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- [Terminé] Lana | Rince toi l’œil -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Autour de Naples :: Voyager dans le passé
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Roberto Khalil10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: [Terminé] Lana | Rince toi l’œil ( le Jeu 7 Déc 2017 - 22:19 )
Il est onze heure du matin. Je pose mon bol de céréale sur la table, en prend une cuillère que je me fourre dans la bouche. La musique s’élève lorsque j’appuie frénétiquement sur le volume de la télécommande et commence à me trémousser, sans aucune pudeur. Pourquoi en aurai-je ? Je suis seul. Je parcours le salon, avec une certaine technique dans mes pas. C’est un son plutôt R&B que je connais par cœur puisque des jeunes du théâtre s’entraînent à créer une chorégraphie dessus, en ce moment. Je m’approche d’une bibliothèque et fait face à une photo de celui qui loge actuellement ici. Je ne sais pas s’il est locataire ou propriétaire, mais il me parait jeune pour avoir acquérir un tel appartement. C’est un bel homme au début de sa trentaine. Il fait peut-être un peu plus jeune, mais j’ai vu son dossier au théâtre. C’est ainsi que j’ai su qu’il était en tournée et donc absent de sa demeure. Je squatte donc chez cet inconnu et sentir son regard se poser sur moi n’est pas pour me déplaire. Bien sûr, il ne s’agit que d’une simple photographie et peut-être que s’il était en face de moi, je serai un peu plus confus de me retrouver à me dandiner en boxer devant lui. Mais il n’est pas là, alors je m’en fous pas mal. Il ne faut pas croire que je passe mon temps dans cet appartement dans le plus simple appareil à longueur de journée. Je viens juste de prendre ma douche et j’ai eu la flemme de m’habiller en sachant que je ne sortirai que dans l’après-midi. Et puis il fait assez bon dans cet appartement pour le parcourir à moitié à poil.

Le refrain arrive et je quitte l’image de cet homme pour me placer au milieu de la pièce. Lorsqu’il débute, je m’applique à reproduire la chorégraphie que j’ai vu plus d’une fois au théâtre. Je compte dans ma tête. Je repense aux leçons de ma mère. J’y ajoute un peu de passion et m’exécute dans les figures que comportent les danses Hip-Hop et que certains danseurs du théâtre ont encore du mal à maitriser. Je suis à l’aise avec tout ça. J’aime danser et je retiens vite les pas. Je n’ai besoin de les voir que deux ou trois fois pour les enchaîner à mon tour. Le refrain se termine et fait place à un couplet. Ils n’ont pas bossé sur ces passages alors j’en profite pour retourner à mon bol, toujours en me dandinant. J’observe l’endroit et me dis qu’il me manquera certainement lorsque je devrais le quitter. Parce qu’à un moment, ce gars, qui habite là, il va forcément revenir. Je reprends une cuillère de mes céréales avant de la laisser dans le bol et de m’enfuir au milieu du salon avant le début du second refrain. J’aime bien la chorégraphie qu’il ont commencé à construire. Elle est fluide, sans être trop simple. Je pense que ma mère approuverait. Je suis dos à la porte d’entrée et le son de la musique couvre les bruits extérieurs. Je suis dans mon monde, profitant de ma solitude pour me donner cœur et âme à cet enchainement. Je ne soupçonne à aucun moment que l’on puisse me surprendre. Très honnêtement, à part si c’est la police, je n’en ai pas grand-chose à faire. Je ne me soucie pas vraiment de ce genre de détail.



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Dernière édition par Roberto Khalil le Lun 19 Fév 2018 - 15:10, édité 1 fois
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Lana Giaccomo10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: [Terminé] Lana | Rince toi l’œil ( le Ven 8 Déc 2017 - 23:23 )
« Bon écoute, Maman, je dois te laisser, il faut que je passe à l’appartement de Vincenzo aujourd’hui, pour relever son courrier. » Encore une journée supplémentaire sans son meilleur ami. Ca va faire plusieurs années maintenant, qu’ils ne se voient plus régulièrement. Pourtant, l’attachement reste toujours là et comme toutes les deux semaines, Lana s’apprête à aller récupérer tout son courrier, lui dire ce qui est arrivé et lui scanner ses papiers importants au besoin. C’est le moins qu’elle puisse faire pour celui qui est un de ses plus fidèles soutient depuis l’enfance. « Très bien mais tu te couvres bien ma chérie ! Je sais qu’à Naples, il ne fait pas très beau en ce moment » Lana lève les yeux au ciel. Même à plusieurs centaines de kilomètres, sa mère arrive toujours à se montrer protectrice. « Oui Maman. » Dit-elle d’une voix volontairement appuyée, avant de raccrocher. Ceci dit, quand Lana jette un coup d’œil par la fenêtre de son appartement, elle se rend compte qu’elle n’a pas forcément tort. Il fait un temps de chien et il pleut des cordes dehors. Qu’à cela ne tienne : Lana enfile un manteau, prends son parapluie et sort de l’appartement, prête à affronter l’extérieur. Il lui faut quinze bonnes minutes pour rejoindre l’immeuble de Vincenzo. Lana prend son double de clé et entre dans le hall d’immeuble avant de se diriger vers la boîte aux lettres pour y récupérer le contenu. Seulement, un détail l’arrête en chemin : une chanson de hip hop résonne dans les couloirs de l’immeuble et semble venir du 1er étage. 1er étage où habite normalement… son meilleur ami. Un doute s’installe en elle, mélange d’espoir et de colère : il ne pourrait pas être revenu en ville sans le lui dire, si ? Le saligaud. En même temps, Vince sait très bien que Lana est censé passer à l’appartement aujourd’hui. Ca pourrait être un moyen de lui faire la surprise parce que la danse hip hop, ils l’ont appris ensemble. Ou plutôt, c’est Vince qui le lui a appris, car Lana doit bien avouer qu’il est bien meilleur qu’elle dans ce domaine.

