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- Après le drame.... | Erio [Terminé] -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Résidences
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Lana Giaccomo10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Après le drame.... | Erio [Terminé] ( le Mer 13 Déc - 11:20 )
La fête des lumières. C’était censé être un formidable moment pour Lana. Elle avait tout prévu dans sa tête : comment elle convaincrait Erio de l’aider à décorer le sapin, comment il finirait finalement par se prendre au jeu... Et c’était ce qui s’était passé, au début, pour au final finir en gigantesque drame quand elle avait perdu le contrôle. Ca fait maintenant 30 minutes qu’elle a quitté la fête quand Lana arrive à leur appartement. Des larmes coulent sur sa joue alors qu’elle ne répond pas aux lamentations de Berlioz et fonce dans la cuisine. De rage, elle ouvre brusquement le frigo et prends tout ce qui peut passer dans ses bras fins pour l’amener sur son lit. Puis elle recommence. Un, deux, trois voyages, jusqu’à ce que son lit soit couvert de victuailles. Rapidement, elle ferme la porte de sa chambre et tourne la clé, craignant qu’Erio ne soit pas loin sur ses pas. Ça a été difficile de passer à travers la foule pour quitter l’évènement et elle compte sur le fait que ça l’est été encore plus pour son colocataire. Entendant le petit chaton miauler de l’autre bout de la porte, grattant légèrement avec sa patte, Lana hésite un instant à l’ouvrir mais se ravise, et prends son casque de musique, le branche sur son téléphone avant de mettre la musique relativement fort dans ses oreilles. Elle ne veut pas de la tendresse de la boule de poil, ce soir. A vrai dire, elle n’a envie de rien si ce n’est de manger pour se remplir le ventre, à n’en plus pouvoir. C’est la seule méthode qui marche vraiment, quand elle est bouleversée comme elle peut l’être ce soir. Au son d’une chanson d’Eros Ramazzoti, Lana enlève sa tenue de mère Noël qu’elle balance d’un geste agacé dans un coin de la pièce. Un instant, elle jette un coup d’œil à ses sous-vêtements qu’elle destinait à un usage bien particulier et soupire avant d’enfiler un gros sweat à capuche et un jogging. Voilà qui est mieux.

Et son petit manège commence. Par un paquet de jambon blanc, dans un premier temps. Après quoi Lana passe aux crèmes desserts et au pot de glace avant de revenir sur du salé avec un reste de rosbeef non fini de la veille. Tout y passe, méthodiquement, avec acharnement jusqu’à ce qu’au bout de plus de deux heures elle ne soit plus qu’entourée d’emballages alimentaires vides. L’estomac bien rempli mais la tête enfin vide, elle finit par s’endormir au milieu de tout ça, le casque toujours sur les oreilles. Le réveil, plusieurs heures plus tard, est difficile. Alors qu’elle émerge de son lit, barbouillée, son regard s’arrête immédiatement sur le miroir qui lui renvoie une image peu glorieuse : les cheveux en pétard, les yeux gonflés par les larmes de la veille, cernés… Elle s’en ficherait presque, c’est pour dire. Et alors qu’elle tourne la clé dans la serrure pour sortir, un secret espoir lui fait dire qu’Erio n’est déjà plus là. En fait, elle ne sait même plus s’il travaille aujourd’hui mais elle, heureusement, c’est son jour de repos. Seulement voilà, son espoir éclate en morceaux quand elle ouvre la porte et qu’Erio, accoudé derrière, manque de s’effondrer sur ses pieds. Un bref regard vers lui lui fait dire qu’il n’a pas beaucoup dormi, lui non plus. « Tu peux me laisser passer ? » Dit-elle d’une voix qui se veut le plus neutre alors qu’elle se penche vers l’avant pour ramasser Berlioz qui s’est jeté entre ses bras. Cachant son visage désastreux tout contre la petite bête de poil, Lana espère qu’il accèdera à sa demande, sans en rajouter. Elle n’a pas envie de l’affronter, encore une fois.


Erio & Lana


Je ne squatterais plus les rues de ma peine. Quand je suis perdue, j'veux que tu me ramènes. Je veux qu'on fasse bien, je veux qu'on aille loin et qu'on traîne.
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Sujet: Re: Après le drame.... | Erio [Terminé] ( le Mer 13 Déc - 18:03 )
Minable. C’est comme ça qu’il se sent en la voyant s’éclipser. Erio est allé trop loin, a continué dans sa lancée en sachant très bien qu’il mettait les pieds sur une blessure béante. Le mal causé par son ex-petit ami a causé des dégâts, mais il n’imaginait pas à quel point c’était. Lui, il la voit tous les jours et Lana est tout sauf ce qu’il définit. Dans la vie, c’est une bosseuse qui en veut, qui aime son travail. Avec ses proches, elle est constamment disponible, même lorsqu’elle ne le devrait pas, même lorsqu’elle est malade. Et puis… Physiquement, c’est de loin la femme la plus attirante qu’il ait croisé. Ses sentiments y sont certainement pour quelque chose : depuis que son cœur bat pour elle, ses yeux ne voient plus qu’elle. Mais il ne manque pas d’objectivité pour autant. Lana est fine, petite, ressemble à une poupée en porcelaine que l’on a peur de briser en la serrant un peu trop fort. Elle a un sourire qui l’embellit, des formes qui l’avantagent. Le regard que son ex posait sur elle et le sien sont tellement différents. Erio a l’impression de la voir vraiment. Ce type n’était tout simplement pas fait pour être avec elle. L’homme penche la tête en arrière, lâche un souffle et lorsqu’il la redresse, croise les prunelles de quelques passants qui se sont arrêtés pour observer la scène. Il comprend qu’il n’est pas le seul à s’insulter de tous les noms. Eux aussi, ils le font, lui en veulent sans même le connaître d’avoir tout fait de travers et ce serait tellement stupide de rester figé à la fête des lumières sans agir, recoller les morceaux. Sans trop d’hésitation, il récupère le carton de décorations et quitte les lieux, se frayant un chemin dans la foule qu’il se voit obligé de bousculer pour accéder à la sortie. D’une main qu’il libère, il tente désespérément de contacter Lana, mais ses appels restent sans réponse. Il presse alors le pas jusqu’à l’appartement dont la porte est ouverte. « Lana ? » Aucune réponse. Erio pose le carton sur la table, défait son manteau et se heurte à une tentative désespérée de frapper à sa porte. Il n’a pas envie de laisser les choses comme ça, est habitué à discuter avec sa colocataire lorsque les choses ne vont pas. Si ce n’est à de rares exceptions, Erio n’aime pas se balader avec des conflits dans la tête. Surtout avec Lana. Quitte à se dire les choses, il préfère qu’entre eux, tout soit dit et même s’il sent qu’elle n’a pas envie de lui parler, Erio n’aime pas l’idée de laisser traîner la chose. Pis, la laisser seule face à ses démons. « Lana ? » Il s’approche de la porte de sa chambre, donne quelques coups contre la porte, mais personne ne lui répond. « Tu sais qu’il va falloir qu’on se parle. » lui souffle-t-il, sans réaction. Berlioz passe entre ses jambes, relève sa petite bouille et miaule ensuite, grattant la porte de sa maîtresse. Lui aussi est mal.

