Revenir en haut
Aller en bas


 

- And sometimes it's a familiar smile that helps me to make peace with what is now over. ⁂ Safiya -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Rues du centre
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2
Tobias SpilsburyLe vin est un puissant lubrifiant social
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t545-i-may-be-drunk-miss-but- http://www.ciao-vecchio.com/t587-tobias-and-it-left-me-to-wonder-if-people-ever-know-each-other
ID : Sharky // Ingrid
Faceclaim : Eddie Redmayne © Miss Pie & Ealitya
Multi-comptes : Vera & Vittoria
Messages : 294 - Points : 966

Âge : 35 ans
Métier : Historien et Conservateur au Musée Nationale d'Archéologie.
Sujet: Re: And sometimes it's a familiar smile that helps me to make peace with what is now over. ⁂ Safiya ( le Mer 14 Mar - 22:16 )
La paix, le calme qui vient après la tempête. Tobias s’accrochait à cette idée comme un naufragé à sa bouée. C’était ce que ces instants étaient pour lui : un moyen de ne pas dériver. De rester fort et fier durant des temps si difficiles. D’être là pour Safy, pour qu’elle puisse se reposer sur lui et que son chagrin ainsi que ses souffrances soient moindres. Prendre soin des autres avait toujours été quelque chose qu’il appréciait. Depuis qu’il était enfant avec ses cousins et cousines ; jusqu’aux portes des enfers dans le désert et dans quelques mois en tant que père. S’il le pouvait : il dévouerait sa vie pour prendre soin de son prochain même si une part de lui resterait plus attachée à l’Histoire. Sans passé, il n’y avait pas d’avenir. Cela était valable dans son travail mais également dans sa vie de tous les jours. Tobias devait accepter les balafres qui ont marqué ces quatre années s’il voulait avancer. S’il voulait devenir un homme qui est à la hauteur des responsabilités qu’il souhaite endosser. Bien que cela soit dur, semblait impossible même : Tobias ne voulait pas perdre l’espoir. Sans quoi, il n’aurait qu’à s’ôter la vie. Les petites choses du quotidien lui permettaient de continuer d’avancer et Safiya en était une des pièces maîtresses. Même si sa présence le troublait de plus en plus. Il avait de plus en plus de mal à faire la part des choses et se reprenait souvent à regarder ces lèvres et non son regard de gazelle. Son cœur flanchait et en même temps se déchirait pour deux femmes. Chacune contribuant à son bien-être. L’une portant maintenant la vie et l’autre les souvenirs qui l’ont détruit. Cependant, en aucun cas Safy lui rappelait la douleur. Bien au contraire, elle était le symbole et le témoin que c’est seulement avec quelqu’un qu’on peut survivre. Sans elle, aucun doute ne pouvait subsister : il se serait laissé mourir.
L’un contre l’autre devant la télé, l’Historien la gardait tout contre elle. Avec sa tasse de thé dans sa main libre, l’autre dans les mains de la belle égyptienne : un soupire de bonheur traversa ses lèvres. Voilà une nouvelle preuve que la vie n’était pas que régit par les mauvais souvenirs. Qu’il y avait autre chose dans la noirceur de son spleen. Des moments délicats qui valaient tout l’or du monde.

« Tu serais la meilleure des traductrices. » Se permit-il d’ajouter. Il le pensait sincèrement : « Je suis certain que tu ferais un bien meilleur travail qu’eux ! »

L’avoir si proche de lui était un plaisir et en même temps une torture. Il avait envie de briser les interdits. De l’embrasser, de découvrir par le toucher cette peau délicate et pourtant marquée. Il voulait l’aimer comme un homme et pas seulement comme un ami proche. Tobias, qui n’avait jamais été doué avec les femmes, se surprenait encore de cette chaleur qui naissait dans le creux de ses tripes. Pouvaient-ils vraiment faire une telle chose ? N’allaient-ils pas le regretter par la suite ? En demander plus ? Autant de questions que de réponses nécessaires mais voilà : il ne les avait pas. Bientôt, son esprit ne fut plus en mesure de suivre le documentaire : bien trop tourmenter par ce qu’il devait faire.

Mettant de la musique pour éviter tout silence qui pourrait être pesant, entendre sa langue natale avait toujours le don de le détendre. Tobias arrive à chasser ses interrogations en sentant les épices d’Orient. Cela sentait divinement bon. Safiya était d’accord : ils allaient se régaler ce soir et festoyer comme des rois.

« A t’entendre on pourrait croire que tu viens seulement de le découvrir. » Il la taquinait évidemment. « Je n’ai jamais douté de notre duo. » Ils ont accompli des merveilles ensemble et dans ses plus fol espoirs : il espérait que le meilleur était devant eux.

Emporter par la musique et par l’ivresse d’une paix partagée : Tobias se laissa volontiers emporter dans la danse après avoir mis le pain au four. Les paroles de Safy transpirent de vérité. Lui aussi aimerait que ces moments ne s’arrêtent jamais. Mais ce n’était pas possible. A-t-on jamais demandé à la terre d’arrêter de tourner ? Et puis soudainement, l’Historien remarque le regard de sa belle et son cœur s’arrête. Le rouge lui monte aux joues alors il s’éloigna et enleva son pull. Quand elle posa sa question, il avala difficilement sa salive. Non. Ces images ne lui étaient pas sorties de la tête. Malheureusement.

