Revenir en haut
Aller en bas


 

- [Terminé] See you next year -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Rues du centre
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivant
Astrid WestLe vin est un puissant lubrifiant social
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t1468-astrid-west-apres-l-ora http://www.ciao-vecchio.com/t1486-true-colors
ID : Pyro (F)
Faceclaim : Blake Lively + ©moonic
Multi-comptes : Masha & Stella & Oliviero
Messages : 4838 - Points : 2035

Âge : 33 ans
Métier : Professeure de langues à l'Université de Naples
Sujet: [Terminé] See you next year ( le Jeu 7 Déc - 3:06 )

See you next year
Astrid & Giovanni

• Musique : Your ex-lover is dead •

Nous étions le jeudi 21 décembre et Astrid quittait Naples pour rejoindre sa famille à Boston le lendemain. Elle avait réussi à avoir un billet pour un vol qui quitterait en début d’après-midi, ce qui ferait en sorte, avec le décalage horaire, qu’elle arriverait chez elle en fin d’après-midi. Évidemment quand on dit chez elle, c’est en référence à la maison de ses parents, la maison de son enfance. Comme à chaque année, c’était eux qui recevait le reste de la famille pour fêter le réveillon de Noël. C’était une tradition, et bien que la blonde n’ait pas habité à Boston dans les presque 10 dernières années, elle se fait toujours un devoir et un plaisir d’être présente pour cette date précieuse. Évidemment cette année c’est un peu différent, puisque c’est la première fois qu’elle est en couple. Bien que sa mère l’ait supplié pour qu’elle torde un peu le bras à Giovanni, elle savait aussi à quel point c’était important pour lui de rester ici, surtout de rester auprès de sa mère. Et en même temps cela ne faisait pas un an qu’ils étaient ensemble...elle se voyait mal lui demander de l’accompagner de l’autre côté de l’Atlantique afin de rencontrer tous ses proches. Comme elle avait répondu à ses parents, il y aurait bien d’autres Noël ou anniversaires. Du moins, c’est ce qu’elle espérait. La situation étant devenue un peu complexe avec le retour d’Amara, elle préférait ne pas trop penser au futur. Elle n’en avait d’ailleurs pas parlé à ses parents, du fameux de retour de son ex. Ils ne comprendraient pas et verraient probablement Giovanni d’un autre oeil, alors que ce n’est pas de sa faute. En fait c’est de la faute de personne. C’est un concours de circonstances, qui le place entre deux femmes qu’il aime, de façon bien unique et différente. Rien ne sert de les alerter, pour l’instant.

Un peu en retard dans l’achat de ses cadeaux, Astrid a donné rendez-vous à Giovanni au coeur de Naples afin de faire les derniers achats. Celui pour son homme était déjà acheté depuis quelques jours déjà et elle lui donnerait probablement plus tard, puisque ce sera leur dernière soirée ensemble avant un moment. À vrai dire, ils ne se reverront qu’en 2018, afin de commencer la nouvelle année ensemble. Elle ne savait pas encore exactement quelle date serait son vol de retour, ni si elle sera à Naples pour fêter la veille du jour de l’An. L’américaine avait préféré attendre avant de choisir le jour de son retour, tout dépendant des plans de Giovanni. Les cours étant terminés à l’université, elle avait pu prendre l’avant-midi pour terminer les corrections restantes, afin que les étudiants puissent avoir leurs notes rapidement. Elle se rappelait le stress qu’elle avait lorsqu’elle était à l’université à New-York, juste avant le temps des fêtes, et elle ne voulait pas leur faire vivre la même chose. Une fois les copies remises au directeur du département, elle s’était dirigé directement au centre-ville en voiture. Il faisait assez froid pour qu’elle enfile d’Ailleurs un léger manteau noir et son foulard. Une fois la voiture garée pas trop loin, elle s’était rendue dans un petit café afin de commander un panini végé et un cappucino. Il fallait qu’elle refasse le plein d’énergie avant d’attaquer les magasins. Il lui restait donc le cadeau pour ses parents et pour ceux de Giovanni. Elle avait déjà trouvé celui pour Raffaelo et Agnese, bien qu’elle n’avait encore rien dit à son Italien, voulant lui faire une surprise aussi. Une fois donc le sandwich terminé, elle se rendit à leur point de rendez-vous, le petit banc sous l’immense sapin de Noël installé au coeur du quartier. Assise, les jambes croisées, elle terminait son cappuccino tout en regardant ses messages afin de voir s’il lui avait écrit. Il serait quelques minutes en retard à cause du trafic. Tout en soupirant, elle déposa sa tasse par terre afin de lui répondre qu’elle était déjà arrivée et qu’il allait devoir se faire pardonner pour ce retard, un peu à la blague. Elle avait aussi un message de Nate, qui voulait confirmer s’il passait toujours la chercher le lendemain vers 11h30 pour se rendre à l’aéroport. Américain aussi, il rentrait chez lui pour le temps des fêtes. Probablement par hasard, ils étaient sur le même vol et Nate lui avait proposé de se rendre ensemble afin d’éviter de prendre deux voitures. La blonde avait hésité avant d’accepter, sachant que Giovanni était en congé et qu’il pourrait très bien venir la reconduire et lui dire au revoir. Mais elle détestait faire ce genre de scène dans les aéroports et préférait l’intimité de leur appartement pour se laisser. Hésitante, elle écrivait des mots pour ensuite les effacer. Il n’était pas trop tard pour annuler et demander à Giovanni de l’accompagner. Elle finit par répondre simplement : oui c’est parfait pour 11h30. À demain. Au même moment elle sentit une main caresser ses cheveux et les dégager de son cou. Surprise, elle enfouit son téléphone dans sa poche, avant de sentir des lèvres chaudes contre son cou. Est-ce votre façon subtile de vous faire pardonner Mr. Caruso? demanda-t-elle sans même tourner la tête, sachant très bien à qui appartenait cette bouche.

Emi Burton


   Tell me something I can hold on to forever and never let go.

(c) crackle bones


Dernière édition par Astrid West le Mer 20 Déc - 4:14, édité 3 fois
Revenir en haut Aller en bas
InvitéInvité
avatar
Sujet: Re: [Terminé] See you next year ( le Ven 8 Déc - 0:51 )

See you next year
Astrid & Giovanni

• Musique : Kiss Me

En ce jeudi 21 Décembre, nous avions convenu avec Astrid de garder une partie de l’après-midi off tout comme la soirée afin que l’on se consacre aux derniers achats de Noël et que l’on profite tous deux de ces derniers instants ensemble avant son départ pour les Etats Unis. Lyla et Augusto étaient d’accord de s’occuper pleinement du bar et appréciaient cette confiance que j’avais à leur égard, cette liberté que je leur laissais également dans la gestion des affaires. Déjà que la moitié de la semaine ils s’occupaient le soir du bar à vin, mais depuis quelques semaines, ponctuellement je déléguais parfois lorsque j’avais d’autres impératifs ou empêchements. En l’occurrence, passer du temps avec Astrid était un impératif. L’hiver se ressentait de plus en plus et les températures chutaient chaque jour, plus on s’approchait du réveillon de Noël, plus les gens se couvraient en extérieurs. Naples n’échappait pas à l’exception, car une vague de froid s’abattait sur l’Europe après une très belle arrière saison automnale. Le bonnet était de rigueur comme le blouson doublé à l’intérieur et le pull en col roulé. Idéal pour passer un après-midi à vaciller entre le froid extérieur et la chaleur dans les magasins. Je n’étais pas un grand adepte de tout ça, mais il fallait que je boucle certains cadeaux et les festivités approchaient bien trop rapidement pour m’accorder un délai supplémentaire ou me permettre d’attendre qu’il y ait moins de monde. Je m’y prenais un peu à la dernière minute c’est vrai.

On avait convenu de se retrouver au pied de l’immense sapin qui trônait au milieu d’une place piétonne, ce que je fis avec un léger retard. J’arrivais finalement en remarquant la silhouette de la blondinette assise sur le banc. Ses cheveux d’une blondeur pure contrastaient avec la couleur noire de son manteau et son foulard permettait de la repérer de loin. Parmi mille je l’aurais de toute façon reconnue, même les yeux fermés. Je la prenais donc un peu par surprise en déposant un baiser dans son cou après avoir légèrement baissé le foulard. « Me faire pardonner ? C’est vrai que j’ai une petite quinzaine minutes de retard mais….. c’est la folie la circulation aujourd’hui » fis-je en enjambant le banc pour me mettre à califourchon dessus, tourné vers Astrid. « Ceci dit si je devais me faire pardonner, ce n’est pas comme ça que je le ferais, bien évidemment » rajoutais-je en remarquant ce cappuccino dans son gobelet. « Il en reste ? ». Je n’eus pas à re-demander, elle me tendit le verre pour partager un peu. « Tu ne vas pas avoir froid comme ça ?! » l’interrogeais-je en passant ma main sur son dos et frottant doucement, histoire de procurer un peu de chaleur. Apparemment non, puis nous n’allions pas nous éterniser sur ce banc. Une fois en mouvement, ça nous réchaufferait. On se levait donc pour commencer à prendre le direction des premiers magasins qui s’offraient à nous, sur le chemin. « Si j’ai bien compris, il te reste à trouver un cadeau pour tes parents…. mais t’es certaine de vouloir en faire un aux miens ? Tu sais ils n’attendent rien de toi, tu n’es pas obligée de leur en faire un… enfin ne te mets pas la pression quoi ». De mon côté, j’avais trouvé celui de l’américaine mais je souhaitais quand même compléter par un petit quelque chose supplémentaire d’ici ce soir. Puis il me restait aussi un cadeau à faire pour ma sœur Mia. S’agissant du reste de la fratrie et des petits neveux et nièces, c’était fait aussi. J’avais également songé à faire un cadeau à Amara et je l’avais déjà pris également. En marchant, je réalisais que je devais par la même occasion faire également un cadeau aux parents de Astrid, tout en lui évitant de partir aux Etats Unis trop chargée. « Si tu en fais un à mes parents ceci dit, j’ai bien l’intention d’en trouver un pour les tiens. Mais pour ça, il faut que tu me parles un peu plus d’eux, de leurs passe-temps et passions…. ».

Tout en conversant, on s’arrêtait naturellement devant certaines vitrines en cherchant du regard quelques chose qui nous inspirerait, qui sortirait du lot. La 3e boutique fut la bonne car la blondinette entra déjà tout en continuant de parler. C’était un magasin de décoration, avec de jolis objets et mobiliers. Rien qu’à voir le prix d’une lampe, je me disais que ça ne serait pas ici que j’achèterais quelque chose. Au bout de quelques instants à parcourir l’intérieur du magasin tout en se faufilant (comme on pouvait) au milieu des autres clients potentiels, je m’arrêtais sur un miroir mural qui était esthétiquement simple mais élégant. « En fait il faudrait que j’aille au cœur du sujet. Est-ce qu’il y a quelque chose dont tes parents auraient parlé qu’ils souhaiteraient ou qui leur manqueraient chez eux ? ». Puis en pensant à ma jolie traductrice je rajoutais avec une pointe d’humour « enfin, hormis toi bien sûr. Car je sais que tu leur manque et qu’ils doivent probablement être impatients de te retrouver ». Je les savais plutôt proches d’où ma remarque complémentaire.

