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- [Terminé] See you next year -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Rues du centre
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Astrid WestLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: [Terminé] See you next year ( le Jeu 14 Déc - 2:39 )

See you next year
Astrid & Giovanni

• Musique : Mess is mine

Astrid se demandait comment ils étaient arrivés à se rendre jusqu’au lit sans se blesser. Après avoir été renversée au sol, pour ensuite être basculée sur le sofa, et puis le passage dans les escaliers pour finalement se retrouver adossée au mur, plaquée contre le corps de Giovanni, elle était certaine qu’il y avait une chimie entre eux. Pour que leurs corps bougent ainsi, se déplacent, ensemble, les yeux presque fermés, les lèvres scotchées ensemble, sans tomber ou trébucher, ça tirait dans l’irréel. Mais plus tôt, dans le salon, c’était une passion qu’elle ne connaissait pas encore à Giovanni qu’elle avait découvert. Et pourtant, ils avaient eu plusieurs rapports depuis le mois de janvier. Mais jamais elle ne l’avait vu aussi assuré, aussi fougueux, presqu’animal. La belle ne s’en plaignait pas, au contraire. Elle aimait cette intensité, ce désir de ne faire qu’un avec l’autre, à tout prix, que ce soit en mordillant, embrassant, caressant, prenant. Et il n’avait pas tardé avant de conquérir son intimité à nouveau. Quoique les minutes avaient paru des heures avant qu’il ne se décide à la prendre. D’abord sur le canapé, la tension était si grande que cela avait prit peu de temps avant que les gémissements ne se transforment en cris pour l’américaine. Depuis qu’elle le connaissait, il se faisait toujours un devoir, un honneur, de la voir jouir avant qu’il ne s’abandonne à l’orgasme à son tour. Elle ne savait pas comment il faisait pour faire durer le plaisir aussi longtemps, mais c’était un amant attentionné, l’un des meilleurs qu’elle avait eut dans sa vie. Leurs corps nus et brûlants, l’un contre l’autre, ils prirent une légère pause, surtout pour lui, qui était presqu’en sueur. Une chance qu’il était aussi en forme, elle savait que la partie ne s’arrêterait pas là. À nouveau dans ses bras, les mains de Giovanni sous ses fesses, la soutenant contre lui, il commença à monter les marches en direction de la chambre, mais ces escaliers avaient quelque chose d’attirant. Peut-être était-ce le bois, ou l’architecture qui permettait certaines positions, mais Astrid mordilla légèrement son oreille pour l’arrêter. Wait, we never tried the stairs yet...Il n’en fallait pas plus pour qu’il saisisse la mâchoire de la blonde, pour prendre ses lèvres entre les siennes à nouveau. Après quelques instants, une fois que cet endroit pouvait être coché sur la liste des pièces de la maison à faire, Astrid se leva pour grimper les dernières marches presqu’à la course, afin de se faire ratrapper par Giovanni qui la stoppa pour lui arracher un autre baiser, contre le mur du couloir. Elle aimait le voir entreprenant comme ça, presque dominant. Astrid était indépendante et en contrôle, mais dans ses relations, surtout dans l’intimité, elle préférait parfois laisser le contrôle à l’autre. Tant que c’était fait avec respect et avec son consentement. Et pour ça, elle ne craignait rien avec Giovanni. Le voyage dans la maison se termina dans la chambre, leur chambre, leur terrain de jeu habituel. Pour son plus grand bonheur, il avait encore assez d’énergie pour continuer et la faire jouir une seconde fois, alors que ses mains s’enfonçaient dans les draps et ses ongles dans le matelas. Son corps ne lui était plus inconnu et il savait exactement quoi faire et comment pour la satisfaire. Trop même, et il jouait parfois avec elle, question de faire durer le plaisir. Reprenant son souffle et ses esprits, elle comprit rapidement qu’il n’était pas a la même étape qu’elle. Excitée à cette idée, elle était passée par-dessus lui, avant de bloquer ses poignets au-dessus de sa tête. Évidemment il la laissait faire aussi, car s’il avait voulu se défaire, ça aurait été un jeu d’enfants. Capturant ses lèvres à nouveau, elle le sentit se relever et pousser contre les mains de la blonde. Hey, let me...dit-elle en un souffle chaud contre ses lèvres, avant de refaire une pression sur ses poignets. Elle se releva complètement, toujours à califourchon sur lui, avant de le guider en elle. Elle vit alors ses bras et ses mains venir vers son corps, mais elle les repoussa. You can look but you can’t touch. Taquine, elle était tout sourire devant le supplice qu’elle lui infligeait. La tête penchée vers l’arrière, sa crinière blonde chatouillait son propre dos alors qu’elle entamait une chorégraphie, une danse, qu’elle connaissait trop bien. Elle savait que ces simples mouvements, la vue qu’il avait sur son corps et ses courbes et cette interdit, cette impossibilité de la toucher...elle savait que tout ça ensemble le ferait craquer, et qu’il sentirait une vague de plaisir le frapper de plein fouet sous peu. Astrid rapprocha son visage du sien, attendant que son dernier gémissement sorte, presqu’un râlement, un grognement, avant de l’embrasser à nouveau, pour finalement se laisser tomber à ses côtés. L’amour, c’était probablement ce qu’ils faisaient le mieux ensemble.

20h. Elle sentait son ventre lui faire mal tant elle avait faim, et pourtant elle en voulait encore. La deuxième ronde prit un peu moins de temps, mais fut tout aussi agréable. Short and sweet. C’était maintenant l’enveloppe qui prenait toute la place dans son esprit. Elle remonta donc rapidement, après avoir vérifier les messages sur son téléphone. Elle aurait du prévoir qu’il ne lui donnerait pas son cadeau aussi facilement. Elle eut presque à se battre avec lui pour reprendre l’enveloppe de ses mains, même si les coups étaient plutôt remplacés par un baiser dans cette bataille. L’enveloppe contenait une lettre simple qui parlait d’une réservation et quelques photos d’un magnifique chalet qui se trouvait dans le nord de l’Italie. La réservation était faite pour janvier, évidemment quand elle serait de retour de Boston. Une main à son visage, surprise et émue, elle ne savait que dire. It’s...you give the best gifts. Elle failli ne pas voir le pendantif qui y était aussi caché. Giovanni qui était derrière elle lui mit autour du cou, avant de dégager ses cheveux pour y déposer un baiser. Il était adossé contre le mur, avec quelques coussins pour que ce soit plus confortable. Astrid était assise entre ses jambes, son corps collé sur son torse. Elle refaisait passer les photos entre ses doigts pour prendre le temps de les détailler. On l’a pour combien de jours dis? Elle remit les papiers dans l’enveloppe avant de la déposer sur la table de chevet. C’est parfait comme cadeau. Je ne croyais pas que tu pouvais faire mieux qu’à mon anniversaire, mais je t’ai sous-estimé je crois bien. dit-elle avant de se prendre un coup d’oreiller contre le bras. Elle se leva, tout en rigolant avant de lui proposer une idée. What about...I let you take a shower, and I’ll go downstairs prepare something for us and you join me when you’re ready. Voyant qu’il hochait de la tête à la positive, elle ne perdit pas une seconde et descendit à la cuisine, toujours en nuisette. Elle regarda rapidement les ingrédients disponibles dans le frigo et les armoires avant de se décider pour faire un plat de pâtes simple, avec huile d’olive, parmesan et champignons. Ça allait être efficace, délicieux et rapide à faire. Elle terminait donc de râper du fromage sur les assiettes chaudes alors qu’il descendait les marches, tout propre. Perfect timing dit-elle en poussant une assiette vers lui, sur le comptoir. Buon Appetito. Alors qu’elle prit une première bouchée de ses pâtes, sans évidemment les couper au couteau, car c’était presque pêché de faire une telle chose en Italie, elle pensait à leur journée du lendemain et surtout les semaines où ils ne seraient pas ensemble. Alors, qu’as-tu de prévu avec ta famille pour les prochains jours? J’espère qu’ils ne m’en voudront pas trop de ne pas pouvoir être là...Elle sortit deux coupes de vin avant de choisir une bouteille de rouge qui était déjà sortie. Elle la tendit à Giovanni afin qu’il l’ouvre et les serve. Moi je devrais être de retour le 31. Enfin, c’est ce que j’espère...j’aimerais tant pouvoir célébrer l’arrivée du nouvel an avec toi. Son téléphone sonna au même moment, lui indiquant qu’elle avait une notification. Les deux se regardèrent, avant qu’elle n’ose aller voir le message. Lui était frustré et un peu ennuyé que Nate lui écrive autant, et elle, elle espérait que ce ne soit pas le cas. Oh it’s my mom. She says hi and thank you for letting them have their daughter for Christmas. Souriante, surtout excitée à l’idée de revoir ses parents, elle reposa l’appareil avant de prendre une petite boîte carrée dans son sac et de venir le rejoindre, derrière. Elle passa un bras autour de son torse avant de déposer la boîte devant lui, près de son plat. Before you get nervous, no, this isn’t a ring. I’m not proposing, I promise. Curieux, il arqua l’un de ses sourcils comme il faisait souvent. C’était l’un de ses traits particuliers et elle trouvait particulièrement adorable. À l’intérieur de la boîte se trouvait une clé, accrochée à un petit trousseau avec un bout en cuir sur lequel était inscrit ‘Harley Davidson’. Il ne disait rien, mais elle voyait qu’il ne comprenait pas. So...I know that you already have a motorcycle but I went to this store, not so long ago. Pas besoin de dire que c’était avec Nate qui avait lui aussi une passion pour la moto. And I saw this vintage, Harley Davidson. En bon état, promis. Attends, laisse-moi prendre mon téléphone, je vais te montrer une photo. Elle est encore au magasin, parce que bon...je ne savais pas où la cacher ici. Mais tu vas adorer. Étrangement, elle sentit un malaise. Peut-être que ce n’était pas le cas, mais elle avait l’impression qu’il n’était pas totalement à l’aise avec le présent. Peut-être était-ce à cause du prix dont il pouvait se douter, ou si c’était qu’il supposait bien qu’elle était tombée sur cette idée à cause de Nate. Elle n’en fit pas un cas et revint pour lui montrer des photos qui s’affichaient sur son écran. I know that you won’t be able to use it right away but...this summer. You and me. Elle s’imaginait déjà assise derrière lui, à parcourir les routes de Naples. Gourmande, elle piqua un champignon dans son assiette alors qu’elle attendait une réaction. Au moins il ne lui avait pas encore parlé de celui dont il ne faut pas prononcer le nom.


