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- Love song [Terminé]. -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Autour de Naples :: Voyager dans le passé
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Jane InvanovLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: Love song [Terminé]. ( le Lun 12 Mar 2018 - 21:23 )

Love song
Stockholm - hiver 1994


Une fille n’apprend pas à mettre en avant ses sentiments ni ses désirs. Elle attend patiemment que l’homme qui l’intéresse fasse le premier pas vers elle. Qu’il se dévoile. Qu’il se déclare. Avec Nicolaï j’étais néanmoins prête à renoncer à ma fierté. Il m’en a coûté d’avoir l’audace de l’inviter, de toiser son regard et de m’affirmer. Mais j’avais trop envie de le connaître de nous laisser une chance de nous découvrir, de nous séduire. J’avais sans doute espéré que mon charme opère facilement, que je le repousse gentiment, qu’il revienne à la charge tranquillement. Je pensais naïvement que notre relation suivrait le chemin classique de toutes celles que j’avais connues auparavant. Pourtant avant même de commencer elle était déjà à part, spéciale. Ce que je ressentais pour lui était déjà tellement particulier... Et puis rien ne s’est passé comme prévu. C’était sans compter sur le fait qu’il est habitué à être sollicité, que je n’étais pas la seule, ni la première à faire le premier pas. D’autres avant moi, beaucoup, ont tenté leurs chances si bien qu’après une soirée passée ensemble il m’avait déjà oublié... Jusqu’à ce revirement quasi miraculeux, cette déclaration inoubliable qui m’a fait perdre le contrôle. Depuis j’ai l’impression d'enchainer les erreurs. Je suis trop entreprenante, trop directe puis je regrette. Alors je me retranche derrière une certaine forme de pudeur. Celle qu’on inculque aux femmes, celle qui se transmet.

Un vent glacé traverse l’allée et s’engouffre dans mon manteau mal fermé. J’ai froid. Je m’interroge. Je m’inquiète. Je réagis trop. Mal. Je suis à fleur de peau. 
Je pense être furieuse mais cette colère est surtout liée à la peur bleue de le perdre. Je voudrais être à la hauteur et j’ai l’impression de m’enliser un peu plus à chaque seconde qui passe. Nos regards se croisent, je suis incapable de bouger mais je le vois prendre sa veste et me rejoindre. Il se hâte. Je défaille.
J’essaye neanmoins de me résonner, je dois lui dire ouvertement que pour moi l’enjeu est trop important... que j’espère seulement qu’il ne joue pas avec mes sentiments. Mais c’est lui qui s’exprime en premier. « Y a pas de plaisanterie Jane. Je veux simplement pas me séparer de toi, pas quelques jours, une soirée ou même une heure. Je veux plus ! » Sans attendre de réponse il saisit ma main et m’entraîne à l’écart. Du bruit de la rue, des passants indiscrets juste pour m’embrasser. J’y réponds avec ferveur et authenticité. " Pourquoi tu ne me l’as pas dit avant ? Tu m’as laissé partir sans réagir, tu semblais indifférent et j’ai cru que... que nous ne nous reverrions jamais. Moi non plus je ne voulais pas te quitter... mais j’étais trop morte de trouille pour te l’avouer. " Je n’ose même plus le regarder. « Tu veux que je te dise ce que je pense ? Je sais pas comment me comporter, parce qu’un truc comme ça, ça n’arrive qu’une fois dans une vie. Alors soit tu me dis comment je dois me comporter, soit tu attends que je devine et ça peut prendre du temps, ça risque même de ne pas te plaire. Mais laisse-moi le temps d’apprendre, et guide-moi, puisque tu as l’air de savoir. Je demande que ça moi. Ça et ne plus jamais te voir t’éloigner de moi… » " N’attends pas de moi un mode d’emploi, je n’en ai aucun à t’offrir. Moi-même je me demande à chaque instant si j’en fais trop ou pas assez. Surtout je ne veux rien t’imposer ni te contraindre à quoi que ce soit. Tu me plais comme tu es, tellement à dire vrai... " Ses mains sont posées sur moi et les miennes cherchent aussi à le toucher. Hier, je ne me suis pas permise de remonter sous son t-shirt mais là... j’ai juste besoin de le sentir contre moi. " On va devoir apprendre à deux, à nous faire confiance, à nous dire ce qui compte vraiment. Sincèrement voilà ce dont j’ai envie. De te voir ce soir... et sans doute les suivants. "

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Nicolaï InvanovLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: Love song [Terminé]. ( le Mer 14 Mar 2018 - 0:02 )

