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- [Terminé] that awkward moment you ask your boss to be your fake girlfriend • floriana -

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Donatello LucciToujours frais après un litre de café
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Sujet: Re: [Terminé] that awkward moment you ask your boss to be your fake girlfriend • floriana ( le Jeu 15 Fév 2018 - 6:43 )


floriana & donatello
that awkward moment you ask your boss to be your fake girlfriend

Je ris légèrement lorsqu'elle propose le rôle de gay si jamais nous en avons besoin. Je tente d'imaginer et ça me fait marrer. Mais bon, je sais que si ça arrive un jour, je cours demander l'aide à Osvaldo. Il prendra le rôle avec plaisir et s'en vantera pendant un mois. « Et tant qu'à y être, un changement d'orientation pourrait être la raison de notre séparation. » Et en disant cela, je plaisante, bien entendu. Pas envie qu'on raconte ce genre de truc à mon sujet. Le plan pour que mes charmes n'aient plus d'effet auprès de la gente féminine. Quoique… « Comme ça problème réglé et je vais me faire plein de nouvelles copines. » J'ajoute, petit sourire amusé aux lèvres. Parce que les filles aiment bien les mecs gays. Comme quoi c'est la mode d'avoir un meilleur ami homosexuel. On parle ensuite de mes potes et de ce qu'il pouvait penser d'elle. C'est sûr que dès que je leur présente une fille comme étant ma petite amie, ils se doutent que d'ici un mois, je vais avoir passé à autre chose. Et vu ma réputation, ils ne comprennent pas nécessairement pourquoi les filles s'entêtent à vouloir une relation avec moi. Suite à mon commentaire, elle semble outrée et je secoue tout de suite la tête, parce que c'était loin d'être une insulte. « Mais non, je dis pas ça ! Tu peux fantasmer sur l'idée, mais tu sais que tu mérites mieux. » Je ne sais pas si je suis claire ou si je ne fais que m'enfoncer, mais bon. C'est un compliment, je vous jure. Son sourire qui vient se dessiner sur ses lèvres m'annoncent qu'elle se fout un peu de ma gueule. Sinon, bon, je ne la connais pas en relation, je ne sais pas si c'est dans son habitude de se faire avoir ou non, mais d'après ce que j'ai compris, elle sait que les mecs sont des connards et qu'il vaut mieux se limiter aux histoires d'une nuit. Rien de plus. « T'es pas comme les filles que je fréquente habituellement. Et crois-moi, c'est un compliment. » Je rajoute, au cas où elle le prendrait personnelle. Avec les filles, on ne sait jamais. Tu fais un commentaire, elle pense que tu la traites de moche ou de grosse et tu deviens la pire personne qui existe sur cette terre. C'est une des raisons pour laquelle j'ai largué Sasha. Elle se pensait toujours attaqué. Et j'ai beau tenté de me rattraper, elle ne voulait pas m'écouter alors, tant pis. Balancer des commentaires débiles, c'est tout ce que je fais de mes journées. Donc, si tu sors avec moi, faut accepter ça.

