avoir beaucoup de temps à nous une fois Luka à la maison. Du moins les premiers temps. Pour autant, j’apprécie l’attention mais comprend que ce qui la branche d’avantage ce soir, ce sont les magasins de bébés. Elle y trouve tellement son compte !
Je fini par l’inviter dans un bel établissement, sans doute aussi pour mettre un terme à tout ça. On reprendra, si elle le souhaite mais le ventre plein. Je dépose tous les paquets à l’accueil du restaurant qui me propose de les stocker en attendant. Et nous prenons une table un peu isolée. " Ce n’est plus la peine de me sortir le grand jeu depuis longtemps. " « Ca tombe bien, moi qui rêvait d’une pizza… ! On y va ? » Je me mets à rire et me rassieds. Je suis plutôt simple, elle le sait. Elle m’a connu simple et je le suis resté même si j’ai eu la chance de construire une belle carrière m’offrant un confort de vie non négligeable, tout comme Jane. Nous commandons à boire et Jane se laisse volontairement griser. " Je crois que si nous n’étions pas déjà marié je te demanderai de m’épouser sur le champ monsieur Invanov. " « Parce que tu décides de renverser les conventions ? Où est donc passé ton côté traditionnaliste mon amour ? » Trinquant de mon troisième verre avec elle. Elle commence à être joyeuse. " Tu sais que c’est la meilleure chose que j’ai faite, ne l’oublie jamais. " Je prends sa main dans la mienne et l’embrasse. « Pourtant c’était pas si gagné que ça au début. » J’entremêle mes doigts aux siens. « Je t’ai fais la plus belle déclaration de tout le pays et toi tu as osé me demander si c’était juste un plan pour te mettre dans mon lit. Mais si je t’avais juste voulu pour la nuit, j’aurais été beaucoup moins subtile mon ange. » Je préfère le lui rappeler. Il n’y a plus de gêne entre nous quoi qu’il en soit et puis il faut bien retenir le fait que je suis son mari depuis longtemps. Même si j’ai eu quand même à lui prouver que je valais le coup pour qu’elle se perde dans mon jeu. Nous dinons de la plus romantique des façons et une fois l’addition réglée, je l’entraine au dehors, les bras chargés. « Il va falloir qu’on s’occupe de la scolarité de Luka. Je sais qu’il n’a que 9 mois mais tu sais comme moi que les écoles mettent sur liste d’attente des années durant. » Et elle me lance son regard avec un petit sourire, accrochée à mon bras. « Quoi… tu t’es aussi occupée de ça ? » Je n’en reviens pas… ma femme est un ovni capable d’organiser une double vie dans mon dos et je n’ai rien vu, absolument rien. Je vais devoir remettre en question toute mon objectivité !

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Jane InvanovLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: Family Affair - [Terminé] ( le Mar 2 Jan - 18:15 )