Emi Burton


   Tell me something I can hold on to forever and never let go.

(c) crackle bones
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Sujet: Re: [Terminé] See you next year ( le Sam 16 Déc - 3:54 )

See you next year
Astrid & Giovanni

• Musique : Last Request

Plus le temps passait et plus l’alchimie qui opérait entre Astrid et moi fonctionnait, se renforçait. En dépit des interrogations actuelles, de certains doutes qui assombrissaient ce tableau coloré qu’était celui de notre relation, nous étions encore là tous les deux, l’un avec l’autre en faisant du temps que l’on disposait ensemble, d’un moment inoubliable, d’un moment personnel, un moment de partage. Cela se faisait à tous les niveaux. Le fait aussi de savoir que cette union qui suivait le chemin de la perfection il y’a  quelques mois et qui à présent semblait subir des obstacles depuis Septembre, faisait que tantôt les morceaux du puzzle ne collaient pas forcément, tantôt les pièces s’emboitaient. On se rapprochait encore plus. Depuis plusieurs minutes déjà, j’avais appris qu’elle partirait avec cet homme que j’aurais aimé ne jamais avoir à connaitre, et ça avait éveillé une sorte de jalousie en moi, au plus profond de mon être que je ne l’aurais pas explicitement avoué. Ça se manifesta surtout par l’intensité des heures qui suivirent, lorsqu’on faisait l’amour. Plus longtemps, dans plus d’endroits de l’appartement, plus de positions, plus sauvagement parfois et avec plus d’amour encore. Tout était décuplé. Qui plus est, son départ pour quelques jours signifierait une abstinence qu’il fallait d’ores et déjà combler. Elle aussi visiblement souhaitait prendre de l’avance et semblait aimer ce qui se passait, cet élan incontrôlable.

N’étant pas des robots, on a toutefois eu besoin de s’arrêter à un moment donné, de reprendre notre souffle et aussi de partager autre chose que le sexe. A propos de partager, la blondinette était bien trop curieuse soudainement de cette enveloppe laissée plus tôt sur la table du salon. Elle revint avec ce cadeau et l’ouvrit une fois qu’on fut bien installé dans ce lit. J’adorais sa réaction quand elle était surprise et cela me ravi qu’elle apprécia l’attention. Qu’il s’agisse de ce chalet ou le pendentif. Je l’aidais d’ailleurs à fermer cette petite chaine qu’elle mettait de suite autour du cou et déposais un baiser sur son épaule une fois que ce fut fait. « Je me doutais que c’était susceptible de te plaire…. tu sais skier ? Parce que je te préviens, même s’il y a un jaccuzi, une baignoire et tout ce qu’il faut pour rester enfermé là-dedans, j’ai pas l’intention de ne pas profiter de l’extérieur hein ! » lui dis-je alors. Elle confirma avant de me proposer de prendre une douche. « oh… » fis-je mi déçu mi faussement déçu car je comprenais aussi qu’il lui fallait une pause. « … I thought you’d be the one joining me out there. But alright… ». Je la laissais me quitter puis restais trainer cinq petites minutes supplémentaires dans ce lit confortable avant de me décider à en sortir et prendre cette douche. J’enfilais alors un bas de Jogging, passais un dessous de pull en coton dont je retroussais les manches et redescendais tranquillement pile au moment où elle venait de remplir une assiette de pâtes. « Pasta ! Hmm that’s nice… » fis-je en voyant de quoi ça avait l’air et sentant une bonne odeur de cuisine. « Grazie »[/color]. Elle savait que j’adorais ça et c’était un parfait dernier diner ensemble.

La discussion sur nos projets respectifs s’installa peu à peu en cours de repas. « Non, il savent très bien que tu célèbres ces fêtes auprès des tiens. Et je suis heureux pour toi que tu passes un peu de temps avec tes parents. Hum laisse-moi réfléchir… ». Je levais les yeux légèrement au ciel en regardant dans le vide, le temps de penser à quoi pourraient ressembler les jours à venir et je répondis par ce que je pensais en la regardant de nouveau « Déjà je vais être assez occupé au bar ces derniers jours car c’est la fin d’année, les étudiants sortent beaucoup plus … puis il va y avoir des commandes de vin à gérer. Je pense que dès qu’on pourra on va essayer d’aider un peu à tout préparer car on va être nombreux. Il y a des cousins et cousines qui se joignent à nous aussi, les enfants de notre oncle Matteo que tu n’as jamais vus encore. Et hum… je pense que les derniers jours on va essayer de finaliser l’organisation pour ce qui est père noël et compagnie tu vois le genre… avec les enfants en bas-âge… généralement on demande à un homme qui est spécialisé dans ça de le faire ». Je vis Astrid étonnée mais c’était vrai, à Naples, il y avait des types qui avaient une corpulence qui se prêtait à celle du père noël et qui étaient payés pour intervenir auprès des familles et faire croire aux enfants que c’était le vrai père-noël. « …je t’assure il y a des hommes qui sont payés pour ça. Et crois-moi, les enfants adorent. Par contre je le fais occasionnellement auprès des enfants de l’hôpital, les deux-trois derniers jours avant le réveillon… » avouais-je. Je l’avais fait l’an dernier car la personne qui devait s’en charger était malade et comme j’étais un bénévole assez actif et présent régulièrement, on m’avait demandé de le faire. Depuis je m’étais promis de le faire si je pouvais aider, et on m’avait contacté pour jouer ce rôle cette année. Le moral des enfants à l’hôpital avait une grande influence sur leur rétablissement et j’y contribuais d’une certaine façon.

Encore une fois, Astrid sourit et je croyais qu’elle ne m’imaginait peut-être pas en vieux monsieur bidonnant avec une hotte sur le dos. « Ne te moques pas, j’ai même trouvé des noms pour les Rennes car figure-toi qu’on m’a posé la question ! Une petite fille de 6 ans me l’a posée … ils ont de ces questions des fois… et de ces souhaits… ». Je souris en repensant à certains qui m’avaient profondément touché.

Je repris alors un peu mes esprits et poursuivit « Et puis pour le réveillon on va donc partager ce diner autour d’une immense table, notre mère va s’inquiéter toute la soirée de savoir si c’est bon, si ça nous plait et va dire qu’elle aurait du faire ci ou ça différemment… Papa ne cessera de vanter les mérites du vin ou critiquera ce qui n’a pas marché cette année… J’harcèlerai ma sœur pour savoir si elle a un copain au fur et à mesure du diner et je pense que Desi s’occupera de garder un œil sur Agnese qui voudra manger les chocolats qui sont dans les chaussons accrochés près de la cheminée, mes cousins vont me parler de toi, de Amara et tenter d’assouvir leur curiosité ..…. enfin tu imagines un peu le truc ». Je ne mentionnais pas tout le monde car ça faisait trop long puis c’était afin de donner une image globale de cette réunion de famille (nombreuse) qui durait aussi le lendemain et qui incluaient parfois, selon l’humeur, des jeux de société. « … ah et j’aurai surement pris 10 kilos à ton retour aussi » dis-je en riant car nous mangions copieusement pendant les fêtes. Bien sûr je forçais sur l’exercice après afin que ça n’ait pas trop de conséquences.