En tant que grande gamine qui se respecte, Floriana s'excite à la vue d'une fontaine et ne se gêne pas d'aller s'y mettre les pieds. Venant d'elle, je suis surpris. Je sais que ce n'est pas le genre à se soucier de ce que pense les gens, mais je ne l'imaginais pas faire ce genre de folie. C'est cute, ça me décroche un sourire. Elle me demande de la rejoindre et puisque je suis aussi cool qu'elle, je me mets pieds nus et, à mon tour, trempe mes pieds dans l'eau fraîche. On en vient à parler des passants qui viennent y lancer des pièces dans l'espoir que leurs souhaits soient réalisés. Et n'était pas la personne la plus superstitieuse qui existe et après avoir souhaité plusieurs vœux sans en voir un se réaliser, je n'y crois pas. Je lui demande donc si elle avait déjà fait un souhait ici. Elle me raconte une petite anecdote qui me fait sourire et lorsqu'elle mentionne y avoir lancé n'importe quoi, j'arque un sourcil. « Donc, t'es en train de me dire que demain je vais devoir aller me faire vacciner contre le tétanos ? » Je plaisante, en mimant une grimace dégoutée. Mais du coup, je jette quand même un coup d'oeil autour de moi, parce que je suis sûr qu'elle n'est pas la seule à avoir eu cette idée. « C'est quand même drôle qu'on ne se soit jamais croisé auparavant. Quoique, c'est peut-être mieux ainsi. J'étais un p'tit con. » Je ris, mais je réalise surtout que j'ai employé l'imparfait. « Enfin, je le suis toujours, mais moins qu'avant. » Difficile à croire, mais à l'époque, il n'y avait pas plus con que moi. Pas vilain, tout simplement con. Du coup, si elle m'avait connu à cette époque, je serais présentement dans sa liste noire, comme toutes les filles qui m'ont connu à cet âge. Mais reste qu'on ne s'est jamais croisé. Je dis jamais, mais peut-être que si, mais je ne m'en rappelle tout simplement pas. Pourtant, elle est le genre de fille que je remarque facilement. Et puis, digne d'une publicité Pantene, elle défait son chignon, laissant ses cheveux tomber sur ses épaules. Et moi, en tant qu'homme faible, je la regarde un instant - ou plutôt l'admirer. Putain qu'elle est belle. Juste à la regarder, j'en envie de sentir la chaleur de ses lèvres contre les miennes et mes mains sur sa peau nue. Non, Donny. Si tu commences, tu ne pourras plus t'arrêter. Là, t'es dans un lieu public, alors un peu de retenue. Juste un baiser ? Je m'approche doucement, tentative de charme, mais tout ce que j'en retire, c'est mon cul trempé dans la fontaine et les rires des gens autour. Bravo ! « J'ai même pas eu le temps de lancer une pièce que mon vœu s'est réalisé. » Je ris, sarcastiquement. Elle peut bien se moquer la gueuse ! C'est alors que je décide de rigoler moi aussi, en la ramenant dans l'eau, avec moi. À mon tour, j'éclate à la vue de sa tronche. Sauf que contrairement à moi, elle ne semble pas du tout amusée. Le choc peut-être ? Non. Elle se met à me parler de sa robe trempée qu'elle devait ramener. Eh merde… Elle est trop sérieuse pour que ce soit une blague. Putain, t'es con Donny ! Un air de culpabilité vient s'afficher sur mon visage. « Je suis désolé ! Je pensais que c'était la tienne. Je vais te la payer, peu importe le prix. » Je ne croyais pas qu'elle s'était acheté une robe spécialement pour la soirée. « Je t'ai eu ! » lâche-t-elle, l'air amusé. Je fronce les sourcils. NON MAIS ! J'Y CROYAIS MOI ! Comment elle ose ? Elle vient me balancer de l'eau en plein visage, que je tourne pour éviter de m'en prendre dans les yeux. Je ris, de soulagement, avant de l'éclabousser à mon tour. Puis, lorsqu'elle tente de me pousser, c'est elle qui perd son équilibre. Comme tout bon ami, je ris à son malheur. En même temps, elle ne se gêne pas pour moi. Accroché à mon cou, elle lève les yeux vers moi. « Ça c'est le karma. » dis-je, sourire aux lèvres. On a l'air à deux gamins, mais on s'en fout. On s'amuse et c'est tout ce qui compte. Son regard plongé dans le mien, elle se calme et les rires cessent. C'est alors qu'à ma plus grande surprise, elle vient m'embrasser. Pas que je ne m'y attendais pas, mais habituellement, lorsqu'elle prend cette initiative, les circonstances ne sont pas les mêmes. Instinctivement, j'y réponds, mes mains viennent se glisser dans son dos, rapprochant nos corps, intensifiant le baiser. Je ne sais pas si c'est la meilleure idée, puisque nous sommes dans une fontaine, au milieu d'un aire public, mais mes lèvres ne veulent plus lâcher les siennes. Leur douceur me poussent à en redemander et prolonger ce baiser rempli d'envie. Dans le moment, on en oublie quasiment où nous sommes. Mes mains, qui caressent chacune de ses courbes, n'ont qu'une envie : enlever cette robe et sentir la chaleur de sa peau. « HEY ! » Et hop, comment ruiner un bon moment. On tourne la tête en direction de la voix, un jeune homme dodu vêtu d'un uniforme de police s'approche de nous. Bon, ça y est ! C'est qui le connard qui a fait une plainte ? Je lève les yeux au ciel. Ils ont toujours un bon timing ces flics. « Je vous demande de sortir de la fontaine. » Ah, mais c'est qu'il se prend au sérieux le mec. Oulah, attention. Du coup, je le relève, tout en aidant Flo à faire de même. « Désolé m'sieur l'agent. Elle est tombée, j'ai dû lui faire le bouche-à-bouche. Mais tout est sous contrôle. » Un peu d'humour ne tue personne. L'agent ne semble pas rigoler, mais bon. J'ai essayé. S'il veut être misérable et s'abstenir de rire à mes blagues, c'est son problème. Il ne sait pas ce qu'il manque. Une fois sortie de la fontaine, toujours aussi trempé. On passe près du policier, je lui fais un salut en mode militaire avant de poursuivre notre chemin vers la voiture.

