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- [Terminé] Je suis malade, complètement malade. l Erio -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Résidences
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Lana Giaccomo10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: [Terminé] Je suis malade, complètement malade. l Erio ( le Lun 20 Nov 2017 - 20:51 )
« Alessia, s’il te plaît, rappelles-moi. Il faut qu’on discute, qu’on s’explique parce que là ça ne peut plus continuer comme ça. » Lana n’en peut plus. Depuis l’incident sur le terrain de baseball, elle reçoit des appels jusqu’à tard dans la nuit où, quand elle décroche, elle n’a que pour seule réponse un souffle lourd et glaçant. Puis, avant-hier, elle avait eu le malheur de retrouver un des pneus de sa voiture crevé, l’empêchant d’être à l’heure à un rendez-vous avec une future cliente, qui était allée voir ailleurs. Ce matin, c’était la vitrine de son magasin qu’elle avait retrouvé taguée, la forçant à annuler tous ses rendez-vous de la journée. Au départ, elle avait douté que de tels gestes aient pu venir de son amie et puis, finalement, un indice l’avait mis sur la voie. « J’ai reconnue ton écriture, Alessia. Pour le « salope » sur ma vitrine… Ecoutes, au fond, j’m’en fous de tout ça, t’es en colère, t’as le droit mais ça ne te ressemble pas tout ça… S’il te plaît, rappelles-moi… Ou bien rappelles Agnese, je l’ai eu au téléphone hier et elle non plus n’a pas eu de tes nouvelles depuis quelques jours. » Et autant dire que ça ne ressemble pas du tout à son – ancienne ? – amie, quand on sait à quel point elle peut être tout le temps accrochée à son téléphone. Soupirant, Lana raccroche alors qu’elle prend un nouveau chocolat de la boîte qu’Emma lui a laissé ce matin devant la porte de son bureau pour lui souhaiter bon courage. Une attention adorable qu’elle s’était empêché de goûter et, même si ces derniers avaient au départ un arrière-goût assez étrange, Lana avait fini par s’y habituer. Gourmande comme elle est, elle avait fait honneur au cadeau de son amie, mangeant les petits délices un par un pour ne laisser que 5 chocolats sur une bonne vingtaine initialement. Bon, d’accord, la gourmandise n’est pas la seule raison à cette descente impressionnante. Lana est totalement stressée par toute cette situation. Et quand Lana est stressée et ben… elle mange.

Mais pas que, elle danse aussi. Une activité qui lui permet de s’évader et autant dire qu’elle en a bien besoin aujourd’hui, alors qu’un creux à l’estomac ne la lâche pas depuis ce matin. Installée seule dans une salle d’un studio de danse qu’elle loue parfois, Lana allume la chaîne hi-fi avant de resserrer sa queue de cheval et de relever ses guêtres sur ses mollets. Très vite, elle se laisse guider la musique et enchaîne tour, pirouette, cambré… Ses pieds glissent sur le parquet alors que ses bras semblent dessiner dans les airs, ses mains effleurant parfois ses cheveux… Très vite pourtant, elle perd de sa concentration alors que son creux à l’estomac ne fait que grandir. Finalement obligée de s’arrêter au bout d’une petite vingtaine de minutes à cause de la douleur lancinante, Lana finit par se rendre à l’évidence. Son mal de ventre n’est pas seulement dû au stress mais sans doute à un début d’indigestion à cause d’une overdose de chocolat. « C’est bien ma veine ça… » Se parle-t-elle à elle-même alors qu’elle abandonne plus tôt sa réservation pour filer droit à son appartement, encore vêtue de son habit de danseuse. Sur le retour à pied, elle tente de se concentrer sur la musique de son baladeur mais cela relève presque du défi. Arrivant au pied de l’escalier de l’immeuble, Lana se trouve avoir horriblement chaud et froid en même temps. C’est donc en se précipitant qu’elle entre dans l’appartement, trouvant Erio déjà installé sur le canapé. « Salut. » Dit-elle alors qu’elle saisit un plaid du canapé l’enroule autour de ses épaules avant de s’installer à l’autre bout du canapé, le plus loin possible. « Je t’approche pas, je crois que je suis malade. » Bougonne-t-elle pour ne pas qu’il se vexe de cette distance imprévue. Comme à chaque fois qu’elle est malade, Lana est de mauvaise humeur et même Berlioz qui se trouvait non loin d’Erio et qui vient se poser sur ses jambes ne change rien à ça. « Comment tu vas toi sinon ? Quoi de nouveau ? » Essayez de se concentrer sur d’autres choses, quitte à partir sur un début de conversation banale, c’est tout ce qu’elle est capable de faire pour le moment. A l’intérieur, ça brûle.


Erio & Lana


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Sujet: Re: [Terminé] Je suis malade, complètement malade. l Erio ( le Lun 20 Nov 2017 - 23:53 )
Des photos sont éparpillées sur la table basse, des dossiers tirés de sa grosse boîte de carton qui contient toutes les informations qu’il a pu obtenir de son côté pour mettre la main sur cet homme. Ce symbole dessiné sur le papier de la jeune femme décédée il y a peu, il est certain de l’avoir déjà vu quelque part, mais il ignore où exactement. Il a beau regarder une énième fois toutes les parutions de journaux, les copies des photos originales des scènes meurtrières, Erio ne trouve rien. Et alors qu’il suppose que ça vient peut-être d’un homme qu’ils ont déjà interrogé, qu’il s’apprête à tout ranger pour retourner au bureau et jeter un œil, vérifier cette voie, la porte de l’appartement s’ouvre sur Lana. Son regard la balaye de haut en bas, s’attarde sur cette tenue dans laquelle il ne l’a encore jamais vue. Il a bien dû apercevoir ses vêtements dans un bac à linge, mais n’y a jamais réellement fait attention. « Salut. » dit-il, en rangeant aussitôt les photos, les dossiers qu’il place dans le carton. Il était convaincu qu’elle ne reviendrait pas avant quelques heures, n’aurait pris ses aises ici. Habituellement, il le fait dans sa chambre qui contient ses secrets dont il éloigne sa colocataire du mieux qu’il peut. La boîte fermée, il la récupère dans ses bras, les yeux rivés sur Lana qui prend de la distance et s’il se demande si la raison est Alessia, ses doutes disparaissent bien vite. Elle est malade et bien prise à ce qu’il voit. Elle est de mauvais poil. « T’as chopé quoi comme microbe encore ? » S’il y en a bien une qui a la poisse, c’est elle. Lui ne se vaccine pas pour la grippe, c’est Lana qui s’en charge et c’est elle qui termine sous la couette pendant une semaine au moins. « J’suis tombé sur une connasse au volant. Elle me collait un peu trop et ma caisse est abîmée. Faudrait arrêter de laisser les nanas conduire, ça ne les réussit vraiment pas. » Il pense aussi à Lana en disant ça. De toute façon, il n’aime pas que quelqu’un conduise à sa place. Erio est du genre à prendre le volant quand le véhicule ne lui appartient pas et bien souvent, on le lui cède. C’est ça où il râle à chaque fois que ça ne lui convient pas. « Mais sinon, ça va. C’est pas ton cas. Tu veux quelque chose ? » lui demande-t-il, en se levant. Il passe le pas de sa chambre et délaisse le carton à l’entrée, avant de refermer derrière lui et revenir dans le salon. Erio récupère une boîte de paracétamol dans sa sacoche qu’il lâche sur la table basse, puis va prend un verre d’eau qu’il lui ramène aussitôt. Elle est trop mignonne avec sa petite moue boudeuse et son plaid dans lequel elle s’emmitoufle. Ils ne sont pourtant pas en hiver, mais le froid est bien là, s’engouffre progressivement dans les pièces, si bien qu’ils ont été obligés de mettre le chauffage. Lui qui essaie toujours de le démarrer début décembre et se réchauffer avec des gros pulls en attendant… « Tu veux que j’te fiche la paix ? » Il fait le tour du canapé, se retrouve derrière elle et se penche vers ce cou sur lequel il souffle, puis dépose un baiser sur sa nuque et murmure au creux de son oreille : « C’est quoi ces fringues ? » Parce qu’il s’intéresse à elle et cet accoutrement de danseuse l’intrigue. Est-ce qu’elle fait de la danse ? Erio s’interroge et se demande comment ça a pu lui échapper. Si ça se trouve, elle lui en a parlé entre deux discussions et c’est entré par une oreille, ressorti par l’autre aussi rapidement.


