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- [Terminé] Ghost from the past [Ditlev] -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Rues du centre
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Sujet: [Terminé] Ghost from the past [Ditlev] ( le Mar 12 Déc 2017 - 2:54 )

Ghost from the past
Ditlev & Stella


Comme à leur habitude, Stella, Zaccheo et Heidi étaient sortis en ce dimanche après-midi pour aller faire les magasins. C’était bientôt Noël et bien que la majorité des cadeaux étaient déjà achetés, il restait encore celui pour ses parents et ceux de Zaccheo. Une fois habillés, ils s’étaient donc rendus au coeur de Naples en voiture, question de passer le reste de la journée ensemble et possiblement de manger au centre-ville. Stella ne pouvait s’empêcher de penser à Ditlev, puisque pour elle, Noël lui rappelait évidemment lui, qui était né le 25 décembre. Dans la voiture, la tête penchée vers la fenêtre, elle pensait aux soirées d’hiver passées avec lui, il y a de cela une dizaine d’années. Elle appréciait toujours ce moment particulier avec lui, cette journée précieuse, autant pour la signification commune mais aussi parce que c’était son anniversaire. Les trois Noël qu’elle avait passé à ses côtés, elle s’était assuré d’acheter deux cadeaux, afin de souligner sa journée de naissance. Alors qu’un sourire naissait sur son visage, Zach se garait dans une rue passante.

Une fois dehors, pour faire plaisir aux deux femmes de sa vie, son mari était parti chercher des chocolats chauds afin de les tenir au chaud. Bien qu’Heidi était accrochée à son téléphone, Stella se tenait près d’elle, l’observant du coin de l’oeil. Comme elle était devenue grande, comme elle était belle. Tout semblait s’être passé en un clin d’oeil, mais elle avait déjà 18 ans. Presqu’une adulte. Zach revenait avec les contenants et les tendit aux deux femmes avant que le trio ne se fasse un chemin parmi la foule afin de se rendre près du fameux sapin de Noël qui trônait au centre de la place, Stella et sa fille prirent place devant l’arbre pour se faire poser, avant que Zach vienne les rejoindre pour prendre un fameux selfie. Heidi semblait trouver cela incroyablement gênant, de participer à cette prise de photo, alors qu’elle avait probablement qu’une seule envie : que cette journée se termine afin d’aller rejoindre ses amies. Après quelques clichés, elle la laissa partir plus loin afin de faire un peu de lèche-vitrine. Elle savait que si elle trouvait un truc à son goût, Zach ne pourrait résister à l’idée de lui acheter. Il n’était pas son père biologique, mais depuis maintenant quelques années, il faisait le père d’office. C’était lui qui les aidait à subvenir à leurs besoins, à aider Stella à l’envoyer dans la meilleure école et surtout d’avoir un toit décent sur leurs têtes. Stella était reconnaissante envers lui, bien qu’elle savait qu’elle aurait pu s’en sortir seule. Mais elle espérait un futur différent, un avenir plus grand pour sa fille. Sans regretter sa naissance, elle savait que sa vie aurait été bien différente si elle n’était pas devenue une mère-adolescente. En la regardant partir, elle passa son bras autour de Zach, avant de déposer un baiser sur ses lèvres. Elle l’aimait, oui. Sûrement pas comme lui l’aimait. Mais elle appréciait sa présence, la sécurité qu’il lui apportait et surtout la stabilité. Stella était une femme relativement réservée, bien qu’elle avait ses moments de passion et d’énervement. Mais lui, il lui apportait une certaine tranquillité d’esprit, quelque chose qu’elle n’avait pas eu ou ressenti depuis le départ soudain et inexpliqué de Ditlev. Elle lui en avait souvent parlé, bien que son visage se crispait à chaque fois qu’elle prononçait son nom. Il détestait ce que son ex lui avait fait, détestait qu’elle semble encore attachée à lui, malgré les années passées. Elle essayait donc de garder ses sentiments, son anxiété et ses souvenirs pour elle, bien qu’elle en parlait parfois avec Heidi lorsqu’elle lui posait des questions sur son paternel. C’est donc dans le froid, mais sous le soleil de Naples qu’elle embrassa une seconde fois son mari avant de se coller contre lui et d’admirer le paysage d’hiver de Naples, en prenant une gorgée de sa boisson chaude.


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Dernière édition par Stella Orlandini le Mar 6 Fév 2018 - 21:00, édité 1 fois
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Ditlev Sørensen10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: [Terminé] Ghost from the past [Ditlev] ( le Mer 13 Déc 2017 - 23:38 )

Ghost from the past
Stella & Ditlev


N’ayant pas vraiment d’horaires à respecter ni de tâches à rendre à tel heure – l’avantage d’être indépendant, quel que soit le métier pratiqué – j’avais décidé de profiter de cette belle journée. Enfin belle … il ne faisait peut-être pas chaud, merci l’hiver, mais au moins, la température était supportable et il ne pleuvait ni ne neigeait pas. J’avais donc pris la décision de me rendre à quelques rues de mon appartement, dans le cœur de Naples, pour aller admirer le sapin de Noël. Je n’étais pas le genre de type à aimer Noël. Pour plusieurs raisons. La première, et pas des moindres, était que c’était tout simplement mon anniversaire. Alors bon, je n’avais jamais vraiment eu la magie de Noël et j’avais très vite arrêter de croire au Père Noël. Sérieusement, comment les enfants pouvaient-ils penser qu’ils passaient dans toutes les maisons avec ses cadeaux ? Déjà que la plupart des maisons/appartements de nos jours n’avaient plus de cheminées …  Fin’ bon, ce n’était pas mon problème après tout. Deuxièmement, à part ma mère, je n’avais jamais réellement connu un vrai Noël en famille. Certes, je passais cette période chez mes grands-parents maternels, mais ce n’était pas féérique, selon moi, comme tout le monde en parlait. Et troisièmement, plus le temps passait, plus j’avais l’impression que cette fête était devenu tout simplement commerciale. Les gens se sentaient tous obligés de se pointer aux repas de famille, à devoir faire le lèche-cul pendant toute la soirée, embrasser la vieille tante centenaire avec du poil au menton et devoir s’offrir mutuellement des cadeaux. Comme si on ne pouvait pas en faire le reste de l’année. Malgré tout, je déambulais malgré moi, les mains dans les poches de ma veste en cuir, une écharpe autour du cou, parmi la foule qui s’était rassemblée autour du sapin.

Je devais certainement détoner un peu. Un homme, seul. Tout autour de moi, des enfants couraient dans tous les sens – l’éducation là-dedans ? - je levai les yeux au ciel, exaspéré. Avec eux, la famille modèle. La maman qui tenait la main au papa. Avec, bien sûr, le petit dernier, dans sa poussette. Pendant un court instant, mon regard se posa sur un couple. J’inspirais profondément. Je n’arrêtais pas de me dire que, s’il y a vingt ans de cela, je n’avais pas tout foutu en l’air, je n’aurais pas fui et n’aurait pas voulu rechercher les assassins de ma famille, c’était peut-être moi qui me tiendrait là, tenant la main à la femme de ma vie, surveillant du coin de l’œil un bambin turbulent et un autre endormi dans ses couvertures. Je fermai les yeux brièvement, avant de les ouvrir et de les détourner. Il fallait que j’arrête avec mes si. Ce qui était fait ne pouvait pas être changé. Et, jusqu’à présent, je n’y avais jamais pensé. Enfin, si. Elle n’avait jamais quitté mon esprit et encore moins mon cœur, mais c’était la première fois que j’y pensais si souvent. Peut-être était-ce dû au fait que je me retrouvais à Naples ? Là où tout avait commencé et où tout avait fini ? Il fallait réellement que j'arrête de me faire du mal.