Après avoir insisté une nouvelle fois, Erio passe dans la cuisine, récupère une bière qu’il ouvre, restant soudainement bloqué devant l’état du réfrigérateur encore plein ce matin. Il reste un bout de fromage dans un coin, de la boisson, mais la nourriture a entièrement disparu. Il n’y a plus rien. Les paroles qu’elle lui a soufflée à la fête lui reviennent très vite en tête et aussitôt, la culpabilité s’empare de lui. Une boule au creux du ventre, le policier referme le frigo et part s’appuyer contre la porte de sa colocataire. « Lana, s’teu plaît, réponds-moi. » dit-il, en frappant de nouveau. Toujours aucune réponse. Erio se laisse glisser le long du mur et cale sa tête contre la porte, l’interpellant de temps en temps. Berlioz se joint à lui, se pose sur ses genoux et c’est au bout d’une petite minute dans cette position qu’il entreprend de caresser son pelage. La bière à côté de lui, ses yeux se ferment et la fatigue prend le dessus sur son envie d’ouvrir cette satanée porte.

C’est lorsque celle-ci s’ouvre brusquement qu’il se réveille de la même manière. Son corps entier part en arrière, tandis qu’il est rattrapé par les jambes de sa colocataire et par un automatisme qui sort de nulle part : sa main gauche se rattrape à l’encadrement de la porte, la droite au sol. Ses yeux fatigués trouvent les siens une seconde seulement. Pas suffisant pour constater de lui-même son état. « Salut. » dit-il, encore un peu endormi, en se relevant tant bien que mal. Il passe sa main sur son visage, puis penche la tête sur le côté, l’observe avec le chaton dans ses bras. « Un café ? » Les emballages sur le lit lui font de l’œil, comme un aimant attire le métal. La veille, il se doutait qu’elle s’était défoulée sur la nourriture, mais comme ça, avec tous les sachets vides, il se rend compte à quel point sa situation n’est pas anodine. Il ne peut qu’en tenir compte. « J’suis désolé. » C’est dit avec sincérité, ça lui sort du cœur, des tripes. Il est navré. Erio prend le chaton dans ses bras et le dépose par terre. « J’me suis comporté comme un crétin, tu peux l’dire. » Et sur son visage, à travers ses traits, il voit à quel point ça l’a heurtée. Les larmes qu’elle a versées ont dû être nombreuses tant ses yeux sont gonflés. « J’aurais pas dû, j’ai été très loin. Pardon. » Hésitant, de peur qu’elle le repousse, il fait tout de même un pas vers elle, pose sa main sur sa taille. « J’me sens coupable. J’voulais pas être responsable de ce genre de… crise. » C’est pourtant le cas et rien de ce qu’il dira pourra lui faire oublier ça, mais il n’a pas dit son dernier mot. Erio, il est obstiné. « Avec moi, t’as pas besoin de boire de l’eau pendant des jours pour ressembler à quelque chose. Même après ça, j’te trouve vachement canon. » C’est peut-être maladroit et probablement qu’il n’aurait pas dû lui rappeler ce qu’elle vient de faire, mais il tient à le faire, pour ne pas qu’elle se sente mal. « J’ai déconné, mais j’vais me rattraper, hein. » Avec tendresse, il ose saisir quelques mèches de ses cheveux et les placer derrière son oreille. « J’suis désolé. Parle-moi. » Sur tout ce qu’elle veut, ce qu’elle ressent. Il est prêt à entendre tout ce qu’elle a sur le cœur.


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Toi, tu es comme un aimant et moi le métal et me rapprocher de toi devient vital. Juste d'y penser je sens mon cœur qui bat. Oh, moi, je ne suis pas dans mon état normal, car ce que je ressens n'est pas très banal. Moi je veux respirer ce parfum dans ton cou, permet-moi de te dire à l'oreille des mots doux que tu y penses encore quand je suis loin de toi. Tout doucement, te prendre dans mes bras, lentement t'embrasser, m'inscrire sur le mur de ta vie, de ton passé. Je sais aujourd'hui que toi seul me guideras.
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Sujet: Re: Après le drame.... | Erio [Terminé] ( le Mer 13 Déc - 18:50 )
Par pitié, qu’il s’écarte vite et qu’elle puisse se refugier dans la salle de bain, une autre pièce où elle peut s’enfermer à double tour. Jusqu’ici, elle n’avait jamais ressenti le besoin de s’enfermer dans sa chambre, l’intimité que lui donnait sa porte simplement refermée lui suffisait. Mais, pour la première fois, Lana avait vraiment eu le besoin de mettre une véritable distance entre eux. « Non c’est bon. » Et la chose ne semble pas être différente ce matin, alors qu’Erio lui présente ses excuses. Lorsqu’il lui enlève Berlioz des bras, Lana se sent soudainement démunie, incapable à présent de cacher son corps et son visage loin des yeux du policier. Elle reste alors murée dans un silence sans doute gênant pour son colocataire, mais elle s’en fiche. Franchement, qu’il rame parce que, comme il l’a dit il a été un vrai crétin. Plus que ça, même. Lana n’utilise pas le mot « enfoiré » par hasard. Quand il était sorti de sa bouche, elle le pensait. « Alors là, non, hein. J’suis responsable de mes propres actes, merci. » Ne peut-elle pas s’empêcher de dire, finalement, quand il semble vouloir prendre sur lui ce qui s’est passé pour elle dans la nuit. Bien sûr, il en a été en partie le déclencheur… Mais depuis le temps qu’elle lutte contre ça, depuis les quelques mois où ça va beaucoup mieux, elle aurait pu être capable de résister si elle en avait eu envie. Elle aurait pu commencer par appeler Emma, par exemple, parce que c’est son premier réflexe quand elle est comme ça en général. Mais elle n’avait juste pas voulu se battre, c’est tout. Fabio avait peut-être raison, finalement : elle est sans doute vraiment cette grosse fille moche, triste et goinfre. Ca et uniquement ça. Sans possibilité de guérison.

Son cœur se resserre quand il la complimente, son corps se crispe quand il se rapproche doucement d’elle comme on approche un loup blessé. Elle canon, franchement ? Sa tête ne ressemble à rien, ses cheveux non plus et elle porte un sweat et jogging trop larges qui lui permettent de cacher son ventre légèrement gonflé. Elle est tout sauf canon, là. « C’est bon ça va, j’ai pas besoin de ta pitié, Erio. » Dit-elle, passablement agacée. Parce que ça ne peut être que de la pitié, forcément. Cette main sur sa taille, l’autre qui passe dans ses cheveux, ça ne peut être que de la pitié. Ce serait mentir que de dire que ça ne lui fait rien pourtant, à l’intérieur. Le fait est que ça l’apaise mais que ça la déchire un peu plus en même temps. Ce qu’il est en train de faire n’est pas fait pour les bonnes raisons et elle le sait. C’est la culpabilité qui parle, uniquement. C’est sans doute pour ça que quand il lui demande de lui parler, elle finit par reculer d’un pas, regagnant son espace. Elle ne sent pas à l’aise si proche de lui après tout ça, après qu’il est découvert ce qu’elle est. Jamais plus il ne la regardera comme avant, et elle le sait. « T’es désolé et moi je m’en fous. Je pardonne facilement mais je suis désolée là, il manque les fleurs et les chocolats, j’peux rien faire. » Elle l’a encore en travers de la gorge, cette manière qu’il a eu de la décrire la veille. C’est donc comme ça qu’il la voit, après tout ce temps ? Peut-être bien que c’est parce que c’est ce qu’elle est, tout simplement. « Et pourquoi je voudrais te parler tu peux me le dire ? Pour que tu me balances des trucs que tu auras retenu dans plusieurs semaines, c’est ça ? » Quand elle lui avait parlé de Fabio sur ce toit, avant qu’il ne se rapproche plus fortement encore, elle lui avait fait confiance. Alors, peut-être qu’elle ne lui avait pas tout dit, sans doute aussi que son colocataire n’avait pas imaginé la force de l’impact qu’avait bien pu avoir son ancienne relation mais n’empêche, elle se sent trahie. « J’t’aurais jamais fait un coup pareil, moi. » Comme de lui évoquer son père de manière peu glorieuse. Alors d’accord, son histoire n’a rien d’aussi dramatique que celui du papa d’Erio mais… c’est son sujet sensible, à elle. Preuve en est la gigantesque crise qui en a découlée, une des plus importantes qu’elle n’ait jamais vécu ses derniers mois. « Alors maintenant, est-ce que tu veux bien me laisser passer, s’il te plait ? J’ai besoin de prendre une douche. » Histoire de se laver de cette sensation d’être une fille complètement minable. Une peine perdue, bien sûr. Mais Lana a besoin de retrouver forme humaine.