Emi Burton
Revenir en haut Aller en bas
Astrid WestLe vin est un puissant lubrifiant social
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t1468-astrid-west-apres-l-ora http://www.ciao-vecchio.com/t1486-true-colors
ID : Pyro (F)
Faceclaim : Blake Lively + ©moonic
Multi-comptes : Masha & Stella & Oliviero
Messages : 4838 - Points : 2035

Âge : 33 ans
Métier : Professeure de langues à l'Université de Naples
Sujet: Re: [Terminé] See you next year ( le Lun 11 Déc - 6:52 )

See you next year
Astrid & Giovanni


Astrid frissonnait, non pas à cause du froid, mais du contact des lèvres chaudes de Giovanni contre son cou. Elle avait eut le réflexe de ranger rapidement son téléphone, espérant qu’il n’avait pas aperçu le nom de Nate, en arrivant par derrière. Il faudrait bien qu’elle lui dise tôt ou tard, que ce serait lui qui viendrait la chercher demain. Elle préférait que ce soit le plus tard possible. Là, tout de suite, ce n’était pas le bon moment. Ils avaient un gros après-midi devant eux et elle ne voulait surtout pas gâcher leur journée et leur soirée. Il vint donc la rejoindre, en prenant place sur le banc, à cheval. Non il ne fait pas si froid...et tu sais que je ne suis pas faite en chocolat hein?! La tête penchée vers lui, elle lui tendit du même coup le cappuccino, du moins ce qu’il en restait. Elle aurait bien voulu le terminer, mais ça ne lui dérangeait pas de partager. Et puis elle pourra toujours s’en racheter un autre plus tard, au besoin. Ce n’était pas ce qui manquait à Naples, des cafés. Elle le laissa prendre une gorgée avant d’approcher ses lèvres des siennes. Ah bon? C’est comment que tu te ferais pardonner dis...demanda-t-elle avant de l’embrasser, question de le saluer comme elle adore le faire, par un baiser. Sans tarder une minute de plus, le couple se leva afin de se diriger vers les premiers magasins à leur droite. Il n’y avait rien qui attrapait l’oeil de la blonde, quoiqu’elle ne savait pas exactement ce qu’elle cherchait. Pour ses parents, elle avait une petite idée, mais pour ceux de Giovanni, c’était le désert total. En même temps, elle les connaissait très peu, n’ayant pas eu la chance de les voir très souvent depuis qu’ils sont ensemble. Les mains dans les poches de son manteau, elle réfléchit tout en écoutant l’Italien. Gio, of course that I need to give them something...Ce sont mes beaux-parents maintenant. Ils font partie de...enfin, de ma famille, élargie un peu oui, mais c’est la famille quand même. Sans savoir pourquoi, elle rougit un peu en lui répondant. Ça lui faisait une sensation étrange de les considérer comme ses proches, d’être dans une relation aussi sérieuse, presque pour la première fois de sa vie. Tu sais, je n’ai jamais eu à faire ça avant, alors j’espère que tu vas m’aider un peu. C’est clair qu’Astrid était assez calée niveau cuisine et aurait pu leur faire simplement un dessert. Mais elle voulait en faire plus, elle voulait se prouver, sans trop savoir pourquoi. Mes parents....hum...Et bien mon père est anesthésiste, alors il adore tout ce qui concerne la science, la médecine, le corps humain...Mais il travaille de moins en moins et semble avoir développé une passion pour la peinture. Enfin, c’est ce que ma mère me dit. Et il m’envoie parfois des photos de ses toiles. Bon, on était loin de Picasso, mais l’américaine était contente de voir qu’il prenait du temps pour lui, pour s’accomplir hors du travail. Et puis avec la retraite qui approchait, il fallait bien qu’il trouve un passe-temps pour s’occuper. Ma mère par contre, je n’ai rien de particulier...mais je crois qu’elle aimerait beaucoup quelque chose de typique d’ici. Un truc qu’on ne trouve pas aux États-Unis ou dans un simple magasin de souvenirs quoi...tu comprends l’idée? Elle savait que Giovanni était créatif et qu’il trouverait fort probablement un présent pour chacun de ses parents qui saurait les satisfaire. Après tout, ils ne s’attendaient à rien de sa part, alors le simple fait qu’il ait pensé à eux allait les réjouir.

Voulant se rapprocher, elle sortit la main gauche de sa peau afin de venir entourer le bras de Giovanni avec le sien, tout en continuant de marcher côte à côte. Astrid remarqua alors une petite boutique déco, qui semblait toute simple, mais qui pouvait très bien cacher de réels trésors. Sans même lui demander son avis, elle lâcha son bras et y entra. Elle observait les différents objets sans y toucher, remarquant rapidement que tout semblait avoir énormément de valeur ici. En même temps, l’argent n’était pas un problème pour la blonde, au contraire. Elle magasinait souvent sans regarder les prix. Son regard fut rapidement attiré par un ensemble de coutellerie, qui semblait un peu vieillot, tout en étant très raffiné. Elle fut rapidement rejoint par Giovanni qui semblait avoir eu un coup de coeur pour un miroir mural. Tu crois que tes parents aimeraient? Elle le vit alors se pencher afin de regarder le prix qui était affiché plus bas, mais elle l’empêcha. Tut tut, c’est mon cadeau, pour tes parents. T’as pas à regarder le prix. Je veux seulement ton avis, savoir si ça leur plairait. Je ne les connais pas encore beaucoup...mais je pense que tout le monde apprécie les belles choses et c’est toujours sympa d’avoir un kit de coutellerie lorsqu’on reçoit des invités, non? T’en penses quoi? Elle fit signe à l’une des employées de s’approcher pour lui demander s’il était possible d’ouvrir la boîte afin qu’Astrid puisse voir et toucher les ustensiles, question de tester et se faire une meilleure idée, avant de même penser à acheter. Mes parents ne manquent de rien...disons qu’ils sont assez aisés dans la vie et peuvent s’offrir tout ce qu’ils désirent...enfin, tout ce qui s’achète. Mais sinon j’aime bien l’idée. Tu pourrais mettre une boucle sur ma tête et m’envoyer dans une boîte jusqu’à Boston. Je crois qu’ils apprécieraient. Enfin, seulement s’ils peuvent me garder répondit-elle en rigolant avant de s’éloigner pour regarder plus loin dans le magasin, en attendant que l’employée revienne. Je t’ai vu observé le miroir...à moins que tu admirais ton reflet? À une petite distance de lui, elle ne se retenait pas pour lui lancer une flèche. C’était pour quelqu’un en particulier? Elle ne savait pas s’il comptait acheter un truc pour Amara, ni si ce n’était déjà fait. Mais elle savait très bien qu’ils passeraient probablement du temps ensemble pendant le temps des fêtes, alors qu’elle serait à des milliers de kilomètres, de l’autre côté de l’océan. Ça lui serrait un peu le coeur de ne pas pouvoir être présente, célébrer avec lui et ses proches, alors qu’elle, oui. Honnêtement je ne crois pas pouvoir t’aider pour mes parents...j’crois que tu dois y aller avec ce que tu penses. Mais c’est évident qu’ils adorent Naples, aiment toujours avoir de mes nouvelles, mais surtout lorsque je raconte des anecdotes sur l’endroit. Puis l’idée lui vint. Un flash. Un éclair en haut de sa tête. Giovanni semblait la regarder intrigué. Mais je sais! Ok, que penserais-tu....si...Si on les invitait ici, venir passer quelques jours avec nous, à la maison? On pourrait leur faire visiter Naples, les inviter à ton bar, leur faire découvrir nos endroits préférés? Elle espérait ne pas lui faire peur, ne pas les brusquer, en lui proposant que ses parents viennent les rejoindre ici. Évidemment que ce ne serait pas là, tout de suite, mais dans un futur proche, au début de la nouvelle année qui sait. C’est certain que ce serait beaucoup pour lui, de les rencontrer, les voir pour une première fois. Mais il fallait bien que ça arrive un jour, alors pourquoi ne pas le faire ici, en Italie, chez lui, chez eux? Incertaine et insécure, elle hocha de la tête à la négative. Nan...c’est trop hein? Oublie, je n’ai rien dit. C’était une idée folle comme ça. Elle avait préféré se rétracter plutôt que d’essuyer un refus, car elle sentait que c’était ce qui s’en venait. Elle se retourna, dos à lui, continuant d’arpenter les rangées et de se faire une place parmi les étalages, tâchant de ne rien renverser ou faire tomber par terre. Ce serait bien son genre. Toujours dos à Giovanni, elle s’adresse à lui en parlant un peu plus fort : you’re not working tomorrow, right? Cause I leave in the beginning of the afternoon, but we’ll have all morning to ourselves...I thought that we could use that time to exchange gifts...unless you have nothing for me? Elle tourna les talons, pivotant à nouveau vers lui, sourire aux lèvres. Elle le taquinait évidemment. What do you think? Breakfast in bed, gifts and...Elle se rapprocha de lui, tirant sur le col de son manteau pour l’attirer un peu. You, me, naked, under the sheets, one last time before...Avant même qu’elle ne puisse finir sa phrase, l’employée revint vers eux, annonçant à Astrid que la boîte de coutellerie était ouverte si elle désirait venir y jeter un coup d’oeil.

Emi Burton
[/quote]


   Tell me something I can hold on to forever and never let go.

(c) crackle bones
Revenir en haut Aller en bas
InvitéInvité
avatar
Sujet: Re: [Terminé] See you next year ( le Mar 12 Déc - 4:39 )

See you next year
Astrid & Giovanni

• Musique : True Colors

L’atmosphère des fêtes de fin d’année était toujours des plus chaleureuses quand bien même la température extérieure chutait. Celle qui se faisait ressentir en chacun de nous, au fin fond de nos cœur réchauffait notre âme, et faisait de nos des êtres pleins de compassion, de tendresse et d’attention. J’étais persuadé que l’effet ‘Noël’ agissait sur chacun d’entre nous, à des degrés différents, mais changeait notre personne pour en faire quelqu’un de meilleur. C’est ce que j’aimais, dans cette période de décembre, en observant les gens autour de moi, c’est ce que je constatais également, lors que l’on marchait tous deux, Astrid à mon bras, dans les rues de Naples. Les gens autour de nous ne passaient pas inaperçu dans mon champ de vision. Sans pour autant les regarder tous, je les voyais. Je remarquais cet homme qui donnait quelques pièces au sans-abri logé contre le mur d’un bâtiment public. Je voyais cette étudiante, casque aux oreilles qui aidait une personne âgée à traverser en faisant signe à une voiture de ralentir. Je remarquais cet homme qui sortait de chez un fleuriste un immense bouquet de roses à la main, et cet enfant qui tenait dans ses bras un paquet de cadeau plus grand que la taille de sa tête, ainsi que ces adolescents qui s’embrassaient près d’un arrêt de bus. Sans être particulièrement romantique ou ultra sensible, c’était des choses auxquelles je prêtais malgré tout attention. En attendant, Astrid me racontait qu’il fallait absolument qu’elle trouve quelque chose pour mes parents qui faisaient désormais partie de ‘sa famille’.