« Et toi, comment ça va s’organiser ? ». Elle m’annonça alors penser être de retour pour le nouvel an. Je ne dis rien mais souris tout en regardant ce téléphone qui venait de vibrer. Soulagement : le message venait de sa mère. De façon similaire, je souris à la remarque de sa mère. On finit alors les pâtes dans nos assiettes et la belle s’absenta pour prendre quelque chose dans son sac. Elle revint derrière moi en passant les bras autour de moi et je la regardais d’abord, un peu intrigué avant de regarder cette boite. J’eus un léger rire nerveux à ce qu’elle dit et n’osais pas vraiment ouvrir. Des boutons de manchette ? Une montre ? Qu’est-ce qui pouvait bien tenir dans cette petite boite ? J’ouvris donc cette dernière et ne sus pas dissimulé mon grand étonnement. Incapable de sortir le moindre son de ma bouche, elle restée grande ouverte encore marquée par l’effet de surprise à la vue de cette clef. Je n’y croyais pas à vrai dire, En voyant notamment ce porte-clef en cuir sur lequel était écrit Harley Davidson. Sérieusement ?! Etait-ce une blague ?! Etait-ce réel ?! Mais ça n’était pas possible à mes yeux, ce type de bijou motorisé coûtait une fortune ! Et elle confirma cette pensée que je n’osais pas avoir au sujet de la moto. La traductrice en avait réellement acheté une. « Astrid … c’est pas possible mais… sérieusement une Harley ?! ». Elle prit alors son téléphone pour me montrer quelques photos. Mes yeux jonglèrent entre l’écran de son téléphone et le visage de la belle. « Non…. mais t’as pas fait ça… une moto ?! Astrid c’est une blague…. ». Je peinais encore à y croire car je n’aurais jamais pu me permettre de lui offre comme ça, un tel cadeau aussi prohibitif.  Mon regard se porta de nouveau sur cette merveille à deux roues. « I can’t… I can’t accept this. I mean…. how much ? How much did it cost you ? I have to pay for this…. ». Je me disais qu’il était inconcevable d’avoir un cadeau aussi cher sans rembourser une partie ou contribuer. Mais elle refusa clairement mon argent. « Tell me you didn’t buy it and that it was given it to you… or that you found it somewhere… ». Le rapport avec l’argent était délicat en tant qu’homme. Je gagnais correctement ma vie, permettant ainsi à notre couple et à mes proches de faire quelques extras mais pas de ce genre…

Je savais qu’Astrid venait d’une « bonne famille » mais nous n’avions jamais réellement parlé d’argent, explicitement. Et je n’en revenais pas. Pour moi elle se sacrifiait en faisant ce genre de cadeau et j’avais du mal à l’accepter. « Shhh kiss me instead of saying stupid things » me dit-elle alors que je lui expliquais que je lui redevrais ça (en parlant argent). Elle était penchée au dessus de moi, toujours derrière ma chaise et je logeais ma main dans son cou pour qu’elle se penche davantage et que je l’embrasse. Je cessais le temps de me relever et lui disais encore une fois « I can’t believe it. It’s an amazing gift. Thank you thank you thank you » avant de l’embrasser une nouvelle fois un peu plus passionnément en la tenant de mes deux mains. « We’ll go anywhere in the spring » fis-je en visualisant l’engin parcourir aisément les routes italiennes.  « In the meantime, I have to make it up to you … » commençais-je un peu malicieusement en l’embrassant à plusieurs reprises brièvement avant de prolonger le nième contact avec ses lèvres, puis de la faire reculer sans cesser ce baiser jusqu’à ce qu’elle se retrouve contre l’accoudoir du canapé l’obligeant à s’asseoir. Ma main s’aventurait dangereusement sous le bord du bas de sa nuisette et se faufilait dessous mais le four sonna. « Tu as mis un dessert au four ?! ». Elle me surprenait, pour ce dernier soir. Je relevais alors la tête en me dégageant d’elle pour lui permettre de s’occuper de ce qui était cuit. « You’re a woman full of surprises » dis-je alors en revenant vers elle dans l’espace cuisine. Elle avait préparé quelque chose à la pistache. « J’ai l’impression que c’est Noël avant l’heure ce soir dis-moi ». Ça avait l’air tellement appétissant que j’en oubliais presque ce que nous faisions quelques secondes auparavant. Mon estomac voulait être satisfait, lui aussi. En la regardant, je reposais naturellement et de façon neutre la question qui fâche sans vraiment prêter attention ou chercher ‘la bagarre’. « D’ailleurs ça me fait penser, il y a un endroit, une petite boutique qui vend des spécialités italiennes et je n’avais songé à celle-ci avant mais elle fait pleins de délices à la pistache. De la crème, des biscotti aux airelles et pistaches, du pesto de pistache, des cantucci et même du nougat… on pourrait passer devant sur le chemin de l’aéroport…  non ? Tes parents aiment la pistache ? ». De suite je réalisais ma gourde. Mais involontairement cela me permettait de reposer la question. « Pourquoi je ne t’emmènerais pas au fait ? J’ai bien compris qu’il y va aussi mais, j’ai toute ma matinée et même ma journée…. dans le but de profiter au maximum du temps dont on dispose ensemble… ». Je la laissais à peine commencer que une suggestion me vint instantanément sans réfléchir « … ou je l’emmène aussi avec nous. Qu’est-ce que t’en dis ? ». Indirectement ça me permettait non seulement d’être plus longuement avec Astrid mais aussi d’avoir un œil sur eux (surtout lui) tant que je le pouvais.

Emi Burton
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Sujet: Re: [Terminé] See you next year ( le Sam 16 Déc - 6:26 )

See you next year
Astrid & Giovanni

• Musique : Do I wanna know

Collée contre lui, lovée dans ses bras, son dos qui reposait sur son torse musclé, Astrid jouait avec le pendentif qui tombait dans son cou. Giovanni l’avait aidé à l’attacher en déplaçant quelques mèches de ses cheveux. Il lui avait expliqué rapidement la signification du bijou et même si elle n’était pas très spirituelle, elle était plutôt heureuse et se sentait choyée qu’il ai décidé de lui offrir un tel truc. Et puis avec quelques jours ensemble, dans un chalet, la blonde ne pouvait rien demander de mieux. Bah évidemment que je sais skier...je fais aussi un peu de planche à neige si jamais il y en a de disponible où on ira...T’auras pas besoin de me tirer la manche pour me faire sortir dehors, tu sais bien. La neige me manque tant...En même temps, le jacuzzi ne sera pas de refus après une journée passée dehors, au froid. Elle réfléchissait alors qu’elle se défaisait de sa légère étreinte pour se lever. As-tu déjà choisi les dates d’ailleurs? Faudra que je vois avec l’université si jamais je dois prendre congé. En même temps, avec le début de la session, Astrid était certaine qu’elle serait capable de changer les cours de journée ou à tout de moins se faire remplacer si c’était nécessaire.