Erio & Lana


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Erio MazzeiToujours frais après un litre de café
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Sujet: Re: Après le drame.... | Erio [Terminé] ( le Jeu 14 Déc - 0:30 )
La boulimie, il ne la comprend pas pour ne pas le vivre, mais il a conscience que c’est un trouble du comportement alimentaire, une maladie. Certains ne la prennent pas au sérieux, se disent sûrement que c’est simple de s’en sortir, avec un peu de volonté. Lui, il s’en éloignait, ne se sentait pas concerné et n’avait pas spécialement d’avis sur la question. A présent qu’il y est confronté indirectement, les choses sont différentes. Ca l’inquiète. Cette crise qu’elle a eue, Erio n’y est pas pour rien, même si elle se dit être responsable de son geste. Sans leur dispute, sans toutes ces paroles blessantes, Lana n’aurait pas vidé le réfrigérateur. Il se surprend à se remémorer les nombreuses fois où il n’y a pas été de main morte avec elle, espérant secrètement que c’est la première fois qu’elle souffre autant de son comportement, même s’il aurait aimé que ça n’arrive jamais. « Tu prends ton pied à me contredire en fait, c’est ça ? C’est bien un truc de nana. » dit-il, sans filtre, avant de lâcher un soupir en se rendant compte de sa nouvelle erreur. Erio est franc, mais à l’instant T, il aurait aimé se la fermer afin de ne pas envenimer leur situation. Lana n’est pas en sucre, mais les dégâts sont déjà conséquents. Régler le problème, lui montrer à quel point il regrette est sa priorité.

Pitié, ce simple mot est bien péjoratif, si bien qu’il peine à l’accepter, mais ce serait mentir que de lui assurer qu’il ne compatit pas pour elle et il n’en ressent aucune honte. Sa colocataire est importante pour lui et ce serait étrange de ne rien ressentir face à sa douleur, ou encore à sa prise de distance dès lors qu’elle fait un pas en arrière. Son bras retombe le long de son corps, tandis qu’il accuse le coup. Sa répartie n’est pas tombée dans l’oreille d’une sourde. Les fleurs, les chocolats, cette manière de dire qu’elle avait besoin de peu pour pardonner facilement, passer à autre chose. Il s’y est mal pris, de A à Z. « Ecoute. Cette histoire avec Alessia, ça m’rend dingue. J’aurais pas dû. C’était nul de ramener ton ex à la conversation. » Tout ça pour une malheureuse phrase qu’il a fini par mal prendre, assez pour le lancer dans le sujet. Mêler Fabio à leur conflit n’était pas la bonne solution. Il l’a fait sans réfléchir et maintenant, pour rattraper le coup, Erio rame sans savoir comment gérer pour arriver au bord du grand lac. « C’est juste que j’trouve que tu te fais bouffer par les gens. T’es gentille. J’dis pas que c’est un défaut, mais parfois… J’réagis peut-être pas toujours de la bonne façon, hein, j’peux pas le nier, mais ça m’a gonflé que tu me le redises, alors que c’qui me passait par la tête sur le moment, c’était… de lui en faire voir ! Qu’elle comprenne que tous ses stratagèmes ne riment rien, que ça sert pas à t’rendre la vie minable. » C’était une vengeance et avec du recul, à force d’avoir réfléchi à ce que Lana lui a dit la veille, en prenant ses arguments en compte, certainement qu’elle avait raison de le dissuader d’agir. Ca n’aurait pas arrangé les choses. « J’suis désolé. J’aurais pas dû ramener ce sujet. » Il sait qu’elle ne se serait pas servie de ses confidences, des sujets qui lui font mal et il se sent réellement coupable de l’avoir fait, de son côté. Ne pouvant pas rester en conflit avec elle, il insiste, se rapproche d’elle de nouveau. « C’que je t’ai dit tout à l’heure, c’était pas des conneries. » Il aurait pu la complimenter pour lui faire plaisir, aussi pour revoir un sourire se dessiner sur son visage, mais non, il pensait réellement ce qu’il disait sur son physique et souhaite revenir là-dessus de peur qu’elle ne le croit pas. « Tu peux m’redire que c’est de la pitié, j’te dirai que j’compatis juste, que ça m’fait chier de te voir comme ça. Pas seulement parce que c’est à cause de moi, mais… » commence-t-il, en cherchant ses mots. Ceux-là arrivent bien plus facilement qu’il ne l’aurait pensé : « Aussi parce que c’est toi. Alors forcément, hein, j’suis dépité et j’me sens concerné. » Il ne se fiche pas de ce qui lui arrive, de ce qu’elle s’inflige physiquement, moralement. Erio n’est pas très doué pour ça, pas quand ça concerne une femme qui met la pagaille dans sa tête, mais il aimerait être là comme soutien, pas comme un frein. « Quand j’t’ai dit que je te trouvais canon… J’mentais pas non plus. » Même avec ses cheveux en pagaille et ce sweat bien trop grand pour elle, qui recouvre une partie de ses cuisses, avec des manches qui recouvrent ses mains. « J’aime ton corps. J’te trouve pas minable, difforme et franchement, j’sais pas où il a vu ça, lui, mais t’as tout ce qu’il faut, là où il faut. » insiste-t-il, sans être convaincu que ça puisse rentrer dans sa tête. Ce type, il a l’air d’avoir fait tellement d’effort pour qu’elle pense réel ce qu’il lui disait, alors que tout est faux. « Pardon, j’ai vraiment fait n’importe quoi. » Se risquant à ce qu’elle le repousse de nouveau, Erio pose sa main sur sa taille et la ramène contre lui. « Laisse-moi la prendre avec toi, cette douche. » murmure-t-il, au creux de son oreille. « J’veux te regarder, j’veux te prendre dans mes bras. » Et pas rester comme ça, avec ce froid glacial entre eux.


