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- And sometimes it's a familiar smile that helps me to make peace with what is now over. ⁂ Safiya -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Rues du centre
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Tobias SpilsburyLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: And sometimes it's a familiar smile that helps me to make peace with what is now over. ⁂ Safiya ( le Dim 10 Déc - 17:05 )
Les fêtes approchaient, l’Hiver était là, le froid avait doucement enveloppé de son manteau l’Italie. C’était dans ces moments que Tobias avait le plus de difficulté à rester loin de sa famille. La récente tempête entre Angèle et lui avaient ébranlé sa joie insufflée par sa Safy. Enfant, quand la mélancolie le prenait : il cuisinait. C’est pourquoi le jour du Shabbat avait toujours été son jour favori. Passer le weekend à être auprès de sa mère à préparer les repas qui seraient servis à la famille était des souvenirs qu’il chérissait et que les tortures n’avaient pas réussis à effacer de sa mémoire. Depuis sa libération, il n’avait pas été aussi fervent qu’avant même s’il n’avait pas perdu la foi. En ce Vendredi, il avait décidé cependant de cuisiner des mets orientaux. De faire un pas en avant vers ce Dieu qui avait mis tant de temps à lui accorder sa miséricorde en le sauvant. Envoyant un rapide message à Safiya pour lui dire de le rejoindre au marché oriental ; il se replongea dans son travail pour terminer à l’heure. De toute manière, avec toutes les heures supplémentaires qu’il faisait : le directeur n’osait jamais rien lui dire quand il partait plus tôt que prévu.
Sortant du musée, il jeta un coup d’œil à son portable et remarqua qu’il continuait de recevoir des messages de menace. Un long soupire traversa ses lèvres avant de supprimer un à un ces messages : bloquant comme à chaque fois les numéros. Il avait tenté de mener l'enquête et avait rapidement compris qui étaient les destinataires. Rangeant le cellulaire de son porte revue, il remit en place en place son écharpe en laine et releva le col de son manteau avant de se diriger vers le marché.

Sur le chemin, des enfants déguisés en lutin l’arrêtèrent. N’ayant pas de déguisements, il se pencha pour qu’un enfant lui mette un bonnet de lutin. Bien que trop petit : il tenait tant bien que mal. Chantant et tournant autour de lui : Tobias dérida son visage et décida de se joindre aux festivités en chantant avec eux la comptine du cerf tout en dansant au beau milieu de la rue sans sentir la honte le réfréné. Le ridicule ne tuait pas. Si la neige ne s’était pas encore invitée au spectacle : il décida d’inviter une inconnue à danser, elle qui regardait de loin la scène. Chantant maintenant « Tu scendi dalle stelle » bientôt d’autres personnes se joignirent jusqu’à ce que son regard croise celui de Safiya. Quittant le joyeux groupe, il enleva le bonnet pour le remettre sur la tête de l’enfant. Tentant de faire un monnwalk pour impréssionner son amie, il se mit à rire après avoir essuyé un cuisant échec avant de s’élancer vers son Égyptienne.

« Leonardo Da Vinci t'aurait trouvé magnifique si tu avais été un petit garçon ma Safiya. » Il sourit sincèrement avant d’embrasser délicatement son front : « Ta beauté n’a rien à envié à la coupe de la Basilique Saint-Pierre de toute façon. »

Il s’éloigna pour admirer le rouge sur ses joues causées par le froid. Il s’arrêta sur ses grands yeux noirs.

« Que dis-tu d’un tajine de falafel ce soir et du Challah pour accompagner tout ça ? »

Le marché n’était qu’à quelques pas d’eux et pourtant il restait là : à la regarder avec en fond les chants des enfants et des adultes qui continuaient de danser.



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Safiya RahotepLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: And sometimes it's a familiar smile that helps me to make peace with what is now over. ⁂ Safiya ( le Dim 10 Déc - 22:16 )


Le rire, comme les essuie-glaces, permet d'avancer même s'il n'arrête pas la pluie.
Tobias & Safiya


Safiya est tranquillement installée sur le canapé de Tobias. Elle c’est enroulée dans un plaid qui sent le parfum de son ami. Elle est restée en pyjama, avec une paire de chaussette au pied. Elle traine, journée cocooning. L’égyptienne ne se souvient même plus de la dernière fois ou elle a oublié de s’habiller. Elle lit un roman et se laisse emporter par l’histoire de ses deux âmes amoureuses ballotées par la vie. Chaque fois qu’elle finit un chapitre, elle se perd dans le suivant. Prise dans l’engrenage de ses cœurs perdus qui se croisent et puis s’éloignent. Pour finalement revenir l’un vers l’autre. Du coup les heures s’égrainent sans qu’elle en prenne conscience. Ainsi l’absence de Tobias est moins dure à supporter. Sa lecture comble le vide délicieusement. Elle voudrait vivre un amour pareil. Fait de douceur et de passion. Et puis son téléphone vibre. Un sms de Tobias. Elle saute du canapé comme une vrai gazelle et file dans la salle de bain. D’un coup le calme de sa journée s’agite dans des milliers de mouvements qui mis bout à bout la rende prête à affronter l’extérieur. Elle arrange avant de partir le plaid, elle ferme son livre. Puis Safiya enfile son manteau, son bonnet et entoure son cou de l’écharpe qu’elle attrape en premier. Elle prend son sac, un panier. Et elle sort sourire aux lèvres. Elle a même envie de chanter. Puis elle se rend compte qu’elle a pris l’écharpe de Tobias. Elle la resserre d’avantage autour de son cou. Elle l’aime l’avoir à ses côtés.

Enfin son odeur quand elle ne peut se satisfaire de sa présence.

Safiya déambule dans la ville. Le froid parfois lui pique les joues. Elle est heureuse et ce bonheur l’enivre. De plus la ville se pare des couleurs et des odeurs de Noël. Elle ne pensait pas du tout être encore en Italie au moment des fêtes, mais elle n’a pas envie de rentrer en Égypte. Elle a encore besoin de Tobias. Et elle sent qu’il a besoin d’elle. Sa famille l’a très bien compris. Elle marche alternant petits pas pressés et marche douce. Elle s’attarde sur les vitrines cherchant déjà un cadeau pour celui qui rend sa vie plus douce. Et puis elle entend des chants d’enfants. Elle ne comprend pas tout, mais elle saisit qu’il s’agit d’un chant de Noël. Elle s’avance souriante. Et puis elle voit Tobias avec un bonnet de lutin sur la tête. Il est grisé par la musique et la danse. Elle l’observe. Cette vision l’enchante. Et enveloppe son cœur d’une intense douceur. Safiya aime le voir ivre de vie. Il est si lumineux. Si beau. Un ange parmi les anges. Et puis il la voit. Elle éclate de rire à son moonwalk raté. Il pose un baiser sur son front comme si elle était un enfant sage.

