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- [Terminé] Un retour à la réalité qui sent le sapin | Vincenzo -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Quartier Spagnoli :: Résidences
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Roberto Khalil10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: [Terminé] Un retour à la réalité qui sent le sapin | Vincenzo ( le Ven 8 Déc - 23:30 )


vincenzo & roberto
Un retour à la réalité qui sent le sapin.

C’est une période que j’affectionne. On pourrait croire le contraire, parce qu’étant enfant, nos Noël étaient plutôt pauvres. Nous n’avions pas de repas de réveillon digne de ce nom et les cadeaux aux pieds du sapin étaient très peu nombreux. Mais les instants que je partageais avec ma mère et ma sœur étaient tous ce qui me fallait pour sourire à la vie trois cent soixante-cinq jour de plus. Ces instants de bonheur étaient décuplés parce que nous décidions de mettre tous nos problèmes de côté pour nous concentrer sur ce que nous avions à fêter. La magie existe bel et bien à cette période. Pouvoir chasser les ténèbres pour nous contenter des étincelles que s’invitaient dans nos yeux n’étaient pas une chose aisée le reste de l’année. Moi, j’ai toujours su être optimiste, mais c’est facile lorsqu’on n’est pas atteint par la maladie. Noël était leur exutoire et je profitai de leurs bonnes humeurs. C’est pour cela que j’ajoute une de ces boules, que j’ai trouvé en fouillant dans un placard, sur ce sapin. Il est beau mon sapin, roi des forêts. Je l’ai volé dans une rue. Il trainait là, seul. Il me ressemblait à cet instant précis. Il avait besoin de compagnie autant que moi. Alors je m’en suis fait un ami que je décore de mille joyaux.   Je sais que je ne suis pas chez moi, que ce n’est pas dans mon salon qu’il trône fièrement, mais n’est-ce pas important que chaque maison ait son propre sapin ? Je ne passerai sans doute pas Noël ici, mais je saurai que quelque part, mon sapin ne sera pas seul pour fêter ce jour. Je pose l’étoile au sommet et branche les guirlandes électriques. Je fais quelques pas arrière et le contemple d’un air songeur. Il est beau ce sapin qui scintille, il a fier allure. Je jette un œil à l’horloge, il est une heure du matin passé, je suis rincé. Le temps d’une douche et je serai au lit pour m’évader dans mes songes.

***

Vous savez ce qu’il se passe lorsque vous vous réveillez au beau milieu d’une phase de sommeil paradoxale si vous êtes un garçon ? Et bien votre membre viril s’impose fièrement comme si votre dernier rêve, celui dont vous ne vous souvenez même pas, était un condensé de votre dernière session youporn. Ce n’est pas désagréable en soi, on regrette juste d’être un peu trop endormi pour y remédiez autrement que de le laisser retourner à son repos de lui-même. C’est ainsi, les hommes n’ont pas de contrôle là-dessus le matin. En revanche, il contrôle plus ou moins leur flemmardise et aujourd’hui, jour de congé, j’ai décidé de tout remettre au lendemain, de procrastiner à mort, et donc de remettre à demain mon levée. J’exagère un peu, mais le réveil affiche sept heures du matin, heure à laquelle la sonnerie retentit pour me tirer du lit et m’envoyer au boulot normalement. Mais pas aujourd’hui, non. Pourtant, mes yeux se sont bien ouverts à cette heure-ci. Une habitude que je n’apprécie pas. Par rébellion, je referme les paupières et me serre dans ces draps qui ne m’appartiennent pas. J’aime bien ce lit. Le matelas est très confortable. Je ne me suis jamais senti aussi bien accueilli dans un lit. Il faut dire que je me contente, la plupart du temps, d’un convertible de premier prix. Et lorsque je passe la nuit chez quelqu’un d’autres, je ne suis pas seul à profiter du matelas. Alors oui, je suis bien ici, et il est si simple de s’endor…

Bzzzz ! Bzzzz ! Bzzzzz ! Ce putain de téléphone vient de m’arracher à mon sommeil. A en juger par la pression qui se fait sur mon bas ventre, encore au stade du paradoxale. Mais cette fois, je sais de quoi j’ai rêvé. Je m’en souviens. Et ça n’avait rien à voir avec ce site…Quoi que ça n’en était pas moins érotique. Je cherche mon portable d’une main. Je sais qu’il est sur la table de nuit. A l’aveugle, je tâtonne, le bute et j’entends un bruit sourd cogner le parquet. Fait chié ! M’en fout, il a cessé de vibrer. Je le ramasserai demain. J’ai perçu onze heure sur le réveil. Mais encore une fois, mes paupières sont tellement lourdes et je suis tellement bien ici, que je m’autorise à essayer de replonger dans mes rêves. Qui a t-il de mal à ça ? Je dérange personne et personne ne m’attend. Alors une heure de plus ou cinq, quelle différence il y a à ça ? Je sais que c’est le meilleur moyen pour que je traine au lit même les jours de boulot. Je me plie à une mauvaise habitude. Mais la vie est si courte. Il faut savoir savourer les bons moments. On dit que le monde appartient à ceux qui se lève tôt… Okay, mais parfois, se lever tard, c’est tellement jouissif.

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Sujet: Re: [Terminé] Un retour à la réalité qui sent le sapin | Vincenzo ( le Sam 9 Déc - 6:16 )


vincenzo & roberto
Un retour à la réalité qui sent le sapin.

