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- [Abandonné] Je suis rentrée ! (Augusto) -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Rues du centre
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Chiara RinaldiLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: [Abandonné] Je suis rentrée ! (Augusto) ( le Jeu 23 Nov - 20:42 )

En vérité, le chemin importe peu, la volonté d'arriver suffit à tout ; Les obstacles ne doivent pas vous arrêter. Si vous vous trouvez face à un mur, ne faites pas demi-tour et n'abandonnez pas. Trouvez comment l'escalader, le traverser ou le contourner. Augusto et Chiara



Chiara venait de rentrer de son voyage à Londres. Elle était partie une semaine toute seule, personne n’avait voulu l’accompagner. Là-bas, malgré un début de voyage chaotique, elle avait passé un excellent séjour, elle avait ri, elle avait respiré, elle s’était concentrée sur elle, chose qu’elle n’avait plus faite depuis bien longtemps. Elle avait pu réfléchir aux révélations qu’elle avait faite à Gabriele à l’hôpital, il était la première personne à apprendre ce qu’elle avait foutu pendant quatre longues années et ça lui avait fait du bien. La jeune infirmière avait aussi fait le point sur son couple, ce baiser échangé avec Amedeo n’était pas dû au hasard car si tout allait bien, jamais il ne se serait passé quelque chose entre eux. Ce voyage avait fait énormément de bien à la napolitaine et c’est donc tout naturellement qu’elle voulut passer au restaurant pour donner tous ces petits présents à sa famille. Même si elle ne travaillait pas, Chiara s’était levée avec Marcello, ils avaient pris tranquillement leur petit déjeuner et après le départ au travail de Monsieur, la belle s’était préparée pour aller voir ses parents et son frère avant le service. Quelle ne fut pas sa surprise quand elle arriva au restaurant et que la seule personne qui était là, c’était Augusto. Sa mère n’était pas en salle alors que les premiers clients arriveraient dans 2 heures. Chiara fronça les sourcils et poussa la porte de l’établissement, faisant tinter les cloches au passage. « Gus, c’est moi ! », cria-t-elle en s’avançant vers la cuisine. « Maman et papa ne sont pas là ? », demanda-t-elle, « Pas que ça me dérange de te voir, bien au contraire, mais je pensais qu’ils seraient là. Tant pis, ils auront leur cadeau la prochaine fois. », dit Chiara en souriant. Elle espérait que son frère serait quand même heureux de la voir. Malgré toutes ces années, leur relation était encore fragile et tous les jours, Chiara devait faire des efforts pour réparer une relation brisée il y a plus de 10 ans.



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Augusto Rinaldi10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: [Abandonné] Je suis rentrée ! (Augusto) ( le Dim 26 Nov - 17:56 )
Je suis rentrée !!feat Chiara
Pour Gus les jours passent. S’écoulent.
Comme des grains de sable entre ses doigts.
Comme des goutes d’eau sur sa peau.
Parfois il est touché. Parfois il reste froid. A vrai dire le temps est presque devenu son ennemi.
Il essaie de garder le cap. De ne pas penser à ces dates qui le rendent fou à chaque fois qu’elles titillent son esprit.
Il se fait à la vie. S’en accommode sans chercher à la rendre plus gai ou plus triste.
Il vit aux grès de ses rencontres nouvelles.
Aux grès des retrouvailles.
Aux grès des nuits seul ou en compagnie.
Aux grès des silences.
Aux grès de son boulot. Qui l’aide à sortir la tête de l’eau.

Il vit aussi avec l’absence de son jumeau que rien ne comble. Et là il vit avec l’absence de sa grande sœur Chiara. Partie pour une semaine en Angleterre.
Même si leur relation est tendue depuis ses dernières années. Elle lui manque. Et cela lui fait mal. Parce que depuis dix ans c’est la rage qui s’empare de lui à chaque fois qu’il la voit.
Ce qui rend leur relation fragile. Fébrile.
Toujours au bord du gouffre.

Il voudrait pardonner mais il n’y arrive pas.
Il ne sait pas non plus comment il pourrait réparer ce qui c’est brisé entre eux. De toute façon est ce réparable ? Mais pour le moment il a bien d’autre souci. Son père et sa mère ne sont pas là. Alors il doit assurer toutes les préparations en cuisine.
Bon il lui reste encore du temps. Et vu qu’il est venu tôt cela ne devrait pas poser de problème.  
Il surveille la sauce tomate maison tout en préparant la pâte pour les raviolis. Il entend la sonnette. « Mam c’est toi. » Ce qui l’étonnerait beaucoup vu l’heure à laquelle ils avaient rendez vous pour le contrôle que devait passer son père.

