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- Love song [Terminé]. -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Autour de Naples :: Voyager dans le passé
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Jane InvanovLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: Love song [Terminé]. ( le Mer 10 Jan 2018 - 18:41 )

Love song
Stockholm - hiver 1994


J’imagine qu’il ne s’attendait pas à ça, que les autres avant moi n’ont pas hésité, qu’elles ont gentiment succombé en se contentant de ce qu’il avait à leurs donner. Seulement moi c’est toutes ses nuits et tous ses jours que je veux partager, son midi, son minuit je veux les passer avec lui. Nicolaï s’il te plaît comprends moi. Tu détiens déjà un redoutable pouvoir sur moi, car désormais c’est toi qui décide de mon sort. Tu ne le sais pas encore mais mon cœur t’appartient, c’est toi qui choisis de le protéger ou de l’anéantir. Alors avant de te laisser faire, donne moi une chance de vérifier que ce que tu dis est vrai. 
« OK, pas de tête à tête… » Il baisse les yeux, passe une main dans ses cheveux. Apparemment ma réponse à au moins le mérite de le déstabiliser, de le désarçonner, de le faire douter. Je l’observe aller et venir, assez partagé entre l’envie de rester prêt de moi ou de s'occuper de son groupe. Les autres membres ne manquent pas de lui faire remarquer... dans un langage plus ou moins grossier. « Nico tu te bouges le cul ou on t’aide là ? » Il m’avait pourtant prévenu qu’ils n’étaient qu’une bande d’abrutis et je suis forcée de constater qu'il avait raison. Pour autant je suis loin d’être embarrassée. En réalité ça m’amuse beaucoup de le voir à tout prix se justifier. Parfois charmeur, d’autres fois curieux il affiche clairement sa volonté d’en apprendre un peu plus sur moi. « Alors comme ça tu fais… dans le journalisme ? » En souriant je réponds à ses questions. " Non pas vraiment juste quelques photos pour Cécile. Je fais de la psycho et j'adore ça ! Et toi ? " La sentence ne manque pas de tomber. « Nico bordel, on se tapera pas tout le matos, tu te démerdes pour le tient ! Tu lèveras tes greluches après ! » J’ouvre la bouche pour répliquer mais Nicolaï est le premier. « Tu sais pourquoi t’en lèves aucune ? Justement parce que t’es aussi con Donovan. Excuse-le, il devient con quand il est en manque. Et comme il l’est à peu près tout le temps… » C’est tellement flatteur de le voir prendre ma défense, d’essayer de faire pardonner son batteur en m’embrassant dans le cou que j’ai déjà oublié l’affreux qualificatif que le prétendu Donovan vient de me donner. Je lui fais un clin d’œil et le voilà de nouveau parti sur la scène pour débrancher, enrouler et ranger les câbles qui trainent. Cachée derrière mon objectif je n’en rate pas une miette. Moi qui avais affirmé plus tôt qu’il n’y avait rien d’intéressant à photographier, j’ai grillé plusieurs pellicules pour immortaliser cette soirée. Pendant qu’ils chargent la camionnette je me retrouve dans le bar à contempler mon butin. Je commence par numéroter mes boîtiers afin d’établir un classement chronologique. Je cherche une photo en particulier, celle de la première partie du concert où Nicolaï m’a jeté ce regard si singulier. En priant qu’elle ne soit pas floue, je déroule la pellicule et finis par la trouver. Au travers d'une bougie, je l’observe attentivement comme si elle pouvait me révéler son secret. Complètement immergée je sursaute quand mon déjà trop cher Nicolaï entre dans la pièce. « On a fini. Je te raccompagne chez toi ? En gentleman, promis. » Je me contente de hocher la tête sans quitter des yeux l’énigmatique cliché. « Tu vas les développer ? » Assis à côté de moi, il observe intéressé. " Sans aucun doute, il y a un labo à la fac. Regarde celle-ci, il semble qu’à ce moment précis tes yeux espiègles se sont voilés... Bref, on dirait qu’on n’échappe pas au tête à tête finalement. On y va ?

Nous ne sommes pas très long avant de rejoindre ma résidence. Devant elle j’éprouve la même angoisse, les mêmes attentes que la dernière fois. Pour rompre le silence, je bafouille une brève excuse, trouve une échappatoire. " J’imagine que les gentlemen se contente de raccompagner galamment les filles devant chez elles sans insister ensuite pour monter... Alors bonne nuit Nicolaï. “ Sur la pointe des pieds je tends le cou et lui dépose un baiser, furtif et délicat sur la joue. Celle-ci a quand même l’inconvénient d’être à égale distance de ses lèvres et de son cou. C’est trop tentant de s’en approcher, trop dangereux pour s’y attarder... j’ai peur de ne jamais m’arrêter, de ne plus savoir m’en aller et de le laisser.
Un dernier sourire avant de me retourner et de me diriger vers la porte. 1, 2, 3, 4 et 5 pas avant de l’atteindre. Trois secondes pour sortir mes clés, deux de plus pour l’ouvrir. C’est le temps dont il dispose pour me rattraper. C’est ce que je voudrais, ce que je désire... Qu’il m’attrape par le bras, qu’il me serre contre lui, qu’il m’embrasse intensément, qu’il me chuchote à l’oreille qu’il ne supportera pas de rester une nuit ou même une heure sans moi, qu’il me redise encore et encore de le laisser m’aimer, qu’il me donne une bonne raison de pouvoir y croire... Parce que moi je vais devenir folle si je me sépare de lui maintenant. Folle de rage contre moi même de ne pas l’avoir fait entrer, folle d’impatience d’attendre de ses nouvelles, folle de tristesse s’il décide cette fois encore de m’oublier.