La tournée est terminée, c’est dommage. J’aurais voulu continuer, ne pas revenir à Naples. Pas que je n’aime pas la ville, mais revenir, c’est revoir ma famille et subir leurs jugements débiles sur ma vie. Lorsque j’étais en tournée, il n’y avait que ma mère qui me parlait. Ou mes frères pour me raconter un truc débile, mais sinon, mon père ne me parlait pas trop. Il m’en veut encore d’avoir abandonné la compagnie ainsi. Ma mère me dit de lui laisser du temps. Comme quoi ça me dérangeait qu’il le prenne mal. Enfin, si, ça me dérange, mais d’un autre côté, j’ai la paix. Encore plus lorsque je suis loin d’eux. En tournée, j’avais l’impression d’être libre. Je vivais ma passion, je parlais avec des gens qui me comprenaient, je pouvais être qui je voulais sans devoir me soucier de ce qu’on pense. Revenir en ville, c’est comme perdre tous ces privilèges. Bien que ce ne soit pas le cas, c’est ainsi que je me sens. Par contre, c’est vrai qu’il y a une personne à Naples qui m’a énormément manqué et que savoir que je vais la revoir me rend heureux de revenir, c’est Lana. Sa gueule me manque. Sur Skype, ce n’est pas la même. D’ailleurs, je voulais lui faire une surprise. Je lui ai dit que je revenais la semaine prochaine et non cette semaine. La gueule qu’elle va faire lorsqu’elle me découvrira devant son pallier. Ça va être épic ! Mais première chose, retourner chez moi pour y déposer mes valises et peut-être me reposer un peu. Je n’ai pas pu dormir dans le train et je sais que Lana va monopoliser le reste de la journée et pour ça, je vais avoir besoin de repos, sûr et certain.  

J’arrive devant ma porte d’appartement, ça me fait bizarre. Je la déverrouille avant d’y mettre les pieds pour la première fois depuis plusieurs mois. Ça sent… Pas comme d’habitude. À vrai dire, je ne me rappelle même plus de comment elle sentait avant que je quitte. Par contre, une chose attire mon attention : un sapin. Je fronce les sourcils. Pourquoi y a-t-il un sapin décoré dans mon salon ? Et un sourire se dessine sur mes lèvres en y réfléchissant. Lana. Qui d’autre ? Elle est trop chou, sérieux. Je m’approche pour le regarder de plus près lorsque j’entends un bruit provenant d’une autre pièce. Je me fige. Mais là, je sais que ce n’est pas Lana, car je me suis assurée qu’elle ne soit pas de passage à l’appartement pour mon retour. Puis, je me rappelle ce qu’elle m’avait raconté par rapport à un squatteur qui logeait dans mon appartement. Elle l’avait fait fuir apparemment. Il était peut-être de retour. Ou elle m’avait menti pour ne pas que je m’inquiète. Je regarde autour, pour prendre un truc avec quoi me défendre. La seule chose qui pourrait me servir, c’est le balai. Mieux que rien. Je l’attrape et m’approche doucement de ma chambre. Les battements de mon cœur s’accélèrent. Je me fais quelques scénarios à la mode justicier pour me préparer mentalement. Je prends une profonde inspiration en me plaçant sur le côté de la porte. Ok. À trois. Un. Deux… Et s’il est armé ? Mais non, sûrement pas. Ok. Un. Est-ce que je crie en sautant devant la porte ou j’y vais tranquille ? Peut-être y aller doucement, pour ne pas lui faire peur et risquer ma vie. J’entends le bruit de la couverture qui frotter contre les draps. OK ! Ça suffit. Ce n’est pas le temps de faire la chochotte. Un. Deux. Trois. Je me mets devant la porte pour qu’il me voit, le balai devant moi prêt à me défendre s’il le faut. « Qu’est-ce que vous voulez ? » Je lâche sur un ton interrogatoire comme un policier qui cri « Qui va là ? ». Je me sens aussi cool aussi. Non pas vraiment. Mes mains tremblent. Je le fais sursauter et la couverture tombe sur le côté, me laissant voir son entre-jambe… qui est en pleine forme. « Oh mon dieu ! » dis-je en détournant le regard, dégouté, tel une prude voyant une érection pour la première fois de sa vie. En fait, je suis surtout choqué qu’il soit dans cette situation dans mon lit. « Je peux savoir ce que tu fais dans mon lit… comme ça ? » On oublie le tutoiement dans ce cas-ci !

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Sujet: Re: [Terminé] Un retour à la réalité qui sent le sapin | Vincenzo ( le Dim 10 Déc - 1:04 )


vincenzo & roberto
Un retour à la réalité qui sent le sapin.

Je sens mon corps s’abandonner de nouveau pour entrer dans le sommeil lorsqu’une voix m’arrache à mon voyage. Mon corps, qui se relâchait, est pris d’un sursaut dont je n’ai absolument pas le contrôle. La couverture vole et glisse sur le côté, me privant des mystères de mon anatomie tout entier. Pendant que la personne s’exclame, je me lève, complètement nu, sur le qui-vive. Le matelas m’apporte un équilibre très fragile. Lorsque je vois le jeune homme en face de moi, je plaque mes mains sur mon membre. Gonflé par l’excitation de mes rêves sans doute, il met difficile de tout cacher, alors je saisis le coussin que je plaque rapidement afin de garder un minimum de dignité. Mon cul ! Elle a foutu le camp à l’instant où j’ai sursauté comme un chat apeuré. J’ai les yeux ronds, je suis pris sur le fait, dans des conditions peu avantageuses pour moi. C’est terrible de voir ce jeune homme pour la première fois en vrai et de se sentir humilié ainsi. Après, je m’en fous, ça me passera vite. Ce que j’aimerai voir vite passé aussi, c’est cette érection qui me met plutôt mal à l’aise. Dans de telles circonstances, je sais qu’elle ne s’éternisera pas, mais y’a quand même ce type devant moi qui s’est immiscé quelque fois dans mes rêves. Il ne faut pas que j’y pense. « Je… dormais. » Je lâche simplement comme si la réponse était évidente. Je suis toujours planté là, debout, le coussin pour unique moyen de cacher ma virilité. Je ne lui mens pas, c’est vrai, je dormais tranquillement avant qu’il m’interrompt. Enfin, je dormirai à point fermé sans ce fichu portable qui s’était mis à vibrer. « Je ne savais pas que vous rentrerez aussi tôt.  » Genre l’excuse ! Cette remarque me sortira sans doute de cette mauvaise passe. Avec ça, il va me dire : « Ah ok, alors tout va bien. ». Mes yeux sont toujours aussi globuleux. Je sais qu’il m’en faut beaucoup pour paniquer d’habituellement, mais je suis quand-même en infraction et je ne sais pas comment je vais me sortir de là. Dans d’autre circonstance, j’aurai fui vers la sortie et aurait couru, comme je sais si bien le faire. Il m’aura oublié avec le temps. Mais je ne suis pas vêtu. A poil dans la rue, ça ne serait pas raisonnable. On est en hiver bordel ! Je sais qu’en Italie, la température n’est pas si négative que ça, mais tout de même. Je ne tiens pas à ce que popol risque de rentrer dans son terrier. Qu’il se repose ok, mais qu’il disparaisse, oh ça non ! J’y tiens ! Il faut que je trouve un subterfuge, que je l’endorme peut-être ? Pas avec un coup sur la tête, il est armé. Si on peut appeler ça une arme. Non, que je l’endorme avec une petite manipulation innocente. Je descends du lit, avec prudence, lenteur. J’ai envie de mettre les mains au-dessus de ma tête, mais si je fais ça, je n’aurai plus rien à cacher : « Bien, je vais vous laisser à votre retour. Je ne vais pas vous … déranger plus longtemps. Je vais juste passer à la salle de bain récupérer mes affaires, si ça ne vous dérange pas ? » Je lui demande l’autorisation parce qu’à présent, il y a un maitre à cet appartement. J’ai l’air con s’il refuse. Qu’est-ce que je ferai dans ces conditions ? S’il m’y interdit, je cours vers la sortie et balance son cousin avant de pénétrer dans le couloir. Mon membre s’est calmé, mes mains pourront suffire pour taper un sprint vers ma voiture. Encore faut-il que je me souvienne où je l’ai garé. Je ne peux détourner mon regard de ses yeux verts. Ils sont encore plus impressionnant que sur les photos. Je suis figé, attendant un accord, le stress se propageant dans tout mon être. Je crois que je suis déçu aussi. Déçu que cette aventure prenne fin.