En retour Gus entend la voix de Chiara. Il reste surpris. « Salut. Tu vas bien ?» Elle est déjà rentrée d'Angleterre. Il a la sensation que c’est hier qu’elle est partie. « Non papa avait un rendez vous pour un bilan de santé et maman l’a accompagné. Ils passeront dés qu’ils auront fini mais tu connais les médecins ils ne respectent jamais les heures de rendez vous. Du coup je me débrouille seul pour le moment. »

Gus a la sensation que cela met Chiara mal à l’aise qu’il soit seul. Ou alors c’est lui qui se fait des idées. Ne sachant plus comment interpréter ses moments d’échange avec sa sœur.
Il l’a tellement rendu coupable. Il l’a tellement repoussé.
Que là toutes les émotions ressenties sont faussées. Alors il ne relève pas sa remarque et continue de vaquer à ces occupations. Sans même un geste de tendresse envers elle. Quel con.

Mais l’heure défile plus vite que prévu. Alors il s’arrête et soupire. Puis il se retourne vers sa sœur. Se posant quelques secondes.
« Est-ce que ton voyage c’est bien passé ? »
Puis Gus s’avance et il prend Chiara dans ses bras la serrant un court instant.
"Tu m’as manqué." Mais il le garde pour lui. Il n’a pas encore le courage de pardonner.
« Est-ce que voudrait me donner un coup de main. »
Comme avant quand on était gosse et que la famille était au complet. Comme avant quand tout était si parfait. Que rien n'était brisé.

Il lui sourit. Même si c’est un sourire pas aussi grand que ceux qui lui adressait enfant.
Peut être un pas vers l’amour fraternel brisé. Peut être un pas vers le pardon. Peut être un pas vers un ciel plus bleu pour tous les deux.  







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Dernière édition par Augusto Rinaldi le Ven 30 Mar - 15:03, édité 3 fois
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Chiara RinaldiLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: [Abandonné] Je suis rentrée ! (Augusto) ( le Dim 10 Déc - 18:20 )

En vérité, le chemin importe peu, la volonté d'arriver suffit à tout ; Les obstacles ne doivent pas vous arrêter. Si vous vous trouvez face à un mur, ne faites pas demi-tour et n'abandonnez pas. Trouvez comment l'escalader, le traverser ou le contourner. Augusto et Chiara



Augusto était dans la cuisine, dans son domaine, son antre. Il avait toujours adoré cet endroit et quand ils étaient petits, Chiara adorait le regarder cuisiner avec leur père. Aujourd’hui encore, elle savait toute la fierté que Mr Rinaldi avait de voir son fils reprendre l’affaire familiale. Cela avait été comme une bouffée, une bouée pour le patriarche…au moins, celui-là ne disparaitrait pas. Son petit frère fut étonné de la voir, lui demanda si elle allait bien et puis lui expliqua où était leurs parents. « Je vais bien et toi ? C’est vrai, Maman me l’avait dit, mais avec le voyage à Londres, ça m’est complètement sorti de la tête. » La brune sourit. Elle aurait espéré qu’Augusto vienne l’embrasser, mais il ne le fit pas. « Ce n’est pas grave, il y arrivera bien un jour. » Ils avaient fait du chemin en 10 ans, mais Chiara savait que la route était encore longue, peut-être devrait-elle lui expliquer ? Il comprendrait surement mieux pourquoi Amedeo s’était retrouvé au mauvais endroit ce jour-là. Mais d’un autre côté, que penserait-il d’elle après ? Après tout, elle s’était droguée et elle avait eu un enfant qu’elle avait abandonné, peut-être la prendrait-il pour un monstre ? Toutes ces questions, Chiara ne voulait pas y penser, elle n’était pas encore prête à avouer à sa famille ce qu’elle avait fait pendant 4 ans ; un jour, peut-être, y arrivera-t-elle, elle avait bien dévoilé son secret à Gabriele, pourquoi n’y arriverait-elle pas avec sa famille. « Est-ce que ton voyage c’est bien passé ? » Augusto la sortit de ses pensées. Chiara secoua la tête. « Euh…oui, super bien ! J’avais à peine quitté l’Italie que mon boulot m’a rattrapé, mais à part cela, tout s’est bien passé. » La jeune femme fouilla alors dans son sac pour en sortir un sachet en plastique noir. « Tiens, d’ailleurs c’est pour toi ! J’espère que ça te plaira. » Chiara sourit en tendant le cadeau à Augusto. En déambulant dans les rues londoniennes, elle était tombée sur une charmante petite boutique proposant des souvenirs à quelques dollars. Elle avait choisi quelque chose qui collait bien à son frère : un tablier de cuisine. C’est ce moment que son frère choisit pour la prendre d’en ses bras. Chiara fut surprise, mais elle ne le repoussa pas. Les moments où Augusto se montrait tendre et protecteur avec elle étaient peu nombreux et elle en profitait à fond, ne demandant pas plus quand il se détachait d’elle, ne voulant pas le brusquer. La suite lui fit encore plus plaisir : « Est-ce que voudrait me donner un coup de main ? », lui demanda-t-il. Les yeux de Chiara s’illuminèrent. « Bien sûr que je veux bien t’aider ! Que dois-je faire ? » La brune déposa son sac par terre, ôta sa veste et attrapa un tablier accroché près du porte-essuie. Toute de suite, ça lui rappela leurs souvenirs d’enfance, l’époque où ils étaient toujours fourrés dans les pattes de leur père qui pestait toutes les cinq minutes parce que l’un ou l’autre ne faisait pas les choses comme il le voulait. « Tu te souviens quand on préparait les pizzas avec papa et que ça finissait toujours en bataille de farine ? » Chiara osa évoquer leur enfance, elle espérait simplement qu’Augusto ne se refermerait pas.