Je la regardais alors, sourire en coin et l’interrogeais sur ses parents pour avoir des informations supplémentaires. « Je vois très bien oui » ponctuais-je sans l’avoir interrompu. J’allais devoir être un peu créatif, prouver encore une fois mon côté ‘unique’ afin de ne pas faire un cadeau qui ressemblerait à celui d’une personne lambda. Trouver un cadeau personnalisé en quelques sortes. Mon regard continuait de parcourir tout ce qui m’entourait y compris cette vitrine qui attira l’œil de la blondinette. Sans tarder on se trouva dans le magasin dont la décoration me semblait pour certains objets, hors de prix. Rien qu’à voir le prix de ce miroir mural, je réalisais qu’il me serait impossible de l’acheter. Je soupirais presque intérieurement et je rejoignais Astrid qui avait repéré un service de coutellerie. « Oui c’est très beau, peut-être un peu trop non ? » osais-je dire en devinant très approximativement le coût. Avec l’américaine, nous avions peu de fois parlé de questions d’argents mais il était vrai qu’elle avait une collection inimaginable de chaussures de grandes marques, et qu’elle semblait plus rarement que moi se priver de choses. Quant à moi, je masquais le fait que je regardais quand même ce que j’achetais, bien sûr je me permettais des extravagances de temps en temps en faisant des restrictions sur d’autres choses. La discrétion restait le maître mot, quand on avait un peu d’égo.

Alors qu’elle demandait de voir un nouveau service de ce genre auprès d’une employée, on continuait de déambuler dans le magasin. « Hmmm non non je regardais comme ça. Il me paraissait simple et élégant à la fois. Ceci dit je préfère trouver quelque chose de plus personnel. Et moins encombrant aussi » dis-je sans vraiment préciser le destinataire auquel je pensais. « De quoi s’inspire ton père pour les peintures ? » rajoutais-je histoire de m’orienter un peu plus. Elle renchérit en me disant ne pas être sûre de m’aider davantage pour trouver quelque chose. La traductrice me mit plus ou moins subtilement la puce à l’oreille en me faisant savoir que ses parents aimeraient probablement Naples et ses alentours. Je la voyais venir, comme des chevaux au pas de course. C’était évident et les mots sortirent tout aussi vite de sa bouche en même temps qu’elle pensait. « Les inviter chez nous ? Je veux dire … là maintenant ? ». A mon (faux) étonnement elle se ravisa quasiment simultanément. Son enthousiasme me désarçonnait. « Si si pourquoi pas… plus tard on pourra organiser ça » fis-je alors qu’elle se protégeait d’un éventuel refus de ma part en qualifiant son idée de ‘folle’. Je sentais au fond d’elle que ça lui faisait plaisir. Ceci dit, dans un futur trop proche voire immédiat, je n’étais pas certain d’être prêt. C’était trop soudain, trop proche. Mais pourquoi pas un jour. Histoire de la rassurer je dis alors « Aux beaux jours ça serait plus sympathique » histoire de gagner du temps. Je la suivais toujours dans le magasin alors qu’on regardait diverses choses exposées et mises en vente. Je regardais tantôt le prix d’une lampe, tantôt le prix d’une table basse en regrettant de ne rien pouvoir acheter. De toutes façons on ferait d’autres boutiques. En même temps que mon attention se portait sur les objets je répondais « I know… I’m available the whole day so that I can take you to the ». Son idée de s’échanger des cadeaux et surtout sa suggestion de passer un peu de ‘bon temps’ ensemble me fit immédiatement réagir et sourire. Cela m’interrompit même dans mes propos et je passais d’ailleurs deux doigts dans la ceinture de son manteau, par l’arrière pour ralentir son pas et m’approcher plus rapidement aussi. « That’s such a brilliant idea » j’eus juste le temps de dire ça avant que la vendeuse revienne vers nous.

Je ne pouvais m’ôter de l’esprit l’image de cette femme pleine de ressources, demain matin, passer une matinée au lit me paraissait une très bonne option. Alors je n’écoutais rien des propos de la vendeuse, elle parlait, j’entendais des sons sans écouter ce qu’elle disait et regardais plutôt le visage d’Astrid dans les moindres détails. Jusqu’à ce qu’elle me regarde et demande confirmation sur ce cadeau. « Oui oui c’est bien » dis-je sans trop savoir ce qui avait été dit avant. On ressortit du magasin avec un premier cadeau dans un sac et je disais alors à Astrid en réajustant légèrement le foulard dans sa nuque pour qu’elle soit bien couverte. « … et saches que j’ai déjà ton cadeau de prévu. Il t’attends à l’appartement d’ailleurs, tu l’auras demain…. mais j’aimerais te trouver un petit complément aujourd’hui quand même…. que ça soit un objet qui resterait ici, quelque chose que tu transporterais avec toi jusqu’aux Etats Unis ou même un vêtement par exemple ».  Mon esprit masculin ne songeait pas immédiatement aux sous-vêtements mais on passait devant ces boutiques de lingerie avec des dessous sexy et des nuisettes en vitrine. Forcément je jetais un œil et demandais à Astrid tout en continuant de marcher à ses côtés « Et toi tu as déjà trouvé quelque chose pour moi ? Ou on cherche quelque chose ensemble ? ». J’étais un peu curieux c’est vrai.

Je la laissais donc parler un peu avant que l’on s’arrête une nouvelle fois dans une boutique, de chaussures. « Tiens c’est étonnant ça… » dis-je en la suivant à l’intérieur. « Tu as déjà mille paires je te rappelle » rajoutais-je de façon exagérée. Comment les femmes pouvaient elles avoir besoin d’autant de chaussures ?! En même temps, les créateurs et designers italiens étaient aussi réputés en matière de vêtements et chaussures. Je ne pouvais pas la blâmer. Je pris d’ailleurs en main un modèle de chaussures à talons. Elle n’était pas loin ce qui me permis de demander « Non mais t’as vu les talons comme ça ?! J’suis sûr qu’il y a une collaboration entre les commerçants et le corps médical, il doit y avoir un nombre incalculable d’entorses ou de chevilles cassées…. je ne comprendrais jamais vraiment pourquoi vous vous infligez ça quand même ». Je reposais la chaussure et rejoignais Astrid qui en tenait un autre modèle en mains. « Va pas me dire que c’est confortable ça… si ?! ».Une paire de chaussures pouvait d’ailleurs être une bonne idée, comme cadeau supplémentaire.  « Et avant de penser aux autres, qu’est-ce qui te ferait plaisir, à toi ? ». Sans qu’elle n’ait nécessairement à me dire précisément ce qu’elle voulait, je prêtais mon oreille à ses souhaits et envies du moment.

Emi Burton
Revenir en haut Aller en bas
Astrid WestLe vin est un puissant lubrifiant social
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t1468-astrid-west-apres-l-ora http://www.ciao-vecchio.com/t1486-true-colors
ID : Pyro (F)
Faceclaim : Blake Lively + ©moonic
Multi-comptes : Masha & Stella & Oliviero
Messages : 4838 - Points : 2035

Âge : 33 ans
Métier : Professeure de langues à l'Université de Naples
Sujet: Re: [Terminé] See you next year ( le Mer 13 Déc - 1:12 )

See you next year
Astrid & Giovanni

• Musique : Love on the brain

À voir la réaction de Giovanni face à sa proposition de cadeaux pour ses parents, Astrid réalisa qu’elle fit bien de se raviser aussitôt. Il semblait légèrement surpris et surtout pris de court. Elle ne voulait surtout pas le mettre dans cette situation, au pied du mur. Il se reprit en proposant de faire cela un peu plus tard, plus loin en 2018. Mais il était trop tard pour la blonde, qui avait pris cette hésitation et ce report comme un refus poli. Elle n’en fit pas un cas, reconnaissant qu’elle avait été un peu rapide à proposer un tel truc. Mais en même temps, elle en avait marre qu’il soit aussi réticent, tout le temps, à s’engager avec elle. Oui, il avait accepté qu’ils déménagent ensemble, et il lui répétait constamment. Mais il semblait avoir du mal à complètement s’abandonner à la blonde, à lui ouvrir grand les bras. Elle n’était pas stupide et savait bien que le retour d’Amara avait tout changé, même si naturellement il était le genre d’homme à vouloir prendre son temps. Mais le retour inattendu de la reporter avait évidemment mêlé les cartes encore plus. Elle fut vite rattrapée par l’Italien qui s’accrocha à son manteau, pour la ralentir. Ils étaient à nouveau dans leur bulle, dans leur espace, dans lequel ils étaient libre de partager amour et affection, comme si personne autour n’existait. Elle sentait les yeux de Giovanni la dévorer, probablement désireux de voir ce qui se trouvait en-dessous de ce manteau noir. Il s’interrompit lui-même alors qu’il allait lui dire qu’il serait libre le lendemain pour l’amener à l’aéroport. Elle se sentit rougir d’un coup, se rappelant qu’elle devrait lui dire que c’est plutôt Nate qui l’accompagnerait, les deux étant sur le même vol pour les États-Unis. Elle préféra plutôt penser à la matinée qu’ils passeraient ensemble, pour une dernière fois avant quelques semaines. Si leurs échanges étaient toujours intenses et passionnés, elle savait déjà que celui-ci serait mémorable, question que les deux se souviennent de ces étreintes, afin de combler le vide, le manque. Oui ils pourront évidemment skyper et même utiliser facetime, mais rien ne remplace le corps de la personne qu’on aime contre le notre. Cette chaleur, intimité et proximité...Rien qu’à y penser, elle voulait sortir du magasin pour retourner à leur appartement le plus rapidement possible. Heureusement, ils furent interrompus par la vendeuse qui revenait afin d’inviter Astrid à inspecter la coutellerie qu’elle comptait acheter. Après quelques instants, elle se retourna vers Giovanni afin de lui demander son avis, mais il était dans la lune. Depuis plusieurs minutes en fait. Elle l’avait remarqué alors qu’elle jetait des coups d’oeil vers lui. Et tout ce qu’elle pouvait voir, c’était son regard sur elle, qui la détaillait et l’observait minutieusement. C’en était presque gênant, mais mignon à la fois. Elle paya donc le cadeau et prit le sac avant de rejoindre l’Italien à l’extérieur. Ça te dérange de prendre le paquet? Il est un peu lourd. Sans même répondre il ne fit que prend le sac des mains d’Astrid afin que le couple ne se remette en marche, Elle sentit alors son autre main, chaude, passer dans son cou pour replacer son foulard. Mon cadeau est déjà à la maison? Mais je n’ai rien vu ce matin en partant...Elle était curieuse et maintenant extrêmement intriguée. La dernière fois qu’il lui avait acheté un cadeau c’était lors de son anniversaire en octobre dernier. À vrai dire, il n’avait rien acheté de particulier, préférant organiser toute une journée pour célébrer la blonde. Elle se rappelait encore de ce 16 octobre comme si c’était hier, même si leur soirée avec été un peu chaotique, lorsqu’elle avait abordé le sujet de Tom. Hum...moi j’ai déjà tout ce dont j’ai besoin pour ton cadeau mais...Elle s’arrêta devant la vitrine qui présentait des articles de lingerie. Je pourrais te laisser choisir un morceau, pour moi, et je pourrai le porter ce soir...Elle tourna légèrement son visage vers lui, question de voir s’il était d’accord avec l’idée. S’il pouvait parfois détester les centaines de chaussures qu’elle avait dans son garde-robe, il n’avait jamais dit quoi que ce soit sur les dizaines de pièce de lingerie qu’elle avait. Au contraire. Pense-y et on reviendra plus tard si tu veux. Elle reprit sa main pour l’inviter à la suivre. Astrid avait aperçu un magasin de chaussures un peu plus loin et ne pouvait s’empêcher d’aller y faire un tour. Après tout, s’il voulait lui faire plaisir, c’était probablement là qu’ils trouveraient chaussure à son pied (pun intended).