Dans une petite rue tranquille, un peu plus loin, on arrive à mon SUV. Malgré l'interruption du policier, ce désir qui m'avait pris lors du baiser est toujours bien présent. Dire que je dois patienter jusqu'à l'hôtel. Ouais, non. « Eh oh. Pas si vite. » dis-je d'un ton joueur avant qu'elle ouvre la portière. La rue est déserte, n'étant pas une rue principale, et je crois que c'est la première fois que je suis heureux d'être stationné un peu plus loin. Sans plus attendre, je prends son visage dans mes mains et vient l'embrasser langoureusement, reprenant où nous nous étions arrêtés dans la fontaine. Je la plaque contre ma voiture, collant mon corps au sien, me perdant à nouveau dans cet échange. Son visage toujours dans mes mains, je prends une pause, mon front collé au sien. « Dix minutes, c'est trop loin. » Un sourire se glisse sur mes lèvres tandis qu'elles rattrapent les siennes. Je lâche son visage, laissant mes mains longer son corps jusqu'à sous ses fesses pour l'inciter à entourer ses jambes autour de ma taille. Mes lèvres dévient ensuite vers son cou pour y sentir cette délicieuse chaleur pour ensuite embrasser la ligne de son menton. Lorsque je retrouve ses lèvres, je me bouge légèrement pour libérer la porte arrière. Je galère à chercher la poignée pour l'ouvrir et lorsque j'y arrive, je me penche légèrement pour venir la coucher sur la banquette arrière. Bien entendu, avec ma taille et ma maladresse, je me cogne le front dans mon entrée. Mais on se contente de rire entre quelques baisers. Honnêtement, je n'ai pas choisi l'endroit le plus confortable, mais c'est plus fort que moi. Je la veux. Je la veux maintenant.

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Sujet: Re: [Terminé] that awkward moment you ask your boss to be your fake girlfriend • floriana ( le Jeu 15 Fév 2018 - 20:53 )


floriana & donatello
that awkward moment you ask your boss to be your fake girlfriend

Son imitation de l’homme efféminé a réussi à me convaincre. Enfin, plus que convaincue, je suis hilare. Je ne connaissais pas cet humour de sa part. On ne se connait pas tant que ça finalement et ce qu’il est me plait bien plus que cet employé que je m’imaginai. Il gâche un peu la vanne en prétendant que ce serait une bonne excuse pour expliquer notre rupture. Mais il a tout faux :« Tu te fous de moi ? » Je lance faussement outrée. « Tu imagines ma réputation si on apprend que j’ai rendu gay un coureur de jupon ? » Je me mets à rire, parce que rien que cette idée, je la trouve désopilante. Bien sûr, si cela m’arrivait, je ne le prendrais pas de la même manière. J’aurai une grosse remise en question, et probablement la pire dépression de ma vie. « Non, non, non, y’a pas moyen ! Même si tu le deviens, ne l’avoue jamais ! » Je lance dans un air des plus sérieux, voir faussement menaçant, mais le coin de mes lèvres ne tardent pas à se courber sous l’amusement. « Et puis au moment où tes nouvelles copines vont se rendre compte de la supercherie, je ne donne pas cher de ta personne. On pardonne tous à un gay, mais à un hétéro… » Je ne finis pas ma phrase, et continue à marcher tranquillement dans la rue, observant mes pieds nus se poser sur le sol. Je poursuis notre conversation, abordant le sujet de ses amis et de l’idée qu’ils peuvent se faire de moi. Ils peuvent me trouver intéressante, le simple fait qu’être au bras de Donatello fait de moi une fille naïve. Qu’importe. Lui essaie de me rassurer et je joue de ses mots pour le taquiner. Il marche en plein dedans. Ce n’est pas pour me déplaire. A cet instant, je me demande qui est le plus naïf de nous deux. Il se lance dans des compliments, des choses que j’ai déjà entendu maintes fois. Ah non, faut pas croire que j’étais assez stupide pour penser ces hommes sincères. La seule chose qu’ils cherchaient, c’était de prolonger leur plaisir pour une nuit supplémentaire, avant de trouver mieux. Pourtant, venant de lui, je n’ai pas la même sensation. Cela me fait plaisir et je lui souris en guise de merci. Je décide de ne rien ajouter pour ne pas gâcher ce moment.