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Augusto Rinaldi10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: [Abandonné] Je suis rentrée ! (Augusto) ( le Ven 15 Déc - 16:21 )
Je suis rentrée !!feat Chiara
Quand Gus rentre dans le restaurant familial.
Sa part sombre reste à l’extérieur.
Dans ce lieu il est juste Augusto l’enfant qui aurait aimé jamais grandir.
Ses souvenirs viennent lui caresser les veines et il se laisse emporter par cet instant de bonheur. Trop précieux pour ne pas en prendre soin. Il fait le tour de la salle. Laisse ses mains trainer sur les murs, les tables. Leur table où ils s’installaient avec ses sœurs et son frère, pendant que leurs parents s’occuper en cuisine ou préparer le service.
Puis il part en cuisine ou les odeurs le titillent.

Et Gus s’affaire presque heureux. Il entend même parfois des rires résonner, des rires qui lui rappellent que ce lieu a été un vrai lieu de joie.
Il ne voit pas le temps passer. Trop occupé par ses diverses préparations, il veut que tout soit parfait. Surtout qu’il risque fort d’être seul en début de service.

Et puis sa sœur vient troubler ce calme enivrant. Cette sérénité qu’il garde que pour lui. Il lui explique pourquoi leurs parents sont absents. Chiara l’avait oublié avec son voyage à Londres.
« Pas grave. »
Il garde toujours la distance. Dix ans se sont écoulés depuis la mort d’Amadeo mais rien n’a changé entre Gus et Chiara.
Il lui en veut toujours.
Et ne cherche pas à se rapprocher d’elle.
Pourtant il en a envie.

Parfois Gus se dit que c’est même idiot de pourrir leur relation de la sorte. Il n’en pas plus heureux et cela ne soulage en rien la peine qui l’habitude et ne le quitte pas.
Osvaldo lui avait bien que la douleur pouvait s’apaiser mais ne pas s’éteindre. D’ailleurs Osvaldo l’apaise encore dés que les démons se font trop voraces pour le restaurant.
Et puis il s’intéresse à son voyage. Il ne peut pas jouer l’indifférent tout le temps et encore plus dans ce lieu. Ou l’esprit Rinaldi règne jusque dans les pierres.
« Ah ! Le boulot toujours autant attaché. » Ou esclave parfois.
Chiara lui fait part qu’elle lui a ramené un cadeau. « Merci c’est sympa. Mais tu n’étais pas obligé. » Il la regarde sourire. Il fait de son mieux pour lui en faire un en retour. Pourquoi c’est si difficile ? Alors que cela lui crève le cœur. Il l’ouvre. Cette fois son sourire se fait plus franc. « Bonne idée. Je vais faire fureur avec. »

"Aller fais un effort. Chiara en a autant besoin que toi. "

Du coup Gus la serre contre lui. Cela lui fait un bien fou de sentir la chaleur de son corps frêle contre le sien. L’étreinte est fuguasse mais pleine de douceur. Et puis il lui propose de l’aider.
Après tout vu le boulot, deux mains de plus se ne sera pas de refus. Il voit le bonheur que cette demande déclenche dans le regard de sa sœur.
« Est-ce que tu te sens de t’occuper des pâtes ? » Il la regarde poser son sac et quitter sa veste. Cela va lui faire tout drôle de bosser à ses côtés mais cela peut aider à cicatriser certaines blessures ouvertes depuis trop de temps. « Il faut faire des farfalles, des tagliatelles et des fettuccines. » Il se remet à surveiller sa sauce et puis s’attaque aux préparations des pizzas.