Family Affair
Jane & Nicolaï Invanov


Chaque jour est un jour spécial avec lui. Celui-ci en particulier sera à marquer d’une pierre blanche. 
Aujourd’hui j’ai touché du bout des doigts le bonheur qui aurait dû être le nôtre depuis longtemps et même si j’ai eu peur de me brûler je suis maintenant comblée et follement heureuse. Je me sens terriblement bien dans ce restaurant, accompagnée de mon époux où implicitement nous faisons descendre la pression. Il flotte autour de nous une ambiance romantique dans laquelle nous nous abandonnons peu à peu, tous les deux conscients de vivre des moments rares. Non seulement nous avons rencontré notre fils mais nous nous sommes également attachés à nous prouver comme nous tenions toujours beaucoup l’un à l’autre. Même au milieu de la foule qui se pressait dans les rues de la capitale Ukrainienne en cette période de fin d’année, nous n’avons pas réussi à rompre le contact physique entre nous. Nos mains et nos yeux se cherchent sans arrêt, obsessionnellement, passionnément.... exactement comme lorsque nous nous sommes rencontrés. C’est ce qui nous a permis de ne jamais douter et de nous engager à tout jamais.
Je ne sais pas s’il partage ce sentiment mais j’ai l’impression d’avoir de nouveau vingt ans. C’est à cet âge que nous nous sommes mariés, alors que notre entourage nous l’avait formellement déconseillé. Pendant que j’enfilais la petite robe blanche que j’avais choisi pour devenir madame Invanov, ma meilleure amie Cécile n’a pas raté l’occasion de me sermonner, de me dissuader. " Tu fais la plus grosse erreur de ta vie Jane. C’est bien toi qui m’a un jour mise en garde contre Nicolaï Invanov en m’affirmant que ce n’était qu’un coureur de jupons. Tu te vois dans cinq ans, peut-être dix si tout va bien, divorcée avec deux ou trois marmots sur les bras. Mais la bonne nouvelle c’est que tu peux encore renoncer... viens on se barre d’ici en courant, on entre dans le premier bar, on picole et on drague tout ce qui bouge. " J’avais alors éclaté de rire, malgré sa volonté de m’éloigner de l’autel je n’aurais jamais pu choisir meilleure compagnie pour me sentir moins nerveuse. " J’aurais dit n’importe quoi ce soir-là, tu avais la ferme intention de me voler l’homme de ma vie et je vais l’épouser quoi que tu en dises. " Les années ont prouvé que nous n'avions pas tord. 
L’ambiance, le vin, ce besoin irrépressible de nous rappeler comment et pourquoi nous en sommes arrivés là, plus amoureux que jamais, font en sorte de remonter les vieux souvenirs à la surface. " Je crois que si nous n’étions pas déjà mariés je te demanderai de m’épouser sur le champ monsieur Invanov. “ Bien évidemment il choisit de me taquiner. « Parce que tu décides de renverser les conventions ? Où est donc passé ton côté traditionnaliste mon amour ? » " Ne me fais pas croire que tu es à ce point attaché au protocole mon cœur. Il t’arrive toi aussi de marcher hors des sentiers battus, non ? " Son regard se fait plus sérieux, moins moqueur. En prenant ma main, il évoque lui aussi notre passé et en particulier le moment où tout a basculé. « Pourtant c’était pas si gagné que ça au début. Je t’ai fais la plus belle déclaration de tout le pays et toi tu as osé me demander si c’était juste un plan pour te mettre dans mon lit. Mais si je t’avais juste voulu pour la nuit, j’aurais été beaucoup moins subtile mon ange. » Je sers ses doigts plus fort dans les miens. " Mais chéri, dois-je te rappeler que tu avais choisi un endroit ni conventionnel ni traditionnel pour me demander de t’aimer. Les toilettes ont jeté le discrédit sur tes allégations. Pourtant je me souviens de chacun de tes mots. C’est toi, Jane. C’est toi et pas une autre. Je sais pas pourquoi, me le demande pas. Quoiqu’il en soit si tu avais été plus direct j’aurais capitulé instantanément. " Je lui adresse un sourire mutin " Et je regrette de ne pas avoir acheté cette lingerie... du temps je veux t’en accorder aussi. Les parents épanouis élèvent des enfants heureux, tiens-le-toi pour dit ! " Je crois qu’il entrevoit que je suis déterminée à ne plus jamais renoncer ni abandonner ce qui fait de nous un couple à part entière. 