Je finis par rejoindre la fontaine. Je sais qu’il y a un arrêté interdisant quiconque de faire trempette, mais je m’en fous. Il fait noir, mes pieds sont en ébullition, j’ai besoin de soulager cette douleur lancinante. J’invite Donatello à me rejoindre. Comme ça, si je me fais prendre, je ne serai pas toute seule. Ce n’est bien entendu pas la vraie raison. J’ai simplement envie qu’il m’accompagne dans mon délire. Il me suit et j’en suis ravie. Nous entamons une discussion sur les souhaits et je lui partage une anecdote de mon enfance. Cela me fait du bien de me souvenir de ces instants. Je n’ai pas forcément de bon rapport avec ma famille. Je ne suis pas tant attaché à mes parents que ça, mais cela reste des moments précieux auxquels on ne peut se défaire. Je lâche un rire lorsqu’il craint pour sa santé, un amusement qui s’étend en voyant son visage déformé par la grimace. Même s’il la cesse, je ne peux m’empêcher de le détailler alors qu’il s’intéresse au sol de la fontaine. Je lui trouve un charme que je ne lui avais jamais remarqué. Attention, je ne dis pas que je ne le trouvais pas séduisant avant aujourd’hui. Il a tout pour lui. Sa grande taille, sa carrure, ses yeux clairs, son sourire. Il en est conscient. S’il ne pensait pas qu’à s’amuser, il fera très certainement le bonheur d’une jeune femme rien qu’avec ses traits. Et ce soir, en le voyant ainsi, naturel, sans ce besoin de ramener une femme dans son lit, je me dis que cet homme que je perçois pourrait la rendre heureuse au-delà de son physique d’Apollon. Peut-être qu’une femme parviendra à le changer. Elle aura peut-être le pouvoir de le satisfaire, de le combler assez pour qu’il en oublie toutes les autres femmes sur terre. Peut-être existe-t-elle et qu’elle me l’enlèvera, m’ôtant les plaisirs que je partage avec lui parfois. Elle sera chanceuse cette femme. J’en serai probablement jalouse. Je me mords la lèvre à ses pensées. Je remarque soudainement que cette perspective m’effraie. Laissez-le-moi encore un peu ! A défaut d’une vie, permettez-moi encore de nombreuses nuits. C’est un souhait sans pièce parce que…j’ai qu’une carte bleue et vous pouvez toujours courir pour que je la jette dans cette fontaine ! Il revient à son tour sur son passé. Je retiens un rire lorsqu’il se rectifie. En effet, c’en est toujours un, mais on les aime aussi comme ça les hommes. Trop lisse, c’est ennuyeux. Je fais aller mes pieds, jouant avec des pièces du bout de mon orteil : « Et moi, j’étais la plus chieuse d’entre tous. » Je relève la tête pour lui éviter de me reprendre : « Oui, oui, je sais, je le suis toujours aussi. Mais crois-moi, c’était bien pire. Et ce qui était terrible, c’est que je n’en avais pas conscience. J’étais persuadée de toujours avoir raison. De faire les choses comme il le fallait, mais avec le recul, j’étais vraiment, vraiment,… » Je m’interromps une seconde et alarmiste je continue : « …vraiiiiment incompétente et inconsciente. Vraiment ! » Je conclue alors. Je me rends compte que c’est la première personne à qui j’avoue cette prise de conscience. Je suis d’ailleurs très étonnée de lui en faire part à lui, laissant ainsi de côté ma fierté. J’aurai pu l’avouer à mes amies, à mes parents, à ma sœur… Mais certainement pas à un homme. Pourtant, c’est à lui que je me confie. Je lui offre une vérité que j’ai toujours eu beaucoup de mal à accepter. Je lui offre une partie de moi qui m’est précieuse. Et puis soudainement, je me mets à penser : Pourquoi ne voulait-il pas que je le croise avant. Je veux dire, qu’il soit un parfait connard ou un mec adorable, ça ne change rien pour lui et moi. Tout n’a toujours était qu’une question de sexe entre nous, si on met à part l’emploi. Il me demande quel vœu je ferai si j’en avais l’occasion. Je vois plutôt clair dans son jeu, mais il n’a pas le temps de s’engager qu’il rejoint le sol de la fontaine, déclenchant mon hilarité. Bien qu’il se venge, j’arrive à le faire culpabiliser quelques secondes en inventant une histoire à deux balles. Bien entendu, il marche en plein dedans. Le naïf, c’est qui déjà ? Il me propose de la payer, mais très honnêtement, cette robe m’a couté une petite fortune. Je n’ai jamais eu l’occasion de l’enfiler. Je m’étais juré de la garder pour une grande occasion. Est-ce une grande occasion ? Est-ce qu’une sortie aux bras de Donatello est une grande occasion ? Je me mets à rire de nouveau lorsque