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- Family Affair - [Terminé] -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Autour de Naples :: Le reste du monde
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Jane InvanovLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: Family Affair - [Terminé] ( le Mer 17 Jan 2018 - 17:25 )

Family Affair
Jane & Nicolaï Invanov


Je voudrais qu’il se laisse aller pour cette fois, qu’il pense un peu à lui, qu’il arrête de se contrôler. « Jane... » C’est le plus puissant des aphrodisiaques de le voir capituler, s’oublier avec moi, contre moi. J’aimerais lui rendre au centuple le plaisir qu’il me fait, la confiance et l’amour qu’il me donne. Mais c’est sans compter sur sa force de caractère, sa volonté, sa fermeté et quelques fois même sa rigidité... Quand mon mari prend une décision il revient dessus difficilement. Il pense souvent et a juste titre d’ailleurs qu’il a raison et il est souvent compliqué de le faire changer d’avis. Dans la mesure où il ne se met rarement en avant, en pensant d’avantage aux autres qu’à lui-même, ses patients, ses amis, moi, il est toujours persuadé de faire le bon choix. Mais ce n’est pas toujours le cas. Je suis consciente qu’il a renoncé à tellement de choses pour me faire plaisir, a toujours pensé à mes intérêts plutôt qu’aux siens. Ce qu’il n’a jamais tout à fait compris c’est à quel point son bonheur suffit au mien. Je l’aime depuis le premier regard, mon Nicolaï, mon amour, ma vie... Nous étions tellement heureux et insouciants quand nous n’avions rien à nous offrir à part l’amour inconditionnel que nous partagions... et pourtant. Comme tout le monde, nous avons cru que grandir c’était d’avoir un métier, une jolie maison où nous pourrions y élever nos enfants. Ce n’est pas seulement ça grandir, c’est surtout trouver ce pour quoi on est fait et s’y abandonner. J’ai su un soir sur un banc ce à quoi j’étais destinée, à ce moment précis où je lui ai promis de ne jamais douter. Alors j’aurais pu faire facilement une croix sur la vie établie qui est la nôtre, mon métier que pourtant j’aime passionnément exercer, juste pour le suivre.
Je le sens proche d’exploser et je redouble de passion pour arriver à mes fins mais finalement et comme je l’avais envisagé il se redresse et me soulève. Ce n’est pas vraiment pour me déplaire puisque nous sommes l’un contre l’autre et bientôt l’un avec l’autre, et que nous accompagnons nos bassins de la même manière. Nos corps se répondent, se frôlent ou s’empoignent au même rythme. J’ai chaud et pourtant je frissonne sous ses caresses, ses baisers, dans cette course insensée vers notre plaisir. Je ferme les yeux, me concentre sur les sensations délicieuses que me procure mon mari. Il est comme toujours attentionné, attentif à mes moindres réactions, mes soupirs. Des picotements significatifs remontent le long de mes jambes qui se resserrent autour de sa taille. Nicolaï tu vas me rendre folle mais je le suis déjà depuis si longtemps. Mon amour ne t’arrête pas, ne t’arrête plus jamais... C’est là que je rends les armes une seconde fois... mais pas la dernière. Il avait prévenu qu’il ne voulait pas s’arrêter et compte me le prouver. La soirée nous appartient et nous fessons l’amour encore et encore sans doute pour rattraper un peu du temps perdu, aussi pour nous démontrer que notre démarche n’est pas vaine, qu’elle a toujours la même importance, le même sens et remplie les mêmes espoirs qu’au moment où nous avons décidé de devenir une famille.
Épuisés nous nous endormons en riant et en plaisantant sur le fait que nos voisins de chambre doivent nous maudire d’avoir fait autant de vacarme et ce une bonne partie de la nuit. Évidemment je suis comblée, et oui épanouie mais j’en tire parti pour me moquer gentiment de lui. " Monsieur Invanov, ce n’est vraiment pas sérieux... "

