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- { EVENT : FÊTE DES LUMIÈRES } -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Rues du centre
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Erio MazzeiToujours frais après un litre de café
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Sujet: Re: { EVENT : FÊTE DES LUMIÈRES } ( le Sam 9 Déc - 22:02 )
Chacun ses goûts, après tout. La tenue a beau être sexy, Erio ne la voit pas d’un très bon œil, tout comme tout ce qui se passe sur la grande place. C’est simple, Noël, il n’aime pas. A une période, il était le gosse le plus heureux du monde, qui recevait des cadeaux avec de grands yeux brillants, mais après l’incarcération de son père, tout a changé. Lui-même en faire part à Lana en abordant le sujet de sa maman. Il est lui-même surpris par tant de naturel. Avec elle, les confidences deviennent faciles et si c’est douloureux d’en parler, ça ne l’est pas de le lui avouer. Il n’a pas honte, face à Lana. La dernière fois, elle lui a fait comprendre qu’elle ne le jugeait pas, lui a montré qu’elle pouvait être là pour lui. Si un jour, il lui venait l’envie de vouloir s’attarder là-dessus, il sait très bien que ce sera vers elle qu’il filera. Lana est devenue la personne en qui il a le plus confiance. C’est sa colocataire, la femme qui lui fait tourner la tête, mais il la considère également comme étant l’une de ses plus proches amies. Ne pas la voir une journée est une torture, alors si auparavant, ça lui était égal, à présent qu’il l’a vraiment dans la peau, Erio ne peut s’empêcher de prendre de ses nouvelles. Ce n’est pas un « ça va, tu passes une bonne soirée », mais plutôt un « j’ai laissé un steak, j’vais pas passer, tu peux le prendre », ou « Berlioz n’a pas mis les pattes dans ma chambre ? » et d’autres remarques diverses qui demandent toujours une réponse. Il en a besoin. Même un « OK », ça a tendance à le soulager. A le frustrer aussi, ne pas le satisfaire, mais il s’en contente. Ca devient une telle obsession qu’il se demande s’il se porte bien, s’il ne devrait pas agir de sorte à ce que cette flamme qui vit en lui et qu’il n’a encore jamais connue jusque-là… s’éteigne. Y penser lui donne le bourdon. « Tu délires ? » L’attention est mignonne, il ne peut le nier, mais c’est encore dépasser les limites. « Et ce sera quoi la prochaine fois ? Tu veux que j’te la présente ? Faut pas abuser. Laisse tomber le gâteau. » C’est sympa de sa part, mais connaissant sa mère, elle l’interrogera sur celle qui lui a préparé ce gâteau et quand elle est lancée, elle ne s’arrête plus. Elle a toujours regretté le fait que son fils ne se case pas, qu’il n’arrive pas à trouver chaussure à son pied. Chaque fois qu’il fréquentait quelqu’un, elle y croyait à fond. Même à l’adolescence. Elle était convaincue qu’Alina, la jumelle de sa meilleure amie était la bonne, avant de tomber des nues à leur rupture. C’est notamment pour ça qu’il ne lui présente plus personne. Elle se fait des films, le pousse à aller de l’avant. Erio le sait, elle aimerait qu’il lui fasse des petits enfants, que sa vie ne tourne pas autour du boulot, qu’elle ne soit pas consacrée à son père. Pour le moment, ce n’est pas une priorité. La sienne est ailleurs. « J’suis pas grognon, d’abord. » Juste un peu remonté. « C’est pas parce que j’suis pas aussi enjoué que j’suis forcément… grognon ! » Si il l’est, bien sûr qu’il le sait. Elle, en revanche, elle est tout son contraire à sautiller sur place. Enfant, elle devait être infernale. « OK. Et non, non, c’est bon, j’trouverai quelque chose. Ma mère est seule, elle fait pas les fêtes non plus. Je squatterai chez elle. » Ca lui fera plaisir de voir son rejeton et ils se tiendront compagnie. Les jours où il aura besoin d’une pause, il trouvera une autre solution. Peu importe, tant qu’ils ne se rencontrent pas. « Ta mère appréciera tout le monde, sauf moi. Elle m’connait pas, j’suis un vrai enfoiré. » Il n’a pas la langue dans sa poche et au premier abord, difficile de savoir que sous ses traits tirés et son caractère de cochon se cache quelqu’un de pas trop mal. « D’ailleurs, t’aurais pu t’en passer. » Ce baiser, il l’a mauvaise, vraiment. Pour lui, ça a de l’importance et maintenant que Lana en a pris aussi, c’est un acte qu’il apprécie moyennement. « Joue pas sur les faits. Si j’te l’avais pas demandé, t’aurais pas fait tout ça. » Embrasser un type qu’elle ne connait pas, coucher avec d’autres sans ressentir la moindre chose. Erio en a fait une fille plus si sage que ça et si lui, ça lui plaît de la voir prendre confiance en elle, se dévergonder, il n’est pas certain qu’aux yeux de ses parents, ça ait le même effet. « Tu sais bien que j’me comporte pas bien pour faire plaisir aux gens. » Sourire, faire attention aux mots qu’il utilise. Lui, il se comporte comme il est, ne joue pas sur les apparences pour plaire. Lana le sait bien, puisqu’elle a eu un aperçu lors de leur toute première rencontre. Si on lui avait dit que cette fille qui l’exaspérait serait capable de le traîner jusqu’ici, il n’en aurait pas cru un seul mot, s’en serait même amusé, l’air moqueur.

Les gages arrivent. Le premier ne trouve pas immédiatement sa réponse, mais le deuxième peut l’obtenir, lui. C’est complètement dingue, il en a conscience et il ne devrait pas. Ce qu’il lui demande, c’est beaucoup, mais il a horreur de penser qu’un autre type pourrait fourrer sa langue dans sa bouche alors qu’ils sont proches, qu’ils vivent quelque chose de spécial. « Ouais, bien sûr. Quand t’auras trouvé quelque chose de sérieux, je te libérerai. » Ce n’est pas fait pour durer, mais il se sent déjà soulagé. « J’te demande pas de pas fréquenter d’autres types, hein. » Il faut qu’elle le fasse. C’est bien mieux pour eux. L’exclusivité, c’est rendre la chose plus sérieuse qu’elle ne l’est déjà. Erio tient seulement aux baisers. Lui, il n’embrasse aucune femme, pas sans sentiments. Ca a de l’importance à ses yeux, un baiser. C’est fort, profond et c’est ce qu’il a ressenti avec Lana. Alors il lui impose sa vision des choses pour un petit moment, en la forçant à ne pas goûter les lèvres d’un type pour qui elle ne ressent rien. Lorsque ce sera le cas, même s’il n’aime pas cette issue, Erio la libérera de ses chaînes. Il n’attend pas ça avec impatience. « Juste de pas leur rouler des patins. » Pour éviter que leurs baisers ne deviennent pas… banals. « Je t’encourage à te faire plaisir. Tu sais ce que j’en pense. » Ce n’est pas la vérité. Elle sait ce qu’il pensait. Aujourd’hui, ça le rend dingue de l’imaginer dans les bras d’un autre, mais il ne devrait pas ressentir tout ça, alors il va à l’encontre de ce qui se passe dans son cœur et n’écoute pas non plus sa raison qui rejoint son rythme cardiaque. Erio ne veut rien de sérieux, point. « Ah ouais, clairement, j’vais pas m’inquiéter alors que ma coloc’ m’annonce qu’une meuf essaie de lui foutre la trouille. C’est quoi son problème à ta copine ? Où tu vas les pêcher, hein ? » Alessia, il veut bien croire qu’elle ne va pas très bien psychologiquement, qu’elle est fragile, qu’elle passe par de sales moments, mais il y a des limites à ne pas dépasser. « Pourquoi tu m’en as pas parlé ? Pourquoi t’as attendu ? » C’était pour ne pas qu’il s’inquiète ? N’empêche que ça aurait pu lui mettre la puce à l’oreille. Il prend la boule qu’elle lui tend et de but en blanc, lui confie : « Tes chocolats de l’autre jour, ils ont été empoisonnés. Emma, elle a aussi un grain ? » Erio met la boule à quelques centimètres de l’autre et alors qu’il observe son travail, puis celui des autres qui décorent le sapin n’importe comment, Erio ne perd pas le nord, n’oubliant pas ses récompenses. Il interpelle une jeune femme et lui tend son téléphone portable afin qu’elle prenne une photo. Là, il se place derrière Lana, enroule ses bras autour d’elle et dépose un baiser au creux de son cou. La photographe improvisée lui tend son téléphone avec un large sourire. « Vous formez un très beau couple. » se permet-elle de dire. Erio n’y fait pas attention, la remercie et envoie la photo à Lana. C’est ça qui l’intéresse. « Envoie un message à Alessia. J’en ai rien à foutre qu’elle ait souffert, ce qu’elle a fait, c’est nul. Envoie-lui la photo avec un message. » C’est bien ce qu’il disait précédemment : il se comporte parfois, souvent, en parfait enfoiré. « Estime-toi heureuse, j'aurais pu mettre mes mains ailleurs. » Que la photo soit bien plus suggestive, il en aurait été capable juste pour rendre la pareille à ce qu'il définit comme étant une pouffiasse.