« Après… » Souffla-t-il timidement. Il est tout aussi chamboulé qu’elle et tout dans son comportement le témoignait. Il la laissa caresser sa joue et frissonna. Bon sang, pourquoi il en voulait plus. Caressant ses lèvres avec son pouce, il se laissa guider par son instinct et s’approchait de son visage. Quand elle se recula, il retourna à la réalité et se racla la gorge. Son téléphone sonna. C’était sa mère. « Je reviens. » Puis il décrocha et alla prendre le coup de fil dans sa chambre.

« Je suis désolé. Elle ne voulait pas raccrocher. » Tobias sourit en coin. « Je ne t’ai pas beaucoup aidé… Je ferais la vaisselle pour la peine ok ? » Il était hors de questions que Safiya fasse tout. La parité homme et femme était important à ses yeux. Il prit des assiettes et des couverts pour mettre la table. « Ma maman pense venir me voir et en même temps passer un peu de temps avec son frère. Tu pourras la rencontrer comme ça. Je suis certain que vous allez vous entendre à merveille. »


you were my dream


⋆ sweet dreams are made of this.


Il faut oublier, tout peut s'oublier. Oublier le temps, des mal entendus et du temps perdus. Ne me quitte pas. Ne me quitte pas. Jacque Brel @excelsior
Revenir en haut Aller en bas
Safiya RahotepLe vin est un puissant lubrifiant social
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t1780-safiya-celle-qui-est-lu http://www.ciao-vecchio.com/t1809-un-seul-jour-peut-equivaloir-a-l-eternite-safiya
ID : sweety / nath
Faceclaim : Zoé Saldana + ©cosmic dust
Multi-comptes : Augusto Rinaldi
Messages : 1958 - Points : 2635

Âge : 38 ans née le 20 octobre 1979 à Louxor en Egypte.
Métier : Archéologue. Travaille avec Tobias depuis son arrivée à Naples.
Sujet: Re: And sometimes it's a familiar smile that helps me to make peace with what is now over. ⁂ Safiya ( le Jeu 15 Mar - 16:37 )


Le rire, comme les essuie-glaces, permet d'avancer même s'il n'arrête pas la pluie.
Tobias & Safiya


Safiya et Tobias s’installent sur le canapé. Ils prolongent leur instant de complicité en toute simplicité, sans se prendre la tête. Juste en se laissant couler dans ce sentiment apaisant qui les enveloppe. Ils ont tellement bravé de choses ensemble que cette paix éprouvée semble presque irréelle. Pourtant elle est bien vraie et ils la caressent de leurs souffles avec délice. Safiya se love contre Tobias, trouvant refuge au creux de ses bras. Ils ont souvent été son bouclier face aux terreurs qu’elle a vécu. Face aux terreurs qu’elle vit encore quand son esprit se perd dans son passé. Elle se sent bien, protégée, détendue et heureuse. Elle réalise qu’elle aime de plus en plus la saveur de ces contacts. De cette proximité déroutante. Même si les gestes restent sages et amicaux, ses pensées sont troublées par des envies charnelles. Elle essaie de rester lucide et de s’impliquer dans le reportage en rapport avec l’Egypte. Dans le fait que la traduction est mauvaise. Cela occupe son esprit et l’empêche de divaguer vers d’autres idées. Même si celles-ci se font plus puissantes. La prenant aux tripes avec voracité. « Facile quand on maitrise la langue depuis que l’on sait parler. Je suis sure aussi. Mais tu te débrouillerais aussi bien que moi. » Elle lui sourit, d’un sourire charmeur sans même en prendre conscience. Elle frissonne quand Tobias se fait plus tactile. Safiya se laisse même enivrer par son odeur.

Que leurs arriveraient-ils s’ils succombaient à cette ivresse qui devient envoutante ?

Puis ils reprennent le dessus. Il est temps de préparer le repas. Tobias met de la musique. Safiya se laisse emporter par les notes qui s’égrainent. Elles sont douces et fruités, délicieuses et vibrantes. Le moment est juste parfait. Leur complicité éclate d’avantage aux yeux de la belle à la peau dorée. Bien sur qu’elle sait qu’ils forment une bonne équipe, elle n’a jamais eu de doute la dessus. Mais à cet instant tout prend une ampleur exquise. Si intime qu’elle a du mal à y croire. « Moi non plus je n’en ai jamais douté. C’est juste que là tout semble si parfait .. » Elle ne serait pas comment l’expliquer. A vrai dire en a-t-elle envie. Elle voudrait juste arrêter le temps. Comme si la chose pouvait être possible. Alors elle se laisse guider par ce qui vient titiller son cœur. Par cette musique qui l’enveloppe. Par les odeurs qui la caressent éveillant bien des souvenirs. Ce qui la rend plus réceptive. Peut être plus désirable. En tout cas elle remarque la gêne de Tobias. Ses joues qui s’empourprent mais les siennes doivent faire de même. Elle le regarde quitter son pull tout en parlant en toute innocence de la danse qu’elle lui a proposé de faire. En tout cas le moment est troublant pour l’un comme l’autre. « Okay. » Mais même si Safiya est chamboulée par toutes ces sensations elle vient doucement chercher la douceur de sa peau sous le grain de ses doigts. L’envie est là au bord de ses lèvres. Il est si prés. Elle sent sous souffle effleurer son visage. Il suffirait de peu pour que le contact soit réel. Mais Safiya s’éloigne et la sonnerie du téléphone de Tobias retentit.