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Sujet: Re: [Terminé] Un retour à la réalité qui sent le sapin | Vincenzo ( le Jeu 11 Jan - 16:53 )


vincenzo & roberto
Un retour à la réalité qui sent le sapin.

Non, je ne suis pas une poule mouillée. Je tiens à le préciser. Il y a un intrus dans ma maison et je ne sais pas de quoi il a l’air, ni de quoi il est capable. Du coup, c’est normal que j’hésite à me montrer. Je ne peux pas anticiper sa réaction et s’il panique, je peux risquer d’être blesser. Mais puisqu’il s’agit de mon appartement et que je ne vais pas me la jouer trouillard. Alors, je me lance pour y découvrir un homme nu, en érection, dans mon lit. Je m’étais imaginé plusieurs scénarios, mais celui-là… Je m’y attendais pas du tout. « Je… dormais. » J’espère. Parce qu’avec ce que j’ai vu, il y a possibilité qu’il ait fait plus que dormir. Oh god. Non. Vaut mieux pas n’y penser. Je vais devoir laver mes draps, c’est certain. Je sépare mes doigts devant mes yeux pour voir s’il s’est débarrassé de cette… situation. J’enlève ma main de mon visage lorsque je vois qu’il s’est « caché ». Ce n’est qu’un simple coussin, mais mieux que rien. La situation me gêne tout de même. Je ne sais pas trop où regarder à vrai dire. Je tente de concentrer mon regard sur son visage, mais je ne peux l’empêcher de dévier vers son bassin. Je me prépare au cas où l’oreiller tombe ou peu importe. « Je ne savais pas que vous rentrerez aussi tôt. » Je fronce les sourcils. Je l’avais un peu compris avec sa réaction. Il n’a pas du tout l’air d’être une surprise pour moi, gracieuseté de Lana. Je ne sais même pas quoi lui dire tellement je suis encore sous le choc de l’avoir trouvé dans ma chambre… comme ça. « Si vous aviez su, vous auriez mis des vêtements ? » Je ne le dis même pas comme blague, mais plutôt pour souligner qu’il était encore nu. Il y a ce malaise dans l’air, même lui ne semble pas quoi faire. Finalement, j’aurais peut-être dû revenir la semaine prochaine comme prévu. D’ailleurs, j’y pense… Comment savait-il que j’étais parti et que l’appartement était libre. Ce mec ne me disait rien, alors c’était bizarre qu’il soit au courant de ces détails. Oh et puis, comment est-il entré ici ? Je me demande surtout pourquoi ? « Bien, je vais vous laisser à votre retour. Je ne vais pas vous … déranger plus longtemps. Je vais juste passer à la salle de bain récupérer mes affaires, si ça ne vous dérange pas ? » J’arque les sourcils. « Si ça ne me dérange pas ? » Je répète, trouvant ridicule qu’il me demande la permission. « Tu t’es introduis chez moi durant mon absence et t’as dormi, nu, dans mon lit. T’as pas besoin de poser la question. » Je ne suis pas des plus sympathiques, mais en même temps, je ne vais tout de même pas l’accueillir comme si ma maison était un centre pour itinérant. Je finis par déposer le balai. Il m’a l’air inoffensif. Quoique, je devrais tout de même rester méfiant. J’ai tout de même envie de lui poser des questions sur comment il a obtenu mes informations avant qu'il disparaisse, mais je préfère le faire lorsqu’il sera un peu plus… vêtu. Question d'être un peu plus à l'aise pour discuter. 

Je me dirige vers le salon pour lui donner la chance de se remettre ses vêtements sans devoir le regarder faire. Puis, je revois le sapin et commence à me demander si c’est bel et bien Lana qui l’a fait ou si c’est… l’intrus. Ça serait chelou de sa part, non ? Ça voudrait dire qu’il serait là depuis un bon moment. À moins qu’il se mette facilement à l’aise dans un appartement qui n’est pas le sien. En tout cas, ce mec est étrange, point final. J’entends des pas derrière moi. Sûrement lui qui est sur le point de partir. « C’est toi qui a fait le sapin ? » Je demande en me tournant vers lui, je le dévisage légèrement. Maintenant qu'il porte des vêtements, j'arrive à pouvoir mieux le regarder. « Est-ce qu’on se connait ? » Pas que son visage m’est familier, mais il a des infos sur moi. Alors peut-être qu’on s’est déjà croisé à un moment, avant mon départ, et que je ne me rappelle. « Tu sembles en connaître un peu sur ma vie pour un inconnu. » C'est facile de savoir si une personne n'est pas à la maison, mais que cette dernière revient dans plusieurs mois, il faut avoir cherché.