Love song
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C’est ma chance de lui prouver que si je me suis comporté comme un con jusqu’à présent, je n’en suis pas un pour autant, juste un peu maladroit, voir un peu trop. Je ne comprends pas comment je peux être si bête avec le recul. Je laisse passer toutes les occasions et là où elle attendrait de moi que je prenne les devants, je flippe parce que j’ai peur qu’elle me prenne pour un mec intrusif. Mais les filles aiment ça non ? Qu’on s’intéresse à elles. Ce serait de bonne guerre qu’elle m’envoi me faire foutre mais je prie secrètement pour qu’elle y renonce, sincèrement.
Je saisi ma chance cette fois, et la retrouve dehors pour l’emmener dans un coin et l’embrasser, j’en brûle d’envie depuis qu’elle a quitté le restaurant et je me retrouve comme un con à ne pas savoir comment réagir. Elle me le fait savoir d’ailleurs. "Pourquoi tu ne me l’as pas dit avant ? Tu m’as laissé partir sans réagir, tu semblais indifférent et j’ai cru que... que nous ne nous reverrions jamais. Moi non plus je ne voulais pas te quitter... mais j’étais trop morte de trouille pour te l’avouer. " « Parce que je suis un abruti ! Et que j’ai peur que tu… que tu prennes ça pour de la possessivité ou je ne sais quoi. C’est vrai, t’es dans ma vie depuis une nuit… enfin un peu plus mais, j’ai pris conscience de l’importance que tu as dans ma vie depuis la nuit dernière et déjà je veux plus que tu sois ailleurs qu’avec moi. » Un abruti reste un abruti, je crois. Le roi de la gaffe et une chance pour moi qu’elle ne semble pas m’en tenir rigueur !
" N’attends pas de moi un mode d’emploi, je n’en ai aucun à t’offrir. Moi-même je me demande à chaque instant si j’en fais trop ou pas assez. Surtout je ne veux rien t’imposer ni te contraindre à quoi que ce soit. Tu me plais comme tu es, tellement à dire vrai... " « Mais c’est moi qui veut rien t’imposer ! Tu… tu avais rendez-vous avec ta copine, je ne voulais pas que tu crois que je voulais te couper du reste du monde. Parce que si je meurs d’envie de te garder pour moi, c’est pas le but de l’opération Jane. Je te veux heureuse si t’es avec moi. » Caressant sa joue en l’embrassant. Visiblement, nous n’avons pas de solution, si ce n’est l’idée que nous sommes accros l’un à l’autre, c’est déjà un point commun non négligeable non ?
Jane glisse ses mains sous mon t-shirt et mes muscles se contractent. De plaisir ou de désir, je ne saurais trop dire mais c’en est presque trop pour moi dans un lieu public. " On va devoir apprendre à deux, à nous faire confiance, à nous dire ce qui compte vraiment. Sincèrement voilà ce dont j’ai envie. De te voir ce soir... et sans doute les suivants. " « Alors on va commencer par faire un truc, c’est se tirer d’ici si on veut pas se faire ramasser pour exhibitionnisme, et on va plus se quitter. » Je l’embrasse passionnément, ses lèvres, puis son cou, et me reprend. Sa main dans la mienne, je l’entraine dans les locaux que nous avons investis pour répéter. Je suis presque à l’heure ! « Oh les mecs, vous branlez quoi ? Gueule de bois ? Je croyais qu’on devait s’y mettre ? » Le sourire moqueur et la main de Jane dans la mienne, fier à son bras. Et ils la regardent tous comme si elle venait d’une autre planète.

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Jane InvanovLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: Love song [Terminé]. ( le Mer 14 Mar 2018 - 22:06 )

Love song
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Je ne savais pas ce qu’était de désirer avant de le croiser. Je ne dis pas que je n’avais jamais eu envie de quelqu’un, mais là ça n’a plus rien à voir avec de l’envie. Ça s’apparente plutôt à un besoin. Irrésistible, irrépressible. 
Je ne savais pas non plus ce qu’était d’aimer... ça semble fou de penser aimer quelqu’un que l’on connaît à peine. Pourtant tout indique que je suis folle de lui et prête à tout pour avoir encore et encore le bonheur de le serrer contre moi. Il faut croire que l’amour et la raison ne font jamais bon ménage. 
Ah oui, raisonnable. Ça aussi j’ai oublié de l’être ! J’accours dès que je le sens s’éloigner et je prie pour qu’il n’ait jamais envie de le faire. Pour couronner le tout je me mets en rogne, en rage serait un terme plus juste, de penser qu’il pourrait me laisser ou me mentir. Moi qui croyais être rationnelle et relativement réfléchie je m’aperçois que je ne connaissais pas cet aspect de moi, et qu’en fait c’est lui qui révèle personnalité. De la part d’une personne que l’on vient de rencontrer c’est plutôt inespéré. 