Comme une échappatoire à une réalité trop perturbante.

« Pas de souci. Je m’occupe de la suite. Prends ton temps. » L’égyptienne se demande comment elle a réussi à prononcer ces mots. Son cœur tambourine dans sa poitrine. Elle s’appuie contre l’évier de la cuisine pour retrouver ses esprits. Elle se sert même un verre d’eau. Pourquoi faut-il que ce désir enivrant la chavire à ce point ? Pourquoi a-t-elle envie de Tobias avec tant de ferveur ? Elle ferme les yeux. Mais l’odeur de son ami traine sur sa peau comme une marque indélébile de leurs destins liés à jamais. Et son visage s’impose à son regard fermé. La douceur de ses yeux. Ses lèvres. Ses mains sur son corps. Et cette nuit ou leurs peaux se sont frôlés avec insolence. Elle sent une vague de chaleur caresser ses reins. Et le désir s’inviter dans ses veines. Il faut qu’elle s’occupe pour ne plus penser à tout ce qui la trouble. Alors elle se remet à cuisiner. Les odeurs se font plus intenses dans la cuisine. Elle fredonne même un air de chez elle.

Safiya sursaute quand Tobias revient. « Logique elle voulait s’assurer que tout aller bien. » Quand elle a sa mère au téléphone c’est un peu pareil. Elle sait quand l’appel commence mais elle ignore quand il va finir. « Ce n’est pas grave. Okay tu feras la vaisselle. » Le trouble semble passé enfin pour le moment. L’égyptienne est consciente que c’est juste une parenthèse, qu’il reviendra à la charge. Et peut être même qu’il sera plus impatient. Plus affamé. « Mais c’est trop génial. Je serais ravie de faire sa connaissance. Je suis sure qu’elle pourra m’apprendre plein de chose sur toi. Notamment quel enfant sage tu étais. » Elle se met à rire. « Ma présence ne va pas t’empêcher de la loger. Sinon je peux aller à l’hôtel pour quelques jours ou m’arranger avec une amie. Vous aurez peut être envie de vous retrouver tous les deux. » Elle regarde le plat qui mijote. L’entrée est prête, le dessert aussi. « Si tu veux on peut passer à table. » Elle vient encore une fois le frôler de ses doigts. Avant de poser un baiser sur sa joue. Elle a de plus en plus de mal à se passer de ces contacts.

Et l’envie de les rendre plus intense vient encore la titiller avec audace.





AVENGEDINCHAINS



Sauvage & Rebelle
" Ne crie pas contre celui qui t'agresse, ne lui réponds pas toi-même. Celui qui fait le mal, le rivage le rejette, l'inondation l'emporte. " Aménémopé
Revenir en haut Aller en bas
Tobias SpilsburyLe vin est un puissant lubrifiant social
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t545-i-may-be-drunk-miss-but- http://www.ciao-vecchio.com/t587-tobias-and-it-left-me-to-wonder-if-people-ever-know-each-other
ID : Sharky // Ingrid
Faceclaim : Eddie Redmayne © Miss Pie & Ealitya
Multi-comptes : Vera & Vittoria
Messages : 294 - Points : 966

Âge : 35 ans
Métier : Historien et Conservateur au Musée Nationale d'Archéologie.
Sujet: Re: And sometimes it's a familiar smile that helps me to make peace with what is now over. ⁂ Safiya ( le Sam 17 Mar - 19:14 )
Les choses se sont enchaînées naturellement ; un moment en amenant un autre. Encore et toujours ces deux êtres étaient attirés l’un envers l’autre ; comme deux adolescents qui ont passé l’âge de la relation platonique. Tout son corps désirait Safiya, ne voulait faire qu’un avec elle, mais il devait résister. Il ne pouvait pas se permettre de faire une telle chose. Après tout… Il aimait Angèle non ? Elle portait son enfant qui plus est. Alors pourquoi voulait-il tant l’embrasser et goûter à nouveau ces lèvres désirables ? Il ne savait pas. Tobias n’avait jamais été esclave de ses désirs et de ses sentiments mais depuis son retour à Naples : la donne avait changé. Comme si toutes ces années où il avait été en manque d’affection revenaient au grand galop. Avait-il un besoin d’amour trop grand à combler pour ne pas être satisfait ? Ou bien était-ce sa relation chaotique avec Angèle qui rendait son attirance pour Safy un peu plus grande ? Autant de questions qui méritaient des réponses mais l’historien ne savait pas comment trouver la solution à ces problèmes.

« C’est parce qu’on est ensemble et en vie. » Loin de la douleur, de la désolation, de la guerre. Tobias arrivait à revivre doucement et Safiya jouait un rôle important dans sa convalescence.