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Sujet: Re: [Terminé] Un retour à la réalité qui sent le sapin | Vincenzo ( le Sam 13 Jan - 19:42 )


vincenzo & roberto
Un retour à la réalité qui sent le sapin.

Je sais que je devrais éprouver une honte infinie. Je le suis un peu. Mais je ne peux pas m’empêcher de rire de la situation, intérieurement je veux dire. Le coussin posé sur mes parties intimes, je l’écoute me questionner. Je réponds bêtement comme si je n’avais pas compris le sens de sa question. Puis je l’avertie que je ne l’attendais pas aussitôt. Un comble puisque je ne suis pas chez moi et que j’ai pris la liberté de faire comme si c’était le cas pendant son absence. Sa réponse me ferait presque rire si je ne voulais pas qu’il s’offense de mon comportement. Pourtant, je ne peux m’empêcher de le taquiner :  « Mmmh..non… Je dors toujours nu. » J’affiche un sourire benêt sur mes lèvres. Je joue au malin maintenant que je me sens moins exposé. Je reste quand même à poil malgré tout. Mais je vois dans sa façon d’être, de me regarder, que mon corps nu le met mal à l’aise et j’en joue. Qu’ai-je à perdre en fait ? Je rajoute. « Mais je ne serai tout simplement plus là. » Je regarde à droite et à gauche. Comment fuir cette confrontation ? Je sais très bien que l’assurance que je tente de montrer ne fonctionne pas. J’ai beau avoir du bagout, je me sens plus ou moins en danger. Alors je tente le tout pour le tout en essayant de l’endormir. Je lui demande si je peux aller dans la salle de bain pour récupérer mes affaires, pour partir ensuite. Il répète ma forme de politesse et il est vrai que je la trouve ridicule à présent. Mais, par ces mots, je veux lui faire comprendre que je ne suis pas un mauvais gars. J’ai fait des conneries par le passé, mais j’ai changé. Ok, je squatte chez un inconnu, mais je n’ai rien cassé, j’ai même pris soin de ses affaires et, surtout, je n’ai rien volé. Je fais la grimace à sa remarque : « Désolé pour ça. Vous n’étiez pas sensé le savoir. » En vrai, je ne le suis pas vraiment. Cette appartement était inutilisée, laissé à l’abandon. Autant qu’il serve à quelqu’un, comme moi. Je pensais même placer une petite enveloppe, dans le sapin, pour l’électricité entre autre. Je me mordille la lèvre inférieure, fixant son regard sans gêne. Il finit par poser son balai. Est-ce un signe qu’il accepte mes excuses ? Je l’observe ensuite quitter la chambre pour rejoindre le salon. C’est le moment pour moi de me précipiter dans la salle de bain pour y récupérer mes affaires de la veille que j’enfile à une vitesse grand v. D’abord le caleçon, puis les chaussettes. J’enfile mon jean en manquant de perdre l’équilibre, je saisis mon tee shirt, ainsi que mes chaussures et rejoins le salon en trombe.

Il est là, proche du sapin et je ne vois rien dans ses mains. Si je me suis précipité, ce n’est pas pour me dépêcher de quitter l’appart, mais par peur qu’il soit en train d’appeler les flics. Je n’y tiens pas. Je m’en suis toujours sortie sans avoir à faire aux poulets, j’espérai que cela serait encore le cas aujourd’hui. Je pose mes chaussures par terre, enfile mon maillot et boutonne mon pantalon. Il s’interroge alors sur le sapin qui trône dans le salon. Je boucle ma ceinture et lui répond en tout sincérité : : « C’est moi. Je me suis dit que ça pourrait être sympa que tu es ton sapin de Noël à ton retour.  » Je savais qu’il rentrait quelques jours avant Noël. Je pensais qu’il aurait pu simplement s’en réjouir, trouver le geste adorable en pensant que l’un de ses proches s’en est occupé et se garde de le lui avouer juste pour le mystère. « Tu n’étais pas sensé savoir que cela venait de moi. Mais je me suis dit que j’avais bien profiter de ta demeure. Je voulais laisser une petite trace. Même si je me doute que tu n’en as rien à foutre. » Je me mets à rire nerveusement. Le but n’était pas qu’il devine que cela venait de moi. Cela aurait fait partie de ces mystères de Noël. Ceux qui sont censés nous mettre dans l’ambiance des fêtes. « Je pensais même y glisser une petite enveloppe.  » Je lève l’index comme pour lui éviter de prendre la parole inutilement. Je m’approche de mon sac posé contre le canapé et en sors une fine liasse de billet. Je lui montre, preuve de ma bonne fois. La somme s’élève à deux centaines d’euros seulement. Mais c’est toujours mieux que rien. Je lui tends les billets et lui indique : « Il n’y a pas grand-chose, mais lorsqu’on squatte chez un inconnu, en général, on ne roule pas sur l’or. Et je sais que ça n’excusera pas mon intrusion. » Je me pince une nouvelle fois les lèvres. Je le fais souvent lorsque je me retrouve dans une situation délicate. Je recule ensuite et comme je le prévoyais, il se pose des questions sur moi et me les partage. Je me frotte le haut du crâne. Je ne sais pas ce que je peux lui dire ou non. Dans mes plans, je devais quitter mon emploi avant qu’il ne débarque. Maintenant, je ne sais plus trop quoi faire. Je suis tiraillé entre l’envie de fuir et celle de l’affronter parce que ce boulot, mine de rien, je ne m’en suis pas encore lassé. Je chausse mes chaussures et m’agenouille pour nouer mes lacets. Je lui répond : « Non, on ne se connait pas. Enfin… oui, je sais quelques détails sur ta vie, mais un magicien ne dévoile jamais ses secrets. » Je lui lance avec un clin d’œil en prime. Il a raison, j’ai vraiment l’impression de le connaitre. Je dois l’avouer, en plus d’avoir côtoyer son univers en logeant dans sa résidence, il a côtoyé certaines de mes nuits. Alors je me fais sans doute une mauvaise idée de sa personne, mais oui, j’ai cette sensation de savoir qui il est. Et quitter cet endroit, c’est aussi le quitter lui. C’est con quand même. Je me suis attaché à un fantasme. Quel abruti ! Je lui proposerai bien d’aller boire un café, mais ça serait inapproprié. « Bon… Je vais y aller. Le frigo est plein » Non, il n’y a pas que des merdes à l’intérieur. J’ai une alimentation plutôt saine en réalité, lorsque je ne fais pas cramer mes repas. Je l’observe en silence. Je ne sais pas ce que j’espère de lui à présent. Il n’y a rien n’à espérer, en fait. Je saisis mon sac à dos et le place à mon épaule : « Bien. Et bien ravi de vous avoir rencontrer. J’imagine que le plaisir n’est pas partagé. » Je me trouve con de faire ce genre de réflexion. Je connais la réponse. En fait, moi qui déborde d’assurance, qui n’a peur de rien, qui se débrouille dans toute sorte de situation, je suis en train de redouter la fin de celle-ci. Je reste planté devant lui comme si j’attendais sa permission pour m’en aller.

