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- Au secours, les parents débarquent l Erio [Terminé] -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Résidences
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Lana Giaccomo10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Au secours, les parents débarquent l Erio [Terminé] ( le Sam 16 Déc 2017 - 0:09 )
*Toc Toc* Un bruit sort Lana de son sommeil. Les cheveux en bataille lui cache à moitié le visage mais alors qu’elle relève la tête, un sourire éclaire immédiatement son visage. Erio est là, à côté d’elle, allongé et encore paisiblement endormi. Et il est terriblement beau, quand il dort, privé de son froncement de sourcils habituels ou de tout autre carapace. Lana aime le regarder dormir, les fois où elle le peut. Il n’accepte pas tout le temps mais, ces derniers temps, l’entorse à la règle est plus fréquente. Et puis là, de toute façon, on est en plein milieu de l’après-midi. On ne peut donc pas vraiment dire qu’il la laisse passer la nuit dans son lit. Lana lève son bras, s’apprête à caresser et embrasser son torse quand un nouveau son vient la faire sursauter. « Chériiiiiiie ? Lana ? » Cette voix, elle la connaît. Oh bordel. « Mes parents. Oh mon Dieu mes parents ! Erio, réveille-toi, mes parents sont là ! » Dit-elle, en le secouant brutalement, bien loin du réveil en douceur et câlin qu’elle avait imaginé. « Bon sang mais il est quel heure ? » Quand elle s’était endormie dans son lit c’était il y a… 3 heures. Oups. A croire que ses bras sont bien trop confortables pour en être tiré si facilement. Pourtant, Lana n’hésite pas un instant à bondir de son lit, enfilant son jean en vitesse, tellement paniquée qu’elle quitte la pièce en courant avec son pull à l’envers. « J’arrive, Maman, j’arrive ! » Elle qui devait aller les chercher à la gare, en plus. Elle n’a vraiment pas assurée. « Maman ! Papa ! » Dit-elle, en ouvrant la porte en grand, replaquant comme elle peut ses cheveux ébouriffés. Immédiatement, les deux sexagénaires lui tendent les bras de concert. Après un rapide câlin et un baiser sur la tempe de la part d’Adamo, Lana s’écarte pour les faire rentrer.

« Ma chérie, on s’inquiétait tellement ! On s’est imaginé que tu avais dû tomber et te cogner la tête ou quelque chose du genre. » Lana lève les yeux au ciel. C’est bien le genre de Delia à se faire des films et à s’inquiéter pour rien. Bon ceci dit que c’est vrai que ça lui était arrivé, une fois. La maman de Lana l’avait retrouvé dans la maison familiale, divaguant à moitié à propos d’un pied de chaise mal placé. « Mais non, Maman tout de suite. Je me suis juste… endormie. Je voulais faire une sieste et je suis désolé que vous ayez dû prendre un taxi jusqu’ici. » Autant la jouer honnête sur ce coup. « Ton pull est à l’envers, par contre. » Adamo la regarde en fronçant les sourcils. Son père est taciturne, parfois, mais remarque ce genre de chose. Et Lana ne peut pas se permettre de retourner son pull comme ça, n’ayant pas pris le temps dans la précipitation d’enfiler un soutien-gorge. Voilà qui n’était peut-être pas une très bonne idée. « Euh oui… j’avais chaud. » Mais ses parents ne semblent même pas écouter la réponse de leur fille alors que Lana observe leurs deux regards converger vers un même endroit. « Vous, vous êtes le fameux Erio. » Oh oui, c’est vrai, Erio. Ce n’était pas dans leur plan qu’ils se croisent, comme à leur habitude, mais cette sieste improvisée a tout changé. « Je finissais par croire que vous étiez une légende. » Lana se met à rougir instanément. Sa maman n’a pas sa langue dans sa poche alors que son père, lui reste en retrait, lançant un regard interrogateur à sa fille, qu’elle ignore. « Maman ! » Mais Delia ne semble même plus faire attention à sa fille alors qu’elle lance un grand sourire à son colocataire, qui a fait son apparition. « Non mais je suis contente de le rencontrer, hein ! Tenez, jeune homme, rendez moi service et mettez ce gratin au frigo ! Je ne suis pas une grande cuisinière mais bon. » Lana se mord les lèvres. Sa mère n’est pas une grande cuisinière non. Elle est une mauvaise cuisinière tout simplement. Fouillant dans un de ses nombreux sacs, Delia en sort un plat qu’elle manque d’échapper entre ses mains, rattrapée uniquement par la rapidité de Lana, pour une fois. Sa maladresse ne vient pas de n’importe où. « Laisse-moi, je m’en occupe Maman. Erio, tu viens m’aider dans la cuisine ? » L’aider à quoi ? A rien du tout. Mais maintenant que ses parents sont là, ils sont dans le pétrin : son père voit tout et sa mère ne le laissera pas partir, depuis le temps qu’elle lui en parle. Ils ont intérêt à accorder leur violon.