Erio & Lana
Toi, tu es comme un aimant et moi le métal et me rapprocher de toi devient vital. Juste d'y penser je sens mon cœur qui bat. Oh, moi, je ne suis pas dans mon état normal, car ce que je ressens n'est pas très banal. Moi je veux respirer ce parfum dans ton cou, permet-moi de te dire à l'oreille des mots doux que tu y penses encore quand je suis loin de toi. Tout doucement, te prendre dans mes bras, lentement t'embrasser, m'inscrire sur le mur de ta vie, de ton passé. Je sais aujourd'hui que toi seul me guideras.


Dernière édition par Erio Mazzei le Sam 9 Déc - 23:33, édité 1 fois
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Lana Giaccomo10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: { EVENT : FÊTE DES LUMIÈRES } ( le Dim 10 Déc - 0:15 )
« Et ça va hein. Je voulais être gentille, c'est tout. » Lana fronce les sourcils. Il n'y avait aucune arrière pensée derrière cette proposition, peut-être maladroite il est vrai. Elle pensait simplement à avoir une petite attention pour quelqu'un qui va mal parce que c'est ça aussi ce que représente Noël pour Lana : venir en aide à ceux qui en ont besoin. Demain, elle ira certainement voir Sara pour l'aider à s'occuper des animaux abandonnés. Et puis, plus tard, peut-être qu'elle ira se porter volontaire pour servir la soupe à ceux qui commencent à craindre le froid dans la rue... Elle est comme ça, Lana. Le cœur sur la main et son petit cœur, sur l'instant, est légèrement blessé. Mais elle essaye de ne pas s'y attarder, sachant à quel point sa famille est un sujet sensible pour Erio. Comment cela ne pourrait-il pas l'être au vu de son histoire familiale ? Alors oui, bien sûr qu'il est grognon mais Lana n'insiste pas. Tout ce qui compte pour elle sur le moment, c'est parvenir à le convaincre. Et comme Lana est têtue, elle arrive toujours à ses fins. « Ma mère pourrait te surprendre. » S'il la rencontrait... Mais ça n'arrivera pas. Toujours est-il que oui, Olga pourrait le surprendre. Disons que côté naïveté et bonté, Lana n'est pas tombé très loin de l'arbre. Elle a tendance à voir le meilleur côté des gens. Et Erio, il l'a, ce bon côté. « Et tu n'es pas un enfoiré. » Dit-elle, en levant les yeux au ciel. C'est fou comme ça peut l'agacer quand il lui dit ce genre de truc. Même la première fois qu'elle l'a vu, elle ne l'a pas pris pour quelqu'un de détestable. Certes ses manières avaient été... particulières dirons-nous. Mais pas de là à en faire un enfoiré fini quand même, il ne faut pas exagérer. « J'aurais pu mais j’ai décidé de le faire. » Parce que c'était son choix de jouer le jeu au point de dépasser les attentes du policier. Elle voulait vraiment faire un électrochoc à cette fille et ce baiser, elle l'avait jugé nécessaire pour parvenir à ses fins. Et même si l'haleine du jeune homme avait été approximative pour ne pas dire abominable, elle ne regrette pas son acte. En espérant que cette fille se soit réveillée depuis. « Et encore une fois j'aurais pu dire non, si j'avais pas voulu. » Tout ce qu'elle a fait, elle assume et ne juge pas Erio responsable de ses actes. À vrai dire, elle ne les regrette pas, en dehors de ce qu'elle a fait à Alessia. Sur ça, Lana est consciente qu'elle est allée trop loin mais la leçon qu'elle a voulue donné à cet homme infidèle, ça lui a même fais du bien. Ça lui a aidé à reprendre le contrôle, après toute son histoire avec Fabio.