Je sens que je cours à ma perte si je ne lui avoue pas ce que je ressens vraiment. Au moins partiellement. À demi-mot. Là-dessus aussi j’ai peur qu’il me prenne pour une dingue. Et il aurait raison... Je me lance pourtant. Je lui dis que j’attendais un geste, une preuve qui me fasse penser que je ne suis pas la seule à espérer que notre histoire ne soit pas seulement une chimère, un rêve que j’aurais montré de toutes pièces. « Parce que je suis un abruti ! Et que j’ai peur que tu… que tu prennes ça pour de la possessivité ou je ne sais quoi. C’est vrai, t’es dans ma vie depuis une nuit… enfin un peu plus mais, j’ai pris conscience de l’importance que tu as dans ma vie depuis la nuit dernière et déjà je veux plus que tu sois ailleurs qu’avec moi. » Je ne peux pas nier que le délai est plutôt court pour que nous soyons certains de nos sentiments. Mais ils sont là, bien présent, trop présent. Je lève enfin les yeux pour le regarder, pour l’affronter. C’est un souffle qui sort de ma bouche. " Moi non plus tu sais... " Ces simples mots ont le pouvoir de me libérer. De me décharger d'une vérité trop lourde à porter. Mais je refuse d’être un poids pour lui, j’ai bien trop peur de le lasser. Je m'efforce une fois de plus à lui prouver que je ne veux pas exiger autre chose que ce qu’il est prêt à me donner, que je ne cherche surtout pas à le faire changer. « Mais c’est moi qui veut rien t’imposer ! Tu… tu avais rendez-vous avec ta copine, je ne voulais pas que tu crois que je voulais te couper du reste du monde. Parce que si je meurs d’envie de te garder pour moi, c’est pas le but de l’opération Jane. Je te veux heureuse si t’es avec moi. » " Je le suis si tu l’es. "Je murmure contre ses lèvres et ne peux m’empêcher de caresser sa peau. « Alors on va commencer par faire un truc, c’est se tirer d’ici si on veut pas se faire ramasser pour exhibitionnisme, et on va plus se quitter. » Encore un baiser, un frisson, un tremblement. C’est chimique cette attraction entre nous, électrique. Nous ne sommes pas dans un lieu approprié pour ce genre de démonstration, alors avant de nous laisser submerger, il attrape ma main et me pousse à le suivre. Bientôt il pousse la porte d’un local où attendent les autres membres de son groupe.
« Oh les mecs, vous branlez quoi ? Gueule de bois ? Je croyais qu’on devait s’y mettre ? » C’est ce qui s’appelle une arrivée triomphante... Vu la manière dont m’observent ses amis, je crois que je suis la première à qui Nicolaï accorde le droit de mettre le pied dans leur salle de répétition. Ça, c’est plutôt bon signe et je ressers mes doigts contre les siens. Je leurs adresse un bref signe de la main avant de me hisser sur la pointe des pieds pour lui chuchoter ” Prends ton temps. " Je suis impatiente de le voir attraper sa guitare et de le regarder jouer. Cette fois pas de cohorte de filles en délire devant lui, rien que moi. Assise en tailleur dans un coin de la pièce je cherche mon appareil photo. Si je continue à bouffer autant de pellicules je crois que je vais avoir du mal à payer mon loyer mais qu’importe. Je ne veux jamais oublier la fois où Nicolaï Invanov m’a emmenée avec lui et demandé de ne plus le quitter.