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Sujet: Re: [Terminé] Je suis malade, complètement malade. l Erio ( le Mar 21 Nov 2017 - 15:32 )
« J’ai probablement… mangé trop de chocolats. » C’est l’explication la plus plausible à son mal de ventre si soudain. Lana ne peut s’en prendre qu’à elle-même et à sa goinfrerie et c’est sans doute pour ça qu’elle est autant de mauvaise humeur. Ce soir, elle espérait se détendre au studio avant d’aller boire un verre avec une amie et voilà qu’elle se retrouve dans le canapé à l’article de la mort. Bon, d’accord, elle exagère un peu en pensant ça mais, à chaque fois qu’elle est malade, elle en fait toujours des tonnes. « Dans le doute mieux vaut que tu restes éloigné, on sait jamais. » Elle ne préfère pas prendre de risques. C’est vrai qu’Erio n’est pas souvent malade, voir quasiment jamais, mais mon Dieu, quand il l’est, il est encore mille fois pire qu’elle. Relevant le nez de sa couette lorsqu’Erio lui raconte un incident de sa journée, Lana ne peut pas s’empêcher d’être paranoïaque : et si c’était Alessia ? Et si elle ne s’attaquait plus uniquement qu’à elle mais aussi à son colocataire ? « Ah bon ? Et tu l’as vu cette fille ? Blonde, brune ?» Demande-t-elle pour en avoir le cœur net. Consciente que son ton est peut-être un peu trop pressant et ne voulant pas éveiller les soupçons d’Erio, Lana rajoute très vite d’un air détaché : « J’crois que ça fait trop longtemps que je vis avec un policier, je commence à prendre de vrais réflexes d’interrogatoire. » Elle hausse les épaules à sa demande suivante, ne sachant pas vraiment ce dont elle a envie pour le moment. Manger ? Certainement pas. Dormir ? Non plus, elle a trop mal au ventre pour ça. « J’veux juste être à demain et que ces fichus brûlures  d’estomac me foutent la paix. » Le médicament qu’il lui donne à la place de sa demande n’est finalement pas si mal. Immédiatement, Lana se penche en avant pour saisir un comprimé qu’elle avale d’une traite avec son verre d’eau, espérant que cela fasse céder la douleur rapidement. « Merci. » Elle adresse alors un sourire à Erio heureuse de l’attention qu’il vient de lui apporter. Ce n’est peut-être pas grand-chose mais elle a perdu l’habitude d’être dorlotée par quelqu’un.

« Non, c’est bon tu peux rester là, si tu veux. » Dit-elle, alors que son colocataire passe derrière elle à présent. Sa présence lui est toujours agréable, même quand elle est ronchonne. Le baiser qu’il dépose sur sa nuque la fait s’évader un instant de la douleur alors qu’un tout autre type de chaleur prend place dans tout son corps. Mais l’effet n’est malheureusement que de courte durée puisqu’il cesse à l’instant où le contact s'arrête. « Tu pourrais tomber malade aussi, tu sais. » Le prévient-elle, dans l’optique où il ne s’agit pas là d’une simple indigestion. Loin d’elle l’envie de le contaminer. « Je t’ai jamais dit que je faisais de la danse ? » Répond-t-elle, à sa question. Lana se creuse les méninges mais il est vrai qu’elle n’avait jamais évoqué le sujet. « Sans doute pour t’épargner de t’embêter avec des trucs de filles. » Déjà qu’il lui arrive de parler non-stop de son boulot et donc du mariage, elle avait voulue lui éviter ça. Pourtant, il s’agit bien plus que d’un simple truc de fille mais d’une vraie passion pour la jeune femme. Ce qui explique pourquoi elle ne peut pas s’empêcher d’ajouter : « Mais j’en fais depuis l’âge de 5 ans. Ca m’aide à m’évader quand j’en ai besoin. » Et là, avec toutes les crasses que lui fait son amie, on peut dire qu’elle en a bien besoin. D’autant qu’elle se refuse d’en parler à Erio, sachant pertinemment comment il réagirait : avec peu de délicatesse envers son amie. Alors Lana préfère se persuader que ce n’est que de la colère passagère et que tout ça s’arrangera très vite. Déposant Berlioz à côté d’elle sur le canapé, Lana se débrouille pour se retourner, gesticulant difficilement dans son plaid pour pouvoir de nouveau faire face à Erio. « Et toi… le boulot ça avance ? » Sa voix se fait toute petite, ce sujet étant toujours particulièrement sensible. Mais elle a bien vu les cartons et elle a vite fait le lien. Sachant à quel point il était retourné la dernière fois, elle espère vraiment que les choses sont en train de s’arranger.