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Sujet: Re: [Terminé] Un retour à la réalité qui sent le sapin | Vincenzo ( le Mar 6 Fév - 20:11 )


vincenzo & roberto
Un retour à la réalité qui sent le sapin.

Pour un intrus qui vient d'être pris sur le fait, nu, il ne semble pas déstabilisé par ma présence. Surpris, mais il semble plutôt trouver cela drôle. Oui, si le contexte avait été différent, j'aurais sûrement rigolé aussi. Mais puisque c'est moi qui l'ai surpris, dans mon appartement, alors qu'il n'est pas censé y être, l'envie de rire est loin d'être présente. « Mmmh.. non… Je dors toujours nu. » N’aurait-il pas pu mentir, tout simplement ? Je fronce les sourcils, le dévisageant légèrement. Je m’attendais pas du tout à cette réponse en fait. « Mais je ne serai tout simplement plus là. » Normal. Je continue de le regarder, ne sachant pas trop comment gérer la situation. Toute personne normale lui aurait déjà demandé de partir et pas dans la politesse. Pas moi. Encore sous l’effet de surprise, je suppose. Il me demande la permission pour aller chercher ses vêtements. Parce que maintenant que je suis là, il prend la peine de demander. Ce n’est pas comme s’il n’avait pas été à l’aise auparavant dans cet appartement. De mon côté, je tente de rester froid pour avoir un peu de crédibilité. En même temps, je ne suis pas pour éclater de rire et l’encourager à continuer de s’introduire chez les gens pendant leur absence. « Désolé pour ça. Vous n’étiez pas sensé le savoir. » Bah c’est raté, je le savais déjà depuis quelques temps, mais je croyais que Lana l’avait fait fuir. Je secoue la tête, sans poser plus de questions, et je quitte la chambre pour le laisser ramasser ses trucs.

Lorsque je retourne au salon, je retombe face au sapin que je croyais être un cadeau de Lana. Je réalise alors que Lana n’y est pour rien. C’est lui qui l’a fait. Enfin, je suppose. Mais qui fait ça ? Mettre et décorer le sapin de Noël dans la maison qu’on squatte. Je ne fais même pas ça chez mes amis. Une chose est certaine, ce gars est intriguant et une petite partie de moi a envie d’en savoir plus. De comprendre. Je vais même jusqu’à me demander si je le connais. Après tout, il connait mon adresse sait que j’étais absent pour longtemps. Soit il me connait, soit quelqu’un lui a parlé de moi ou il est un très bon stalkeur. Dès qu’il passe par le salon, prêt à partir, je lui demande pour le sapin. « C’est moi. Je me suis dit que ça pourrait être sympa que tu es ton sapin de Noël à ton retour. » Je fronce les sourcils, légèrement confus. D’où il voulait faire un truc sympa pour moi. Ses intentions sont bonnes et c’est ce qui me perturbe en fait. « Mais pourquoi ? » lâchais-je tout bonnement. Pourquoi ? C’est la question à toutes mes questions en fait. Il m’explique avoir voulu laisser une petite trace, puisqu’il a profité de mon appartement. C’est con d’être… touché par le geste. Il est tout de même entré par infraction, je devrais être fâché, mais plus il parle, moins je le suis. « Même si je me doute que tu n’en as rien à foutre. » Il rit, tandis que je reste sérieux. « Non. » Je ne m’en fous pas. Déjà, je croyais que c’était l’idée de Lana, ça me faisait plaisir. C’est sûr que là, c’est différent puisque c’est le squatteur qui l’a fait. Sauf que l’intention est là. « C’est gentil. » Je ne sais pas pourquoi je lui dis ça. Un peu plus et je le remercie d’avoir squatter chez moi à mon insu. « Enfin, oui, je trouve ça bizarre. Disons que ce n’est pas dans l’habitude des… des… » Je ne veux pas le traiter de criminel, au cas où il le prendrait personnel. « … des gens comme toi, d’offrir quelque chose en guise de ‘merci’. » Bon, ce n’était pas totalement un merci, mais bon, on se comprend. Il est différent. Ce qui explique pourquoi je ne lui ai toujours pas demandé de quitter mon appartement en lui demandant sagement de ne plus jamais revenir. À la place, je pose des questions. « Je pensais même y glisser une petite enveloppe. » Mes sourcils viennent se rencontrer à nouveau au-dessus de mon nez. Alors que je m’apprête à lui poser la question, il lève son index pour m’arrêter. Une enveloppe de quoi ? Une lettre de remerciement ? Il se dirige vers son sac et en sort des billets. Mais… What ? Il me les tend et même si je n’ai pas envie de les prendre, je le fais quand même. Je ne comprends pas trop ce qui se passe en ce moment. De tous les squatteurs, le mien est sympathique et… reconnaissant ? Je ne sais pas trop si c’est de la reconnaissance, puisque je n’ai jamais accepté qu’il vienne. M’enfin ! Mon regard est toujours posé sur les billets, déstabilisé alors qu’il explique qu’il ne roule pas sur l’or, d’où la raison pour laquelle il est là. Je lui demande si on se connait. Non. Il sait des trucs sur moi, mais refuse de me dire la provenance. « Bon… Je vais y aller. Le frigo est plein » Ah bah oui ! Parce qu’en plus de faire le sapin de Noël, il a rempli le frigo. Ok, c’est vrai que pour la nourriture, ce n’était pas pour moi. Il a sûrement fait des provisions pour la semaine, avant mon retour. Je me contente de le regarder. Dois-je lui dire merci ? Dois-je lui demander de partir ? En fait, je ne sais pas trop. Tout ce que je sais, c’est qu’il ne me donne aucune raison d’être en colère. « Bien. Et bien ravi de vous avoir rencontrer. J’imagine que le plaisir n’est pas partagé. » Je suppose que je dois le laisser partir. Bizarrement, j’ai envie de continuer de lui parler. Plusieurs questions me viennent à l’esprit. Comme je l’ai dit, il m’intrigue. C’est qui ce mec en fait ? D’où il sort ? Un peu plus et c’est un petit lutin de Noël envoyé du Pôle Nord. Je réalise que je tiens toujours les billets dans ma main. Je les regarde à nouveau un instant et secoue la tête. « Je peux pas accepter ça. » finis-je par dire en lui tendant son « offre ». D’après ce que j’ai compris, il en a plus besoin que moi. Je me débrouille assez bien niveau financier. Alors, je me sentirais un peu mal de prendre cet argent qui au final ne me sera moins utile. Il n’a pas détruit mon appartement, alors je ne peux pas lui reprocher grand-chose, sauf pour l’entrée par effraction. « Comme ça tu pourras te prendre une chambre d’hôtel ou peu importe. » D’ailleurs, il va aller squatter où maintenant ? « T’as un endroit où aller au moins ? » Un peu con de ma part de lui poser la question. Ce n’est pas comme si je pouvais l’aider et je ne vais certainement pas lui proposer de rester ici un peu plus longtemps. Ouais, non. Bizarre et peut-être pas la meilleure chose à faire. Sauf que je ne veux pas non plus qu'il soit à la rue. Je sais que je devrais m'en foutre après ce qu'il a fait, mais je suis loin d'être un sans coeur. « J’peux peut-être t’aider à trouver une place à squatter. Légalement. » Je renchéris, au cas où. « Mon père a beaucoup de contact. » Comme ça, j’aurai la conscience tranquille. 