En sortant du restaurant Nicolaï m’interroge sur la future école de notre bébé. Le pauvre n’a pourtant que neuf mois, mais je suis convaincu que mon érudit de mari transmettra à notre fils son goût affirmé pour le savoir. « Quoi… tu t’es aussi occupée de ça ? » " J’en ai juste sélectionné quelques-unes, je te laisse le choix final. Je ne veux rien laisser au hasard. Mes prérogatives ont toujours été de te faciliter la tâche et je vais m’employer à faire la même chose pour Luka.
Nous rentrons à pied à l’hôtel en discutant de la manière la plus appropriée de faciliter l’arrivée de notre bébé. Tous les futurs parents ont du temps pour se mettre d’accord mais nous, nous n’en sommes qu’au balbutiement et nous n’arrivons même pas à décider si nous allons installer son berceau dans sa chambre ou dans la nôtre. En traversant le hall nous continuons de faire valoir tour à tour notre point de vue quand la réceptionniste nous interpelle. " Monsieur et Madame Invanov, on a déposé un message pour vous que j’ai ordre de vous remettre en main propre. " Interloqués nous devinons qu’il doit s’agir de nouvelles de l’orphelinat. Nicolaï ne marque pas de temps d’arrêt et se dirige tout droit vers elle pour récupérer la missive. Je le regarde s'éloigner sans bouger. En ouvrant l’enveloppe un sourire se dessine sur ses lèvres. Rassurée je me décide de lui emboîter le pas. Ce n’est pas un simple message mais une convocation pour le tribunal qui doit statuer sur notre adoption. Demain Luka deviendra pour toujours un membre de notre famille et nous allons pouvoir l’arracher à l’horrible endroit où il se trouve. " Ne me dis pas que tu n’as rien à voir avec ça ? Encore une qui n’a pas su résister à ton charme et ton pouvoir de persuasion ! " Lui aussi arrive à manœuvrer à mon insu sans que je ne rende compte de rien... et il n’est pas peu fier de lui. " Monsieur Invanov je vous interdis de me toiser avec ce regard triomphant. " En réalité je savoure sa victoire autant que lui et transportée par la joie, j’oublie toute la retenue dont nous fessons preuve habituellement dans les lieux publics. Je lâche brusquement les paquets soudainement trop encombrants pour lui sauter dans les bras. " Ça y est on y est arrivé !




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Nicolaï InvanovLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: Family Affair - [Terminé] ( le Mer 3 Jan - 18:10 )

Family Affair
Jane & Nicolaï Invanov

J’aurais tout donné pour que Jane me prenne au sérieux ce soir-là et parte avec moi sur un coup de tête. J’aurais tout abandonné par amour pour elle, mais heureusement, elle a su garder la tête froide, et elle fut bien la seule. Je ne sais pas comment elle a fait, sans doute la déception, nous étions pourtant jeunes et amoureux, je n’ai su que bien plus tard que je hantais ses jours et ses nuits. J’ai été le plus bel abruti que la Terre ait porté ce soir-là, j’ai totalement mérité ce que j’ai pris en pleine tête, forcément. " Ne me fais pas croire que tu es à ce point attaché au protocole mon cœur. Il t’arrive toi aussi de marcher hors des sentiers battus, non ? " « La preuve en est, j’ai arrêté de vouloir toutes les avoir, je ne voulais plus que toi. Ça c’était un changement radical. C’est mon tableau de chasse qui a en a pris un coup par la suite. » Parce que du rythme infernal que je tenais avec toutes mes groupies, je suis passé à une fidélité pleine et entière, hormis mon aparté avec Lorelei, j’ai été l’homme le plus fidèle qui soit, et si c’est une simple formalité dans la vie d’adulte, à la fac, c’était une toute autre histoire, la jungle, une histoire de tentation qui se devait d’être assouvie. Mais je n’avais que Jane, cette jeune femme qui incarnait à elle seule tous les interdits, et tout ce dont un homme peut rêver pourtant. Elle acceptait sans broncher mes multiples répétitions avec le groupe, a fini par devenir la photographe officielle de ce dernier et nous suivait partout où nous allions. J’adorais ça.
Mais chéri, dois-je te rappeler que tu avais choisi un endroit ni conventionnel ni traditionnel pour me demander de t’aimer. Les toilettes ont jeté le discrédit sur tes allégations. Pourtant je me souviens de chacun de tes mots. C’est toi, Jane. C’est toi et pas une autre. Je sais pas pourquoi, me le demande pas. Quoiqu’il en soit si tu avais été plus direct j’aurais capitulé instantanément. " « Je n’avais que ça sous la main. J’avais dans l’idée, une fois que tu m’aurais dit oui, de partir en douce et de les laisser ranger le matériel, pendant qu’on aurait pris le premier avion pour la destination de ton choix. Ou peut-être pour ma chambre à la fac. Tout aurait dépendu de ton humeur. Mais tu t’en souviens, c’est que j’étais un beau parleur plutôt efficace. » Lui souriant en l’embrassant tendrement par-dessus la table.
" Et je regrette de ne pas avoir acheté cette lingerie... du temps je veux t’en accorder aussi. Les parents épanouis élèvent des enfants heureux, tiens-le-toi pour dit ! " Je lui souris, un peu intéressé, et flatté de son intérêt. J’embrasse sa main et lui glisse entre mes lèvres : « Je serais ravie de te retirer tout ça aussi vite que l’idée de te faire l’amour vient de me prendre. » Nous allons donc nous épanouir, je m’y engage sans renoncer.