Chiara vient faire ressurgir d’autres souvenirs.
« Je n’ai rien oublié de ce qui c’est passé dans ce lieu. Cela me revient en mémoire chaque fois que je passe la porte. C’est peut être ce qui me permet de survivre au final. Ce lieu et ses souvenirs pourtant si douloureux parfois. »
Gus regarde sa sœur avec douceur même si son regard se teinte de tristesse. C’est plus fort que lui. Il y a bien longtemps qu’il ne l’a pas regardé de cette façon. Avec douceur et amour. Car oui il aime sa sœur, il l’a toujours aimé. Même quand il l’enveloppait de sa rage.

Gus s’arrête un instant et se met face à Chiara, il lui prend les mains pour qu’elle stoppe elle aussi. « Est-ce que cela te fait encore mal quand tu penses à lui ? » Il n’arrive même pas à prononcer le prénom de son frère jumeau.
Mais il n’a pas besoin de le faire. Sa sœur sait de qui il parle.
« Non laisse tomber. Ce n’est pas le moment. » Il se ravise et reprend son boulot. Parler de lui maintenant, dans ce lieu, ne ferait que le tuer d’avantage.

Et il ne veut pas que sa sœur voit quel être il devient quand la souffrance liée à cette perte le ravage.




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Dernière édition par Augusto Rinaldi le Ven 30 Mar - 15:03, édité 1 fois
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Sujet: Re: [Abandonné] Je suis rentrée ! (Augusto) ( le Dim 31 Déc - 13:12 )

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Le frère et la sœur discutèrent du voyage de cette dernière à Londres, notamment du vieux qui avait fait un arrêt cardiaque en plein milieu du trajet. « Tu sais ce que c’est. », répondit Chiara avec un clin d’œil. Malgré tout, elle ne pouvait décemment pas laisser le vieillard mourir comme cela, elle aurait été jugée pour non-assistance à personne en danger, ce serait retrouvé en prison…bref un nouveau calvaire pour sa famille. Et puis, elle était comme cela, Chiara, attachée corps et âme à la seule chose qui la faisait encore vibrer dans la vie : son boulot. Les Rinaldi passèrent ensuite au cadeau que la jeune femme avait rapporté à son frangin. Chiara était contente, le cadeau qu’elle avait fait à Augusto semblait lui plaire. « Papa sera jaloux, j’en suis sure. », répondit-elle. Il la prit dans ses bras, un peu de tendresse dont la brune rêvait depuis longtemps et quand Augusto lui proposa de cuisiner avec lui, ce fut l’explosion de joie dans le cœur de l’infirmière. Ça faisait tellement longtemps qu’elle rêvait de faire un truc avec lui et cuisiner ici avec Augusto, c’était plus beau que tout ce que Chiara aurait pu imaginer. Les souvenirs d’enfance remontèrent d’ailleurs doucement à la surface. C’est elle qui prit le risque d’évoquer cette enfance heureuse où les quatre petits monstres Rinaldi faisaient bien enrager leur père à coup de bataille de farine et de « ma pizza est plus belle que la tienne ». Chiara sourit, son petit frère petit frère aussi s’en souvenait et pour une fois, il accepta de les évoquer ces souvenirs si douloureux comme il ne manqua pas de l’ajouter. Il n’avait pas tort, pour elle aussi, c’était parfois un crève-cœur de revenir ici, s’attendant à une grande tablée de 6 et se retrouvant à 5. Il manquait quelqu’un, il manquerait toujours quelqu’un. « Est-ce que cela te fait encore mal quand tu penses à lui ? », lui demanda soudainement Augusto en lui prenant les mains, forçant ainsi Chiara à le regarder dans les yeux. Dans ces beaux yeux noisettes, la jeune femme y vit de la tristesse, c’est d’ailleurs aussi ce qu’elle perçut quand il lui lâcha les mains, évitant finalement le sujet douloureux qu’était leur frère. Chiara réfléchit quelques instants, laissant un vide s’installer entre eux. « A chaque fois, ça fait toujours mal, ça fera toujours mal. » Chiara baissa la tête, son petit frère lui manquait tellement et ça devait être encore pire pour son jumeau. « Mais c’est normal, il n’y a pas de honte à avoir, le contraire serait même étonnant. » Elle espérait que ses paroles forcent Augusto à se confronter à elle, à lui exprimer enfin à quel point il souffrait. Il donnait toujours le change, mais il avait le droit aussi d’avoir mal.  



