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- Love song [Terminé]. -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Autour de Naples :: Voyager dans le passé
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Jane InvanovLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: Love song [Terminé]. ( le Lun 5 Fév 2018 - 17:40 )

Love song
Stockholm - hiver 1994


« Et je te le redemande si ça peut t’aider à me dire oui… » Un sourire radieux, des joues qui rosissent, des membres qui se crispent un peu plus... d’une phrase, une seule, il me fait décoller et quitter la terre. J’en viendrai presque à regretter ses plaisanteries et ses impertinences, parce qu’elles m’offrent au moins un moyen de me défendre, de me justifier. 
Avec ces quelques mots je ne suis plus qu’une minuscule chose apeurée, intimidée, par la force des sentiments qu’ils provoquent et dans la foulée, la multitude de questions qu’ils induisent. Comment penser décemment qu’à notre âge nous résisterons aux tentations, comment croire que nous allons nous aimer alors que nous ne nous connaissons pas encore, pas vraiment... va t’il découvrir qui je suis en réalité ? Et va t’il l’apprécier ? 
Peu importe ce que nous pensons être vrai pour l’instant, peu importe l’importance et l’impétuosité de l’élan qui nous pousse l’un vers l’autre, peu importe la fougue, la véhémence, l’exaltation propre à la passion qu’a provoqué notre rencontre. Tout ça tiendra t’il l’épreuve du temps ? 

Mais à ce moment précis, rien ne semble plus important que nos deux corps allongés l’un contre l’autre. Il n’y a pas que cette attirance physique qui nous unis. Il y a aussi de la tendresse, le fait d’apprécier la simple présence de l’autre sans rien demander d’autre que de se sentir choyé et entouré. D’affection de douceur et d’attentions. 
Pratiquement immobiles et silencieux nous le sommes... mais à l’écoute. De nos moindres mouvements, de nos moindres gestes. Nos mains insoumises ne se résolvent pas à déserter le corps de l’autre. Juste d’un frôlement comme si elles aussi n’osaient y croire. Et mon esprit qui s’envole plus loin, plus haut. Il s’éloigne de cette délicieuse folie. Elle me guette forcement, il y a trop d’interrogations, trop d’appréhensions, de craintes et aussi d’attentes.
Pas un de nous deux n’avouera ce soir ses doutes ou ses espoirs. Mais aucun de nous ne renoncera non plus à ce moment particulier. Nos yeux se ferment, nos mains se figent, même nos respirations sont presque inaudibles... Mais s’échapper dans le sommeil, renoncer ne serait-ce qu’un instant au bonheur qui est le nôtre n’est pas envisageable tant que j’en ai encore la force.

Ce n’est qu’aux premières lueurs du jour que je sombre, que je m’abandonne dans ce lit trop petit qui nous oblige à nous serrer davantage dans nos bras. Quand j’ouvre de nouveau les yeux je n’ai pas bougé. Même inconsciente je suis restée au plus près de lui, de son corps. Mais c’est le plus beau des réveils qui m’attends. « Donc t’étais pas qu’un rêve… » Encore ces mots, qui me privent des miens. « Bonjour. » " Bonjour Nicolaï. " Je voudrais l’appeler mon amour, mon ange, mon cœur tout ce qui pourrait lui montrer la profondeur de mes sentiments... et sans doute le faire fuir. Rien de pire pour un garçon que de se sentir emprisonné dans une relation. « Tu as faim ? » " J’ai très très faim. Je meurs de faim. " Mais c'est lui que j’ai envie de dévorer en premier. " On pourrait sortir manger ? Peut être que tu as rendez-vous avec ton groupe ? Il est déjà tard, si tu n’as pas le temps je comprendrai... " Je t’attendrai. Mais j’aimerai te garder, te découvrir un peu plus, te retenir encore. J’ai envie de t’écouter me parler de tes cours d’analyse parallèle, de savoir pourquoi tu es déjà en licence, de te regarder sourire, de te voir te troubler tandis que tu te rapproches, me rendant un peu plus dépendante de tes baisers et de tes mains qui me touchent... encore.


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Nicolaï InvanovLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: Love song [Terminé]. ( le Ven 9 Fév 2018 - 0:09 )

Love song
Stockholm - hiver 1994

Je n’ai aucune conscience de l’effet que je peux produire sur Jane. Tout simplement parce que même si je souhaite qu’elle partage mes sentiments, je n’en suis pas intimement convaincu. Il me faudra du temps, sans doute aussi apprendre à la connaître et savoir quelle est la manière la plus efficace de me lier avec elle, de discuter… Le couple n’est pas un processus évident, l’amour encore moins. Il peut prendre tellement de formes différentes… Pour autant je suis sûr de moi, c’est bel et bien elle que je veux et pas une autre. Ça peut paraître catégorique mais je crois qu’on le sens. Ces choses-là, je les avais demandés à mon père lors d’une partie de pêche, entre hommes. Comment sait-on qu’on est amoureux ? Je ne devais pas avoir plus de 7 ans et cette petite blonde, pleine de tâches de rousseurs occupait toutes mes pensées. Elle s’appelait Aurore, comme le prénom de la princesse et rien que ça me perturbait. Il m’avait raconté quelque chose comme les papillons dans le ventre et le fait que cette personne occupe nos pensées tout le temps, qu’on ait toujours envie de la retrouver. Je me souviens que j’adorais l’école, uniquement pour elle. Les autres enfants étaient aussi cléments que n’importe quel autre gamin de cette époque dans une cour d’école. Des hauts et des bas. Je me passais volontiers de mes copains à ce moment-là, si je pouvais partager mon goûter avec elle.