N’y tenant plus, Lana délaisse la boîte aux lettres pour monter à l’étage, son cœur s’accélérant un peu plus quand ses doutes se confirment : le son vient bien de son appartement ! « Vince, t’es revenu ! » Hurle-t-elle, à la seconde même où elle entre en trombe, la porte étant ouverte. Mais la personne qu’elle aperçoit, dansant sur la musique, n’a rien en commun avec son colocataire. « AHHHH ! » Dans la panique, Lana enclenche le bouton provoquant l’ouverture de son parapluie, qui l’éclabousse au passage ! « MAIS VOUS ETES A MOITIE NU ! » C’est la première chose qui la frappe alors que son parapluie se trouve ouvert en cachant juste l’endroit stratégique du jeune homme. Il lui semble qu’elle a aperçu fugacement un caleçon en entrant, mais il pourrait tout aussi bien être totalement nu qu’elle ne le verrait pas d’où elle se trouve. « Vous êtes qui ? Et qu’est-ce que vous faites dans l’appartement de mon ami, d’abord ? » Dit-elle, reprenant enfin ses esprits pour poser la question primordiale. Elle s’avance un peu, brandissant son parapluie ouvert devant elle telle une arme et comme un bouclier par-dessus le marché. Bon sang, si Erio était là, il lui dirait de se barrer, que ce mec peut être dangereux. Mais hors de question qu’elle parte sans savoir de quoi il en retourne.


Erio & Lana


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Sujet: Re: [Terminé] Lana | Rince toi l’œil ( le Sam 6 Jan 2018 - 17:04 )
La musique raisonne et le monde s’estompe. J’en ai que faire si les voisins entendent le raffut et se plaignent, je vis mon moment, égoïstement. Si on frappe à la porte, je ne répondrais pas, je ferais le sourd impliqué dans ses pas. Des pas que j’enchaîne comme s’il s’agissait des miens, qu’ils étaient ma propriété alors qu’ils ne sont qu’un souvenir incrusté dans ma mémoire. J’ai tout retenu comme on retient les tables de multiplication avec la bonne méthode. Sauf que moi, je n’ai pas de méthode. Mon cerveau apprend pour moi, il retient et je n’y peux rien. Ça me sert pour de nombreuses choses, de bonnes et de mauvaises. Je sais, par exemple que ce visage dans ce cadre me hantera quelques années et si je croise ce jeune homme dans la rue dans quelques mois, je serai le seul à me souvenir de lui, d’avoir le sentiment de le connaître. Souvent, j’entends des gens dire : « Il me dit quelque chose » moi, je me souviens simplement. Je danse sur ce refrain imaginant compléter le reste juste pour le fun. Je suis esclave de ce rythme, hypnotisé par le son. Si bien que je n’entends pas la porte s’ouvrir, continuant de me trémousser avec un manque de pudeur évident. J’entends une voix de femme s’élever et je me retourne, surpris par cette présence. Je fais un bon qui pourrait être pris pour un pas de danse, mais la panique qui traverse mon visage pendant une seconde prévient que ce n’est pas le cas. Je ne suis pas le seul à être effrayé et l’ouverture du parapluie qui m’éclabousse en passant me prouve qu’elle est gênée par ma semi-nudité. Elle ne s’empêche pas de m’en avertir d’ailleurs. J’ai failli éclater de rire, mais je me retiens, préférant regarder par la fenêtre et lancer dans un ton détaché : « Tiens, il pleut dehors ? » Je la vois se servir de son parapluie comme objet de censure. Là, ça me fait sourire. Elle me demande qui je suis et enchaîne en m’apportant quelques informations. Je commence d’abord par provocation : « Arrêtez avec ce parapluie ! » Je lance en riant. « Me dites pas que vous n’avez jamais vu un mec en sous-vêtement ? Ou en slip de bain ? Vous n’allez jamais à la plage ? » Mon sourire se veut charmeur. Je n’ai rien à cacher, je ne suis pas l’homme le plus pudique au monde et, de toute façon, je ne suis pas à poil. « Je suis un pote de Vinci. Je m’appelle Aton. » Je lui mens, mais je ne laisse rien paraître, parce que le mensonge, je sais faire. J’ai menti toute ma vie pour m’en sortir. « Allez ! Calmez-vous et posez votre arme et je vous offre un café pour vous réchauffer. » Je ne mens pas, je veux bien partager un café avec cette jeune brunette. Si elle le veut, on peut partager plus aussi, mais elle me semble un peu trop prude pour sauter dans un lit avec un inconnu. « Je peux aussi enfiler un truc si la vue d’un homme en boxer vous est insupportable. ». Toujours ce sourire aux coins des lèvres, je pointes la salle de bain de mes deux index. Je ne lui ai pas donné beaucoup d’explication sur ma présence ici, mais donner trop d’information dès le début serait un signe de panique et je ne veux pas qu’elle croie que je me sens en danger. C’est la base pour survivre à de telles situations.