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Sujet: Re: [Terminé] Je suis malade, complètement malade. l Erio ( le Mer 22 Nov 2017 - 2:16 )
C’est vrai qu’elle est gourmande et se goinfre souvent. Et avec tout ça, Lana ne prend pas un gramme, a toujours sa fine silhouette. Elle est légère comme une plume, si bien qu’elle donne envie de la prendre dans ses bras, de la protéger. Et là, ce qu’il a envie de faire, c’est d’en prendre soin. Sa colocataire a l’air si mal au point. Erio pourrait la craindre, s’en éloigner au plus vite afin de ne pas choper ses microbes, mais pense plutôt à réduire la distance, prenant le risque de tomber malade à son tour, même s’il déteste par-dessus tout rester à l’appartement avec une grosse couverture autour de lui, une boisson chaude et des tonnes de mouchoirs. « Bah ouais, pour le constat. Elle était pas fine d’ailleurs. Et blonde, pourquoi ? Ca a de l’importance ? » S’il trouve ça étrange qu’elle s’intéresse à ce point à cette inconnue, il ne s’attarde pas plus longtemps, amusé par sa remarque. « Et encore, t’as pas tout vu de mes séances interrogatoires. » Déformation professionnelle. Erio ne se rend pas compte à quel point il peut être insistant parfois, ou jouer la subtilité, détourner les choses pour obtenir les réponses qu’il l’intéresse. « Y’a pas que des inconvénients. » Son boulot lui prend du temps, ne le rend pas systématiquement de bonne humeur et il a conscience d’ajouter de la tension. Quant aux discussions, lorsqu’il trouve quelque chose d’étrange, Erio pose des questions, peut-être trop. S’il aime garder du mystère autour de lui, il préfère qu’il soit existant autour des personnes qu’il côtoie. Son ancien colocataire avait eu droit à un véritable dossier pour examiner son profil avant de l’accepter. Son principal défaut ? La paranoïa. « J’rentre pas tous les jours, t’as l’appart’ pour toi quand tu veux avoir la paix. » Même s’il lui recommande de ne pas rentrer tard, de se faire accompagner, de fermer la porte derrière elle. Depuis qu’elle vit avec lui, il a installé un verrou supplémentaire pour sa sécurité. « T’as un mec pour t’défendre, qui connait ses droits de A à Z et j’passe encore plein d’bons points. » A côté de ça, les points négatifs se comptent sans doute sur deux mains tant ils peuvent être nombreux, mais il a beau avoir un caractère difficile, il fait tout de même attention à elle et le médicament qu’il lui donne en est la preuve, aussi son intérêt soudain pour la tenue qu’elle porte. « J’pourrais. Et si ça arrive, j’compte sur toi pour me redonner la pareille. » Il passe au-dessus du canapé, s’installe à ses côtés et tire sur ses jambes pour les caler sur la sienne. « Jamais. En deux ans, tu m’en as jamais parlé. Il y a autre chose que je dois savoir ? » Cette passion, lui n’y connait rien. Si ce n’est une danse avec sa mère, Erio n’a jamais eu à danser et tant mieux. Là où Lana est adroite, lui ne l’est pas, marche sur les pieds. « Et c’est là que tu vas quand tu rentres tard le soir ? » Mais ce qu’il retient le plus, c’est la raison pour laquelle Lana danse. Pour s’évader. Avec tout ce qui se passe en ce moment, Alessia dont lui-même n’a plus aucune nouvelle aurait dû lui faire du bien si elle n’avait pas son estomac qui lui jouait des tours. « Tu veux vraiment parler de ça ? » Son enquête principale n’avance pas des masses. Tout ce sur quoi il travaille à côté est difficile à encaisser, mais ça avance bien mieux. Plus tôt dans la journée, il a fait face à une petite brune venant dénoncer son beau-père. Erio n’est pourtant pas débutant, mais ne s’habitue jamais à ce genre d’histoires. « Je t’ai déjà parlé de mon père ? » La réponse, il la connait. C’est non. Cet homme n’est pas l’objet de ses conversations, parce que ses ressentis à son égard se dispersent, aussi parce que qu’il a fait est mal, horrible et qu’il n’aime pas se les remémorer. Cependant, ça fait quelques jours qu’il pense à lui rendre visite. Il sent qu’il peut lui venir en aide. « Et toi ? Ca va mieux ? » demande-t-il, passant rapidement sur le sujet. « Alessia ? »


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Sujet: Re: [Terminé] Je suis malade, complètement malade. l Erio ( le Mer 22 Nov 2017 - 22:46 )

Soulagée par la réponse d’Erio qui écarte tout risque que ce soit Alessia dans cette voiture, Lana hausse les épaules, préférant ne pas insister. C’est fou comme elle peut devenir paranoïaque ces derniers jours, se retournant à chaque coin de rue de peur qu’Alessia soit sur ses pas. Cette histoire est en train d’aller beaucoup trop loin mais, rongée par la culpabilité, Lana n’ose pas dénoncer son comportement et encore moins à Erio. C’est un flic, qui ne laisserait certainement pas le harcèlement en place continuer. Ca pourrait être un avantage, comme d’autres dans son métier qu’il évoque à l’instant mais, pour le coup, c’est un inconvénient. Lana n’a pas envie d’en faire toute une histoire. « Ouais c’est vrai que ça peut être chouette parfois. Enfin, sauf quand tu rentres à l’improviste et que je me casse la figure pour me planquer. » Le fait est que Lana ne profite que peu de l’appartement quand Erio n’est pas là. Si elle a choisi la colocation, alors qu’elle avait les moyens de se payer un appartement, c’est avant tout pour ne pas être seule, face à ses démons intérieurs. Alors quand Erio n’est pas là, elle sort avec des amis le plus souvent… Sauf cette fameuse soirée « cascade sur le tapis » dont elle a d’ailleurs interdit à son colocataire de reparler. « Hum… Un mec pour me défendre… J’aime ça ! » C’est vrai qu’Erio l’a défendu plus d’une fois ces derniers temps et Lana apprécie. Elle n’est pas de ses filles féministes à l’extrême, persuadée de ne jamais avoir besoin d’un homme pour la défendre. Non pas qu’elle ne sait pas prendre la parole quand il le faut mais elle aime aussi l’idée d’être protégée, comme il le fait à l’instant en s’occupant d’elle. « Tu me liras mes droits, un de ses jours ? » Relevant un sourcil, Lana affiche un petit sourire charmeur, préférant faire de l’humour plutôt que de penser à la douleur qui continue à la ronger, malgré le médicament. Très vite, Lana s’inquiète de la possible contamination pour son colocataire mais ne peut s’empêcher d’afficher un nouveau sourire quand elle le voit passer outre. « Si ça t’arrives, oui, tu peux compter sur moi pour te préparer de la soupe et te donner la becquée à la petite cuillère. » Et elle ne plaisante qu’à moitié : quand elle s’y met, Lana peut être une vraie maman poule.