Ah non, tu vas pas recommencer avec tes sermons...tu sais que je ne peux pas m’en empêcher! They’re like my bestfriends! s’exclame-t-elle en prenant une chaussure dans ses mains. Elle se retourna vers lui pour regarder la chaussure qu’il avait dans ses mains, alors qu’il se lança dans une tirade sur les conséquences que cela pourrait avoir sur sa santé, sa posture.[color:54ef=990000] Yeah, yeah yeah, I know that. But I don’t care. And these are too short for me. Elle préfère continuer d’admirer celle qu’elle a dans ses mains. Elle est d’un rouge framboise, un style hyper simple, fait avec du vrai cuir Italien. Passant ses doigts sur le matériau, elle renverse la chaussure pour regarder le prix qui est indiqué sur la semelle. 120 euros. Elle sait que c’est beaucoup trop, elle ne peut pas demander un tel cadeau à Giovanni. Si ce n’était que d’elle, la paire serait déjà achetée et dans un sac. Elle reposa donc la chaussure sur le présentoir avant de se mettre face à l’homme. Je crois que tu as raison...j’ai déjà trop de chaussures. Posant ses mains sur son torse, son visage sous le sien avec son regard rivé dans le sien, elle rajoute : je crois que je préfère la dentelle...et toi aussi. Ne pouvant s’empêcher de sourire avant de mordiller sa lèvre, elle en remet : et si t’es heureux alors...alors moi aussi. Sans perdre une minute de plus dans la boutique, surtout qu’elle ne se faisait pas confiance de ne pas repartir avec la paire de talons rouge, ils revinrent sur leurs pas pour entrer dans le magasin de lingerie. Une vendeuse vint les voir directement, voyant dans le couple une vente potentielle. Bonjour vous deux! Vous allez bien? Cherchez-vous quelque chose de spécial aujourd’hui? Un peu gênée, Astrid regarda Giovanni, qui semblait encore plus timide qu’elle. Euh, je crois qu’on va regarder un peu et on vous appelle si on a besoin d’aide. Mais merci. La blonde sourit à la vendeuse avant de se rendre un peu plus loin dans le magasin, son oeil étant attiré vers un kit couleur émeraude. Il était un peu haut pour qu’elle puisse aller le chercher. Love, can you get this one for me? Yeah, the green one. Elle prit le cintre sur lequel il y avait le soutien-gorge et la culotte. C’était un modèle relativement simple, mais avec des motifs détaillés et le tissu qui était découpé à certains endroits, afin de rendre le corps féminin encore plus désirable. Elle passa le modèle devant elle, sur son manteau, avant de s’observer dans le miroir. C’était difficile de voir si ça lui plaisait, sans l’essayer, mais elle avait déjà une bonne idée. La vendeuse revint vers elle. Désirez-vous l’essayer mademoiselle? En tout cas, la couleur vous va à ravir...surtout avec de superbes cheveux blonds comme ça. Et ça fait ressortir vos yeux. Astrid voyait qu’elle en mettait beaucoup afin de conclure la vente, mais elle appréciait toujours les compliments. Et toi, what do you think? Do you like this one? Or did you see something else that you would prefer on me...demanda-t-elle, se réjouissant de le voir dans une position aussi vulnérable et gênante. Elle n’était pas méchante, mais elle trouvait cela adorable de le voir chercher ses mots et ne pas savoir où poser son regard, comme un enfant dans un magasin de bonbons. Elle se rapprocha de lui avant de raccrocher le modèle qu’elle avait entre les mains. Ça va? Préfères-tu qu’on aille ailleurs? Elle n’eut pas la chance d’entendre sa réponse que son téléphone sonna et vibra dans sa poche. Elle le sortit et vit le nom de Nate. Shit...just give me a minute okay? Elle s’éloigna de lui avant de prendre l’appel. Hey hi. I’m kinda busy right now, can you just text me? Yeah it’s perfect for tomorrow, I already confirmed with you. You already have the address right? Ok. No I don’t need anything. See you tomorrow. Bye. Elle raccrocha avant de revenir vers Giovanni qui se tenait près de la vendeuse. Je crois que votre mari a trouvé quelque chose d’autre...Non ce n’est pas mon...Sans pouvoir continuer sa phrase, elle fut coupée lorsque l’Italien pivota vers elle avec un kit noir, un peu plus révélateur et au design plus complexe que celui qu’elle avait vu en premier. Woh, c’est...Elle ouvrit son manteau et défit un peu son foulard. Je...Son coeur battait à toute vitesse et elle sentait la chaleur monter de ses pieds jusqu’à ses joues. Oui. J’aime. La vendeuse était tout sourire entre les deux, alors que le couple était à une légère distance mais ne pouvait s’empêcher de se déshabiller l’un et l’autre du regard. Je le mets dans un paquet cadeau? Oui oui répondit rapidement Astrid, sans vraiment avoir entendu la question. Et puis ils avaient trouvé quel cadeau offrir aux parents d’Astrid, même si cela ne viendrait que dans quelques mois. Ils étaient donc libres de retourner à la maison, question de profiter de leurs dernières heures ensemble, dans l’intimité de leur appartement.

Emi Burton
[/quote]


   Tell me something I can hold on to forever and never let go.

(c) crackle bones
Revenir en haut Aller en bas
InvitéInvité
avatar
Sujet: Re: [Terminé] See you next year ( le Mer 13 Déc - 5:19 )

See you next year
Astrid & Giovanni

• Musique : Us

Dans cette boutique je me perdais, je ne savais plus trop où regarder sachant éperdument que chacun des objets était un peu en delà de mes moyens; que je ne pouvais pas me permettre trop d’exubérance d’autant plus lorsque les prix variaient surtout à partir de 200€ ou du moins autour. Je préférais effectuer des économies et bénéficier d’un billet d’avion pour ce prix là plutôt que d’un simple ‘objet’. Astrid semblait prendre la coutellerie au gré de ses envies, prêtant un peu moins attention aux étiquettes accrochés au mobilier. Elle me teasait sur notre programme du lendemain ce qui eu le don de me mettre l’eau à la bouche et d’allumer une flamme dans mon corps qui me donna subitement chaud. Me fit un peu frémir même et mon esprit pouvait rapidement divaguer. Elle m’avait d’ailleurs perdu, le temps qu’elle fasse l’acquisition du service de coutellerie pour ma mère ou mes parents. Je ne savais même plus. C’était inconscient mais je la dévorais presque du regard. Sortir quelques instants plus tard me refroidit un peu, ce qui fit du bien pour remettre les idées en place. Ce retour à la réalité me permis d’interagir plus concrètement. « C’est que tu n’as pas bien regardé alors. Ou que je l’ai simplement très bien caché. Mais tu verras en rentrant, ce soir ou demain matin, on verra combien de temps tu résistes » dis-je le sourire aux lèvres, satisfait qu’elle ne sache rien pour l’instant.

Je m’attardais alors un peu sur cette devanture de magasin de lingerie et sous-vêtements plus attrayants les uns que les autres avant de finalement m’aventurer dans une boutique de chaussures. Les mots qu’elle m’avait dit peu avant trottaient dans ma tête et à choisir entre des boites encombrantes dans une penderie ou des dessous sexy, j’optais pour la seconde option. « Tu lis dans mes pensées ? » révélais-je peu après ce qu’elle m’annonça. Je lançais un dernier regard vers cette paire de chaussure à la courbure surprenante, qu’elle avait reposé en me disant que c’était tout à fait son style de chaussures; J’hésitais fortement à trouver une excuse pour retourner dans ce magasin et lui prendre cette paire, peu importe si le coût me piquait un peu les yeux. Quitte à lui faire un beau cadeau pour notre premier Noël, je pouvais faire un effort au niveau du budget. Mais le fait qu’elle opte pour la boutique précédente ne me fit pas hésiter trop longtemps.

En y entrant, il faisait bien sûr une chaleur incroyable, probablement pour pousser ces mesdames à se mettre à l’aise plus rapidement et surtout, en petites tenues. J’étais déjà allé dans ce genre de magasins bien sûr, ce n’était pas une première fois. Je n’étais quand même pas extrêmement à mon aise surtout quand une vendeuse assez entreprenante nous sauta dessus à peine entrés dans la boutique. Astrid sut trouver les mots pour la repousser un peu quelques instants. Je regardais les modèles de sous-vêtements, de body et autres nuisettes. Il y avait absolument de tout, que ça soit résille, dentelle, jouant sur le transparent, les perles, les matières plus élastiques ou peu couvrantes, la soie fluide… c’était un paradis pour la gente masculine ce genre d’endroit. Les autres femmes du magasins n’étaient elles non plus pas désagréables à regarder et je me doutais que elles feraient plaisir à leur conjoint ou mari en venant ici. Je suivais à quelques pas près Astrid et l’aida à attraper un modèle en hauteur. « Hmmm c’est joli » fis-je sans être extrêmement convaincu. « Je ne suis pas très convaincu … je ne sais pas ..… » je touchais alors le soutien-gorge peu séduit par la texture, le toucher. Qui plus est vu la générosité de sa poitrine, Astrid n’avait pas besoin d’en rajouter avec ces sous-vêtement à coque ou mousse. Je préférais sur elle quelque chose de plus raffiné, de plus travaillé soulignant ses formes. Quand elle remit ce qu’elle avait en main en rayon, je retrouvais enfin mes mots « … je ne suis pas sûr que tu aies besoin de cette mousse là… ». Timidement je m’affirmais de sorte à ce que la vendeuse n’entende pas trop. « On peut regarder d’autres choses, on n’a pas encore fait le tour » lui fis-je remarquer.