L'image même qu'elle pourrait donner si son âme n'était pas si torturée.

Elle sourit à ses mots plein de tendresse. « Arrête tu vas me faire rougir. » Elle vient poser ses lèvres sur ses joues. « J’ai la sensation d’embrasser une orange givrée. » Elle le taquine avec douceur. « Tu sais que tu es un lutin merveilleux. J’ai adoré te voir danser. Même si tu manques d’entrainement. Va falloir que je te donne des cours. » Puis Tobias s’éloigne. Et leurs regards se kidnappent happés par une lumière délicieuse. Un brin de joie qu’ils voudraient éternelles. Er qui les emporte à cet instant au-delà des étoiles. Ils sont si rares les moments de bonheur intense depuis qu’ils ont retrouvé leur liberté. Une part d’eux est restée cassée et elle ne sera jamais réparée. Elle se met à sautiller comme une petite folle quand il lui parle de l’idée du repas. « Oh oui ! Oh oui ! Et en dessert je pourrais faire de la konafa de la pâte feuilletée  et des fruits pas de souci pour trouver cela ici. Ou alors de la bassima ou les deux. Soyons fous faisons les deux. » Et elle se met à tourner tout en entamant un chant égyptien. Porter la douceur que l’esprit de Noël éveille au fond de ses tripes. Elle emporte Tobias dans cette ronde sous l’œil étonné des passants. Son rire résonne vibrant comme la chaleur de son pays. Et dans cette folle ronde, elle vient encore l’embrasser avec sérénité. « Je t’aime tu sais. »

Un amour sans limite. Bien plus fort que tout amour existant sur terre. Cet amour là il a survécu à l’enfer. Et Safiya sait qu'elle ne le trouvera nullement part ailleurs. Il est juste au creux des bras de Tobias.
 



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Sujet: Re: And sometimes it's a familiar smile that helps me to make peace with what is now over. ⁂ Safiya ( le Dim 17 Déc - 16:58 )
La ville embrassait petit à petit l'esprit de Noël. Des traditions qu'il avait dû apprendre et auxquels il avait dû s'adapter quand il était élève puis étudiant en Angleterre. Il était hors de questions aux yeux de sa mère qu’il est une enfance différente à cause de ses origines. Car après tout : il était à moitié anglais par son père. C'est pourquoi quand un petit garçon le poussa à se joindre aux festivités sur la place : il ne mit pas de temps avant de se jeter dans la ronde. De chanter, danser et pendant quelques instants se sentir comme les autres et non comme un survivant qui ne devrait pas être là. Peut-être, seulement peut-être, il pourrait trouver cette paix intérieure qui manque cruellement à sa vie. Tobias devait se pardonner d’avoir tenu bon. D’avoir caché à Angèle son retour d’entre les morts. Il devait tourner la page de son passé, du quotidien qu’avait été le sien avant le traumatisme. Cet homme était mort et celui qu’il était aujourd’hui étaient aux antipodes. Et pourtant il y avait des choses qui ne sauraient être oublié si facilement.
Le Noël pour les Chrétiens bientôt là : l’Historien devait se préparer pour les propres fêtes de sa religion. Dans le Judaïsme, il allait bientôt être l'heure de célébrer Hanouka, un moment de paix qui réunit les familles partageant sa foi. Il espérait que sa maman viendrait le rejoindre en Italie bien que de son côté elle aimerait que ça soit Tobias qui vienne fêter à Jérusalem. A coup sûr, Safiya sauterait sur l'occasion et le suivrait si jamais l’envie lui prenait de partir les rejoindre. Ils pourraient ainsi lui faire découvrir son pays qu'il appelle sa terre natale. Mais quelque chose l'en empêchait, quoi ? Il ne savait pas mais ne voulait pas trop y penser. Depuis la mort de son père : il avait peur de faire face aux siens. L'Historien n'avait pas encore fait le deuil de l’homme qui l’a façonné. L'idée de passer un Hanouka sans lui était un contexte tellement étrange qu'il ne savait pas encore comment il allait gérer. Heureusement, son Égyptienne serait à ses côtés. Bien qu'ils ne partagent pas la même religion : ils se comprenaient et se respectaient. C’est peut-être pour cela qu’il l’appréciait autant.

« Tu n’as pas à rougir si cela est la vérité et ce n’est pas des réflexions cheap pour te ramener chez moi. » Il appréciait ce moment, il prit même quelques instants pour la regarder. Tobias la laisse l’embrasser : « Tu sais ce qu’elle te dit l’orange givrée ? » Dit-il d’un air moqueur avant de la pousser doucement. « Toi dansé ? J’aimerais bien voir ça ! » Il ne se souvenait pas l’avoir déjà vu. Il s’en souviendrait.

Parlant rapidement du repas qu’ils allaient continuer : l’enthousiasme de sa Safy se propagea dans son cœur et il se mit à trépigner sur place.

« J’aime ta folie ! Faisons les deux ! »

L’Historien la suivit du regard et tourna avec elle. Son rire se joignit au sien dans une innocence qu’il pensait oublier. Aucun doute sur le fait que Safiya savait trouver les mots et les gestes pour apaiser son cœur. Quand elle avoue ses sentiments, il reste quelques instants pantois : s’arrêtant même. C’était si étrange d’entre ces mots de sa bouche le concernant. Le souvenir du désir qui s’était emparé de lui cette nuit lui revient à l’esprit et il se mit à rougir. Il n’avait jamais été doué avec ses sentiments. Tobias préférait largement ce prostré dans son mutisme. Pourtant, ce genre de révélation ne devait pas rester sans réponse alors il s’approcha et chuchota à son oreille :

« Moi aussi. » En arabe. Pour que seulement elle comprenne le sens de ces mots. Il embrassa sa tempe et attrapa sa main pour la tirer vers le marché.

Arpentant les allées à ciel ouvert, respirant les épices : il n’avait qu’à fermer les yeux pour se remémorer leurs ballades aux Zouks à la recherche d’idée pour cuisiner. Le Moyen-Orient avait toujours fait l’admiration de Tobias.

« Tu comptes retourner avec ta famille pour la fin de l’année ? » Dit-il en payant un marchand de condiments. « Ou tu comptes rester ici ? »



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Sujet: Re: And sometimes it's a familiar smile that helps me to make peace with what is now over. ⁂ Safiya ( le Mer 20 Déc - 15:42 )


Le rire, comme les essuie-glaces, permet d'avancer même s'il n'arrête pas la pluie.
Tobias & Safiya


Une fois dehors, Safiya se laisse rapidement emporter par la magie de Noël qui doucement s’invite dans les rues de la ville. Elle se gorge des odeurs, des couleurs. De cette langueur qui l’enivre et l’envoute. Même si au fond d’elle il lui manque quelque chose pour que son bonheur soit complet. Sa famille. Elle aime tellement partager ces instants avec eux. Mais là elle n’a pas envie de partir de Naples. Elle ne sait pas pourquoi mais au fond d’elle une petite voix lui dit qu’il faut qu’elle reste. Que Tobias a encore besoin d'elle. Ou alors c’est elle qui a encore besoin de lui et elle ignore cette évidence.