Reparler de la danse éveille ses sens et fait trembler dangereusement ses défenses. Comment pouvait-il être fort et garder de la distance quand elle lui proposait de danser pour lui. De bouger son corps lentement, doucement juste pour ses beaux yeux. Il n’avait pas besoin de fermer les yeux pour l’imaginer : il arrivait très bien à la voir sans chercher midi à quatorze heures. Maintenant proche d’elle, Tobias caresse l’objet de son désir avec son pouce. Pour sûr que si la viande ne demandait pas de l’attention et si sa mère n’avait pas appelé : il l’aurait embrassé. Ce retour à la réalité est brutal. Il ne peut même pas cacher son visage devenu aussi rouge qu’une tomate. Alors, il prend l’appel dans sa chambre : il en profiterait aussi pour se calmer et remettre ses idées en place. Safiya devait rester une amie. La meilleure qu’il soit, mais ils ne devaient pas mettre une attache physique à leur relation. Il avait bien trop peur de la perdre au profit d’un bonheur éphémère.
Sa mère ne savait pas non plus qu’elle allait être grand-mère, il n’avait pas trouvé la force de lui dire. Le fait qu’elle vienne précipitait les choses : il ne pouvait plus le garder secret et il ne voulait pas que Safiya l’apprenne par une autre personne que lui. Il lui dirait. Ce soir. Peut-être que cela mettrait un terme au désir entre eux ? Elle était la plus forte des deux. Tobias se savait impuissant maintenant contre les charmes de la belle Egyptienne. Il était son humble servant, esclave de ses désirs : il ne pouvait pas résister à ces deux pupilles noires. Revenant dans la cuisine, salle à manger : il s’afféra à mettre la table en s’excusant mille fois. Il ferait la vaisselle pour se faire pardonner. Il lui annonça la visite prochaine de sa génitrice et sa réaction le fit sourire à nouveau. Il sortit le pain du four et respira la bonne odeur.

« J’étais un enfant parfait, même si je suis certain qu’elle aurait aimé que j’ai plus d’amis. J’en avais, mais ils étaient tous imaginaires alors elle m’a toujours dit que ça ne comptait pas. N’empêche que j’avais aussi une ménagerie alors j’étais l’enfant le plus heureux du monde. C’est pour ça qu’elle ne m’a jamais réprimandé, je crois… » Et puis, il avait de bons résultats à l’école et avait toujours été en avance sur son âge. « Je sens que vous allez comploter contre moi… Je vais devoir faire attention hein ? » Il la taquinait évidemment, il serait content d’être au cœur de leur conversation si cela voulait dire qu’elles s’entendaient bien. « Non non ne t’en fais pas, je dormirais sur le canapé. » Cela ne le dérangeait pas.

Quand elle annonça que le repas était prêt avant de déposer un baiser sur sa joue : son cœur s’arrêta à nouveau. Il souffla longuement en remettant une mèche de cheveux à Safiya derrière son oreille.

« J’ai quelque chose à te dire… » Il prit ses mains et la força à s’asseoir. Les gardant, les serrant doucement il s’installa à son tour avant de se plonger dans son regard si perturbant. « Je… C’est une bonne nouvelle… Enfin je crois. » Tobias prit une longue inspiration et laissa le couperet tomber : « Angèle est enceinte. » Il baissa la tête : « Je suis désolé de te l’avoir caché… Je n’ai jamais trouvé le bon moment et ce n’est probablement pas le cas maintenant mais… Je ne t’ai jamais menti ou caché quoique ce soit : je ne veux plus que ça continue. » Tobias releva son visage : « Tu… Tu me pardonnes ? »


you were my dream


⋆ sweet dreams are made of this.


Il faut oublier, tout peut s'oublier. Oublier le temps, des mal entendus et du temps perdus. Ne me quitte pas. Ne me quitte pas. Jacque Brel @excelsior
Revenir en haut Aller en bas
Safiya RahotepLe vin est un puissant lubrifiant social
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t1780-safiya-celle-qui-est-lu http://www.ciao-vecchio.com/t1809-un-seul-jour-peut-equivaloir-a-l-eternite-safiya
ID : sweety / nath
Faceclaim : Zoé Saldana + ©cosmic dust
Multi-comptes : Augusto Rinaldi
Messages : 1958 - Points : 2635

Âge : 38 ans née le 20 octobre 1979 à Louxor en Egypte.
Métier : Archéologue. Travaille avec Tobias depuis son arrivée à Naples.
Sujet: Re: And sometimes it's a familiar smile that helps me to make peace with what is now over. ⁂ Safiya ( le Lun 19 Mar - 19:12 )


Le rire, comme les essuie-glaces, permet d'avancer même s'il n'arrête pas la pluie.
Tobias & Safiya