Elle lui proposa ensuite une douche, seul, à sa plus grande déception. Il faut bien que quelqu’un s’occupe de la nourriture! Et j’en ai pris une en arrivant alors...quoique avec tout ce que tu as fait de moi, j’en aurais probablement besoin d’une autre dit-elle avant de le laisser pour descendre en bas, en lui faisant un clin d’oeil complice. S’il y avait un endroit où elle était bien, c’était la cuisine. Elle préférait y être seule, afin de pouvoir organiser sa table de travail selon ses désirs, mais les moments partagés à faire à manger étaient tout aussi agréables. Pendant que les pâtes étaient dans le chaudron d’eau bouillante, elle s’occupait de couper quelques champignons afin de les faire revenir et griller un peu dans une poêle, avec de l’huile d’olive. Elle avait aussi ajouter un peu d’ail, question de mettre un peu de piquant. Elle terminait donc de monter les assiettes et de râper le parmesan lorsque Giovanni vint la rejoindre, fraîchement sorti de la douche. Elle sentait son gel douche et son léger parfum tout en regardant les petits boucles brunes, mouillées, qui tombaient sur son front et près de ses oreilles. Comme elle aimait passer ses doigts fins dans cette chevelure, en général pour les caresser mais parfois pour s’y accrocher, comme ce soir, lorsque leurs échanges devenaient passionnés. De rien. Et comme je te connais, surtout avec les deux dernière heures, ton assiette sera probablement vide en moins de 2 minutes. Elle riait alors qu’elle tournait les pâtes sur elles-même autour de sa fourchette avant de prendre une bouchée. C’était simple, efficace et réussi. Je suis contente aussi de les retrouver...je crois qu’ils espèrent parfois, encore, que je lâche tout pour revenir habiter aux États-Unis. Mais ça devient de plus en plus improbable...dit-elle sans en dire plus, faisant évidemment à leur relation plus ou moins naissante, qui se solidifiait de semaine en semaine, malgré tous les obstacles. Alors qu’elle l’écoutait parler, elle reprit la bouteille de vin sur la table pour remplir leurs verres à nouveau. Elle failli s’étouffer avec sa gorgée lorsqu’il mentionna qu’il avait déjà fait le Père Noël pour les enfants. Dis-moi que t’as des photos de ça? J’crois que c’est ce qui me rend le plus triste de manquer...à moins que tu me fasses un show privé à mon retour. Elle ne savait pas si c’était l’ambiance ou le fait qu’elle quittait le lendemain pour plusieurs jours, mais Astrid était réellement intenable ce soir, comme il l’avait souligné plus tôt dans le lit. Tout tournait autour d’eux, de leurs corps, de leur intimité, de leur sexualité. Elle ne pouvait s’empêcher de voir et penser avec ce filtre. En même temps, la blonde avait toujours été une femme très sensuelle, à l’écoute de ses envies et désirs et jamais elle ne s’était brimée ou censurée à ce niveau. En tout cas je trouve ça vraiment chouette et sympa que tu le fasses pour les enfants de l’Hôpital. Ça ne doit pas être facile pour eux et les parents, encore moins pendant le temps des fêtes..Tu amènes un peu de magie et de bonheur dans leur quotidien. C’est tout à ton honneur en tout cas. Elle disait ça sincèrement et presqu’émue, en levant légèrement son verre vers lui. Chez moi c’est toujours mon père qui fait le Père Noël. Je n’ai évidemment pas de neveu ou nièce, mais j’ai quelques cousines qui ont des enfants et c’est toujours mignon de voir leurs yeux grands ouverts lorsqu’il fait son entrée. Même moi des fois je me laisse prendre au jeu...D’ailleurs j’en connais un qui a bien hâte de savoir s’il y aura un petit ou une petite Napolitain(e) avec nous au prochain Noël ou l’autre d’après....Astrid lui disait ce que son père avait demandé au téléphone il y a quelques jours lorsqu’il confirmait les derniers détails pour son voyage. Même si elle trouvait cela très précipité, et c’est ce qu’elle lui avait répondu, elle avait voulu le partager à Giovanni afin de voir quelle serait sa réaction. Tu sais, j’ai réalisé qu’on n’a jamais vraiment parlé après...Notre dispute. On a parlé de tout sauf de ça quoi...Pas besoin d’en dire plus et de replonger dans ce cauchemar qui avait duré deux jours au début du même mois. Les deux savaient exactement ce à quoi elle faisait référence. Do you want kids? demanda-t-elle en prenant une gorgée du rouge. I want children. I’d like 2 or 3. And I’m not getting any younger...Elle ne voulait pas lui mettre la pression, au contraire. Avec le retour d’Amara, elle savait que les choses étaient encore plus complexes, que tout tenait en équilibre sans qu’on sache vraiment comment. Et qu’il valait mieux éviter tout évènement stressant. Mais Astrid ne pouvait s’empêcher de penser aussi à elle là-dedans. Ce qu’elle voulait, ce dont elle avait besoin. Serait-il un jour capable de lui donner? De s’engager? D’avoir cette famille dont elle rêve tant? Si elle avait encore espoir, Nate se faisait plus pessismiste et lui avait souvent dit que Giovanni ne la rendrait jamais aussi heureuse que ce qu’elle souhaite, ce qu’elle vaut et ce qu’elle mérite. Mais elle le trouvait injuste de parler ainsi sans le connaître. Même si parfois, elle avait tendance à croire qu’il avait peut-être raison finalement. Son téléphone sonna au même moment. Ce n’était pas le loup, mais plutôt sa mère qui prenait de ses nouvelles et qui confirmait son heure d’arrivée le lendemain. L’américaine en avait profité pour sortir une petite boîte de son sac, qui contenait le cadeau, ou du moins une partie du cadeau de Giovanni. Excitée, elle avait presque sautillé jusqu’à lui, avant de passer son bras autour de l’homme et de lui remettre son présent. Il était d’abord excitée et puis par la suite légèrement mal à l’aise. You think that I would be joking about that? Yes I bought it, for you. And no, I won’t accept any money nor give you the price. That’s why it’s called a gift, dude. Elle se retourna pour prendre rapidement son téléphone et lui montrer quelques photos qu’elle avait prises. On y voyait même Nate de dos, en arrière-plan, mais il était si heureux qu’il ne l’avait même pas remarqué. Par chance. It’s vintage, it’s raw...but the engine is as good as new. Elle savait bien que son cadeau allait causer un peu d’émoi. Astrid avait la chance de venir d’une famille assez riche et puis elle gagnait plutôt bien sa vie. Elle n’avait jamais eu de souci ou de stress financier, au contraire. Mais comme c’est une lame à deux tranchants, cela avait aussi parfois le don d’intimider et faire fuir les hommes. Fierté trop grande, ils n’acceptaient pas que la femme du couple soit plus aisée qu’eux. Ils avaient rarement discuté d’argent, à part lors de la location de l’appartement. Mais encore là, ils payaient moitié moitié et c’était tout. Pour le reste, ils gardaient les factures et se remboursaient au fur et à mesure. Mais cette moto, elle savait que ça allait toucher une corde sensible. Elle avait même eu peur qu’il la refuse carrément. C’est donc soulagée qu’elle se laissa embrasser tendrement, en guise de remerciement. It’s my pleasure. Merry Christmas love. In the meantime, I have to make it up to you … » Elle n’eut pas le temps de rajouter quoi que ce soit que ses lèvres étaient déjà contre les siennes, alors qu’il la poussait vers le sofa. Round 3? Déjà? Sa main, exploratrice, se glissait sous sa nuisette question de reprendre le jeu qu’elle avait commencé plus tôt. À quelques centimètres de son intimité, alors qu’elle retenait son souffle, la minuterie du four sonna. Le gâteau qu’elle y avait mis était prêt. Giovanni lui avait presque fait oublié avec ce rapprochement. Oh c’est presque rien, je l’ai pris au magasin hier et je me suis dit qu’avec tout le sport fait aujourd’hui tu méritais une gourmandise de plus. Munie de gants protecteurs, elle sortit le plat qu’elle déposa sur le comptoir. C’était un truc à la pistache, une saveur que les deux appréciaient énormément. Pendant qu’elle le coupait en parts égales, il lui parla de leur journée du lendemain. But we’re, I mean, you are not going to the airport répondit-elle, lui faisant réaliser son erreur. Et puis là, une suggestion qu’elle n’aurait jamais cru entendre sortir de sa bouche. What? Are you out of your mind? Elle déposa un morceau dans une assiette qu’elle lui tendit, alors qu’elle léchait son pouce sur lequel il y avait un peu de chocolat. I’m supposed to believe you’ll behave yourself around him? Astrid connaissait le caractère bouillant de Giovanni et elle ne savait pas s’il serait capable de se contenir aux côtés de Nate. En même temps, c’était vraiment plus simple pour tout le monde de n’utiliser qu’une seule voiture qui ne passerait pas des jours à l’aéroport. I mean...I can ask him. Provocatrice, pour voir s’il était vraiment sérieux, elle reprit son téléphone qui était resté sur la table et composa le numéro de Nate avant de le mettre en mode ‘speaker phone’ . Après 2 coups, il répondit. Hey Nate, it’s me. Hey girl, everything okay? Is it about tomorrow? Astrid s’en allait répondre mais Giovanni prit la parole. Yes it’s about tomorrow. Oh I’m sorry, we don’t know each other, yet. I’m giovanni, you know, Astrid’s boyfriend? Oh...yeah of course, she told me a lot about you. How are you man? Vous profitez bien de votre dernière soirée ensemble? Voyant la mâchoire de l’Italien se serrer, elle reprit le contrôle de la conversation. Giovanni suggested that he could give us a lift to the airport tomorrow...You could meet us here or we could go to your house? Silence. Clairement pas le plan que Nate avait prévu. Yeah well I mean, will we have enough space ? What kind of car do you have dude? La conversation continua quelques instants, sous le regard amusé et inquiet d’Astrid. Malgré quelques insultes dissimulées et flèches peu subtiles, tout s’était bien passé. Il viendrait donc les rejoindre ici demain matin et Giovanni les conduiraient par la suite. So...That was Nate. J’espère que tu seras aussi doux et contrôlé demain. Voyant qu’il semblait être un peu pompé et sur le point de perdre patience, elle tira sur l’élastique de ses joggings pour l’attirer vers elle. En même temps, j’aime bien te voir moins doux et...Première légère morsure qui se transforma en succion dans son cou Et moins en contrôle...Insatiable, l’une de ses mains délicates faisait son chemin sur son torse avant de venir frôler la partie plus sensible en bas. Voyant l’ilôt de cuisine comme une opportunité, elle sauta agilement avant de légèrement écarter ses cuisses modelées et musclées. Why don’t you show me how much you liked my gift...and how much you’ll miss me. Toujours rien que vêtue de sa nuisette, Astrid attendait patiemment que sa proie se prenne dans son piège, et devienne finalement son prédateur.