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Sujet: Re: [Abandonné] Je suis rentrée ! (Augusto) ( le Mer 10 Jan - 18:45 )
Je suis rentrée !!feat Chiara
Gus écoute sa sœur parler de son voyage à Londres. Elle lui avait proposé de l’accompagner mais il a refusé. Trop difficile de passer du temps en sa compagnie, même après toutes ses années.
Il lui en veut toujours et il s’en veut car cela gâche leur vie.
En tout cas il regrette presque en l’entendant parler des diverses aventures et mésaventures qu’il lui est arrivé. Et puis une des anecdotes lui fait comprendre combien elle a le cœur sur la main.
« Tu t’es bien amusée et tu as ramené de beaux souvenirs c’est le principal. Et en plus tu as sauvé une vie. Tu es devenue une héroïne. »
Sa voix change légèrement, lui n’a pas pu sauver son jumeau cela lui fait toujours aussi mal.
Et il ne peut s’empêcher d’y penser à répondant à sa grande sœur.

Mais Gus se reprend vite et il ouvre avec plaisir le cadeau que Chiara lui a ramené. Il lui dit qu’elle n’avait pas besoin de le faire, mais au fond de lui il est content.
Même heureux.
« Oui surement. »  Elle lui manque et ça le tue, mais l’avouer c’est encore impossible. Quel con il est.
Il arrive à la prendre dans ses bras, un bref instant pourtant l’envie de prolonger le titille. Il lui propose même à Chiara de cuisiner à quatre main comme par le passé. De toute façon s’il ne demande pas un coup de main il sera dans la merde au moment du service.
Alors autant essayer de faire un effort.
Gus se concentre sur ce qu’il est en train de préparer. Même si la présence de Chiara ravive de doux souvenirs devenus douloureux avec le temps. Il est pris entre deux feux.
Celui de lui crier toute la souffrance qu’il éprouve depuis la mort de son jumeau, et celui de lui hurler qu’elle en est en partie responsable.

Et puis c’est plus fort que lui. Gus pose sa question sans même s’en rendre compte. C’est plus son inconscience qui veut savoir que lui. Il lui prend les mains et plonge son regard triste et perdu dans le sien.
Il cherche la lumière pour éclairer sa nuit sombre. Et qui devient de plus en plus noire avec les années qui s’ajoutent.
S’il ne fait rien il va se perdre complètement.
Et il le sait.
Mais il revient sur sa demande, trop chamboulé.
Il s’éloigne et le silence comble le vide.
Une vraie torture.

C’est sa sœur qui rompt en premier ce silence devenu pesant. Elle lui avoue ce qu’elle éprouve.
Pour elle aussi c’est douloureux.
Gus ne répond pas tout de suite. Sa gorge est trop nouée sur le coup.
Il se retourne vers elle les yeux légèrement voilé de larmes.
« Je n’éprouve aucune honte à avoir aussi mal. C’est juste ... » Il hésite, ne sachant comment parler de ce qu’il ressent. «  C’est juste .. que je suis en train de .. crever .. enfin je n’arrive plus à faire semblant .. à faire comme si tout allait bien … »
Il la prend dans ses bras.
« Alors que tout va mal  .. Chiara .. si mal .. si tu savais. »

Si elle savait que l’alcool coule à flot dans ses veines quand son sommeil lui tourne le dos.
Si elle savait qu’il fait le con souvent risquant sa vie dans des défis débiles.
Si elle savait que la drogue aussi le nargue de sa douce délivrance.
Mais il ne lui dit plus rien depuis le drame.
Depuis cet abandon qu’il a du mal à digérer.
Si elle savait qu’il a besoin d’elle pour ne pas finir la tête explosée contre un mur.






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Dernière édition par Augusto Rinaldi le Ven 30 Mar - 15:04, édité 1 fois
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Sujet: Re: [Abandonné] Je suis rentrée ! (Augusto) ( le Jeu 25 Jan - 23:53 )