Avec Jane, je suis presque adulte, je dirais que je le suis, mais à responsabilités limitées. Encore étudiant, plus rien ne compte que les soirées et les filles, enfin ça, c’était avant ce soir. Avant cette nuit aussi. Parce qu’à présent j’ai compris que mon intérêt n’était pas là, ou alors je viens d’en faire le tour, je ne sais pas. Je ne dis pas que la musique et les sorties sont finies, mais seul, ça l’est. C’est même dingue d’être certain de vouloir lier sa vie à une autre personne à ce point…
Je m’endors sur ce sentiment et à mon réveil, rien n’a changé. Je lui souris, délicatement et lui dis bonjour, pour la première fois. Sans doute pas la dernière. " Bonjour Nicolaï. " Elle semble partager mon ressentiment, ce n’était pas une erreur, on est bel et bien à notre place dans les bras l’un de l’autre. En tout cas son comportement n’a pas l’air de laisser place à l’hésitation. " J’ai très très faim. Je meurs de faim. " Je glisse ma main sur sa joue. " On pourrait sortir manger ? Peut être que tu as rendez-vous avec ton groupe ? Il est déjà tard, si tu n’as pas le temps je comprendrai... " « Non, j’ai tout le temps. Vraiment. » Je l’embrasse, doucement. « Et puis le groupe va devoir se faire à l’idée que maintenant on est deux. Allez, habille-toi. » Je l’embrasse sur l’épaule et me lève, filant sous sa douche. Enfin je tente de la trouver et après un regard que je lui lance, plein de détresse, elle m’indique en riant d’un index, la direction à prendre. 5 minutes et je suis à nouveau frais comme un gardon. « On y va ? » Je lui laisse tout de même un quart d’heure de plus, prenant en compte sa condition féminine. Et c’est dans une petite brasserie que je l’emmène, où ils acceptent de nous servir des panecakes. J’adore ça, je pourrais me nourrir uniquement de bouffe américaine que je ne m’en plaindrais pas, en tout cas pour le moment. J’attaque copieusement mon plat quand il arrive. Mes plats… « Tu… voulais peut être autre chose ? » La galanterie Nico, merde !

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Jane InvanovLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: Love song [Terminé]. ( le Lun 19 Fév 2018 - 19:34 )

Love song
Stockholm - hiver 1994


Il est tard lorsque je me réveille, le soleil doit déjà être très bas et la chambre dans laquelle nous nous sommes réfugiés est toujours dans une semi-pénombre. Mon premier réveil dans ses bras... J’ouvre les yeux et c’est lui que je vois. Quoiqu’il arrive maintenant, je sais que je ne me lèverai plus jamais sans regretter qu’il ne soit près de moi. Il affiche son sourire angélique et sa est tendresse toujours autant perceptible. Il me sert contre lui et m’embrasse doucement... Cela semble être son mot d’ordre la douceur, son mode opératoire, avec moi en tout cas.
J’apprécie beaucoup sa volonté de ne pas me bousculer, d’essayer d’être à l’écoute de mes besoins... Il me demande si j’ai faim. Évidemment ! Mon ventre crie famine, puisque cela fait des jours que je rate pratiquement un repas sur deux. L’angoisse de le voir m’échapper, d’être sans espoir de l’intéresser m’a rendu tellement anxieuse que j’avais toujours l’estomac noué. C’est incroyable quand j’y pense de se sentir autant attiré par quelqu’un qui vous est pratiquement étranger, de croire et de se convaincre qu’il est fait pour vous, de traquer dans des signes qui ne sont qu’insignifiants la preuve irréfutable de ne pas se tromper. Pourtant qui ne rêve pas du coup de foudre et lui préfère un amour qui se construit au jour le jour ?