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Nicolaï InvanovLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: Love song [Terminé]. ( le Sam 13 Jan 2018 - 11:10 )

Love song
Stockholm - hiver 1994

Elle me fait surtout galérer, je le sens venir de là. De bonne guerre ceci dit. Je crois que je le mérite amplement. Ça m’apprendra à vouloir jouer les kékés. Je ne dis pas que mon charme est à toute épreuve, mais j’ai d’habitude beaucoup moins de mal que ça. En même temps, je pars du principe où Jane n’est pas une fille comme les autres. Celles qui opposent une résistance, je m’en défais sans mal. Sauf que là, c’est tout à fait différent. Jane, je suis prêt à ramper pour lui plaire. C’est moche hein ? Et pourtant… L’amour a ses raisons que la raison ignore. Je crois que ce qui m’a plu de prime abord chez elle, maintenant que je la redécouvre avec un regard nouveau, c’est cette apparente assurance, alors que je sais qu’il se cache quelque-chose derrière tout ça. Comme une fêlure, une fragilité peut-être, je ne sais pas, mais elle n’est pas aussi sûre d’elle qu’elle veuille bien l’admettre.
Je m’intéresse à ce qu’elle fait et en particulier son cursus scolaire puisqu’elle est de la fac elle aussi, c’est là que je l’ai croisée la première fois et pour ainsi dire, que je me suis comporté comme le roi des cons en ignorant même quelle perle elle pouvait être. " Non pas vraiment juste quelques photos pour Cécile. Je fais de la psycho et j'adore ça ! Et toi ? " « Psycho ? Sérieux ? Moi aussi je suis en psycho ! Dernière année de licence. Me dit pas que tu suis le cours d’analyse parallèle toi aussi ? » Un cours un peu particulier, plus basée sur des croyances que sur des faits scientifiques et beaucoup le réfutent. Je dois dire que c’est sans doute le plus barré mais le plus intéressant de mes cours. Je suis plutôt scientifique mais je n’ai rien à perdre à vouloir me renseigner sur ce qui se fait à côté.
Les gars m’appellent pour aider à débarrasser la scène. Ils font moins de manières quand ils ont eu même rencards, et d’habitude ils se barrent sans même le dire quand une fille les attend, mais là, je ne peux fuir, il aurait fallu que je le fasse tout de suite !
Affairé à jouer les manœuvres, je ne manque cependant pas de lancer quelques coups d’œil à Jane pour voir ce qui la préoccupe. Elle a l’air passionné par ce qu’elle fait et observe avec une grande minutie ses pellicules. A croire qu’elle a fait ça toute sa vie. Une fois libéré, je reviens vers elle, le camion chargé, ils n’ont plus qu’à le conduire où ils veulent et je laisse volontiers les clés à Donovan. Je lui demande ce qu’elle compte bien faire de tous ces clichés.
" Sans aucun doute, il y a un labo à la fac. Regarde celle-ci, il semble qu’à ce moment précis tes yeux espiègles se sont voilés... Bref, on dirait qu’on n’échappe pas au tête à tête finalement. On y va ? " « Non, ils ne se sont pas voilés, c’est l’expression de ma révélation. » Lui adressant un regard doux, l’avant-bras appuyé sur un dossier de chaise. « On y va. » Nous partons pour son appartement. Je la laisse me guider, sa voix m’apaise.

Je ralenti le pas devant sa résidence, j’ai promis de me conduire en gentleman. Je n’avais qu’à saisir ma chance la dernière fois. C’est ma punition et croyez bien que je m’en mords les doigts. " J’imagine que les gentlemen se contente de raccompagner galamment les filles devant chez elles sans insister ensuite pour monter... Alors bonne nuit Nicolaï. “ « Oui, bonne nuit Jane. » Nous sommes devant sa porte. Et je ne peux réprimer mon envie de la garder encore un peu plus près de moi, en recevant son baiser, qui me rend déjà dingue. Elle se hisse sur la pointe des pieds, j’adore ça… Je ferme les yeux quand elle atteint ma joue. Je ne dois pas me laisser dépasser par mes envies. Ça ne se fait pas. Je la regarde faire, enclencher la clé dans la serrure, ouvrir, et disparaître derrière la porte… et merde. J’attends une seconde, puis deux, puis trois, et me jette sur la porte pour y frapper, en espérant qu’elle m’ouvre. Ce qu’elle fait dans la seconde qui suit. Et cette-fois ci, je saisis ma chance. « Excuse-moi, je sais ce que j’ai promis mais c’est plus fort que moi. » Je la pousse dans son appartement, la plaque délicatement contre le mur tout en lui volant un baiser digne des grands films Hollywoodiens. « Je suis désolé. Bonne nuit, Jane. » Je quitte l’appartement, et descends les escaliers, les mains dans les poches, la tête dans les étoiles. Cependant, je ne peux me résoudre à partir tout de suite et m’arrête sur un banc, m’y laissant tomber, dans ma veste en cuir. Puis je glisse une main dans mes cheveux, et mon visage entre mes doigts, je dois prendre une seconde pour souffler, c’est dingue l’effet qu’elle peut me faire et me demande encore si mon impulsivité aura raison de ma chance avec elle. Quel abruti je suis ! Je ne lui ai même pas demandé son numéro !

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Jane InvanovLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: Love song [Terminé]. ( le Dim 14 Jan 2018 - 17:38 )