Ses jambes se retrouvant sur son colocataire, Lana remonte un peu son plaid sur son visage, de façon à couvrir ses oreilles qui deviennent glacées. Elle essuie une goutte de sueur froide qui perle sur son front alors qu’elle tente de continuer à suivre le fil de la conversation, avec un peu de difficulté. Mais parler de la danse, sa passion, lui permet de rester connectée. « Hum et bien, j’sais pas moi. Je fais toute sorte de trucs que ce soit en individuel ou en danse en couple. Je devrais t’amener dans un des bars à salsa un de ses soirs, je pense que ce serait drôle de te voir esquisser quelques pas. » Elle ne sait pas pourquoi mais elle ne l’imagine pas en grand danseur. « Je pourrais t’apprendre deux/trois pas ceci dit, c’est un vrai piège à fille ça. » La sensualité de la salsa, la proximité… rien de tel pour draguer même si ce n’est pas ce que cherche Lana quand elle danse. Mais ça pourrait être un moyen sympa de se rapprocher : après tout, il lui a bien appris à frapper dans une balle, alors elle a envie de lui transmettre un truc à elle, elle aussi. « Ouep, je loue un studio une heure de temps en temps quand je veux être seule. Ou je vais dans des bars spécialisés quand c’est pas le cas. » Parfois, elle a besoin de la présence d’une autre personne pour se lâcher et, parfois, elle a besoin de solitude. Ce soir, elle avait envie d’être seule face à ses erreurs, extérioriser ce qu’elle avait fait à Alessia et accepter les conséquences qu’elle devait subir à présent. Finalement, c’est un autre type de soirée qui s’offre à elle et bien qu’elle soit mal en point, elle n’est pas mécontente d’être avec Erio. Elle ne sait pas comment il s’y prend exactement, mais il a le don de lui faire oublier tout le reste. « Seulement si toi, tu veux en parler, c’est tout. » Si ça peut lui faire du bien, elle est là, toujours. Sa phrase suivante l’interpelle alors que son cœur se resserre dans un état semblable à celui de son estomac. Son père. Le sujet que Lana n’avait jamais mis sur le tapis, se doutant à quel point cela pouvait être sensible pour lui. Etre le fils d’un meurtrier en série, c’est un poids lourd à porter qui lui a été imposé enfant et Lana est admirative de voir comment il a pu s’en sortir aujourd’hui et se placer du côté du bien. Faisant non de la tête, Lana s’apprête à dire quelque chose avant qu’Erio ne la devance. Alessia. Le sujet qu’elle voulait justement éviter. « Pas de nouvelles. » Dit-elle d’un ton faussement léger alors qu’elle enlève ses jambes d’Erio, les ramène en tailleur sous ses fesses pour mieux s’approcher de son colocataire. « Erio… » Lana pose alors sa main glacée sur la sienne. « T’as envie… de me parler de ton père ? » Elle marche sur des œufs, mais le sujet l’intéresse. Lana lui a tellement rabattu les oreilles à propos de ses parents, il les as d’ailleurs croisés quelques fois mais elle ne sait rien de ceux d’Erio. Elle a envie d’en savoir plus car, à ses yeux, les parents sont toujours une partie importante de notre histoire. Ils sont en grand partie responsable de ce que l’on devient. « J’te jugerais pas, tu sais. Jamais. » Elle n’est pas comme ses gens stupides qui leur envoie des lettres et qui font l’amalgame entre Erio et son père. Elle sait compartimenter.


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Sujet: Re: [Terminé] Je suis malade, complètement malade. l Erio ( le Ven 24 Nov 2017 - 2:08 )
Cette fameuse fois qu’elle préfère oublier, à laquelle il ne peut s’empêcher de repenser parfois et c’est elle qui la remet sur le tapis. Erio affiche un sourire amusé, se remémorant sa position, ses pieds pris au piège… Evidemment qu’il se souvient de cette photo prise en flagrant délit avec son petit air boudeur, mais la taquiner à ce sujet est bien trop tentant, si bien qu’il se sent apte à prendre sur lui, tout en sachant qu’il râlera tout de même dès lors qu’elle la sortira de son téléphone portable pour lui rappeler sa susceptibilité dès lors qu’il n’est pas le gagnant d’un jeu, peu importe lequel. « Tu vois. » Ca a du bon d’avoir un flic près d’elle, de l’avoir lui. Il est chiant, à un franc-parler, n’hésite pas à la rembarrer, mais il tient à elle, même s’il ne le lui dit pas. Lana est importante à ses yeux et son attachement pour elle ne fait que s’accentuer au fil des heures qu’ils passent ensemble. « Pourquoi pas. Je sortirai les menottes, tout ça, j’te garderai prisonnière pour t’interroger durant des heures… à ma manière. » Ce sera une douce torture. Il n’a encore jamais fait ça avec personne, alors que pourtant, il aurait pu en avoir l’occasion à de nombreuses reprises. Il est équipé pour. Avec Lana, en plus de toutes les expériences qu’ils sont en train de découvrir à deux, Erio se surprend à avoir envie de plus, de ces soirées où elle s’occupe de lui préparer une soupe lors des jours où il tombe réellement malade. C’est déroutant pour l’amoureux des relations éphémères qu’il est, à tel point qu’il évite d’y songer, éloigne ces pensées étranges du mieux qu’il peut pour mieux profiter de Lana sans se soucier du reste. Ses mains caressent doucement ses jambes par-dessus le bas du plaid, tandis qu’un rire s’échappe à la pensée de devoir se trémousser dans un bar à salsa. Il serait ridicule. Cependant, Erio n’exclu pas l’idée. « OK. Après tout, j’t’ai traînée à un entraînement de baseball. » Se rapprocher d’elle, de son univers, ça lui plaît, même s’il est évident qu’il dansera comme un pied. Il espère pour les clients qu’ils ne seront pas dans son passage au risque de se faire marcher dessus. « Comme si j’avais besoin de ça pour les séduire. Suffit d’une parole bien placée, d’un petit geste, une attention et d’une blague débile et le tour est joué. Tu devrais le savoir avec toutes les nenettes qui passent le pas de la porte. » Et elles sont nombreuses à avoir vu sa chambre, à en être ressortie quelques heures après. Il ne compte plus le nombre de ses aventures, pourrait en revoir une, renouveler sans même se souvenir de leur première rencontre. Mais il est loin d’être contre.