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Nicolaï InvanovLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: Love song [Terminé]. ( le Dim 18 Mar 2018 - 0:47 )

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Maintenant mec, à toi de rattraper ton bordel, elle te laisse une seconde chance mais ne t’en laissera sans doute pas trois. Alors prends toi en main et conduis toi comme un homme, allez ! Je dois me reprendre, et faire de Jane la femme que je veux qu’elle devienne pour moi, une reine. C’est encore difficile à mon âge de me dire que je dois être un homme parfait, je ne sais même pas comment m’y prendre. Encore que je crois qu’elle s’en fout, du moment que je ne la laisse pas de côté, et ce n’est vraiment pas le but de la situation. Elle le saurait et serait rassurée si elle pouvait lire dans mes pensées, ce qui n’est pas encore le cas, malheureusement. Bientôt, on se connaîtra tellement par cœur que parler ne sera plus nécessaire. Mais pour l’heure je dois lui dire ce que je pense et ressens, m’ouvrir est la seule façon de faire un tout avec elle. " Moi non plus tu sais... " Alors pourquoi on se séparerait ? La situation est simple, on veut être ensemble, le plus possible, autant que possible, alors on se lance et on évite les questions qu’on se pose à nous-même et qui nous font ralentir. " Je le suis si tu l’es. " « Ca m’a l’air très simple mais je suis prêt à te parier que ça le sera pas autant qu’on croit. » D’être heureux tout le temps, pourtant ça ne me fait pas peur, je me dis que si on est tous les deux, il n’y a pas de raison que ça n’aille pas, qu’on ne s’en sorte pas, bien au contraire !

C’est décidé, notre nouvelle vie commence et elle commence maintenant. Et ça commence surtout pas un entrainement pour lequel je suis carrément à la bourre. Je ne sais pas comment je fais pour l’être tout le temps, mais ils ont pris l’habitude de tout ça. Je laisse parfois ma guitare sur notre lieu de répétition pour éviter d’avoir à repasser chez moi et être encore plus en retard. Je salue nonchalamment mes camarades, ce sont mes meilleurs amis, mes frères, et on a secrètement le projet de prendre une colloc tous ensemble pour vivre de notre musique. Mais à présent Jane est là, alors soit la colloc devra être hyper réglée, soit on va vite se calmer et se rendre compte que de toute façon si on est à la fac, ce n’est sans doute pas pour voir nos parents pleurer quand on prendra la route dans un van qui tient à peine la route, après s’être sacrifiés pour nous payer nos études.
Je fais une place à Jane sur les fauteuils que nous avons pris l’habitude d’envahir de nos vestes et autres. Les répétitions commencent et comme à notre habitude, on met plus de temps à régler ce qu’on veut faire qu’à le faire réellement. Guitare, voix, c’est pour moi, mais quel est le con qui a trafiqué mon instrument ? « Elle était accordée quand je l’ai laissée. » « Mec, t’as rien fait du tout après le concert, c’est nous qui avons été obligé de trimballer le matériel. » « Ah ouais, peut-être. Ben les pizzas de ce soir c’est pour moi. » Jane est de la partie évidemment. On se remet sur notre projet et viens l’heure de commander les pizzas, les estomacs crient famine. Je me laisse tomber près de Jane et lui vole un baiser, assis en vrac tout près d’elle. « T’as envie de quoi ma puce ? » Lui présentant la liste des pizzas, pour nous c’est une vaste habitude, mais elle est comptée dedans à présent. « On en a encore pour une petite heure et après je te libère. Tu peux rentrer si tu veux. » Chez moi, j’entends, lui tendant les clés, ma tête contre elle. Je ne veux pas qu’elle annule sa soirée pour attendre. « Hey mec les pizzas c’était pour toi non ? Et ben moi je veux la margarita et la spéciale fermière, et avec triple supplément. » « Si ça te fait plaisir. » « Tu gueules pas ? » « Je ne suis que paix. » Levant les mains d’un air innocent. « T’as vu l’effet que tu as déjà sur moi ? » Prenant la main de Jane, charmeur. C’est une horreur.

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Jane InvanovLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: Love song [Terminé]. ( le Jeu 22 Mar 2018 - 16:23 )

Love song
Stockholm - hiver 1994


La solitude ne m’a jamais effrayée. Au contraire, je l’ai toujours choyée. Fille unique j’ai appris très tôt à m’occuper de moi, à enrichir mon temps libre. De photo, ma passion, mais aussi de musique, de lecture, de cinéma... et de rêves. 
On dit de moi que je suis constament dans la lune, toujours absorbée par ses pensées. Et c’est vrai que je m’abandonne souvent au plaisir d’imaginer ma vie future remplie d’un métier que j’aimerais exercer, de voyages insolites et de rencontres enrichissantes. Loin, très loin du modèle de mes parents, que je trouve sans intérêt. 
Pour la première fois devant Nicolaï, j’ai peur. Peur de cette solitude que j’aie si souvent recherchée, peur de ne plus l’avoir, chaque jour que dieu fait, à mes côtés.
Moi qui n’ai jamais cru qu’une seule personne pouvait vous êtres destinée, je reconnais aujourd’hui mettre trompée. Je réalise et admets que malgré toutes les chimères que je m’étais inventée, c’est lui que j’attendais.
« Ca m’a l’air très simple mais je suis prêt à te parier que ça le sera pas autant qu’on croit. » " Si on essaye vraiment il n’y a pas de raison que ça ne marche pas ! " D’un commun accord nous nous entendons pour ne plus conjuguer notre vie qu’ensemble. Le je s’avère désormais banni, seul le nous compte maintenant. En tout cas je suis prête à tout faire, à tout donner pour que notre couple fonctionne. Même si je ne sais pas encore comment le combler je mettrais tout en œuvre pour le faire décoller et me rejoindre là-haut, dans les nuages, sous les étoiles dont j’ai tant souvent rêvassés. 