Un peu intrigué par cet appel, je la regardais s’éloigner de moi pour y répondre. Pourquoi le prendre à distance ? Etait-ce quelque chose de confidentiel ? J’essayais de deviner ce qu’elle disait en lisant sur ses lèvres, essayant aussi de définir l’interlocuteur ou interlocutrice au bout du fil mais la vendeuse m’interrompis en me suggérant deux trois autres modèles d’ensembles de sous-vêtements ou body. Puis elle me laissa donc regarder tranquillement bien que l’appel ne dura pas si longtemps. Je tenais dès lors en main un ensemble noir très raffiné mélangeant une dentelle travaillée et jouant sur la transparence à certains endroits. Des petits détails rendaient l’ensemble attrayant et j’avais de suite bien imaginé la blondinette là-dedans. Astrid le prit alors pour le poser devant elle et s’imaginer dedans, face au miroir. Elle n’hésita pas longtemps pour confirmer la demande de la vendeuse qui nous prenait un peu pour des proies selon moi. Un vrai vautour celle-là. « Non attendez, je préférerais être sûr. Parce que j’hésite aussi avec le modèle couleur bleu là-bas » montrais-je du doigt un peu mon emballé que par l’ensemble noir. Mais je voulais gagner un peu de temps simplement avec Astrid pour lui proposer « Tu ne veux pas avoir un aperçu en cabine avant ? Histoire de savoir ce qui te va ou plait le mieux ? ». La vendeuse revint avec le modèle bleu et entraina Astrid dans les cabines d’essayage en me tenant volontairement à l’écart. Là je me dis qu’elle avait un sérieux problème, celle-là. « J’ai le droit de venir voir ? Ou je peux t’aider à ajuster les bretelles ou…. t’aider à tout ce que tu veux en fait… » dis-je à quelques pas de la cabine. Mon irrépressible curiosité me poussa à passer ma tête de l’autre côté du rideau de la cabine le temps que la vendeuse aille aider une dame en magasins. Astrid terminait juste d’attacher le premier dessous noir. « Il faudrait peut-être que je vérifie si j’arrive aussi bien à le détacher non ? » demandais-je à voix basse en regardant la belle via le miroir. Elle était terriblement séduisante dans ce dessous et j’avais tapé juste pour le modèle qui lui allait à la perfection. « Quand je te vois là-dedans je me dis que le bleu n’est même pas nécessaire… ». De peur de me faire griller par la vendeuse, j’entrais dans la cabine moyennement large et posais les paquets à terre avant de revenir derrière Astrid. Toujours en train de la fixer dans le miroir j’étais comme hypnotisé par ce qu’elle dégageait dans cette tenue minimaliste. « … Je ne sais même pas combien de temps je pourrais résister avant de … ». Après avoir lancé un regard vers l’arrière pour être sûre que la vorace n’était pas là, je m’approchais de l’oreille de Astrid, toujours en restant derrière elle pour lui murmurer « … avant de te détacher cette attache d’un seul geste, et de passer ma main sur…. ». Au même moment, ma main se trouvait justement sur l’attache arrière du soutiens-gorge et la voix de la vendeuse me gela complètement en prenant par surprise. « Tout va bien madame ? Si vous avez besoin d’un avis ou d’un conseil… ». Rien que pour embêter cette femme qui tournait trop autour de nous je répondais à la place d’Astrid « Oui oui, ça valait le coup d’essayer avant quand même, on va prendre l’ensemble noir ». Là je sorti de nouveau surprenant à mon tour la vendeuse qui fut déstabilisée de nous savoir tous les deux dans la cabine. « Très bien, je peux faire un paquet de cadeau cette fois-ci » « Ce serait parfait merci » dis-je un peu faussement en attendant que Astrid tende l’ensemble noir pour l’emballer.

J’achetais donc l’ensemble noir et on quittait ce magasin, pour poursuivre notre quête vers les cadeaux parentaux. Cela pris près d’une quarantaine de minutes mais on trouva enfin tout ce qu’on voulait. Le froid commençait à se faire ressentir et j’avais bien envie qu’on se retrouve chez nous, bien au chaud. En arrivant à la voiture, je voyais la traductrice scotchée à son téléphone en train d’écrire des messages. « Je suis devenu déjà aussi ennuyeux que ça ? A qui tu écris comme ça depuis tout à l’heure ? ». Ça ne me regardait pas mais si ce n’était pas un ‘problème’ alors elle me le dirait sans aucun problème. J’étais garé un peu plus loin et nous devrions nous retrouver à l’appartement dans les plus brefs délais. Mais avant, j’attendais la réponse en la regardant avec insistance. Comme ça ne venait pas dans un délai de trois secondes, j’ajoutais « Bon tu me diras ça après, il commence vraiment à faire froid et je suis chargé. On se retrouve à l’appart’ d’accord ? ». Je lui laissais une partie des paquets et gardais une autre pour rejoindre ma voiture.

Tout le long du trajet, je n’avais de cesse de supposer, peut-être à tort, qu’elle écrivait constamment à ce Nate Collins. J’osais espérer me tromper mais j’allais le savoir bien rapidement. Arrivé sur notre parking, je voyais la voiture vide de la blondinette qui avait déjà du monter. Je fis de même en posant les affaires dans le salon pour me décharger. « Ah il fait meilleur ici, ça fait du bien. Je te prépare une boisson chaude ? ». Ne la voyant pas trop dans les parages j’appelais un peu plus fort « Astrid ? Tu es là ? Je te prépare un truc ? Je vais me faire un cappuccino ».

Elle me répondit de loin être dans la douche car elle avait eu un peu plus froid qu’elle ne le pensait. Qu’à cela ne tienne, je faisais ma boisson chaude et elle en aurait en descendant. Je sorti alors d’une cachette une enveloppe dans laquelle il y avait le cadeau de Noël de Astrid. Celui surprise comme elle avait déjà connaissance de l’ensemble noir. En posant l’enveloppe sur la table du salon, à côté de son téléphone, l’écran était encore allumé sur des derniers messages qu’elle avait écrit. Un ‘A demain’ adressé à Nate. Je n’avais pas pour habitude de regarder dans ce qui ne me regardait pas ni de violer la vie privée de la blondinette mais ce message me surpris. Pourquoi à demain ? Ne partait-elle pas pour les Etats Unis ? Je ne dis rien, m’assis pour boire ma boisson et décidais de laisser Astrid m’en parler d’elle même dès que l’occasion se présenterait.

Lorsqu’elle redescendit, j’étais assis dans le canapé, l’air de rien et lui demandais « Alors, ça t’a fait du bien ? Il y a du cappuccino si tu veux ». Je laissais couler quelques secondes avant de lancer « Tu sais je suis plutôt content qu'on ait tout réussi à boucler pas trop tardivement pour les cadeaux. Comme ça, ça nous laisse un peu de temps pour nous, pour discuter et profiter un peu avant demain... »

Emi Burton
Revenir en haut Aller en bas
Astrid WestLe vin est un puissant lubrifiant social
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t1468-astrid-west-apres-l-ora http://www.ciao-vecchio.com/t1486-true-colors
ID : Pyro (F)
Faceclaim : Blake Lively + ©moonic
Multi-comptes : Masha & Stella & Oliviero
Messages : 4838 - Points : 2035

Âge : 33 ans
Métier : Professeure de langues à l'Université de Naples
Sujet: Re: [Terminé] See you next year ( le Mer 13 Déc - 6:46 )

See you next year
Astrid & Giovanni

• Musique : Crier tout bas

Astrid se sentit mal lorsqu’elle reçu l’appel de Nate. Elle passait un moment avec Giovanni, en fait ils étaient littéralement en train de magasiner et choisir un ensemble qu’il lui offrirait en cadeau. Mais elle était incapable de laisser cet appel aller dans sa boîte vocale. Peut-être y avait-il un problème avec sa voiture et que ça changeait les plans pour demain? Peut-être aussi qu’elle commençait à l’apprécier, sa présence, son attention envers elle, les petites choses. C’est donc en s’excusant qu’elle s’éloigna un peu, bien qu’elle détestait les cachettes. Elle ne voulait pas embarquer dans ce jeu, à cacher ses messages, à s’éloigner pour lui parler. À ne carrément pas lui dire que c’était Nate qui allait l’accompagner à l’aéroport. C’était dans moins de 24h, et elle n’avait toujours rien dit. C’était injuste, c’était irrespectueux, mais Astrid se sentait dans une situation impossible. Quoi que lui aussi, avec le retour d’Amara, et il gérait plutôt bien. En tout cas, il ne les blessait pas volontairement. La conversation dura à peine une minute, simplement le temps de reconfirmer le tout de vive voix. Elle voyait Giovanni qui la regardait au loin, intrigué. Elle se retourna, pour être dos à lui, afin qu’il n’ait aucun indice. Elle se sentait terrible d’agir ainsi, elle avait l’impression de le tromper, d’une certaine façon, même si ce n’était pas du tout le cas. Elle remit donc son téléphone dans sa poche avant de le rejoindre, accompagné par la vendeuse. Il lui tendit un ensemble noir, très élégant, mais sexy à la fois. Elle n’avait rien de tel dans sa collection ; ce serait un bel ajout, même si c’était surtout pour les yeux de Giovanni et pas les siens. En même temps, même célibataire, Astrid a toujours eu cet attrait pour la mode, la luxure des vêtements et surtout la lingerie. Elle adore choisir les morceaux qu’elle met le matin, même si ce n’est que pour aller travailler et que personne d’autre qu’elle ne verra ce qu’elle porte sous ses vêtements. C’est une façon pour elle d’avoir confiance, de se sentir belle et bien dans son corps. Ça a pris plusieurs années avant qu’elle soit capable de se rebâtir une certaine estime, après que Tom lui soit littéralement passé dessus. Brisée, elle était méconnaissable quelques semaines après leur dernière ‘rencontre’. C’est un peu pour ça aussi qu’elle avait décidé de tout laisser et quitter pour Naples. Fuir, et se reconstruire ailleurs, avec des gens qu’elle ne connaissait pas. Et bien que ce soit superficiel au yeux de plusieurs, dont même son compagnon, pour Astrid, la mode avait été une bouée de sauvetage. Une façon de reprendre le contrôle sur son corps, sur sa féminité, son humanité, sa dignité. Ça il ne le savait pas, et elle ne voyait pas l’intérêt de s’étendre en long et en large sur le sujet, mais c’est pourquoi ses commentaires la touchait parfois. Parce que pour elle, c’était plus que de simples morceaux de tissu colorés ; c’était sa façon de s’exprimer, de s’affirmer. Et c’était important pour la blonde.

Excitée, elle passa le modèle devant son corps avant de s’observer dans le miroir, sous le regard attentif de la vendeuse et de l’homme. C’en était un peu gênant et elle voulait se sortir de cette situation au plus vite. Elle avait donc accepté sans même l’essayer, question qu’il paie et qu’ils puissent sortir rapidement. Mais ça ne pouvait pas être aussi simple évidemment. Il pointa un autre ensemble, assez différent de celui qu’il venait de choisir. Intriguée, sourcils froncés, elle ne comprenait pas. Mais...non, celui-là est parfait Gio. Come on now. Puis en voyant son sourire, elle comprit. Il voulait surtout qu’elle essaie, afin qu’il puisse la voir, là, tout de suite, incapable d’attendre leur retour à l’appartement. Elle soupira la tête levée avant d'acquiescer. La vendeuse lui montra la cabine et l’américaine commença à enlever les nombreuses couches de vêtement qu’elle avait. C’était un peu intimidant d’essayer de la lingerie, dans cette trop petite cabine et sous les néons qui ne mettent pas du tout le corps des femmes en valeur. Alors qu’elle finissait d’attacher le haut, Giovanni entra pour venir la rejoindre. Mais, qu’est-ce que tu fais! Si elle te prend...Elle n’eut pas le temps de réellement s’énerver, parce qu’il se plaça derrière elle tout en la serrant contre lui. Sa tête était posée sur l’épaule de la jeune femme, alors qu’il laissait ses yeux tomber dans le décolleté plongeant, presqu’indécent, que le soutien-gorge faisait. Il avait raison, elle n’avait pas besoin de coussins, sa poitrine remplit le vêtement parfaitement, toute seule. Alors qu’il continue de la titiller en lui murmurant des mots à l’oreille, Astrid ferme ses yeux et laisse sa tête tomber contre son torse, attendant impatiemment le moment où il défera l’attache afin de glisser ses mains chaudes sur ses seins. Elle en oubliait presqu’elle était dans une cabine d’essayage, dans un magasin, et qu’ils n’étaient pas seuls. Mais c’était le fort de Giovanni. S’il n’avait pas toujours le tour avec les mots, avec son corps, il avait le don de la faire sentir comme si elle n’était que la seule femme au monde, à ses yeux, à ce moment précis. Elle en oubliait son voyage aux États-Unis, elle en oubliait Nate, elle en oubliait Amara. Il n’y avait qu’eux, l’un contre l’autre, dans une bulle. Mais malheureusement, même dans ce scénario, la vendeuse existait encore. C’est d’ailleurs sa voix qui les surprit en flagrant délit. Taquin, Giovanni se moquait des règles en lui répondant avant de sortir. Astrid se rhabilla rapidement avant de remettre l’ensemble à l’employée et de laisser Giovanni régler la facture.