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Sujet: Re: [Terminé] Un retour à la réalité qui sent le sapin | Vincenzo ( le Jeu 8 Fév - 20:45 )


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Un retour à la réalité qui sent le sapin.

Je suis vraiment surpris par son comportement. Je m’attendais à ce qu’il appelle les flics ou qu’il me vire simplement à coup de hurlement, les poings levés et menaçants. Au lieu de ça, il se montre très patient, très ouvert. Je m’étais imaginé l’homme qui pouvait vivre ici et bien que je l’idéalisai, il me surprend toujours. Je m’en veux presque de le taquiner ainsi. Si bien que je commence même à m’excuser. Je me hâte de m’habiller parce que malgré sa gentillesse, ma paranoïa me dicte que cela pourrait être une façon de m’endormir afin de prévenir les autorités en toute discrétion. Mais les questions qui suivent me dictent que je fais fausse route. Je lui réponds en toute franchise, sans soupçonner ses réactions qui me marquent. J’ai un sourire béat lorsqu’il me partage le fait qu’il apprécie le geste. Je ne sais pas pourquoi ça me fait tant d’effet, mais savoir qu’il l'accepte de ma part me berce. J’en viens rapidement à lui parler de l’enveloppe et je me lance même pour respecter mon idée de départ. Je suis content qu’il saisisse la somme. Ce n’est pas un pardon, c’est une compensation. Même si j’ai respecté l’endroit, l’électricité que j’ai utilisée, il n’a pas à le payer. Je le vois être surpris par mon geste, ça me fait sourire une nouvelle fois. Je me perds dans ses yeux. Il a un certain pouvoir sur ma personne. Une attraction que je me dois d’interrompre, alors maladroitement, partageant par ce fait mon trouble, je prends la fuite annonçant que je vais le laisser, ajoutant que le frigo est rempli. Jamais je n’oserai reprendre ce que j’y ai laissé. Pour une raison qui m’est inconnu, je me mets à le vouvoyer. J’ai pas l’impression que cela me soit arrivé depuis les bancs de l’école envers mes professeurs. Le vouvoiement, ce n’est pas dans mes principes. Je ne comprends pas ce qui m’a pris.  J’ai envie de me rattraper, mais il est trop tard. Je pense me lancer vers la sortie, lorsqu’il me tend les billets que je viens de lui offrir, les refusant. « Bien sûr que si tu peux les accepter. » Je l’ai retutoyé, ouf ! « C’est pour l’électricité et peut-être aussi pour la serrure pour que tu puisses la changer. » Je lui lance le regard amusé, refusant de saisir les billet. Ce que je lui montre en mettant les mains derrière mon dos. Changer la serrure, s’il ne veut pas que je revienne…quoi que non, je ne suis pas décidé à revenir. Je ne reviens jamais. Et je m’en mords la lèvre inférieure, pensant à ce que je perds en quittant ces lieux. J’aimai cet idéal que je m’étais imaginé, qui me bercé. J’aimai ce « et si » qui est en train de prendre fin. Il me propose son aide et bien que cela me permettrait de continuer encore un peu cette aventure avec lui, je me permets d’accepter d’y mettre un terme, ne prenant pas sa question au sérieux. «  Pourquoi ? Tu me ferais une place dans ton lit ? » J’ose plaisanter, l’un de mes sourcils s’élève, ma bouche se courbe en un sourire légèrement aguicheur. Je sais qu’il n’est probablement pas intéressé par les hommes. Dans l’un de ses albums photos que j’ai parcouru indiscrètement lorsque je m’embêtai, j’ai bien vu qu’à une période, il était bien plus proche de cette Lana qu’il ne l’est aujourd’hui. Il n’est pas étonnant qu’il est craqué pour la jeune femme que j’ai pu rencontrer et qui a cru me faire fuir. Elle a un petit je ne sais quoi qui ferait craquer la plupart des hommes. Et c’est une très jolie femme au demeurant. Alors je m’étais mis à supposer que la raison de l’évolution de leur relation était peut-être liée à la découverte de ses préférences sexuelles. A-t-on encore le droit de fantasmer ? Si ce n’est pas le cas, qu’on me condamne pour toutes ces nuits dans son lit. Cette façon qu’il a de s’en faire pour mon sort, cela me laisse perplexe. Il ne devrait pas agir ainsi. Il devrait me chasser à coup de pied hors de chez lui. Au lieu de ça, il a l’air de s’inquiéter et pour une raison qui m’est inconnu, j’en éprouve une certaine joie. C’est idiot, mon corps est comme revigoré par ces paroles d’une énergie nouvelle qui parcourt toutes mes veines. C’est pourtant avec un air détaché et débutant par une boutade que je lui répond : « Ah oui ? Et que vas-tu lui dire ? « Papa, y’a un mec qui a squatté chez moi sans mon consentement pendant ma tournée, je me demandai si t’avais pas