En tout cas l'égyptienne oublie toutes ses petites tracasseries en se laissant bercer par cette période si particulière.

Et puis Safiya voit Tobias. Et là la magie se fait plus intense. Elle le trouve lumineux, merveilleux, attendrissant, plein de vie. Oui comme si jamais sa chair n’avait été frôlé par la douleur. Cela l’émeut et la touche. Comme elle aime le voir heureux. Comme elle l’aime le sentir libre de ses démons. A cet instant elle adorerait tous les Dieux de la terre, pour continuer à le voir rire au milieu de ces enfants si innocents. Elle en pleurerait presque tellement elle est attendri. Mais ce sont des rires qui sortent de ses lèvres rosies par le froid. Et puis Tobias s’avance, Safiya doit avoir les yeux pétillants d’éclat de bonheur. Comme si les étoiles du sapin d’à côté c’étaient posées là. Il la taquine sur sa beauté. Pour elle, c’est illusoire, le plus beau on l’a au fond du cœur. « Et tu me sortirais quoi comme réflexions cheap pour me ramener chez toi ? » Bien entendu elle rebondit avec plaisir sur ce qu’il lui dit. Elle l’embrasse et plaisante sur la froideur de ses joues. Et là c’est lui qui renchérit. Elle lui tire la langue. Comme le ferait une enfant qui n’a peur de rien. Oui à cet instant elle se sent protégée et forte comme jamais.

Safiya se laisse gagner par cette fièvre qui vient la caresser avec douceur et tendresse.

Et la folie s’empare de Safiya et elle est contagieuse. Elle glisse sur eux comme un cadeau qu’ils enlacent avec plaisir. Ils sont juste Tobias et Safiya, les passionnés, les êtres brisés, mais qui ensemble sont indestructibles. Leurs rires résonnent comme des messages plein de vie. Le bonheur étreint son cœur avec rage. Et elle voit dans le regard de son ami qu’il ressent la même chose. Elle lui glisse un je t’aime. Un vrai. Celui que l’on dit quand le cœur déborde. Elle se surprend elle-même mais c’est ce qu’elle éprouve à cet instant. Elle le crierait même au monde, mais elle ne le dit que pour Tobias. Elle en a besoin. Il a l’air surpris ou bien trop chamboulé. Pourtant il lui répond en arabe tout contre son oreille avant de poser un baiser sur sa tempe. Elle frissonne mais pas de froid. D’un bonheur fou qui l’enivre comme un bon vin. Un plat divin. C’est chaud et doux. C’est volé à l’horreur de leur souvenir. Et cela lui fait un bien fou. Puis Tobias attrape sa main et l’entraine vers le marché.

Elle se laisse guider. Elle le suivrait les yeux fermés.

Et puis il y a les odeurs d’épices qui viennent doucement chatouiller son nez. Safiya se laisse émouvoir par le safran, le piment, le poivre, la cannelle, la vanille. Elle s’émerveille sous les couleurs, même si ce marché n’a rien à voir avec ceux de son pays. Il y a plus de couleurs, d’odeurs enivrantes. Mais sa main dans celle de Tobias remplace tout ce qui lui manque. Elle a le regard perdu sur les étals. Cherchant les ingrédients pour que tout soit parfait. Ne quittant pas son ami des yeux. Elle le laisse payer avant de répondre à sa question. « Je compte rester ici. Si cela ne t’embête pas bien entendu. » Ses yeux se glissent dans ceux de Tobias. « J’ai toujours passé les fêtes avec mes parents. Enfin sauf .. » Elle s’arrête un instant en pensant à ces années ou ils ont été privé de tout. « J’ai encore besoin de toi et je sais que tu as besoin de moi. Mes parents sont au courant et ils approuvent. Ils savent combien tu es précieux pour moi. » Safiya a juste envie que ces moments s’éternisent encore. Et encore. « Et puis je n'ai pas tout vu de l'Italie. » Même si parfois la douleur leur fait verser des larmes. Leurs yeux se teintent aussi d’une lueur d’espoir.

Comme là quand les odeurs des épices viennent les ramener en Égypte. Quand ils étaient encore innocents de toutes blessures.


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Sujet: Re: And sometimes it's a familiar smile that helps me to make peace with what is now over. ⁂ Safiya ( le Sam 3 Fév - 16:11 )
Positiver, se battre contre la morosité : voilà ce que Tobias voulait faire. Aujourd’hui marquait une période importante pour lui. S’il la passait en famille, depuis son retour d’entre les morts il n’avait jamais réussi à fêter Hanoucka avec ses proches. Maintenant, il regrettait amèrement ce choix. Son père lui manquait et la peine ne disparaissait pas. Peut-être même que jamais il ne trouverait de repos. Sans Angèle dans sa vie : il ne pouvait compter que sur Safiya pour lui remonter le moral et elle faisait son travail à la perfection. Ses soucis disparaissaient quand il voyait son visage. L’idée même de la rencontrer plus tard apaisait son esprit et lui permettait de savourer l’esprit de Noël qui avait pris possession de Naples. S’amusant avec les enfants, il croise bien rapidement le regard lumineux de la belle Egyptienne et son sourire s’étire jusqu’à lui donner des crampes. Bon sang ce qu’il appréciait la jeune femme ! Ce n’était pas dieu possible ! S’approchant vivement d’elle, il la complimenta sincèrement. Et puis il rentra dans son jeu. Il glissa sa main sur sa joue et se fit un peu plus charmeur :

« Que ta maman à voler toutes les étoiles de la voie lactée pour les mettre dans tes yeux et que pour avoir la chance de les admirer tous les jours je suis prêt à me faire esclave de tes moindres désirs. » Son pouce caressa la risette près de ses lèvres et il se mit à rire : « Pas mal eh ? » Il la laissa l’embrasser et en profita pour glisser ses bras autour d’elle.