Nous sortons du restaurant main dans la main, la tête pleine de projets, pour notre fils, pour tout ce que nous pourrons lui apporter, comment créer son avenir. " J’en ai juste sélectionné quelques-unes, je te laisse le choix final. Je ne veux rien laisser au hasard. Mes prérogatives ont toujours été de te faciliter la tâche et je vais m’employer à faire la même chose pour Luka. " « J’aimerais qu’on la choisisse ensemble son école. Et qu’on fasse plusieurs demandes, je voudrais l’inscrire dans celle qui lui correspondra le plus au moment voulu. On ne peut pas savoir quel genre de petit garçon il est, pas encore. » Et il aura sans doute des prédispositions pour une chose ou une autre, et je tiens à respecter ce qu’il aimera, faire en fonction de ce qu’on lui proposera. Il pourrait être plus disposé à une éducation libre et à la carte, ou alors aurait-il besoin d’un cadre et nous décèlerons chez lui une adoration des limites… Certains enfants ne sont simplement pas scolaires, alors c’est à l’école de s’adapter. J’ai besoin de savoir qui est mon fils pour lui prodiguer le meilleur. Quant à ce qu’on peut dire de la réputation de telle ou telle école, je m’en contrefous, du moment qu’il s’y sent à sa place.
Sur le chemin du retour, nous avons à cœur de mettre en place les premières pierres de l’éducation de notre fils. Nous sommes déjà en désaccord, mais c’est ce dont nous avons besoin pour trouver un terrain d’entente. " Monsieur et Madame Invanov, on a déposé un message pour vous que j’ai ordre de vous remettre en main propre. " Je me dirige vers la banque pour récupérer la lettre et l’ouvrir, connaissant l’aversion de ma femme pour les enveloppes au contenu inconnu. C’est un truc chez elle, il arrive même parfois qu’elle n’ose pas ouvrir une lettre officielle, par peur de ce qui se trouvera dedans. Comme si la laisser fermée changera quoi que ce soit à la donne. Mais c’est une bonne nouvelle qui nous attend, la meilleure qui soit. Je ne pensais pas que les choses pourraient aller aussi vite. " Ne me dis pas que tu n’as rien à voir avec ça ? Encore une qui n’a pas su résister à ton charme et ton pouvoir de persuasion ! " « Je t’avais dit que j’étais le meilleur il me semble… » " Monsieur Invanov je vous interdis de me toiser avec ce regard triomphant. " Je lui souris et la regarde s’approcher de moi, avant qu’elle ne se jette littéralement contre moi, doucement, pour me faire part de sa joie et transgresser toutes nos règles, tacites, de discrétion. Elle se jette à mon cou. " Ça y est on y est arrivé ! " « On y est arrivés mon amour… Je suis tellement fier de toi… » La serrant contre moi, mes bras faisant le tour de son corps en nous balançant légèrement. C’est grâce à elle tout ça, uniquement à elle. Nous prenons l’ascenseur, arrivons jusqu’à notre chambre et je pose les paquets dans un coin avant de refermer derrière moi, à clé. Je plaque Jane délicatement contre le mur, la dévorant du regard. « Je crois qu’il faut vraiment qu’on s’épanouisse au maximum avant demain. Qu’est-ce-que t’en penses ? Parce que moi, j’ai des tas d’idées… » Je dépose quelques baisers dans son cou, sent ses bras passer autour du mien, puis après plusieurs assauts, fini à genoux devant elle. J’embrasse délicatement son ventre, en soulevant son chemisier, puis c’est au tour de sa jupe, de subir le même sort. Je passe sa jambe par-dessus mon épaule et vient agacer son entrejambe. Mes mains caressent sa peau, tandis que ma langue caresse la zone la plus érogène de son corps, dans une infinie douceur, appelant à l’excitation…

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Sujet: Re: Family Affair - [Terminé] ( le Lun 8 Jan - 22:15 )