Lorsque les gages arrivent et que cette histoire de baiser se pose, Lana est des plus surprises, c'est vrai. Elle a conscience que, depuis qu'ils ont parlés à cœur ouvert à l'hôpital, leur "relation" est sur une corde raide, dans un équilibre instable. Erio n'est-il pas en train de dépasser les limites qui lui sont chères là ? Sans doute. Mais Lana n'est sans doute pas autant à cheval sur les règles que ne peut l'être son colocataire. Qu'est-ce que c'est, après tout, que de lui promette de n'embrasser personne d'autres que lui ? Rien parce qu'elle n'en éprouve pas la moindre envie. Ce qui l'embête en revanche c'est de ne pas pouvoir l'embrasser, lui. Mais les règles sont les règles n'est-ce pas ? « Je sais, j'avais bien compris. » Et pourtant, elle voudrait. Elle voudrait qu'il lui interdise de carrément voir d'autres types et de faire de même de son côté. Ca la tue, rien que d'imaginer d'autres mains de femme sur son corps, d'autres lèvres qui effleurent sa peau... Sa liberté, elle la respecte, elle le lui a dit, mais ce serait mentir que de lui dire que ça ne lui coûte pas. « Oui je sais ce que tu en penses : qu'il faut que je me lâche, que je m'éclate. J'ai pas oublié le but initial à tout ça. » Bla bla bla, elle l'a totalement oublié. Mais elle donne le change malgré tout. Tout comme lorsqu'elle lui parle d'Alessia. Là aussi, elle donne le change, pour ne pas l'inquiéter. « Elle n’est… juste pas bien en ce moment. » Son agression, puis découvrir ce qui se passait entre Lana et Erio… Ca fait beaucoup, en très peu de temps. Alors certes, ça n’excuse pas tout mais ça explique quand même les raisons de son comportement. « Parce que ce n’était pas très grave. Et puis ça s’est arrêté il y a quelques jours. » Pour mieux recommencer ? Elle n’espère pas. Honnêtement, Alessia commençait un peu à lui foutre la trouille, même si elle refusait de se l’avouer. Elle espère que tout ça est derrière elle. « Qu… quoi ? » Les chocolats ont été empoisonnés ? Alors ce n’était pas une simple indigestion ? Lana reste un instant, choquée, alors qu’Erio s’éloigne légèrement pour parler à une jeune femme. Les chocolats empoisonnés… Quand elle avait parlé à Emma de son indigestion, elle lui avait révélé que ce n’était pas elle qui lui avait envoyé les chocolats. Lana ne s’en était pas inquiétée, pensant qu’il s’agissait alors sans doute d’une cliente. Mais là… Là ça change tout. « Qu’est-ce que tu fais ? » Demande-t-elle, alors qu’Erio revient vers elle et qu’elle sent ses bras s’enrouler autour de sa taille. Tout se passe très vite, le baiser d’Erio, l’appareil photo et Lana qui sourit, presque machinalement, lorsque le flash sort de l’appareil. La remarque de l’inconnue lui créé un pincement au cœur, avant qu’Erio ne lui explique enfin où il veut en venir. « Non mais tu te fous de moi ? Cette photo, ces gestes, ce n’était que pour faire du mal à Alessia. « T’es vraiment… » Qu’n connard ? Qu’un enfoiré ? « …qu’un crétin ! » Ne demandez-pas à Lana d’être plus agressive que ça, elle en est bien incapable. Pour preuve, de colère, elle se saisit d’une guirlande et la lance énervée vers Erio. Sauf que la guirlande ne vole que de quelques centimètres vers l’avant et retombe sur ses pieds. « Je ne vais pas jouer avec ses sentiments et aggraver la situation ! Et puis je vais écrire quoi : t’as vu on est ensemble, on est heureux, pendant que toi t’as une vie pourrie, c’est ça ? » Ce serait cruel. Et ce serait faux, surtout. Et c’est peut-être ça, une partie du problème. Le fait que cette photo envoyée sur son portable la renvoie à tout ce qu’ils ne sont pas. « Sérieusement, tu crois que c’est la bonne solution à apporter ? Emma m’a dit que ce n’était pas elle qui m’a envoyé les chocolats ! » Lana est peut-être naïve mais elle n’a pas mis deux secondes à résoudre l’équation. Cette boîte de chocolat elle vient d’Alessia. Et c’est eux deux qui ont tout déclenché. « Pourquoi tu te sens obligé de faire des trucs comme ça ? » Dit-elle, alors qu’elle pousse légèrement son épaule gauche, sans le faire bouger d’un centimètre ceci dit. Oui, pourquoi agit-il comme ça ? Alors qu’il est tellement plus que ça. Elle le sait, Lana. Et elle voudrait bien qu’Erio s’en rende compte lui aussi. « Tu sais quoi ? On laisse tomber cette histoire de faveurs et tout, j’vais finir de le décorer toute seule, ce sapin ! » Lana saisit une nouvelle guirlande, se retourne vers le sapin et tente de l’installer. Mais ses mouvements sont tellement saccadés qu’elle l’emmêle dans une branche et, en voulant la retirer, se prend sa propre main dans la figure. Vous avez dit maladroite ? « Flûte, flûte, flûte ! » Ca fait mal… Mais plus encore cette dispute, qu’elle n’avait pas prévu. On est bien loin de l’ambiance joyeuse de Noël, là.


Erio & Lana


Je ne squatterais plus les rues de ma peine. Quand je suis perdue, j'veux que tu me ramènes. Je veux qu'on fasse bien, je veux qu'on aille loin et qu'on traîne.
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Erio MazzeiToujours frais après un litre de café
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Sujet: Re: { EVENT : FÊTE DES LUMIÈRES } ( le Lun 11 Déc - 1:30 )
C’est bien ça le problème. Elle est trop gentille, constamment. Le concernant, elle agit toujours comme il faut, ne dit pas un mot de travers. Enfin, parfois, mais ça ne le blesse pas vraiment. Et elle aurait bien eu des occasions de le faire, mais Lana sait se montrer correcte et disponible. Et en plus de toutes ces petites attentions qui ont leur importance, il y a tout ce qu’elle est. Alors qu’il était convaincu qu’elle n’était qu’une colocataire, une fille avec qui il cohabitait, Lana s’est fait une place dans sa tête, au point où il peine à se défaire d’elle. De manière brusque, il essaie tant bien que mal de mettre le holà. Ca passe aussi par cette rencontre avec ses parents. « Peu importe. Tu sais très bien que ce serait bizarre avec tout ça. » Lui qui ne peut s’empêcher de reluquer sa colocataire dès que l’occasion se présente. Dos à lui ou en face, il trouve toujours le moyen de la dévisager, d’apprécier ses formes. De plus, il est maladroit avec les parents des femmes qu’il voit. Quand ce n’est pas une petite phrase mal placée, c’est son naturel, simplement. Son caractère ne convient pas à tout le monde. Le sien est aussi brut qu’un diamant. Quand bien même sa maman l’apprécierait même avec son caractère de cochon, Erio préfère éviter de faire leur connaissance. Ca lui appartient, à Lana. Dans tout ça, il n’a aucune place lui et il ne souhaite pas s’en faire une. Ce serait d’autant plus compliqué de se passer de la brune après ça. En sachant que son entourage peut… l’accepter. Et ça, ce n’est pas gagné. Elle, en revanche, elle est déjà acceptée de ses collègues. Ce qui devait s’avérer être une petite partie de baseball a pris bien plus d’ampleur qu’il ne l’aurait cru. Souvent, on lui demande des nouvelles. Sara surtout. Elle est déçue de ne pas plus la voir, qu’elle ne vienne pas lors de leurs entraînements et si ce n’est lui répondre que ce n’était qu’un petit essai, pour lui montrer comment jouer à son sport fétiche, il ne sait pas quoi lui dire d’autre. Sara trouve que ce n’est pas une bonne excuse, que ça ne justifie pas son absence, alors que le courant passe très bien. De plus, elle semble conquise et lui souffle à de nombreuses reprises qu’elle pourrait être intéressante, pour lui. Il ne peut le nier. Elle est bien plus que ça, a été très surprenante. Il ne s’attendait pas à avoir un brin de femme comme elle qui s’obstine à penser qu’il n’est pas un enfoiré. Elle a l’air de l’estimer énormément. « J’sais que je te plais, de là à devenir aveugle. C’est que c’est vraiment l’amour fou. » dit-il, d’un ton de plaisantin. N’empêche qu’il a aimé qu’elle se prête au jeu. Il a aimé la voir agir sans se poser de questions. Il aime cette Lana qui se surpasse, qui ne se laisse pas bouffer par ses limites. Là, c’est même lui qui est obligé d’en mettre, aussi de rappeler qu’elle peut s’amuser sans lui si elle le désire.