« Pourquoi tu t’prends la tête pour elle ? » finit-il par demander, convaincu que si ce soir, elle s’est isolée, c’est à cause d’Alessia, de toute cette histoire qui ne devrait pas avoir autant d’importance. « J’sais que c’est ton amie, mais c’qui se passe entre toi et moi, c’est juste… » Plus fort qu’eux. Ca tourne en boucle dans sa tête, tandis qu’il essaie de trouver d’autres mots pour rendre leur relation moins intense. « Hors de contrôle. » Ca leur échappe totalement. « Laisse-lui un peu d’temps, mais t’empêche pas de vivre. T’en vouloir continuellement ne changera rien à ce qui s’est passé, alors t’auras beau retourner dans tous les sens ce moment, te dire que t’aurais pas dû… C’est comme ça. » C’est brutal, peut-être dit trop franchement, mais il n’aime pas la voir si mal, surtout pour quelqu’un qui s’est permise de la dénigrer devant lui sans se dire que ça pourrait la blesser. Alessia n’a pas hésité à balancer une information sur son ex-petit ami. Son sujet délicat, à elle. Le sien est évoqué peu après. Son père. Erio n’aime pas discuter de ce sujet, parce qu’il ne se comprend pas lui-même, que ça le touche beaucoup, mais lorsque Lana lui assure ne pas vouloir le juger… Il se dit que c’est peut-être le moment. D’abord hésitant, Erio entrouvre la bouche, puis laisse échapper : « Mon père a fait du mal à beaucoup de gens. » Pas seulement ces femmes qu’il a tuées, mais aussi les familles, celle qu’il a construite. Ses doigts se resserrent avec tendresse sur sa main, alors qu'il reprend : « C’est lui qui m’a donné envie d’faire mon job. Quand il a été emprisonné, c’était… comme si j’allais devenir pareil. Certains avaient peur, d’autres me jetaient des pierres. » Il arrive à se mettre à la place des autres, même s’il trouve ça injuste pour lui et sa mère. Ce n’est pas ce qu’ils méritaient. Ils n’ont rien fait, eux. A travers son métier, il prouve à tous qu’ils avaient bien tort, qu’ils n’ont pas à être effrayé de lui, même si ce n’est pas suffisant d’être dans les forces de l’ordre. « Je l’ai pas vu suite à ça, mais là, aujourd’hui, j’suis convaincu qu’il pourrait m’aider. A le choper, lui. » Celui qui continue de sévir en ville, qui fait des massacres. Il n’ose cependant pas, se demande comment il réagirait face à cet homme pour qui il a ressenti une très grande estime, gamin.


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Sujet: Re: [Terminé] Je suis malade, complètement malade. l Erio ( le Sam 25 Nov 2017 - 0:15 )
Lana lui proposerait bien d’appliquer ses idées tout de suite si elle n’était pas dans un état pitoyable. Les menottes, tout ça, c’est quelque chose qu’elle n’a jamais essayé auparavant mais avec Erio, elle se sent capable de tout. Elle se sent suffisamment en confiance avec lui pour se permettre de lui proposer tout ce qui lui passe par la tête sans avoir peur de se faire juger en retour. La seule chose qu’elle regrette, c’est que c’est cette complicité qui l’a amené dans la situation dans laquelle elle se trouve actuellement avec Alessia. L’évocation de cet entraînement de baseball fait remonter tout un tas de mauvais souvenirs pour Lana qui, alors qu’elle se mord la lèvre inférieure, tente quand même de donner le change. « Et j’ai fait un super lancé, j’te rappelle ! » C’est vrai qu’ils avaient passé un bon moment ce soir-là, avant que tout ne bascule. Lana essaye de faire en sorte que son esprit ne garde que cette première partie en mémoire, mais c’est difficile. « Alors qui sait, je pourrais peut-être faire des petits miracles avec toi aussi. » Elle s’y appliquera en tout cas. Lana sait être patiente et devrait donc avoir toutes les qualités d’une bonne prof de danse. En plus, il est clair qu’elle ne se gênera pas pour en profiter pour se rapprocher de lui, pour l’amener à poser ses mains sur son corps et elle doute qu’Erio soit contre cette entreprise. « Oui, bon, ça va Don Juan ! J’t’apporterais juste une autre corde à ton arc plus… subtile. La salsa, c’est sensuel, c’est une très bonne manière de faire monter la tension. » Même si, au fond, elle n’espère pas qu’il se serve de cet atout sur quelqu’un d’autre qu’elle. Lana sait très bien qu’elle n’a pas le droit de penser une chose pareille mais, n’empêche, elle le pense. Tout comme elle n’aime pas parler de ses nombreuses conquêtes, bien qu’elle fasse comme si de rien n’était. D’ailleurs, ça lui fait penser qu’elle n’en a pas vu à l’appartement ces derniers temps.

Le sujet Alessia vient finalement sur le tapis, bien malgré elle. Lana avait pourtant fait son maximum pour qu’il ne soit pas évoquée, feignant une certaine décontraction, mais il faut croire que son colocataire voit clair dans son jeu. Son instinct de flic, sans doute. Erio fait alors son maximum pour la rassurer alors que Lana se met à grimacer, portant une de ses mains sur son ventre face à une nouvelle crampe. Elle écoute malgré tout attentivement ce qu’il lui raconte et bien que ses mots résonnent dans son esprit, il ne la convainc pas totalement. « J’ai déjà été une amie horrible alors ce serait tellement pire si j’arrêtais comme ça de me prendre la tête pour elle. » Elle ne peut juste pas. Alors oui, c’est vrai que ce qu’il se passe entre eux deux est incontrôlable, c’est vrai que ça la pousse dans des situations invraisemblables mais ça n’excuse pas tout. Elle aurait dû plus penser aux conséquences. « Ce qui me tue le plus, c’est de ne pas pouvoir être là pour elle alors qu’elle traverse un truc moche, tu vois. » Son agression. Lana s’est bien rendu compte que ça l’a chamboulé et son attention avant l’incident était sincère. Elle voudrait pouvoir lui conseiller d’en parler à quelqu’un, de porter plainte mais, à présent, cela semble totalement exclue vu qu’elle aurait de grandes chances de croiser Erio au commissariat. La situation est dans une impasse et elle s’en sent totalement responsable. « Mais oui, t’as raison, faut juste que je lui laisse du temps et que je me prenne pas la tête. C’est comme ça, c’est tout. » Dit-elle, en tentant de se convaincre elle-même à son tour. Et pourtant, Lana sait pertinemment qu’elle aura l’image d’Alessia devant ses yeux ce soir, avant de s’endormir. Elle ne peut juste pas s’en empêcher.