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Lana Giaccomo10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: [Terminé] Lana | Rince toi l’œil ( le Ven 12 Jan 2018 - 23:04 )
Si l’homme en face d’elle semble ne pas paniquer, ou très peu, c’est tout l’inverse pour Lana. Son visage montre pourtant un air déterminé, renforcé par la présence de son parapluie brandi comme une arme, mais à l’intérieur la jeune femme n’en mène pas large. Si ça se trouve, l’homme en face d’elle avait tout prévu, à commencer par cette rencontre « par hasard ». Après tout, qui sait, elle est peut-être en train de faire face à un psychopathe qui fait des parades nuptiales sous forme de danse avant de sauvagement assassiner ses victimes. Des scénarios plus farfelus les uns que les autres, causés par une trop grande proximité avec un colocataire policier, prennent place dans son petit crâne. Pourtant, Lana ne s’enfuit pas, va au-devant du danger, et s’avance même légèrement en menaçant l’inconnu qui, disons-le franchement, ne semble pas vraiment terrifié par sa personne. « Qu… quoi ? Bien sûr que si que j’ai déjà vu des hommes à moitié nu mais là n’est pas la question ! » Ne peut-elle pas s’empêcher de rétorquer pour rétablir la vérité : les hommes et leur anatomie n’ont aucun de secret pour elle. Elle ne le connaît cet homme ni d’Eve ni d’Adam mais Lana n’a pas envie qu’il la prenne pour une fille frigide. Question de fierté. « Le fait est que je n’en ai jamais vu à moitié nu dans l’appartement de mon ami qui est absent pour le moment mais qui doit rentrer dès ce soir ! » Mensonge éhonté. Le retour de Vincenzo n’est pas encore à l’ordre du jour mais Lana préfère évoquer un retour rapide, au cas où. Histoire de signaler à l’homme en face d’elle que, s’il s’agit véritablement d’un psychopathe, sa disparition sera vite remarquée. Mais non, au lieu de ça, l’inconnu se présente finalement comme un ami de Vincenzo. Une information qui aurait pu la soulager immédiatement si d’un, Vincenzo l’avait effectivement prévenu de cette arrivée lors de leurs échanges quasi-quotidien et deux, si le surnom qu’avait utilisé ce fameux Aton ne l’avait pas fait tiquer. Vinci. Personne n’appelle jamais Vincenzo, Vinci. Pour la simple et bonne raison qu’il déteste par-dessus tout ce surnom. Lana s’y est elle-même essayé plusieurs fois, se faisant rembarrer par la même occasion. Ce n’est pas le genre de détail qu’on oublie et pas même le sourire charmeur de l’inconnu, ni son air affable, ne parviendra à noyer le poisson. « Bon maintenant, vous allez me dire exactement qui vous êtes et ce que vous faites ici. » Lance Lana, en remontant un peu plus son parapluie devant elle, comme pour se protéger d’une futur attaque. « Aucune des personnes qui se dit ami avec l’homme qui habite cet appartement n’oserait l’appeler Vinci. Et Vincenzo m’aurait prévenu s’il laissait squatter quelqu’un en son absence. Alors dites-moi toute la vérité hein ! Et pas d’entourloupes ! » Cet Aton semble bien trop malin pour son propre bien. Mais Lana est déterminée à ne pas se laisser faire par ses charmes évidents. « Et faites gaffe hein ! Je vous préviens, j’ai fait de l’escrime quand j’étais plus jeune. » Deuxième mensonge. Elle ne sait pas vraiment où elle est allée le chercher celui-là. « Et si je voulais, je pourrais vous couper en deux même avec ce truc ! » Et comme à chaque fois qu’elle est stressée, Lana ne peut pas s’empêcher d’en rajouter. Elle s’enfonce même en faisant prenant une position de garde, tendant un peu plus son arme devant elle comme elle l’a vu faire mille fois des athlètes aux JO à la télé. Sauf que ce n’est pas une épée dans ses mains, juste un parapluie. Toujours ouvert, qui plus est. Autant dire qu’elle est tout bonnement ridicule.