Cette information, il l’avait gardée pour lui, ne souhaitait pas l’inquiéter avec ça à l’hôpital, préférait qu’elle se repose et puis par la suite, Erio n’avait pas trouvé le bon moment pour en discuter, sans pour autant l’oublier. Là, ça tombe parce qu’ils parlent d’Alessia et de son comportement étrange. Automatiquement, il fait ce lien qu’il n’apprécie pas. Cette fille est complètement cinglée, si bien qu’il n’a qu’une seule envie : lui donner une bonne leçon, lui montrer que Lana profite de la vie, qu’elle est toujours en bonne santé. Ce sourire sur la photo, les bras d’Erio autour d’elle, ce serait une bonne vengeance, mais ce n’est pas au goût de tout le monde. « Qu’un crétin. Super ! A côté de ça t’as une poufiasse qui te crève les pneus, qui t’en fais voir de toutes les couleurs avec ses menaces et qui essaie de te foutre à la morgue, mais elle… Elle, elle a le droit à des excuses de ta part, à une réaction si légère que ça mériterait un sketch. Mais sinon, moi j’suis un crétin parce que j’lui rends la monnaie de sa pièce ? C’est qui qui s’fout de l’autre ? » s’emporte-t-il, alors qu’il se promet intérieurement qu’Alessia ne s’en sortira pas indemne. Il aime la justice. Erio soupire, le regard fixé sur cette guirlande qui a atterri quelques secondes plus tôt sur les pieds de Lana. « Ca lui fera les pieds. Peut-être que ça la réveillera un peu, tu vois. » Lui, il se fiche bien de jouer avec ses sentiments. Ce qu’elle fait va au-delà d’une douleur, d’un chagrin d’amour. C’est criminel. « Ce n’est pas de ta patience, ni de ton soutien qu’elle a besoin, c’est d’un psy. » Quelqu’un qui sache l’écouter et la ramener à la raison. Ce qu’il veut par-dessus tout, c’est qu’elle leur fiche la paix. « Et après ça, tu crois que la situation n’est déjà pas assez grave ? Que son état et ce qui lui est arrivé excuse tout ? J’suis sûr que tu envenimes les choses toute seule en prenant de ses nouvelles. » Alessia a l’air d’avoir la haine contre Lana depuis qu’elle les a surpris dans les bras l’un de l’autre. « Un peu plus, un peu moins. » Il aurait aimé qu’elle se prenne cette photographie en pleine figure, qu’elle souffre tant il est en colère contre elle. « Tu me poses la question ? Parce que tu restes passive ! Regarde-toi. C’est tout juste si t’es pas capable de lui apporter un café et des pains au chocolat pour te faire pardonner de ce que tu penses être une erreur, alors qu’elle est bien pire que toi. » Ce n’est pas Lana qui lui a envoyé des chocolats empoisonnés et qui a donc essayé de l’envoyer sous terre. « Vas-y, décore-le ton sapin. » Ca devrait l’arranger d’être gentiment convié à laisser tomber ce moment qui ne l’enchantait pas tant que ça, mais ce n’est pas le cas. Cette dispute, il ne l’aime pas beaucoup. Et alors qu’il s’apprête à s’en aller, la maladresse de Lana refait surface. Il soupire, fait un pas vers elle et pose sa main sur sa joue. « T’es vraiment une plaie. » A qui ça arrive, ce genre de choses ? Lui ne connait qu’une personne et elle se trouve face à lui. « J’voulais pas te blesser. » dit-il, en sautant sur l’occasion de cette proximité pour reprendre où ils en étaient. Ses doigts caressent sa joue avec tendresse, descendent sur son cou. « Mais tu lui fais tout passer. Tu lui pardonnes n’importe quoi à cette nana, alors qu’elle a essayé de te faire du mal et j’comprends pas, ça. C’était volontaire de sa part, c’était pas un gros coup de folie. Elle y a réfléchi. » Elle a fait le chemin jusqu’au supermarché, a acheté le nécessaire et s’est fait passer pour Emmanuela. Si ça, ce n’est pas réfléchi, lui veut bien rendre son badge de policier. « Franchement, tu te trompes d’ennemi là. » Il ne lui veut pas de mal, contrairement à Alessia. Erio, il veut prendre soin d’elle et il le prouve en encerclant ses bras autour de sa silhouette et en déposant un baiser juste à l’extrémité de ses lèvres. Il ne les touche pas, mais se rapproche au plus près de l’interdit.


Erio & Lana
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Sujet: Re: { EVENT : FÊTE DES LUMIÈRES } ( le Lun 11 Déc - 17:24 )
L’amour fou ? Ca n’a rien à voir, strictement rien à voir. Voyons, soyons sérieux deux minutes, Lana n’est pas… amoureuse d’Erio. Elle l’apprécie beaucoup, s’est attachée à lui mais ça s’arrête là. Oui, oui, ça s’arrête là. Lana se contente donc de prendre sa plaisanterie avec légèreté, levant les yeux au ciel malgré tout. Elle le dit, elle le répète : Erio n’est pas du tout objectif à son propre sujet. Mais pour lui faire entendre raison, ça semble peine perdue pour aujourd’hui. Alors Lana calme le jeu, ne répond rien, mais la situation finit par s’envenimer tout d’un coup, suite à une proposition d’Erio. Les voilà à se bagarrer comme des chiffonniers alors qu’il y a quelques secondes à peine, cette inconnue leur avait soufflé un compliment sur leur couple imaginaire. Mais c’est sa relation avec Erio tout craché, ça. Un instant, ils parlent et rient ensemble et l’instant d’après, ils s’énervent l’un contre l’autre. Parce qu’il n’y a pas de filtre, parce que Lana ressent la possibilité de s’exprimer librement. Pour la première fois avec un homme, elle sait qu’elle peut dire ce qu’elle pense sans avoir peur qu’il prenne la tangente définitivement à la minute qui suit. « Les deux situations n’ont rien avoir ! Alessia a un problème, visiblement, mais toi, je sais que tu vaux mieux que ça ! » Tellement mieux que cette idée mesquine, elle en est persuadée. Elle comprend la colère d’Erio, et elle la ressent elle aussi, mais Lana essaye de rationaliser : son – ancienne ? – amie est malade. Il faut qu’elle se soigne et que toute cette folie s’arrête et ce n’est pas en mettant de l’huile sur le feu qu’ils vont arranger la situation. « Ou bien peut-être, ça ne fera qu’aggraver ce qu’il se passe dans sa tête, t’y as pensé ? » Elle, oui. Elle est persuadée que ça ne pourrait qu’empirer les choses, plutôt que de les remettre à leur place. Même la Alessia « normale » qu’elle connaissait n’a jamais eu un goût prononcé pour la provocation. Ca la mettrait hors d’elle, tout simplement.