Love song
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« Oui, bonne nuit Jane. » C’est de ma faute c’est moi qui l’ai repoussé, c’est moi qui ne me suis refermée. Pourtant je suis déçue de n’entendre qu’un bonne nuit Jane et pas on se revoit bientôt ou donne-moi ton numéro.
La démarche mal assurée, la même que j’avais la première fois que je l’ai invité, je me dirige vers la porte de ma chambre. Il est près de moi, je rêve de l’inviter de le faire entrer... et pourtant je tente un dernier coup de poker. C'est ridicule, je joue à la fille désintéressée mais qui a trop peur de le regarder. Il lira dans mes yeux tout ce que j’essaye de cacher, tout ce que je brule de lui révéler. Allez Jane, un effort pour mettre la clé sans trembler et ouvrir sans me retourner. Je n’ose pas imaginer ce que je vais faire s’il décide de m'abandonner, de me laisser. Alors je pourrais dire au revoir au doux rêve qu’il a éveillé... Un jour tu me diras oui devant l’autel, un jour on aura trop d’enfants pour tous les surveiller, une grande maison et une foutue pelouse à entretenir.
Et voilà... je me retrouve seule dans ma chambre, dépitée, le dos appuyé contre la porte et la main sur la poignée. Affolée je guette chaque bruit, me concentre sur le son que ses pas pourrait faire s’il partait mais je n’entends rien à part le retentissement de mon cœur épouvanté. Je crois que je vais me mettre à pleurer. Une seconde qui me semble une éternité puis une autre, et une troisième, avant qu’il ne se décide à frapper contre cette porte où je suis toujours adossée. Un sourire se dessine sur mes lèvres. Il me fait passer du rire au larme, de la peine à la joie en un claquement de doigts.
Maintenant j’arrête de parier, terminé les faux-semblants. J’ouvre précipitamment en ayant la ferme intention de ne plus le laisser s’éloigner, mais il ne me laisse pas parler... Depuis qu’il m’a enfermé c’est lui qui sans conteste trouve les mots... et me fait chavirer. « Excuse-moi, je sais ce que j’ai promis mais c’est plus fort que moi. » Il s’avance vers moi, m’accule contre le mur en me donnant un vrai baiser. Celui que je voulais la dernière fois qu’il m’a raccompagné. Ses mains sont posées de part et d’autre de mon visage et les miennes remontent le long de ses bras. Je fonds littéralement sous la tendresse et la sincérité qu’il semble me témoigner.  Tu crois au coup de foudre ? Tu crois aux gens qui passent leur vie ensemble ?  A bout de forces, sans volonté je suis prête à lui offrir mon corps et mon âme, mais il s’arrête et recule. « Je suis désolé. Bonne nuit, Jane. » Frustrée, paralysée par les émotions qui secouent mon corps et mon esprit, soufflée par le désir, étourdie par la force des sentiments contradictoires que je ressens je le regarde faire, se détourner et enfin rebrousser chemin puis s’en aller. 
Incrédule et de nouveau délaissée, j'observe la pièce comme si elle était un grand désert. Je caresse du bout des doigts mes lèvres, en regrettant amèrement que ce ne soient plus les siennes qui les touchent. D’abord un souffle puis un murmure et de plus en plus fort c’est son prénom que je répète comme un leitmotiv, une prière. Nicolaï, Nicolaï... Je l’appelle, je veux qu’il revienne.  J’ai eu tort de vouloir me protéger, de vouloir contrôler, contre l’amour on ne peut que se laisser aller. J’ai eu tort d’écouter Cécile et de ne pas l’entendre lui. C’est toi que je veux. Pour toujours. C’est comme une évidence. Alors te pose pas de questions, tout ira bien. Je n’ai pas compris ce qu’il voulait me dire en parlant de révélation... La mienne est peut-être trop tardive. Il ne me reste plus qu’à essayer de le rattraper. " Nicolaï. " Je crie dans les escaliers, cours en priant pour qu’il ne soit pas trop tard. En arrivant dans la rue je regarde à droite et à gauche mais je ne vois pas sa silhouette se détacher dans l'ombre de la nuit, il n’y a plus personne à part moi, mes rêves déchus, mes regrets... Je me déteste, je me haïs.
Comme s’il restait un espoir je scrute de nouveau l’horizon pour essayer de le discerner... c’est là que j’aperçois quelqu’un assît sur un banc. La tête baissée, les mains autour de son visage lui aussi à l’air d’avoir des remords. Je m’avance doucement et reconnais son blouson de cuir, ses cheveux pour une fois coiffés, son jean troué, ses converses. Nicolaï... Il est là. 
Lentement je pose ma main sur son épaule en murmurant une fois encore son prénom. " Nicolaï. " Je viens m’asseoir près de lui, entrelace mes doigts autour des siens et pose ma tête contre son épaule. “ Pardonne-moi... Je n’ai pas voulu écouter, comprendre... et j’ai eu tellement peur. Mais je ne laisserai plus cette angoisse gouverner, tu peux me faire confiance, je te promets de ne plus jamais douter... Maintenant moi aussi je sais, c’est toi et moi désormais. " Je me lève et sans lâcher sa main et le pousse à me suivre. " En d’autres mots... viens on va reprendre là où on en était. "



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Nicolaï InvanovLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: Love song [Terminé]. ( le Lun 15 Jan 2018 - 20:31 )

Love song
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J’ai le sentiment de renverser les règles, de les transgresser et c’est aussi grisant que ça me paraît interdit. Pour autant, je crains de la froisser, c’est un dilemme qui me prend aux tripes, mais assumerais-je de ne rien avoir tenté si je rentre chez moi, et que je me réveille demain matin en me disant que j’ai manqué une occasion ? Jane est sans nul doute la femme de ma vie, ne me demandez pas pourquoi j’en suis sûr, mais je le suis, c’est tout. Je ne saurais exactement expliquer pourquoi, je le sens au plus profond de moi-même. Quand je me projette et c’est bien la première fois que je le fais, je la vois dans sa robe de mariée, porter nos enfants, je nous vois en voyage, et toute autre activité que ce soit.
C’est aussi frustrant que rassurant, de se dire qu’on a trouvé la bonne personne mais que rien n’est joué. Si elle, dans le doute, ne veut pas se lancer, parce que j’ai conscience que ça puisse faire peur. Ça doit même la terroriser. Vous pensez que je suis dans quel état moi ? Je ne suis pas complètement cinglé, un petit instinct de survie subsiste, mais je préfère ne pas l’écouter, pour une fois que je suis sûr de moi… Je ne dois pas laisser passer ma chance, au risque de le payer le restant de mes jours. J’ai l’impression de jouer ma vie, et c’est bien le cas. Si je me loupe sur cette soirée, ce sera fini, jamais elle ne m’accordera d’autre chance. C’est une femme, je l’ai froissée une fois, et j’ai une chance inouïe qu’elle m’ait accordé une seconde chance, parce qu’honnêtement, je ne la méritais pas. J’ai été en dessous de tout avec Jane, jusqu’à oublier son prénom, franchement ! Je crois que je n’avais pas saisi le potentiel de la chance qui s’offrait à moi, un abruti, c’est tout ! Et je pense que mon inconscient m’a fortement déconseillé de tenter ma chance pour passer la nuit avec la première fois. Elle s’en est peut-être trouvée vexée, mais je voulais juste rester gentleman. Pas qu’elle ne m’intéresse pas, bien au contraire mais je crois que j’avais déjà saisi sa fragilité apparente.