J’adopte un comportement typiquement féminin... Je lui dis qu’il peut partir alors que j’ai seulement envie qu’il reste. Quelle attitude est la sienne habituellement ? Enfile-t-il son pantalon dès qu’il a fini de faire l’amour en prétextant une excuse débile ? Attend-il les premières lueurs du jour pour pouvoir s’échapper ? Heureusement aujourd’hui il ne donne pas l’impression de vouloir s’esquiver. « Non, j’ai tout le temps. Vraiment. » Je me laisse aller contre sa poitrine pour dissimuler ma mine réjouie... Il n’a pas encore pris ses jambes à son cou pour me fuir.
Il saisit mon menton et me regarde intensément avant de poser délicatement ses lèvres sur les miennes. « Et puis le groupe va devoir se faire à l’idée que maintenant on est deux. Allez, habille-toi. » Je ne suis pas certaine que cela plaise au batteur qui m’a traité de greluche... Par contre j’adore le fait qu’il souligne implicitement que nous formons un couple.
Je n’ai pas le temps de lui répondre, qu’il se lève et semble chercher la salle de bain du regard. L’appartement  n’est pas très grand et il n’y a qu’une seule porte à part celle de l’entrée, que je désigne du doigt en souriant... Il est complètement désarmant nu, avec ce regard désemparé. Si je ne me retenais pas un peu, j’irais le rechercher... ou alors je l’accompagnerais. Dès qu’il referme derrière lui, je sors du lit pour sauter à pieds joint en poussant des cris de joie étouffés. À l’évidence, je suis complètement détraquée !
En reprenant mes esprits, je cherche de quoi me couvrir un minimum, m’efforce de retrouver mes sous-vêtements, mais Nicolaï semble être une vraie tornade... Seuleument cinq miutes lui ont suffit ! Ses cheveux encore mouillés tombent dans les yeux, je le trouve irrésistible. « On y va ? » " Dès que j’aurais enfilé quelque chose de plus décent. " Je n’arrive pas à être aussi rapide que lui, pourtant j’essaie.
Quand je réapparais, il attrape ma main et je me laisse guider sans me préoccuper de l’endroit où nous allons. Je m’en remets à lui pour décider, lui permets volontiers de me diriger. Apparemment, je ne suis pas différentes de toutes les autres filles qui se revendiquent féministes et qui tombe sous le charme  d’un homme qui se donne des allures de machiste. Je ne crois pas qu’il le soit réellement, mais trop sur de lui certainement... Pourtant, je dois bien l'avouer, ça me plaît.
Il m’emmène dans un café qui accepte de lui servir ce qu’il désire et commence à manger dès que son plat arrive. Il ressemble à un petit garçon qui a trop faim pour se soucier des bonnes manières et je n’ai aucun mal à imaginer l’enfant un peu turbulent qu’il a dû être. Je me demande surtout si je vais arrêter de m’attendrir devant chaque geste qu’il fait ! « Tu… voulais peut être autre chose ? » Une fois encore sa mine déconfite me touche plus qu'elle ne le devrait. " Un café, mais je vais me débrouiller. " Je me lève pour aller nous en chercher, et en revenant je constate qu’il n’a fait qu’une bouchée de son repas. " Alors c’est comme ça qu’on fait craquer Nicolaï Invanov, juste avec des pancakes au déjeuné ? "

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Sujet: Re: Love song [Terminé]. ( le Mer 21 Fév 2018 - 16:12 )

Love song
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Je n’ai pas la moindre envie de me séparer d’elle et pourtant il va bien falloir finir par quitter ce lit à un moment ou à un autre, ne serait-ce que pour nos obligations personnelles. Mais les miennes, dans la mesure du possible, je vais les coupler avec sa présence, c’est un joli mot, coupler, n’est-ce-pas ? Qu’est-ce-qu’elle a bien pu faire de moi ? Ce petit con qui se sait plutôt beau gosse, mais qui en profite un peu trop pour que ce soit honnête. Je n’avais pas grand effort à fournir avec les femmes en général pour être honnête et pourtant… aujourd’hui je suis prêt à en fournir autant qu’elle le voudra, bien qu’elle n’ait rien exigé pour le moment.
Je file prendre une douche et ne perds pas de temps, même s’il me faut me réveiller au maximum, le pourquoi de ma douche glacée. Faire vite et rester éveillé.
Moi qui suis déjà prêt, je m’étonne de la voir trainer à moitié nue, les yeux encore ensommeillée. " Dès que j’aurais enfilé quelque chose de plus décent. " Je l’aime bien dans cette tenue pourtant. Mais je ne m’autorise aucune réflexion, et préfère accéder à sa demande, puis patiente.

Finalement nous sortons déjeuner. Ou plutôt petit déjeuner et je me montre être un réel goujat en dévorant sans même l’attendre. Je ne suis pas sortable et ma mère aurait probablement honte. Mais Jane n’a pas l’air de s’en formaliser le moins du monde. Je vais mûrir, sans aucun doute, il faut le voir comme ça. " Un café, mais je vais me débrouiller. " Je suis un naze. Je le sais, je crois avoir compris maintenant. Je ne comprends pas comment je peux faillir à tous mes devoirs les uns après les autres comme ça, mais je les enchaine, ça devient une plaie ! Comment peut-elle rester près de moi alors que je passe mon temps à la décevoir. En tout cas je ne suis pas le parfait gentleman et je vais devoir me racheter. " Alors c’est comme ça qu’on fait craquer Nicolaï Invanov, juste avec des pancakes au déjeuné ? " « J’ai toujours une faim insatiable un lendemain de concert, je sais pas pourquoi. Et puis j’ai du sommeil à compenser. C’est votre faute ça mademoiselle. » Haussant les épaules en lui en coupant le dernier bout qu’il me reste pour lui faire goûter en descendant mon café d’une traite.