Le trouble plane au dessus d’eux avec insolence et indécence. Safiya voudrait pouvoir le chasser. Mais il persiste se faisant plus empressé, plus vorace. Ces instants partagés avec Tobias ne font que rendre plus fort cette flamme au creux de son corps. Surtout que l’ambigüité s’agrandit sans complexe. Elle voudrait que tout soit plus simple et pouvoir ainsi céder à ce qui anime son corps. Car l’effacer semble impossible. Mais elle n’en a pas le droit. Tobias est son ami et elle ne veut pas prendre le risque de perdre cette amitié précieuse pour un besoin charnel. Même si quand elle parle de Tobias, ceux qui l’écoutent, voient ce qu’elle ressent. Peut être que Safiya n’a plus vraiment la force de le cacher. Parce que ce sentiment l’étouffe ou parce qu’il a simplement envie d’être nourri. De toute façon elle voit les regards de Tobias quand ils se posent sur elle. Lui aussi est troublé. Comme quand ils se trouvent face à face. A se demander si la barrière invisible ne va pas finir par céder. Mais qu’adviendra t-ils d’eux s’ils coulent dans cette folie ? Dans ce désir du corps de l’autre qui se fait au fil du temps plus intense et puissant. Safiya a peur que cela ne soit leur perte. Alors elle se dit qu’elle n’a pas le droit de craquer. Même si les lèvres de Tobias sont un met qu’elle ne se lasserait pas de croquer. Et pas que ses lèvres. Ses mains aussi.

Le corps tout entier de Tobias devient une sucrerie interdite aux yeux de l’égyptienne. Une torture. Une supplique.

« Oui ensemble et en vie. » Safiya ne peut s’empêcher de se demander pour combien de temps encore ils sont ensembles. Elle sait que si le désir continue de la titiller de la sorte, il va falloir qu’elle parte. Loin de l’Italie. Loin de son ami. Pour éviter leur perte. Même si cette fuite lui déchirera le cœur. Mais rester se serait surement pire. Et la conversation continue, comme leurs gestes. Elle essaie de repousser au fond d’elle cette flamme qui ne cesse de grandir. Elle parle de danse sans se rendre compte que Tobias est encore plus troublé. Safiya ne voit pas cet acte comme une provocation. Même si cette danse risque fort de le devenir. Son corps ne résistera pas au fait d’agir en charmant. Et elle est consciente de ce qu’elle dégage lorsqu’elle danse. Le coup de téléphone au final tombe à pic. La tension était à son comble. Du coup le fait que chacun s’éloigne permet de calmer le feu. Un moment de répit. L’égyptienne se demande jusqu’à quand elle va tenir. Sera-t-elle capable de ne pas succomber aux lèvres de son ami ? A l’appel de son corps. Oui elle va y arriver et elle se jette corps et âme dans les préparations du repas qu’ils dégusteront ensemble. Puis Tobias revient annonçant la future visite de sa mère. Cela enchante Safiya, ainsi elle pourra en apprendre plus sur l’enfance de son ami. « Un enfant parfait !! » Elle prend un air songeur comme si elle mettait en doute ses paroles. Juste pour le taquiner. « Avoir des amis ne rend pas toujours plus heureux quand on est enfant, c’est l’univers dans lequel on vit qui nous rend heureux. » Safiya préférait courir seule au travers des espaces libres que de passer du temps avec des copines à jouer à la poupée ou à de jeux idiots. « Oui on pourrait bien comploter contre toi. » Elle sourit. Heureuse des mots qu’ils échangent. « Tu vas être bien sur le canapé. » Elle va pour lui dire qu’il pourrait dormir avec elle. Comme il l’a fait déjà plein de fois depuis qu’elle est à Naples. Mais que penserait sa mère. Enfin deux amis peuvent dormir ensemble sans arrière pensée. Même si chez eux, certaines pensées se font plus perturbantes.

Enfin il est temps de passer à table. De savourer ces plats qui réchauffent la cuisine d’odeur qui les bercent de saveur exquise, une promesse au voyage.  

Safiya vient embrasser Tobias, elle arrange une mèche de ses cheveux. Elle voudrait plus mais elle doit résister à cette envie destructrice. Elle va pour s’éloigner, mais son ami la retient en lui prenant ses mains. Il a quelque chose à lui dire. « Oui je t’écoute. » Leurs regards se capturent. Elle ressent comme une étrange sensation. Une gêne dont elle n’arrive pas à comprendre le sens. Une bonne nouvelle. Elle pense à un tes de chose. Une promotion pour Tobias. L’idée d’un nouveau voyage ensemble. Mais elle était loin de penser à Angèle et au fait qu’elle soit enceinte. Elle ne comprend pas tout de suite. Elle ne voit pas pourquoi elle devrait pardonner Tobias de ne pas lui en avoir parlé tout de suite. Dans son esprit cette nouvelle crée un peu le bordel. Il veut lui faire comprendre quoi.  « Un peu logique quand on est une femme mariée de tomber enceinte. Pourquoi tu te sens si coupable ? » Elle l’interroge du regard. Tobias tient toujours ses mains. Elle se met à trembler. La peur vient serrer ses tripes. Non. Non. Son esprit lui joue un tour. Angèle est mariée. Tobias ne peut pas … « Tu essaies de me dire quoi Tobias. » Safiya échappe de l’emprise de ses mains. Son regard c’est voilé. Elle ne sait pas si elle doit crier. Pleurer. Ou le frapper. « Est-ce que tu es … » Elle n’arrive même pas le dire. « Non tu ne peux pas .. » Elle sait qu’il l’aimait et que l’emprisonnement avait tout foutu en l’air. Angèle l’avait cru mort et elle avait cherché à l’oublier en se mariant. Elle sait qu’elle n’a pas à lui en vouloir. Cela ne la regarde pas. Tobias est juste un ami et rien de plus. Mais ce qu’elle ressent à cet instant est le pire des coups de poignards. La pire des tortures. Elle voudrait juste mourir. Elle se remet face à lui et plonge à nouveau son regard dans le sien. Cette fois il est noir, troublé, criant d’une vérité qui fait peur à l’égyptienne. « Tu es le père c’est ça ? » Sa voix est tremblante. Elle se retient de pleurer. Cette soirée promettait d’être si belle et voilà que Tobias vient de tout saboter. « Pourquoi ? Pourquoi  tu me le dis là ? Ce soir .. alors que cette soirée était pour nous  .. à nous. »

Safiya se sent trahit.