C’est donc en usant un peu de mon droit à l’approcher et ce qu’elle m’a autorisé pour ce soir que je retourne dans l’appartement, pour lui voler un baiser, digne de ce nom. Je sais que je ne devrais pas le faire, c’est mal. Mais c’est bien plus fort que moi et vu la façon dont elle répond à mon baiser, elle n’en n’est pas plus mécontente que moi. J’ignore ce qui se passe dans la tête d’une femme, vraiment, c’est un tel mystère pour moi… Pour autant avons-nous le choix ? Non, nous devons composer avec et je ne suis même pas prêt à parier qu’elles même le sachent.
Je quitte les lieux, en m’excusant, m’excuser d’avoir céder à une telle pulsion, ça n’aurait sans doute jamais dû arriver, et pourtant… Je retrouve l’air frais, que je respire à plein poumons en espérant trouver là un peu de sérénité. Tu parles, mon cœur bat à cent à l’heure. Je trouve un banc sur lequel je m’assieds et quelques minutes plus tard, alors que je suis totalement perdu dans mes pensées, voilà qu’une main se pose sur mon épaule, et c’est comme si celle-ci m’était étrangement familière. " Nicolaï. " Jane vient glisser ses doigts entre les miens et pose sa tête sur mon épaule, délicatement, tout comme elle sait faire. J’adore ce qu’elle fait. Puis elle pose sa tête contre le cuir de mon blouson. “ Pardonne-moi... Je n’ai pas voulu écouter, comprendre... et j’ai eu tellement peur. Mais je ne laisserai plus cette angoisse gouverner, tu peux me faire confiance, je te promets de ne plus jamais douter... Maintenant moi aussi je sais, c’est toi et moi désormais. " « Tu as le droit de douter Jane, si moi je ne le fais pas assez. Il fallait que je te le dise, je sais pas, c’était plus fort que moi. Comme si j’allais passer à côté de la chance de ma vie. » Je ne saurais dire pourquoi, mais je la sens sourire. « Oh tu peux te foutre de moi. Tu serais la première mais pourquoi pas. » Je ris légèrement pour moi-même, baissant les yeux sur son visage qui m’est caché. " En d’autres mots... viens on va reprendre là où on en était. " « On va… ok. » Surpris, je me lève néanmoins et la suit. Etant donné la main qu’elle me tient, je n’ai pas d’autre choix que de le faire, mais sans m’en plaindre le moins du monde. Nous montons jusqu’à son modeste appartement et à peine eut elle ouvert la porte que je retire ma veste pour la laisser tomber au sol et l’assieds sur le plan de travail de sa cuisine. En tant qu’étudiants nous comprenons tous la précarité de notre logement et on s’y accommode sans grand mal. « On devait reprendre exactement où on en était ? Ou on peut faire encore mieux ? » Je reste taquin, et embrasse son cou, délicatement, tandis que j’ai du mal à retirer mon t-shirt, mais son coup de main est salvateur. Je la porte à nouveau pour la déposer sur son lit. Une fougue loin de me déplaire l’anime, mais j’ai envie d’autre chose pour notre première fois. « Doucement. J’aimerais qu’on fasse ça doucement… » L’allongeant délicatement sur le matelas en retirant bouton par bouton son chemisier, déposant un baiser à chaque bouton retiré. Sa peau a l’odeur que j’imaginais, je ne sais pas pourquoi tout me paraît si évident quand il s’agit d’elle. Pour autant, la première fois est toujours intimidante, non pas que je manque d’expérience, fierté oblige, mais je dois avouer que je ne fais pas le beau en me retrouvant face à Jane.
Chacun de mes gestes est délicat, attentif, calculé pour lui plaire…

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Sujet: Re: Love song [Terminé]. ( le Ven 19 Jan 2018 - 18:33 )

Love song
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Je sais que c’est quitte ou double cette fois. Je ne connais pas l’opinion qu’il a de moi, sans doute pas celle d’une fille légère, et en règle générale je ne cède pas aussi facilement. Je n’ai pas beaucoup d’expérience avec les garçons, ce qui ne veut pas dire pour autant que je sois une jouvencelle. Ce n’est pas que je n’ai pas que j’ai manqué d’occasions mais aucun de mes anciens prétendants ne m’ont fait tourner la tête jusqu’à présent. Jusqu’à maintenant. Jusqu’à lui. Je ne cherchais pas vraiment l’amour jusqu’à ce que tombe sur Nicolaï Invanov pour le découvrir sidérée avec un grand A. 
Je n’ai pas réussi à refermer la porte derrière lui, je n’ai pas réussi à le laisser partir sans rien faire. J’ai couru pour le rattraper, pour le garder avec comme seule pensée que c’était maintenant ou jamais. Le fait de le retrouver assis sur un banc en face de chez moi me conforte dans l’idée qu’il éprouve lui aussi les mêmes difficultés à renoncer à ce sentiment d’urgence à cette pulsion qui nous pousse l’un vers l’autre.
Pourtant... ces gestes n’ont jamais été équivoques jusqu’à présent et ce malgré la réputation de Don Juan qui le précède. Mais je n’hésite pas ou plus. Si je veux bâtir avec lui une relation sincère autant jouer carte sur table. Sans réfléchir, je lui révèle ce que j’ai sur le cœur, mes craintes et mes peurs. « Tu as le droit de douter Jane, si moi je ne le fais pas assez. Il fallait que je te le dise, je sais pas, c’était plus fort que moi. Comme si j’allais passer à côté de la chance de ma vie. » Au de la du fait que je suis ravie et heureuse de représenter, pour l'instant, ' la chance de sa vie ' je crois que dans une certaine mesure il a été franc. Je considère donc que la vérité moi aussi je la lui dois... et tant pis pour le reste. S’il veut de moi autant qu’il le prétend, autant qu’il me découvre avec mes forces et mes faiblesses. Et j’en ai une, gigantesque, qui ne cesse de grandir, qui me taraude sans relâche. J’ai découvert mon talon d’Achille, ma préférence.
Evidemment, ma confession ne serait pas vraiment complète si je ne lui avouais pas que j’ai besoin de lui, que j’ai envie de lui maintenant, cette nuit. Il a l’air tellement étonné qu’il bafouille un « On va… ok. » et c’est tellement attendrissant que ça m’arrache un sourire. 