Mon regard se posa sur un homme, tenant des gobelets contenant un liquide chaud, et le suivit du regard. Ce qui me permit de voir ce qui allait se passer. Un adolescent, quinze ans à tout cassé, lui collait au train. Et l’autre couillon qui ne remarquait rien. Que les gens peuvent être bêtes. Je suivis tout ce cirque, à bonne distance. Le gamin s’en alla rapidement dès qu’il eut son bien entre ses mains, le portefeuille de l’autre, qui continuait sa route, certainement vers sa famille. Mon attention se porta alors sur le garçon pré-pubère et, en quelques enjambées, j’étais à sa hauteur. Il ne me fallut pas longtemps non plus pour me retrouver en possession du portefeuille et lui avoir fait comprendre qu’il n’avait pas intérêt à recommencer, ni à recroiser mon chemin. J’ouvris ce dernier pour en apprendre un peu plus sur son propriétaire pour le moment où je lui rendrais. Zaccheo. Sauf qu’au même moment, tout mon corps se figea. Statue de pierre. Mon cœur se mit à battre la chamade. Je n’avais subitement plus conscience des gens qui m’entouraient. Là, devant moi, dans la petite pochette à photos, une photo du dénommé Zaccheo, heureux, tout sourire, les bras hauteur des épaules de Stella. De Ma Stella. Mon sang ne fit qu’un tour. Perdant tout contrôle de moi-même, je le cherchais désespéramment dans la foule, fébrilement. Après tout, il fallait bien que je lui rendre ce qui lui appartenait. Mon regard se posa finalement sur le bonhomme, ce ce ce … aucun mot ne pouvait décrire ce que je ressentais à l’instant présent. Et ce que je vis ne me plus pas du tout. Collée tout contre son crps, profitant du beau temps, le gobelet à la main, son visage s’approcha du sien et vint déposer ses lèvres sur celles de son vis-à-vis. A nouveau, son sang ne fit qu’un tour. Avant de réagir, de reprendre – à peu près – ses esprits, et de s’approcher d’un pas rageur vers eux. Arrivé à quelques mètres, laissant une certaine distance, il fusilla du regard Zaccheo. Lui tendant le porte-monnaie. « Je crois que c’est à vous. J’ai vu un gamin vous le piquer. Si j’étais vous, je ferais plus attention, à l’avenir », dis-je, tout simplement, trop très brusquement, voire presque méchamment. Maintenant que j’étais encore plus près, j’avais tout le loisir de les détailler. Le son que faisaient mes temps était assourdissant. Il fallait vite que je parte, avant que je mette un poing dans la gueule, mais en même temps je ne voulais pas partir. Pas encore une fois. Mon regard se fit plus doux, avant de se poser dans les prunelles de Stella. Je crus que j’allais fondre sur place. Mourir. Me liquéfier totalement. Plus aucun son ne voulait sortir de ma bouche. Mon cerveau avait cessé de fonctionner. iI était sur pilote automatique, ce qui était peut-être mieux pour ma survie. Et la sienne. « Bonne journée à vous, et n’oubliez pas, ouvrez l’œil » menace voilée ? Peut-être. Ce furent les seuls mots que je réussis à prononcer, avant de tourner les talons, les mains crispés dans mes poches …

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Sujet: Re: [Terminé] Ghost from the past [Ditlev] ( le Jeu 14 Déc 2017 - 0:29 )

Ghost from the past
Ditlev & Stella


Stella adorait ce genre de journée, loin de la maison, pouvant profiter de l’air froid de l’extérieur, avec les deux personnes qu’elle aimait. Elle vit d’ailleurs son mari, Zaccheo, revenir avec les chocolats chauds. Heidi avait pris le sien avant de s’éloigner, question de pouvoir texter ses amis ou passer du temps sur Instagram ou on-ne-sait-quel réseau social. Stella n’était pas trop ‘informatique’ et avait du mal à suivre les nouvelles tendances et habitudes. Elle la laissa donc s’éloigner un peu, sachant qu’ils se retrouveraient facilement lorsque viendrait le temps de partir. Elle prit une première gorgée avant de se lover dans les bras de son homme, fermant les yeux quelques instants pour profiter du moment. Bien que le bruit ambiant était assez fort, elle arrivait à se détendre un peu, dans les bras de l’être cher. Enfin, jusqu’à ce qu’ils ne furent dérangés par une voix, une voix qui lui était trop commune. Il s’exprimait en Italien, mais il avait un accent qu’elle aurait pu reconnaître parmi 1000. Mais elle savait que c’était impossible, parce que l’homme auquel elle pensait avait quitté Naples, avait tout abandonné, dont elle, il y a des dizaines d’années. Il ne pouvait pas être là, de retour, ici. La main tremblante, elle déposa le contenant chaud sur un petit muret derrière elle avant de se défaire des bras de son homme afin de pouvoir apercevoir la personne qui leur parlait. Ditlev laissa-t-elle sortir de sa bouche, en un murmure, sans pouvoir détourner son regard. Son coeur battait si fort qu’elle croyait mourir, là, sur place. Soudainement, plus aucun bruit aux alentours, simplement un genre de son strident, assourdissant. Elle voyait les lèvres de Ditlev bouger, mais elle ne pouvait rien capter de ce qu’il disait. Stella le vit simplement remettre un porte-feuille à Zach avant qu’il ne pose finalement son regard sur elle. Ce regard si doux, pénétrant. Comme s’il pouvait voir à travers elle. Ses yeux devenaient humides, sous le coup de l’émotion. Tellement sous le choc, qu’elle ne pensait même pas à Heidi, qui n’était sûrement pas loin. Encore moins à Zach, qui devait bien sentir une tension, sans comprendre ce qui se passait. Puis il se retourna, avant de laisser le couple seul à nouveau. Une chance qu’il existe encore des gens bien dans ce bas monde hein lança Zaccheo avant de déposer un baiser sur la tempe de la femme. Elle hocha de la tête à la négative, ne pouvant le laisser partir une seconde fois. S’il y a presque 20 ans elle était trop jeune, trop douce, trop naïve pour le laisser partir, là, elle ne pouvait pas. Non non...il ne peut pas partir comme ça...Non...Zach, enfin, on peut pas le laisser partir sans le remercier. Monsieur! Attendez, monsieur! Il était dos à eux, mais s’était arrêté. Ses cheveux blonds étaient plus longs que la dernière fois, il pouvait même les placer derrière ses oreilles. Il avait toujours été costaud, mais sa carrure était encore plus imposante à présent. Il n’était pas énorme, mais clairement il avait dû continuer l’entraînement ou le sport. Stella devait se retenir pour ne pas le toucher, ne pas prendre son bras, sa main...elle avait peur qu’il disparaisse, qu’il tombe en poussières sous son toucher. Comme un mirage, comme un rêve. Plutôt un cauchemar. Et puis y avait-il un pire endroit pour retrouver son premier amour, cet amour perdu. Le père de sa fille. Cette petite ado qui ne devait pas être bien loin. Et son mari à ses côtés. Comme elle avait envie de jeter cette stupide alliance par terre. Elle n’arrivait pas à ajouter quoique ce soit pour qu’il se retourne, la gorge serrée par l’émotion. Tristesse, espoir, colère, tout se mélangeait dans sa tête. Comme elle avait envie de le retourner, d’être face à lui. Pouvoir comprendre ce qui se passait, rien qu’en le regardant. Malgré les années passées, auraient-ils encore ce même lien, cette facilité à lire l’autre, à le comprendre? Et comme Stella avait envie d’enfouir son visage dans son cou, sentir son odeur, celle dont elle se rappelait mais qu’elle ne trouvait plus sur aucun des t-shirts qu’il avait laissé derrière lui, chez elle. Et ses lèvres, celles qui l’avaient fait frémir au moins une centaine de fois. Cette bouche qu’elle avait cherché partout, chez chaque homme qu’elle avait connu et fréquenté après lui. Mais à chaque fois ce n’était que déception. Elle opta pour sa main, celle qui avait découvert son corps, qui avait exploré ses territoires encore inconnus de tous. Stella voulait qu’il se retourne, qu’il ose la regarder, qu’il soit confronté au regard bleu et perçant de la belle. Comment peut-on vous remercier? demanda-t-elle, incapable de croire qu’elle était en train de le vouvoyer. Elle savait bien qu’il n’accepterait jamais l’argent, encore moins celui de Zach. Mais elle n’avait pas pu s’empêcher de trouver un stratagème pour le retenir un peu plus, incapable de le voir s’éloigner, une deuxième fois.