Dans ses bras j’oublie tout et m’endors rapidement... mais pas pour très longtemps. Je suis impatiente de retrouver Luka, de le leur prendre et de lui montrer que la vie n’a rien à voir avec ce qu’il a connu jusqu’à présent. 
J’ai un peu de temps pour flâner dans la salle de bain, me détendre pour faire face à cette journée cruciale. En essayant de faire le moins de bruit possible, cette fois, je me faire couler un bain dans lequel je me prélasse. J’ai le corps endolori par toutes nos turpitudes mais je le sens en même temps si vivant que j’en ris. Je prends un temps fou pour me préparer, pour me faire belle pour lui, pour eux deux. J’apprécie ce calme avant la tempête, et en profite pour fouiller dans mon sac afin d’y ressortir un cadeau de Nicolaï, un symbole de notre passé. J’ai sorti de la naphtaline mon vieil appareil photo en faisant les cartons. Il n’était plus en état de marche alors, mais j’ai pris soin de le faire réparer avant de rejoindre l’Italie et notre nouvelle vie. Plus personne aujourd’hui ne fait développer ses pellicules, juste quelques passionnés comme je l’étais avant d’abandonner complètement cet ancien hobby que pourtant j’adorais... 
Je m’arrête devant ce grand lit où repose mon mari. Je suis armée de mon vieil engin, aujourd’hui est une journée spéciale et j’ai envie de me rappeler chacun des moments qui vont la jalonner. En m’accroupissant à côté de lui, je l’admire une fois encore. Étendu sur le ventre, les bras croisés sous son visage, il respire doucement. Le drap ne couvre pas son dos. Il est si beau, peut-être même davantage qu’il y a vingt ans. Les années ne semblent pas avoir de prise sur lui, même ses quelques rides apparues avec le temps accompagnent joyeusement ses yeux rieurs et son merveilleux sourire. Je me force pour ne pas tendre la main vers sa barbe naissante sous peine de le réveiller… mais c’est le flash qui s’en charge. Je caresse alors ses cheveux, embrasse enfin sa joue rugueuse puis sa bouche avec tendresse. " Mon amour il est l’heure de te lever si tu ne veux pas que le groom te surprenne nu, j’aui commandé notre petit déjeuner. " Il ouvre les yeux difficilement mais souris allègrement avant de joindre ses lèvres aux miennes. " Bonjour Monsieur Invanov, vous avez bien dormi ? Peut-être pas assez... mais il va pourtant falloir vous y faire au manque de sommeil et aux biberons inopinés ! "

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Dernière édition par Jane Invanov le Jeu 18 Jan 2018 - 0:59, édité 1 fois
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Nicolaï InvanovLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: Family Affair - [Terminé] ( le Mer 17 Jan 2018 - 23:09 )

Family Affair
Jane & Nicolaï Invanov

Nous passons la nuit à ne faire qu’un. Nous ne sommes plus qu’un seul corps, une seule âme, un esprit, et un plaisir infini. Jamais je crois il ne m’avait été donné de retrouver ma femme de la sorte, jamais encore il ne m’avait été donné de l’aimer aussi intensément, ou de cette façon-là. Un peu comme si notre amour prenait une autre direction, pas moins bien, pas moins censée, mais un amour évolué de par notre nouveau statut. Nous sommes parents, ce qui ne veut pas dire que nous sommes deux personnes distinctes qui avançons en parallèle. Les parallèles ne se croisent pas, nous, nous faisons tout main dans la main. A chaque fois que je croise son regard, troublé et dilué dans le plaisir et le désir, le mien ne fait que décupler, traduit par mes gestes tendres, langoureux, afin de prolonger l’instant, toute la nuit…
C’est complètement épuisés, à bout de forces, mais on ne peut plus complices, et dans les bras l’un de l’autre, que nous commençons à ressentir le poids du manque de sommeil. Confortablement calée entre mes bras, sa peau nue contre la mienne, Jane et moi plaisantons à propos des voisins sans doute fortement incommodés par notre mode de vie quelque-peu fantaisiste, cette nuit. Je n’en n’ai cure, vraiment. Tout ce qui compte à cet instant, c’est de redevenir un ado, pour la dernière fois, tout près d’elle, ses lèvres à portée des miennes. Faisons les malins maintenant et commençons à creuser notre manque de sommeil dès à présent, après tout, ce n’est pas comme si les nuits réparatrices allaient jalonner notre quotidien à partir de maintenant…