Main dans la main nous grimpons les escaliers. Je caresse de mon pouce le dos de sa main impatiente de découvrir le reste de son corps. En ouvrant la porte il enlève son manteau et le laisse glisser par terre. Médusée, je le vois s’avancer vers moi et me soulever pour m’assoir sur la simple planche censée me servir de plan de travail et dont je ne me sers jamais. Il semblerait que Nicolaï a trouvé comment en faire un meilleur usage. « On devait reprendre exactement où on en était ? Ou on peut faire encore mieux ? » Je ne sais pas comment il compte s’y prendre mais je lui fais confiance. Je murmure en passant mes mains sous son t-shirt pour le lui enlever. " On va faire beaucoup mieux...
Nicolaï. Je l’observe torse nu et il semble tombé du ciel. C’est ça je dois rêver mais je n’ai pas l’intention de me réveiller. Mes doigts s’affolent contre sa peau nue, mes gestes sont maladroits, empressés, abruptes. Il me transporte de nouveau sans rompre notre étreinte, pour m’installer sur le lit. Je me sens si vulnérable dans ses bras, si fragile et pourtant complète. Je veux tout et tout de suite. Comme s’il allait m’échapper tôt ou tard, j’ai envie de le dévorer. « Doucement. J’aimerais qu’on fasse ça doucement… » Allongée, je soupire et décide de le laisser faire... Il enlève les boutons de ma chemise et embrasse longtemps, longuement, chaque fragment de peau qu’il découvre au fur et à mesure. Je n’ai jamais ressenti un tel besoin d’être possédée. J’étouffe mes gémissements en me demandant comment j’ai fait pour attendre aussi longtemps avant de me rendre compte que le désir existe au point de faire mal. Il s’attarde beaucoup, trop, sur mon ventre, et je ne sais plus situer le curseur du plaisir entre la torture ou l’extase. Avec une douceur infinie, une lenteur infernale il remonte de manière nonchalante vers ma poitrine et sa bouche, sa langue finit sa course dans mon cou. Nos lèvres se scellent de nouveau dans un ardent baiser qui n’est plus tout à fait aussi tendre qu’avant, juste fougueux, éperdu, affolé. Nicolaï... Je serai prête à parier que ça l’amuse de voir l’effet qu’il provoque en moi, qu’il doit s’enorgueillir de ce charme fou qu’il possède et des sensations qu’il me procure. J’ai besoin moi aussi de me rassurer de savoir qu’il éprouve le même besoin de s’oublier dans mes bras, qu’il partage la même ivresse... mais je me sens tellement intimidée et gauche que je m’éloigne un peu pour le regarder. J’espère reprendre mon souffle, stopper l’adrénaline. Ma respiration est courte et la voix rocailleuse j’essaye péniblement d’articuler deux mots, de faire une phrase cohérente. “ Explique-moi ce que c’est que ça exactement... Est-ce que ça, c’est quand on s’embrasse ? " Sans le quitter des yeux j’attrape sa main pour y déposer un doux baiser sur la paume et la poser contre ma joue. " Est-ce que ça, c’est quand on se caresse ? " J’effleure délicatement son bras puis ses épaules. " Et est-ce que ça, c’est quand on se déshabille ? " Je dégrafe mon soutien-gorge puis reviens me coller contre lui en lui susurrant dans le creux de l’oreille le plus tendre de mes secrets. " Moi, ce n’est pas ça je voudrais te faire, c’est l’amour... passionnément. "


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Sujet: Re: Love song [Terminé]. ( le Ven 19 Jan 2018 - 21:23 )

Love song
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Evidemment que je joue le type assuré pour donner le change, mais vous croyez vraiment que j’ai une confiance en moi sans faille ? Pas du tout, au contraire, face à Jane, j’ai le sentiment de perdre tous mes moyens et pourtant c’est le moment d’assurer. J’ai fait ma déclaration comme un grand tout à l’heure, je suis fier de moi, maintenant assume tes conneries mon grand et va jusqu’au bout de ce que tu as commencé ! Parce que lui dire qu’elle est la femme de ma vie, je sais faire, mais saurais-je rester convainquant une fois cette étape passée ? Pour nous les hommes, c’est une étape cruciale, c’est sans doute même la plus importante pour nous, je ne sais pas si elle l’est autant pour elles, mais sans doute que oui. Comment envisager sa vie avec un mec complètement manche au pieu ? Je suis jeune et con, voilà où j’en suis !