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Ditlev Sørensen10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: [Terminé] Ghost from the past [Ditlev] ( le Jeu 21 Déc 2017 - 21:51 )

Ghost from the past
Stella & Ditlev


Tant de fois j’avais rêvé de ce moment. Trois cent soixante-cinq jours par an. Depuis environ vingt ans. Faites le compte. Il n’y avait pas un soir où je ne pensais pas à elle. Où elle venait perpétuellement me hanter. Tous les scénarios y étaient passé depuis le temps. J’avais même arrêté de compter le nombre de fois où j’avais rêvé de la revoir. De tomber l’un sur l’autre complètement par hasard. Se prendre dans les bras. Se laisser engloutir dans ses bras. Ne faire plus qu’un. A jamais. Comme si vingt ans ne s’était jamais écoulés. Comme si je ne l’avais jamais quittée. La plus grosse erreur de ma vie. La baffe qui part, à faire dévisser une tête. Des coups qui pleuvent. Des larmes. Des cris. La fuite. Tout y était passé. Tout, sauf ça. Je me rendais compte à l’instant présent que, jamais, on y était vraiment préparé. On a beau y rêver mille fois, voire plus, jamais les rêves se transformeront en réalité. Tout est bien plus compliqué. Et c’est bien le hasard qui m’a mis sur sa route. Il avait suffi que je décide de sortir, sur un coup de tête, admirer pour je ne sais quelle raison ce sapin de Noël, en plein centre de Naples, qu’un petit apprenti voleur décide justement de voler le porte-monnaie et que ma bonté me trahisse pour aller le rendre à son propriétaire. Voilà où j’en étais. Dans l’incapacité de prononcer un son. De faire quoique ce soit de censé. A part leur tourner le dos. Encore une fois et partir. Mon cerveau avait encore de la peine a assimilé ce qui venait de se passer. Que c’était bien elle qui s’était trouvée, certes pendant quelques secondes, devant moi. Tandis que l’autre là, la tenait tout contre lui, sans se douter un seul instant de qui j’étais. Je n’étais même pas sûr qu’il connaisse mon existence, d’ailleurs. Mais, il avait fallu que je parte. Je ne m’étais pas retourné par gaieté de cœur. Je ne voulais pas la laisser là. Surtout pas avec lui. Je n’avais tout simplement pas supporté la vision. Celle d’un autre homme, la tendant par la taille, tout contre lui, sentant sa chaleur corporelle, lui déposer des baiser sur le front, et pire, sur les lèvres. Ça en avait été trop. Il fallait que je m’en aille, avant qu’il ne se retrouve avec mon poing dans sa gueule.

« Monsieur ! Attendez, monsieur ! » J’étais déjà à quelques mètres du couple mais le son arriva jusqu’à moi. Mon corps se figea. Contre sa volonté. Sa voix m’avait cloué sur place. Oh, sa douce voix. Comme elle m’avait manqué. Pour être honnête, tout m’avait manqué, pas que sa voix. Par ma faute. Et maintenant ? Mon cerveau était dans l’incapacité de réfléchir. De former un plan. Une sortie de secours. N’importe quoi. J’avais beau être capable d’analyser les situations les plus compliquées, de créer des stratagèmes, des plans allant d’A à Z, et voilà que maintenant je me retrouvais complétement impuissant. Quelques minutes se passèrent ainsi, avant qu’un doux parfum m’enveloppe tout entier. Je n’avais pas besoin de me retourner pour savoir qu’elle était là. Juste derrière moi. Tout mon corps l’avait senti. Comme un sixième sens. Mon cœur, lui, tambourinait toujours tout autant dans ma cage thoracique. Encore heureux que je ne tombe pas raide mort sur le trottoir. Joyeux Noël. Je me retournais, doucement, inspirant profondément. Mes yeux croisèrent les siens, mon cœur se mit à battre encore plus fort alors que j’avais l’impression que mon corps s’était vidé en entier de son sang. Je me perdis dans son regard. Je dus me mordre la lèvre pour réagir et me l’humecter également, tout en gardant mes mains dans les poches. Pour plus de contrôle. Avant qu’un rictus, moqueur, se dessine sur le bord de mes lèvres « Monsieur ? Vous ? », je secouais la tête. J’allais le regretter. Je me connaissais suffisamment pour savoir qu’en cas d’attaque, je me défendais de la sorte. Certes, en l’occurrence c’en était pas une, mais dans le cas précis, je me défendais de la même manière, en attaquant, en étant sarcastique, presque méchant. Et ce n’était pas ce que je voulais. Finalement, malgré tout, je décidais de me comporter comme si je croisais une vieille connaissance. De toute façon, avec son mari à quelques pas de là, il ne fallait mieux ne rien tenter. « Je sais que ça fait un bail mais quand même ... pas besoin de me donner du monsieur et du vous ..., Madame », j’insistais bien sur ce dernier mot, lui faisant comprendre au passage que j’avais compris. Son statut marital n’était plus un mystère.

A bien réfléchir, j’aurais presque préféré une scène en pleine rue. Les cris, les coups, les larmes. La gifle. Une réaction. Quelque chose, n’importe quoi. Tandis que là, la tension tournait tout autour de nous, électrique. Pour ma part, je n’avais qu’une seule envie, que les gens disparaissent tout autour de nous, et de la prendre là, dans mes bras. LA serrer si fort pour qu’elle oublie cette longue absence. Que tout redevienne comme avant. Toutefois, j’étais assez intelligent pour savoir que ça ne sera pas si simple. Déjà, pour le mari. Car oui, rien qu’en la revoyant, tous mes sentiments, bien enfouis, étaient remontés à la surface. Je n’avais jamais arrêté de l’aimer. Après tout ce temps. Je la fixais toujours, essayant de lui faire comprendre que, au vu de la situation, et de notre entourage, c’était peut-être mieux de faire comme si de rien n’était ? D’accepter son offre et de jouer un rôle ? Et de se revoir une autre fois, pour mettre les choses à plat – si elle le voulait – une autre fois, seuls ? Je m’approchais d’elle, au point qu’il me suffisait de me pencher un poil pour que mes lèvres rejoignent les siennes. Je jetais un coup d’œil derrière Stella avant de me pencher pour lui chuchoter à l’oreille « Je … ». Tout compte fait, je choisis de prendre la situation en main, et d’une voix plus assurée – du moins je l’espérais – je poursuivis « … écoute-moi bien. Et fait ce que je te dis. Reste toi-même. Ne réagis surtout pas. Il faut qu’il ne se doute de rien. Pendant un instant, fait comme si on ne se connaissait pas, le temps qu’on s’éloigne. Après tout, tu voulais me remercier non ? Je sais, ce n’est certainement pas ce que tu attendais, mais pas ici … ». Je m’interrompis, lui prenant le bras, et l’éloignant de la foule, l’entraînant au loin, vers un café – en espérant y être un peu plus isolé. Ok, ce n'était pas vraiment la réaction idéale, après vingt ans, mais j'étais incapable, en ce moment, de faire mieux. Vu que la seule autre chose, était tout simplement de poser mes lèvres sur les siennes, ce qui, était source de problème et pas une bonne idée.