S’éloignant pour pouvoir la regarder plus rapidement. Ensemble, ils pouvaient bouger des montagnes. Ils étaient si complices, ils se connaissaient tellement que les mots n’étaient plus utiles depuis longtemps. S’avouant mutuellement leur amour le plus simplement du monde : Tobias ressent l’envie, pour ne pas dire le besoin de sceller à jamais ce moment dans son esprit. Il était conscient que tôt ou tard il aurait besoin de s’en souvenir pour contre balancer le poids de son spleen. Il faut croire qu’il était condamné à avoir besoin de femmes dans sa vie pour continuer d’avancer. Que cela soit sa mère, Angèle ou Safiya : il était enchaîné corps et âmes à ces muses créées par Dieu pour le guider sur terre. Embrassant sa peau froide, pour appuyer les mots doux qu’il venait de s’échanger : Tobias en profita pour respirer son odeur et se ressourcer.
Eclatant leur bulle, il était temps de faire des courses et d’arpenter les allées du marché. Les odeurs enivrent ses sens et une farandole de sensations s’empare de lui. Il resserra sa main un peu pour être certain de ne pas la perdre : hors de questions qu’il la laisse s’éloigner d’elle. Les épices et autres denrées proposées ne valaient pas celle du Souk du Caire mais malheureusement ils devaient faire avec les moyens du bord. Pourtant, Tobias de promis de l’amener un jour refaire ce marché si célèbre. Parce qu’il n’y avait rien d’impossible quand il était question de Safiya. Le fait qu’ils soient en vie tous les deux en était la preuve la plus concrète. Pourtant, sans le vouloir vraiment probablement : la jeune femme lui rappelle la précarité de leur situation il y a quelques années de cela. Tobias s’arrêta et lui sourit tristement. De sa main libre, il serra doucement l’épaule de la belle Egyptienne. Il la laissa parler, n’osant pas la couper.

« Bien sûr que non ça ne me dérange pas. Au contraire… Savourons un moment pour se rassurer qu’on est en vie et loin d’eux ok ? Je ne pensais pas rentrer non plus alors on aura qu’à rester tranquillement tous les deux. » Ils ne fêtaient pas Noël alors cela sera juste une soirée comme les autres. Comme des gens normaux. Sans tourments. Sans souffrance. Avec juste le désir de savourer des moments comme les autres. « J’ai aussi besoin de toi. » Il était sincère. Tellement sincère. « Je te ferais découvrir tout ça. Je te le promets. »

Et Tobias n’avait encore jamais manqué une seule occasion de montrer qu’il était capable de prendre soin d’elle. Il voulait chasser ses tourments. Ses démons qu’il ne connaissait que trop bien de toute façon. L’Historien regarda autour d’eux avant de montrer le chemin pour acheter les derniers ingrédients nécessaires. Ne manquant pas une seule occasion de demander son avis, il prit soin naturellement de tout payer et de porter les courses.

« On a tout ce qu’il faut je crois… Tu veux rentrer ou tu veux rester encore un peu en ville ? » Il était prêt à la suivre, à la laisser mener la danse. Tant qu’ils étaient ensemble cela ne le dérangeait pas.


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Sujet: Re: And sometimes it's a familiar smile that helps me to make peace with what is now over. ⁂ Safiya ( le Mar 13 Fév - 18:16 )


Le rire, comme les essuie-glaces, permet d'avancer même s'il n'arrête pas la pluie.
Tobias & Safiya


Quand Safiya voit Tobias danser avec les enfants. Elle voit la vie éclater en lui. Il semble à cet instant si apaisé et si heureux. Elle aimerait pouvoir figer le temps. Juste le rejoindre et ne plus penser à rien. Puis il la remarque. Et il vient prés d’elle. Ils se retrouvent avec bonheur, se laissant éclabousser par cette joie qui sera peut être éphémère. Ils se taquinent. Un jeu de séduction se met même en place entre eux. Un jeu délicieux et dans lequel ils glissent avec délice. Le cœur de la belle égyptienne bat un peu plus fort quand elle sent les doigts de son ami caresser sa joue. Il est si beau quand il est apaisé. Elle est même troublée par ce qu’elle épeouve. Elle l’aime comme elle n’a jamais aimé aucun homme. Elle l’écoute. Se laissant enivrer par ses mots et la douceur de sa caresse. « Pas mal en effet. Comment résister à pareil compliment. Je fonds là. Et tu sais que tu es adorable quand tu joues les charmeurs. » Elle dépose un baiser sur sa joue. Il l’enlace.

Ils n’ont pas besoin de plus pour se sentir heureux, même si ce n’est qu’un instant fuguasse qui pourra être balayé par un cauchemar.

Et au milieu de la rue sous le regard des passants. Ils s’attardent. Ils s’enlacent. Ils se nourrissent de ce moment intime et intense. Ils volent au temps le bonheur dont la vie les a privé bien trop souvent. Ils se respirent. Ils se réchauffent. Ils se protègent. Et dans cette étreinte sincère leurs cœurs résonnent de la même note. Leurs soufflent se font complices. Et leurs corps se gorgent des forces dont ils auront besoin plus tard. Ils bâtissent un rempart entre leurs douleurs et le bonheur qui les inonde. Ils aimeraient être seul au monde, arrêter le temps, et juste profiter. Sans penser à demain. Et au moment où il faudra reprendre conscience de leurs douleurs brulantes. Trop souvent présents. Là elles perdent face à l’amour qui les entoure. Un amour vrai et fait de confiance et de sacrifice. Un lien que rien ne brisera tellement il est solide.

Et c’est comme un couple d’amoureux qu’ils s’envolent dans les rues de la ville.

Ils parlent de chose et d’autre. Notamment de cette fête qui s’avance à grand pas et qui est pleine de signification et de symbolisme. Ils restent l’un contre l’autre. Main dans la main. Leurs doigts se serrent d’avantage. Aucun des deux n’a envie de perdre l’autre dans cette foule qui se fait plus dense. Tobias lui fait une promesse. Safiya aime cette idée. A croire qu’ils sont mieux ailleurs que sur leur propre terre natale. Et pourtant chacun aime son pays du plus profond de ses tripes. Ils avancent. Les odeurs délicieuses se mêlent habillement aux sons qui résonnent. Ils ne sont plus à Naples. Ils voyagent bercés par les souvenirs qui les lient. Safiya en profite pour lui dire qu’elle compte passer les fêtes en sa compagnie. Elle sent que Tobias en a besoin. Et elle en a besoin encore plus. Elle retarde l’instant de son départ de Naples. Elle pense même y rester. Vivre loin de son ami est devenu difficile. Plus qu’au début. Le manque est trop cuisant et la douleur trop vive loin de lui. L’égyptienne sent la main de Tobias serrer d’avantage son épaule. Il éprouve aussi ce besoin de passer les fêtes avec elle. Même en toute simplicité. « C’est parfait. Juste nous deux. Tranquille. Cela sera merveilleux. » Elle ne veut pas plus. Juste lui. Elle est légèrement déroutée quand il lui dit qu’il a besoin d’elle. Elle le sait. Elle en est consciente mais c’est dans sa manière de le dire. C’est touchant et troublant. Enivrant de sincérité. Elle lui sourit et son regard se fait plus brillant. Elle respire le bonheur et elle ne le doit qu’à Tobias. « Cela promet de délicieux moment. » Ils les méritent après ce qu’ils ont traversé.