Ils passèrent encore une quarantaine de minutes à faire d’autres magasins, question de compléter leur liste et d’être prêts pour le départ de la blonde, le lendemain. Alors qu’ils marchaient vers sa voiture, son téléphone vibra encore. Nate. Aucun message bien important, simplement pour ajouter à leur conversation plus tôt. Il avait hâte de la voir, il était content qu’ils partagent le même vol, il espérait qu’ils aient la chance de se voir un peu, de l’autre côté de l’océan, loin de Giovanni et de Naples. Elle avait un peu la nausée de lire ce genre de messages alors que Giovanni était à ses côtés. Elle l’entendait parler, mais elle ne trouvait rien à répondre, préférant calmer le jeu avec Nate, question qu’il ne se fasse pas d’idées. Fatigué d’attendre, l’Italien posa quelques paquets au sol près d’elle avant de lui dire qu’ils se rejoindraient à l’appartement. Les sacs mis dans la valise, la ceinture attachée : elle était prête à partir. Cela ne lui prit presque pas de temps pour arriver à la maison et elle fut la première. Une fois à l’intérieur, elle posa ses clés sur une petite table avant de retirer manteau et bottes. Elle répondit à Nate à nouveau avant de simplement lui écrire : À demain. Elle laissa son Iphone sur une autre petite table dans le salon avant de laisser les sacs contenant les cadeaux sous le sapin, prenant soin de garder avec elle le kit noir, qu’elle porterait probablement ce soir. Astrid le laissa sur leur lit, avant de se mettre complètement nue pour prendre une petite douche chaude. L’eau qui coulait sur sa tête, qui glissait dans son cou et sur son visage, lui faisait du bien. Ça la réchauffait et surtout, ça lui permettait de penser à un plan pour dire à Giovanni ce qu’elle n’avait pas encore été capable de lui dire. Elle espérait que ça passerait mieux que la fois du baiser. Elle l’entendit d’ailleurs entrer et lui proposer un truc à boire. Je sors dans quelques minutes et oui j’veux bien un Cappuccino! Après tout t’as volé le mien tantôt. Elle se sécha rapidement et revint vers leur chambre, se demandant si elle ne devrait pas déjà enfiler la lingerie, question de lui faire une surprise. Gio, tu me donnes une dizaine de minutes pour me préparer un peu? Sécher mes cheveux et tout, et je te rejoins, d’ac? cria-t-elle afin qu’il l’entende en bas. Elle enfila donc les deux morceaux noirs, sous une (très) courte robe rouge, en cuir, moulante. Elle avait quelques détails en argent sur le devant et ça faisait très Noël, sans être too much. Ce serait parfait pour leur dernière soirée ensemble. Tout en séchant ses cheveux, elle réalisa qu’elle avait laissé son téléphone, ouvert, en bas. Trop tard. Elle se maquilla rapidement et légèrement. Ils allaient resté à la maison, que les deux, mais elle aimait toujours être à son meilleur, avoir un peu de couleur sur son visage. Elle avait laissé ses longs cheveux blonds détachés, et ils tombaient dans son dos, avec quelques mèches plus près de son visage.

Astrid arriva donc au salon pour rejoindre Giovanni, qui était assis tranquille en train de boire son café. J’me suis dit que je pouvais faire un effort, for our last night together...Elle se pencha légèrement devant lui afin de prendre sa tasse posée sur la table basse du salon. Merci pour le café. Elle se releva, sachant très bien ce qu’elle venait de faire, ce qu’elle venait probablement de créer comme émoi. Astrid faisait son Astrid. Elle s’étouffa presqu’avec sa gorgée lorsqu’il mentionna la journée du lendemain. Yeah, about that...Elle se rendit vers son téléphone, inquiète et vit qu’il était toujours ouvert sur ses derniers messages avec Nate. Une enveloppe noir se trouvait à côté. Ce n’était pas là lorsqu’elle était entrée. Elle se retourna vers lui. But...Elle ferma son téléphone et prit l’enveloppe entre ses mains. Oui, j’ai vu Astrid. J’ai vu les messages...Pourquoi vois-tu Nate Collins demain, dis? Même s’il avait appuyé en prononçant le nom de l’autre homme, il ne semblait pas fâché, enfin pas trop. Ça ressemblait plus à une curiosité, une inquiétude. He’s coming to pick me up tomorrow. I...I didn’t want to bother you and he’s taking the same flight as me so...it was just, obvious, you know. Elle espérait sincèrement qu’il comprenne, qu’il n’en fasse pas un cas. Car, pour le moment, il n’y avait pas de quoi s’en faire. Ce n’était qu’un ami qui lui rendait service. Oui, cet ami l’avait embrassé il y a quelques semaines et avait un intérêt grandissant pour la blonde, mais ça il n’avait pas à le savoir. I don’t want to fight, please...not tonight. Presque suppliante, elle s’approcha de lui à nouveau tout en secouant un peu l’enveloppe, sourire aux lèvres. Can I open it? Or did you wanted to have another look at the lingerie first...Presque féline, elle posa l’enveloppe sur le sofa avant de remonter légèrement sa robe vers le haut de sa cuisse, avec l’une de ses mains. C’est qu’elle voulait surtout le distraire, lui enlever ce Nate de la tête. Et elle ne connaissait pas meilleur moyen que d’utiliser son corps et l’imagination fertile de Giovanni pour lui changer les idées. Elle se doutait bien qu’il s’imaginait déjà ce qui se cachait sous cette robe qui en dévoilait déjà beaucoup. Et qu’il pensait probablement à toutes les façons qu’il profiterait une dernière fois de ses courbes, de son intimité, avant de la laisser partir plusieurs jours, ‘avec’ un autre homme. Elle n'avait aucune idée s'il allait se prêter au jeu ou s'il allait vouloir continuer sur le sujet de Nate. Mais avec la tension qui était montée au fil de la journée, avec ce désir brûlant au creux de son ventre, la jeune femme n'avait qu'une seule vie : qu'ils cessent de parler, question d'unir leur bouche. Il pouvait bien la plaquer contre le mur, l'amener dans leur chambre ou même tout jeter par se qui trouvait sur la table de leur cuisine, tant qu'elle sente son corps contre le sien, ses mains parcourir ses courbes et son souffle chaud près de son oreille.

Hors RP:
 

Emi Burton
[/quote]


   Tell me something I can hold on to forever and never let go.

(c) crackle bones
Revenir en haut Aller en bas
InvitéInvité
avatar
Sujet: Re: [Terminé] See you next year ( le Mer 13 Déc - 19:49 )

See you next year
Astrid & Giovanni

• Musique : So Good

Depuis l’épisode de la cabine d’essayage, on m’avait un peu perdu il fallait l’avouer. En tout homme qui se respecte, face à une femme à la silhouette élancée et généreuse d’Astrid, il était dur de se retenir d’avoir des idées pas très catholiques. D’avoir envie d’égarer sa bouche sur cette peau, d’étrenner ses mains sur ces longues jambes interminables, de dévorer du regard le décolleté généreux , de se saouler du parfum de lavande et de se lover contre ces courbes affirmées. Finalement l’arrivée de la vendeuse (casse-pieds) avait été une bonne chose, l’égarement serait allé peut-être trop loin. Ceci dit, mes ardeurs eurent été calmées lorsqu’on retrouvait le froid extérieur. Le reste du shopping s’était bien déroulé et on avait trouvé les cadeaux qui plairaient à nos familles respectives. Il ne restait plus qu’à rentrer au chaud, se reposer (ou pas) pendant cette dernière soirée qui était notre car la fin de matinée le lendemain serait un peu bousculée ou plutôt minutée par le départ. Nous étions tributaires des vols.

En rentrant avec deux voitures séparées, mon cerveau cogitait, me faisait penser à plusieurs choses notamment ces appels, ces messages. Je savais qu’elle côtoyait du monde et je ne l’en empêchais pas. Même si parmi ces personnes, il y avait ce fameux Nate Collins dont je me méfiais instinctivement. Je ne le sentais pas ce type, depuis ce fameux voyage en Afrique. Aussi bref qu’il fut, je n’étais pas très heureux d’apprendre certaines choses au retour de la belle aux boucles blondes. Alors je prenais sur moi évitant ainsi toute paranoïa inutile et surtout pour ne pas prendre la tête de la traductrice.

Une fois à l’appartement, elle faisait ce qu’elle avait à faire et je me réchauffais avec un cappuccino généreux en mousse à défaut de ma petite-amie pour me réchauffer. « Okay, j’en fais plus comme ça il en restera quand tu descendras » répondis-je suffisamment fort à mon tour pour qu’elle m’entende. Je la laissais alors se préparer sans trop savoir ce qu’elle faisait. Ce qui me préoccupait de nouveau était ce message sur son téléphone. Le fait qu’elle ait prévu de voir Nate. L’enveloppe que je venais de déposer près du cellulaire n’avait plus d’importance pour moi, il était impossible de me sortir ce dernier message de la tête. Quand bien même je n’avais pas volontairement été ‘regarder’ dans son téléphone, j’étais tombé dessus un peu par hasard; Et je ne préférais d’ailleurs pas en savoir plus, sur les autres échanges tant rien que ça m’énervait déjà suffisamment.
*calme toi Gio, prends sur toi …. c’est rien, c’est un simple message…. ne la saoule pas avec ça* J’avais beau me forcer à ne pas lui parler de ça que le contraire se produisit. Je crevais l’abcès directement en lui parlant du message et surtout lui demandant pourquoi elle verrait l’autre qui me prenait déjà la tête avant même que je ne le rencontre. Ses photos, son comportement et sa réputation le précédaient avant même que je ne le vois en chair et en os. Ce que je n’avais pas particulièrement envie d’ailleurs car il était plus que probable que ça soit mon poing qu’il voit en premier. Je regardais alors Astrid dans sa tenue courte, cette robe rouge qui la mettait terriblement en valeur mais je tâchais de ne pas me laisser trop distraire. En prenant un ton neutre, calme, je posais donc cette question sur leur rencontre prévue. « Come on I said I had a day off. I’ve planned not to work especially to spend more time with you and take you to the airport… that douchebag is going to the US as well ? ». Un peu étonné je me redressais dans le canapé en la regardant essayer de tempérer la situation et m’affirmer que c’était ‘no big deal’. « Is he staying in the same city ? neighborghood ? ». Elle changea de sujet en me disant ne pas vouloir se battre une nouvelle fois, pour évacuer toute dispute éventuelle. Je serrais alors la mâchoire comme je savais si bien le faire (et très fréquemment ces dernières semaines). « Fine… we’re not talking about this now… but you’l have to explain to me later on ». Ajoutais-je en faisant une gestuelle qui accompagnait mes propos. Je la regardais s’approcher de moi davantage. Je la voyais poser l’enveloppe à côté de nous et relever légèrement sa robe déjà très courte pour venir se mettre à califourchon au dessus de moi. L’effet fut immédiat, le simple contact visuel plus que suggestif, plus qu’insistant suffit comme commande pour qu’elle s’accapare de mes lèvres. Je la laissais faire en répondant par un baiser langoureux, passant ma main derrière son crâne, dans ses cheveux d’une douceur incroyable. J’en avais envie. Envie d’elle depuis l’après-midi. Et prendre connaissance de ce meeting prévu avec cet homme que je détestais déjà me faisait intérieurement exploser. Cela me poussait instinctivement à être plus performant encore, plus sauvage également franc dans cette pseudo-séduction qui opérait entre nous.