AVENGEDINCHAINS



Sauvage & Rebelle
" Ne crie pas contre celui qui t'agresse, ne lui réponds pas toi-même. Celui qui fait le mal, le rivage le rejette, l'inondation l'emporte. " Aménémopé
Revenir en haut Aller en bas
Tobias SpilsburyLe vin est un puissant lubrifiant social
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t545-i-may-be-drunk-miss-but- http://www.ciao-vecchio.com/t587-tobias-and-it-left-me-to-wonder-if-people-ever-know-each-other
ID : Sharky // Ingrid
Faceclaim : Eddie Redmayne © Miss Pie & Ealitya
Multi-comptes : Vera & Vittoria
Messages : 294 - Points : 966

Âge : 35 ans
Métier : Historien et Conservateur au Musée Nationale d'Archéologie.
Sujet: Re: And sometimes it's a familiar smile that helps me to make peace with what is now over. ⁂ Safiya ( le Mer 21 Mar - 22:41 )
Pourquoi fallait-il que tout soit aussi compliqué ? Pourquoi la vie de Tobias ne pouvait pas être un tant soit peu calme et sans encombre ? N’était-il pas temps pour lui de voguer sur des eaux moins houleuses ? Ce n’est pas comme s’il n’avait pas payé pour toute une vie. Il aurait été si facile et agréable pour lui de se perdre dans les yeux de l’Egyptienne, de laisser glisser ses lèvres sur sa peau mate ; d’embrasser des cicatrices qu’il connaissait. Des marques indélébiles qu’il aurait tant aimé pouvoir effacer. Incapable de faire une telle chose, il ne pouvait que souffrir du désir qui grandissait dans ses entrailles pour une personne qui est bien plus qu’une amie. Safiya, sa Safiya… Pourquoi est-ce que soudainement ses sentiments se mélangeaient ? Avaient-ils toujours aimé la jeune femme ? S’était-il menti toutes ces années comme un idiot ? Mille et une question tourmentaient son esprit. Et il n’avait clairement pas besoin de cela à l’instant. Il devait se ressaisir et de s’éloigner de cette délicieuse créature qu’il avait envie de faire sienne même si cela était pour une nuit.
Le coup de fil terminé, il retourna auprès de la belle avec une toute autre attention que de l’embrasser. Tobias avait compris en téléphonant à sa mère qu’il devait arrêter de mentir. Il devait prendre ses responsabilités : mais surtout il voulait être clair avec Safiya. Si quelque chose devait se passer entre eux un jour ou l’autre : elle devait être au courant. Ainsi, il n’aurait pas l’impression d’être le dernier des connards. Il ne l’était pas et ne voulait pas le devenir. Encore moins aux yeux de sa belle Egyptienne. Après avoir informé son amie que sa mère arriverait dans peu de temps visiter l’Italie, il profita de ces quelques instants de paix ; sachant pertinemment que la suite allait être déplaisante pour tous les deux.

Son regard plongé dans le sien, il se jeta à l’eau. Il n’y aurait jamais de bons moments de toute façon alors il préférait couper l’herbe sous le pied du mensonge et avouer tout de suite ses fautes. Quand elle posa la question qu’il ne fallait pas, il baissa les yeux. La surenchère de Safy brisa son cœur et il se fit violence pour ne pas s’abandonner aux torrents de larmes qui commençaient à monter dans sa poitrine. Tobias n’essayait même pas de retenir les mains de la belle. Qu’elle parte. Qu’elle s’éloigne de lui : cela vaudrait mieux pour elle. Il avait peur de lui faire du mal. Pourquoi se sentait-il aussi coupable d’avoir juste aimé celle qui avait été sa fiancée ? Pourquoi est-ce qu’il avait l’impression d’avoir trahi la femme qui était en face de lui ? Son père lui avait toujours dit que les femmes auraient sa perte : il était bien trop sensible ; bien trop au petit soin pour elle. Tobias avait été élevé dans le respect de l’autre et notamment du sexe féminin. Quand Safiya reprit la parole, il se contenta d’hocher la tête pour assumer la paternité de cet enfant qui n’avait pas été conçu dans les liens sacrés du mariage. Un comble pour une personne comme lui qui suivait toutes les traditions juives. Il prit le peu de courage qu’il lui restait pour relever ses yeux et se replonger dans le regard perçant de l’Egyptienne.