Erio & Lana


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Sujet: Re: [Terminé] Lana | Rince toi l’œil ( le Sam 20 Jan 2018 - 19:58 )
Lorsqu’elle fait quelques pas vers moi, je ne recule pas. Je ne veux pas lui montrer que je suis terrifié. Attendez…en fait, je ne suis pas du tout terrifié. Je trouve cette jeune femme charmante, si bien que l’idée de la séduire se présente à moi. « Et bien, je suis ravi de l’apprendre. » Je l’informe un sourire en coin. C’est vrai…une jolie fille comme elle, ça serait dommage qu’elle n’est pas profitée de la vie à ce point. Mine de rien, si elle avait répondu par la négation, je me serai fait un plaisir de lui proposer de lui apprendre un tas de chose de peu catholique. L’information qu’elle me donne ensuite est erronée. Elle me teste, je le sens. Je lâche un petit rictus et la provoque : « Vous ne devez pas être si proche que ça puisqu’il ne rentre pas avant la vingtaine de décembre et à mon souvenir, nous n’y sommes pas encore. » Je le sais parce que c’est dans les dossiers du théâtre. Ceux que j’ai fouiné dans un des bureaux pour trouver une résidence temporaire. On s’informe comme on peut, mais de cette façon, je sais que la troupe finit sa tournée en mi-décembre. J’ai encore un peu de temps pour profiter de cet appartement. Enfin, ça c’était avant qu’on ne m’y surprenne. Cependant, elle n’a pas l’air convaincu. Ni par le fait que je sois l’ami de ce Vincenzo, ni par le prénom que je viens de lui donner. Je ne m’en décompose pas pour autant. J’ai toujours ce sourire séducteur sur mes lèvres. J’ai eu un fail, mais ce n’est pas la fin du monde. Apparemment, le surnom que j’ai utilisé était une erreur. Qui pourrait penser que Vinci serait un surnom interdit. C’est mignon, ça sonne italien. Et c’est comme ça que je me le nomme lorsque je pense à lui. Je vais avoir du mal à me l’effacer de la tête. La suite de ses remarques me fait éclater de rire. J’adore cette personne. Elle est tellement amusante, innocente. Une petite bouffée d’air frais, vraiment. Je ne peux lui donner les informations qu'elle me demande, la situation est bien trop drôle pour que je me concentre :  « Arrêter avec ce parapluie, vous allez finir par vous blesser. » Je lui lance dans mon hilarité. « Sérieusement, vous semblez être ce genre de personne à vous pincer vilainement en le refermant. » Je suis sérieux lorsque je lui dis ça. Elle m’inspire la maladresse. Je ne sais pas pourquoi. Peut-être son comportement qui n’a rien de terrifiant, mais qui voudrait pourtant l’être. J’essaie de reprendre mon sérieux, mais je ne peux que rire à nouveau, en me rappelant : « Me couper en deux avec un parapluie. Vous avez fière allure comme ça. Cependant, je vous conseille les couteaux de cuisine dans la cuisine. Ils sont bien plus convaincants. » Je vois bien qu’elle n’est pas méchante et je crois que le moyen le plus simple de se sortir de cette situation est de gagner un tant soit peu sa confiance. Alors je m’écarte suffisamment pour lui offrir un passage vers la cuisine, que je lui montre de mon bras tendu. « Et pendant que vous faites votre choix, je vais… » Je me dirige vers l’entrée de la salle de bain où se situe mon sac, les mains vers le ciel pour lui partager mes intentions pacifistes. « …enfiler un pantalon et un maillot. Je vois bien que ça vous émoustille de me voir si peu vêtu. Il faut dire que je fais souvent cet effet. » Je plaisante à demi. C’est vrai. Je suis un séducteur. La plupart de mes proies finissent la nuit avec moi, surtout si c’est une rencontre dans un bar. On sait tous pourquoi nous sommes là, alors ça aide. « Je vous autorise même à rêver de moi, cette nuit, si ça peut vous servir. » Je ris légèrement à ma remarque alors que j’enfile une première jambe, en restant visible. J’enfile la seconde et, le plus naturellement du monde, je lui propose : « Un café ? Un chocolat chaud ? ». Je passe mon tee-shirt sans pression et finis par oser : «  Vous ne m’avez pas dit comment vous vous appelez ? » un clin d’œil et un sourire pour l’amadouer et je sens qu’elle sera capable de passer l’éponge pour cette fois. Bien sûr, je vais devoir partir, mais tant qu’on est là, autant en profiter, non ?



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Sujet: Re: [Terminé] Lana | Rince toi l’œil ( le Mer 24 Jan 2018 - 20:49 )
Bon ok, Lana doit bien avouer qu’il connaît son dossier. Le piège sur la date du retour de Vince n’a pas pris et, forcément, le doute s’installe dans la petite tête de la demoiselle. Après tout, il n’y a que quelqu’un qui le connaît vraiment pour savoir ce détail bien particulier… Ou quelqu’un qui suit un petit peu le théâtre et sa troupe. Mais ça, c’est un détail qui ne lui vient pas à l’esprit sur l’instant. Il faut dire qu’elle vient juste te tomber par hasard sur un homme à moitié nu dans un appartement un peu désert alors ça la chamboule forcément un petit peu. Et puis en plus, Lana n’est pas née de la dernière pluie. Elle remarque bien la façon qu’il a de la draguer. Et quoi qu’elle ne soit pas sensible à son charme, ça la perturbe un peu plus, bien évidemment. Elle n’a jamais été à l’aise en présence de dragueur de cette sorte. Un dragueur qui, en tout cas, s’avère être un fin observateur. Lana ne le connaît ni d’Eve ni d’Adam mais il a tout de même eu assez de flair pour deviner sa maladresse légendaire… Si Erio était là, il lui dirait qu’en même temps, ce type d’information est du genre à être marqué sur son front. En fait non, si Erio était là, il ne dirait pas ça. Il l’engueulerait plutôt d’être toujours là, dix minutes plus tard, à parler avec un mec inconnu dans un situation potentiellement dangereuse au vu de l’unique issue. Voilà ce qu’il lui dirait. « N’importe quoi. Je suis très habile de mes mains. » Elle lui ferait bien une démonstration avec son parapluie en guise de bâton de majorette mais Lana craint que cela n’évente encore plus vite son mensonge. Et d’un autre côté, elle prends seulement à l’instant conscience du double sens de sa phrase. Vu le côté légèrement charmeur de l’inconnu, il pourrait presque prendre ça pour une invitation. « Avec ce parapluie. Très habile de mes mains avec ce parapluie. » Au cas où l’homme n’aurait pas eu la malice de voir un sens caché à sa phrase, nul doute que la manière bien maladroite de Lana de rattraper le coup s’en chargera. Elle fait pourtant l’effort de garder contenance, autant que ça soit possible avec un énorme parapluie trempée ouvert devant soi et des joues qui rougissent à présent. Non vraiment, elle ne doute pas d’être absolument terrifiante sur l’instant. « Faites attention parce que je pourrais vous prendre au mot hein ! » Lâche-t-elle, toujours sur la défensive… Quoi que s’approcher de couteaux de cuisines aussi aiguisés ne seraient pas une très bonne idée pour elle. A coup sûr, ça se terminerait encore avec un petit séjour aux urgences, pour elle. « Pour la dernière fois, je ne suis absolument pas troublé par votre presque nudité ! » Ou bien elle l’est plus qu’elle ne veut l’admettre, c’est vrai. Inconsciemment, la jeune femme regarde un instant l’inconnu s’habiller et s’attarde une seconde sur son véritable corps d’athlète. Avant de se sentir gênée et, lâchant prise de décider de refermer ce parapluie finalement…. pinçant légèrement un de ses doigts au passage. « Et merde. » Lâche-t-elle, avant de porter un de ses doigts à sa bouche alors que Aton fait son retour dans la cuisine. « Je ne veux rien, merci. J’étais juste passé récupérer le courrier de Vince. » Lana s’accoude au bar de la cuisine, regardant l’homme en coin. Elle ne serait pas expliqué pourquoi mais elle continue à trouver que quelque chose cloche. « Je suis la meilleure amie de Vince. Si vous le connaissez tant que ça, je n’ai pas besoin de vous dire mon nom, il parle de moi à tout le monde. » Lana a l’air sûre d’elle sur ce coup mais parlant elle-même beaucoup de Vincenzo autour d’elle, elle imagine qu’il en est de même pour lui. Et quand bien même ce ne serait pas la réalité, elle se plaît à le croire. « Je vais lui envoyer un message pour lui dire qu’on s’est rencontré. Ca devrait lui faire plaisir. » Dit-elle, sortant son téléphone de sa poche.