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Sujet: Re: [Terminé] See you next year ( le Mar 19 Déc - 4:25 )

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• Musique : L'Arpeggiata

J’étais ravi que le cadeau lui plaise et nous imaginais déjà dans ce chalet lors de la petite escapade de trois-quatre jours à la montagne. Nous irions en Italie du nord afin de profiter des beaux paysages qui changeaient complètement d’où nous étions, et la neige en prime rendrait l’instant encore plus profitable. Habituellement je me rendais aux sports d’hiver avec de la famille ou des amis, et la pratique du snowboard était une de mes activités favorites. Bien que j’aimais la mer incontestablement, j’avais un grand affect pour la montagne.
« Il faudrait que je vérifie afin d’être sûr mais il me semble que c’est le 1er ou 2e week-end de Janvier, du Vendredi au Lundi car c’est ce qu’il y a de plus facile je pense. Je ne préférais pas attendre des vacances scolaires afin d’éviter le trop plein de monde …  ». Je lui annonçais alors que les dates seraient re-confirmées ultérieurement.

Je n’aimais pas qu’elle m’abandonne comme ça alors que je souhaitais un peu plus de temps à côté d’elle, contre son corps. A vrai dire j’envisageais une petite douche à deux mais elle pensa tout de même juste en s’occupant de faire un truc à manger. Le temps de la douche, je mettais un peu de musique, ce fameux air italien de l’Arpeggiata. Mes goûts étaient éclectiques et elle le savait, elle aimait d’ailleurs. J’haussais le volume pour entendre l’air mélodieux en même temps que l’eau ruisselait. C’était reposant, après nos dernières heures plutôt actives. Les enceintes disposées dans l’appartement permettaient d’y jouer de la musique sans branchement, un vrai bonheur. La musique ponctue les journées, ponctue les moments.

Je redescendais alors pour manger ce qu’elle avait préparé, un délicieux plats de pâtes. La musique jouait à présent sur les enceintes du Salon, en tant que bruit de fond afin de nous permettre de discuter tranquillement.

« Je crois que tu me connais bien en effet » fis-je comme remarque étant donné la véracité de ses propos. L’assiette serait aisément terminée bien qu’elle ait été généreuse en portion. Je lui fis un sourire exprimant une satisfaction face à ce qui se trouvait sous mes yeux et attaquais avec goût et envie le plat qui était délicieux. Diner nous permettait de prendre le temps de parler des jours à venir, du programme. « Tu sais parfois je suis désolé que…. enfin désolé de donner l’impression à tes parents de t’avoir éloigné d’eux. Ce n’était pas le but et j’espère que ça ne sera jamais une source de conflits ou de désapprobation ». Je ne comptais pas partir d’ici tant que ma mère avait encore une santé qui tantôt allait, tantôt pas si bien et puis, j’avais commencé ma vie ici, il y avait quelques années, avec Amara. Je ne me voyais donc pas partir vivre à l’étranger, pas de suite. « Tu regrettes ? ». Heureusement pour moi ce ne fut pas le cas et j’étais soulagé. Ma main se posa quelques secondes sur la main de Astrid comme un remerciement silencieux, avant de continuer de manger. Je lui expliquais alors ce qu’on faisait pour Noël et aussi mon bénévolat à l’hôpital des enfants malades de la ville. J’y faisais en tant normal la lecture ou diverses activités avec les enfants mais il était également vrai que aux périodes des fêtes de fin d’année, il m’était arrivé de faire le père noël et cette année en ferait probablement partie. « Je crois que ce sont les enfants qui doivent avoir des photos…. peut-être que j’en ai une ou deux mais je t’avoue ne pas en prendre quand je suis avec eux. Je me concentre vraiment sur le moment présent, sur le partage … puis tout ce qui est ondes téléphoniques, je préfère éviter dans l’hôpital, au maximum ». Mon attention auprès des enfants était décuplée. Curieusement, Astrid était d’une humeur coquine par rapport à cette remarque de père-noël mais j’étais tellement ancré dans certains souvenirs auprès de ces petits êtres si fragiles à qui la vie ne faisait pas de cadeaux que je n’avais même pas l’esprit porté sur la chose. Je pensais à quelques uns avec qui j’avais réellement tissé un lien. Certains s’en étaient sortis, d’autres n’avaient pas eu cette chance. La belle repris des propos plus sérieux s’agissant du bénévolat et ça me toucha. « Tu n’imagines même pas… leurs vœux sont parfois loufoques mais pour d’autres, ils veulent juste être chez eux avec leurs parents et le reste de leur famille pour Noël. Pas dans ces chambres d’hôpital…. ». Je me disais que beaucoup de jeunes générations étaient bien trop gâtées de nos jours et ne mesuraient pas la chance qu’elles avaient. Un flash me vint, sur une anecdote à l’hôpital, auprès d’un petit Paulo alors qu’elle commençait à me raconter ses fêtes. J’entendais ce qu’elle disait, sans vraiment écouter jusqu’à sa dernière phrase sur le ou la potentiel(le) napolitain(e). « Tu sais ce que m’a dit un enfant une fois ? ». Je retiendrai à vie les propos de Paulo qui du haut de ses 7 ans, l’âge actuel de mon propre Neveu, il était d’un réalisme sur sa maladie dégénérative incroyable et touchant. Il m’avait ému, ce petit garçon. Voyant qu’elle était à mon écoute je continuais alors « Je suis allé le voir dans sa chambre une fois, déguisé en père noël pour discuter un peu avec lui de ce qu’il voulait, de la liste au père-noël… il m’a demandé une fusée. Alors je lui ai demandé pourquoi une fusée. Et tu sais ce qu’il m’a répondu ? ». Je marquais le silence quelques secondes en regardant Astrid droit dans les yeux avant de répondre à ma propre question « Il m’a répondu… mot pour mot « Je voudrais une fusée pour que ma maman puisse venir me voir au ciel si je deviens une étoile » ». Le silence s’imposait une nouvelle fois en pensant à ce Paulo qui n’avait pas survécu jusqu’à ce jour. Je lui avais construit, cette fusée, afin de le rassurer quelque part…  Et j’y croyais, à ce que sa maladie bien que dégénérative soit sous contrôle et lui permette de vivre jusqu’à ses 50 ans, au moins. Je me raclais alors la gorge me rendant compte d’avoir peut-être tué l’ambiance et demandais de nouveau de quoi elle parlait. Elle poursuivit sur ce fameux jour où elle avait fait ce test de grossesse et s’interrogeait sur notre futur en tant que couple et peut-être même en temps que parents. Je l’observais alors d’un air dubitatif et la laissait malgré tout continuer. « What is this supposed to mean ? ». Je la regardais encore une ou deux secondes avec insistance « Is it like … I’ll be facing a specific decision sooner or later ? ». Et dans ce cas-ci, plutôt « sooner » que later. Encore une fois, je ne répondais pas encore à cette question. « You still have plenty of time, don’t worry about this… let’s not hurry things ». Je répondais sans penser d’une façon identique à il y avait de ça 3 ans. J’étais prêt, il y avait 3 ans, je m’engageais volontiers et avec envie, désir profond, dans l’aventure de la paternité avec la reporter mais les choses avaient changé. Astrid me confrontait à une nouvelle réalité. Celle selon laquelle un couple était fait pour avancer en suivant des étapes, et celle de l’aménagement à deux était franchie. La suivante était, en tant normal, celle de l’enfant.

Le téléphone nous permis de couper dans cette discussion un peu délicate et nous fit complètement changer de sujet. Je dérivais en complimentant sa mère et puis vint le moment de m’offrir mon cadeau. Je ne m’y attendais absolument pas. Jamais de la vie aurais-je pu penser un cadeau avec une aussi grande valeur sentimentale et pécuniaire. A la fois j’étais gêné et extrêmement heureux. J’avais réellement du mal à y croire et il me fallut avoir les clefs en mains pour que ça soit un peu plus tangible . Voir la moto par moi-même aussi renforcerait cette presque hallucination. Je voulus rapidement remercier la belle américaine en l’embrassant, et plus même. Mais une nouvelle sonnerie coupa court à ce qu’on faisait. Celle du four. « You’re incredible » dis-je en rejoignant l’ilot où elle posait le plat. Tout en la regardant couper des parts dont je me délectais déjà, je profitais pour finalement débarrasser ce dont nous n’avions plus besoin à table afin de passer au dessert, tout en parlant du lendemain. La pistache avait ravivé en moi un souvenir qui, peut être, pourrait plaire à sa mère. « Maybe ». Maybe I was out of my mind. Without a doubt. The last person on earth I’ve wanted to see was that fucking asshole named Nate. But what was worse to me was…. the idea he’d be with her the whole time, and that I couldn’t tell her goodbye until the very last minute. «  I know how to behave come on… I’ll do my best, okay ? Let me drive you, I cannot leave you from here, I have to go to the airport and be with you as much as possible… ». Elle savait combien je voulais lui foutre mon poing dans la gueule mais combien je l’aimais aussi pour ne pas mettre en péril notre couple ou pourrir l’ambiance car elle serait d’une part énervée contre moi, terriblement, et d’autre part, devrait se taper plusieurs heures de vol avec l’autre.