« Parce que… Parce que je ne veux pas être le dernier des salopards Safy… » Articula-t-il difficilement. Il attrapa sa tête entre ses mains et tira nerveusement ses cheveux. « Parce que depuis quelque temps je ne veux pas t’aimer comme une amie ; comme ma compagne d’aventures et de mésaventures. Je veux plus. Je veux t’aimer en tant que femme. Et… Et ce désir me brûle de l’intérieur. » Les dents serrées, parler était de plus en plus difficile, douloureux. « Je préfère te dire maintenant la grossesse d’Angèle plutôt que tu l’apprennes plus tard. Je préfère que tu l’apprennes de ma bouche plutôt que de celle de quelqu’un d’autre. Je voulais que si on passait la ligne de l’interdit ça soit en connaissance de cause. Mais surtout… Je ne supportais plus de te cacher quelque chose. » Il avala difficilement sa salive et se leva pour s’éloigner d’elle. « Je ne suis pas le genre d’homme à fuir ou bien à ne pas prendre ses responsabilités. » Tobias avait depuis longtemps appris à prendre les décisions difficiles. « Encore moins le genre à te mentir… Tu le sais bien non ? »

L’Historien se reporta son attention sur Safy. Le cœur tremblant à l’idée qu’elle lui tourne le dos maintenant. Que ferait-il sans elle ? Il ne pourrait pas continuer d’avancer. Il le savait et pourtant il avait pris le risque de tout gâcher au nom de la vérité et de tout ce qu’ils étaient. Parce qu’aimer quelqu’un : c’était prendre ce genre de décisions n’est-ce pas ?

« Je comprendrais que tu n’es pas la force de me pardonner et accepterais ta décision. De tout mon cœur… Je suis désolée. »

Tobias avait toujours l’impression d’être celui qui gâchait tout. Peut-être qu’il était destiné à être porteur de mauvaise nouvelle. Telle était son destin : celui de ne toucher que du bout des doigts le bonheur à défaut de pouvoir l’embrasser et être pleinement heureux. L’arrivée d’un enfant était souvent une chose merveilleuse mais pas quand la mère est mariée à un autre et que le père de ce dernier ait perdu dans des sentiments confus pour deux femmes différentes et pourtant essentielles.


you were my dream


⋆ sweet dreams are made of this.


Il faut oublier, tout peut s'oublier. Oublier le temps, des mal entendus et du temps perdus. Ne me quitte pas. Ne me quitte pas. Jacque Brel @excelsior
Revenir en haut Aller en bas
Safiya RahotepLe vin est un puissant lubrifiant social
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t1780-safiya-celle-qui-est-lu http://www.ciao-vecchio.com/t1809-un-seul-jour-peut-equivaloir-a-l-eternite-safiya
ID : sweety / nath
Faceclaim : Zoé Saldana + ©cosmic dust
Multi-comptes : Augusto Rinaldi
Messages : 1958 - Points : 2635

Âge : 38 ans née le 20 octobre 1979 à Louxor en Egypte.
Métier : Archéologue. Travaille avec Tobias depuis son arrivée à Naples.
Sujet: Re: And sometimes it's a familiar smile that helps me to make peace with what is now over. ⁂ Safiya ( le Jeu 22 Mar - 19:22 )


Le rire, comme les essuie-glaces, permet d'avancer même s'il n'arrête pas la pluie.
Tobias & Safiya


Tobias sort de la cuisine pour répondre en toute tranquillité à son appel. Safiya profite de son absence pour reprendre son souffle. Pour calmer son cœur. Pour apaiser le feu qui caresse ses reins avec insolence. Elle voudrait pouvoir assouvir cette envie qui l’oppresse avec plus de rage ces derniers temps. Mais elle sait que céder à ce désir brulant pourrait sonner la perte de ce que Tobias et elle ont bâti depuis des années. Mais la privation devient une frustration qu’elle a de plus en plus de difficulté à maitriser. Des hommes elle en a désiré, mais Tobias c’est si différent. C’est comme une bombe qui l’éclabousse, la laissant démunie et fragile comme jamais. Un raz de marée qui l’emporte, et la laisse s’échouer sur une plage. Mais seule et sans défense. Elle en a affronté des tempêtes, des souffrances, des coups du sort. Pourtant là c’est le plus dur des combats qu’elle ait à mener. Céder serait si facile. Surement exquis et délicieux. Résister devient impossible. Une vraie torture dont son corps n’a plus envie. Mais elle se dit qu’elle se doit de résister. Parce que craquer pourrait détruire toute la pureté du lien qui les unit. Alors elle se perd dans la préparation du repas, essayant de maitriser ses pensées, même si elles deviennent de moins en moins gérables. Elle veut appartenir à Tobias. Elle veut sentir son corps frôler sa chair sans aucune barrière.

Et tant pis si c’est la souffrance qui découle de cet abandon. Vu ce qu’elle a encaissé, elle devrait survivre.