Elle écoute ce que lui dit Erio, cependant. Malgré son agacement, elle veut bien concéder qu’elle n’a peut-être pas eu la meilleure façon de gérer toute cette histoire. Elle a voulu être présente pour son amie, malgré tout, là où elle aurait peut-être dû la laisser souffler. Mais Lana est comme ça : elle a besoin d’être là pour les autres, n’aime pas rester trop longtemps fâchée avec des proches. C’est juste plus fort qu’elle. « Et bien d’accord ! Je lui demanderais plus de ses nouvelles, je vais la virer de mon répertoire et on en reparlera plus jamais ! Ca te va ? T’façon, tout s’est arrêtée depuis l’hôpital donc elle a dû comprendre qu’elle était allée trop loin, fin de l’histoire ! » Lana n’a pas envie que ça aille plus loin, de remuer le couteau dans la plaie. Quoi qu’en dise Erio, Lana a une part de responsabilité dans ce qui est arrivé. Elle veut juste oublier et ne plus jamais repenser à ses erreurs qui l’ont amené dans une telle situation, à frôler la mort. « Ben oui tu sais quoi, je suis passive et toi tu veux agir mais avec une idée complètement débile. C’est bon là, on ne sera jamais d’accord sur ce point, laisse tomber. » Ils sont différents. C’est ce qui fait leur force d’habitude mais, aujourd’hui, c’est la raison de leur désaccord. Et ça la blesse, au fond, de se retourner vers ce sapin et de clôturer la discussion comme ça. Même du temps où ils n’étaient pas ce quelque chose, Lana n’a jamais apprécié rester fâchée contre son colocataire. Heureusement – ou pas, vous direz sa joue – sa maladresse vient sauver la partie. Aussitôt qu’elle sent Erio se rapprocher d’elle, avec une voix plus douce, son cœur lourd s’allège. Elle ferme une seconde les yeux au contact de ses doigts sur sa joue, esquissant un petit sourire au passage. Elle est mieux, là, comme ça. Même ses paroles par la suite n’arrive pas à faire céder l’apaisement de son contact. « C’est ça que tu comprends pas, Erio. Je ne lui pardonne pas. Je veux juste laisser tout ça derrière moi, c’est tout. » La situation est déjà assez terrible, sans s’y mêler de nouveau. Alors bien sûr que oui, elle sait qu’il n’est pas son ennemi, elle n’en a jamais douté. C’est ce qu’elle s’apprête à lui dire mais ses lèvres posées sur sa peau, à proximité des siennes, font trembler toutes ses barrières. « Erio… J’ai juste peur, d’accord ? » Ca y est, c’est dit. La raison principale à son énervement sort enfin. Oui, Lana a peur. Pour elle, bien sûr mais pas que… « Imagine si en plus en voyant une photo pareille, elle se mette à se retourner contre toi ? J’veux pas prendre le risque, c’est trop dangereux. » Elle a peur pour lui, aussi. Et elle sait que c’est ridicule, qu’Erio est un policier et qu’il sait se défendre mais quand même… Cette tentative d’empoisonnement, ce n’est pas rien. Ca dépasse largement les petites intimidations qu’elle se sentait capable de gérer. Là, si Alessia décidait de s’en prendre à son colocataire, elle ne sait même pas comment elle s’en sortirait. Elle n’a pas ses réflexes, ne sait pas comment réagir dans de telles situations. Et l’idée de le perdre… Même pas en rêve. « Je me suis énervée trop vite, je suis désolée. » Dit-elle, alors que, fatiguée, elle pose la tête sur son torse. « D’empêche que ton idée était débile. » Ne peut-elle pas s’empêcher d’ajouter, avec sa voix boudeuse. Toujours avoir raison malgré tout.


Erio & Lana


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Sujet: Re: { EVENT : FÊTE DES LUMIÈRES } ( le Mar 12 Déc - 20:38 )
Valoir mieux que ça, lui il s’en fiche éperdument. Il est tellement furieux contre Alessia pour toutes ses tentatives de vouloir lui apporter le malheur autour d’elle qu’il ne réfléchit pas. Ce qu’il retient le plus, ce n’est pas tant le comportement mauvais de cette fille dont il aimerait oublier le prénom, mais la façon dont agit sa colocataire. En l’observant, il a parfois l’impression qu’elle accepte ce qui se passe. Certes, elle n’est pas toute blanche et leur jeu a fini par blesser son amie, mais pour autant, Lana ne mérite pas tout ce qui lui arrive. Alessia a été très loin. Depuis quand empoisonne-t-on ceux qui nous font mal ? S’il avait cette logique, Erio aurait tué de nombreuses personnes. « J’en ai rien à cirer. T’as cru quoi ? Que j’allais compatir ? Que j’allais la plaindre ? Qu’elle s’enfonce, je m’en fous. » Forcément, il trouve ça moche, mais en s’attaquant à Lana, en se montrant aussi cruelle, Alessia a mis un terme au peu d’attachement qu’il pouvait lui porter. Aux yeux d’Erio, rien de ce qu’ils ont fait ne justifie ses actes et il ne compte pas changer d’avis. Une gifle, une guerre de gamins, il l’aurait compris, mais ça… Ca lui échappe. Sur les nerfs, il est à deux doigts d’envoyer lui-même la photo, avec un message bien cinglant, se dit qu’elle regretterait peut-être son acte si ça venait du gars qui lui faisait tourner la tête, mais il se ravise. Lana est trop touchée et pourrait lui en vouloir à long terme. Rangeant son téléphone portable dans la poche de son manteau, Erio jette son idée peu glorieuse aux oubliettes, comptant bien se calmer loin de cette ambiance festive. C’était sans compter la maladresse de Lana qui le retient. Sur sa joue a été laissé une fine marque de sa main, des rougeurs qui s’estompent au fil des secondes. « Très bien, d’accord, mais alors fais comme t’as dit. Pas de nouvelles, pas de messages, rien, rien, rien. » Ca ne servirait à rien de foncer dans le tas, d’essayer d’avoir des explications. Rien ne reviendra comme avant. Pour Alessia, Lana sera toujours celle qui a participé à l’humiliation ressentie, celle qui a été responsable de son petit cœur brisé et pour Lana, Erio espère que son ancienne amie sera celle qui a pété les pédales, assez pour vouloir commettre l’irréparable. Il en doute cependant. Elle est tellement gentille, bonne, qu’il craint qu’elle puisse oublier si on le lui demandait. Pas tout le monde ne devrait avoir droit à une seconde chance. C’est bien ce qu’il a appris durant ces dernières années. « J’suis pas ton père, j’peux pas te forcer à prendre ton portable et à effacer son numéro, mais si t’as tellement envie de passer à autre chose, alors… Fais ça. » Parfois, l'indifférence vaut mieux que tous les mots. Si personne ne lui rappelle les derniers événements, il sera plus simple pour Alessia de tirer un trait sur cette histoire et d'avancer. « Lana… » souffle-t-il, en lâchant un soupir. Erio se sent stupide de ne pas avoir pensé à cette éventualité. La peur. Depuis le début, il est convaincu qu’elle se persuade que tout finira par se tasser et que rien ne sert d’en faire tout un fromage. Loin de lui l’idée de penser que ça l’effrayait. « On devrait se parler de tout. Tu n’aurais pas dû garder toutes ces choses pour toi. T’sais bien que je t’aurais épaulé. » Ses horaires sont tardifs, mais avec les éléments en sa possession, il se serait arrangé pour rentrer plus tôt. Faire un détour par sa boutique pour qu’elle ne rentre pas seule ne l’aurait pas dérangé, à condition de ne pas mettre les pieds à l’intérieur. Toutes ces robes de mariées et cette pureté à travers cette décoration blanche lui fiche le bourdon. De ses bras, il entoure sa taille et la serre tout contre lui, promettant silencieusement qu’il est là pour elle, qu’elle peut se sentir en sécurité avec lui. Peu importe toutes les souffrances qu’ils peuvent s’infliger à travers leur relation étrange, Erio ne compte pas la laisser tomber. Il sent qu’elle a besoin de lui et c’est réciproque. « Et tu crois qu’en la laissant en liberté, ce n’est pas dangereux ? J’suis sûr que si je t’encourageai à poser une main courante, tu n’voudrais pas, alors que c’est ce qu’il faudrait que tu fasses. » Pour ne pas envenimer la situation, mais en la laissant courir dans les rues, ça n’aide personne. Erio n’est pas serein en la sachant en liberté. Il aimerait au moins qu’elle soit suivie par un psychiatre, mais pour lui imposer des visites régulières, encore faut-il avoir de bonnes raisons. Celles de Lana sont suffisantes. « J’suis un grand garçon, j’sais me débrouiller. T’as pas à craindre pour ma vie, c’est pas ton rôle d’avoir peur pour moi. » C’est le sien d’avoir peur pour elle en revanche. Alors qu’il caresse avec tendresse sa chevelure, sa dernière remarque le fait tiquer. Piquer au vif, sachant sa colère pas tout à fait évanouie, Erio pose ses mains sur ses épaules et tout en la dévisageant, réplique : « N’empêche que… Ca m’étonne pas que ton ex en ait profité. » Fabio, ce type qui lui a tant fait de mal. Il met la main là où il ne faudrait pas. Leur court moment de répit risque de s’envoler aussi vite qu’il est apparu. « C’est comme ça que t’agissais avec lui ? Dès qu’il te faisait un coup bas, dès qu’il se comportait mal, tu laissais passer aussi ? Tu baissais la tête et tu acquiesçais sagement ? Tu attendais que ça aille mieux ? Tu te contentais de chocolats et de fleurs pour que ça reparte comme en l’an quarante ? » s’emporte-t-il, alors qu’il imagine Fabio lui ramener un bouquet de roses rouges et se faire pardonner aussi vite. « Parce que si c’est le cas, c’est pas étonnant qu’il ait sauté sur toutes les occasions qui se présentaient. Pourquoi se serait-il privé ? Après tout, tu sembles tout accepter. Moi au moins, je réagis peut-être comme un crétin, mais j’fais quelque chose. » A l’instant même où il termine son monologue, Erio sait qu’il a dépassé les bornes, que prendre Fabio comme exemple n’était pas très malin de sa part. Pourtant, il continue : « Ca t’fout en rogne ce que je te dis ? Vas-y, mets-toi en colère. Dis quelque chose, allez. » Brusquement, il lui attrape ses poignets et les pose sur son torse. « Réagis. » Il n’attend que ça, qu’elle se défoule, qu’elle frappe si elle en a envie.