Nous sommes dans son appartement, où, pleine de fougue, elle entreprend les hostilités, tandis que je lui fais part de mon envie de prendre notre temps, d’y aller doucement. Les rôles sont presque inversés, mais je ne veux vraiment pas me louper sur ce coup-là. J’entendrais déjà mes potes quand je commence à baliser pour une chose ou une autre « tu joues pas ta vie Nico, détends-toi ! » Et bien si les mecs, là, clairement, je joue ma vie ce soir.
Je m’occupe de chaque parcelle de son corps avec une telle douceur et une telle tendresse que je peux la sentir frissonner, et gigoter sous mes gestes, sous mes mains, sous mes baisers. Elle est sur le point d’exploser, mais elle ne le fera pas sans moi. Je remonte doucement de son ventre à son cou, venant par la suite récupérer ses lèvres, son souffle est déjà court, et le mien aussi. Je me sens tellement à l’étroit dans mon propre pantalon… Mais visiblement, elle ne se contente pas de jouer les victimes de mes assauts, et prend un peu de distance pour jouer son propre rôle dans cet échange. “ Explique-moi ce que c’est que ça exactement... Est-ce que ça, c’est quand on s’embrasse ? " Elle porte la main à sa joue, et je rejoins ses lèvres des miennes, pour lui montrer ce que c’est pour moi quand on s’embrasse. Un baiser tendre, et plein de promesses. " Est-ce que ça, c’est quand on se caresse ? " Elle m’arrache quelques frissons et je glisse ma main à mon tour sur son bas ventre, jouant avec l’élastique de son sous-vêtement en glissant quelques doigts juste en dessous, m’arrêtant à l’endroit qui provoque son désir. " Et est-ce que ça, c’est quand on se déshabille ? " Elle retire son soutien-gorge sous mon regard complètement subjugué. Sa poitrine nue vient se coller à mon torse, et mes bras l’emprisonnent tout contre moi. " Moi, ce n’est pas ça je voudrais te faire, c’est l’amour... passionnément. " « Toi, tu voudrais me faire l’amour passionnément. » Je souris, un peu surpris par sa requête si pleine de franchise. Je change les rôles, et la fais passer au-dessus, l’asseyant sur moi, glissant tout de même une main dans son sous-vêtement, de façon à terminer mon entreprise. Je la sens déjà prête à m’accueillir, mais je me joue de ce terrain propice à aller plus loin. Langoureusement, mes vas et viens accusent le même balancement que son bassin le fait sur mes doigts agiles. Son souffle me procure un plaisir infini, mais je n’y tiens plus et je la retourne sur le matelas, retirant sa petite culotte que je laisse tomber dans un coin au pied du lit. Je fonds sur elle, écartant ses jambes de façon à m’y frayer un chemin, caresse une fois de plus son intimité, avant de m’y glisser dans un soupir de plaisir non dissimulé…

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Sujet: Re: Love song [Terminé]. ( le Mar 23 Jan 2018 - 19:46 )

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A partir de quand devient on intime avec une autre personne ? A partir de quand se sent on assez confiant pour pouvoir se livrer sans fard ? Y a-t-il un protocole, une règle, un barème à suivre ? Bien sur que non...
Ce qui est certain c'est qu'une relation authentique entre deux personnes ne se noue surtout pas avec une partie de jambes en l’air, ça des inconnus peuvent le faire... Se dévoiler et partager ses véritables sentiments ça par contre c’est une autre histoire !
En tout cas la nôtre ne semble suivre aucun code, aucun schéma établi et c'est sans doute en ça qu'elle est autant désarmante.

« Toi, tu voudrais me faire l’amour passionnément. » Face à son sourire satisfait je m’empourpre comme une gamine, soudainement consciente de mettre confiée peut-être plus qu’il ne le fallait, de mettre mise à nue au sens littéral comme au sens figuré... mais je suis très amoureuse, et il m’a demandé de devenir aussi dingue que lui sans me poser de questions... Alors à quoi bon lui cacher ma vulnérabilité, ma faiblesse derrière une certaine forme d’humour comme il semble le faire, ou sous une apparente froideur que j'ai testé toute la soirée sans grand succès. Au risque d’être blessée je ne veux plus ériger de barrières entre lui et moi, je me donne avec sincérité et sans concessions, je lui ouvre mon cœur. " Si j’étais à ta place, j’éviterais de me moquer d’une fille qui s’apprête à enlever ton jean. " Je joins une fois de plus mes gestes à la parole pour le débarrasser de ce pantalon trop encombrant pour lui comme pour moi. Il termine de se dévêtir et d’une main ferme vient me placer au-dessus de lui. Assise contre le point sensible de son anatomie, je perds déjà la tête quand il place sa main contre le mien et l’emplit de ses doigts alertes. Impossible de faire le point, de penser à autre chose que les ondes qui se propagent en moi, de les accompagner de mouvements explicites, d’extérioriser mon plaisir par des gémissements plaintifs qui le réclament tout entier. Comme s’il lisait dans mes pensées il se redresse, place ses mains dans mon dos et renverse mon corps entièrement contre le matelas pour se retrouver au-dessus de moi. Je l’observe enlever mon sous-vêtements dernier rempart entre nos deux corps... A ce moment précis, je redoute autant que je brûle de le sentir en moi, pour la première fois. J’ai peur de ne plus jamais ressentir un tel besoin, une telle envie, et aussi de n’avoir plus rien à lui offrir. Mais il n’est plus temps de faire machine arrière, d’intellectualiser la situation dans laquelle je me suis fourrée, ou plutôt dans laquelle j’ai sauté à pieds joints, incapable de résister ni de lutter. Il ne me reste plus qu’à savourer l’instant présent et de m’y m’abandonner complètement. Ses doigts, encore, jouent avec expertise, attisent un peu plus mon désir et sans crier gare, il vient m’envahir, me remplir, se répandre, s’insinuer, dans un soupir de satiété. Mes bras l’encerclent, mes yeux se ferment.  Nos souffles qui étaient courts jusqu’à présent se font de plus en plus profonds et suivent les mouvements de nos deux corps qui s’apprivoisent avec lenteur et douceur. Sa main passe sous ma cuisse, soulève l’une de mes jambes et il me bascule avec lui sur le côté. L’un en face de l’autre déjà submergés nous nous observons un moment sans bouger, sidérés par l’étonnement et l’émotion que nous offre notre union... mais bientôt nos lèvres se cherchent, s’unissent dans un baiser et nos bassins reprennent leurs doux ballets, ensemble, et avec encore plus langueur. Il entre en moi avec autant d’indolence que de tendresse, en sort et reprend aussitôt sa lente ascension en me procurant à chaque fois plus de sensations...