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Jane & Nicolaï Invanov


« Je serais ravie de te retirer tout ça aussi vite que l’idée de te faire l’amour vient de me prendre. » Je regarde mon mari avec autant d’amusement que de surprise... Monsieur Invanov peut enclin d’habitude à sortir de sa réserve naturelle en public, vient de dire dans un restaurant faire l’amour à voix haute... ou presque. Il est vrai que nous avons choisi une table un peu isolée et que nos quelques lointains voisins ne parlent pas la même langue que nous. Mais il y a un langage universel qui ne trompe pas, c’est celui du corps. Je savoure intérieurement ma victoire, celle de susciter sa curiosité et son intérêt. " Tu es toujours le même beau parleur qu’il y a vingt ans mon amour. Quel dommage que tu sois ce psychiatre renommé, sinon je me laisserai volontiers enfermer cette fois encore dans les toilettes pour vérifier que ce que tu dis est vrai. Je t’avais pourtant conseillé de te lancer dans une carrière de rock star. Personne n’aurait alors trouvé ça choquant, à part ta horde de groupie. " Je suis sûre qu’ils auraient pu y arriver, les Efter Brylluppet étaient plutôt doués. Ils ont répété un nombre incalculable d’heure, écumé un tas de petites salles de concerts. J’étais leur plus grande fan. Nicolaï m’emmenait partout avec lui et peu importe où il me traînait je le suivais les yeux fermés. Les autres membres du groupe, Donovan en tête, qui balançait la sienne de droite à gauche quand nous arrivions essoufflés et en retard aux répétitions, n’étaient pas franchement ravis au début mais ils ont dû se résoudre à l'idée de devoir me supporter. Ce que je préférais c’était les festivals d’été. D’une part le froid et l’hiver nous semblaient loin et d’autre part nous avions la camionnette rien qu’à nous, nos amis choisissaient d’aller camper plus loin, très loin à vrai dire. Nous nous y retrouvions dès que nous en avions l’occasion sur un matelas à même le sol. Nous étions jeunes et terriblement amoureux et nous ne rations jamais l’occasion de nous aimer... avec en bruit de fond la clameur des festivaliers ou des différents groupes qui se produisaient. 
Même s’il ne l’a jamais vraiment avoué, par courtoisie ou par pudeur, je le soupçonne d’avoir abandonné ses rêves de gloire pour moi, d’être devenu le respectable docteur Invanov pour m’offrir une vie facile, des chambres d’hôtels luxueuses lors de nos nombreux voyages ou des restaurants comme celui où nous sommes. Pourtant j’étais la plus heureuse enfermée avec lui dans cet habitacle de 5 mètres carré. 
 