Erio & Lana
Toi, tu es comme un aimant et moi le métal et me rapprocher de toi devient vital. Juste d'y penser je sens mon cœur qui bat. Oh, moi, je ne suis pas dans mon état normal, car ce que je ressens n'est pas très banal. Moi je veux respirer ce parfum dans ton cou, permet-moi de te dire à l'oreille des mots doux que tu y penses encore quand je suis loin de toi. Tout doucement, te prendre dans mes bras, lentement t'embrasser, m'inscrire sur le mur de ta vie, de ton passé. Je sais aujourd'hui que toi seul me guideras.
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Sujet: Re: { EVENT : FÊTE DES LUMIÈRES } ( le Mar 12 Déc - 23:16 )
La dispute est brève, mais intense. Lana finit quand même par obtempérer tant bien que mal. Erio semble lâcher prise lui aussi, quand Lana lui promet un changement de comportement. « Promis, plus aucune nouvelles. » Elle est sincère dans ce qu'elle lui dit. Toute cette histoire, ça a pris des proportions bien trop énormes. Avec le recul, Lana se rend compte qu'elle aurait dû prendre les menaces d'Alessia plus au sérieux et à présent qu'elle sait tout, elle panique. Qui ne le ferait pas à sa place ? Quelqu'un a quand même tenté d'asséner à sa vie, ce n'est pas rien. Heureusement, Erio est là, comme toujours, pour la rassurer. À l'instant même où le policier resserre ses bras autour d'elle, l'Italienne se sent tout de suite mieux alors qu'elle se colle un peu plus contre lui. Franchement, elle pourrait rester comme ça toute la journée. « Je sais que tu t'aurais été là. Sauf que tu te serais inquiété en permanence et que c'était plus simple de me dire que ce n'était pas grave. Ca m'évitait de paniquer totalement. » Elle n'est pas aussi forte que lui, elle. Les situations de crise comme celle-là, elle, ça lui donne envie de fuir alors qu'elle sait pertinemment qu'Erio ça lui donne plutôt envie de foncer dans le tas. Il n'a jamais eu tellement le choix, avec ce qui lui est arrivé dans son enfance. Autant dire que Lana admire sa force, sa ténacité. Encore une chose sur laquelle ils sont différents mais, au final, c'est peut-être ce qui fait leur force. Ensemble, ils se complètent. « T'as raison, je ne veux pas. Je veux juste qu’on laisse tout ça derrière nous, c’est tout. » Mêler la justice à toute cette affaire ce serait juste... rendre tout ça trop réel. Lana préfère laisser ça au passé, comme un mauvais souvenir qu'on oublie. Toujours est-il qu'après un truc pareil, jamais elle ne verra les chocolats comme avant... Probablement même n'en mangera-t-elle plus jamais. Finalement, Alessia a peut-être réussi sa vengeance parce que priver Lana de chocolats, c'est quand même super moche. « Ne me demande pas un truc dont je ne suis pas capable, par contre. » Lui demander de ne pas s'inquiéter pour lui, c'est comme lui demander d'arrêter de respirer : c'est totalement impossible. Et ça ne concerne pas seulement Erio : Lana s'inquiète tout le temps, pour tous ceux à qui elle tient. Sans doute la faute à une mère un peu trouillarde sur les bords qui lui demandait régulièrement de lui confirmer que tout allait bien pour elle. En même temps, on peut la comprendre : avec Lana, même avoir à traverser la rue peut devenir source de tous les dangers.

Et là, tout d’un coup, tout bascule. En l’espace d’un instant, sans doute d’un mot de trop de la part de Lana, voilà que leur discussion repart en dispute. Sitôt qu’Erio évoque son ex, sans le nommer, le corps de Lana se tend. Elle lui lance un regard pour le sommer d’arrêter mais c’est trop tard… Erio est lancé et Lana, elle, blessée. Comment peut-il lui faire une chose pareille ? Lui balancer l’histoire de son ex à sa figure, en sachant pertinemment que c’est quelque chose de blessant pour elle. Peut-être pas à quel point, ceci dit. Lana ne lui a pas tout dit, sur la manière dont il avait petit à petit égrener son estime d’elle-même, lui ôtant finalement toute volonté. Alors, elle reste là, à écouter chacun de ses mots, les prenant un à un comme une claque dans la figure. « Que je réagisse ? Tu veux que je réagisse, c’est ça ? » Dit-elle, en apparence dépitée même si elle bout littéralement à l’intérieur. « Tu sais quoi, Erio ? Va te faire foutre ! » Lana pousse véritablement Erio cette fois-ci, parvenant à le faire bouger un petit peu. A côté d’elle, une maman passe en mettant les mains sur les oreilles de ses enfants, choquée. Pour toute réponse, Lana lui fait les yeux ronds. Ne comptez pas sur elle pour s’excuser, là, tout de suite. « Tu sais même pas de quoi tu parles, d’accord ? Tu sais même pas tout ce qu’il a pu faire, tout ce qu’il a pu me murmurer à l’oreille pour petit à petit me faire comprendre que de toute façon, j’étais une moins que rien, presque difforme et qu’il fallait pas que je m’attende à mieux ! » Lui faire comprendre ou lui faire croire ? Chez Lana, la limite est toujours infime. Dans toute cette histoire, elle ne sait plus à quoi se fier : à l’image qu’elle avait d’elle avant Fabio ou celle qu’il a lentement construit en elle. « Alors tu veux savoir comment j’réagissais à l’époque, hein, c’est ça ? Je mangeais. Je mangeais, encore et encore, à en avoir envie de vomir. Et puis après, j’me détestais tellement que je passais des jours à boire que de l’eau pour rester quelque chose de présentable et qu’il ne me laisse pas… Ce qu’il a fini par faire, de toute façon alors ! Je sais, encore plus pitoyable que ce que tu pensais, hein ? » Ses mains sont tremblantes alors que ses yeux se mettent à briller. Estimant avoir été assez faible face à lui, en lui avouant son rapport compliqué avec la nourriture à demi-mot, Lana tourne les talons, décidée à partir. Agacée, elle fait finalement demi-tour quasi immédiatement, se rapprochant d’Erio et pointant son doigt sur son torse. « Tu savais. Tu savais que cette histoire était compliquée pour moi et tu me l’as quand même balancé à la figure. Tu sais quoi ? Je retire ce que j’ai dit. T’es vraiment un enfoiré. » Et cette fois-ci, Lana tourne finalement les talons pour partir pour de bon, oubliant le reste des décorations dans le carton, à présent le dernier de ses soucis. Elle n’a plus envie de cette ambiance festive, là, juste d’oublier tout ce qu’elle a pu dire, la manière dont elle a pu s’emporter ainsi que le creux qu’elle ressent tout au fond, dans le ventre. Elle se sent nulle, tellement nulle.