Pour le moment, Lana préfère se concentrer sur une autre personne qui a besoin de son aide et cette personne se trouve juste en face d’elle en ce moment. Un faible sourire aux lèvres, elle ne quitte pas des yeux Erio pour mieux l’encourager à parler, s’il en a besoin. Quand il se lance enfin, tout son corps semble bouillir de l’intérieur. Elle sait à quel point ce n’est pas rien pour lui de parler de tout ça. En le faisant, il lui prouve qu’elle est suffisamment digne de confiance et, forcément, ça la touche. Mais ce qui la touche encore plus, c’est cette soudaine fragilité qu’elle aperçoit dans son discours. Le fait d’avoir un meurtrier comme géniteur, ce rejet dont il a souffert enfant… Autant d’épreuves qu’il a dû surmonter beaucoup trop jeune et dont il pâtit encore aujourd’hui. Le cœur lourd, Lana entrelace ses doigts dans les siens alors que son pouce vient lentement effleurer sa peau. « Erio… tu n’es pas comme ton père. T’es un flic formidable, qui se bat tous les jours pour rendre justice aux gens… T’es vraiment quelqu’un de bien. » Le fait que ce soit son père qui l’ait poussé dans cette voie est peut être la seule chose que ce type est fait de bien dans sa vie. Enfin, Lana ne connaît pas le personnage mais elle n’a pas envie de gratter plus sous la surface. « Et c’est pour ça que tu sais déjà que tu vas y aller. Parce que tu ne lâches rien et que tu es comme ça. » Il y tient à cette affaire, à ce qu’elle soit résolue du moins. Lana pose alors sa deuxième main par-dessus la sienne, avant de se rapprocher encore un peu plus de son colocataire. « Ecoute, je sais pas ce qui se passe dans ta tête mais j’imagine que ça doit être dur pour toi d’imaginer le revoir après toutes ses années. Si tu veux, je pourrais t’accompagner à la prison, t’attendre dehors. » Elle serait même capable de le suivre, s’il en avait besoin, mais Lana se doute qu’Erio serait totalement réfractaire à cette idée. Il veut toujours la protéger. « Ou bien un de tes collègues, ou quelqu’un en qui tu as confiance. » N’importe qui, en fait, la meilleure personne qu’il jugera apte à l’accompagner dans cette épreuve. En tout cas, Lana reste persuadée que ce n’est pas quelque chose qu’il doit faire seul. « Ca va aller, tu verras. » Elle fera tout pour. Seulement, pour le moment, c’est Lana qui va de moins en moins. Etourdie un instant, la jeune femme ferme les yeux et secoue la tête pour mieux retrouver ses esprits. Wow. C’est une sacrée crève qu’elle a là.


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Sujet: Re: [Terminé] Je suis malade, complètement malade. l Erio ( le Dim 26 Nov 2017 - 20:10 )
« Mouais… On va dire que pour un premier, c’était pas trop la cata. » Son ton est sérieux, mais cette remarque est bien une taquinerie. Lana est de très bonne composition, puisqu’elle ne prend pas systématiquement la mouche à chacune de ses réflexions. Elle pourrait, avec tout ce qu’il ose lui balancer et pas toujours avec diplomatie. C’est ce qu’il aime avec elle. Se comporter comme il le veut, sans que leur relation parte en vrille au point de ne plus se voir, ni se parler. Il y a deux ans, ça ne lui aurait fait ni chaud ni froid. Erio cherchait même à la fuir. Tous les messages qu’elle lui envoyait, avec tant d’insistance, l’agaçait. Sa réponse négative aurait dû la refroidir, la convaincre de passer à autre chose, tout comme sa manière d’agir avec elle. Aujourd’hui, ça fait deux années qu’ils se supportent et il est impensable que ce qui les lie s’arrête du jour au lendemain. Erio ne se sent pas capable de couper les ponts comme il l’a fait avec ses amis. Il a besoin d’elle, de sa bonne humeur, ou de ses coups de colère. « J’serai pas aussi sûr de moi, si j’étais toi. Mais peut-être. » Bon courage pour lui apprendre quelques pas de danse, sans qu’il ne marche sur ses pieds. Intéressé, il fera des efforts de compréhension, sera assez attentif et avec de la chance, il aura tout compris pour être un bon élève. « J’demande à avoir un cours en particulier, en tout cas. » Qu’elle lui montre cette part de sensualité, qu’elle pose ses mains sur lui. Erio ne demande que ça, un contact. Son corps entier devient glacial dès lors qu’elle se trouve trop loin de lui.

Ce n’est pas ce qu’il ressent lorsqu’il pense à Alessia et sa crise de nerfs de la dernière fois. Qu’importe tous les stratagèmes usés par Lana, il ne se serait jamais aussi intéressé à elle, qu’à sa colocataire bien trop gentille, bienveillante, à se soucier de tout le monde, de ses proches, de lui. Son amie ne doit pas le voir comme ça après une telle trahison, mais Erio ne lui a rien promis. Les films, elle se les ait fait seule, même s’il a grandement contribué à ses fantasmes. « Tu lui as envoyé un message, elle sait que t’es là et vu sa dépendance au portable… » Ses messages reçus, il ne les compte plus tant ils ont été nombreux. Certains n’ont même pas été lus. Erio s’est contenté de les défiler sans trop les lire. « J’doute pas qu’elle contacte ses potes au besoin. » Peut-être pas Lana, avec tout ce qui s’est passé, mais elle ne va pas rester seule bien longtemps. Erio serre sa main dans la sienne, tentant de la soutenir du mieux qu’il peut. Tout ce qu’il pourra dire ou faire ne changera rien à ce qui se passe entre elles, au silence d’Alessia, à sa colère, mais il est là, ne l’abandonne pas, tout comme elle ne le délaisse pas. Ses yeux fixent ses doigts qu’elle entrelace, cette proximité entre eux qui lui fait du bien, ses mots aussi. « J’sais. Que j’suis pas comme lui, j’sais. J’dirai pas que j’suis quelqu’un de bien, mais ça j’sais que c’est vrai. » Ca le touche ce qu’elle pense de lui, mais Erio est plus terre à terre. Un flic formidable… Il pourra s’en convaincre lorsque cette affaire sera résolue, voir plus loin, se trouver de nouveaux objectifs. Pour le moment, il reste bloqué sur une enquête qui n’avance pas, ou très peu. « Quand j’étais gosse, je craignais d’avoir les mêmes préférences. Tu sais… Aimer voir les nanas souffrir, tout ça… » Il ne donne pas plus de détails, même s’il les a. C’est encore difficile d’imaginer un homme pour qui il avait énormément d’estime, faire du mal, même s’il a toutes les preuves. Lui, il l’a vu en finir avec l’une de ses victimes et ça tourne dans sa tête, à chaque fois. Ca a pris le dessus sur tout ce qu’il représentait à ses yeux, même si le père de famille qu’il était lui importe énormément. Erio a une image différente de lui. « C’était un très bon mari. Il était attendri par toutes les attentions de ma mère, il lui offrait des fleurs, se montrait tendre. Et c’était un très bon père de famille. Ce type, derrière les barreaux… J’le connais pas. Y’a des choses, j’capte pas. » Tout ça, ça lui échappe. Il n’a jamais osé demander des réponses, poser des pourquoi. Et peut-être que cette visite pourrait être l’occasion… « T’es un peu cinglée dans ta tête, hein. » Ca non plus, il ne comprend pas. Qu’on puisse vouloir l’écouter, ça, d’accord, mais qu’on lui propose de l’accompagner dans une prison… Il apprécie le geste. Lana se montre parfaite en tout point avec lui. Lana, c’est une princesse qui n’en a pas encore conscience, une princesse un peu mal au point ce soir cependant. « Tu devrais te reposer. J’sais pas ce que t’as chopé ce soir, mais t’es vraiment pas bien. T’es pâle. » dit-il, en posant sa main sur sa joue. Elle est froide et lorsque ses mains glissent le long de son corps, il la sent trembler. « J'appelle un doc ? » demande-t-il, inquiet.