« On se retrouve avec le groupe en milieu d’après-midi. Toi, tu as un truc de prévu ? » Je pense qu’elle a une vie en dehors de tout ça et je pense encore une fois à ma petite personne. « Ou on peut se retrouver ce soir. Enfin si tu… n’as rien d’autre à faire. » C’est bizarre, j’ai comme le sentiment d’être avec elle depuis toujours et qu’il est normal qu’on se retrouve le soir, comme si vous cohabitions déjà, comme si c’était une routine acquise et rassurante, mais je prends tout doucement conscience qu’elle peut encore m’échapper. « C’est tout ce que tu manges ? » Et moi qui vient de m’enfiler une douzaine de panecakes…

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Sujet: Re: Love song [Terminé]. ( le Ven 23 Fév 2018 - 21:47 )

Love song
Stockholm - hiver 1994


Un pas en avant, deux pas en arrière. Je savais qu’en sortant de notre cocon la réalité finirait par nous rattraper. Et pour rien au monde je ne veux m’y confronter ni en entendre parler. Notre soirée, notre nuit d’hier ressemblait tellement à un rêve que j’ai du mal à émerger. 
J’aimerais être assez forte pour exprimer mes sentiments, lui montrer à quel point je suis heureuse de partager ce moment avec lui. Heureuse mais terriblement troublée, charmée mais aussi très anxieuse. Je regretterais presque d’être allée le chercher... non pas que je déplore ce qui s’est passé, au contraire. Mais maintenant je vais espérer que toutes mes nuits soient pareilles, blanches et sans sommeils à ses côtés.

Une intuition, un pressentiment une petite voix me souffle qu’il est le bon, l’unique. Mais une conviction n’a rien de rationnelle, n’a aucun fondement logique. Et logiquement Nicolaï ne va pas tarder à se volatiliser. A un moment où à un autre il se rendra compte que je n’ai plus aucun intérêt. Peut-être même qu’il rira en pensant à ce qu’il m’a dit lorsque nous étions enfermés dans les toilettes. Pire, il pensera que ça a tellement bien fonctionné qu’il transformera l’essai et réutilisera les mêmes mots pour en séduire d’autres aussi crédules que moi... Ou alors il en plaisantera avec ses copains en leurs disant un truc du genre: Vous savez ce que j’ai réussi à lui faire gober... 

De scénarios catastrophes en théories tragiques je me retranche derrière une certaine réserve loin de représenter le bouleversement qui opère en moi. Je suis simplement dévorée, débordée par les sentiments qui m’accablent. Et dire que j’ai promis de ne plus jamais douter ! En revanche lui a l’air serein, semble aborder cette nouvelle journée avec bonne humeur. Il redevient au fur et à mesure le garçon sûr de lui et présomptueux que je pensais pourtant avoir fait succomber. Je l’observe du coin de l’œil dévorer ses pancakes en buvant mon café. « J’ai toujours une faim insatiable un lendemain de concert, je sais pas pourquoi. Et puis j’ai du sommeil à compenser. C’est votre faute ça mademoiselle. » " Je plaide coupable monsieur... mais pour ma défense je dois avouer que j’ai été influencé. " Je mâchouille en riant la bouchée qu’il vient de me donner. Pour échapper au tourbillon de mes pensées je regarde autour de moi. L’endroit où nous nous trouvons est joli, les bougies et le bois blond du mobilier réchauffent l’atmosphère qui contraste avec le froid polaire qu’il fait dehors. " Tu viens souvent ici ? " Vilaine curieuse qui veut savoir s’il a l’habitude d’emmener toutes ses conquêtes dans ce café ou si ce traitement de faveur m’est exclusivement réservé. 

« On se retrouve avec le groupe en milieu d’après-midi. Toi, tu as un truc de prévu ? » Nous y voilà... une manière polie de m’écourter. Au lieu d’attendre fébrilement la suite que j’imagine être t’es bien gentille mais je vais pas pouvoir t’emmener, j’opte pour la manière la plus digne de m’en tirer. " Alors tu ferais bien de te dépêcher. " D’une main nerveuse je cherche à attraper mon manteau étalé sur la banquette où je suis installée. Surtout ne pas craquer. Éviter de croiser son regard et ne pas paniquer. « Ou on peut se retrouver ce soir. Enfin si tu… n’as rien d’autre à faire. » Une fois encore le temps s’est figé... Je suis sûre que mes yeux traduisent mon étonnement et je ramène mes mains sous la table qui s’entortillent entre elles convulsivement. " Ce soir... J’ai programmé une soirée ciné avec Cécile. Pulp Fiction, tu en as entendu parler ? " Oui je sais, je devrais lui répondre où et à quelle heure ! Mais la dernière chose pour laquelle je voudrais passer c’est pour une admiratrice éplorée... Nicolaï n’a sans doute que faire d’une groupie de plus. « C’est tout ce que tu manges ? » " Pour l’instant, mais je compte me rattraper. " Je ne parle pas de nourriture, c’est lui que j’aimerais dévorer, c’est le seul dont je ne peux me rassasier... Un nouvel espoir vient de germer, je le laisse me consumer. 