Le lendemain, c’est un peu plus compliqué que ça… J’accuse le coup, je crois que je n’entends même pas Jane se lever et déposer un baiser sur mon épaule quand elle se lève pour aller prendre son bain, dont je n’entends pas l’eau couler. Le besoin de sommeil se fait sentir, et je n’entends même pas le cliquetis mécanique du miroir de l’appareil photo de ma femme. Ce vieil appareil photo qui avait fait tellement plaisir à Jane. J’ai bataillé pour le lui obtenir mais ça valait le coup. L’éclat qu’avait pris son regard suite à ça valait tout l’or du monde.
Ma barbe pique légèrement, je n’ai pas eu le temps de me raser, mais ça ne l’empêche pas d’y déposer un baiser. Puis deux. Une fois que le flash m’eut réveillé. C’est un sourire qui anime mes lèvres quand je sens les siennes s’y glisser. " Mon amour il est l’heure de te lever si tu ne veux pas que le groom te surprenne nus, j’ai commandé notre petit déjeuner. " « Mm… » Difficile que d’ouvrir un œil, quelle heure il est ? « Pourquoi tu sens si bon si tôt ? » Elle est parfumée, sens le shampooing et le gel douche tout frais. Pourtant j’ai l’impression d’avoir fermé l’œil une minute, pas plus. " Bonjour Monsieur Invanov, vous avez bien dormi ? Peut-être pas assez... mais il va pourtant falloir vous y faire au manque de sommeil et aux biberons inopinés ! " « Je m’y fais, je m’y fais… » La voix pâteuse, tentant de poser ma tête de l’autre côté de l’oreiller. Je la tire par le bras et la fait tomber sur moi une fois remis sur le dos. « Mais avant toute chose, je pourrais bien m’occuper de toi… » Embrassant son décolleté m’étant offert, sa chemise ayant manqué quelques boutons. « On est vraiment en retard ? » La réponse est oui. Alors je laisse ma femme récupérer le petit déjeuner pendant que je file sous la douche, en profitant pour accuser un réveil glacé. Une chemise repassée par les soins de madame et un jean ajusté. Je sors pour partager un petit déjeuner digne de ce nom avec ma femme, puis je constate qu’il est l’heure.
Nous avons pris soin de nous équiper d’un maxi cosy que je peine à monter sur le parking de l’hôtel. « Je crois que c’est bon, ça tient. Teste-le ? » Je fais plus confiance en ma femme et son instinct maternel qu’en mes talents de bricoleurs. Du dimanche. Mais je dois avouer que je suis plutôt fier de ma performance là tout de suite !
Nous voilà devant l’orphelinat, le cosy à la main, que je prends, pour débarrasser ma femme et lui laisser les mains libre pour prendre Luka, je sais qu’elle y tient. « C’est partie ma chérie. » Je prends sa main, et nous avançons vers la porte qui fera de nous de vrais parents. Quand enfin on se retrouve devant notre fils, je ne peux réprimer un sourire fier. « Salut mon bonhomme. » Je l’embrasse sur la tête une fois qu’il est dans les bras de sa mère, et profite de quelques minutes avant de partir signer les derniers dossiers en question. « On y va mon fils ? » Lançant un regard complice à ma femme, dont les yeux brillent de fierté.

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