Nous regagnions en discutant et sans nous en rendre compte l’hôtel où nous attend la plus merveilleuse des nouvelles. C’est Nicolaï qui a l’honneur d’ouvrir et découvrir le contenu de l’enveloppe. Je déteste les surprises, en particulier les mauvaises et j’ai toujours peur que le ciel me tombe sur la tête.  C’est comme ça depuis qu’il l’a rencontré et qu’elle s’est envolée... je redoute plus que tout qu’il reçoive un signe d’elle, une lettre, un appel... C’est ridicule, je suis intimement convaincue qu’il n’en a pas entendu parlé depuis une éternité mais je suis également persuadée qu’il l’attendait, qu’il l’espérait. En plus de la peur lancinante de la voir réapparaître, en plus de m’avoir ravi le cœur et l’exclusivité des sentiments de mon époux elle m’a également volé une bonne partie de la légèreté avec laquelle je m’étais habituée à cohabiter.
Je le vois sourire et je me dis fermement que tout ça est loin de nous maintenant, que nous nous sommes sortis de cette impasse plus proche que jamais. « Je t’avais dit que j’étais le meilleur il me semble… » Il a réussi par je ne sais quel miracle de convaincre cette femme et l’autorité qu’elle représente que nous étions les parents de Luka, les meilleurs qui soient. Il ne m’en veut pas de lui sauter dans les bras sous les yeux rieurs de la réceptionniste. Ses bras se referme sur moi, ses mots sont tendres et doux. « On y est arrivés mon amour… Je suis tellement fier de toi… » " Merci à toi mon ange de nous avoir emmené ici, d’avoir forcé la main du destin, et d’avoir mis un terme à toutes ces années d’attentes, d’errances. "
Je veux exprimer toute la reconnaissance et l’admiration que j’éprouve pour mon mari loin des regards indiscrets et je n’ai plus qu’une idée celle de regagner notre chambre. Mais c’est lui qui arrive à me surprendre. J’ai à peine le temps d’enlever mes chaussures que je me retrouve coincée contre le mur. « Je crois qu’il faut vraiment qu’on s’épanouisse au maximum avant demain. Qu’est-ce-que t’en penses ? Parce que moi, j’ai des tas d’idées… » " Je pense que j’ai vraiment hâte que tu m’en fasses part mon amour. " Il ne répond pas et s’exécute. A genoux devant moi il embrasse mon ventre, avant de soulever ma jupe et d’enlever ma lingerie. Mes doigts se perdent dans ses cheveux. Je sens ses baisers brûlants et bientôt sa langue qui emprisonne mon intimité. Ma jambe au-dessus de son épaule je sens petit à petit la volupté affluer, se déployer, se propager en moi comme une traînée de poudre dévastant tout sur son passage. Depuis le début de notre histoire c’est bien de ça dont il s’agit entre nous, il essaye encore et encore d’annihiler toute ma volonté et moi je fais semblant de lui résister.  Alors pour continuer de pratiquer notre jeu préféré je me dégage pour tomber à ses pieds.  " Nicolaï si tu continues comme ça, nous allons nous épanouir pleinement, aujourd’hui, demain et tous les autres jours. " Les deux mains plaquées sur son torse je le pousse à s’allonger pour le rejoindre. Nous roulons sur la moquette ivre de désir réunis par un baiser qui ne voudrait jamais se terminer. Mais je ne veux pas m’avouer déjà vaincue, j’aspire de le voir lui aussi s’affoler et se troubler. " Ce qu’il y a d’embêtant dans tes idées c’est que tu veux être le seul à t’amuser.  Moi aussi je veux jouer et j’ai très envie de commencer par t’arracher ta chemise... Évidemment je n’en ai pas pris d’autres et il serait inconvenant d’arriver demain au tribunal dans une tenue négligée ? " J’enlève un à un les boutons de celle-ci et embrasse, mordille ou caresse de ma langue chaque bout de peau qui apparaît. Son odeur, sa poitrine qui se soulève plus vite, sa respiration qui se fait plus brève finissent de m’étourdir. Alors avec la même lenteur calculée je défais sa ceinture et la fermeture de son jean. Cela fait tellement longtemps, moi aussi je veux le goûter...





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Sujet: Re: Family Affair - [Terminé] ( le Sam 13 Jan - 12:00 )

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Jane & Nicolaï Invanov

Je suis d’une nature plutôt réservée en public en règle générale, en tout cas depuis que je suis devenu un adulte et non plus le petit con presque prétentieux que j’étais pourtant à la fac. Autant vous dire que je ne suis pas ce qui se fait de plus facile à gérer dans un amphithéâtre un lendemain de grosse soirée mais j’ai su me reprendre. J’ai opté pour une vie sérieuse et un métier stable. Pour Jane ? Sans doute en grande partie oui. Nous avions eu notre heure de gloire avec le groupe. Combien d’été passés sur les routes, dans les festivals et les hivers dans des salles toutes plus petites les unes que les autres, mais une ambiance tellement électrique qu’elle nous semblait être une grande salle internationale. On s’y croyait et on rêvait chaque matin, ou plutôt début d’après-midi, quand on se levait. Et pas une fois Jane n’a manqué à l’appel. Si au début mes potes, que dis-je, mes frères, faisaient la gueule, ils ont vite vu que Jane n’était pas un frein à notre rêve, pas une Yoko Ono, bien au contraire. Elle suivait sans rien dire, en participant même, sans râler et en prenant même un plaisir non dissimulé. Nous nous aimions, en symbiose, et je voulais que toute notre vie soit comme ça. Chaque soir je la dévorais du regard depuis la scène et chaque soir, elle immortalisait nos piètres prestations avec son appareil. Je me souviens d’avoir mis de côté plusieurs cachets, même ceux de tout un hiver, pour pouvoir lui offrir, une fois les vacances d’été arrivées, un nouvel appareil. Ce qui se faisait de mieux sur le marché. Et j’étais on ne peut plus fier de moi, quand mes potes ne comprenaient pas du tout le sens de la démarche dans le sens où elle en avait déjà un. Ils ne comprennent rien à l’amour, c’était la seule idée qui me venait en tête et puis de toute façon, je n’en n’avais pas la moindre chose à faire pour être tout à fait honnête. Jane était heureuse, ça se voyait, alors à quoi bon ?
Et puis j’ai fini par faire un choix, un choix de raison. Notre diplôme obtenu, nous aurions pu signer avec un Label, on aurait pu. Mais j’ai pensé à elle, et à la vie que je me devais de lui offrir. Ça va quand on a 20 ans, qu’on vit nos rêves. Mais quand vient le moment de devenir adulte, de se marier, de projeter une vie sérieuse, de construire quelque-chose… Tout ça, c’est bancal, c’est du rêve la plupart du temps. Et une fois le succès parti ? Envolé ? Que reste-t-il de tout ça ? Si ce n’est des souvenirs et une amertume profonde ? J’avais peur de tout ça, peur que tout s’arrête et que Jane parte aussi. Alors je me suis dit qu’elle méritait mieux qu’une vie de toute et que son talent était tellement prometteur que je n’aurais pu la priver de sa carrière. Si elle s’était installée et moi pas ? Alors nous aurions volés en éclat. Je ne regrette pas. J’ai fait le bon choix, elle est là, chaque jour, à mes côtés, et aujourd’hui, face à moi, au restaurant.