Erio & Lana


Je ne squatterais plus les rues de ma peine. Quand je suis perdue, j'veux que tu me ramènes. Je veux qu'on fasse bien, je veux qu'on aille loin et qu'on traîne.


Dernière édition par Lana Giaccomo le Dim 17 Déc 2017 - 19:57, édité 1 fois
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Sujet: Re: Au secours, les parents débarquent l Erio [Terminé] ( le Sam 16 Déc 2017 - 0:54 )
Les journées sont longues, alors lorsque Lana s’est posée à ses côtés, que sa tête a rejoint son torse, il a très vite fermé les yeux pour s’endormir. Parallèlement à son enquête principale, son équipe et lui ont dû récupérer à la petite cuillère une jeune femme s’étant faite agressée pour la deuxième fois en deux mois. A l’heure actuelle, le coupable attend son procès, mais pour en arriver là, il a fallu le cuisiner jusqu’à ce qu’il balance enfin des aveux. Et ces heures de sommeil sont les seules qui s’accordent en deux jours. Autant dire qu’il est épuisé et que lorsque sa colocataire le réveille brutalement, il ouvre un œil d’un air ronchon, comprend à peine ce qu’elle lui dit. « Quoi tes parents ? » Il attrape l’oreiller, le pose sur sa tête pour ne plus entendre aucun bruit, mais l’agitation de Lana qui s’habille à la va-vite le dérange. Il se redresse avec mal, la voit quitter la pièce en s’adressant à sa mère. « Putain. » Il manquait plus que ça. La première chose qu’Erio fait, c’est observer la fenêtre en se demandant pour quelle raison il a refusé de prendre le rez-de-chaussée. Même s’il n’est pas un peureux, l’idée même de rencontrer les parents de Lana ne l’enchante pas. L’issue qu’est la fenêtre aurait été d’un grand secours. Le policier s’habille à son tour d’un pantalon noir, t-shirt de la même couleur et enfile ses chaussures avant de récupérer sa veste qu’il met sur lui. Evidemment qu’il ne compte pas rester. Juste un bonjour de passage et ce sera terminé. Un instant, il reste dans l’encadrement de la porte, observant la petite famille, s’insultant intérieurement de ne pas avoir su anticiper. Il savait qu’ils venaient durant quinze jours pourtant. La date de leur arrivée ne lui était pas inconnue et le sac préparé avec des affaires à l’intérieur peut en témoigner. C’était pour lui qu’il a fait un détour par l’appartement et il a fallu qu’il se détende sur son lit. « C’est ça. » Alors… Elle lui a parlé de son colocataire ? Comment en a-t-elle parlé ? Que leur a-t-elle dit ? Leur a-t-elle répété qu’entre eux, l’ambiance n’était pas toujours au beau fixe ? « J’aurais aimé entretenir ce mystère. » Sans vouloir l’offenser. Il n’est pas doué avec les parents, a un vocabulaire qu’il ne devrait pas toujours utiliser, ou des phrases qui peuvent sembler insolentes. Erio ne le fait pas exprès, il se comporte le plus naturellement du monde, sans vouloir en faire des caisses. Sourire aux gens, aux parents de Lana, alors qu’il s’est fait réveiller brutalement qui plus est… C’est très peu pour lui. Alors qu’elle lui demande un service, Erio s’avance et comprend aussitôt au vu de la maladresse de Madame Giaccomo d’où Lana tient sa maladresse et ne peut retenir un sourire, très léger, qui disparaît presque aussitôt. Il passe à côté du père de Lana, lui adressant un simple signe de tête qui ne lui est pas retourné. Il est suspicieux, ou ne l’aime pas d’emblée et ça ne l’étonne finalement pas. Ce n’est pas le premier, ce ne sera peut-être pas le dernier. « Ton pull. » dit-il, une fois rendu dans la cuisine. Il récupère le gratin qu’il met au réfrigérateur, ne prend pas le risque de le sentir. « Il a une sale gueule son gratin. » Et même pour l’honorer, il ne prendra jamais le risque de s’étouffer avec une bouchée, de peur de s’empoisonner. « Il était pas question que j’les rencontre à la base. Là, j’ai fait mon max. Je les ai plus ou moins salué, ça va aller. Ton père semble ne pas accrocher. » Il essaie de se convaincre qu’il s’en fiche, mais cette situation le stresse. Le sapin de Noël dans le salon, les parents qu’il avait réussi à éviter jusque-là… C’est trop pour lui. « Rappelle-toi, j’te l’ai dit, les parents des nanas que je connais ne m’aiment pas beaucoup. Ca risque de pas passer si j’me casse pas. Et tu sais comment j’suis… Trop franc, je risquerai de faire des gaffes. » Et au jeu des questions réponses, il n’est tellement pas doué. C’est ce qu’il craint, qu’on l’interroge sur n’importe quel sujet. Ce ne sont pas des potes qu’il peut rembarrer sans aucune once de culpabilité, mais il risquerait de le faire si ça lui déplaît. Lana ne souhaite pas ça. « Alors j’vais m’en aller et on se revoir d’ici quinze jours, comme l’an dernier. Et on s’appelle, tout ça. Ca t’va ? » A la moindre bricole, il aimerait qu’elle le contacte et secrètement, il souhaiterait qu’ils se voient en dehors, mais avec ses parents à gérer, Erio sent bien que ce sera délicat. « Tu vas pouvoir te passer d’moi ? » lui souffle-t-il, la main posée sur sa taille, ses lèvres à quelques centimètres des siennes. Lui, il va avoir du mal.