La vie peut leur faire ce cadeau avec tout ce qu’elle leur a pris.

Avec Tobias, Safiya n’a plus la sensation d’être une femme fragile et détruite. Il lui insuffle la vie dont on l’a privé. Il l’a rend forte, prête à briser toutes les barrières et à affronter tous les dangers. Et tous ses monstres qui l’assaillent dans ses rêves. Tobias c’est comme une caresse perpétuelle sur la peau dorée de la belle égyptienne. Un remède à sa douleur interne. Un pansement sur le vide de son cœur. Ils finissent les courses en se taquinant et en appréciant leur complicité. En bon gentleman Tobias règle tous les notes. Safiya marquera le coup autrement. « On a tout pour faire un délicieux repas et partir en voyage sans bouger de ton salon. » Elle sourit. « J’aimerais encore profiter de l’ambiance de la ville. Peut être trouver d’autre enfant juste pour avoir le bonheur de te voir encore danser et t’entendre chanter. » Elle le taquine amicalement. « Et vu que tu as tout payé. Ce soir je te montrerais comment je danse. Tu n’as jamais eu la chance de voir mon corps bougé quand la musique l’ensorcelle. » Ils avaient bien eu le plaisir de partager quelques pas de danse. Mais ce soir Safiya se montrera plus charmeuse. Une autre façon de faire partir Tobias en voyage et de lui faire oublier ce qui tracasse son esprit. Car elle sait très bien que lui aussi est bouffé par des pensées sombres. Et qu’il lutte tous les jours pour ne pas les laisser prendre l’avantage. C’est une lutte difficile et épuisante. Ils s’aident avec tous les moyens qu’ils connaissent pour ne pas voir sombrer l’un des deux. Un combat livré avec rage et passion, et qui nourrit leur cœur.

Et les voilà reparti dans les rues de la ville, leurs paquets à la main, à la recherche de leur Graal et du repos de leurs âmes. Ensemble ils sont forts et rien ne peut les briser.



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Sujet: Re: And sometimes it's a familiar smile that helps me to make peace with what is now over. ⁂ Safiya ( le Sam 17 Fév - 20:33 )
Le temps s’arrêtait, la vie leur donnait un peu de répit dans ces moments d’allégresses pleinement partagé. Rien d’autre ne comptait en cet instant : juste le bonheur d’avoir un tant soit peu la chance de souffler. Le poids du passé se levait, le voile du deuil dévoilait un horizon plus propice aux rires et aux joies que la vie avait encore à apporter. Puisque cette dernière coulait encore dans leur veine : n’étaient-ils pas de leur devoir d’y faire honneur ? Tobias voulait croire. Il voulait garder l’espoir que des jours meilleurs viendront. L’avenir ne pouvait pas pour toujours être aussi sombre n’est-ce pas ? Il devait continuer de se battre ; de faire bonne figure et ne surtout pas plonger si facilement dans le spleen qui corrompt son cœur aux moindres signes de paix. Il devait être fort car il n’était pas seul. Safiya était là. Toujours à ses côtés. Angèle aussi était revenue dans sa vie bien qu’en ce moment ce retour tant attendu était plus douloureux que salvateur. Était-ce un signe du destin que leur chemin devait se séparer ? Qu’ils n’étaient pas faits pour être ensemble ? Le hasard faisait rarement les choses. Sa mort présumée et le mariage de la belle ont-ils été les annonciateurs d’un destin bien moins heureux que prévu entre eux ? Est-ce que cela pouvait être vrai ?
Près de la belle Egyptienne, le cœur de l’Historien papillonne, bat à tout rompt dans sa poitrine. Le côté éphémère de cet instant ne le rend que le plus beau. Il a envie de le savourer, de le croquer à pleines dents pour garder son goût pendant plusieurs jours. Égoïstement, ce n’était pas la seule chose qu’il souhaitait converser. Il désirait avoir Safy à ses côtés pour toujours. Dans les bons comme dans les mauvais moments même s’il ne pouvait rien lui offrir. Tobias était bien trop perdu dans ses sentiments pour donner quoique ce soit à quiconque. Et pourtant, il avait décidé depuis le début de faire de son mieux pour apaiser la demoiselle comme il le pouvait. Décidant de penser à lui pour une fois, il serrait de plus en plus la main de la belle. Pour se conforter qu’elle était là. Pour ne pas qu’elle le quitte, qu’elle s’éloigne de lui. Comme il avait besoin de la belle Egyptienne… De nouvelles promesses sont échangées. Des mots qui ne sont pas innocents et qui seront respectés. Jamais encore il n’avait brisé ses promesses la concernant et il ne comptait pas faire une telle chose. Il en était tout simplement hors de question.

« Il faut dire qu’il n’est rien que tu n’améliores pas Safy… » Souffla-t-il alors qu’elle disait que cela serait merveilleux. Un Noël à deux. Que demander de plus. Rien. Tobias savait qu’il n’avait besoin de rien d’autre.

Mille et une idées s’entrechoquaient déjà dans sa tête. Sa compagne de mésaventure lui donnait toujours cette envie de vivre ; ravivait cette flamme qui lui manquait bien souvent. Cette même chaleur qui lui avait permis de survivre dans les geôles. L’Historien entreprit de payer toutes les commissions et de porter les sacs tout en laissant son bras libre pour que Safiya s’y accroche. Le tableau devait être pittoresque de l’extérieur. Même un aveugle pourrait sentir la tendresse et l’affection qui se dégage de ce duo pas comme les autres. Leurs cicatrices cachées sous des vêtements s’étaient refermées, mais pas celles de l’esprit. Cependant, ils étaient assez forts, assez chanceux d’avoir l’un et l’autre pour continuer d’avancer. Les plans de l’Egyptienne le fond doucement sourire. Il n’y avait pas à dire qu’elle savait mener la danse et Tobias prenait un réel plaisir à la suivre sans rechigner.

« Je préférerais rester avec toi… C’était juste pour passer le temps… » Affirmait-il d’une voix assuré, le regard au loin pour ne pas trop penser à ce qu’il avait fait. Il avait agi sur un coup de tête et il se doutait que la belle ne le laisserait pas filer si facilement.

La proposition de la belle l’arrête. Il tourna sa tête et se plongea dans son regard. Non. Il ne l’avait jamais vu dansé. Il ne l’avait jamais vu bouger son corps pour l’ensorceler. Tobias avait déjà vu des danses orientales lors de ses voyages, mais l’idée que Safiya danse pour lui et lui seul réveillait chez lui quelque chose qui était née lors de la dernière nuit passée ensemble. Était-ce du désir ? Ou bien l’envie de briser les interdits et de caresser plus intimement ce corps qui avait souffert à ses côtés ? L’Historien racla sa gorge pour tenter de cacher le rouge de ses joues. Reprenant la marche, il garda le silence jusqu’à l’appartement. La porte ouverte, il laissa Safiya rentrer avant de la refermer soigneusement à clé.