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Sujet: Re: [Terminé] Ghost from the past [Ditlev] ( le Dim 24 Déc 2017 - 2:09 )

Ghost from the past
Ditlev & Stella



Stella ne savait pas pourquoi elle l’avait vouvoyé ou même appelé monsieur. Après tout, ils avaient été quelques années un couples et avaient même maintenant un enfant, bien qu’il ne le savait pas encore. C’était probablement par surprise, comme s’il était redevenu un inconnu pendant un instant, mais surtout pour ne pas que son mari se doute de quoi que ce soit. Elle lui avait déjà parlé de Ditlev, sans trop de détails, mais simplement pour qu’il comprenne d’où Heidi venait. Depuis plusieurs années déjà, il agissait comme figure paternelle auprès d’elle, mais c’était important pour Stella que ni lui ni Heidi n’oublie Ditlev, même s’il avait décidé par lui-même de partir. La femme savait qu’elle ne pouvait lui en vouloir, n’ayant pas toutes les informations en main au moment de prendre la décision. Elle se demande si cela aurait changé quelque chose, s’il serait resté. C’était difficile de répondre à cette question sans réellement savoir ce qui l’avait poussé à partir. Elle n’avait jamais eu d’explications, ni de retour d’appel. Et puis elle avait cessé de le trouver après quelques semaines, se disant que s’il avait une idée en tête, ni même elle, ne pourrait l’en empêcher. Elle s’était donc faite à l’idée qu’elle avait perdu son ami, son amour, pour toujours. La belle avait fait son deuil, avait refait sa vie. C’était calme, facile, simple. Et puis bam, il venait tout chambouler. Encore. Par le plus pur hasard, il ramenait le portefeuille égaré de Zach. Quelles étaient les chances, qu’ils soient là, les deux, au même endroit? Et depuis quand était-il de retour, pourquoi ne lui avait-il rien dit? Déjà elle pensait à Gabriele, se retenant à deux mains de ne pas lui écrire un message là, tout de suite, pour qu’il se pointe ici. Quoique ça dégénérerait probablement, le meilleur ami de Stella n’ayant pas trop apprécié le comportement de Ditlev et ce qu’il a pu lui faire subir, involontairement. La brune s’était approchée de Ditlev, créant une petite distance entre eux et son mari. Ils ne pourraient pas discuter librement s’ils devaient parler presqu’en code, afin que Zaccheo ne se doute de rien. Un bail? Tu sais que ça fait presque 20 ans? C’est plus qu’un bail ça, Ditlev. Il voulait se la faire sarcastique? Elle était capable de lui répondre. Si tu savais tout ce que t’as manqué en deux décennies...tu ne me croirais pas. Elle préparait la table pour l’annonce d’Heidi, qui devrait bien arriver tôt ou tard. Elle était incapable de lui cacher quoique soit, il la connaissait trop bien, elle était un livre ouvert pour lui. Lorsqu’il insista sur un mot pour lui faire comprendre qu’il avait captée qu’elle était mariée, elle regarda son alliance, gênée, avant d’enfouir sa main dans sa poche. À peine de retour et il osait déjà de telles remarques? Presque comme s’il n’était jamais parti finalement. En même temps elle savait que derrière cette défense se cachait un homme bien plus doux et plus tendre. Mais peu de gens y avaient accès. Stella avait réussi avec le temps à l’apprivoiser, à l’amadouer. Il gardait toujours sa nature, mais elle avait parfois eu droits à des moment précieux avec lui. Dans la lune, elle ne réalisa même pas qu’elle était immobile devant lui à détailler son visage, sa barbe un peu longue, ses cheveux blonds qui tombaient derrière ses oreilles. Encore plus beau qu’avant. Ses traits étaient fatiguées, certes, il avait maintenant tout d’un homme. Elle fut surprise lorsqu’il s’approcha d’elle, pensant qu’il oserait capturer ses lèvres, alors que Zach était tout juste derrière. Il ne fit qu’allonger son cou légèrement pour atteindre son oreille et lui dire de suivre ses instructions. Il était près d’elle, trop même. Son coeur battait si vite et si fort, elle pouvait presque l’entendre, Quelques centimètres seulement séparaient ses lèvres des siennes. Un baiser inévitable, qui n’arriva malheureusement pas. Elle ne fit qu’hocher de la tête à la positive pour lui signifier qu’elle avait compris. Après une respiration pour calmer ses ardeurs et essayer que ses joues ne soient plus aussi rouges et brûlantes, elle se tourna pour retourner voir son mari. Dis, pourquoi tu ne vas pas à la recherche d’Heidi et peut-être lui trouver une paire de bottes ou quelque chose. Je vais aller acheter un café à Ditlev, enfin au monsieur. Il m’a dit son nom c’est pour ça bafouilla-t-elle, essayant de se sortir de ce merdier. Je ne crois pas que ce sera bien long d’accord? On se rejoint ici tantôt. Zach était un homme intelligent, du moins au travail, mais souvent extrêmement naïf dans la vie de tous les jours. Il ne voyait aucun problème à ce qu’elle venait de dire et n’avait aucun doute sur les intentions de la jeune femme. Après un baiser délicat sur sa joue, elle se retira, se rappelant qu’un autre homme attendait derrière et qui pouvait voir tout ce qui se passait. Elle ne savait plus à qui elle appartenait dans toute cette histoire en fin de compte.

Décidée, elle passa à côté de Ditlev comme une bombe, faisant son chemin vers le café. Il la suivait de peine et de misère, essayant de ne pas renverser un enfant ou une personne âgée à travers la foule. Le café était tout droit devant elle, mais Stella décida de prendre la gauche, qui débouchait sur une rue plus ou moins passante. Elle se fichait complètement de l’attendre, étant persuadée qu’il n’aurait pas de problème à la suivre. Elle tourna le coin et attendit qu’il apparaisse à son tour. Les yeux humides et scintillants à la fois, elle prenait le temps de le regarder à nouveau. Levant doucement sa main, elle la posa sur la joue rugueuse de Ditlev et continua son chemin jusqu’à son menton, prenant soin de définir sa mâchoire du bout de ses doigts. Puis son pouce s’arrêta sur sa lèvre inférieure, la caressant doucement, en tremblant. Ce n’était pas le froid, mais plutôt l’absurdité du moment. Était est-ce vrai, ce qui se passait en ce moment? Ses doigts délicats glissaient entre les cheveux dorés de l’homme, le dépeignant légèrement, avant de replacer quelques mèches derrière son oreille. Une larme coulait au même moment sur sa joue gauche, sans qu’elle ne se rende compte. Dans le silence le plus total. Comme un soulagement. Hésitante, elle s’approcha et posa ses mains contre son torse avant de les remonter autour de son cou. Comme si elle le tâtait, s’assurer que c’était réel. Sa bouche chaude déposa un baiser sur sa joue, puis un dans son cou près de son oreille. Tu es là, enfin. Ses mains s’accrochaient maintenant à son chandail, ne voulant pas le lâcher, ni lui donner une autre chance de l’abandonner. Elle avait 1000 questions à lui poser, mais rien ne sortait. Le choc était trop grand, l’envie et le désir trop immenses. Comment peut-on parler après avoir perdu de vue son âme soeur pendant autant d’années? Ne me laisse plus jamais Ditlev, tu m’entends? Plus jamais. Les mots étaient forts, mais le ton restait doux. Pourtant, tout son corps tremblait et ses doigts étaient sur le point de déchirer le chandail de l’homme, sous la pression.