De mes mains je dégageais ses cheveux laissés sur le dos, de la fermeture éclaire de la robe Isabel Marant. Le zip se faisait discret mais révéla suffisamment rapidement cette lingerie achetée plus tôt. Ce noir envoutant. Ce noir séduisant. Je restais ainsi quelques secondes, à la contempler avant de croiser de nouveau son regard « Damn it suits you so well…. ». Mes lèvres se posèrent sur son buste avant de généreusement embrasser cette poitrine embellie. En même temps je faisais glisser cette robe jusqu’à la taille de la jeune femme libérant ainsi ses bras. Dans le feu de l’action, mon cœur s’emballait et palpitait, fort, rapidement. Je la tenais de sorte à la faire basculer, qu’elle se retrouve par terre sur le tapis, dos au sol. D’un geste de ma main je repoussais cette table basse du salon qui nous gênait pour gagner de la place sur le tapis. C’était bien plus facile ainsi pour continuer l’exploration de ce corps parfait que je connaissais déjà bien. L’aidant à se débarrasser ce cette robe, Astrid eu le réflexe de s’asseoir voulant reprendre le dessus mais je dominais. Je menais la danse. De ma main droite je poussais doucement son buste pour la rallonger et laissais cette main trainer sur tout son corps au fur et à mesure que je descendais vers ses chevilles pour défaire ces talons inutiles à présent. Son dos arquait au moindre contact et de mes mains habiles je caressais ce corps avec fermeté et expertise en même temps.D’un simple geste de la main gauche, je pus dégrafer ce soutien-gorge que j’avais pu admirer suffisamment longtemps afin de libérer cette poitrine sur laquelle je m’attarderai quelques longues secondes. « You make me feel so good right now… » dis-je en la regardant droit dans les yeux avant de reprendre ce que nous faisions, tout en défaisant en même temps ce pantalon dans lequel je me trouvais désormais trop serré.

Emi Burton
Revenir en haut Aller en bas
Astrid WestLe vin est un puissant lubrifiant social
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t1468-astrid-west-apres-l-ora http://www.ciao-vecchio.com/t1486-true-colors
ID : Pyro (F)
Faceclaim : Blake Lively + ©moonic
Multi-comptes : Masha & Stella & Oliviero
Messages : 4838 - Points : 2035

Âge : 33 ans
Métier : Professeure de langues à l'Université de Naples
Sujet: Re: [Terminé] See you next year ( le Mer 13 Déc - 21:01 )

See you next year
Astrid & Giovanni

• Musique : Honeymoon

Astrid avait prit un peu de temps pour se préparer, mais vraiment moins qu’à son habitude. Normalement, lorsque les deux sortaient pour manger au restaurant ensemble ou bien pour simplement rejoindre des amis, elle pouvait facilement passer 1h à se préparer, donc à faire ses cheveux, choisir sa tenue et appliquer son maquillage. Elle adorait prendre ce temps pour elle, pour se mettre jolie. Normalement elle en profitait toujours pour mettre un peu de musique d’ambiance, mais cette fois son téléphone était resté en bas, probablement à la vue de Giovanni. Elle s’était donc relativement dépêché mais était plus fière du résultat et savait que ça aurait l’effet escompté sur l’homme qui patientait. Bien qu’elle était à l’intérieur, elle avait enfilé une paire de talons hauts simples, noirs. Honnêtement, elle se sentait nue lorsqu’elle portait une robe dans une paire d’escarpins minutieusement choisis. Elle le vit donc, calé dans le sofa, relativement calme à déguster son café. Mais lorsque Giovanni la vit regarder l’enveloppe et puis son téléphone, ouvert, intriguée, il ne perdit pas une seule seconde pour la confronter sur ce qu’il avait vu. À un autre moment, elle lui en aurait voulu d’avoir oser l’espionner ainsi, presque violer son intimité. Mais en même temps c’était de sa faute, c’était elle qui avait laissé l’écran ouvert, sur cette conversation particulière. Un peu comme si elle avait cherché à ce qu’il le voit, qu’il aborde le sujet Nate, incapable de le faire elle-même. Astrid espérait seulement qu’il n’avait pas remonté et qu’il n’avait pas lu les messages plus ‘compromettants’ que Nate aurait pu lui envoyer. En même temps, à voir sa réaction relativement calme, elle se doutait bien que non. Elle essaya de s’expliquer rapidement, mais il ne comprenait pas. Lui qui avait prit congé spécialement pour ça. I know, but we’ll still have the morning to ourselves! And that way you won’t have to drive all the way to the airport. We’ll be able to say goodbye here. Astrid essayait de trouver des raisons, de se justifier, mais elle voyait bien qu’il n’était pas convaincu. En même temps, si ça avait été n’importe qui d’autre, il n’aurait sûrement pas réagi ainsi. Mais Nate, bien qu’il ne l’avait encore jamais rencontré, avait le don de toucher une corde sensible. Elle s’imaginait déjà la scène demain. Soit Nate allait monter pour l’aider à descendre ses valises, ou bien Giovanni descendrait avec elle jusqu’à la voiture. Dans un cas comme dans l’autre, ils finiraient bien par se voir, ne serait-ce que de loin. Elle était déjà nerveuse rien qu’à y penser. Yeah he’s going back to see his family, like me. We’re both from Boston so...Elle avait l’impression de s’enfoncer de plus en plus, à chaque mot qu’elle prononçait. Elle lui donnait toutes les munitions nécessaires pour qu’il se fasse des scénarios catastrophe. Voulant le rassurer et surtout changer de sujet, elle réitéra qu’elle ne voulait pas se battre. À vrai dire elle avait une autre idée derrière la tête, bien plus alléchante. Une idée qui la suivait depuis le début de l’après-midi, dès qu’elle avait senti ses lèvres dans son cou alors qu’elle l’attendait sur le banc. Cette envie qui s’était intensifiée avec ses regards incessants toute la journée. Ce désir qui s’était consolidé lorsqu’il avait posé ses mains, sur elle, dans cette cabine d’essayage. Tout son corps était à fleur de peau, en manque de sa peau contre la sienne.

Voyant qu’il se calmait plus elle approchait de lui, elle releva tranquillement sa robe afin de pouvoir se mettre à califourchon sur lui, ses jambes le serrant contre elle. Astrid patienta quelques secondes, comme pour se faire désirer, pour s’assurer que c’était ce qu’il voulait. Mais tout son corps était attiré, et sa bouche se retrouva rapidement contre la sienne. Ses lèvres plaquées contre les siennes, en lenteur mais avec force. Alors qu’elle se frayait un chemin, le poussant à lui faire une plus grande place entre ses lèvres, il la serra un peu plus contre lui, utilisant sa main dans les cheveux de la blonde. Cette même main qui les caressa tendrement avant de les tasser pour dégager son dos. C’était un expert, surtout de son corps, capable de faire le tout les yeux fermés. Si elle s’écoutait, elle aurait déjà retiré sa robe qui se serait retrouvée plus loin sur le sol de la cuisine, tout comme la chemise de l’homme. Mais ils n’étaient pas pressés, pas ce soir. Et Astrid comptait profiter de chaque minute, chaque seconde, créer des souvenirs afin que les jours loin de lui passent plus vite.

La fermeture éclair de sa robe descendue, il l’aida à la descendre afin qu’elle retombe sur ses fortes hanches, dévoilant une première partie du kit noir qu’il avait vu plus tôt. Alors qu’elle était toujours assise sur lui, et qu’elle pouvait commencer à le sentir contre elle, il profitait de la vue, du spectacle, qu’elle lui offrait. Bien calé dans le sofa, il la regardait comme il l’avait fait toute la journée. Comme pour blaguer, elle releva son visage, à l’aide de son index sous son menton, afin qu’il croise son regard. Mes yeux sont ici tu sais. Mais il n’en avait que faire pour l’instant. Il plongea d’ailleurs son visage contre sa poitrine afin de faire glisser ses lèvres contre elle. Bien qu’il semblait adorer le soutien-gorge, il commençait à être un peu embêtant, un peu inutile. « Damn it suits you so well…. ». La blonde se cambra un peu plus, alors que les mains de Giovanni descendaient sur ses hanches pour finalement atterrir sur ses fesses. Sans l’avertir, il la fit basculer sur le tapis qui était au sol, s’assurant évidemment de ne pas la blesser. En même temps, avec une musculature comme la sienne, Astrid ne devait pas être bien lourde. Elle ne lâcha qu’un petit cri de surprise alors qu’il continuait de s’occuper d’elle, particulièrement de ses seins qui étaient encore pris sous la dentelle noire. Si l’Italien était toujours fougueux et passionné dans ses échanges, ce soir c’était encore pire. Ou encore mieux, D’une main, il repoussa la table basse et Astrid eut le réflexe de se relever un peu, pour s’asseoir, afin de le libérer de ses vêtements aussi. Mais il ne voulait rien savoir. Elle ne savait pas si c’était la tension accumulée de toute leur journée ou le fait qu’un autre homme partirait avec sa belle le lendemain matin, mais il comptait bien lui faire passer un mauvais quart d’heure, enfin, dans le bon sens. La blonde savait déjà qu’il allait s’amuser à faire monter le désir pour finalement s’arrêter et reprendre de plus belle. Elle connaissait son jeu, et il en était maître. Il la repoussa donc délicatement contre le sol avant de descendre jusqu’à ses pieds pour retirer ses souliers inutiles. La courbure de son dos se fit encore plus intense lorsqu’elle sentit son autre main détacher son soutien-gorge, pour finalement la libérer de cette prison de tissu. Sa bouche s’y attarda encore, comme si cette partie de son corps n’était pas déjà assez sensible. Il s’occupa lui même de retirer ses pantalons, tout en gardant sa chemise. S’il pouvait être dominant, il savait aussi qu’en Astrid se cachait une lionne. N’ayant qu’une culotte, qui en dévoilait plus qu’elle n’en cachait, elle s’accrocha au cou de Giovanni avant de le faire basculer, pour qu’elle se retrouve finalement à nouveaux à califourchon sur lui, qui était couché au sol et qui avait probablement une vue imprenable sur les courbes de la jeune femme. Elle défit quelques boutons de sa chemise avant de finalement tirer assez fort pour l’ouvrir, en la déchirant un peu. I’ll buy you a new one, for christmas dit-elle avant de se pencher pour déposer ses lèvres fines dans son cou, profitant du moment pour respirer son odeur, celle qui lui manquerait tant. Elle pensait déjà amener 1 ou 2 de ses t-shirts, pour dormir avec quelques soirs. Faire comme si. Elle le sentait déjà prêt à reprendre le contrôle, vouloir être maître du plaisir d’Astrid. Mais elle ne voulait pas, pas tout de suite. Wait chuchota-t-elle à son oreille avant de faire glisser sa bouche dans son cou et jusqu’à son torse, utilisant le reste de son corps pour faire une pression contre le sien, surtout contre cette partie intime qu’elle explorerait probablement plus tard. Elle s’amusait à jouer avec lui, déposant des baisers un peu partout autour de ses boxers, s’approchant parfois, pour mieux s’éloigner. Elle voyait bien qu’il était sur le point de craquer. What am I supposed to do with you dit-il, presque frustré avant de la renverser à nouveau pour la prendre contre lui avant de se relever. Elle ne savait pas s’il allait être capable d’attendre et monter à leur chambre au deuxième étage, mais elle savait qu’il n’en avait pas terminé avec elle.