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Sujet: Re: Après le drame.... | Erio [Terminé] ( le Jeu 14 Déc - 15:45 )
« Mais oui Erio, mon seul but dans la vie n’est que de te contredire ! » Lâche Lana sur un ton ironique en levant les yeux au ciel. Et c’est reparti, elle est en colère, de nouveau. Alors qu’elle se pensait rincée, qu’elle avait juste envie de s’affaler dans son bain et d’oublier sa nuit, Erio trouve quand même le moyen de rallumer la petite étincelle pour faire flamber le brasier. Comme toujours, il arrive à provoquer des choses intenses en elle, bonne ou mauvaise. « Tu me regardes comme si j’étais un animal pris entre les phares d’une voiture mais JE contrôle. JE fais ce genre de truc quand JE le décide. » Cette crise est sur elle, et pas sur lui. Et elle tient à ce détail car, pour Lana, sa boulimie a toujours été un moyen de reprendre le contrôle quand sa vie ne va pas. Quand elle porte toute cette nourriture à sa bouche, c’est elle qui décide de le faire, c’est elle qui prend les rênes. Le fait est qu’elle est devenue dépendante de ce mode de réaction, petit à petit. C’est là que réside le problème mais l’Italienne a décidé de ne pas voir le mauvais côté des choses. Hier soir, du moins. Aujourd’hui, elle se rend bien compte que ce n’est pas sain que de finir dans l’état dans lequel elle se trouve encore ce matin. « C’est pas vrai, mais lâche prise un peu avec Alessia ! » Dit-elle, en levant les bras en l’air, évitant volontairement de relever le reste de sa phrase, quand il parle de sa bourde avec son ex’. Le fait est que ça la fatigue, toute cette histoire. Elle n’a pas envie de repartir dans leur dispute de la veille parce que, visiblement, ils ne tomberont jamais d’accord là-dessus. Erio veut agir alors qu’elle, elle veut simplement laisser couler. Alessia ne lui a plus donné signe de vie, ne lui a plus menacé depuis des jours maintenant et Lana est persuadée que l’orage est à présent derrière elle. « Je suis comme ça, Erio ! Oui je suis gentille, oui je vois le meilleur côté des gens et… je changerais pas ! J’ai aucune envie de changer. » Alors peut-être qu’elle est un peu naïve, c’est vrai. Mais elle préfère ça que d’être aigrie, dépitée. « Je suis pas stupide pour autant, je sais que c’est grave, ce qu’elle a fait ! Je lui pardonnerais jamais un truc pareil mais quoi ? Remuer les ennuis, ça me ressemble pas c’est tout ! Je veux juste oublier ce truc… Non mais t’imagine qu’une fille que je pensais être une amie a essayé de me rendre gravement malade voir pire ? Tu crois que ça me fait quoi ? » Ca la blesse mais ça la terrifie aussi. De se dire quelle a une part de responsabilité dans ce désastre, en plus, n’arrange pas les choses. « Et si ça te gonfle et ben désolé mais je te le redis encore : c’était pas une bonne idée. » Elle persiste et signe. Jamais, du temps où elle était avec Fabio, elle n’aurait osé s’opposer à lui de cette façon.

« Non, t’aurais pas dû. » Son corps se crispe une nouvelle fois quand il se rapproche d’elle de nouveau, rejouant la scène d’il y a quelques minutes. La détermination de Lana semble petit à petit s’écorner quand il lui dit tout un tas de belles choses. L’intérieur de son estomac se réchauffe alors que son cœur, lui, semble perdu entre rancœur et tendresse. Erio est un peu maladroit mais c’est sans doute ça qui finit par toucher une Lana qui était totalement fermée il y a quelques minutes. Elle l’écoute, vraiment cette fois-ci, et ne reste pas insensible à ses arguments. Ceci dit, elle ne comprend pas. Elle ne comprend vraiment comment il peut la trouver attirante alors qu’elle déteste depuis déjà trop longtemps son reflet. Quand il la ramène contre elle, elle ne résiste pas cette fois-ci, ferme les yeux un instant alors qu’une minuscule larme perle au coin de ses pupilles. C’est ce Erio là qui la trouble. Celui qui est là pour elle, en toutes circonstances. Et pourtant ça ne l’empêche pas de lui répondre malgré tout : « Non, t’as pas envie de ça. » Lana prend une longue respiration alors qu’elle se décolle un peu de son torse, sans toutefois reprendre totalement ses distances. « J’suis pas que la fille un peu dingue qui saute partout. Tu vois tout ça, derrière moi, ça fait partie de moi aussi. » Lana ne prend même pas la peine de jeter un coup d’œil, tellement elle en a honte. « J’suis compliquée, perturbée, pénible… Et crois-moi, t’as pas envie de me récupérer à la petite cuillère un lendemain comme ça. » C’est ce qu’il lui propose en quelque sorte, avec cette douche. Et si elle apprécie l’attention, elle n’a pas envie de l’enfermer dans un truc pareil. « C’est pas ton rôle, j’te demande rien. Je sais gérer. » Et puis, le fait est qu’elle n’est pas sûre d’être capable de supporter son regard sur elle, dans cette douche. On est bien loin de leurs rapprochements habituels, dans la légèreté. Là, Lana a le cœur encore lourd, usé. Elle ne se sent pas regardable. « Tu veux que je te pardonne Erio ? Je te pardonne, c’est bon. Pas aujourd’hui, mais j’y arriverais. » Il lui faut encore un peu de temps, à la hauteur de ce que cette dispute a pu déclencher en elle. Mais elle y arrivera. Parce que malgré tout, elle tient à lui et puis, ses excuses étaient sincères, elle le sait. Que demander de plus ? Alors peut-être que c’est avoir le pardon facile, mais tant pis. Encore une fois, elle est comme ça Lana. « Mais ne t’avises plus jamais de parler de ce qui s’est passé entre lui et moi, comme ça. Sinon, tu m’oublies. » Elle ne supportera pas une deuxième dispute de la sorte au sujet de son ex, ce serait trop pour elle. « Et je suis sérieuse, Erio. » Pas de deuxième pardon. Ca lui déchirerait le cœur, mais c’est comme ça. Elle ne reviendra pas dessus.


Erio & Lana


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Sujet: Re: Après le drame.... | Erio [Terminé] ( le Ven 15 Déc - 15:18 )
« OK. » Aucune résistance, aucune insistance, même si d’un point de vue extérieur, le contrôle qu’elle a sur son problème est inexistant. C’est la maladie qui est plus forte, c’est elle qui remporte la partie. Ca, Erio se garde bien de le dire. S’il commence à rentrer dans le cœur du sujet, le ton risque de monter et la dernière chose qu’il souhaite, c’est de se la mettre à dos. Alors le dernier mot, il le lui laisse. « J’peux pas faire ça. Tant qu’elle est dehors, qu’elle s’en sort sans rien, j’peux pas lâcher prise. » La situation, il la prend très à cœur. Si Lana a peur de ce qui pourrait advenir, si elle craint que ce soit dangereux, lui n’aime pas savoir sa copine dans la ville avec cet état de santé qui se dégrade. Qui sait ce qui peut se tramer dans sa tête ? En tant que policier, Erio a appris à ne pas baisser sa garde. C’est lorsque ça arrive que les coups bas arrivent. Il s’en méfie comme de la peste et n’aime pas l’idée d’être surpris. Aussi, il réclame justice. Ne pas agir, c’est lui donner l’impression qu’elle peut se comporter comme bon lui semble sans rien avoir en retour. Elle doit se sentir protégée, surtout si elle a connaissance de la profession qu’il exerce. « Zappe ça si ça te chante, mais ne compte pas sur moi pour faire la même. J’peux pas oublier putain. Tu t’rends compte si j’avais pas été là ? Si t’avais été seule ? Tu t’rends compte que tu serai plus là ? C’est pas toi qui t’ais retrouvé avec le corps d’une petite nana inconsciente, avec la peur au ventre qu’elle s’réveille plus. » Il était rentré bien plus tôt que d’habitude, mais son programme de la journée était différent de celui qu’il a finalement réalisé. Erio ne sera cependant pas toujours là et c’est ce qui l’effraie. Qu’il se passe quelque chose dès qu’il aura le dos tourné. « J’te demande pas de changer, juste de faire attention. Pas de devenir parano, mais d’faire gaffe quand t’accordes ta confiance aux gens. » Il ne lui demande pas de prendre exemple sur lui qui réagit à l’extrême. Lana est loin d’être sombre, paranoïaque, à toujours observer les autres en se disant qu’ils peuvent être de très bons suspects… Qu’un sourire ne suffit pas à l’embobiner. Elle perdrait de la valeur, ne ressemblerait plus à la Lana qui lui plaît. Celle qui est insouciante, qui a la joie de vivre, mais tout de même… Il n’a pas envie qu’il lui arrive une bricole et c’est ce qui a failli se passer, alors à défaut qu’elle n’ouvre pas les yeux en grand, lui le fait pour elle également. Ce n’est pas son rôle, il n’est pas son petit ami, mais il juge que tous les deux sont assez proches pour ça. « T’as fini ? » Ce n’était pas une bonne idée et il ne la proposera sans doute plus, mais il ne compte pas oublier cette histoire pour autant.