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Ditlev Sørensen10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: [Terminé] Ghost from the past [Ditlev] ( le Lun 1 Jan 2018 - 23:58 )

Ghost from the past
Stella & Ditlev


Planté au milieu de la rue comme une statue de sel, les gens devant me contourner mon pouvoir poursuivre leur chemin, je regardais Stella m’échapper encore une fois. A la seule différence que, cette fois-ci, c’était elle qui s’éloignait. Je ne savais pas si elle allait suivre mon conseil et revenir ou bien se faire la malle. Tourner la page. Continuer sa vie aux côtés de son mari. D’ailleurs, c’était vers lui qu’elle se trouvait. Je ne pouvais pas capter ce qui se passait, je ne la voyais que de dos, et avec toute la cacophonie ambiante, aucun son ne parvint vers moi. Mes mains se crispèrent à nouveau involontairement dès que je la fis se pencher pour lui déposer un baiser sur la joue. Cette scène ne dura pas plus de cinq minutes mais elle me parut bien durer une éternité. Stella revint vers moi, où plutôt elle m’effleura, continuant son chemin droit devant elle. Sans demander mon reste, je la suivis, laissant toutefois une certaine distance entre nous deux. Je fus assez surpris quand elle snoba complètement le café, droit devant nous, et qu’elle tourna à gauche. Intrigué, je fis de même, avant de me retrouver à quelques centimètres d’elle, dans une rue parallèle à notre destination de base.

Il n’y avait pas beaucoup de gens autour de nous, étant déjà tous regroupés plutôt vers le centre de la place, à contempler le sapin trônant à son milieu, je ne fus donc pas long à la retrouver. Mes yeux rencontrèrent les siens et pour rien au monde je ne détournerai le regard. Je m’y noyais complètement. Je fis quelques pas vers elle, réduisant la distance nous séparant, juste assez pour que sa main vienne toucher ma joue. Je ressentis un choc électrique dans tout mon être. Malgré mes habits chauds, un froid m’enveloppa. Je suivis ses faits et gestes, ne rompant à aucun moment le contact visuel. Je gardais mes mains le long de mon corps. Sans ne rien faire. Juste profiter de l’instant. Pourtant, mon corps n’était pas à l’abri de ce qu’il se passait. Tout se mélangeait dans ma tête. Je passais du chaud ou froid. Comme quand j’étais gosse, je ressentais à nouveau des papillons dans le ventre, sensation depuis très longtemps plus ressentie. Les chocs électriques s’intensifiaient. Quand, finalement, ses lèvres vinrent se déposer sur ma joue et ensuite dans mon cou, je faillis fléchir. Je dus fermer les yeux, assez fortement, pour garder un semblant contrôle. A partir de ce moment, je ne serais plus maître de moi-même. Tout pouvait arriver dès à présent. Au diable son mari. Au diable les autres femmes. Il n’y avait que nous deux. C’était la seule chose qui importait. Je rouvris mes yeux et ils vinrent se poser automatiquement dans ceux de Stella. J’hochais perceptiblement la tête. « Oui. Je suis là ». Je m’approchais un peu plus d’elle, avant de passer mon bras autour de son épaule, et de la tirer délicatement vers moi. Une fois qu’elle fut collée à moi, je posais ma tête sur son épaule, mes lèvres près de ses oreilles, tandis qu’un de mes bras entourait sa taille et que mon autre main s’était posée sur son cou. « Je te l’avais promis. Que je reviendrais. ». J’allais poursuivre ma réponse quand, soudainement, quelqu’un dut sortir du café à notre droite, car une mélodie vint jusqu’à nos oreilles.  

I found a love for me, darling, just dive right in and follow my lead. Well, I found a girl, beautiful and sweet. Oh, I never knew you were the someone waiting for me, ‘cause we were just kids when we fell in love. Not knowing what it was I will not give you up this time but darling, just kiss me slow, your heart is all I own and in your eyes, you’re holding mine. Baby, I’m dancing in the dark with you between my arms, barefoot on the grass, listening to our favourite song, when you said you looked a mess, I whisperer underneath my breath but you heard it, darling, you look perfect tonight. Well, I found a woman, strong than anyone I know, she shares my dreams, I hope that someday I’ll share her home. I found a love, to carry more than just my secrets. To carry love, to carry children of our own. We are still kids, but we’re so in love, fighting against all odds. I know we’ll be alright this time, darling, just hold my hand. Be my girl, I’ll be your man. I see my future in your eyes.


La chanson d'Ed Sheeran. Ce n’était pas la première fois que je l’entendais. Loin de là. Elle ne faisait que passer en boucle partout. Pourtant, c’était la première fois que je faisais vraiment attention aux paroles. Et, je fus bien contraint de l’admettre, elle me touchait bien plus de ce que j’aurais voulu. Elle résumait notre histoire. Elle m’avait ôté tous les mots de la bouche. Tout ce que j’aurais voulu dire. Ma vie s’était arrêté à cet instant. Une fois que la dernière note se dissipa, que la porte du café se referma, je pris le visage de Stella dans mes mains, plongeant mon regard dans le sien. Je pourrais rester une éternité dans cette position, à la contempler. A la toucher. Sa peau était toujours autant soyeuse, malgré le temps qui était passé. Sans la lâcher, je m’approchais. « Non. Plus jamais » Et je le pensais vraiment. Je ferai tout mon possible pour la garder à mes côtés, jusqu’à notre mort. Même à raccrocher, changer de métier, en trouver un peu honnête, moins dangereux. Je me rendis compte que j’étais vraiment prêt à tout. J’avais fait cette erreur une fois, pas deux. Mes mains lâchèrent son visage et vinrent se poser autour de sa taille, tandis que mes lèvres allèrent rencontrer les siennes. Au même moment qu’elles se rencontrèrent, une larme coula sur mon visage. Je la tenais contre moi, presque trop fort, de peur qu’elle ne m’échappe, que je me réveille et que tout disparaisse. Ma main droite passa dans ses cheveux, les caressant doucement, en descendant vers son cou. Ma bouche, elle, ne faisait plus qu’une avec celle de la jeune femme. Pour finir, et à contrecœur, je me détachais. « Tu me fais confiance ? » lui demandais-je. Drôle de question, après environ vingt ans d’absence. Avant qu’elle ne puisse répondre, je poursuivis. « Je crois qu’il doit y avoir un hôtel pas loin d’ici … On y sera peut-être mieux, ou du moins au chaud. Ou tout autre établissement aussi. » Quand j’avais dit que je ne contrôlais plus rien et que tout pouvait arriver, je ne mentais pas. Et comme on dit, qui ne tente rien n’a rien. Après tout, je lui laissais le choix. Je ne la forçais aucunement. Et si elle refusait, je n’allais pas lui en vouloir. Pas après ce que j'avais fait.