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Sujet: Re: [Terminé] Je suis malade, complètement malade. l Erio ( le Dim 26 Nov 2017 - 23:43 )
« Je te permets pas ! Je l’ai envoyé tellement loin ! » Lana pousse légèrement l’épaule d’Erio avec sa main alors qu’elle bombe la poitrine et relève le menton, affichant un air fier. D’accord, ce n’était qu’un tout petit tir c’est vrai mais quand on connaît la force de mouche de Lana, ça relève vraiment du miracle. A croire qu’Erio lui donne des ailes, ou quelque chose du genre. Espérons que l’inverse soit vrai, pour le bon devenir des pieds de Lana. « J’voyais pas les choses autrement, je vais pas te jeter dans la fosse au lion comme ça, je ne suis pas cruelle. » Si elle n’était pas en si mauvaise forme, Lana lui aurait même proposé de faire le cours maintenant, dans l’intimité de leur salon. Cela aurait été une bonne excuse pour l’avoir tout près d’elle, pour ressentir le contact de sa peau, la puissance de son regard quand leurs visages ne sont qu’à quelques centimètres l’un de l’autre… Lana n’a peut-être pas une nouvelle fois repris ses distances depuis l’incident Alessia mais elle reste sur la retenue malgré tout. Ca lui coûte, beaucoup, mais le souvenir du regard de son amie, de sa claque retentissante sur sa joue ont laissés des traces. Le harcèlement auquel elle semble se prêter ces derniers jours aussi. Elle aimerait pourtant pouvoir se laisser aller dans les bras d’Erio mais, trop confuse dans ses pensées, Lana a peur de déraper, d’en demander trop ou bien de soudainement le repousser. Lana se retrouve coincée dans une situation impossible, entre ses envies et sa raison, et elle remercierait presque son état de ce soir qui la force à maintenir une certaine distance. « Oui t’as raison. Elle contactera qui elle veut. » Ca ne sert à rien de lui forcer la main, elle devrait plutôt lui laisser de l’espace, pour qu'elle puisse respirer. Peut-être même qu’elle s’inquiète pour rien, comme d’habitude. N’empêche que ce silence d’Alessia vis-à-vis d’Agnese qui est une de ses plus proches amies, ça l’inquiète… Mais elle tente de laisser de côté ses mauvais pressentiments. Pour ce soir, du moins.

A la place, Lana écoute les confidences d’Erio et ne peut s’empêcher de lever les yeux au ciel. Lui, ne pas être quelqu’un de bien ? Comme à son habitude, Lana trouve qu’il se dévalorise. Alors d’accord, il n’est peut-être pas parfait et ses manières avec les femmes sont notamment à revoir. Il peut aussi paraître bourru au premier abord mais, après deux ans à le côtoyer, Lana a fini par se rendre compte que ce n’est qu’une façade. C’est quelqu’un de droit, de loyal et qui gagne à être connu. « Si, Erio, tu es quelqu’un de bien. » Avant qu’il n’ait pu ajouter quoi que ce soit, Lana fait les gros yeux et pointe son doigt dans sa direction. « Et ce n’est pas discutable. » Elle se radoucie cependant en entendant ses doutes. Mal à l’aise en pensant à tout le mal qu’a bien pu faire son père, Lana hésite, ne sachant pas quoi dire. Y-a-t-il vraiment quelque chose à répondre à ça, de toute façon ? Peut-être pas, alors Lana se contente de hocher la tête alors qu’il poursuit. Le voir tiraillé de la sorte, ça la bouleverse au point où elle voudrait pouvoir faire un pas supplémentaire vers lui, pour panser ses plaies. Seulement, consciente qu’elle pourrait dépasser les limites, elle n’en fait rien. Au lieu de ça, elle s’efforce de trouver les meilleurs conseils qu’elle puisse lui prodiguer, compte tenu des circonstances. « J’comprends… J’comprends que ça puisse être totalement déroutant pour toi. Le décalage entre le père de famille et ce qu’il a fait à côté de ça. Peut-être que ça pourrait t’aider à ça aussi, cette visite. En plus de ton affaire. » Il pourrait faire une pierre deux coups, ou peut-être pas. Tout dépend de ce père, qu’il n’a pas vu depuis des années, et de ce qu’il voudra bien lui confier. « Dans tous les cas, t’en auras le cœur net. » Tout ça, ça le bouffe. Il n’en a jamais parlé jusqu’ici mais Lana s’en rend bien compte. Il y a des regards, des gestes qui ne la trompent pas. « Cinglée pourquoi ? Parce que j’ai envie d’être là pour toi ? » C’est ce qu’elle veut : être là pour lui. Mais Lana se pince les lèvres, consciente qu’elle a peut-être dit la phrase de trop. « Enfin que quelqu’un soit là pour toi. Ce n’est pas quelque chose que tu dois faire seul, si tu veux mon avis. » On a toujours besoin de quelqu’un à nos côtés pour affronter ce genre d’épreuve. Lana s’apprête à lui faire tout un discours pour lui prouver son point de vue – et rattraper sa bourde – mais elle est finalement rattrapée par le mal qui la tient depuis quelques heures maintenant. Se sentant faiblir, malgré son envie de poursuivre la discussion, Lana fait son maximum pour rester concentrée. La main qu’il passe brièvement sur sa joue la réchauffe quelque peu, mais pas suffisamment. « Non, non ça va aller, c’est juste une passade. » Elle aurait sans doute dû aller se reposer, plutôt que de discuter avec lui. Seulement, elle n’a pas pu être raisonnable devant la possibilité de pouvoir passer un peu de temps avec lui. « Je devrais peut-être aller me coucher, c’est tout. Tu peux rester là, ça va. » Lana se lève, difficilement, avant de commencer à se diriger vers sa chambre, suivie de près par Berlioz comme à son habitude. Mais c’est sans crier gare que la douleur s’aggrave d’un seul coup, au point de lui faire tourner la tête. Lana s’effondre sur le sol, inconsciente, évitant de peu la petite boule de poil qui se met à miauler fortement. Quelque chose de plus grave qu’une simple gastro se trame, c’est certain.