Ni ce pour quoi ils se sont disputés. Son ex-petit ami a fait des dégâts derrière son passage et s’il ne se doutait pas à ce point, il se sent capable d’être là auprès d’elle pour l’aider à se reconstruire. Dans ses bras, en la serrant contre lui, il tente de le lui faire comprendre. Erio n’est pas toujours tendre, est souvent brusque, mais il peut être aussi très disponible et il ne compte pas la laisser seule à affronter ses propres démons aujourd’hui. « Depuis quand tu sais ce dont j’ai envie ? » Elle n’a pas idée de ce qui se passe dans sa tête. Même lui, il ne s’écoute pas toujours. Erio n’a pas souvent de certitude, mais il est au moins certain de ce qu’il va avancer : « J’prends tout ça. Tes films à l’eau de rose, tes maladresses, tes envies de sapin, ton enthousiasme lors de chaque fête de l’année. » Ils ne sont pas en parfait accord sur tout, mais il tient à elle. Les sentiments qu’il ressent à son égard lui faire prendre tout ce qu’elle est. Ses qualités, ses défauts. « Le réfrigérateur vide. » Sa boulimie. Il ignore comment l’aider à s’en sortir, s’il peut faire quelque chose, mais l’épauler durant ses crises, ne pas la rejeter lorsqu’elle se calme, ça, il se sent capable. « Ca m’fait pas fuir. Je prends. Toi, tes problèmes, tes manies, j’prends et s’il faut que j’te ramasse à la petite cuillère, OK, parfait. Ca m’va aussi. » Doucement, il pose la main sur son épaule et la décale de quelques centimètres à gauche, pour pénétrer dans la chambre. Erio récupère tous les emballages laissés sur le lit, les roule en boule de sorte à ce que ça ne prenne pas trop de place dans ses mains et une fois terminé, s’avance vers Lana pour déposer un baiser sur le creux de son cou. « J’peux que confirmer que t’es pénible et compliquée ceci dit. C’est ce qui te rend belle. Attends-moi là. » enchaîne-t-il aussitôt, sans la laisser réagir à ce compliment qu’il pense sincèrement. Si Lana avait été une femme simple, sans aucune prise de tête, si elle n’avait pas un passif si difficile… Erio ne se serait pas tourné vers elle. Il sent en elle une femme blessée, qui ne demande qu’à être réconfortée, rassurée. C’est son cas aussi. Tous les deux, ensemble, ils ne forment pas un duo faible, mais deux êtres qui sont forts dès lors qu’ils sont ensemble. Erio met les emballages dans la poubelle, fait un aller-retour pour récupérer sa bière que Berlioz tente de renverser et la pose sur la table. « J’te reparlerai plus de lui comme ça. » Son corps se colle contre le sien, ses mains s’accrochent à sa taille comme si sa vie en dépendait. « J’prendrai pas le risque de tout foutre en l’air. » Agrippant le bas de son sweat, il le retire et le laisse tomber à ses chevilles. Ses yeux s’attardent sur son buste, ses doigts glissent sur son petit ventre. « Tu me plais. » Le miroir, c’est lui. A travers lui, il espère qu’elle se rende compte à quel point il est séduit par cette silhouette qui ne le laisse pas indifférent. « J’crois que je me suis pas bien fait comprendre. J’veux prendre cette douche avec toi. J’veux te sentir. »  Avec le bout de son nez, il lui caresse sa joue, et au creux de son oreille, murmure : « J’veux sentir le corps de la nana la plus désirable qui m’ait été donné de rencontrer contre moi. J’veux le regarder. » Sous toutes les coutures, en y déposant quelques baisers, comme il commence à le faire en pressant ses lèvres juste en-dessous de son oreille droite, descendant sur sa nuque.


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Sujet: Re: Après le drame.... | Erio [Terminé] ( le Ven 15 Déc - 16:34 )
Elle comprend. Au fond, elle comprend qu’il ne puisse pas oublier si facilement ce qu’a fait Alessia. Elle non plus, à vrai dire, mais elle a simplement trop peur pour agir et faire quoi que ce soit. Elle tente de se persuader qu’Alessia s’est sans doute plantée dans ses doses, qu’elle voulait juste la rendre un peu malade, un petit ennui du même acabit que ses pneus crevés… Et puis quand elle a dû apprendre pour Lana, sans doute par une de leurs amies communes, elle a dû faire marche arrière, voilà tout. C’est comme ça que Lana s’évertue à voir les choses mais Erio lui, envisage le pire. Et quand il lui confie ses craintes, quand il lui rappelle que c’est lui qui l’a vu dans un état pareil, qui s’est inquiétée, Lana ne peut s’empêcher de se pincer les lèvres. A vrai dire, jusque-là, elle n’avait pas pris le temps d’y réfléchir. Mais à la place d’Erio, elle aurait beaucoup de mal à s’en remettre, elle aussi. Sous la pression, la peur de le perdre, elle n’est même pas sure qu’elle aurait réagi comme il faut. Elle lui doit beaucoup et avec cette dispute, elle l’aurait presque oublié. « Je te remercierais jamais assez d’avoir été là. J’suis désolé que t’ai eu à vivre un truc pareil. » Que lui dire de plus ? Elle ne reviendra pas sur sa décision, ne portera pas plainte. Alors non, elle ne préfère pas penser à si elle avait été seule, dans quel état elle aurait bien pu finir. Rien que l’idée qui lui passe un instant dans l’esprit la glace d’effroi. La situation est grave, c’est certain. Mais l’insouciance de Lana lui dit de passer outre. « Je ferais attention, oui, c’est promis. » Ceci dit, elle ne pense pas avoir été trop confiante dans cette histoire. Alessia, elle la connaît depuis quelques années maintenant… Et elle ne l’a jamais sentie capable d’un truc pareil jusqu’à aujourd’hui. Comme si quelque chose s’était déclenché, soudainement, dans sa tête. Lana peine à le comprendre, aimerait savoir ce qu’il se passe mais elle est bien décidée à tenir une autre promesse faite à Erio : ne plus prendre de ses nouvelles, la laisser tranquille. Si elle venait à faire quoi que ce soit et qu’Erio l’apprenait, elle passerait un sale quart d’heure et elle le sait. Et franchement, ce n’est pas dans ses envies que de se disputer en permanence avec son colocataire. « Non. » Pourtant, elle ne peut pas s’empêcher de vouloir le contredire, encore une fois. « Si. » Avant de finalement faire marche arrière, en fronçant malgré tout légèrement les sourcils en signe de désaccord. Ca ne sert à rien de mettre encore plus d’huile sur le feu : elle a compris son point de vue, lui semble passer plus ou moins sur le sien, et voilà. Fin de l’histoire.