je me rends compte qu’il s’inquiète réellement. Je ne peux faire durer la plaisanterie plus longtemps, car je dois avouer que son air de culpabilité me fait de la peine. C’est là que je me rends compte que j’ai un problème. Envers une autre personne, j’aurai fait durer le plaisir. Cependant, je l’arrose pour conclure cette vilaine blague. Il me le rend, mais je perds bien vite l’équilibre, lorsque je tente de lui faire perdre le sien. Son visage est proche du mien à présent, m’étant rattrapé à son cou, mon rire se meurt dans une envie naissante. Il me parle de son karma, moi, je n’y vois que le signe du destin qui me pousse à fondre sur ses lèvres pour un baiser passionné. Le karma, je n’y crois pas, alors autant le faire taire en occupant sa bouche. Je suis dans l’impossibilité de me détacher de lui, ma main caressant sa nuque pour se glisser dans ses cheveux blonds. Je me suis perdue et il m’est impossible de retrouver mon chemin. Quand se perd t-on sous un baiser ? A quel moment le monde s’efface pour nos corps enlacés ? Quelle est la signification du temps qui se fige sous nos caresses ? Je ne me souviens pas l’avoir ressentie un jour. Mon autre main vient parcourir son torse, avec l’envie de se glisser sous ce tissu. Mais avant que je cède, nous sommes interrompus. Le monde réapparait si soudainement, que j’en éprouve un vertige. Un agent de police nous demande de sortir. Donatello semble avoir repris ses esprits bien plus rapidement que moi. Il m’aide à nous extraire de la fontaine à la demande du vieux bougon peu amical. Il tente même un peu d’humour, mais faillit à sa mission. Moi, ça m’a fait sourire et le comportement hautain de ce gars ne me plait pas du tout. Je fronce les paupières et le dévisage jusqu’à l’évidence. Il ne m’a jamais intimidé, mais à présent, encore moi. Je me permets alors : « Calme toi Alfredo ! On n’a pas pissé dans ta foutue fontaine. » Je me tourne vers Donatello et lui demande avec une touche de sérieux et d’hésitation : « Tu n’as pas pisser dedans au moins ? » Bien entendu, c’est de l’humour et même de la provocation envers l’autre type que je connais bien. Je me tourne vers le policier, tout en prenant mes chaussures. « Tu vas pas nous chier un cake parce qu’on a fait trempette. Relax. Détends-toi un peu ! »  Je me rapproche de Donatello qui ne doit pas bien comprendre la situation. Ai-je dit à mes employés que je fus autrefois la meilleure agente de police de Naples ? Non, bon okay…pas la meilleure…Peut-être même la pire selon certain. Mais l’avantage à être la pire, c’est qu’on se fait remarquer et au commissariat, tout le monde me connaissait et aujourd’hui encore ils se rappellent de moi comme étant le clown de service. « Floriana Mennini ! Si je m’attendais. Tu as bien changé… Tu sais que je devrais te mettre à l’amende. Ce genre de comportement n’est pas toléré par la mairie. » Dit-il en sortant son petit carnet. Alors là, il ne faut pas jouer à ça avec moi. Ok ! Je crois que lui ne se souvient pas vraiment à qui il a à faire. Je tends mes chaussures à mon partenaire de la soirée et me tourne vers Alfredo, l’air menaçant. Lorsqu’il voit mon visage et l’expression qui y loge, il a soudainement un rappel au passé, je le vois, parce qu’il fait un pas en arrière par reflexe. Je pointe mon index sur lui, tout en continuant à m’approcher. Je toque sur le creux de sa poitrine et lui lance : « Penses-tu que ta femme tolérait tes yeux qui traînaient dans les vestiaires lorsque je me changeais pour enfiler mon uniforme ? Je pourrais vérifier, qu’en penses-tu ? » Je vois sa glotte trembler, il ravale sa salive. Puis, il range son carnet : « Je pense que je peux fermer les yeux pour cette fois. » J’ose le fixer encore quelques secondes avec mon air menaçant. Puis, sans crier gare, je rebrousse chemin pour retourner auprès de Donatello et change totalement de comportement, avec une voix toute douce : « Tu lui passeras le bonjour à ta femme. » Je reprends mes talons, ainsi que mon chemin vers la voiture. Ça lui apprendra à se montrer trop sérieux lors d’une tentative d’humour. Je sais qu’on en voit de toutes les couleurs, mais on n’allait pas non plus jouer du porno dans cette fontaine,… enfin... je ne crois pas. A-t-il eu raison de nous interrompre ? « Si tu as besoin de faire sauter une contravention, n’hésite pas. » Je lance à Donatello alors que nous nous sommes éloignés de la place.