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Sujet: Re: Love song [Terminé]. ( le Dim 25 Fév 2018 - 1:21 )

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Je fais le malin, joue au beau parleur pour lui faire croire à mon assurance sans faille, mais il n’en n’est rien. Elle a l’air assez admirative, mais ça, c’est parce qu’elle est en train de bader sur le petit con en jean troué sur la scène du bar. Je ne suis pas tout à fait celui que je donne à voir. Moi aussi j’ai des failles, que je n’ai jusqu’à présent eu à présenter à personne, parce qu’aucune fille n’est restée assez longtemps pour que je le fasse ou encore que je n’ai eu l’envie de le faire. Mais avec Jane, je ne peux plus jouer, c’est trop important pour prendre le risque de la faire fuir pourtant. Ça plait à qui un mec plein de doutes et qui se pose autant de questions que j’imagine, une nana doit s’en poser. Je me sens fébrile, sans doute pas digne de la garder assez longtemps pour faire ma vie avec. Il viendra bien un moment où elle me dira que je suis bien mignon mais qu’elle cherche un homme, un vrai, capable de lui apporter toutes les preuves qu’elle veut. Seulement je suis encore étudiant, je n’ai pas un sous en poche et je passe mon temps libre avec trois loosers à écumer les scènes. Je les aime mes potes, sincèrement, mais on a intérêt à en mettre un vrai coup pour devenir des gens comme il faut et digne de respect. Les filles comme Jane cherchent un futur père pour leurs enfants, le mari idéal, quelqu’un destiné à gagner sa vie comme il le faut, quelqu’un de rassurant et pour l’instant je suis juste un rockeur à la dérive qui a plutôt intérêt à en mettre un coup pour ses cours avant de rater son semestre.

" Je plaide coupable monsieur... mais pour ma défense je dois avouer que j’ai été influencé. " « Alors c’est mon double maléfique que tu as croisé hier soir. Il est plutôt sympa mais a tendance à se comporter comme un abruti parfois, et surtout, il ne sait pas saisir les occasions à temps. » Faisant référence au moment où j’aurais dû prendre les choses en main plutôt que de fuir son appartement pour me réfugier sur ce banc, sur lequel elle a eu l’élégance de venir me chercher. " Tu viens souvent ici ? " « Ouais, souvent. Ils me font toujours des panecakes à emporter quand j’ai la flemme de prendre une table. Mais t’es bien curieuse. » Je crois comprendre au ton de sa voix que ce n’est pas une question anodine. Son ton est différent, je ne sais pas si je peux me permettre de l’interpréter si tôt, je la connais à peine même si j’ai l’impression du contraire, mais autre chose se cache derrière cette question.
" Alors tu ferais bien de te dépêcher. " « Ils ont l’habitude. » Que je sois en retard. Je ne suis jamais à l’heure, jamais ! Ils ont fini par me donner rencard au moins une heure avant pour être sûrs que je sois à l’heure. La ponctualité, j’y bosse encore. " Ce soir... J’ai programmé une soirée ciné avec Cécile. Pulp Fiction, tu en as entendu parler ?" « Heu, oui, bien sûr. » Masquant ma déception derrière un sourire assuré. Elle me manque déjà alors qu’elle n’est pas encore partie. Je ne sais pas comment va se passer le reste de la semaine mais je m’inquiète déjà. " Pour l’instant, mais je compte me rattraper. " J’esquisse un sourire, un peu contrarié par sa réponse. « Peut-être un autre soir alors… Tu… Tu n’as qu’à m’appeler. Quand tu es libre et que tu… que tu as envie de me voir. » Je lui tends mon numéro de téléphone, griffonné sur une serviette, à la va vite, mais c’est tout ce que j’ai sous la main. « Tu t’excuseras auprès de Céline pour moi. De t’avoir volée pour la soirée. » Et encore une fois je manque à son prénom. Elle va finir par croire que je ne suis pas foutu de me concentrer, mais non, quand elle est là, je n’y arrive pas. « Tu vas me rappeler, pas vrai ? » Je me montre soudainement beaucoup moins sûr de moi que depuis le début. Ça va lui plaire ça… Abruti que tu es !