« Je vais faire du thé, tu en veux un ? » Demanda-t-il doucement en posant les courses sur la table de la cuisine avant de mettre la bouilloire à chauffer.

Enlevant les épaisses couches de vêtements, il alla les accrocher sur le porte manteau avant de débarrasser Safiya de ses propres vêtements.

« Tu veux commencer à cuisiner maintenant ou bien tu veux attendre un peu ? Il y a une émission sur l’Egypte dans dix minutes… » Un rapide regard à sa montre confirma ce qu’il venait d’annoncer.


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Sujet: Re: And sometimes it's a familiar smile that helps me to make peace with what is now over. ⁂ Safiya ( le Ven 23 Fév - 18:53 )


Le rire, comme les essuie-glaces, permet d'avancer même s'il n'arrête pas la pluie.
Tobias & Safiya


Ils ont tellement souffert ces deux là. Ils ont tellement enduré de mépris et des privations inhumaines. Que le moindre éclat de rire devient un trésor aussi précieux que la vie en elle même. Alors à cet instant Safiya n’a qu’une envie suivre le chemin d’étoile qui s’égraine dans le regard de Tobias. Sans penser à demain. Juste vivre l’instant présent et se laisser griser sans aucune modération. Ce qu’elle fait avec bonheur sous le regard bienveillant de Tobias. A cette heure la terre pouvait trembler. Le monde pourrait s’écrouler. L’égyptienne resterait la plus heureuse des femmes. Une femme comblée par le sourire angélique que lui offre son ami. Et part toutes les perspectives que leurs paroles font naitre. L’idée du souper qu’ils vont partager. L’idée de ses fêtes qui va les réunir en toute simplicité. La promesse d’un voyage que leurs regards scellent dans un doux silence. Des petits bonheurs simples qui s’accrocheront à son cœur au côté de ceux déjà partagé avec son compagnon de galère. Bien entendu ces moments plein de joie entrechoqueront des moments de douleur. Mais cela la rend plus forte. Même si dans cette force la faiblesse parfois prend le dessus. Elle ne s’en cache pas. Mais elle sait que c’est de cette façon qu’il l’aime. Fragile et sauvage. Forte et rebelle. Fière et libre. Et le reste peut bien partir en vrille du moment que Tobias reste à ses côtés, Safiya franchira toutes les épreuves que la vie lui imposera. Sauf celle de le perdre, non à celle là elle n’y survivrait pas. C’est surement pour cette raison qu’elle s’éternise sur cette terre aux senteurs envoutantes. Senteurs qui parfois là ramènent en rêve dans son Egypte natale.

Sa douce terre dorée chaude et rassurante comme le premier baiser donner par une mère aimante.

Ils se complimentent. Ils se taquinent. Ils sont parfois des enfants de cinq ans insouciants et joyeux. Parfois ils font penser à un couple d’amoureux toujours dévorer par ce désir de l’autre. Ils sont aussi des amis complices que mille douleurs lient bien plus que ce que les gens peuvent penser. Ils sont ce doux mélange d’Europe et d’Orient. Un mélange d’épice parfait pour un met délicat aux saveurs indomptables. Ils se laissent porter par l’aura de l’autre cherchant toujours à toucher son âme. Tout est pur et naturel. Rien n’est forcé. Rien n’est caché. Sauf peut être ce désir secret de la découverte de la chair autrement que dans la douleur et les pleurs. La tentation a été présente dans mainte occasion mais elle n’a pris racine. Est-ce un bien ? Est-ce un mal ? Aucun des deux ne le sait. Peut être c’est juste un moyen de survie qui parfois leur fait perdre pied quand leurs soufflent se mêlent, quand leurs regards se kidnappent, quand leurs peaux se frôlent, quand leurs mots s’envolent. Comme dans cette proposition sage de Safiya d’offrir une danse à Tobias en remerciement de cette journée. De cette future soirée qui aura les odeurs et les saveurs du pays de son enfance et le berceau de leur amitié. Il y a toujours cette nuit savoureuse qui effleure Safiya ce contact de leurs corps dans ce moment hors du temps. Après des larmes voraces et une douleur violente. Cette récompense sensuelle et presque interdite. Elle frissonne en y songeant. Il la trouble, elle en est consciente. Danser devant lui pourrait bien tenter leur chair d’avantage. Mais cela ne lui fait pas peur. Au fond d’elle parfois elle espère même cette rencontre enivrante. Safiya voit son trouble. Elle respecte le silence de Tobias, de toute façon elle est autant chamboulée que lui. Elle laisse juste leurs doigts s’entrelacer et leurs corps se frôler.

Le chemin jusqu’à l’appartement même silencieux est délicieux. Juste parce qu’elle le partage avec son ami.

Tobias laisse entrer Safiya avant de refermer la porte à clé. Elle s’avance vers la cuisine pour poser le sac de course qu’elle tient. Elle est encore troublée par ces noms dits et ce silence. Mais elle se sent bien, libre et heureuse. « Oui avec plaisir merci. » Elle le regarde avec bienveillance pendant qu’il met la bouilloire à chauffer. Il commence à se déshabiller, puis il l’aide à en faire de même. Toujours gentleman dans tous ses gestes. Elle le trouve attendrissant. Elle commence à vider les sacs pour mettre ce qu’il fait au frigo. « Tu connais le programme télé par cœur. » Elle le taquine. « Je vais juste mettre certaines choses à tremper comme ça les saveurs vont bien se mélanger pendant que l’on regardera l’émission sur l’Égypte. Pas question que je loupe ce genre de reportage. » Elle sort des saladiers et mets en place les préparations dont elle se servira plus tard. Tobias participe à la tache sourires aux lèvres tous les deux. Enfants insouciants abimés par la vie sans aucunes retenues. Réunis dans ce moment de bonheur aux saveurs atypiques. Quel sublime et improbable duo ils forment. « Bon je crois que l’on est dans les temps pour le début de l’émission. » Safiya se lave les mains. Jette un coup d’œil à la cuisine, tout es okay, elle peut respirer pour quelques instants. Elle rejoint son ami dans le salon et elle s’installe au creux de ses bras. Lovée dans la douceur de ce rempart indestructible. « C’est quoi le sujet ? L’Égypte ancienne ou alors l’Égypte actuelle ? » Et ils se laissent prendre par le reportage, ils en débattront surement plus tard, durant la préparation du repas. Safiya parfois commente certains faits dans sa langue natale, surtout quand elle trouve ce qui est dit n'est pas en adéquation avec ce qu’elle ressent. Toujours aussi rebelle la demoiselle. Cela la fait soupirer, mais elle rigole quand son regard se pose sur Tobias. Le spectacle est attendrissant et très touchant.