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Sujet: Re: [Terminé] Je suis malade, complètement malade. l Erio ( le Mer 29 Nov 2017 - 1:31 )
Un haussement d’épaules accompagné d’un soupir. Il ne dit rien, est las de se battre contre ce qu’elle pense de lui, mais n’en pense pas moins. Il est cependant touché par l’estime qu’elle a de lui, même après tout ça, ces derniers évènements qui pourraient la pousser à prendre ses distances, tout comme cette histoire avec son père. Lana l’écoute, est attentive. Il se souvient des regards médisants, emplis plein de haine de ces gens dont il ne connaissait même pas le nom, mais qui savait qui il était, via une réputation salie. Quand il regarde Lana, il ne voit pas ça. Il voit de la sincérité. Elle ne le juge pas, souhaite être là pour lui, pour le soutenir, bien qu’il soit complètement perdu. Erio n’a pas une seule fois rendu visite à son père et s’il se décide à faire ce pas, il ignore ce qu’il pourra bien lui dire, comment il pourra réagir. C’est tellement flou dans sa tête. Erio n’arrive pas à remettre ses idées en place. Tout se bouscule, les sourires de cet homme si aimant, les nombreuses heures à passer devant des exercices de mathématiques, les soirées en famille, devant la télévision, ou autour d’une fondue. Ce sont des choses banales, simples, qui leur faisait plaisir et c’était bien loin des horreurs qu’ils n’imaginaient même pas. « Peut-être. » dit-il, pas convaincu. Ses pensées négatives, toute la noirceur de sa vie disparaît en un clin d’œil dès lors qu’elle prend la parole. Ces mots prononcés, ils ne sont pas anodins. Même si elle essaie de se reprendre, Erio a bien entendu. Etre là pour lui, ça lui importe. Et si le sujet est sérieux, lui n’arrive pas à se sortir de la tête cette phrase qui le fait sourire. « T’as beau dire que j’te casse les pieds, j’vois bien que tu m’aimes bien. » Elle est attachée autant qu’il l’est d’elle. C’est ce qui le pousse à faire attention à son visage, ses couleurs anormales, son état de santé pas au beau fixe, si bien qu’il se penche vers son téléphone portable posé sur la table basse, s’apprêtant à le prendre et à contacter le premier médecin qui pourrait les prendre à cette heure-ci. « OK. Couvre-toi, hein. Et si t’as besoin… » Ne terminant pas, le policier se lève pour ramasser le verre qui traîne. Sa colocataire a compris ce qu’il voulait dire ; si elle ne se sent pas bien, elle pourra toujours se frayer un chemin jusque dans son lit.

Un bruit sourd le fait soudainement sursauter. Le verre dans ses mains éclate sur le sol, tandis que son cœur s’emballe à la vue d’une Lana étalée sur le sol. Son souffle s’accélère, son corps se tend entièrement. C’est la panique, la peur. Sans réfléchir, Erio se hâte vers la brune inconsciente, marchant sur les bris de verre. Son visage au-dessus du sien, il tente de la réanimer sans y arriver. « Nom de Dieu, réveille-toi, s’teu plaît. » C’est typiquement le genre de situation où il est à l’aise. Les positions de secours, les gestes à avoir absolument, il les connaît sur le bout des doigts, mais il est bien trop concerné pour y voir très clair. « Lana, bébé. » lâche-t-il, sans s’écouter. Il lui tourne la tête sur le côté, de sorte à ce qu’elle n’avale pas sa langue, tapote doucement sur ses joues, espérant que ce soit suffisant pour qu’elle revienne à elle, mais rien. Ses doigts restent immobiles et si sa respiration le rassure, ce n’est pas encore ça. Il récupère son téléphone, colle l’appareil contre son oreille et appelle les urgences qui lui demandent de rester calme. Comment ? La demoiselle pour qui ses sentiments sont intenses, bien plus forts qu’il ne souhaite bien l’admettre, se trouve être mal au point. « Tu m’entends ? » demande-t-il, sans obtenir de réponse. Il parle, tente de l’aider à revenir à ses côtés, mais elle ne semble pas vouloir se réveiller. Les urgences arrivent peu après, la prennent en charge en lui demandant de s’éloigner, mais Erio, il n’en a pas envie. Il enfile sa veste, suit les professionnels de la santé dans le camion pour rester auprès de Lana en lui tenant la main. Peut-être ne devrait-il pas, mais il s’inquiète énormément pour elle. Erio l’envoie bouler bien souvent, n’est pas des plus agréable, mais Lana, il y tient. « Monsieur Mazzei ? » D’un coup, il se lève de sa chaise, la faisant tomber dans la précipitation. « Comment va-t-elle ? Elle s’est réveillée ? » Le docteur secoue la tête, l’air grave. « Elle se repose. Savez-vous ce qu’elle a pu manger ces dernières heures ? » Quelle question ! Il travaillait toute la journée, n’a pas été là pour surveiller son alimentation. Cependant, il se rappelle d’un détail. « Du chocolat. Elle a mangé du chocolat. Intoxication alimentaire ? C’est pas passé ? » Un silence lourd, qui veut tout dire, s’installe. « Je peux vous le dire à vous. » Ce n’est pas la première fois que son chemin croise le sien.  En tant que policier, il rôde parfois dans les locaux pour obtenir quelques informations. « Vous savez si quelqu’un lui souhaite du mal ? » « Quoi ? » Lana ? Lui vouloir du mal ? « Nan ! C’est la nana la plus cool que j’connaisse. C’est quoi cette question ? » Il s’interroge, attend une réponse impatiente, pendu à ses lèvres. « Pourtant, quelqu’un a essayé de l’empoisonner. » Face à la nouvelle, Erio tombe des nues. Avec sa main, il frotte sa nuque, dégoûté. C’est quoi cette connerie ? Comment peut-on lui vouloir du mal ? « J’peux la voir ? » Hésitant, parce qu’il sait que sa patiente vient juste d’être transférée dans une chambre, qu’elle dort toujours, le docteur fini par lui donner l’autorisation en lui précisant le numéro de la chambre. Erio fonce, se presse vers cette pièce qui ne diffère pas des autres, qu’elle partage avec un autre malade. En douceur, il embrasse son front, puis le bout de son nez. « Salut. » dit-il, sans savoir si elle l’entend. « Fais-moi une place, tu veux. » Lana ne bouge pas, mais il s’allonge à ses côtés, place un bras autour de son petit corps qu'il serre fort. « Faut pas m’faire des trucs pareils… J'tiens à toi. » murmure-t-il, en déposant un énième baiser, mais sur son cou cette fois.


Erio & Lana
Toi, tu es comme un aimant et moi le métal et me rapprocher de toi devient vital. Juste d'y penser je sens mon cœur qui bat. Oh, moi, je ne suis pas dans mon état normal, car ce que je ressens n'est pas très banal. Moi je veux respirer ce parfum dans ton cou, permet-moi de te dire à l'oreille des mots doux que tu y penses encore quand je suis loin de toi. Tout doucement, te prendre dans mes bras, lentement t'embrasser, m'inscrire sur le mur de ta vie, de ton passé. Je sais aujourd'hui que toi seul me guideras.
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