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Sujet: Re: Love song [Terminé]. ( le Ven 26 Jan 2018 - 0:21 )

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Les choses semblent couler de source avec Jane, c’est même assez incroyable. Comment se peut-il ? Comment ça peut se faire si vite ? Comme si l’évidence nous touchait à présent tous les deux. Nous nous apprêtons à passer notre première nuit ensemble, nous sommes pour ainsi dire des novices l’un avec l’autre, et pourtant, nous ne reculerions pour rien au monde. En tout cas pas moi. Une certaine complicité, traduite par une aisance de langage nous lie déjà. " Si j’étais à ta place, j’éviterais de me moquer d’une fille qui s’apprête à enlever ton jean. " « Ah oui pardon, continue, je t’en prie. » Son ton est tellement joueur, même s’il paraît sérieux. C’est comme si nous étions ensemble depuis quelques années déjà, toujours jeunes et insouciants. Mais je découvre avec un plaisir non dissimulé la volonté qui se fait sienne, d’être mienne. Ce n’est pas qu’une histoire de sexe, c’est une histoire de connexion, et j’ai comme la vague impression de la connaître depuis des années, mais non, au contraire, je viens tout juste de la découvrir, et c’est un bonheur que je ne partagerais qu’avec elle. Comme pour la garder jalousement encore quelques heures.
Le jean étant de l’histoire ancienne, je la préfère sur moi, pile sur le point le plus sensible de mon anatomie, tandis que je me joue de la sienne sans détour, lui arrachant quelques soupirs non feints, sur le plaisir qu’elle ressent.
Je fini par prendre possession d’elle, il le faut, vraiment, je ne parviens plus à retenir mes pulsions, elles sont trop présentes, trop virulentes pour que je ne résiste d’avantage. Pour autant, je ne me précipite pas, ni ne brusque ma partenaire, je veux faire de ce moment le nôtre, le premier en annonçant bien d’autre, des siècles durant. Oui, autant que ça. Et je pense qu’elle peut le ressentir, vu tout ce que je mets en œuvre pour la satisfaire.
Quand nous nous retrouvons l’un en face de l’autre, l’un en l’autre, et que nos mouvements respectifs ne sont qu’un, nous communions comme il ne m’a jamais été donné de le faire avec personne, et je peux avouer sans mal qu’elle pourrait me demander la lune que j’irais lui décrocher.
Notre étreinte dure, perdure, et ce n’est que quelques heures plus tard, ayant usé de multiples combinaisons, mots et gestes tendres, que nous venons à bout de nos forces. Rassasiés, ou presque, l’un de l’autre, mais non prêts à nous séparer. Jane est tendrement serrée dans mes bras, tandis que mes baisers se posent sur sa tête, dans ses cheveux, pour respirer encore et encore le parfum de son shampooing, que je n’ai jamais trouvé aussi irrésistible chez une fille. « Je crois que j’ai bien fait d’insister un peu… » Glissais-je à son oreille en remontant mes mains le long de son dos, sous la couette, comme si rien ne pouvait nous arriver. Je passe de nombreuses minutes silencieuses, dans un demi-sommeil à faire glisser le bout de mes doigts sur sa peau. « Je peux encore rentrer chez moi, si tu préfères passer la nuit seule… On avait dit qu’on prenait notre temps. » Pouffant de rire, je suis un sale gosse, je le sais !

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Jane InvanovLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: Love song [Terminé]. ( le Mar 30 Jan 2018 - 17:25 )

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Je me demande quelle force mystique, quel pouvoir extraordinaire nous a poussé à nous livrer aussi rapidement et spontanément ! Incontestablement, indubitablement nous nous sommes reconnus et attirés comme des aimants. Dès le premier regard, je l’ai espéré et maintenant qu’il est là, que je le vois, que je le touche et qu’en retour je sens son corps, ses bras et ses mains sur moi, je n’y crois toujours pas. Il a plus que jamais l’air d’une apparition, d’un mirage... d’un miracle. 
Un fantasme sans aucun doute... mais bien présent. Il est délicat, prévenant, je suis avide et passionnée mais ensemble nous composons une harmonie parfaite. Nos deux corps s’appellent puis se répondent naturellement, spontanément. J’ai l’impression qu’il lit en moi comme dans un livre ouvert, devine chacune de mes pensées intimes, quelques fois même les devance. Affamés l’un par l’autre, nous usons de toutes nos forces et de toutes nos ressources pour essayer de calmer cette boulimie, qui monopolise nos sens et annihile notre volonté.
Après plusieurs heures à chercher à nous prouver que nous ne nous étions pas trompés, je suis flinguée, transportée, la tête dans les nuages et les yeux pleins d’étoiles. Faire l’amour avec Nicolaï a été pour moi une expérience à part entière et je sens, je sais que je ne veux plus être touchée, caressée et embrassée que par lui. Désormais je suis persuadée qu’il n’existe pas, ou plus aucun autre qui aura le pouvoir de rivaliser et me faire cet effet.