un truc à lui proposer pour pas qu’il se retrouve dans la rue. » Je sais pas si ça serait du meilleur effet. » Je fais une grimace pour montrer que je ne crois pas du tout à ce qu’il me propose. Non pas que je ne le sens pas honnête, loin de là, je pense juste qu’il sera compliqué, pour lui, d’expliquer mon cas à son père. Et puis de tout façon : « Ecoute, c’est gentil, mais je ne veux pas de ta compassion. Premièrement je ne la mérite pas, et deuxièmement je suis un gars libre qui n’aime dépendre que de lui-même. Je n’ai aucune envie d’être redevable à quiconque. Je sais me débrouiller. » Je ne suis aucunement sec dans mon ton. Bien au contraire, je suis remplie de douceur et c’est ce qui m’étonne. Ce genre de discours, je le défends habituellement avec fougue, me parant de ma prétention et d’une touche d’arrogance. C’est ma manière de me protéger. Je mords lorsque cela devient nécessaire et lorsqu’on touche à ma liberté, je me laisse facilement dépasser par mes émotions. Et même si ma position ne devrait pas me le permettre, je serai totalement capable d’agir ainsi avec tout autre personne. Au lieu de cela, je partage mon mode de vie, sans mot plus haut que l’autre, avec l’envie infime qu’il ne se vexe pas. « Tu sais, j’ai une sœur. Je pourrais très bien lui demander de rester chez elle, mais ce n’est pas dans ma nature. » C’est con de dire ça, lorsqu’on squatte chez des gens qui l’ignorent et qui ne me connaisse même pas. Et je sais même pas pourquoi je lui parle de ma sœur. Je garde toujours ma vie privée pour moi. C’est mauvais de donner trop d’information. Je me sens soudainement en danger. En sa présence, ma langue se délie. C’est une évidence. J’aime pas ça du tout. Ce gars a longtemps hanté mon esprit à force de le voir m’observer dans ces cadres de photo. Maintenant qu’il est en face de moi, j’ai l’impression de ne pas faire la différence. Et sa gentillesse ne m’aide clairement pas. Pendant des semaines, je me confiais à lui, comme un imbécile. La solitude et la folie qu’elle engendre… . Je prenais ce cadre sur l’étagère du salon et m’installait sur le fauteuil. Je m’excusai souvent de lui faire ça, de rester chez lui sans qu’il le sache. Je lui racontai mes journées. Je sais, c’est totalement tordu, mais c’était une manière de l’incorporer à ma vie. Mon dieu, mais c’est quoi mon putain de problème. Et je me rends compte que je le fixe, avec des grands yeux, perdu dans mes réflexions. Je sens qu’on tambourine ma poitrine. Tant mieux, ça me permet de sortir de mes songes.  « Okay…je…vais y aller maintenant. Je… » Mon sac toujours sur l’épaule, je parcours le salon pour me rendre jusqu’à l’entrée. « Bonne journée ! » A cette porte, je me fige un instant. Je le sais à présent, c’est notre dernier entretien. Je déposerai ma démission au théâtre dans la semaine et je ne le verrai plus. C’était mon plan et je ne lâche jamais mes plans. Je ne souhaite pas qu’il sache comment j’ai su qu’il n’était pas la pendant plus d’un mois. Je me mords la lèvre, refusant de céder. Je dois rejoindre mon véhicule et chercher un nouvel endroit pour ce soir. Je fais un pas vers le couloir…Et la torture dans mon esprit est insoutenable. Je sens bien que je suis en conflit. Je le suis rarement, je cède à toutes mes envies habituellement. Je vis pour moi, je vous le rappelle. La lanière de mon sac quitte mon épaule qui s’écrase lourdement au sol, dans le même temps, je réalise un demi-tour rapide et me dirige de nouveau vers Vincenzo, chaque pas se faisant de plus en plus rapide. J’agis assez vite pour ne pas qu’il comprenne ce qui lui arrive. Arrivé à sa hauteur, j’agrippe doucement sa tête et plonge mes lèvres sur les siennes. Je sais qu’un tel baiser ne peut être partagé alors je ne le fais pas durer aussi longtemps que je le souhaite. Je me détache de lui, un sourire aux lèvres, content d’avoir pu goûter aux siennes avant de disparaître. Je fais quelques pas en arrière en continuant à le fixer : « Désolé, j’en avais très envie, Vinci. » Je me retourne ensuite, je ris intérieurement en me rappelant ce que sa meilleure amie m’a dit sur ce surnom, mais cela m’a échappé. Je cours vers la sortie, je saisis mon sac au passage et fuis comme un voleur que je suis : un voleur de baiser. Je suis déjà coupable d’avoir squatter son logement, je ne suis pas à un délit près.

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Sujet: Re: [Terminé] Un retour à la réalité qui sent le sapin | Vincenzo ( le Mer 14 Fév - 4:36 )


vincenzo & roberto
Un retour à la réalité qui sent le sapin.