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Quand Augusto évoquait le fait que Chiara était en fait une héroïne, la jeune femme rougit. Elle voyait ces mots comme un compliment, mais elle ne se voyait pas comme tel, elle avait juste fait son boulot. La jeune femme n’avait pas l’impression d’être une héroïne, s’occuper des gens, leur apporter quelques minutes de bonheur dans ce moment de vie difficile, c’était naturel pour elle ; c’est d’ailleurs ce qu’elle finit par dire à son frère : « Je n’ai fait que mon métier et puis surtout, je ne voulais pas me retrouver en prison pour non-assistance à personne en danger. » La belle sourit. Elle était heureuse que son frère apprécie le cadeau qu’elle lui avait offert, ce n’était pas grand-chose, mais ça montrait sa volonté de fer, son envie à toute épreuve d’un jour redevenir cette sœur ainée, aimante et rigolote qu’Augusto aimait tant embêter quand il n’était pas plus haut que trois pommes. Ces moments lui manquaient et en 10 ans, même s’il y avait eu des progrès, leur lien était toujours fragile, chacun rajoutant chaque jour une pierre en plus pour le solidifier. C’est d’ailleurs pour ça que, quand le jeune homme osa évoquer Amedeo, sujet sensible presque tabou entre les deux extrêmes de la fratrie, Chiara éprouva à la fois de la peine et une certaine joie de savoir que le cuisiner se confiait à elle pour la première. Le voir, l’entendre éprouver un tel désarroi, c’est comme si la jeune femme recevait un coup au cœur, ce dernier se serra tellement fort dans sa poitrine. Cela la renvoyait à ses erreurs, à son absence, elle n’avait pas été là, Chiara, elle l’avait abandonné et elle s’en voulait, s’il était si mal aujourd’hui, c’était aussi à cause d’elle. Elle se laissa aller dans ses bras, elle respira son odeur, un doux parfum à mi-chemin entre l’odeur de la sauce tomate et de l’eau de Cologne. Elle le sera tellement fort, elle aurait voulu absorber toute sa peine, tout son chagrin, le prendre par la main et lui dire que tout allait aller mieux, mais elle savait que ce n’était pas vrai. Elle se décolla alors d’Augusto pour plonger ses yeux noisettes dans les siens. « Je sais, je sais que ça va mal, je le sens que tu ne vas pas bien… » Chiara s’arrêta quelques secondes, cherchant les bons mots, elle ne voulait pas briser cet instant magique. « Et si c’est dur pour moi, je n’ose pas imaginer à quel point ça l’est pour toi, son double, sa moitié. » Chiara s’arrêta de nouveau. « Mais tu ne dois pas faire gagner cette plaie béante, ce vide qui s’est créé, tu sais, on apprend à vivre avec sa douleur, c’est difficile tous les jours, mais quand on vous arrache la chair de votre chair, on est obligé d’apprivoiser la douleur… » Les mots pouvaient paraitre mécanique, peut-être qu’Augusto les prendrait comme tel, mais Chiara croyait réellement ce qu’elle racontait, elle savait qu’on ne vainquait jamais la douleur, on n’apprenait juste à vivre avec, telle une vieille amie toujours présente au fond de votre cœur et qui vous accompagne les jours les moins bons.

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Sujet: Re: [Abandonné] Je suis rentrée ! (Augusto) ( le Lun 29 Jan - 18:26 )
Je suis rentrée !!feat Chiara
Si Gus au départ est froid et distant, il ne peut pas le rester longtemps.
Il ne se jette pas dans les bras de sa sœur non plus.

Mais il apprécie de l’entendre parler de son voyage à Londres et de voir qu’il a pensé à lui en ramenant un cadeau. Gus aime sa grande sœur et c’est surement pour cela que toute cette histoire qui perdure depuis des années le brule comme de l’acide. Il voudrait tellement pouvoir ce laisser aller et lui hurler toute cette douleur qu’il éprouve.
Elle a sauvé cette personne dans le bus. Elle pourrait le sauver lui.
Mais il préfère se taire et laisser le silence les bouffer et les faire souffrir. Pourtant il voit en elle une héroïne quand elle lui raconte son anecdote. Même si elle n’a fait que son métier.

Le fait de l’absence de leurs parents pousse Gus à lui demander de l’aide. Après tout elle connait le restaurant et elle sait ce qu’il faut faire.
Et puis le jeune frère se sentira fier de travailler avec sa sœur.
Même si là aussi il va rester discret. Toujours muselé par cette peur de livrer ce qu’il ressent vraiment. Et puis il ne veut pas qu’elle puisse voir l’homme qu’il cache derrière ce masque devenu si lourd à porter. Et qu’il remet chaque jour depuis la mort d’Amedeo.
Gus a souvent pensé à leurs retrouvailles. Des vraies. Comme si d’un coup le passé s’était effacé. Bien entendu la mort de son jumeau restera toujours comme un voile entre Augusto et Chiara.
Mais ce voile serait peut être plus doux, moins sombre. Pourtant cela parait tellement impossible à Gus.
Et doucement elle lui tend la perche en parlant de ce frère perdu. Mais qui hante leurs âmes avec rage et violence. Au départ c’est compliqué pour le restaurateur. Puis petit à petit il parle de cette douleur nocive qui l’enveloppe et le tire vers le bas.
L’enfer sous ses pieds s’ouvrent tous les jours un peu plus. Et cela lui fait peur. Tellement peur.