Depuis quand elle sait ce qu’il a envie ? Depuis qu’elle le connaît. Erio c’est plutôt du genre à ne pas aimer les complications. Lana le sait et elle a appris à l’apprécier comme ça parce que ça fait partie de ce qu’il est. C’est peut-être pour ça qu’elle est véritablement surprise lorsqu’il lui répond. Elle lui avait pourtant offert une porte de sortie mais non, il reste là. Présent pour elle, doux, attentif. Et il la prend comme elle est. Jusqu’ici, aucun homme ne l’avait vraiment prise comme elle était, chacun cherchant à sculpter le diamant brut que Lana peut être parfois, pour en faire une femme à leur image. Il n’y avait peut-être que Vincenzo pour connaître tous les aspects de sa personnalité et les aimer quand même. Seulement, ces deux-là se connaissaient depuis l’enfance et Lana s’était toujours dit quelque part que Vince avait eu tout le temps qu’il faut pour s’habituer à la Lana tantôt hystérique, tantôt déprimée. Là, avec Erio, c’est autre chose. Et au fur et à mesure qu’elle écoute ses mots, son cœur s’affole. C’est sans doute là, quand il lui dit tout ça, quand elle le regarde la débarrasser de son cimetière de nourriture qu’elle arrête de se voiler la face : cet homme, elle n’est pas simplement attachée à lui, non. Elle en est tombée complètement amoureuse. Et elle voudrait pouvoir lui dire aussi qu’elle le prend comme il est : tendre, loyal, protecteur mais aussi parfois bourru, borné, fermé. Mais elle n’en fait rien pourtant, la gorge serrée devant l’évidence qui se trouvait devant ses yeux depuis trop longtemps déjà. Ils sont différents. Sur leur conception de la vie, sur leur manière d’être. Et pourtant, derrière l’immense carapace de son colocataire, elle sent en Erio comme une Lana qui s’ignore. Quelqu’un de lumineux, capable de donner énormément aux autres. Parce que, comme un petit miracle, Lana se sent vraiment belle, sur l’instant, dans ses bras. Une chose qu’elle aurait pensé totalement impensable il y a encore quelques minutes mais ses mots et la manière dont il la regarde, dont il la touche, la transcende. Et bon sang, que ça lui fait du bien de ressentir une chose pareille. « J’ai le droit de pas te sentir, moi ? Honnêtement, tu sens mauvais. » Le seul truc débile qui ait réussi à sortir de sa bouche depuis quelques minutes maintenant. Le fait est qu’Erio l’a bouleversé et qu’il le fait encore par la tendresse de ce nez qui effleure sa peau puis de ses baisers dans son cou. Alors Lana s’efforce de donner le change pour ne pas s’effondrer. Ses mains se crispent sur son tee-shirt alors qu’elle lâche finalement dans un murmure, le cœur au bord des lèvres : « C’est d’accord pour cette douche. » Une douche ça n'a rien d’extraordinaire mais aujourd’hui, après cette nuit, ce n’est pas rien. D’ordinaire, après une crise comme ça, Lana se débrouille toujours pour cacher son corps pendant quelques jours… Là, avec cette douche, elle l’expose et pas à n’importe qui.   « Merci… D’être là et d’être toi. » Se surprend-t-elle même à murmurer alors qu’Erio se perd toujours dans son cou, provoquant une nouvelle envolée de son muscle cardiaque. Ses mains finissent par quitter le tee shirt d’Erio pour rejoindre sa nuque, l’incitant à relever la tête pour la regarder dans les yeux. « Je veux pas que ça change, par contre. Je veux pas que tu me traites comme une personne en sucre et que tu te retiennes de me dire des choses de peur de déclencher… un truc. » Une crise, pour ne pas le dire haut et fort. Ce côté un peu brusque quand il lui dit les choses, elle y tient aussi. Elle en a besoin. « Je veux que tu restes comme tu es. » Dit-elle, comme pour faire écho à ce que lui a dit précédemment. « T’façon, si tu te retiens, je ferais en sorte de te piquer un peu pour te mettre sur les nerfs. » Sa déclaration s’accompagne d’un petit sourire aux lèvres, alors qu’elle tente de détendre cette atmosphère lourde de sens, ainsi que de calmer son cœur. « D’ailleurs du coup, vu ce que tu as dit, ça veut dire qu’on pourra peut-être avoir un sapin, un jour ? » Voilà, un exemple de petite pique, par exemple. C’est aussi sa manière à elle de lui dire qu’elle l’a bien entendu, même si elle n’a rien répondu.