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Sujet: Re: [Terminé] Lana | Rince toi l’œil ( le Lun 5 Fév 2018 - 22:40 )
Très habile de ses mains ? C’est bon à savoir. Et mes pensées sont trahis par un fin sourire malicieux. Je sais qu’elle ne pense pas à ce genre de chose. Quoi qu’on ne sait jamais en fait. Parfois elles ont l’air de sainte nitouche et finalement elles s’avèrent bien plus décoincées qu’elles n’y paraissent. Mais elle se reprend. Je ne sais pas ce qui est le mieux. Se ressaisir avouant ainsi avoir l’esprit mal placé ou ne rien rectifier pour prouver qu’on pense qu’il n’y a qu’un sens à prendre dans ces paroles ? « Vous faites ce que vous voulez avec vos mains. Je suis sûr que vos parapluies prennent beaucoup de plaisir à être manipuler, en tout cas. » Je sais, je creuse un peu plus, histoire qu’elle se sente bien plus à l’aise qu’elle ne l’est déjà. J’aime bien jouer à ce jeu-là. Il m’en faut énormément pour me gêner et je l’avoue, je n’ai pas peur du ridicule. Je viens quand même de me faire surprendre en caleçon, en train de me dandiner sur de la musique hip-hop. Y’a un truc aussi qui aurait dû me mettre dans l’embarras. Je l’ai sur le bout de la langue… Ah oui ! Je ne suis pas chez moi. Je squatte chez un inconnu et son amie… (Sa petite amie ?) vient de me surprendre. Et pourtant, de nous deux, je suis celui qui ne montre aucun signe d’embarras. La vie est tellement simple lorsqu’on se soucie de rien. Avant d’aller enfiler quelque chose, je lui propose les couteaux de la cuisine comme arme de défense. Elle sera bien plus crédible qu’avec ce gadget. Je sais qu’une star de la pop à frapper des paparazzi avec un parapluie lors d’une crise de folie, mais je ne me rappelle pas que l’un d’entre eux ait fini à l’hôpital. « Cela dit, n’y perdez pas un doigt, je m’en voudrais. » Je plaisante en m’habillant tranquillement. Puis je relance sur sa pseudo-attirance sur mon corps dénudé. J’aime de plus en plus la taquiner. Elle démarre au quart de tour. C’est un jeu d’enfant. Elle dit ne pas y être sensible. Je me mets à éclater de rire lorsqu’elle se pince le doigt avec son parapluie. « Votre maladresse dit plutôt le contraire. » Je secoue la tête de droite à gauche. A peu près habillé, je fouille dans la pharmacie. J’en sors un pansement avec des personnages de Disney. Ils m’appartiennent, je l’avoue. Je les préfère aux pansements basique, sans âme, qui te rappelle que tu as fait une connerie pour en arriver à devoir te les appliquer. Avec un pansement illustré, c’est plus amusant. Je m’attends à une réflexion, mais honnêtement, je m’en fous. Je m’approche de cette jeune femme et le lui tend, un petit sourire aux lèvre. Je lui propose une boisson chaude, chose qu’elle décline, m’informant de la raison de sa venue. « J’ai tout mis sur son bureau. Et j’ai viré les prospectus dont la date était terminée. Il devrait penser à mettre un mot pour ne plus en recevoir. Quel gâchis de papier » Oui, je me lance dans un discours basique, comme si la situation n’était pas dérangeante. Je sais faire ce genre de chose. Parfois ça prend, parfois ça ne prend pas. Mais c’est une façon simple de détourner les problèmes.  Je lui demande son prénom, mais c’est une maladresse. J’aurai dû être un peu plus subtil. Je voulais être poli, finalement, cela aura été une erreur. Mais j’ai toujours un plan b. Sa remarque me fait comprendre que j’ai reculé d’un pas dans notre relation de confiance, si je peux appeler ça ainsi, que j’essaie d’installer. C’est alors qu’une menace rôde sur ma personne. Comment se sortir de là ? Comment éviter ce message qui me trahira. J’ose alors : « Non Lana, faites pas ça… » Ok, j’ai très peu réfléchie. Et oui, je connais son prénom. Je ne vais pas lui avouer, mais être enfermé dans cet appartement éveille en moi une certaine curiosité. Et honnêtement, lorsqu’on voit le beau minois dans ces cadres, on a envie d’en savoir plus. Alors j’ai regardé ses albums photos retraçant une partie de son adolescence avant que la nouvelle technologie empiète sur le papier. J’ai pu apercevoir quelques clichés de cette jeune femme auprès du propriétaire de cet appartement, avec des légendes en disant long sur leur relation. Je fais l’ignorant depuis le début de notre rencontre, mais je connais plus ou moins la place qu’elle tient pour lui. « Ecoutez. Il a sans doute autre chose à faire que de se préoccuper d’un litige entre deux de ses amis. N’allons pas lui gâcher le plaisir de son voyage. » Je la fixe, tentant de percevoir ses pensées. Mais je me rends compte que c’est ce que font les menteurs, alors je détourne le regard. « Je sais que vous êtes très proche. Si je me souviens bien, vous n’avez pas toujours été que des amis. » Je sais, à présent, qu’ils ne sont que meilleurs amis, mais dans mes intrusions, j’ai vu des photos prétextant le contraire, pendant leur adolescence. Je n’ai pas assez de détail pour m’y aventurer, mais je tente le tout pour le tout. « Vous avez raison, il me parle souvent de vous. Mais j’ai pensé que c’était à nous de nous présenter. Vinci et moi, on se connait que depuis peu. » Je lui dis sans trop la regarder cette fois. Je ne veux pas qu’elle croit que j’essaie de la convaincre.