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Sujet: Re: [Terminé] Ghost from the past [Ditlev] ( le Jeu 4 Jan 2018 - 21:28 )

Ghost from the past
Ditlev & Stella



Sa main posée sur la joue de Ditlev, elle espérait ne pas essuyer un rejet. Après tout, cela faisait bien presque 20 ans qu’ils ne s’étaient pas vus. Elle était mariée, et lui...elle n’en savait pas rien. Peut-être y avait-il une autre femme dans son coeur à présent, peut-être l’avait-il oublié, était passé à autre chose...Bien que c’était l’impression qu’elle pouvait donner, ce n’était pas du tout le cas. Oui elle appartenait à un autre, au sens légal du terme, mais son coeur n’avait jamais cessé de battre pour Ditlev, impatiente qu’il revienne. Elle ne se contrôlait plus, laissant ses lèvres faire leur chemin au creux de son cou et près de son oreille, à laquelle elle murmura quelques mots, simplement comme pour valider qu’elle ne rêvait pas, qu’il était bien là, en chair et en os, devant elle, contre elle. Puis son regard croisa le sien à nouveau. Heidi avait le même regard. Celui qui peut paraître froid de prime abord, mais qui nous transperce carrément. Elle était comme son père. Stella ne put s’empêcher d’esquisser un léger sourire à cette pensée. Ses mains accrochées au chandail de l’homme, elle le suppliait presque de ne plus jamais quitter, de ne plus l’abandonner, comme il avait fait il y a deux décennies. Puis son bras, en fait ses deux bras, entourèrent son corps et vinrent se refermer, comme un étau. Une main au bas de son dos et l’autre dans son cou, elle était lovée contre lui, impossible de se défaire de cette étreinte. Son coeur battait vite sous son manteau, et elle se demandait s’il pouvait le sentir contre son torse. De son côté, elle laissait son nez apprécier l’odeur de ce parfum, le même qu’il y a des années. Ses lèvres froides étaient collées contre son cou, sans toutefois l’embrasser. Les yeux fermés, elle vivait ce moment pleinement, celui qu’elle anticipait et espérait depuis trop longtemps. C’est le bruit d’une porte qui s’ouvrit un peu plus loin qui les dérangea et les força presque à se défaire de cette étreinte. Stella eut tout de suite une pensée pour son mari. Que dirait-il s’il la trouvait ainsi, s’il la voyait contre un autre homme, un homme qui lui était supposément inconnu il y a une dizaine de minutes. Il ne devait pas être très loin d’ailleurs, à se demander ce qu’elle faisait pour tarder autant. Un peu dans la lune, c’est la voix de Ditlev qui la ramena sur Terre. Plus jamais il ne laisserait. Était est-ce vrai? Elle ne savait pas toujours pas pourquoi il était parti sans rien dire, ni pourquoi il était revenu, mais elle se doutait que ce ne serait pas aussi facile que ça de rester ici. Après tant d’années à l’étranger. En même temps, c’était un homme de paroles, loyal. Elle lui faisait totalement confiance. Mais aurait-il cette même envie lorsqu’il saurait pour son mariage et surtout, pour cette fille, Heidi, dont il était le père? Lui en voudrait-il de lui avoir cacher toutes ces années? Mais là n’était pas le moment pour ce genre de questions ou de réflexions. Ce n’était pas le moment pour que la tête travaille. Valait mieux faire confiance au coeur. À peine eut-elle le temps de reposer son regard dans le sien, que ses lèvres étaient capturées par les siennes. Chaudes, douces. D’abord timide, le baiser se faisait de plus en plus intense. Elle pouvait sentir sa main contre sa nuque, ses doigts passer dans ses cheveux. Et son autre main qui la retenait contre lui, comme s’il voulait l’empêcher de partir, ou de même penser à le faire. Stella perdait le contrôle et elle le savait. Loyale de nature, aujourd’hui elle faisait une croix sur ses principes. À vrai dire, elle ne pensait même pas à Zach alors que sa bouche redécouvrait celle de Ditlev.

À son désarroi, il interrompit le baiser pour lui faire une proposition des plus inusitées. L’hôtel? Clairement il avait un truc en tête et elle savait exactement quoi. Pouvait-elle lui en vouloir? Ce serait mentir que de dire qu’elle ne ressentait pas exactement la même chose...L’envie de faire un avec l’autre, de se retrouver après tout ce temps, au chaud, sous les draps. Les joues rosies par le froid mais surtout par la gêne, elle bafouilla un truc avant d’accepter, les yeux au sol.  Mais je dois juste avertir mon ma....Elle coupa sa phrase, voyant l’absurdité de la chose. En même temps, elle ne lui apprenait rien, il avait bien comprit qu’elle était mariée à un autre, mais clairement ça ne l’avait pas dérangé plus que ça. Au point de ne pas l’empêcher de lui faire cette proposition presqu’indécente. Laisse-moi juste texter Zach et Heidi d’abord...Elle sortit son téléphone de sa poche et le déverouilla. Heidi apparaissait en fond d’écran. Sans lui donner plus de précisions, elle se retourna quelque peu et envoya rapidement un message aux deux pour les avertir qu’elle les rejoindrait à la maison. Elle inventa un truc avec le travail, rien de bien compliqué. Stella éteignit complètement l’appareil qu’elle remit dans la poche de son manteau avant de suivre Ditlev. Ils marchèrent, presque dans le silence le plus complet, jusqu’à un hôtel pas trop loin du centre-ville. Elle ne savait pas si c’était de la timidité ou si un malaise s’était installé entre eux, mais aucun des deux ne semblait trouver les mots pour combler le vide pendant leur marche. L’hôtel n’était ni de luxe, ni miteux. Parfait pour des retrouvailles, loin des yeux de tous. Avant qu’elle ne puisse dire ou faire quoique ce soit, Ditlev se chargea de louer une chambre et de payer, pendant que Stella défaisait son manteau, maintenant qu’ils étaient à l’intérieur, protégés du froid. La chambre ne se louant pas à l’heure, la réceptionniste les avisa qu’elle était à eux jusqu’au lendemain, 11h30. La jeune femme rit nerveusement à cette remarque, ne se voyant pas passer toute sa soirée et nuit dans une chambre d’hôtel avec lui. Quoique. Elle suivit le danois dans le couloir, jusqu’à la chambre 116, qui était complètement au fond. Les deux étaient nerveux, comme des adolescents qui passent leur première nuit ensemble. Du moins, c’était ce qu’elle ressentait. Les murs de la chambre étaient blancs, avec un ou deux tableaux accrochés au mur. Le lit était relativement grand, du moins assez pour accueillir parfaitement deux personnes. Les rideaux de la fenêtre étaient déjà tirés, et c’était parfait ainsi. Nerveuse, ne sachant pas quoi dire, ni par ou commencer, ou reprendre, elle retira son manteau qu’elle déposa sur le fauteuil dans le coin de la pièce. Elle portait une paire de jeans noire, taille haute, avec une blouse blanche légèrement transparente. Ses longs cheveux noirs tombaient dans son dos, alors qu’elle tira un peu le rideau pour regarder à l’extérieur. Elle sentait sa présence derrière elle, et surtout, ressentait le désir qui la consumait. Mais elle se sentait incapable d’agir sur ses désirs. Incapable de faire le premier pas. Comme si elle avait à nouveau 16 ans, face à lui qui devenait un homme. Mais elle n’était plus cette petite, cette femme-enfant. Elle était Stella, cette femme forte, brillante et en contrôle. Celle qui savait ce qu’elle voulait. Évidemment elle était encore souvent complexée par rapport à son corps, surtout depuis l’arrivée d’Heidi, mais aujourd’hui elle y pensait à peine, presque pas en fait. Comme si ce désir, cet amour véritable prenait le dessus sur tout. Stella se retourna donc vers lui, debout, près du lit. Après s’être mordillé nerveusement la lèvre inférieure, elle défit lentement les boutons de sa propre blouse, la laissant s’ouvrir pour dévoiler sa peau blanche, comme une poupée de porcelaine. Elle la retira complètement avant de la laisser tomber par terre pour s’avancer vers lui, maintenant qu’en jeans et soutien-gorge blanc, en dentelle. Doucement, elle l’attira vers le lit et le poussa, afin qu’il s’asseoit sur le bord. Une main de chaque côté de sa mâchoire, elle attira son visage vers elle, qui était toujours debout. Ses lèvres ne faisaient que frôler les siennes d’abord, sentant son souffle chaud contre le sien. Faisant référence à ce qu’il lui avait demandé plus tôt, elle laissa passer entre ses lèvres : Oui, je te fais totalement confiance. Et toi? Elle attendit une réponse de sa part avant de plaquer férocement sa bouche contre la sienne, ses deux toujours de chaque côté de sa mâchoire. Stella était à présent à califourchon sur Ditlev, incapable de défaire ses lèvres des siennes.