Elle l’appela alors pour lui faire la proposition étonnante et le haut parleur était activé. Je répondais alors immédiatement à la place de Astrid en rappelant à l’autre couillon que j’étais là, et que j’étais le petit-ami de la jolie blonde. Histoire de le lui rappeler. « I wish I didm’t have to leave my girlfriend for a couple of weeks but, I’m fine. Yes we are enjoying ourselves, you have no idea. Enfin si, tu dois te douter que on a besoin plus que jamais de profiter d’être tous les deux » rajoutais-je encore une fois pour ‘marquer mon territoire’. Je pris un coup dans le bras avec le coude de Astrid mais elle renchérit sur ma proposition. Il fut surpris c’est clair. « Don’t worry, the car trunk is big enough … » dis-je en rigolant supposant qu’il serait dans le coffre avec ses sacs… un pic mérité vu sa remarque sur ma caisse. « I’m in charge ». J’avais envie de lui dire de ne pas m’appeler ‘dude’ mais ça aurait fait trop. Je me contenais. Rien que d’entendre sa voix m’agaçait un peu en fait. « I’ll try » répondis-je une fois la conversation téléphonique terminée. La belle révéla toutefois aimer mon sang chaud, parfois. « Here ? In the kitchen ? ». Je me collais encore plus à elle et frôlais mon nez contre le sien, m’apprêtais à l’embrasser la laissant y croire jusqu’à dériver ma bouche à quelques millimètres. Mon visage se tournait irrépressiblement vers le gâteau qui m’appelait. Je me penchais très légèrement pour en prendre une petite part et en croquais un bout avant de le reposer. Puis mon index effleura la crème pistache sur le dessus du gâteau; crème que j’utilisais pour dessiner un cœur sur le buste de la jeune femme, à hauteur de son sein gauche dont le haut était dévoilé par la nuisette. « I canna know if it’s better on  your skin… » . Je la regardais droit dans les yeux comme si j’allais la dévorer et ce n’était pas qu’une comparaison. J’allais la dévorer. La langue précéda mes lèvres dans cette course à la crème. Je commençais ainsi puis faisais glisser la bretelle de sa nuisette afin de dégager un peu plus de sa poitrine. Les lèvres sucrées, je capturais alors les siennes en la hissant sur l’îlot, où il restait de la place. Il suffisait juste de me le demander une fois. Puis elle s’en rappelait, une nouvelle fois, de ces ébats.

Ce n’est pas avant 03h du matin qu’on se coucha finalement. Elle dût prendre une douche et faire sa valise, et on dormit vraiment. Je l’enlaçais contre moi, contre mon corps chaud et m’envoûtais avec cette odeur de lavande. « I'm gonna miss you so much » lui murmurais-je avant d’embrasser l’arrière de sa tête et je m’endormais peu après , toujours contre elle.

Le petit déjeuner se déroula normalement, pas trop tard afin qu’on ait le temps de se réveiller tranquillement et je remarquais Astrid, les yeux rivés sur sa montre « Tu as peur qu’il te pose un lapin ? » demandais-je pour la taquiner. Il n’allait pas tarder; D’ailleurs on sonna à la porte juste 5 minutes plus tard. « Laisse j’y vais » je préférais ouvrir cette porte et enfin voir en face de moi cet homme dont la réputation et le nom précédait tout le reste. Je pris une profonde inspiration et ouvris la porte, il fut étonné d’ailleurs de ne pas trouver Astrid de l’autre côté « Buongiorno, Nate Collins. Viens entre chez nous… tu veux un café ? ». Clairement on avait le temps d’en prendre un dernier avant de tailler la route. J’étais faux. J’essayais de paraitre accueillant, faussement sympathique mais en le voyant c’était dur. Ce mec était grand, il faisait ma taille 2-3 cm près autrement dit rien, il avait une certaine carrure aussi ce qui signifiait qu’il faisait du sport et il portait un affreux pantalon kaki. Je ne percutais bien sûr pas à l’instant mais c’était le même pantalon que celui où il était en fond d’écran non loin de la Harley Davidson.

Je le regardais alors m’éviter quand même tout en me détaillant du regard, comme deux coqs qui entraient dans une même basse-cour et je le laissais voir Astrid, l’enlacer ou peu importe. Je passais alors à côté d’eux en demandant à ma belle « Babe, on a encore du café chaud non ?  ». Je lui servis donc une tasse et on prit tous les trois place à table. J’avoue ne pas avoir été doué pour entamer une conversation simplement parce que j’avais rien à dire à ce type à part de lui ordonner de bien se comporter et de se tenir à une distance respectable de Astrid. Sinon je pouvais aussi le lancer sur ce qui s’était passé au Cameroun mais…. j’avais promis à Astrid de ‘me tenir’. Je faisais au mieux et me taire était une façon de ‘faire au mieux’. Assit à côté de l’américaine, je la regardais tendrement puis plus sérieusement Nate « Tu retournes au pays alors… définitivement ? Les Hamburgers te manquent ? ». Encore un pique. Je ne pouvais pas m’en empêcher. Je me doutais que ça n’était qu’un retour provisoire, mais c’était plus fort que moi.

Emi Burton
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Sujet: Re: [Terminé] See you next year ( le Mar 19 Déc - 5:39 )

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Alors qu’Astrid commençait à cuisiner les pâtes, elle entendit la chanson que Giovanni avait mis pour accompagner sa douche. Tout sourire, elle n’était pas étonnée par son choix, ni déçue. La musique accompagnait bien ce qu’elle cuisinait, toujours en nuisette. Ce n’était évidemment pas le meilleur choix vestimentaire, mais elle était assez compétente pour cuisiner ainsi, à moins que sa maladresse ne la rattrappe. Elle repensait alors au cadeau qu’il lui avait offert et aux journées de janvier qu’ils passeraient ensemble, loin de la cité. Dans la nature, à profiter pleinement de chaque journée. À manger, à faire du sport et probablement aussi plusieurs heures sous les couettes ou un peu partout dans la maison comme ils venaient de faire. Alors qu’elle terminait de mettre les pâtes dans les assiettes, il faisait son retour. C’était le moment parfait pour lui offrir son cadeau, bien qu’elle était un peu nerveuse de sa réaction. Et elle avait vu juste ; il n’était pas totalement à l’aise avec un présent qui valait autant. Mais Astrid avait l’argent et surtout, elle voulait lui faire plaisir. Elle se fichait un peu qu’il le rejette sur le coup, il finirait par l’accepter, d’une façon ou d’une autre. Puis la conversation divergea sur un sujet un peu plus chaud : celui des enfants. Surtout après leur dernière expérience, alors qu’elle pensait être enceinte, elle savait que c’était un peu difficile d’aborder le sujet. En même temps, ils en avaient réellement jamais discuté. La blonde avait préféré fuir après la réponse négative du test. It’s not supposed to mean anything…I’m not pressuring you, It’s just, I’m not getting any younger, like I already said. Même si elle ne voulait pas lui avouer, elle se sentait relativement prête à penser à fonder une famille avec lui bien qu’elle savait qu’Amara lui jouait dans la tête, elle espérait qu’il soit prêt à passer à autre chose, à réellement s’investir avec elle. Giovanni ne lui avait pas encore dit les trois fameux mots, mais Astrid sentait que le couple était rendu à cette étape, surtout après avoir emménagé ensemble. Oui ça ne faisait même pas un an qu’ils étaient en relation, mais la passion était là, tout comme la chimie. Elle sentait que le sujet devait être abordé. Yeah, let’s take our time. Of course. Elle le disait d’une façon détachée, parce qu’elle ne le pensait pas réellement.