Accepter son argent, c'est comme accepter son intrusion ou même le pardonner. Je suis peut-être en train de lui faire la conversation au lieu de le mettre dehors à coup de pied dans le cul, cela ne veut pas dire que j'approuve ce qu'il a fait. Qu'il ait remplis mon frigo ou fait le sapin, ça ne change rien. Il reste un intrus. Mais aussi, je ne veux pas de son argent, car comme il l'a dit : lorsqu'on squatte chez un inconnu, en général, on ne roule pas sur l'or. Du coup, puisqu'il ne semble pas être un homme dangereux, je vais rester sympa et lui laisser le peu d'argent qu'il a. Je ne suis pas sans cœur. Il les refuse, je fronce les sourcils. Ok, il n'est pas un squatteur comme les autres dont on entend parler. Il n'a pas pris la fuite en courant, il ne m'a pas frappé, il me donne de l'argent… What the fuck ? « … peut-être aussi pour la serrure pour que tu puisses la changer. » Ma serrure ? Pourquoi ? Enfin, je comprends qu'il est entré par effraction, mais il n'a tout de même pas ma clé. J'y pense un instant. Ah… Peut-être qu'il a trouvé mon double que je cache. Ce qui voudrait dire qu'il a fouillé dans mes choses. Je chasse cette idée de ma tête. Pas que j'aille un truc à cacher ou quoi que ce soit, mais je n'aime pas savoir qu'on a envahi ma vie privée. « Merci… » Je lui souffle, pas trop convaincu, de comment je dois réagir. Je m'attarde ensuite sur où est-ce qu'il va rester. Maintenant que je suis là et qu'il doit trouver une autre place. Je devrais m'en foutre, mais une partie de moi se sent concerné. C'est con, je sais. « Pourquoi ? Tu me ferais une place dans ton lit ? » Automatiquement, l'air concerné que mon visage arborait se transforme en grimace. Sur la défensive, je secoue la tête. « Hein ? Non ! » Gosh, non. Du tout. Pourquoi je voudrais faire ça ? Face à ma réaction, un air amusé apparait sur son visage et je comprends que c'est une blague. Je savais qu'il n'y pensait pas vraiment, mais je ne veux pas non plus qu'il fasse ce genre de réflexion. Ma gentillesse envers lui ne veut pas nécessairement dire que je lui ferais une place dans mon lit. Bref, je rectifie en disant que mon père avait des contacts. Il s'attarde sur ce que je pourrais raconter à mon père pour avoir de son aide. J'arque un sourcil. « Ou tout simplement lui dire que je connais quelqu'un qui a besoin d'un endroit où rester ? » dis-je tout simplement. Parce que si je parle à mon père de cette situation, il risque d'appeler la police et installer un système d'alarme qui nécessite un numéro pour entrer dans chaque pièce. J'exagère, il n'est pas si pire que ça, mais quand même. Il ne serait pas trop enchanté par l'idée que quelqu'un s'est tapé l'incruste chez moi. Surtout qu'il n'aime pas trop le quartier dans lequel je vis, je vais avoir droit au « Je te l'avais dit ! ». C'est alors qu'il refuse mon aide.  « … deuxièmement je suis un gars libre qui n'aime dépendre que de lui-même… » À ces mots, je l'envie légèrement. Bien que je ne changerais pas de place avec lui, la liberté a toujours été un rêve pour moi. Depuis que j'ai quitté l'entreprise de mon père, je me sens un peu plus libre, mais pas complètement. En effet, il y a ce côté sensible qui ne veut toujours pas se manifester, s'assumer. J'hausse alors les épaules. J'ai offert mon aide, et c'est tout ce que je peux faire pour lui. Il enchaine en mentionnant une sœur. Je ne sais pas pourquoi il me fait part de ce détail. Pour me rassurer ? Je ne sais même pas pourquoi je me sens concerné, il peut bien faire ce qu'il veut de sa vie. Je n'en ai rien à foutre. Du moins, c'est comme ça que je devrais être avec lui ? Indifférent ? « Alors… Bonne chance avec… tout ça. » Je pense que c'est tout ce que je peux lui dire en ce moment. Je remarque qu'il me regarde longuement et honnêtement, ça me rend un tout petit peu mal à l'aise. Il est dans la lune ou j'ai un truc sur le visage ? Je fronce les sourcils, le regardant à mon tour. Enfin, il annonce son départ, je lui retourne son " bonne journée " tout en le regardant se diriger vers la sortie. En tout cas, une chose est certaine : cette rencontre était bizarre. Arrivé à la porte, il s'arrête. Pourquoi ? Il a oublié un truc ? Mais il ne dit rien et ne bouge pas. Je fais donc un pas vers lui, prêt à lui poser la question, mais son sac vient s'écraser sur le sol, tandis qu'il vient dans ma direction. Ses pas déterminés me rendent nerveux, ne comprenant pas trop ce qui se passait. Lorsqu'il arrive à quelques pieds seulement, je m'attends à ce qu'il se stop dans son élan, mais non. Du coup, tout de suite, je pense qu'il est sur le point d'utiliser la violence. Je m'apprête à le repousser, prêt à me défendre, mais avant que je puisse faire quoi que ce soit, il prend mon visage dans ses mains et écrasent ses lèvres contre les miennes pour un baiser furtif. Je me fige, le corps crispé, je n'ai pas le temps de réagir que ses lèvres ont déjà quitté les miennes et qu'il me souffle un « Désolé, j'en avais très envie, Vinci. ». Puis, il prend la fuite. Choqué… Je suis choqué, troublé, perturbé… À vrai dire, il n'y a pas de mots pour exprimer ce que je ressens en ce moment. En fait, je ne sais même pas ce que je ressens moi-même. Tout ce qui me vient en tête sont ses lèvres. Elles étaient douces et chaudes… Je ne m'attarde même pas sur le surnom qu'il m'a donné que, pourtant, je déteste tant. Trop absorbé dans la scène qui se produisait sous mes yeux, dont j'étais la victime. Seul, dans mon salon, toujours en état de choc, je viens poser ma main sur mes lèvres… What the fuck ? C'est tout ce que je peux dire.

THE END


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