Quand nous rentrons à l’hôtel, il me revient d’ouvrir l’enveloppe qui nous revient. Je ne sais pas le moins du monde ce qu’elle peut contenir, ou de quelle teneur est la nouvelle, mais je prends mon courage à deux mains pour en prendre connaissance, après tout, c’est mon rôle.
Luka est notre fils, ou sur le point de l’être. Demain matin, nous serons officiellement parents, quoi de plus beau ? Pour l’instant, je ne vois pas, alors je réponds sans mesure à son étreinte. Tant pis pour la bienséance. Je lui rappelle que je suis fier d’elle, tout ça c’est grâce à elle. Et enfin, nous montons dans la chambre, dans laquelle je ne lui laisse même pas le temps de respirer. Que ce soit bien clair, ce soir, nous sommes dans une bulle impénétrable, il n’existe plus rien autour qu’elle pour moi. Alors que je m’emploie à lui procurer un réel plaisir, tout personnel, elle finit par glisser contre le mur après la première vague de plaisir. " Nicolaï si tu continues comme ça, nous allons nous épanouir pleinement, aujourd’hui, demain et tous les autres jours. " « Mais je n’ai aucune intention de m’arrêter… » Je lui souris, complice, et charmeur. S’en suis une étreinte, passionnée, comme deux ados dans la camionnette à l’époque de la fac. " Ce qu’il y a d’embêtant dans tes idées c’est que tu veux être le seul à t’amuser. Moi aussi je veux jouer et j’ai très envie de commencer par t’arracher ta chemise... Évidemment je n’en ai pas pris d’autres et il serait inconvenant d’arriver demain au tribunal dans une tenue négligée ? " « Le tribunal, demain… Je l’enlève. » Je viens de reprendre deux secondes la lucidité qui est mienne au premier abord. Je me redresse pour la retirer et n’ait le temps de rien que déjà l’amour de ma vie me plaque au sol, usant et abusant de sa position. « Jane… » Ce n’est pas fairplay, je ne vais pas tenir longtemps, j’ai bien trop envie d’elle, mais je la laisse disposer de moi comme bon lui semble. Et sans prévenir, elle s’attaque à ma virilité, dans une caresse buccale que je serais alors incapable de décrire tellement elle m’enivre. Encore une fois, je répète son prénom, une main glissant délicatement dans ses cheveux, le souffle court. Quand je sens que je serais incapable de tenir plus longtemps sans écourter notre échange, je préfère reprendre l’avantage et me relever, la déposant sur la console de la chambre. J’écarte ses jambes et entre en elle, nous sommes un, je la serre contre moi, accentuant la danse de mon bassin, tout contre le sien. Langoureux, passionné…

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