Lana et Erio quittent l'event.


Erio & Lana


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Sujet: Re: { EVENT : FÊTE DES LUMIÈRES } ( le Mer 13 Déc - 20:55 )
Plus qu’une tante ou une marraine, sans être tout à fait une mère, Tosca a toujours tenu une place prépondérante dans mon existence. Tout comme j’ai compté parmi ses priorités. D’aussi loin que je me souvienne, elle a été là, systématiquement, pour souffler les bougies de mes gâteaux d’anniversaire ou pour décorer le sapin de la maison de son frère. La fête de Noël est importante pour les fervents catholiques que sont les Schiavones. Il n’était donc pas permis, à mon sens, que nous rations les célébrations organisées au cœur de la ville de Npaples. J’avais par ailleurs bon espoir de raviver chez ma tante des souvenirs heureux à l’aide par exemple , d’un amaretto chaud. Nous en buvions un chaque année et, avec un peu de chance, le breuvage au goût d’amande agirait sur elle comme une madeleine de Prous. Aussi, à peine arrivée sur place, je fis déjà la file en l’attendant, histoire de ne pas perdre de temps. J’aurais de toute façon l’occasion de l’embrasser dès qu’elle m’aurait rejointe, interrompant ainsi mon écoute attentive de la conversation de mes voisins. Ils discutaient du menu pour le réveillon et, perdue dans mes pensées à faire saliver un homme repu, je reconnus davantage le parfum de Tosca que je ne ressentis sa présence à mes côtés. « Oh ! Je ne t’ai pas entendue arriver. » Bien que, pour changer, je ne sursautai pas. « Tu as vu tout ce monde ? J’ai cru que tu ne me retrouverais jamais. Comment tu as fait ton compte ? Tu as un radar spécial Dafne ? Un sixième sens ? » l’accueillis-je non sans l’étreinte. « Je me suis mise là parce que je meurs d’envie de ce truc-là. Tu te rappelles ? » Je m’essayais sans grande subtilité, mais je savais qu’elle ne m’en voudrait pas. Dans la famille, nous n’étions pas réputés pour ce trait de caractère. « Tu es magnifique. Ta veste te va à ravir. Et, celle-ci… » Je soulevai les pans de la mienne pour la mettre en évidence. « C’est toi qui me l’as offerte pour mon anniversaire, il y a deux ans. Elle est encore impeccable, tu ne trouves pas ? » Parce que j’en prenais soin, comme de chaque pièce qui remplit ma garde-robe d’ailleurs. « Comment tu vas ? Tu as plutôt bonne mine ? Je te trouve de plus en plus belle, en fait. »

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Sujet: Re: { EVENT : FÊTE DES LUMIÈRES } ( le Jeu 14 Déc - 21:16 )
Abel avait un programme chargé ce soir, il y avait la fête des lumières et on l’avait invité à y prendre part. Il se demandait s’il allait encore y avoir du monde vu qu’il devait travailler avant de pouvoir y aller.

Il espérait juste ne pas arriver trop tard, il voulait profiter de la fête, mais il n’allait jamais pouvoir y aller si cette mégère continuait de lui tenir la jambe ainsi. Elle l’accusait du bruit qu’il y avait le soir et vu qu’il ne savait pas trop quoi lui dire pour rester polie, il décida de faire le jacques, jouant l’ingénu à la perfection.


D’autres clients avaient compris qu’il se moquait allègrement d’elle et pouffait dans leurs coins en regardant la scène. Elle partit enfin après avoir hurlé des insanités à Abel, il poussa un soupir avant de reprendre sa joie de vivre, une joie immarcescible quel que soit le temps qu’il faisait. Même l’hiver et la neige n’arrivaient pas à faire perdre son sourire à Abel, il était juste joyeux.

Cela pouvait sembler bizarre ou lassant, mais il n’avait aucune envie de changer, de devenir quelqu’un de tatillon, d’incompétent ou autre horreur dans le même genre. Il ferma ses yeux smaragdins un moment avant de reprendre le service. Il termina de servir les clients, nettoya le comptoir avant de voir enfin son collègue arriver.


Merci de prendre la relève, je n’en peux plus. Il débadgea enfin avant de se retrouver à l’air libre, il poussa un soupir de plaisir avant de prendre le chemin de la fête chantant « Tu scendi dalle stelle » en pleine rue comme un con.

Il ne prêta pas attention aux regards des passants, l’avis des autres lui importait peu et l’arrangeait même vu qu’il remarqua un billet de 20€ par terre. Il pensa à le garder avant de se diriger vers la fête. Il arriva finalement à la fête des lumières souriant en voyant un homme sur des échasses. L’ambiance avait l’air d’être déjà là et Abel retrouva son ami qui l’avait invité, lui offrit un des lampions vendu sur place, recevant le sien en échange avant de le lancer en même temps que son ami.


Il se dirigea ensuite vers le sapin s’apprêtant à mettre une décoration dessus avant d’apercevoir un pauvre sdf dans un coin, il repensa à son billet de vingt et décida de payer un repas à son ami et au sdf. Ils partagèrent son repas avec ce dernier, riant comme un con et passant un super moment avec un homme qui n’avait strictement rien à lui offrir.

Une belle leçon de vie dont il profita avant le départ du sans domicile fixe. Il décida de se lever et souhaita bonne chance à son ami qui prévoyait de se trouver une conquête pour la nuit. Lui se contenta d’inviter une inconnue à danser, sans aucune arrière-pensée juste pour s’amuser. M’accorderiez-vous cette danse ?



Je viens super à la bourre, mais si quelqu'un veut danser avec Abel. J'avoue ne pas avoir tout lues vos publications, mais si une jolie demoiselle est disponible, DANSE AVEC BEBE ABEL.  


Signa is coming.