Puis le téléphone sonna. Et finalement le four, alors qu’il s’occupait d’elle. Si le gâteau au four n’aurait pas mis leur vie en danger en brûlant, elle serait bien restée sur ce sofa, près de lui, alors que ses mains habiles s’occupaient de découvrir et conquérir son corps. Malheureusement elle dû se défaire de lui pour récupérer le dessert. Une fois sur le comptoir, la conversation se tournait vers Nate, le fameux Nate. Ok fine, you’ll drive us. You just seem to hate him so much, why would you want to be with him?
Sans attendre une seule seconde, elle appuya sur le nom de Collins sur son téléphone question de l’appeler. Astrid essaya bien que mal de concentrer l’échange sur la route du lendemain, mais les deux hommes avaient une autre idée en tête, un autre combat à régler. Giovanni qui était plutôt calme en général était plein d'agressivité ce soir. Ça se voyait dans sa façon de se tenir, dans son ton et surtout dans ses paroles. Et puis Nate qui en rajoutait, question de mettre de l’huile sur le feu. La blonde était prise entre deux têtes fortes, ne sachant quoi dire. Elle essayait de tempérer les deux caractères, mais la conversation téléphonique se termina de façon plutôt abrupte. Really, you had to do this? dit-elle en appuyant sur le bouton ‘raccrocher’. En même temps, c’était elle qui avait parti le bal. Pour reprendre le contrôle, elle l’attira vers lui et le laissa l’asseoir sur le comptoir de la cuisine. Yes, in the kitchen...why not. We have our best nights here. Il n’en fallait pas plus pour qu’il prenne possession de ses lèvres et de son corps. Round on ne sait pas quel nombre. Après quelques instants elle se retrouva sous son corps, dans le lit. Et puis un énième orgasme. Comme seul lui savait lui procurer. Puis finalement une douche froide, question de se ressaisir, et puis chaude, avant de retrouver le lit. Et puis son corps contre le sien, pour une dernière fois avant plusieurs jours. Elle appréciait ses mains sur elles, son visage dans son cou, ses jambes qui l’enlaçaient. Et c’est ainsi que la belle s’endorma. Dans un profond sommeil, après plusieurs heures d’amour et un immense plat de pâtes. Digne de Naples, quoi.

Le réveil sonna. 10h. Nue, elle se leva pour enfiler sa nuisette noire avant d’aller se rafraichir un peu et de finaliser sa valise. Elle regarda sa montre, question de voir il lui restait combien de temps avant que Nate débarque. Giovanni l’avait vu. Je ne veux simplement pas qu’il soit en retard. J’ai pas envie de manquer l’avion. Presque 5 minutes plus tard, on sonnait à la porte. Alors qu’Astrid se précipitait pour aller répondre, son homme coupait son élan. Il comptait aller lui répondre. Un vrai animal marquant son territoire pensait-elle. Alors qu’elle continuait à se préparer, elle les entendait se rencontrer en bas. Toujours dans sa nuisette, elle descendit afin d’aller donner la bise à Nate. Bienvenue chez nous. Et oui il y a du café chaud. Gio, tu lui en sers, le temps que j’aille me changer? Elle voyait bien comment Nate la regardait dans cette petite tenue et elle savait que Giovanni lui sauterait bientôt à la gorge si ça continuait. Elle remonta en haut question d’enfiler une paire de jeans et un pull noir, légèrement ajusté, Elle prit place près de l’Italien pour déguster son café. Évidemment Giovanni ne pouvait s’empêcher de lancer une flèche à Nate. Non, pas définitivement...juste pour voir mes proches. Mais toi tu laisses ta belle partir? T’as pas peur qu’elle ne revienne pas? Astrid failli s’étouffer avec sa gorgée de café. Clairement elle assistait à un combat de mâles. Moi si j’avais une femme comme ça, je ne la laisserais pas quitter mon radar. Mais ça c’est moi hein...Astrid finissait sa tasse au même moment avant de prendre la parole. Ok, je crois qu’il faudrait partir maintenant, question de ne pas manquer notre vol. Elle ramassa les tasses sur le comptoir, alors que Giovanni se leva pour aller chercher sa valise. Nate en profita pour faire un clin d’oeil à l’homme avant de passer derrière Astrid en posant sa main sur sa hanche, La blonde vit la mâchoire de l’Italien se serrer, sans rien ne pouvoir faire pour l’apaiser.

Une fois dehors, les deux hommes s’entraidaient afin de mettre les bagages dans la valise. Après une légère altercation, Astrid se retrouva du côté passager, Giovanni du côté du conducteur et Nate à l’arrière.  Dis Astrid, c’est quand déjà le bal de charité? Tu sais que j’ai pratiqué mes pas de danse pour ça? Oh, d’ailleurs, Gio, si je peux t’appeler ainsi, j’espère que tu ne lui as pas acheté un bijou pour Noël, parce que je lui ai trouvé un collier pour aller avec sa robe cette soirée. Astrid se retourna vers Nate, avec de gros yeux. Ah merde, je voulais pas tout dévoiler mais...comme t’as vu dans la photo que je t’ai envoyé, je t’ai acheté un truc. On t'enverra une photo Giovanni. Astrid sentait la tension monter sans savoir quoi faire. Elle ne fit que mettre sa main sur la cuisse de l’Italien. Et en un murmure, elle dit : you know I’ll miss you, right? Alors que Nate continuait de faire son bouffon à l’arrière, Giovanni se gara. Le trio sortit de la voiture afin de prendre les valises à l’arrière. Astrid fit signe à Nate de l’atttendre un peu plus loin. Elle posa ses mains sur les hanches de Giovanni afin de l’attirer vers elle. I’ll miss you, really. Alors que son regard fuyait, elle utilisa sa main pour remettre son visage face à elle. I love you. Trois mots, simples, mais qui voualaient tout dire, À voir s’il serait capable de lui répondre. Mais elle se doutait que non.



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Sujet: Re: [Terminé] See you next year ( le Mer 20 Déc - 1:15 )

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• Musique : Clair de Lune

 « Do what ? » fis-je faussement ignorant. Quand bien même Astrid m’avait un peu fusillé du regard suite à l’appel téléphonique en raison de mes piques lancés à Nate, la suite s’annonça plus positivement pour nous deux. Pour notre dernière nuit pendant laquelle nos corps fusionnèrent une nouvelle fois. Le matin au réveil, je pensais à ce qu’elle m’avait promis la veille  « Et le petit déjeuner au lit ? Staying naked in bed does that remind you something ? ». Peu importe elle était stressée par l’horaire du départ et tenait à boucler ses valises à temps. Rien que le fait qu’elle regarde l’heure sur sa montre indiquait combien elle tenait être à l’heure. Je boudais un peu, intérieurement car j’aurais espéré qu’elle s’active au dernier moment.

Je m’occupais donc de l’accueil de Nate à l’appartement en insistant bien sur le fait qu’il s’agissait de celui de Astrid et moi, en disant le notre je lui faisais savoir que nous avions tous les deux emménagé ensemble. Elle et moi. En Couple.  « Oui j’m’en occupe, file te préparer » dis-je invitant Nate à se joindre à table le temps que je lui apporte le café qui venait d’être préparé. La cafetière laissait encore échapper un peu de vapeur, signe qu’il était encore tiède. Je me resservi une tasse par la même occasion ainsi qu’à Astrid.  Elle redescendit rapidement, après avoir passé un Jean et un pull ajusté, soulignant sa fine taille et sa poitrine. Essayant de garder du self-control face à cette réplique de Nate, je fis mine de n’avoir aucune inquiétude, aucune crainte.  « Et bien non tu vois, les femmes sont des êtres humains, des êtres pensants et elles sont aussi libres… je ne les attache pas à une chaine en les empêchant de vivre. Ça s'appelle la confiance et la liberté. Je ne sais pas si tu connais ». Quel couillon, pensais-je. Il s’amusait à me mettre en difficulté et surtout me faire douter sur la longue distance qui séparerait l’américaine de Naples le temps de quelques semaines.  « Comme tu dis, toi c’est toi » rajoutais-je afin de bien lui faire comprendre qu’on était différent. Astrid était là, témoin de notre échange incapable d’en placer une. « Et le magasin à spécialités alors ? On n’aura pas le temps … ? » demandais-je. Apparemment non.  « Nevermind » fis-je en me relevant et débarrassant les tasses vides.