Alors qu’elle reprenait son souffle, sur le dos, dans leur lit, elle regarda l’heure sur l’horloge à ses côtés. Presque 20h. Leurs ébats avaient duré presque 2h au total, à jouer avec l’autre, à voir qui craquerait en premier, à entendre celui ou celle qui atteindrait le septième ciel d’abord. Ce fut évidemment Astrid, avec les mains expertes et habiletés physiques de Giovanni. Ils avaient d’abord passé un moment dans l’escalier, pour finalement se retrouver contre le mur du couloir qui menait à leur chambre. La douche aurait été un endroit intéressant, mais il n’y avait finalement pas meilleur endroit que le lit. Nue, contre le corps de son amant, de son amoureux, elle faisait glisser ses doigts contre son torse humide, et encore chaud. Son coeur battait rapidement, elle pouvait le sentir sous sa paume. Are you hungry? Insatiable, elle se replaça à cheval sur lui, lui offrant encore sa poitrine. Elle espérait un round 2, même si elle sentait l’appétit s’installer dans son ventre. Et surtout, elle ne pouvait certainement pas se sortir toute la soirée de la discussion par rapport à Nate. Elle était désirable et séduisante, mais elle savait que Giovanni n’avait pas oublié l’affaire. Elle vint embrasser son cou pour finalement accaparer son oreille droite entre ses lèvres et puis ses dents. Or should we take a shower first...Puis elle se rappela de l’enveloppe qui était restée en bas. Comme une enfant le jour de Noël, elle se leva d’un bond avant d’enfiler une nuisette turquoise et descendre chercher ce qu’elle désirait tant depuis qu’elle l’avait vue. Une fois en bas, elle vit qu’elle avait quelques notifications sur son téléphone. Dont un message de Nate. C’était une photo de sa valise, ouverte, avec un cadeau qui trônait sur les vêtements. Et un simple message : a gift, for you. Can’t wait to see you wear it...Son coeur fit un bond. Comment osait-il? Au même moment Giovanni l’appelait, pour savoir si elle revenait dans le lit ou s’il devait venir la chercher en bas. Elle ferma son téléphone qu’elle laissa là avant de grimper les escaliers pour revenir s’asseoir sur le bord du lit, près de Giovanni. Je peux l’ouvrir?


Emi Burton


   Tell me something I can hold on to forever and never let go.

(c) crackle bones
Revenir en haut Aller en bas
InvitéInvité
avatar
Sujet: Re: [Terminé] See you next year ( le Mer 13 Déc - 21:32 )

See you next year
Astrid & Giovanni

• Musique : Let's Get It On

J’étais énervé. Intérieurement mais je finissais quand même par l’exprimer en l’embrassant dans une certaine colère contrôlée, une pulsion un peu plus sauvage, spontanée, instinctive. Cette désapprobation à l’idée qu’elle fasse ce trait avec lui et soit à des milliers de kilomètres pendant plusieurs semaines à ses côtés, ce mec profiteur pour qui la conception de couple ne valait rien dire. Il le savait, que Astrid était avec moi et pourtant, ça n’avait pas empêché ce c*** de déposer ses lèvres sur celle de la blondinette. Et le simple fait d’imaginer qu’il puisse tenter, saisir l’occasion pour être un peu plus près d’elle m’énervait profondément. Je ne le dis pas verbalement mais ça se ressentait finalement dans ces gestes, dans cette façon de faire l’amour plus bestiale. On prenait notre temps, on se teasait comme on savait si bien le faire afin d’éveiller le désir, attiser ce feu qui pourtant restait vaillant tout du long. Ces mots, ces caresses, ces morsures légères marquant temporairement nos peaux, cette sueur qui apparaissait eu fil des minutes. Ce corps tantôt sur moi, tantôt sous moi me faisait réagir au quart de tour et mon imagination s’éparpillait à la simple vue de ce corps frêle sous mes mains. Les frissons que je lui faisais ressentir, la manière dont elle se cambrait au fur et à mesure que mes baisers devenaient brûlants et avançaient doucement le long de ses jambes jusqu’à l’intérieur de ses cuisses. Le souffle que je laissais tantôt alors que me retenais de la faire frémir trop vite. Je revenais sur elle, écrasant sa poitrine contre mon torse et enfouissant ma bouche dans son cou. Je sentais ses doigts glisser et s’agripper à mon cuir chevelu pendant que nos langues se liaient dans une danse incessante. Je respirais fort. Parfois exagérément dans l’élan et je continuais à couvrir chaque parcelle de sa peau de baisers, accentuant dès qu’elle basculait sa tête en arrière dans des petits gémissements. Je la brusquais un peu mais elle répondait favorablement à cette façon de faire. La preuve étant qu’elle reprit le dessus pour me déboutonner cette chemise. Je regardais ses doigts habiles défaire les boutons plus ou moins patiemment jusqu’à arracher le reste. « I don’t fucking care » glissais-je alors que je m’accaparais de nouveau de cette bouche gourmande, capturant cette lèvre inférieure doucement entre mes dents pour succomber à ses gestes sensuels. Ma respiration était saccadée. Un peu frustré je respectais ce temps de pause qui heureusement fut court quand je pris la main dans cette partie infernale et cette fois-ci la relevait pour me débarrasser de ce dernier bout de tissu peu couvrant tout en accrochant fermement mes mains à ses hanches dans un premier temps avant de lui procurer du plaisir le premier. Ses ongles griffaient mes épaules mais ce ne fut pas non plus pour longtemps temps je ne pouvais désormais plus attendre. Plus attendre à ne faire qu’un dès qu’elle manifesta un plaisir non dissimulé. Je m’étais redressé pour profiter d’un contact total avec son corps entier et on fusionnait dans un mouvement concordant alors qu’elle s’appuyait sur le canapé. Dans notre élan, je la faisais tomber sur ce même canapé ce qui ne m’empêcha pas de poursuivre ce qu’on venait de commencer. Jusqu’à ce qu’on n’en puisse plus. Ou presque.

L’escalade vers le mont plaisir se poursuivit également dans ses escaliers, ainsi que dans le couloir à l’étage. Debout contre un mur. J’avais fait suffisamment de musculation et d’entrainements sportifs pour la porter sans aucune difficulté. Astrid était plutôt réceptive aussi. On ne regarda même pas le temps passé et ce n’est qu’après un nouvel orgasme dans le lit qu’on s’arrêtait pour reprendre notre souffle. Elle avait une jambe repliée sur moi et je lui caressais la cuisse, le sourire aux lèvres et le cœur battant à la chamade. « Hungry for… ? » . J’hésitais, j’avais les deux types de faim à vrai dire et elle ne tarda pas à en combler de nouveau une. Je me destinais à lui procurer tout ce qu’un autre ne ferait pas en une fois. Du tendre, du bestial, le faire dans un certain confort ou n’importe où. Sa façon d’onduler son corps au dessus du mien me faisait sentir au 7e ciel, tout comme lorsque je me redressais légèrement pour ne pas laisser de côté ces seins alors que mes doigts parcouraient la longueur des coordonnées géographiques de Naples tatouées sur sa peau. « This is my favorite »  rajoutais-je en la regardant, me référant à ce fameux tatouage intimement placé. Le choix de la douche était passé aux oubliettes pour le moment surtout vu comment nous étions partis. Au bout de longues minutes on s’allongeait de nouveau dans le lit incapables de bouger pendant quelques secondes. Mes yeux étaient rivés vers le plafond de la pièce alors que je lui disais qu’elle était intenable ce soir. Enfin, moi non plus mais c’était plutôt d’un air taquin. « Where are you going… ? » Elle me disait descendre prendre un verre d’eau. Je la regardais enfiler une nuisette et même si je tirais sur le tissus pour la retenir, elle me disait ne pas en avoir pour longtemps. Je restais là, abandonné dans ce lit en la suivant du regard. Trouvant le temps long je l’appelais et elle remonta plusieurs minutes plus tard, l’enveloppe à la main.  Dès qu’elle fut assise sur le lit, je la regardais avec une tendresse incomparable et lui prenais doucement l’enveloppe des mains pour lui quémander un baiser « kiss me first and then we’ll see if you deserve it…  ». Je me redressais un peu pour faciliter ce baiser et surtout faire glisser plus aisément la bretelle de sa nuisette le long de son épaule tout en l’embrassant. « It’s all that you’ve got ? Come on you can do better…. »  la taquinais-je pour qu’elle m’embrasse plus généreusement et passionnément. Je passais mes bras autour de sa taille pour la tirer vers moi et d’une main, j’agitais l’enveloppe dans les airs aussi loin que possible car elle tentait de l’attraper quand même. « Hmmm  » grognais-je toujours en me détachant enfin d’elle. « Quand t’as une idée en tête toi c’est pas ailleurs ! ». Elle était tenace et me regardais avec son air de chien battu. « Bon allez tu peux l’ouvrir ». Elle s’invita par elle même contre mon buste alors que je m’asseyais dans le lit, le dos contre les oreillers et je la regardais ouvrir cette enveloppe et en découvrir le contenu.

Ses doigts fins sortaient du contenant une lettre avec quelques photos dedans. Il s’agissait d’une réservation pour trois jours dans un superbe chalet en montagne près des Dolomites en Italie du Nord. La réservation était faite pour Janvier. Idéale pour passer du temps ensemble, profiter de la neige, de sports d’hiver peut-être et du cocon qu’offrait ce chalet. L'extérieur était attrayant tout comme l’intérieur. Volontairement je n’avais pas mis de photos de la totalité des pièces.
En revanche les photos lui donnaient une vision de la salle de bain , d’une partie du salon seulement et de deux-trois paysages alentours.  « What do you think ? ». C’était un peu un cadeau pour nous deux mais je savais qu’elle aimait ce genre d’endroits, laissant place à un semblant de magie. J’avais les autres photos sur mon portable mais je me gardais bien de les lui montrer pour ne pas gâcher la surprise complètement. A l’intérieur de l’enveloppe se trouvait également une petite chaine fine en argent, à laquelle était accroché un petit pendentif en argent aussi qui représentait a little horn (cornicello) qui était une sorte de petit talisman connu en Italie servant à protéger contre le mauvais œil et éloigner la malchance de façon générale. J’étais parfois un peu superstitieux sans entrer dans des croyances folles.  

Emi Burton
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Sujet: Re: [Terminé] See you next year ( le )
Revenir en haut Aller en bas
 
- [Terminé] See you next year -
CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Rues du centre
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Aller à la page : 1, 2  Suivant

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Rues du centre