Nous arrivons au véhicule, situé dans une ruelle à l’abri de tout regard. Je n’ai qu’une envie, à présent, me retrouver dans cette chambre d’hôtel et le laisser s’occuper de mon corps. Alors que je tente d’ouvrir la portière, mais il m’interpelle, la malice dans le regard. Je souris bêtement, lui rendant ce qu’il tente de me faire passer. Et nous reprenons là où nous avons été interrompu. Un baiser langoureux, son corps contre le mien, la chaleur pour nous réchauffer de nos vêtements trempés. La nuit est froide, mais je n’en sens guère les désagréments, surexcitée par ce que le jeune blond m’offre à cet instant. Je lui rends tout ce qu’il me donne, je le suis dans ses caresses. Il s’arrête un instant pour me partager son impatience. Juste quelques mots, m’interdisant toute réponse en replongeant ses lèvres sur les siennes. Si j’ai habituellement la langue bien pendue, elle est bien trop occupée à ce moment précis. Dirigé par ses tendresses, j’agrippe sa taille de mes jambes, me garantissant ainsi d’être à la bonne hauteur dans notre étreinte. Sa bouche me parcourt, découvre ma peau, je frisonne à chacun de ses baisers. Il a raison, dix minutes, c’est bien trop long. Mes mains caressent sa nuque, pendant qu’il s’occupe de la mienne de ses lèvres. Ce n’est pas la première fois qu’il m’embrasse, ce n’est pas la première fois que nous allons faire l’amour. Mais ce soir, tout ceci à une saveur particulière. Je ne suis plus la patronne en manque de sexe. Je ne suis qu’une jeune femme cédant à une tentation, à un désir qui la brûle, une envie irrésistible de partager son corps avec cet homme. Pas un homme, cet homme ! Il ouvre l’une des portières pendant que je suis occupée par ce baiser que je ne veux pas rompre. Il me pose sur la banquette arrière, se cognant au passage. Je lâche un petit rire amusé de mes lèvres libérées. J’aime rire, mais ce n’est pas ma préoccupation première à cet instant. Alors je m’abandonne à lui parce que c’est mon seul souhait. J’ai menti… Si j’avais eu le temps de lancer une pièce dans la fontaine, je n’aurai pas souhaité qu’il chute, mais qu’il me désire de la façon dont je le désire depuis cette soirée. Cette sensation étrange qui s’intensifie à chacun de ses baisers. Je suis cette fille qui espère, je suis cette fille qui se perd sous son corps. Je n’hésite pas à lui ôter sa chemise alors qu’il s’occupe de ma robe. Le contact de nos peaux nous réchauffe, mon corps ondule sous le plaisir. Je profite de chacune de ses caresses, je les déguste, mais rien n’affaiblie ma gourmandise. J’embrasse ses lèvres, sa joue, sa nuque, son épaule. Il m’appartient cette nuit et lui me possède. Demain… demain sera le retour à la normalité. La fin du conte de fée. Minuit sera notre réveil. Il sera qui je suis, je saurai qui il est et pour se protéger, nous ferons comme si tout ceci n’était rien d’autres qu’un plaisir assouvi.

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Moi t'aimer ? Plutôt mourir !
Si je te dis que je veux te parler : je veux entendre ta voix. Que je dois te voir :être près de toi. Que je veux du sexe : Étreins-moi ▬ Si tu me demandes si je t'aime, je rirai aux éclats et pleurerai dans mes draps.
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