Il m’entraîne, il m’emmène avec lui. Assise dans sa salle de répétition je le découvre tel qu’il est. Charmeur, blagueur, mais ça je l’avais déjà constaté... à mes dépends. Également pointilleux, appliqué, généreux.
Je les observe entre eux et une solide amitié à l’air de les lier. Me faire une place parmi eux ne va être aussi facile que je le croyais. Je suppose qu’au départ ils vont considérer que je ne suis qu’une toquade, que je ne fais que passer. Pour autant qui pourrait les en blâmer. Nicolaï à tout pour séduire une femme, pour la faire succomber. Le charme, la beauté, le talent, l’intelligence et l’humour. Et je ne suis malheureusement pas la seule à l’avoir remarqué. Soit dit en passant il est hors de question de les laisser s’approcher... de trop près.

Incorrigible, je n’arrive pas à détacher mon regard, à arrêter de l’admirer. C’est affolant de voir que tout chez lui me plait. Ses cheveux qui lui tombent dans les yeux. Sa bouche qui susurre ou crie les chansons de mon nouveau groupe favori. Ses mains qui s’agitent sur sa guitare, même ses pieds qui battent la mesure et soulèvent ses jambes… Que je ne peux m’empêcher de rêver, encore, autour des miennes. Je ferme un peu les yeux pour me laisser bercer. Et me voilà transportée. Appétence, concupiscence et avidité. Il éveille des sensations que je n’avais jamais réellement éprouvés.

Leur entraînement s’achève, du moins pour un temps. Un temps précieux que mon amoureux met à contribution pour me retrouver. Et me dérober un baiser. Il n’y a pourtant aucune résistance de mon côté. Je suis sa victime constate, sa prisonnière désignée.
« T’as envie de quoi ma puce ? » Ma puce sera dorénavant et pour toujours mon sobriquet préféré, le premier qu’il m’a donné. De toi mon amour mais je ne peux pas me permettre de le lui dire. Tout haut. Quoique mon attitude ne doit laisser aucun doute à ce sujet. " Je ne crois pas pouvoir rester... " A mon grand regret. « On en a encore pour une petite heure et après je te libère. Tu peux rentrer si tu veux. » Il agite sous mon nez ce que je crois identifier comme ses clés. Et comme une imbécile je me sens honorée. De sa confiance, de sa volonté de me prouver que ce qu’il me dit est vrai. " Je t’appelle en sortant du ciné ? " Nous sommes interrompu par les protestations de ses amis affamés. Nicolaï ne semble pas pour autant s’en soucier. « T’as vu l’effet que tu as déjà sur moi ? » Il saisit ma main et je me penche pour lui murmurer. " Je ne devrais pas te le rappeler, mais toi aussi c’est ce que tu me fais...
J’attrape mon manteau. Je dois m’en aller. Avant de ne plus savoir me contrôler. " Si vous n’en avez plus que pour une heure alors prends les miennes... De clés. Je te rejoins chez moi aussitôt la séance terminée ? " En riant il prend le trousseau que je tiens à lui donner. Je m’éclipse alors avec un sourire niais en pensant que le temps va désormais être une notion bizarre à appréhender. Une seconde pourra me sembler des heures ou au contraire filer à toute allure. Je sais que je n’attends et n’attendrais plus que le moment de le retrouver. 

Cécile est furieuse d’avoir poireauté. " Tu te moques de moi Jane ? Qu’est que tu foutais ? " " Ne m’en veux pas s’il te plaît, j’ai la meilleure des excuses... je suis amoureuse." Je n’ai aucune honte à l’avouer... ni à ajouter. " A en crever. "


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Sujet: Re: Love song [Terminé]. ( le )
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