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Sujet: Re: Love song [Terminé]. ( le Lun 26 Fév 2018 - 21:47 )

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Malgré ce que les garçons aiment à penser, les filles ne rêvent pas toutes de se marier. Pour moi en tout cas il ne s’agit pas d’une fin en soi. Je suis à la fac et j’ai des idées pleins la tête. Finir diplômée, bien entendu, puis quitter la Suède, voyager, m’engager. J’espère faire de l’humanitaire, être au plus près de ce qui me semble la vérité, aider des personnes qui ont réellement besoin de moi.  J’ai du mal à m’imaginer dans un cabinet propret, pour écouter des patients qui n’ont que les maux qu’ils se créent.
Une vie rangée je ne l’ai jamais vraiment désirée. Du moins c’est ce que je croyais... dans la vision idyllique de mon avenir je n’avais pas prévue de tomber amoureuse. Assez en tout cas pour envisager de rester, assez pour renoncer à mes projets ou en formuler de nouveaux. Toutes mes certitudes viennent de s’écrouler.
Je n’ai qu’à le regarder pour être sûre de vouloir l’accompagner, de me lier. Mais aujourd’hui je ne sais pas si c’est une belle histoire qui vient de commencer ou un désastre annoncé. 

« Peut-être un autre soir alors… Tu… Tu n’as qu’à m’appeler. Quand tu es libre et que tu… que tu as envie de me voir. » Je m’en veux, je vais tout faire foirer, me dégonfler. Quelle conne... il me demande de le revoir et je l’envoie bouler. Qu’est-ce que j’attends de plus, réellement, pour le laisser entrer définitivement dans mon monde ? Derrière quelle barrière vais-je encore me cacher pour ne pas le laisser m’atteindre plus qu’il ne l’a déjà fait. Je dois avoir un côté maso, je suis persuadée que dès qu’il aura disparu je le chercherai, derrière chaque pas je vais faire je vais espérer le croiser. L’attente va être interminable... peut-être même définitive. Je grimace en pensant que pendant que je serai au cinéma avec ma meilleure amie, lui sera probablement dans un bar avec ses potes... et que d’autres filles ne manqueront pas de l’accoster, de le charmer. Combien de temps avant qu’il ne m’oublie à jamais ? 

J’attrape la serviette qu’il me tend. Il a cru bon rajouter son prénom au-dessus de son numéro... comme si j’étais capable de l’oublier ! Même son écriture illisible m’arrache un sourire. Les cours de psychologie de l’enfant font partis de mes préférés. Je sais que ce genre de graphie est souvent associée à une certaine précocité. Ça n’a rien d’étonnant puisqu’il est déjà en licence... à 19 ans. Je voudrais le lui faire remarquer mais je me tais. Nous nous disons au revoir, rien n’a plus d’importance. Le quitter va être atroce... mais qu’est-ce que j’ai fait !?
« Tu t’excuseras auprès de Céline pour moi. De t’avoir volée pour la soirée. » Je lâche un rire complaisant. Il s’amuse sans doute à se tromper pour me faire plaisir et me donner l’impression d’être la seule qui compte. Ou alors mon cas est on ne peut plus désespéré... je suis prête à interpréter n’importe quel signe comme un encouragement. Je m’apprête à lui répondre mais je croise son regard soudain transformé. Il ressemble étrangement à celui qu’il a avait quand... il était sur scène et   que... « Tu vas me rappeler, pas vrai ?  » " Nicolaï... " Croit-il vraiment qu’il va être facile pour moi de tirer un trait sur ce qui vient de se passer ? Instinctivement je viens de mettre ma main dans la sienne. Des doutes j’en ai aussi mon ange, aide moi à y voir plus clair, j’ai juste besoin d’être un peu rassurée. " J’en ai envie tu sais... Mais toi... Enfin si tu veux... " Bravo Jane, tu ressembles juste à une parfaite demeurée. J’attrape le stylo toujours sur la table et écris dans sa main mon propre numéro. “ Appelle-moi. " Pense à moi. Nicolaï. N’importe quand, je serai là...

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Nicolaï InvanovLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: Love song [Terminé]. ( le Jeu 1 Mar 2018 - 23:32 )

Love song
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Depuis que j’ai croisé Jane et l’amour, parce que je dirais sincèrement et sans complexe aucun, être pleinement amoureux, je me rends compte que les femmes ne sont pas si faciles que je le pensais. A vrai dire à l’époque je ne me posais même pas la question. Je ne me demandais pas si elles préféraient ça ou ça, c’était comme si ça coulait de source alors que de toute évidence je n’étais qu’un abruti fini trop sûr de lui. Jane est pourvue de sentiments, de frustrations, de contradictions, et de tout pleins de choses que je dois prendre en compte comme des variables dans notre relation et tout ça est encore tout nouveau. Ça coule de source bien évidemment, que je veux être avec elle le plus possible mais à présent je me rends compte que sans un minimum d’effort, je vais finir par tout foutre en l’air. Ma volonté seule ne suffit plus. Alors je sors les rames et je fais le tour du monde.