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Lana Giaccomo10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: [Terminé] Lana | Rince toi l’œil ( le Sam 10 Fév 2018 - 16:40 )
Gênée, mal à l’aise. Voilà l’état dans lequel se sent Lana face aux remarques plus que décomplexé d’Aton. Lui semble prendre les choses à la légère, s’amuse de la mettre dans l’embarras et il finit par véritablement gagner la partie quand Lana se coince le doigt dans son parapluie. Prise sur le fait, la jeune femme pique un véritable fard quand elle l’entend l’homme, qui n’était qu’un inconnu il y a encore quelques minutes, enfoncer le clou. Mais la jeune femme secoue la tête à sa réplique, s’entêtant à nier sa gêne pourtant plus qu’évidente. « Ma maladresse ne prouve absolument rien ! Je suis maladroite tout le temps, c’est pathologique chez moi. » Lance-t-elle, contredisant ses autres propos quelques minutes plus tôt. Mais c’est un fait : Lana est quelqu’un d’extrêmement maladroite quelques soit les circonstances. C’est aussi vrai que dès qu’elle se sent stressée, déconcertée ou embarrassé, cette maladresse a tendance à prendre des proportions encore plus élevées qu’à la normale. Les objets fragiles de Vincenzo feraient mieux de trembler… Bien que la vue des pansements qui lui apporte l’apaise légèrement. Le fait qu’il représente des personnages Disney, pour lesquels elle a un attachement digne d’une enfant, lui arrache un léger sourire malgré la douleur encore lancinante. « Ils sont trop mignons, mais ça ne ressemble pas à Vince. Ils sont à vous ? » Ne peut-elle pas s’empêcher de demander, oubliant un instant la situation étrange dans laquelle elle se trouve alors qu’elle observe le pansement à présent à son doigt sur lequel trône fièrement le personnage de Belle qui se trouve être, par le plus grand des hasards, son personnage préféré. Un signe du destin qui la pousserait à lui faire confiance ? Lana divague un instant mais écarte cette possibilité pour se concentrer sur Aton. Elle a besoin d’en savoir plus. « Et bien écoutez c’est parfait… Voilà qui me simplifie vraiment la tâche. » Elle ne devrait plus avoir aucune raison de rester ici après ça. Mais elle ne peut simplement pas filer le croire sur parole et filer en lui laissant profiter de l’appartement à sa guise. Quoi qu’Aton fasse beaucoup d’effort pour rendre toute cette histoire crédible, au point de la faire réellement douter, cette histoire reste louche et Vincenzo compte sur elle pour garder son appartement pendant sa longue absence. Elle ne peut juste pas prendre ça à la légère et décide donc de l’informer de cette rencontre mais elle a à peine le temps de saisir son téléphone portable que l’homme se précipite pour lui demander de ne rien faire. Lana fronce les sourcils, définitivement sceptique sur la présence de cet homme dans l’appartement de son meilleur ami. Le fait qu’il connaisse son prénom et des détails quant à sa relation passée très lointaine avec Vincenzo la font tiquer mais ne parviennent pas à lui enlever définitivement cette sensation de doute qu’elle ressent au fond d’elle. Pourtant, elle ne peut pas nier qu’au fur et à mesure qui passe, l’homme déclenche une certaine forme de sympathie chez elle. Mais d’un autre côté, Erio a toujours tendance à lui dire qu’elle fait confiance facilement et qu’elle voit toujours le bon côté des gens alors... Lana soupire, hésite, ne sait pas quelle attitude adopter et finalement se lance. « Je vais envoyer ce message à Vince quoi qu’il arrive, pour être sûr qu’il n’y a pas de problème quant à votre présence ici. Ca ne lui ressemble pas de ne pas me prévenir, encore une fois. Alors si vous n’avez rien à faire là, c’est le moment de me le dire. » Sa voix est calme, posée mais cache pour autant un véritable stress intérieur. Son parapluie est loin et elle se sent démunie si jamais son intuition s’avérait vrai et que l’homme n’était pas aussi aimable qu’il en a l’air. Les doigts farouchement crispés sur son téléphone, Lana attend une réponse qui pourrait faire définitivement basculer cette rencontre improbable, dans un sens ou dans un autre.