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Sujet: Re: And sometimes it's a familiar smile that helps me to make peace with what is now over. ⁂ Safiya ( le Sam 10 Mar - 15:41 )
Safiya à ses côtés, Tobias savait qu’il pouvait accomplir des miracles. Ils arrivaient toujours à avancer parce que l’un était au côté de l’autre. Ils faisaient une fine équipe, le genre de duo qui survit au pire et vieillis ensemble. Il ne se séparerait d’elle pour rien au monde. Il était tout simplement hors de questions de la laisser prendre ses distances. Non pas qu’il était possessif, mais avec leur passif : comment pouvait-il en être autrement ? Il connaissait la jeune femme sur les bouts des doigts. Ce sont bels et biens ses cris qui le réveillent la nuit. Tobias s’en voulait tellement de ne pas avoir empêché le corps de Safy d’être de la sorte souillé, marqué sans vergogne. Ce n’est pas comme s’il avait été en mesure de faire quoique ce soit : mais une part de lui ne pouvait pas cesser de penser que ce qu’il a fait n’avait pas été suffisant. Au final, elle avait souffert autant que lui. Des regrets, il en avait à la pelle et bien trop souvent à son goût ils revenaient sur la scène. C’est le sentiment d’impuissance qui revenait le plus souvent. Il n’y avait qu’à allumer la télé pour raviver ces souvenirs d’outre tombes. Que cela soit avec la mort de son père récemment ou bien son passé dans une cellule au cœur d’un désert impitoyable : Tobias était hanté par la peur de ne pas pouvoir sauver ceux qu’il aimait. Mais pas que. Combien de monuments, artefacts des temps anciens disparaissaient à cause de la guerre et la stupidité humaine ? Voilà autre chose qui le rendait malade. Heureusement pour lui, entre ces phases de noirceurs, il trouvait de la lumière. Auprès des trois femmes de sa vie. Sa mère, Angèle et Safiya. Le respect qu’il avait pour elles ne pouvait pas être mesuré avec des mots. Il le savait. C’est pour cela qu’il s’efforçait constamment de faire mille et une chose pour contenter ces déesses vivantes. Tobias se savait chanceux et il ne voulait pas tout gâcher.

Inondant sa belle égyptienne de compliments tous plus sincères les uns que les autres, il eut le malheur de se perdre dans son regard noir. Tous ses sens en alerte, le fait qu’elle lui propose de danser pour lui le rendit tous chose. Pourquoi est-ce que cela le perturbait autant ? Ce pourrait-il qu'il est une image différente de Safiya maintenant ? Le souvenir de leur baiser était beau et l’avait bien souvent réchauffé lors des nuits froides où seule la solitude lui tenait compagnie. Préférant ne pas reprendre la parole pour ne pas témoigner son désarroi, il serrait l’emprise de sa main dans la sienne et l’attira vers leur chez eux. Tobias avait toujours été le genre de personne à apprécier le silence, ne le trouvant jamais pesant même quand il se remémorait des souvenirs douloureux. Le bruit le rendait instable, pour ne pas dire froid et distant. Il ne supportait pas ne pas s’entendre penser.

Dans la cuisine, il lui propose un bon thé et entreprend déjà de mettre l’eau à chauffer et de préparer leur tasse. Il devait en acheter une nouvelle, Angèle avait brisé la sienne lorsqu’elle était venue comme une furie pour lui annoncer la terrible nouvelle… Ou la bénédiction. Tobias ne savait plus vraiment. S’il était heureux de cette nouvelle, il ne savait pas s’il était prêt à être père alors qu’il venait de perdre le sien. Et puis il était encore instable selon son psy. Etait-ce réellement un bon environnement pour élever un enfant ? Ce n’était pas la seule question qui taraudait son esprit en pensant à l’annonce de la grossesse. Il se demandait comment il allait pouvoir annoncer à sa Safiya qu’il allait être papa dans sept mois. Le prendrait-elle bien ? Est-ce qu’elle lui en voudrait ? Ce n’était de toute façon pas le moment de parler de ça. Leurs manteaux enlevés, il la regarda vider les sacs.

« Je n’ai pas souvent des jours de repos et quand j’en ai : je fais toujours en sorte que ça soit pour regarder quelque chose d’intéressant à la télé. Est-ce si surprenant que ça ? » Il prit appui sur le frigo et la regarda s’afférer pour leur cuisiner quelque chose qui aurait des saveurs d’Orient. Il prépara le pain qu’il laissa reposer dans un torchon propre. Ils n’auront plus qu’à le mettre à cuir au dernier moment.

Versant l’eau chaude dans les tasses il prépara un plateau avec des dattes et des biscuits anglais et mis les mugs dessus avant de porter ce dernier jusqu’à la table basse le temps que Safiya lave ses mains. Il s’installa par la suite sur le canapé et déplia une couverture. Une fois la belle dans ses bras, il entreprit de les border pour qu’ils soient au chaud et mis la bonne chaîne. Perdant presque instinctivement sa main dans ses cheveux, il posa sa joue contre le haut de son crâne.

« C’est sur la nouvelle cavité qu’ils ont trouvés dans la Pyramide de Keops. » Il s’éloigna quelques instants pour prendre son thé et donner le sien à Safiya avant de se réinstaller. « Je suis tellement content de savoir parler et comprendre l’Arabe : au moins je vois les problèmes de traduction. » Il sourit et regarda l’Egyptienne avant de déposer un baiser sur son front. Ces petits moments venaient tout seul, sans que Tobias ne le contrôle réellement.

Le reportage terminé, il éteignit la télé et avec son portable mis en route Spotify pour écouter chanter Idan Amedi : son chanteur israélien préféré.

« Si tu veux changer, n’hésite pas. » Il sourit et alla en cuisine pour enlever le film plastique du saladier. L’odeur des épices était tout bonnement incroyable. Il huma bruyamment et soupira de bonheur : « Bon sang que ces odeurs m’ont manqué ! On devrait faire ça plus souvent. » Dit-il avec des étoiles dans les yeux. Il était comme un gamin.

Tobias se lava à nouveau les mains et ses manches remontées : il pétrit à nouveau le pain. Il arracha un morceau de la pâte pour le goûter et sourit. Il en coupa un autre et le tendit à Safiya : « Ouvre la bouche, et dis-moi ce que tu en penses. » Il fit manger la belle et attendit sa réaction.

« Là. Maintenant. Tout de suite : je peux dire sans mentir que je suis heureuse Safiya. » Il ne pouvait pas mentir à la belle. Il en était incapable. S’il disait souvent quand il allait mal : il voulait également dire quand il allait bien. C’était ça le secret pour guérir.