J’essuie un premier refus, il en fallait bien un, ça me semblait trop facile aussi. Elle a dit oui hier soir, comment pourrait-elle me tomber dans les bras encore maintenant ? Et un proverbe se vérifie. Fuis moi je te suis et suis moi je te fuis. Il est clair que là, elle me fuit et que c’est moi qui veut la suivre. Mais tout ça va durer combien de temps ? Combien de temps je vais réussir à la garder dans mes filets ? Sans doute pas 20 ans si je ne trouve pas la solution pour lui donner envie de rester. Je lui propose de prendre la balle dans son camp et de décider quand elle m’appellera, après tout ce serait lui donner l’avantage et sans doute l’espace dont elle a besoin pour revenir vers moi. J’étais un foutu ado insouciant hier encore ! Qu’a-t-elle fait de moi ? " J’en ai envie tu sais... Mais toi... Enfin si tu veux... " Elle prend ma main pour y griffonner son numéro de téléphone, et j’ai plutôt intérêt à ne pas perdre cette carte bonus que je viens de rajouter à mon jeu. “ Appelle-moi. " « Mm. » Je ne sais trop quoi répondre, trop hypnotisé par sa petite manœuvre. Elle est très douée. Vraiment très douée. Je la laisse filer, et la laisse surtout m’embrasser, baiser auquel je réponds à peine, je suis sous le charme. Je la regarde filer sur le trottoir et me faire un signe de la main avant de vraiment disparaître cette fois. Alors je sors mon portable et compose son numéro, l’imaginant déjà au coin de la rue. « Tu m’as dit que je pouvais t’appeler, et j’ai compris que je pouvais le faire quand j’en avais envie. » Je souris pour moi-même et l’entend sourire à l’autre bout du fil. « Tu me manques, on se voit quand ? Je suis dans un café, pas loin là. » Tant pis pour l’honneur et la fierté, je crois que pour une histoire pareille, mon estime de moi-même et mon statut de bonhomme qui n’a peur de rien peut être malmené pour quelques temps.

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Sujet: Re: Love song [Terminé]. ( le Sam 3 Mar 2018 - 0:30 )

Love song
Stockholm - hiver 1994


« Mm. » C’est tout ce que je décroche. Une interjection laconique, une simple onomatopée. Je baisse les yeux soudain, affreusement gênée, triste et en colère contre moi même de mettre fais baratiner... en beauté. 
Au moins je sais maintenant comment il s’y prend pour se défaire de celles dont il s’est finalement lassé. C’est tout simple en fait, il feint l’indifférence. Pas besoin de mentir ni de raconter d’âneries.
Lentement je mets mon manteau. J’espère encore qu’il va me retenir mais apparemment je rêve les yeux ouverts, je fais des plans sur la comète. Bien joué Jane. Tu t’es fourvoyée, trompée d’homme, d’histoire, de rêve. Un plan cul c’est tout ce que tu seras pour monsieur Invanov... un parmi d’autres. Je m’avance pour l’embrasser une dernière fois mais c’est de toute évidence peine perdue. Il ne me reste plus qu’à partir, ce que j’aimerais faire sans avoir à me retourner. Je passe au comptoir pour régler ce qui parait être son repas préféré et nos foutus cafés. Je suis maintenant d’une humeur massacrante et claque la porte sans attendre la monnaie. Comme une idiote je ne peux m’empêcher de le regarder, de lui faire un dernier signe puis me décide enfin de m'en aller avant de m’effondrer. 

Mon téléphone se met à sonner. Je décroche mécaniquement en hurlant un quoi désabusé. « Tu m’as dit que je pouvais t’appeler, et j’ai compris que je pouvais le faire quand j’en avais envie. » Je ne sais plus où il veut en venir et je ris nerveusement. « Tu me manques, on se voit quand ? Je suis dans un café, pas loin là. »  Est-ce que ce petit prétentieux m’a laissé partir juste pour pouvoir se moquer et voir s’il pouvait me faire rappliquer ?
" Dans un café ? Tu veux dire cette brasserie qui accepte de te faire des pancakes à n’importe quelle heure de la journée ? Je n’arrive toujours pas à comprendre comment tu t’y es pris pour les convaincre ? Ton charme inimitable sans doute, ou peut-être qu’à force de les supplier en face d’une fille différente chaque week-end ils ont fini par s’en amuser... Ta réputation d’homme à femme a maintenant dépassé les portes de la fac. Alors laisse-moi deviner... Tu es attablé devant deux assiettes vides car tu n’as pas pu t’empêcher de tous les dévorer. Tu te demandes même si tu ne vas pas en recommander. Tu es en retard, tu sais que tes amis ont besoin de toi pour répéter. Mais ils ont l’habitude de patienter, de t’attendre un peu comme toutes les personnes qui gravitent à tes côtés. Ça fait partie en quelque sorte du marché. Ça n’a pas vraiment l’air de t’inquiéter.... Alors tu es assis, seul cette fois et ton regard ne semble rien fixer de particulier. Vue de l’extérieur pourtant on dirait que tu t’amuses, que tu fais une énorme plaisanterie à la personne que tu as à l’autre bout du fil... Est-ce que s’en est une ? En tout cas c’est ce que semble indiquer ton sourire tellement satisfait. Tu joues avec ta fourchette et...  " Il lève la tête, a compris que je l’observais et m’aperçoit de l’autre côté de la rue. Je suis revenue sur mes pas dès que j’ai compris que c’était lui qui m’appelait. Je me tiens de nouveau sur le trottoir en face de ce café où je venais pourtant de m’échapper. Adossée au mur et sans le quitter des yeux je raccroche et fourre mon téléphone dans ma poche. Je ne sais pas ce qu’il va faire, ni quel tour il compte encore me préparer. Mon cœur bat la chamade, j’ai du mal à respirer, je n’arrive plus à bouger. J’ai les jambes et le souffle coupés. De dépit ou d’amour je ne sais plus vraiment qualifier mes sentiments. Tout ce que je sais... c’est que je vibre plus que jamais.