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Sujet: Re: [Terminé] Ghost from the past [Ditlev] ( le Dim 14 Jan 2018 - 2:36 )

Ghost from the past
Stella & Ditlev


L’idée de l’hôtel était venue toute seule. Je me rendis vraiment compte de ce que je venais de dire une fois que les mots avaient franchis la barrière de mes lèvres. Pour la forme, j’avais rajouté que tout autre endroit ferait également l’affaire. Ce à quoi j’avais pensé, au début, était de se retrouver simplement dans un endroit, au chaud, avec moins de monde autour de nous. Jamais je n’aurais choisi l’hôtel comme premier choix, et pourtant, inconsciemment, ça devait être le cas. Je fus donc encore plus surpris quand elle accepta. Certes, elle ne le dit pas franchement, mais rien que le fait qu’elle doive avertir son mari, ça en disait long sur sa décision. Je fis quelques pas en arrière, le temps qu’elle rédige son message, destiné à son mari. Toutefois, je ne fus pas assez rapide pour ne pas remarquer, du coin de l’œil, la photo qu’elle avait mise en fond d’écran. Était-ce possible que Stella ait une fille ? Malgré tout, je décidais de ne poser une question. Après tout, cela était totalement possible. Elle était mariée. Avoir des enfants était donc une suite logique. Et puis, à cause de moi, elle franchissait déjà la barrière. Je n’allais pas lui donner encore plus de matière pour qu’elle se culpabilise davantage. Si culpabilité y a. D’ordinaire, c’est moi qui aurait dû ressentir quelque chose. Jusqu’à présent, j’avais toujours évité toutes les personnes mariées. C’était une éthique. Ne jamais s’attaquer à des femmes déjà prises. Là, c’était différent. En attendant qu’elle ait fini, je m’allumais une cigarette. Il fallait que je me calme. Il ne s’était rien passé et il ne se passera certainement rien. Je me faisais juste des idées et si, je me trompais et bien …

Nous fûmes le chemin côte à côte, dans le silence, gardant une certaine distance. Comme si, le fait de se toucher, pouvait nous contaminer. Arrivé à destination, je la quittais brièvement, j’expliquais vaguement la situation à la réceptionniste. Je la baratinais, lui mentant ouvertement. Stella était soi-disant souffrante et avait besoin de se reposer un instant, voire quelques heures et elle n’était pas du coin. Quant à ma relation avec elle, je restais vague. Au cas où elle se souviendrait de nous. C’était pour la même raison que j’avais menti. Dire la vérité, que c’était une amie perdue de vue depuis vingt ans, que je retrouvais par hasard, et que cette amie s’avérait être mon ancienne petite-amie était comme si je lui laissais une bombe prête à exploser dans les mains. Dans le cas ou son mari viendrai à savoir de cette petite escapade. Vu le jeune âge de la réceptionniste, elle ne mettrait pas longtemps avant de cracher le morceau. Tandis que, si j’étais un parfait inconnu venant au secours d’une jeune femme, tout changea. La clé en main, je retournais auprès de Stella, passant un bras autour de la taille, et l’autre lui tenant le bras, comme si je l’aidais à se déplacer. Jouant le jeu. Nous n’avions toujours pas prononcé un seul mot. Le temps que dura le voyage en ascenseur me parut durée une éternité. Surtout que, être avec elle, dans un espace si réduit, amena mon cerveau à avoir des pensées pas très catholiques et la chanson, En apesanteur, de Calogero, résonnait dans ma tête. Chanson que j’avais connue quand j’étais sur le sol français, pour affaires. Finalement, les portes s’ouvrirent et je pus enfin sortir de cet endroit. Je commençais même à suffoquer. Après quelques mètres de plus, nous fûmes devant la porte de la chambre 116, la dernière du couloir. Je l’ouvris et je laissais Stella passer devant moi. Pendant qu’elle contemplait les lieux – chose assez futile pour moi – j’allais rapidement à la salle de bain, me rafraichir un coup, me passant de l’eau sur le visage. De retour dans la pièce principale, je l’imitais, enlevant mon veston et le déposant sur une chaise. Ne sachant toujours pas comment procéder, je m’approchais de la fenêtre, tirant légèrement le rideau, pour regarder la ville en contrebas, observer les gens qui poursuivaient leur vie tranquillement. A ce moment, je me disais que, ce n’était vraiment pas une bonne idée. On aurait dû rester dans un endroit où il y aurait eu des gens autour de nous, plutôt que de se retrouver là, mal à l’aise l’un comme l’autre au point de ne même plus savoir quoi dire. J’avais beau avoir bientôt quarante ans, avoir connu plusieurs femmes, mais c’était la première fois – ou plutôt deuxième – ou je perdais complétement le contrôle et que je ne savais plus quoi faire, dire. Pire qu’un gosse. Merde, nous étions des adultes après tout ! Revenant au présent, je me retournais pour trouver Stella, en soutien-gorge. Je fus dans l’incapacité de décoller mon regard d’elle. Ébahi. Elle était magnifique.