Alors poussé par une force incontrôlée. Un besoin viscéral. Gus vient chercher refuge au creux des bras de Chiara. Un appel à l’aide dissimulé.
Il retrouve sa chaleur, sa douceur, son odeur.
Cela lui explose en plein visage. Il retient ses larmes. Non il ne veut pas être si fragile. Mais il lui parle du manque. Et de son malaise qui se fait plus oppressant. Plus perturbant. Leurs regards se retrouvent. Gus tremble, il se sent comme un enfant perdu.
« Je deviens comme un fou parfois .. »
Et même d’avantage un corps sans vie, un cœur sans âme.
Chiara se fait rassurante dans ses mots. Il l’écoute. Il boit ses paroles alors qu’il caresse la joue de sa joue du bout de ses doigts.
Tous leurs gestes de tendresse lui manquent tellement.
Elle se doute que pour Gus c’est encore plus dur que pour les autres membres de la famille.
« C’est comme si on m’avait arraché la moitié de mon cœur. » Il dit ses mots dans un soupir.
Il n’a jamais parlé de son véritable ressenti. C’est la première  fois qu’il met des mots sur sa douleur.
Les mots de Chiara sont forts, et l’image criante d’une vérité sanglante.
« Elle ne veut pas se refermer cette plaie Chiara. »

Gus s’éloigne coupant l’étreinte chaude et protectrice pour à nouveau laisser la place au vide. Il regarde sa sœur sans aucune émotion dans ses yeux comme si tout cette histoire le vider de son essence de vie.
« J’ai tout essayé. L’adrénaline, le sexe à outrance, l’alcool .. la drogue, la douleur … rien n’y fait .. même le dénie .. »
Sa voix se fait plus forte et ses mots dévoilent sa destruction.
« Je pensais qu’en parler serait bienfaisant mais non .. »
Il se sert un verre de whisky qu’il avale d’un trait. Il lutte contre la douleur par la froideur et l’arrogance.
« Désolé c’est une mauvaise idée. »
Il y a quelques minutes il voulait hurler son amour à sa sœur et là il a juste envie de tout casser et de hurler sa rage.

L’enfer s’ouvre d’avantage et sous les yeux de Chiara cela le rend plus vorace et plus violent.





Connard à ses heures perdues

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Sujet: Re: [Abandonné] Je suis rentrée ! (Augusto) ( le Jeu 1 Mar - 10:45 )

En vérité, le chemin importe peu, la volonté d'arriver suffit à tout ; Les obstacles ne doivent pas vous arrêter. Si vous vous trouvez face à un mur, ne faites pas demi-tour et n'abandonnez pas. Trouvez comment l'escalader, le traverser ou le contourner. Augusto et Chiara



Chiara laissait son frère parler, elle ne voulait pas le brusquer, pas l’empêcher de se confier, c’était tellement rare, elle ne voulait pas briser ce moment. Pourtant, les révélations d’Augusto ne lui firent pas plaisir, elle ne connaissait que trop bien la pente sur laquelle il était en train de glisser et alors qu’il parlait, son propre passé lui revenait en pleine face. La voix du Rinaldi se fit de plus en plus lointaine, la vue de Chiara se brouilla, ses yeux s’humidifièrent. Elle tourna le dos à son frère, cherchant même son oxygène tant le coup de poignard qu’elle était en train de ressentir était violent, douloureux. Elle savait qu’elle était loin d’être un modèle, mais comment avait-elle pu échouer au point que son frère prenne une si mauvaise voie, une voie tellement semblable à la sienne malgré le fait que les raisons les ayant chacun poussés n’étaient pas les mêmes. Chiara essuya ses yeux, il ne fallait pas pleurer, pas là, pas maintenant. « C’était pas une mauvaise idée de me parler ! Ce qui est une mauvaise idée, c’est de continuer comme tu le fais, crois-moi, ça ne t’apportera rien de bon. » Son ton était ferme, personne d’autre qu’elle n’était certain que l’alcool et la drogue n’étaient pas des bons compagnons pour panser les blessures. « Je te jure que toutes ces merdes ne t’aideront jamais à oublier, regarde comme ça te fait encore plus mal, la blessure ne se referme pas parce que la déchéance, ça l’entretient. » Bien que son ton fût bienveillant et calme, la jeune femme bouillait de l’intérieur. Elle avait envie d’exploser, de le frapper, elle ne pouvait pas croire que son petit frère, celui qu’elle aurait dû protéger en soit arrivé là. Chiara prit une grande inspiration, ce qu’elle s’apprêtait à dire, Augusto n’était pas prêt à l’entendre, sûrement pas vu son état, mais il fallait qu’elle lui dise, il fallait qu’il sache. « Amedeo n’aurait pas voulu ça, je te jure, il n’aurait jamais voulu ça, jamais, jamais, jamais. » Voilà, c’était dit et elle savait ce qu’elle disait, elle-même s’était fait passer un savon quand elle avait dû lui annoncer son état et sa déchéance. Chiara l’entend encore la réprimander, lui dire à quel point il était déçu, mais il lui avait aussi dit de belles choses ce jour-là : « Je ne t’abandonnerai jamais, je serais toujours là pour toi. » Et en même temps que la phrase résonnait dans sa tête, Chiara la récita, les yeux dans le vide alors que le silence s’était installé entre Augusto et elle.