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Sujet: Re: { EVENT : FÊTE DES LUMIÈRES } ( le Jeu 4 Jan - 18:35 )
Fête des lumièresTosca et Dafne

Dafne avait tellement insisté que je ne me sentais pas de refuser. Même si les fêtes de Noël cette année étaient de mon côté dénuées de toute tradition, de toute ambiance festive et de tout sens. Je ne me sentais pas de faire la fête, ne sachant que réellement célébrer. La seule chose que je voulais demander au père Noël était de m’aider à retrouver mes facultés, mes souvenirs, ma vie d’avant. Mais cela faisait belle lurette que j’avais fini par y croire et la perte de mémoire ne remettait certainement pas en doute sa non existence. Mais ma nièce avait fini par me convaincre, attachant un point d’honneur à continuer les traditions passées comme si de rien n’était. Et cette perspective n’était finalement pas pour me déplaire. Et qui sait, faire un rituel « habituel » pouvait m’aider à récupérer quelques souvenirs en prime, ce qui ne pouvait être qu’un plus considérant les circonstances. La seule chose qui m’effrayait : le monde. Cette « petite fête » décrite par Dafne était le lieu de rencontre de tout Naples ce soir, ou je ne m’y connaissais pas. Je me demandais bien comment j’allais retrouver Dafne dans cette foule. C’était bizarre. Le lieu était magique, avec les lumières, les guirlandes, les décorations. Un orchestre jouait des morceaux de noël. Et les odeurs de vin brulé, de biscuits ou de chocolat chaud se mélangeaient à celles du sapin géant qui était au centre de la place. Mais même avec tous ces ingrédients réunis pour faire ressentir la magie de la fête, j’ai l’impression d’être extérieure à tout ça. Pourtant, cela devrait être ma fête préférée, la recherche des cadeaux, penser au menu du réveillon, aux surprises, aux décorations de table… Tout cela est relégué au second plan, et c’est à peine si j’y pense. Je ne réalise pas tout a fait que nous soyons déjà arrivés à cette époque de l’année.

Mais sur les conseils de ma nièce préférée, j’avais bien apporté diverses décorations à mettre sur le sapin, que ma mère m’avait aidé à dénicher au grenier. C’était également une tradition pour mes parents, de donner quelque chose à pendre sur l’arbre de la ville. Et je crois que ça leur donnait une excuse pour racheter de nouvelles choses, aussi. À peine le 31 novembre était passé qu’ils s’étaient attelés à décorer notre cascina du sol au plafond. Et malgré leur âge avancé et les problèmes de santé qui auraient pu les empêcher de réussir à accrocher les guirlande tout autour de la maison, leur enthousiasme était toujours au beau fixe et réussissait à vaincre les obstacles. Je dois dire que c’était – presque – contagieux. Alors c’est armée d’un sac de guirlandes et de miniatures en bois que je retrouvais ma nièce dans la file pour le stand d’amaretto. Elle avait déjà trente ans, et bien sûr cela ne devrait pas me surprendre, mais la mère surprotectrice qui était en moi ne pouvait s’empêcher de tiquer intérieurement. Neuf ans nous séparaient, ce qui n’était pas tant que ça. J’étais une grande sœur bien plus qu’une mère, mais Dafne resterait à jamais mon petit bébé. Que cela lui plaise ou non. Et cela même si dernièrement, celle qui prenait soin de l’autre, c’était elle. «  Sixième sens ? Non, il m’a suffi de lire amaretto et mon instinct a fait le reste. Quel monde. On a beau dire que Noël est une fête commerciale, elle a au moins le mérite de réunir les gens.  » Et c’était ce qui comptait non ? Il était triste de voir qu’on avait besoin d’une fête pour ça, mais au fond c’est bien ce qu’était noël : un moment de partage, de joie, un moment familial. Et c’était pour ça que ça plaisait à autant de gens. «  Honnêtement je ne m’en souviens pas, mais… J’sais pas. J’ai eu l’intuition de te trouver ici alors, c’est plutôt bon signe non ? Et s’il est aussi bon qu’il sent bon, ce sera un délice.  » Les effluves qui s’échappait du mini chalet installé pour l’occasion donnaient envie. Et la longue queue qui faisait le pied de grue devant l’échoppe le confirmait. J’avais hâte de pouvoir y gouter moi aussi. Mon psy était formel, toute stimulation pouvait être bénéfique. Même celle des papilles gustatives. Et j’appréciai les efforts que fournissait Dafne à m’aider dans cette tâche, subtilement, sans me mettre la pression ou forcer les choses. Par petites touches. Comme de porter une simple veste pourtant lourde de sens. Dire que je m’en souvenais était loin du compte, mais je la trouvais splendide et c’était quelque chose que j’aurai tout aussi bien pu acheter ces jours ci. Mes gouts au moins, eux, étaient intacts. «  Ne dis pas de bêtises, c’est toi la plus belle. Moi j’ai juste l’horrible impression d’être vieille. Je sors du coma et voilà que j’ai trente-neuf ans, tu te rends compte ? Bientôt la quarantaine, je ne suis pas prête Dafne, aide-moi.  » Ironisai-je à moitié. Je ne me souvenais pas du quart de ma vie, alors comment pouvais-je accepté en avoir déjà parcouru la moitié ? Ce n’était certainement pas une pensée à avoir en période de fêtes, mais je dois dire que ça me taraudait. Si encore j’avais l’impression d’avoir fait quelque chose de ma vie, passe encore, mais je me retrouve à bientôt quarante ans bloquée dans le passé sans perspectives futures. «  Au fait, tes grands-parents tiennent à ce que ce soit toi qui accroche lo schiaccianoci en bois coloré.  »
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Sujet: Re: { EVENT : FÊTE DES LUMIÈRES } ( le Mar 9 Jan - 2:16 )
Je pousse un soupire. Le jeune enfant a déposé la décoration, puis il est parti avec ses parents. Cela me fait penser à mon père malade, je sais qu'il ne passera pas l'hiver, les médecins nous ont prévenus, c'est sans appel. J'aurais préféré que cela soit moi, je suppose que tout le monde pense ainsi lorsqu'il s'agit des personnes que l'on aime, malheureusement, je ne peux pas lui prendre sa maladie. Puis, on dit toujours que dans la logique, ce sont les parents qui doivent décéder avant les enfants, mais cela n'a pas été le cas de Théodore, mon fils, décédé dans un accident de la route, mais il y avait aussi cet enfant qui grandissait en moi, que j'ai également perdu. Parfois, je m'imagine Théodore plus grand, j'aurais adoré qu'il soit présent avec moi ce soir, nous aurions bu des chocolats chauds, nous aurions rit et il aurait décoré le sapin, comme tous les enfants présents ici. J'aurais aussi un autre enfant, plus jeune encore, mais je les aimerais d'un amour inconditionnel. Je ne sais pas si je serais restée avec Henri, si je ne l'aurais pas quitté pour être certaine qu'il ne frappera pas nos enfants, comme il me frappait moi. Cela fait naître un rictus de douleur ainsi que de tristesse sur mon visage lorsque je remarque un jeune homme que je ne connais pas. Il donne de l'argent à un sans domicile fixe, il partage même un repas, je trouve que c'est un très bel acte. Je ne sais pas s'il a remarqué que je le fixais, mais finalement, il arrive à ma hauteur pour me demander si je veux bien danser. Je suis surprise, mais je finis par accepter en lui donnant ma main avec un léger sourire. J'admets que je rougis légèrement, c'est étrange de danser avec un inconnu, mais je suppose que cela va me faire du bien. Nous commençons alors à danser, je n'ose pas parler la première, mais je trouve cet instant agréable, hors du temps.

@Abel Javary J'espère que je vais te convenir en tant que cavalière.


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