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Sujet: Re: [Terminé] Lana | Rince toi l’œil ( le Sam 10 Fév 2018 - 18:53 )
Et voilà qu’elle avoue sa maladresse. Je lui rappellerai bien que j’avais raison et qu’elle venait de mettre à mal ses contradictions, mais au lieu de ça, je laisse échapper un sourire. Je la trouve touchante. Je devrais la trouver menaçante, mais ce n’est pas du tout ce qu’elle m’inspire. J’ai presque envie d’être son ami, Peut-être même de l’avoir une nuit dans mon lit. Pourquoi pas ? Lorsqu’elle s’est blessée avec son parapluie, je n’ai pu m’empêcher de penser qu’elle avait bien fait de ne pas avoir été cherché un couteau. Lui tendant un pansement coloré sans une once de honte, je vois bien que ça l’a fait sourire. Je m’attendrais presque à des moqueries, mais il n’en est rien. Au lieu de ça, elle s’émerveille devant, ajoutant de Vincenzo n’était pas du genre à acheter ce genre de pansement. C’est bien dommage ! Si j’avais l’idée de le faire entrer dans ma vie, je le convertirai sans doute, juste pour le défi. « Ils sont à moi. De vieilles habitudes qui ont la vie dure. » Je dis simplement. J’ai surtout pas envie de m’en débarrasser. Je ne sais pas pourquoi, mais je pars dans un récit. « Lorsque j’avais douze ans, ma cousine… » Faux, il s’agit de ma sœur. « … était effrayée par la vue du sang… » Plutôt normal lorsqu’on sait que son sang peut transmettre une maladie qu’elle-même ne supportait pas de vivre. « Si bien que lorsque je me blessais, elle s’isolait pendant des heures. »  Je me perds dans mes souvenirs avec mon air songeur. Je laisse un petit silence, trop occupé à me souvenir du regard apeuré de Gemma à chacune de mes plaies ouvertes. « Alors ces petites choses-là… » Je lui montre le reste des pansements Disney, « c’est la seule chose que j’ai trouvé pour la rassurer. Ça parait tellement moins effrayant avec ces petits dessins. » J’hausse les épaules et lance : « Et c’est con, mais ça m’est resté. ». Mes lèvres s’étendent en un large sourire nostalgique. Ma sœur est adulte maintenant. Elle n’a plus besoin d’être rassurée pour ça. Et si elle me voyait avec un pansement Winnie l’ourson sur l’arcade sourcilière, elle trouverait probablement ça ridicule. Mais c’est ainsi, j’aime le côté joyeux posé sur une douleur. Dès mon plus jeune âge, j’ai dû trouver des moyens simple et efficace pour mettre du bonheur dans l’enfance de ma sœur séropositive. J’ai dû l’aider à combattre ses démons à côté d’une mère qui n’en avait que faire. Nous n’avions rien, j’ai essayé de lui apporter ce qui était à ma portée. Chaque action que j’ai fait pour elle, je ne les regrette pas en voyant la jeune femme épanouie qu’elle est aujourd’hui. Elle a fait de moi ce que je suis. Je pense être un homme bien. Mais je suis aussi un mec qui se fout des règles ; Parce que pauvre, on ne peut que les transgresser si l’on veut survivre. Après lui avoir proposer un café, je lui confie que j’ai monté le courrier du jeune homme qui habite ici.  Elle semble apprécier le geste, même si je n’arrive pas à savoir si c’est du sarcasme ou si elle est sérieuse. Je ne cherche pas à en savoir plus. Mais très vite, les chose se corsent. Elle menace d’appeler Vincenzo pour s’assurer que tout est normal. Je tente de l’endormir sous de jolies paroles, m’aidant de ce que je sais pour la troubler. Mais ça ne fonctionne pas. Je suis dans la merde. Je l’observe béat et impuissant, mais qu’importe. J’ai toujours quelques cartes à jouer. De toute façon, je sais que je ne pourrais pas rester ici après l’issue de cette conversation. Alors je décide de jouer sur l’honnêteté. « Très bien. Vous avez gagné. » Je lâche, relâchant mes épaules et observant le plafond une seconde. Je plonge ensuite pour regard dans le sien : « Je ne suis pas un ami de Vincenzo. Il ne me connait pas. Je sais juste que cet appartement est vide et que je n’avais nullepart où aller. Mais qui a-t-il de mal à garder son logement pendant son absence ? Je fais le ménage, j’arrose ses plantes, ... » Je montre le bureau de mon bras : « Je monte son courrier. Je n’ai rien volé et ce n’est pas dans mes projets. Ça put pas le renfermé et il évite les cambrioleurs. Alors Oui ! … » J’exagère sur ces dernières paroles, marquant une évidence : « Je squatte, mais je fais rien de mal. » Je sais pertinemment que ces paroles ne me serviront pas à défendre ma cause et à avoir le privilège de rester, mais j’éviterai peut-être un appel aux flics. « S’il vous plait… » Je continue avec douceur. « Ne l’appelez pas, ne lui envoyez pas de message. Je ne voudrais pas gâcher ses voyages. Je n’ai jamais eu l’intention de le déranger. Je vais disparaitre et il n’en saura rien. » Ce n’est pas pour moi que je dis ça. Le temps qu’il revienne pour me chasser, je serai déjà loin. C’est pour lui que je m’inquiète. Je ne veux pas être celui qui met un terme à ses rêves. Je m’en voudrais sincèrement. Je recule, agrippe mon sac de randonné que je pose sur le canapé. Je l’ouvre en grand, décidé. « Je peux, au moins récupérer mes affaires ? » Je lui demande avec le ton d’un homme résigné. Je sais que la personne en cause, dans l’histoire, c’est moi. J’ai tout tenté pour éviter de partir d’ici. Mais cette jeune femme semble vouloir me chasser à tout prix. Très bien, donnons-lui raison, faisons comme ça lui chante. Du moins, en apparence. Dans quelques heures, je reviendrai, plus prudent cette fois, mais avec la détermination de profiter jusqu’au retour du bel inconnu qui réside ici. Je me suis bien trop attaché à lui pour ne pas savourer chaque instant dans l’intimité de sa vie. Bien sûr qu’il est loin…Aussi, je ne le connais pas, mais c’est amusant de l’imaginer, de se projeter dans une réalité alternative où dans ce monde, nous nous côtoyons, nous habitons ensemble. Je vous l’accorde, c’est assez proche de la folie, mais c’est aussi une jolie façon de dire merde à la solitude et ce n’est que temporaire.[/b]