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Sujet: Re: [Abandonné] Je suis rentrée ! (Augusto) ( le Dim 4 Mar - 14:32 )
Je suis rentrée !!feat Chiara
Gus ne voulait pas que la discussion tourne de cette façon là. Il ne veut pas montrer sa peine, ni la douleur que la mort de son jumeau entraine au creux de son être. Il ne veut pas se laisser bouffer par la tendresse de sa sœur, qui pourtant lui manque affreusement.
Il veut jouer le fort, celui que rien n’atteint.
Mais là d’un coup devant Chiara la carapace s’effrite. Il balance ce qu’il fait pour apaiser cette souffrance ou du moins pour essayer de l’apaiser. Elle est devenue pire qu’un vampire qui lui suce la vie à grande vitesse. L’écartant de la lumière pour l’embarquer dans l’ombre avec tout ce que cela entraine.
Gus est conscient qu’il perd pied et qu’un jour il peut très bien se laisser aller et céder à cet appel qui devient plus qu’un crie strident au creux de sa poitrine.
A-t-il raison ? A-t-il tord ?
De parler de la sorte à sa grande sœur, lui qui depuis le drame met une distance glaciale dans leur relation. Il l’évite même comme il éviterait la peste. Pourtant là il déverse ce flot de douleur devenu tout d’un coup trop puissant, trop pesant.
Avant de se raviser. Et de se dire que c’est peine perdue.

Le ton de sa sœur change, il se fait plus ferme. Gus la regarde essayant de balayer de sa tête l’envie de la serrer encore contre lui. Il veut garder la distance et pas ce laisser piéger par le besoin d’affection qu’il éprouve.
« Une mauvaise idée ? Comment tu peux le savoir ? »
Sa voix à lui aussi se fait plus froide, il remet les distances. Même s’il trouve cela idiot. La peur peut être de la voir encore fuir et de ne pas être là s’il s’écroule.
Après tout ce ne serait pas la première fois qu’elle lâche la famille.
« Et qui te dis au fond que je veux qu’elle se referme. Souffrir est un moyen de le garder avec moi. Et puis c’est ma vie et j’en fais ce que je veux. Je suis assez grand pour savoir ce qui est bon ou pas pour moi. »
Il part vers le bar pour se servir un verre qu’il avale d’un trait.
Une brulure violente lui caresse la gorge, mais il n’en a rien à foutre.
Et puis il allume une cigarette pour calmer toutes les émotions qui l’enveloppent.
Il est à la fois déchiré de réagir de la sorte, parce qu’il est surement temps de tirer un trait sur cette rage qu’il ressent à l’encontre de Chiara. Mais en même temps il a du mal à pardonner son absence.
Et le fait que Chiara parle d’Amedeo ne fait que renforcer ce qu’il éprouve.

« Qu’est ce que tu en sais ? S’il ne voulait pas à ça fallait pas qu’il crève comme un chien dans la rue sous des balles qui ne lui étaient pas destinées. »
Son visage devient blême, il n’a jamais oublié cette nuit de terreur ou il a du affronter le vide de la nuit.
La seule main tendue qu’il est trouvé ce jour là c’est celle d’un inconnu Osvaldo devenu au fil des ans, un homme précieux à son cœur.
Mais il sait qu’Amedeo s’offusquerait de le voir se détruire de la sorte. Mais sur le coup il ne cherche qu’à blesser sa sœur.
Il tire sur sa cigarette comme sur des gorgées de vie.
Sachant très bien que c’est plus la mort qui se glisse dans ses veines.
« Pourtant tu l’as déjà fais Chiara .. tu m’as déjà abandonné .. pourquoi je devrais te croire aujourd’hui .. quelle preuve j’ai que tu seras toujours là .. Amedeo disait cela aussi .. regarde où il est à présent .. personne ne peut être toujours là .. et toi tu es déjà passé à côté. »
Ses mots sont froids, il sait qu’il la blesse. Mais la douleur est partagée.
Il a tellement de rancœur en lui qu’il faut qu’elle sorte. Quitte à lui déchirer encore une fois le cœur. Et celui de sa sœur par la même occasion.
« Désolé je ne fais que gâcher les choses .. je supposes que je te déçois une fois de plus. »

Gus soupire épuisé par cette lutte acharner qu’il mène depuis des années. Mais il est peut être temps que tout ce qu'il cache au fond de son cœur sorte.





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