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Sujet: Re: And sometimes it's a familiar smile that helps me to make peace with what is now over. ⁂ Safiya ( le Mer 14 Mar - 11:09 )


Le rire, comme les essuie-glaces, permet d'avancer même s'il n'arrête pas la pluie.
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Safiya voudrait que cet instant dure éternellement. Qu’il n’y est que de la douceur autour d’eux. Qu’ils oublient leurs cauchemars. Qu’ils oublient la douleur qui les étreint parfois à leur couper le souffle. Qu’ils oublient ces quatre années qui les retiennent prisonniers. Pour qu’enfin ils profitent de leur vie. Mais elle sait que cela est impossible. Que malgré les années qui s’enchainent rien ne pourrait effacer ces années. Pourtant elle fait tout pour y arriver, mais ce n’est jamais suffisant. Il en faut toujours plus. Comme si elle était dans un gouffre sans fin, sans arrêt affamé de ses plaintes, de ses larmes, et de sa souffrance. Pourtant il y a des moments ou tout semble possible. Comme là. L’instant est beau. Magique même. Hors du temps. Ils sont seuls au monde. Juste bercés par les brouhahas de la ville qui leur prouvent qu’ils existent. Et cette sensation leurs fait un bien fou. Ce bonheur éphémère se lit sur leur visage, éclaire leur regard, amplifie leurs gestes, anime leurs mots. Ils sont juste heureux de vivre. De sentir ses odeurs enivrantes qui les emmènent au-delà des frontières italiennes. Ils se laissent happer, cherchant juste à trouver la lumière dans ce chaos où demeure leurs cœurs et leurs âmes. Vivre juste vivre. Est-ce trop demander ? Est trop exiger ? Eux que l’on a essayé de détruire. Eux qui ne sont que la part de vie de l’autre. Il y a-t-il un espoir pour que le noir s’efface et ne laisse la place qu’à la lumière. Safiya essaie d’y croire. Safiya veut y croire. Et elle espère que Tobias y croit aussi. Et après s’être laissé bercer par ce moment presque irréel, ils rentrent sourire aux lèvres chez eux. Ils vont prolonger l’instant.

Entre paradis et enfer ne voulant que le paradis.

Une fois chez Tobias, chacun s’affaire à préparer le repas. Ils ne se quittent pas des yeux. Troublé par des paroles prononcées durant leur promenade. Mais le trouble fait partie de leur relation. Et il a souvent croisé leur route. Lors d’une caresse. Lors d’un baiser. Lors d’un regard. Alors ils en ont pris l’habitude, même si parfois il est plus tenace que d’autre. Plus vorace aussi comme s’il les mettait à l’épreuve. Voulant les faire tomber. Les faire fauter. Mais la conversation permet d’adoucir ce voile trop présent. Sans qu’il soit dérangeant. Il les chamboule juste. « Non pas du tout. » Safiya lui sourit tout en continuant sa tâche. Elle ne veut pas louper le début de cette émission sur l’Égypte. Surtout si en plus elle profite de la chaleur du corps de Tobias contre le sien. Elle garde encore le souvenir de ce contact exquis lors d’une nuit de tourmente. Contact qu’elle rêve parfois de prolonger ou de rendre plus intime. Elle frisonne à ses pensées. Alors que la bonne odeur du thé vient titiller ses narines. Comme elle aime cette senteur exotique qui la ramène à ses racines. Son ami prépare le plateau, il n’oublie rien. Puis ils vont s’installer dans le salon. Comme à son habitude, il prend soin de l’égyptienne. L’enveloppant dans une couverture. Elle se blottit ou plutôt elle se réfugie contre le corps de Tobias. Un bouclier à toute sa souffrance. Même si parfois il s’effondre et se montre faible. Elle sait qu’elle peut compter sur lui. Comme il peut compter sur elle. Il se fait tactile et elle savoure la tendresse de sa caresse. « Très intéressant. Oui parfois je me dis que je devrais postuler pour les traductions. Franchement leurs erreurs me rendent dingue. » Elle jure en arabe. Tout en récupérant sa tasse. Son ami se montre tendre, et une douce chaleur inonde son être. La caressant, la troublant aussi. Cette chaleur marque son corps avec plus d’insolence et elle aime ce qu’elle éveille en elle. Elle pose un baiser contre la joue de son ami.

Leurs gestes sont naturels, nullement calculés.

Puis le reportage se finit et Tobias met de la musique. Safiya ne peut que se laisser bercer par les notes. « Non c’est parfait. » Ils retournent en cuisine. Tobias s’enivre des odeurs d’Orient. Elle ne peut s’empêcher de sourire en le voyant faire. Avant de faire la même chose. Elle ferme même les yeux pour se laisser d’avantage emporter. « Elle me manque à moi aussi. Oui cela serait une très bonne idée. » Elle s’attaque à la suite, en mettant en cuisson les mets baignés d’épice. La chaleur va encore plus titiller les odeurs et leur nez. La pâte à pain a bien monté, Tobias la goute et la fait goute à Safiya. Pour en savourer d’avantage les saveurs, elle ferme les yeux. Comme quand elle a senti le plat. « Hum .. un régal. Cuit cela va être une tuerie. On forme une bonne équipe. » Elle le pousse gentiment. Il règne alors dans la cuisine une ambiance des plus exquises. Leurs éclates de rire résonnent alors qu’ils s’affairent. Ils se taquinent. Ils s’observent. Le bonheur est là. Et les mots de Tobias réchauffent le cœur de Safiya. « Je suis heureuse moi aussi et te l’entendre dire cela me rend encore plus heureuse. » Elle lui attrape les mains. La musique qui passe est entrainant du coup elle se met à la faire tourner, tournant avec lui. Le regard plus brillant que jamais. Ivre de ce bonheur si fragile et pourtant si puissant à cet instant. « Je voudrais que ce moment n’est jamais de fin. Juste toi et moi heureux comme des enfants insouciants. » Elle s’arrête alors que son cœur galope dans sa poitrine. Elle le regarde avec tendresse, amour même. Se mordant la lèvre quand la vague de chaleur se fait plus vorace au creux de ses entrailles. Son regard glisse sur les lèvres de son ami à demi ouverte. Elle voudrait juste avoir le courage de laisser parler le désir qui nait en elle. « Est-ce que voudras que je danse avant ou après le repas ? » Sa voix prouve à quel point elle est chamboulée. A quel point tout ceci la chavire et éveille en elle bien des sensations déroutantes, délicieusement tentantes. Safiya plonge son regard dans le sien, alors que ses doigts viennent caresser la joue de Tobias. « Il faut que je surveille la cuisson de la viande. » Elle s’écarte à regret. La tête prise par des pensées qui ne sont plus sages. Elle le désire. Au fond elle l’a toujours désiré.

Mais cela n’avait jamais été aussi puissant, aussi palpable, aussi enivrant que maintenant.




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Dernière édition par Safiya Rahotep le Jeu 15 Mar - 15:09, édité 1 fois
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