A bout de forces nous avons finis par nous écrouler l’un contre l’autre. Comme touchée par la félicité, je profite du calme retrouvé dans ma chambrette, me focalise sur nos respirations qui se calment, comme les battements de nos cœurs. « Je crois que j’ai bien fait d’insister un peu… »  Un léger ricanement secoue ma poitrine contre lui. " Encore un moyen détourné de te faire complimenter. Mais bon je dois bien avouer... Que tu te voiles la face. Je suis allée te chercher sur ce banc alors le mérite me revient entièrement. “ Le son de nos rires résonnent dans la pièce qui était pourtant redevenue silencieuse après que nous ayons fini de la remplir de soupirs langoureux et de mots doux. Elle retrouve rapidement son calme et je me laisse volontiers engourdir par le le sommeil... A moins que ça ne soit par ses doigts qui se baladent toujours sur mon corps nu et qui ont l’étrange pouvoir de m’apaiser... Je ne me suis jamais sentie aussi bien. Mes paupières se ferment malgré moi, mais je lutte pour ne pas sombrer, mon rêve je le vis éveillée. Il rompt une fois encore la quiétude dans laquelle nous nous étions abandonnés. « Je peux encore rentrer chez moi, si tu préfères passer la nuit seule… On avait dit qu’on prenait notre temps. » J’admire son assurance et son ton faussement arrogant, mais j’aime surtout la relation qui s’instaure entre nous et particulièrement nos joutes verbales, qui au-delà de ce que nous venons de vivre semblent nous lier un peu plus encore. “ Laisse-moi réfléchir... Hum oui, je crois que tu peux t’en aller maintenant que j’ai eu ce que je voulais. Mais évite d’allumer la lumière pour te rhabiller je suis complètement épuisée. " Je ris plus franchement cette fois et resserre mon étreinte. " Idiot, maintenant que j’ai constaté comme tu t’es surpassé pour me combler ne compte pas sur moi pour te lâcher. " Il n’est pas question de le laisser partir, pas encore. Nous avons encore toute la nuit pour nous confiner dans cet atmosphère ouatée. Un nouveau jour va bientôt se lever mais je ne sais pas encore comment nous allons l’aborder. Pour l’instant tout semble évident, et malgré le sourire niais qui flotte sur mon visage je ne sais toujours pas comment je vais me débrouiller pour lui plaire à tout jamais. Encore quelques heures de répit avant de se dire au revoir, de fermer cette parenthèse magique et de retrouver nos obligations. Tout va me paraitre fade sans lui, je n’ai plus jamais envie de quitter ce lit. " C’est quand même l’hôpital qui se moque de la charité. Dis-moi si je me trompe mais c’est bien toi qui m’a demandé de te laisser m’aimer ?

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Sujet: Re: Love song [Terminé]. ( le Mer 31 Jan 2018 - 21:12 )

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De toute évidence, mon intuition était la bonne. Jane était celle qu’il me fallait. Je n’ai jamais vécu quelque chose de similaire avec les filles que j’ai pu rencontrer. Pas une seule et surtout pas une avec qui j’ai eu l’envie de finir mes jours. Ça me ferait presque peur si je n’étais pas sûr de moi, de me dire que je vais sceller ma vie à une autre personne. Parce que Jane sera le visage de la fin de mes jours, je le veux, clairement. Je ne veux plus jamais avoir à m’en séparer, ni maintenant, ni dans quelques années et encore moins dans des siècles. Si nos vies commencent, ça ne veut pas dire que nous ne soyons pas assez grands pour tenir le choc ou savoir ce que nous voulons. Moi en tout cas. Et si je dois faire des sacrifices, je les ferais, nous n’en sommes pas encore là.
Pour l’heure, c’est nos corps enlacés qui prennent toute la place dans nos pensées. Je ne saurais me séparer du sien tout de suite. Son contact est trop addictif. Déjà. Rien que la première nuit. Quel abruti j’ai été de ne pas me rendre compte de sa valeur tout de suite. Comme quoi il a suffi d’un regard, une fraction de seconde pour me rendre accro. Mais si elle, finissait par se dire que tout ça n’était qu’un délire d’un soir ? Sympa sur le moment mais on se revoit quand on y pense ? Parce que j’ai été ce genre de salaud, et maintenant je le regrette, et je guette mon mauvais karma qui devrait logiquement s’abattre sur moi d’ici peu de temps !
" Encore un moyen détourné de te faire complimenter. Mais bon je dois bien avouer... Que tu te voiles la face. Je suis allée te chercher sur ce banc alors le mérite me revient entièrement. “ « Et je suis resté sur ce banc, j’ai commencé par forcer le destin. » Lui souriant en retirant une mèche de cheveux de son front, tendrement, jouant sur les mots pour ajouter un peu plus à notre complicité. Qui aura le dernier mot ? A la manière des mômes dans la cour d’école. Quoi que nous ne sommes pas franchement plus âgés.
Je joue alors de mon ton assuré, limite arrogant, juste pour la provoquer, elle et sa répartie à toute épreuve. “ Laisse-moi réfléchir... Hum oui, je crois que tu peux t’en aller maintenant que j’ai eu ce que je voulais. Mais évite d’allumer la lumière pour te rhabiller je suis complètement épuisée. " Je ris, pris à mon propre jeu. J’aime sentir qu’elle se colle un peu plus à moi. " Idiot, maintenant que j’ai constaté comme tu t’es surpassé pour me combler ne compte pas sur moi pour te lâcher. " « Surpassé ? T’y es pas du tout, c’est rien là. Je peux faire bien mieux. » Vantard ! Je ris, pour moi-même, pour nous, parce que j’aime me donner cette image de petit con qu’elle semble adorer.

Le silence se fait à nouveau et je commence à trouver le sommeil, mais le moindre de ses mouvements me fait émerger, je ne veux rien louper de ce moment, même si le sommeil commence à l’emporter. " C’est quand même l’hôpital qui se moque de la charité. Dis-moi si je me trompe mais c’est bien toi qui m’a demandé de te laisser m’aimer ? " « J’ai dit ça moi ? Je suis plus poète que je croyais en fait… » Je l’embrasse tendrement dans le cou. « Et je te le redemande si ça peut t’aider à me dire oui… » Glissais-je, mon visage contre le sien. Nous finissons par sombrer dans le coma qui nous pèse depuis déjà plusieurs heures, ce n’est qu’au petit matin que nous parvenons à nous abandonner à Morphée.

Et en milieu d’après-midi, que nous retrouvons conscience, et que je me rends compte qu’elle se trouve toujours entre mes bras. Délicatement lovée sans même bouger d’un pouce. Je l’observe quelques instants, embrassant doucement son front pour ne pas la réveiller. Je sais à présent que c’est ce que je veux tous les matins. « Donc t’étais pas qu’un rêve… » Murmurais-je quand elle ouvre les yeux. « Bonjour. » Embrassant son cou, puis ses épaules nues, la serrant à nouveau contre moi, caressant sa peau encore brûlante. « Tu as faim ? »

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