Sans que je puisse faire quoique ce soit ou prononcer un mot, elle s’était déjà approchée et me poussait doucement en arrière, avant que mes jambes ne rencontrent le bord du lit. Je me laissais tomber avant que les mains Stella vinrent se poser sur ma mâchoire avant que son visage ne fut collé au mien. Ma respiration s’accéléra subitement. Mon cerveau s’était totalement déconnecté, ne sachant pas commet gérer la tournure qu’avait pris cette situation. Ses lèvres qui frôlaient les miennes me rendaient fou. Comme un automatisme, j’hochais la tête à sa question. « Oui », répondis-je simplement, avant que ses lèvres vinrent se poser contre les miennes. Baiser auquel je répondis, passionnément, ardemment, comme si mes lèvres n’avaient attendu que les siennes. Machinalement, je passais une main derrière son temps, la plaquant encore plus contre moi, alors qu’elle était assise à califourchon sur mes jambes. Ma deuxième main, quant à elle, lui caressait délicatement les cheveux. Comme toute bonne chose à une fin, je fus contraint d’arrêter le baiser, reculant légèrement mon visage, pour me laisser le temps de respirer. Mes yeux, brillants, se posèrent sur elle. Je la lâchais complètement durant quelques secondes, juste le temps d’enlever mon t-shirt que je lançais à la hâte au sol. Je commençais réellement à étouffer dans cette pièce. Ma main se posa au creux de ses reins tandis que l’autre explorait son visage, les doigts effleurant le contour de sa mâchoire. « Tu ne peux pas savoir à quel point du m’avais manqué » dis-je avant que mes lèvres reprirent possession des siennes. Habilement, je retournais la situation. À l’aide de la main qui se trouvait dans son dos, je la fis basculer. Elle se trouvait dorénavant couchée sur le lit, moi au-dessus, en équilibre sur mes genoux. Je me penchais vers elle, tandis qu’une de mes mains partait à la découverte de son corps. Contournant le tissu de son soutien-gorge. Son ventre. Le tour de son nombril. Durant tout ce temps, je ne pus lâcher des yeux. Mon visage s’arrête à quelques millimètres du sien « désolé » chuchotais-je avant de reprendre, d’un ton normal « Je ne vous pensais pas si entreprenante, Mademoiselle Orlandini » Mes lèvres partirent ensuite à la conquête de son cou, déposant des baiser par-ci, par-là, tandis qu’une de mes mains s’arrêtait à la frontière de sa taille, entre sa peau nue et le pantalon. Je ne voulais rien précipiter et surtout, je voulais être sûre de ce qu’elle voulait.

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Sujet: Re: [Terminé] Ghost from the past [Ditlev] ( le Dim 14 Jan 2018 - 4:03 )

Ghost from the past
Ditlev & Stella


Stella ne se reconnaissait pas, alors qu’elle défaisait les boutons de sa chemise. Ditlev ne la regardait pas encore, elle avait le temps de tout rattacher et de partir. C’était peut-être une mauvaise idée finalement, cet hôtel. Déjà que ça avait été un peu la pagaille à la réception, alors que Ditlev inventait une histoire pour s’assurer ne pas causer d’ennuis à la brune. Était-elle capable de trahir ainsi Zaccheo, de le tromper, de s’abandonner à un autre homme? En même temps, ce n’était pas n’importe quel homme, c’était Ditlev. Son amour perdu et maintenant retrouvé. Le père de sa fille. Son meilleur ami et amant à la fois. Elle l’observait regarder au travers de la fenêtre et elle le sentait nerveux, pas en contrôle comme d’habitude. Ça le rendait charmant. Elle défit ce qui restait des boutons de sa chemise et la retira complètement avant de s’approcher de lui et le pousser contre le lit. Elle n’avait plus de patience. Tant pis pour la lenteur, elle prenait le contrôle de la situation. Elle lui demanda tout de même son accord pour continuer ce rapprochement, et elle eut rapidement un oui. Il n’en fallait pas plus pour qu’elle capture ses lèvres et qu’il y réponde automatiquement. C’était le feu, la passion, des feux d’artifices au creux de son ventre. Elle ne voulait pas s’arrêter pour rien au monde, même pas pour respirer. C’est Ditlev qui stoppa le baiser, pour reprendre son souffle et ses esprits, retirant du même coup son chandail, dévoilant son torse plutôt musclé. Du moins, vraiment plus que la dernière fois qu’elle l’avait vu. Comme il avait changé depuis toutes ces années...Elle ne disait rien, mais elle ne pouvait détourner le regard. L’une de ses mains se posa au bas de son dos, ce qui la fit frémir instantanément, alors que son autre main dessinait sa mâchoire. Il lui avait manqué à elle aussi, terriblement. Elle avait perdu espoir à plusieurs reprises, pensant ne jamais le revoir, ne jamais pouvoir le goûter, le sentir contre elle. Était-elle en train de rêver? Allait-elle se réveiller dans quelques minutes, dans son lit, près de son mari? Elle chassa tout de suite cette idée de son esprit, ne pouvant pas penser à Zaccheo, là, alors qu’elle était sur un autre homme, qu’elle s’offrait complètement à Ditlev. De façon habile il reprit le dessus en la faisant balancer sur le lit, sur le dos. Sa main descendait près de sa poitrine, sans la toucher, laissant ses doigts contourner la dentelle blanche qui cachait encore ses seins. Elle se faisait baladeuse, glissant rapidement sur son ventre, celui qu’elle détestait tant depuis la naissance d’Heidi. Mais sous les caresses de Ditlev, c’était différent. Elle se sentait à nouveau avoir 16 ans, lors de leurs premiers rapprochements, alors qu’ils se découvraient l’un et l’autre. C’était un peu ce qui se passait aujourd’hui, pour une deuxième fois. Il s’arrêta à ses pantalons, faisant une remarque sur son comportement.  Et t’as rien vu encore Sorensen. Se relevant légèrement, appuyée sur ses coudes, elle prit la main de l’homme qu’elle glissa doucement sous son jeans noir, son regard planté dans le sien, ne voulant rien manquer de sa réaction. De nature douce et calme dans la vie, Stella devenait souvent une autre femme dans la chambre à coucher. Du moins, avec certaines personnes. Disons qu’avec Zaccheo c’était plaisant, mais plutôt monotone et routinier sous la couette. Avec Ditlev ça avait toujours été des échanges intenses, elle s’en rappelait encore après toutes ces années. Les deux avaient évidemment acquis de la maturité et expérience depuis leur dernière fois, mais la chimie était la même entre eux. Le courant passait, trop, même. À en devenir électrique. Approchant son visage du sien, sa bouche se dirigea vers son oreille pour y murmurer quelques mots.  J’ai envie de toi Ditlev. Que toi. Elle ne savait pas si c’était ses mots, cet aveu, cette quasi-supplication, mais ça eut le don de le faire réagir encore plus. Elle sentait la main de l’homme glisser sous sa culotte pour s’immiscer tendrement dans son intimité ce qui arracha un premier gémissement à Stella. Elle en voulait plus, elle en voulait trop, tout de suite. Elle devait se faire patiente, profiter de chaque minute, faire durer le plaisir. Elle espérait qu’il ait plus de contrôle qu’elle. Alors qu'il continuait, habilement, à s'occuper de son plaisir, il s'installa un peu plus près d'elle, lui donnant accès à sa bouche. Glissant son visage dans le creux de son cou, sa joue frôlant la sienne, elle posa un baiser juste sous son oreille. I forgive you. Mais...Sa respiration est rapide, saccadée, son corps est secoué par le mouvement de Ditlev, rendant la conversation compliquée. Mais reste avec moi. Rappelle-moi ce que c'était, toi et moi. Comme un appel à plus, une demande lancée dans les airs, mais certainement pas tombée dans l'oreille d'un sourd. Elle le regarde, les yeux brillants, un sourire légèrement coquin alors qu'elle ne peut s'empêcher de laisser s'échapper quelques sons qui témoignent de son excitation.


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Sujet: Re: [Terminé] Ghost from the past [Ditlev] ( le Lun 22 Jan 2018 - 20:12 )

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