Tobias revient. Safiya est fébrile. Le désir se lit dans leurs regards. Même si encore ils se refusent de vraiment le voir. Ou de vraiment l’admettre. Le feu qui les dévore est fait de tout ce que la vie leur à donner. Pourtant de ces moments de bonheur extrême au moment de torture insoutenable il n’y a qu’un pas. Un pas qu’ils franchissent à chaque fois qu’ils se frôlent ou se câlinent. Mais lorsque Tobias parle d’Angèle et de sa grossesse, le monde de Safiya s’écroule. La sensation que le sol se dérobe sous ses pieds. Même quand elle croit que tout va bien, que le bonheur va lui sourire. La vie vient tout lui reprendre avec plus de violence. Elle sent comme un coup de poignard dans son cœur. Elle a du mal à admettre que Tobias puisse être le père de l’enfant que porte Angèle. C’est une femme mariée, même si le passé les a lié. L’égyptienne a mal. Très mal. C’est la pire des trahisons. Pourtant elle n’a aucun raison de se sentir trahie. Tobias est juste son ami. Un ami pour qui elle ressent un amour sans limite. Mais un ami. Elle n’a jamais partagé de corps à corps. Contrairement à Angèle. Un baiser volé, presque innocent. Un je t’aime partagé parce qu’elle l’aime sans l’aimer au même sens que tout amoureux aime. Elle ne sait pas comment elle ne s’effondre pas alors que son regard se fait plus froid. Elle voudrait tellement que ce ne soit qu’un rêve. Non un cauchemar. Et en sortir pour retrouver les odeurs d’épice qui il y a quelques minutes enivraient ses sens. Au point qu’elle pensait danser pour lui. Comme elle n’a jamais dansé pour aucun homme.

Et là … le vide  .. Comme s’il lui retirait son cœur .. Comme si ses veines se vidaient de leur sang .. Comme si le souffle quittait ses poumons …
L’enfer comme quand elle était prisonnière .. mais là il n’y a plus Tobias pour l’empêcher de sombrer.

Pourtant Safiya a besoin de comprendre. De savoir pourquoi Tobias fait éclater cette soirée en mille morceaux, comme un vulgaire morceau de verre. Alors qu’elle paraissait si prometteuse. Un enchantement. Il vient à nouveau plonger son regard dans le sien. Elle ne baisse pas les yeux. Même si la lueur qui anime ses prunelles est signe de la tristesse qui l’enveloppe. Elle l’écoute. Elle retient son souffle. Elle le regarde faire. Saisissant la douleur qui l’enveloppe aussi. Pourtant certaines de ses phrases la frappent en plein cœur. Ce qui ne fait que rendre sa douleur plus violente. Et sa rage plus vorace. Mais elle se maudit autant qu’elle le maudit. Elle se maudit de l’aimer avec tant de puissance que ça l’étouffe parfois. Elle se maudit de le désirer avec cette force qui la met à mal à peine il la touche. « Parce que tu crois que maintenant que tu m’as dit que tu as mis Angèle enceinte .. une femme mariée en plus .. je vais avoir le désir de franchir la ligne de l’interdit .. même si j’en crève d’envie .. comment peut tu pensais cela de moi. » Sa voix est au bord de la colère. Elle est déchirée entre l’envie de le frapper et de le détester. Et celle de se jeter à son cou et se laisser couler dans cet abime sans fond. Elle serre ses poings et préfère frapper sur la table. Bouleversée jusqu’au tréfonds de ses entrailles. « Prendre tes responsabilités .. tu vas faire quoi .. tu vas reconnaitre le gosse d’une femme mariée. » Plus de colère dans sa voix mais un profond désarroi. Il témoigne de son état et de la douleur qu’elle éprouve à cet instant. L’égyptienne se retient de pleurer. « Pourquoi la vie nous vole tous nos moments de bonheur ? Qu’est ce que j’ai fais aux Dieux pour ne pas avoir de répit un seul instant ? Je voudrais juste pouvoir t’aimer sans que cela soit si compliqué. » Elle est désemparée et pourtant elle ne peut le haïr. Cela serait tellement plus facile de le haïr. « Je n’ai plus la force de rien là. Je ne peux pas t’en vouloir … pourtant je le voudrais .. et je sais que tu es désolé .. je pensais juste ne pas éprouver de souffrance aujourd’hui. Une souffrance causée par toi en plus. »

Safiya se laisse tomber au sol. Regroupant ses genoux. Elle se met à pleurer en cachant son visage entre ses bras. Les larmes coulent la vidant de toutes ses forces. « Je crois que l’on peut annuler la soirée. Il y aura qu’à mettre tout au frigo. Je n’ai plus faim. J’ai juste envie d’aller me coucher. » Elle se lève difficilement et sort de la cuisine sans même adresser un regard à Tobias. « J’ai besoin d’être seule. » Elle rejoint la chambre d’amis, elle ferme la porte chose qu’elle fait rarement. Et elle se laisse tomber sur le lit.

Et la nuit l’enrobe de sa douceur, de sa froideur, de sa noirceur. Safiya s’endort épuisée et détruite. Son cœur vient de se briser et elle ne sait pas si elle va pouvoir le recoller.

AVENGEDINCHAINS


RP TERMINÉ



Sauvage & Rebelle
" Ne crie pas contre celui qui t'agresse, ne lui réponds pas toi-même. Celui qui fait le mal, le rivage le rejette, l'inondation l'emporte. " Aménémopé
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Sujet: Re: And sometimes it's a familiar smile that helps me to make peace with what is now over. ⁂ Safiya ( le )
Revenir en haut Aller en bas
 
- And sometimes it's a familiar smile that helps me to make peace with what is now over. ⁂ Safiya -
CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Rues du centre
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Aller à la page : Précédent  1, 2

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Rues du centre