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Sujet: Re: Après le drame.... | Erio [Terminé] ( le Ven 15 Déc - 17:58 )
Ca le soulage qu’elle comprenne sa position et lui se contient, n’insiste pas davantage sur ce qu’elle aimerait que Lana fasse. Peu importe les mots qu’il pourrait lui souffler, sa colocataire ne changera pas d’avis, mais si elle fait attention, alors Erio pense déjà avoir gagné une petite victoire. La plus belle, c’est de se faire pardonner par cette femme qu’il estime beaucoup, qui l’incite à s’ouvrir, à lui dire toutes ces choses qu’il n’a encore jamais dites à personne. Aucune femme n’avait réussi à provoquer toute cette affection. Il a été touché par certaines, a apprécié leur compagnie, mais jamais une ne lui a retourné le cœur comme Lana le fait. Erio n’est pas du genre à s’interroger, mais avec elle, il lui arrive de penser à ce que pourrait être une vie stable, sans cette liberté qu’il aime tant, sans toutes ces autres courbes qu’il aime découvrir, mais ça ne le blesse pas autant qu’imaginer sa vie sans elle. La voir se laisser aller dans ses bras, la sentir se détendre est une bouffée d’oxygène. La soirée, nuit, ont été pénibles et à travers sa phrase remplie d’humour, Erio la retrouve. « T’as le don de tout péter toi, hein. » Mais il comprend. Si on lui avait dit de tels propos, il n’aurait pas été à l’aise. C’est trop d’émotions et en même temps, il sentait qu’ils en avaient besoin tous les deux. Lui de l’exprimer, elle de l’entendre. « J’sens pas si mauvais, t’abuses. » Amusé, il tourne tout de même un instant la tête vers son épaule afin de s’assurer que son odeur n’est pas extrêmement repoussante. Il aimerait se débarrasser de ses vêtements dans lesquels il a dormi toute la nuit, laver son corps de cette transpiration, mais surtout, pouvoir partager ce moment avec Lana qui ne le repousse pas. C’est important pour Erio de lui prouver que peu importe ce qui se passe, son corps l’attire toujours autant, qu’il ne fuit pas après une nuit à avoir engouffré tous les aliments qu’elle trouvait. Et surtout, qu’elle n’a pas à se cacher de lui. « J’sais pas si à ta place, je me remercierai, mais c’est bon pour mon égo. J’t’en prie, un plaisir. Redis-moi ça quand tu veux. » Avec elle, il se sent bien, accepté pour ce qu’il est, son caractère, mais aussi son histoire qu’elle doit connaître à travers les journaux, les « on dit », aussi ses dernières confidences. Ca vaut son pesant d’or. Erio redresse la tête, tandis qu’elle lui confirme qu’à ses côtés, il peut être tout ce qu’il veut. Etre lui, avec sa satanée manie de frapper plusieurs fois dans la salle de bain lorsqu’elle la squatte depuis trente minutes déjà, ou avec ses mots pas toujours courtois lorsqu’il voit des scènes niaises à la télévision, ou encore ses coups de colère dès lors que son travail lui prend trop la tête et qu’il a besoin de se défouler. « Tu m’as déjà vu prendre sur moi ? J’suis le mec le plus franc du monde et ça emmerde bien des gens. » L’apparence, il s’en contre fiche. Les belles femmes qu’il rencontre ont tendance à jouer là-dessus, à se montrer sous leur meilleur jour et à les écouter, elles n’ont aucun défaut. Ca lui plaît, parce qu’il ne souhaite pas se coltiner leurs problèmes, mais il n’en fait pas autant en mettant en avant ses nombreuses qualités, cachant ce qu’il est réellement. C’est pour ça que ça marche bien. « T’as pas besoin de faire beaucoup d’efforts, on se prend la tête tous les jours, parfois pour des conneries. Tu te lâches quand t’es avec moi. » Il la pousse à bout, fait ressortir tout ce qu’elle est. Les côtés positifs, négatifs et ça lui convient. C’est le package qui l’intéresse, pas seulement des petits bouts par-ci, par-là. « J’changerai pas. Si tu bouffes mon saucisson, ou que tu remplis pas le frigo en temps et en heure, j’te gueulerai toujours dessus. » De son index, il effleure son sourire qui se dévoile, puis retire son t-shirt qui rejoint le sweat et la soulève dans ses bras. « A côté de ça, j’te demanderai quand même si ça va. » Maintenant qu’il est au courant et peut-être que ça lui déplaira, il ne peut ignorer le problème avec lequel elle vit tous les jours et s’il constate que le réfrigérateur est vidé trop rapidement, Erio la passera à la casserole jusqu’à ce qu’elle lui avoue la raison de son mal être. « J’ai foutu en l’air la fête des lumières, alors j’veux bien faire une exception cette année. J’irai t’en prendre un, mais tu te débrouilles pour le décorer. » Doucement, il s’avance vers la salle de bain, pousse la porte de son pied et la repose sur le sol. « Si tu crois que tu pourras obtenir tout ce que tu veux de moi, tu te goures. » Les hommes font profil bas dès qu’ils trouvent chaussure à leurs pieds, mais Erio ne compte pas céder à sa colocataire. Noël, chez eux, c’est déjà beaucoup. Y prendre part, hors de question. Sa bouche se presse contre son épaule, sur son bras gauche, glisse sur sa taille en même temps qu’il retire son dernier sous-vêtement. « Tu es bien foutue. » Il ne peut s’empêcher de la dévorer des yeux, d’observer chaque parcelle de sa peau, comptant ses grains de beauté qu’il embrasse en se relevant. « Regarde-toi. » Il pose ses mains sur ses épaules et la tourne face au miroir de la pièce. « Tu es belle, Lana. Tu es une très belle femme. Tu peux t’permettre de te faire plaisir sans complexe. » Ses bras s’enroulent autour de sa silhouette, comme s’il souhaitait la protéger de tout, la préserver de son regard critique qu’elle pourrait porter sur elle.


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Sujet: Re: Après le drame.... | Erio [Terminé] ( le Ven 15 Déc - 19:08 )
« Ah, tu vois, je t’ai fait douter ! » Dit-elle en pointant son index sur lui, alors qu’il respire rapidement son odeur. Amusée par sa propre bêtise, les épaules de Lana se relâche, alors qu’elle semble vraiment se détendre pour la première fois depuis le début de cette fête des lumières. Le drame de la veille semble derrière elle, même si il reste encore accroché dans un coin de sa tête. Néanmoins, ça ne change rien : Erio est pardonné. Elle lui avait dit pas aujourd’hui mais après tout ce qu’il vient de lui dire, la manière dont il se rattrape, c’est déjà fait. Peut-être est-elle faible face à lui, mais elle se plait à se dire que c’est pour les bonnes raisons. Pas parce qu’elle a peur de le perdre – même si l’idée que ça finira par arriver un jour lui passe par l’esprit – mais parce qu’il a su lui montrer qu’il était conscient de sa bêtise et qu’il ne recommencera plus. Alors oui, elle pardonne, sans aucune autre forme de procès. Comment faire autrement ? Elle est tout bonnement incapable de le repousser plus longtemps. Pire, elle s’accroche même à ses caresses comme à une bouée de secours, en redemande. C’est fou, mais Erio a ce don de lui faire oublier la torture de la nuit où elle s’était forcée à finir les dernières bouchées. Tout ça, le mal qu’elle a pu faire à son corps semble partir en fumée face à la tendresse de ses gestes. Fabio n’avait jamais réussi à faire ça. Pire, il ne parvenait que souvent qu’à augmenter le dégoût qu’elle éprouve pour son propre corps. « T’habitues par trop non plus, faut pas pousser. » Pourtant, elle ne le remerciera jamais assez. Il ne se rend pas compte de ce qu’il fait pour elle, en ce moment. Alors c’est vrai qu’il a été aussi la cause de toute cette situation cauchemardesque cette nuit mais, finalement, Lana se dit que ce n’était peut-être qu’un mal pour un bien. Les mots qu’il a prononcés, elle avait besoin que quelqu’un le lui dise. Et que ça vienne de lui en plus, et de ce caractère si affirmé par moment, ça veut dire quelque chose d’encore plus fort, pour elle. D’un autre, elle n’aurait cru qu’à de la gentillesse déguisée. D’Erio, elle sait que c’est sincère.