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Sujet: Re: Love song [Terminé]. ( le Lun 5 Mar 2018 - 15:51 )

Love song
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Quoi qu’on puisse dire de la place privilégiée de l’homme dans la société, c’est difficile d’en devenir un à ce jour. Parce que ça veut dire savoir prendre les bonnes décisions, au bon moment et que jusqu’à présent je n’avais jamais eu à gérer quoi que ce soit d’autre que ma petite personne et mes sentiments, mais si je veux garder Jane, je vais devoir apprendre à savoir ce qu’elle veut et surtout ce qu’elle attend de moi. Elle ne pourra pas indéfiniment me dire ce que je dois faire, et encore moins me dire ce que je suis censé deviner. Alors je ne trouve que ça à lui répondre, une expression de moi-même que je ne saurais qualifier. Je suis tellement surpris que je ne peux rien dire d’autre et je ne me sens pas le droit de la réquisitionner pour la soirée, ou les suivantes. Les autres filles, ça ne m’aurait pas posé de problème de les débaucher à leurs copines, mais Jane, elle ne doit pas se sentir enfermée, de peur qu’elle ne s’éloigne… Trouver le juste milieu est une épreuve, et je suis en train de la passer.

Alors je la laisse filer loin du café, et tente une dernière façon de pouvoir la retenir, plus douce sans doute, et plus ironique que directive. J’ai trop peur qu’elle ne finisse par se dire que je risquerais de l’emprisonner, que je suis trop possessif ou trop je ne sais quoi. Personne au monde ne m’avait amené à me poser autant de questions sur le genre humain, c’est tout de même dingue que je le prenne en pleine tête justement maintenant alosr que tout ce que je veux c’est elle, simplement, sans fioriture, juste elle. Mon coup de bluff semble déclencher tellement de sentiments à la fois chez elle… ! " Dans un café ? Tu veux dire cette brasserie qui accepte de te faire des pancakes à n’importe quelle heure de la journée ? Je n’arrive toujours pas à comprendre comment tu t’y es pris pour les convaincre ? Ton charme inimitable sans doute, ou peut-être qu’à force de les supplier en face d’une fille différente chaque week-end ils ont fini par s’en amuser... Ta réputation d’homme à femme a maintenant dépassé les portes de la fac. Alors laisse-moi deviner... Tu es attablé devant deux assiettes vides car tu n’as pas pu t’empêcher de tous les dévorer. Tu te demandes même si tu ne vas pas en recommander. Tu es en retard, tu sais que tes amis ont besoin de toi pour répéter. Mais ils ont l’habitude de patienter, de t’attendre un peu comme toutes les personnes qui gravitent à tes côtés. Ça fait partie en quelque sorte du marché. Ça n’a pas vraiment l’air de t’inquiéter.... Alors tu es assis, seul cette fois et ton regard ne semble rien fixer de particulier. Vue de l’extérieur pourtant on dirait que tu t’amuses, que tu fais une énorme plaisanterie à la personne que tu as à l’autre bout du fil... Est-ce que s’en est une ? En tout cas c’est ce que semble indiquer ton sourire tellement satisfait. Tu joues avec ta fourchette et... Et je lève la tête vers la fenêtre où je l’aperçois. Je jette un billet sur la table, embarque ma veste et sors à pas précipités, de peur qu’elle ne s’envole, mon téléphone raccroché et glissé dans la poche arrière de mon jean. « Y a pas de plaisanterie Jane. Je veux simplement pas me séparer de toi, pas quelques jours, une soirée ou même une heure. Je veux plus ! » Je lui prends la main et accélère le pas jusqu’à une petite ruelle dans laquelle je m’engage avant de la plaquer au mur et de lui voler un baiser comme celui d’hier soir, empreint de douceur et de passion. « Tu veux que je te dise ce que je pense ? Je sais pas comment me comporter, parce qu’un truc comme ça, ça n’arrive qu’une fois dans une vie. Alors soit tu me dis comment je dois me comporter, soit tu attends que je devine et ça peut prendre du temps, ça risque même de ne pas te plaire. Mais laisse-moi le temps d’apprendre, et guide-moi, puisque tu as l’air de savoir. Je demande que ça moi. Ça et ne plus jamais te voir t’éloigner de moi… » Une main sur sa joue, l’autre sur sa hanche et mon regard plus sincère qu’il ne l’a jamais été.

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