On se retrouva tous les trois sans tarder sur le parking pour charger la voiture et je conduisais. Concentré sur la route, il n’y avait pas trop de circulation en ce vendredi ça roulait correctement en dépit de l’heure qu’il était. J’écoutais d’une oreille la conversation. Je pensais bien évidemment à ce petit pendentif qu’elle avait eu ainsi qu’au chalet en Italie du Nord.  « C’est quoi ce truc de Bal de Charité ? ». Elle ne m’en avait pas parlé. Pas même mentionné le nom et je devais l’apprendre de ce type. Qu’ils iraient ensemble danser. Et qu’il lui avait offert un collier.  « Oui fais donc ça » répondis-je en crispant mes mains autour du volant et accélérant un peu. Mon regard se figeait régulièrement dans le rétroviseur alors qu’on se défiait plus ou moins explicitement. Le sourire en coin de Nate Collins m’énervait et il en jouait. Je passais ma main dans la nuque de Astrid, caresse furtive mais plus j’avais de contact avec elle sous les yeux de Nate, plus il se calmerait. Enfin je le pensais.  « I know » fis-je en lui lançant un bref regard, doux. Au moment de me garer, je tournais un peu brutalement volontairement ce qui fit bouger l’américain vers l’intérieur de la voiture sans trop qu’il s’y attende. Une fois arrêtés, on sortit de l’habitacle pour reprendre les valises et je lançais à Nate  « Au fait, je ne t’ai pas demandé mais qu’est-ce que tu fais à Naples ? Qu’est-ce qui te retiens dans cette ville, tu as des attaches ? ». Je me disais qu’il pouvait très bien faire sa vie ailleurs, comme aux Etats Unis par exemple. Loi de nous.

Astrid n’avait pas entendu et arriva près de moi demandant à Nate de l’attendre et elle m’entraina quelques pas plus loin. J’avais du mal à me concentrer sur elle quand l’autre blaireau était à côté mais finalement c’était pas plus mal. Je la regardais alors, intensément et lui disais  « Stay safe, and come back to me when you feel like it… ». Ces trois mots bloquèrent le temps; les secondes devinrent des minutes et je ne voyais qu’elle. Je n’entendais que ça voix et ces termes qui résonnaient dans ma tête. Mes mains se faufilèrent dans son cou, de chaque côté et je l’embrassais tendrement, puis passionnément, même fougueusement en la tenant contre moi. Je lui susurrais alors à l’oreille « I’ll miss you too. So fucking much ». Tenant son visage entre mes mains une dernière fois, je la contemplais, ce teint porcelaine contrasté avec ces yeux bleus avant de l’embrasser du bout des lèvres.

« I’ll help you with the luggages » lui dis-je en prenant sa valise. Finalement je pouvais les accompagner jusqu’au comptoir d’enregistrement étant donné que j’étais garé. Je me trouvais alors à quelques pas de Nate que je rejoignais et on se dirigeait tous vers le hall de l’aéroport, je suivais Astrid tout comme Nate. A voix basse, je disais à l’américain en aparté « Je ne sais pas à quoi tu joues mais ne me tentes pas. Je me retiens de t’en coller une et je le fais pour Astrid. Mais saches que si j’apprends que tu as essayé la moindre avance une nouvelle fois, ou que tu la regardes ou agis de façon inappropriée, je n’hésiterai pas. Je vais m’entrainer tous les jours à la boxe, et je collerai une photo de ta tronche sur le punching ball. Une photo qui deviendra miettes en quelques minutes. Et ça ne sera que l’entrainement. Capisce ? ».

Astrid évoquait le numéro d’un comptoir d’enregistrement et l’air de rien je m’approchais de nouveau d’elle en accélérant mes pas et tout sourire « Yes babe, you’re right. Let’s go ». Marchant à ses côtés je lui suggérais de bien profiter de son séjour, de saluer ses parents pour moi et de me tenir informé de leur réaction lors des cadeaux.

Les deux enregistrèrent leurs bagages et le moment de se séparer arriva vraiment.  Je remettais alors une mèche de ses cheveux qui tombait devant son visage pour la glisser derrière l’oreille et je m’approchais d’elle une nouvelle fois ignorant complètement Nate Grande-Gueule pour manifester à la jeune femme mon amour pour elle, encore une fois, par les gestes et les actes.

Emi Burton


Dernière édition par Giovanni Caruso le Mer 20 Déc - 3:58, édité 1 fois
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Astrid WestLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: [Terminé] See you next year ( le Mer 20 Déc - 2:26 )

See you next year
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Musique - Fistful of love

Le chemin vers l’aéroport s’était plutôt bien déroulé. Il n’y avait pas de trafic intense sur les routes. C’était plutôt dans la voiture que ça commençait à chauffer. D’abord avec Nate qui ne pouvait s’empêcher de piquer constamment Giovanni, lui rappelant qu’il serait loin de sa belle pendant plusieurs jours et que c’était plutôt l’américain qui serait avec elle. Du moins pour une partie du séjour. Il aborda même le sujet du Bal de charité qu’Astrid avait préféré garder secret pour l’instant. Oui enfin, c’est pas grand chose...à chaque Noël ils font un bal et il y a des enchères aussi pendant la soirée. Et tous les profits vont à une cause, différente à chaque année. Et bon, je n’avais personne pour m’accompagner et Nate sera encore à Boston cette soirée-là...Plus elle parlait, plus elle tentait de se justifier, plus elle se sentait couler. Les mains de Giovanni étaient crispées sur le volant et ses bras étaient complètement tendus. Astrid le voyait souvent lever les yeux vers le rétroviseur, question de garder un oeil sur le trouble-fête en arrière. Honnêtement Nate, t’aurais pas dû...Gio m’a donné un superbe collier déjà. Elle se tourna légèrement vers l’arrière pour lui montrer. Ça? C’est pas un collier ça. Une chaîne, au max. Nan j’ai un truc qui sera bien plus joli avec ta robe. No offense, dude. I mean, it’s pretty but, for this kind of night, she needs something more. Astrid soupira et hocha la tête de gauche à droite. Finalement, cette route à trois, ce n’était pas la meilleure idée. Elle avait fait le message à Giovanni de se tenir, mais finalement, elle aurait peut-être dû s’adresser à Nate. La blonde était même très impressionnée et étonnée par le calme de l’Italien face à toutes ces remarques limite insultantes.

Une fois à l’aéroport et la voiture garée, le couple s’éloigna un peu de Nate question d’avoir un réel dernier moment ensemble. Et c’est à ce moment qu’elle avait osé lui dire à nouveau ces trois mots. Ils étaient sortis comme une évidence, même si elle en avait peur. Peur du rejet, peur de ne pas les entendre rebondir à elle. Et elle avait malheureusement raison. Enfin, à moitié. Giovanni lui faisait sentir comme il pouvait, comme il savait faire. Ses mains chaudes de chaque côté de son visage, il l’attira vers lui pour prendre ses lèvres pendant plusieurs secondes, peut-être même des minutes. Un baiser chaud, langoureux. Un baiser d’adieu. Les yeux humides, elle accueillait ses mots à son oreille. Sa voix était douce, mais le ton était presque dur, déchirant. Il lui manquerait aussi, so fucking much. Du coin de l’oeil, elle vit Nate regarder sa montre et soupirer en regardant vers le ciel. Allez, we have to go now...dit-elle en se défaisant de son étreinte, même si elle n’en avait aucune envie. Elle avait un sac sur le dos seulement, Giovanni s’occupait du reste. La blonde prit les devants, incapable de rester trop près de l’Italien, tant les émotions étaient fortes. Elle les laissa donc ensemble, côte à côte. Nate riait en entendant Giovanni s’adresser à lui. Are you threatening me? You are that scared of me, of losing her? I won’t try anything that she doesn’t want. Il s’arrêta un moment pour faire face à Giovanni. Instead of focusing on me, you should maybe focus on her. And on why she still wants to see me. Why she let me kiss her, this september. She might not love me, of course. I’m not that stupid. But there’s something you’re not giving her. You. Are. Not. Enough. Il appuyait ses mots en appuyant son index sur le torse de l’homme. Oh et pour répondre à ta pseudo-question de tantôt, non j'ai pas d'attaches ici. J'ai des amis, un bon job, mais ma famille et ma vie sont à New-York. Mais j'sais pas, y'a un truc, enfin une femme, elle m'donne pas envie de partir. Tu sais le genre de beauté que t'arrives pas à te sortir du crâne. Son visage, ses yeux d'un bleu...et je te parle pas de son corps...Nate faisait exprès de se concentrer sur le physique d'Astrid, un sourire en coin. Il voulait le pousser à bout. Giovanni rejoignait finalement Astrid alors que Nate n’avait pas fini, pour sa part. And I ain’t fucking scared of you. Capisce?

Astrid posa ses bagages pour les enregistrer et l’américain faisait de même un peu plus loin. C’était le moment, celui de se dire au revoir, pour quelques jours. Tendrement, il replaçait une mèche blonde derrière son oreille et elle en profitait pour laisser tomber son visage contre sa main chaude et rassurante. Elle le regarda une dernière fois, avant de déposer un ultime baiser au coin de ses lèvres. I’ll text you when I get there. Sois sage en mon absence. Sa bouche fit son chemin contre sa joue pour arriver à son oreille. I can’t wait to come back and give you that breakfast in bed that I promised. Naked, of course. Incapable de s’en empêcher, elle déposa ses lèvres à nouveau sur les siennes, doucement. See you next year, love.


Emi Burton


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