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Sujet: Re: [Terminé] Lana | Rince toi l’œil ( le Dim 11 Fév 2018 - 21:17 )
Lana ne lâche pas Anton des yeux. Ecoutant sa touchante histoire sans en perdre une miette, elle en oublie un instant qu’elle se méfie de cet homme qu’elle ne connaissait pas il y a encore quelques minutes. Elle a presque l’impression de discuter avec un ami et est temporairement touché par la nostalgie qu’elle sent dans les yeux du jeune homme qui se perdent dans le vide. « C’était une très bonne astuce. » Ne pas utiliser des pansements ordinaires mais des pansements joliment décorés comme celui-là, nul doute que cela peut apaiser n’importe quelle petite fille apeurée. Lana se serait damnée pour des pansements comme ça, à l’époque. Encore aujourd’hui, elle trouve ça terriblement charmant. « Non ce n’est pas con. » Ajoute-t-elle, quant au fait qu’il ait gardé une certaine habitude avec ces pansements. Lana, elle, a bien préservé un véritable attachement à ses dessins animés d’enfance. C’est stupide pour certains, mignon pour d’autres mais pour elle, c’est juste totalement indissociable de sa personnalité. Elle connaît chaque histoire par cœur, les paroles des musiques, certaines répliques… Ce n’es pas tant les dessins animés en soit auxquels elle est attachée mais plutôt cette sensation qu’elle ressentait, gamine, en les regardant. Cet espoir. De trouver un jour un home qui déplacerait des montagnes pour elle comme pouvait bien le faire les princes charmants dans les films. Mais elle n’a pas le temps de se laisser aller à la nostalgie avec Aton plus longtemps. Un mauvais pressentiment persiste à ne pas la quitter, malgré la conversation agréable, et elle se lance finalement, dévoilant l’imposture. Elle aurait pourtant préféré avoir tort, vraiment, et ses yeux se ferment même un instant face à la terrible vérité. Immédiatement, son corps se tend de nouveau alors qu’elle se remet sur ses gardes, s’inquiétant pour la suite de la conversation à venir. Avoir à chasser quelqu’un dans la rue, ce n’est pas dans son caractère. Comme le dit si souvent son colocataire, elle serait plutôt du genre à ramasser tous les SDF qu’elle croise et à les inviter à l’abri, chez elle. Mais voilà le souci : ce n’est pas chez elle, justement. Et elle a promis à Vincenzo de surveiller son appartement en son absence et, les promesses, Lana fait tout pour les tenir en général. « Ce qu’il y a de mal, c’est que mon ami n’a pas donné son accord pour tout ça. Je suis désolée, vraiment, mais je vais être obligé de vous demander de partir. » Et c’est sérieux, en plus : elle se sent désolée. Le monde à l’envers presque quand on sait comment les choses ont commencé entre eux il y a peu de temps de cela avec un parapluie sous forme de menace au milieu. Mais Lana est comme ça : gentille, profondément, jusqu’à la plus petite parcelle de son frêle corps de femme. Et l’homme lui inspire bizarrement une certaine sympathie. « Je suis désolée mais je ne peux pas faire ça. Vincenzo et moi ne nous cachons rien. » Il lui en voudrait à mort de lui avoir caché un truc pareil. Peut-être même lui reprochera-t-elle d’avoir cru un instant à la supercherie, d’avoir été naïve et de ne pas avoir appelé la police. Parce qu’elle ne compte pas le faire. « Je lui dirais que rien n’a été endommagé, que son appartement est intact. Il ne contactera pas les autorités. » Elle l’en convaincra si c’est nécessaire mais elle n’a aucun doute là-dessus. De toute façon, quand bien même voudrait-il le faire, qu’est-ce qu’il pourrait bien dire à la police ? Elle ne connaît strictement rien de cet homme. Pire, elle doute même à présent qu’Aton soit son véritable nom. « Ce que je vais faire c’est que je vais descendre au boulanger du coin pour m’acheter une baguette. J’aimerais que vous ne soyez plus là quand je remonterais. Ca vous laisse dix minutes. » Calmement, la jeune femme reprend ses effets personnels dont son parapluie, et se dirige vers la sortie de l’appartement. Un instant, une idée lui vient mais elle hésite, ayant peur de le vexer mais ne résiste finalement pas à sortir un billet de 20 euros de son sac qu’elle dépose sur la petite table, près de l’entrée. « Et bonne chance. » Lâche-t-elle, avant de sortir de la pièce… En espérant que sa confiance ne soit pas mal placée et qu’il ne vole rien en son absence, mais elle en doute.

Sujet terminé.


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Sujet: Re: [Terminé] Lana | Rince toi l’œil ( le )
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