Il le lui confirme d’ailleurs, en rassurant ses craintes : il ne changera pas, malgré qu’il en sache un peu plus sur la situation de Lana. L’Italienne se détend alors encore un peu plus, soulagée. Elle ne supporterait pas de le voir poser un regard différent sur elle, prendre des pincettes. « Ca c’est parce que t’es le mec le plus franc du monde mais surtout celui qui a le moins de tact. » Et ça lui va. Elle est maladroite dans ses gestes, lui dans ses mots. Mais Lana sait qu’avec elle, du moins, même ses maladresses ne sont jamais dites méchamment. A l’exception d’hier peut-être mais, encore une fois, c’est oublié. « J’me lâche mais uniquement parce que t’es pénible, c’est tout. T’as besoin de moi pour te remettre un peu à ta place, parfois. » Et elle adore, être celle qui le contredit et le repousse dans ses retranchements. Avec lui, elle se sent libre de penser ce qu’elle veut et de l’exprimer, même quand ils ne sont pas d’accord, ce qui arrive tout de même assez souvent. Leurs disputes, elle les aime. Pas comme celle d’hier non, mais leurs mignonnes petites disputes comme celle qu’il est en train de décrire. Ca fait partie de leur quotidien et Lana n’aimerait pas voir un Erio à l’air triste en voyant l’état du frigo. A côté de ça, elle comprend qu’il puisse quand même s’inquiéter à l’avenir quand ça arrivera. « Ok. » Répond-t-elle tout simplement, mal à l’aise à l’idée qu’il ait à lui poser cette question à l’avenir. Mais Lana ne préfère pas penser à l’éventualité d’une nouvelle crise et, alors qu’il la soulève du sol, elle ne se fait pas prier pour entourer sa taille avec ses jambes, son cou avec ses bras. Le temps du trajet, elle enfouie son visage dans son cou, respirant l’odeur naturelle de sa peau. Ce simple contact, elle en profite et un instant, elle se plait à se dire que ça devrait toujours être comme ça. Ses bras semblent être taillés pour la contenir. « Attends quoi ? » Dit-elle, surprise à propos du sapin. « Ok super, je me débrouillerais. » Sa voix est la plus neutre possible mais, honnêtement, c’est une joie de petite fille qui brûle à l’intérieur d’elle. Elle la contient, cependant, consciente qu’Erio pourrait facilement changer d’avis si elle en faisait trop. Mon Dieu, un sapin pour Noël, pour elle. Ca fait trop longtemps qu’elle ne sait plus ce que ça fait. « Je sais. Et elle n’en attend pas moins de lui : avoir tout ce qu’elle veut, ce serait bien trop facile.

Son corps se tend à l’instant où elle réalise qu’ils sont enfin arrivés. Avec la chaleur de ses bras, elle en aurait presque oublié cette douche, qu’elle lui a accordé. Très vite, elle se retrouve entièrement nue et les baisers d’Erio n’arrivent pas cette fois-ci à calmer son angoisse. Elle en profite, ceci dit, et ça l’apaise en partie, mais sans jamais stopper totalement son malaise. Ce à quoi elle s’attendait arrive : il la met face à son reflet. Instinctivement, la jeune femme détourne les yeux. Elle ne se regarde jamais, entièrement nue. Déjà habillée, c’est compliqué, et c’est pour ça qu’elle passe autant de temps dans la salle de bain pour se préparer, parce qu’il n’est jamais facile de trouver la tenue la plus adéquate. C’est une forme de coquetterie mais c’est surtout une obsession maladive. « Erio… » Murmure-t-elle, alors qu’elle sent ses bras se refermer autour de son corps. Immédiatement, elle pose une de ses mains sur son poignet, comme pour se donner du courage et repose enfin ses yeux sur le miroir. De multiples pensées s’emparent de son esprit alors qu’elle se détaille, pour la première fois depuis trop longtemps. Objectivement, elle voit bien qu’elle n’est pas enrobée. Elle sait bien aussi que, quand bien même elle le serait, ça n’empêche pas d’être une très belle femme aussi. Mais, malgré tout, ça reste difficile de faire coïncider sa raison et son cœur. Les yeux qu’Erio porte sur le miroir valent eux, en tout cas, tout l’or du monde. Pour le moment, c’est le seul miroir dont elle a besoin. « J’ai dû mal à me voir comme toi tu le fais. Mais j’essaierais. » Elle ne peut pas faire mieux, revenir en arrière sur des années d’une image bafouée. Mais elle sent qu’avec lui, elle pourrait y arriver. Réapprendre à s’aimer. Doucement Lana se retourne, faisant de nouveau dos au miroir. « On arrête de parler de tout ça pour le moment, tu veux bien ? » C’est trop chargé en émotion pour elle. Depuis tout à l’heure, elle se retient de craquer et d’exploser en sanglots. Voulant lui montrer qu’elle apprécie son geste malgré tout, elle se hisse sur la pointe des pieds pour déposer un baiser, très tendre sur sa joue, faisant courir le bout de son nez sur sa peau. « Allez enlève-moi tout ça et viens. » Murmure-t-elle avant d’entrer dans la douche, se cachant un instant derrière la paroi de celle-ci, pour se remettre de ses émotions.


Erio & Lana


Je ne squatterais plus les rues de ma peine. Quand je suis perdue, j'veux que tu me ramènes. Je veux qu'on fasse bien, je veux qu'on aille loin et qu'on traîne.
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Sujet: Re: Après le drame.... | Erio [Terminé] ( le Sam 16 Déc - 0:10 )
« Ca viendra avec le temps. » C’est encore compliqué, il veut bien l’admettre et il ne s’attendait pas à ce qu’elle se trouve jolie dès le premier regard, mais elle a fait un effort monumental en croisant son reflet dans le miroir, en s’observant de bas en haut. Il est fier d’elle, son sourire en témoigne. Avec le temps, Lana finira par s’accepter, au moins un peu, à ne plus voir autant de défauts qu’à présent. Il espère qu’un jour, sa vue soit moins pénible. « T’auras pas de mal à apprendre avec moi. » Vu comme il la dévore des yeux… A chaque fois, peu importe ce qu’elle porte, Erio ne peut s’empêcher de la reluquer. Là encore, avec son sweat. Certes, c’est un vêtement ample, qui la cache, mais il laisse entrevoir ses jambes, ses cuisses et forcément, c’est une partie de son corps qu’il affectionne beaucoup. Lorsqu’elle se tourne, Erio acquiesce d’un signe de tête et ne se fait pas prier, retire un à un ses vêtements qui finissent par terre. Il n’a aucun complexe à se mettre à nu devant elle, sait bien qu’il n’est pas le plus beau de la terre, mais il a assez confiance en son physique, à son allure, pour savoir qu’il n’est pas le plus repoussant non plus. Très vite, il s’engouffre à l’intérieur de la cabine, saisit le pommeau de douche qu’il place au-dessus de leurs têtes et commence à verser de l’eau. Celle-ci tiède, il se colle contre son corps, la prenant dans ses bras tandis que l’eau rince leurs corps. Il a besoin de cette tendresse, de cette proximité et est rassuré que toute cette histoire soit terminée, qu’ils se retrouvent enfin. Erio sait qu’il n’en aura malheureusement pas pour la journée, alors il profite de cet instant autant qu’il le peut. « Je dois bosser tout à l’heure, mais je reviendrai ce soir. Laisse ta porte ouverte, je te rejoindrai dans ta chambre. Ou viens dans la mienne, à ta guise. » Tout ce qui importe, c’est de dormir avec elle ce soir. Ce qu’il refusait de faire auparavant est devenu un besoin dont il ne peut se passer. Erio y a pris goût, à tel point que dormir seul devient de plus en plus difficile, même s’il essaie de se contenir, de refuser de temps à autre, ou de dormir volontairement ailleurs qu’à l’appartement, de sorte à ne pas s’ajouter une dépendance supplémentaire, mais c’est déjà foutu.

Fin du sujet


Erio & Lana
Toi, tu es comme un aimant et moi le métal et me rapprocher de toi devient vital. Juste d'y penser je sens mon cœur qui bat. Oh, moi, je ne suis pas dans mon état normal, car ce que je ressens n'est pas très banal. Moi je veux respirer ce parfum dans ton cou, permet-moi de te dire à l'oreille des mots doux que tu y penses encore quand je suis loin de toi. Tout doucement, te prendre dans mes bras, lentement t'embrasser, m'inscrire sur le mur de ta vie, de ton passé. Je sais aujourd'hui que toi seul me guideras.
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