Erio & Lana
Toi, tu es comme un aimant et moi le métal et me rapprocher de toi devient vital. Juste d'y penser je sens mon cœur qui bat. Oh, moi, je ne suis pas dans mon état normal, car ce que je ressens n'est pas très banal. Moi je veux respirer ce parfum dans ton cou, permet-moi de te dire à l'oreille des mots doux que tu y penses encore quand je suis loin de toi. Tout doucement, te prendre dans mes bras, lentement t'embrasser, m'inscrire sur le mur de ta vie, de ton passé. Je sais aujourd'hui que toi seul me guideras.
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Lana Giaccomo10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: Au secours, les parents débarquent l Erio [Terminé] ( le Sam 16 Déc 2017 - 12:09 )
C’est la poisse. Franchement, ce n’était pas dans les plans de Lana de se retrouver dans une situation pareille : Erio et ses parents dans la même pièce c’est, comment dire… source de danger. Non pas qu’elle pense que son colocataire ne sache pas se comporter en société, non. Mais la maman de Lana est si extravagante et curieuse et son père si perspicace et taiseux… Ca fait un mélange détonnant d’ordinaire et elle n’est pas sure qu’Erio soit prêt pour affronter ça. Et puis, de toute façon, il n’en a pas la moindre envie. Il a été clair là-dessus et Lana le comprend. « Et quel mystère ! Franchement, il n’y a pas de quoi être déçue. » Lance Delia en détaillant de haut en bas Erio, ne semblant pas s’offusquer de sa réponse. Lana rêve où elle est en train de lui dire qu’elle le trouve à son goût ? « Maman ! » La gronde-t-elle encore une fois. « Délia ! » La remontrance d’Adamo ne se fait pas prier non plus, arrivant quasiment en même temps que sa fille. « Adamo ! Lana ! Voilà, les présentations sont faites maintenant ! » Répond sa mère, un grand sourire aux lèvres, créant l’amusement chez sa fille qui se pare d’un sourire communicatif. Même Adamo décroche un léger rictus, beaucoup plus léger cependant. C’est sa mère tout craché, ça : toujours à leur donner le sourire avec son côté un brin fantasque. Tout le monde leur a toujours répété que Lana était le portrait de sa mère. Et c’est vrai qu’elle a pris beaucoup d’elle, au fur et à mesure des années. Pour son père, c’est différent, si ce n’est qu’elle en a hérité la combativité pour les gens qu’il aime. Sur le reste, ils sont plus opposés, ce qui n’empêche pas l’Italienne de l’aimer de tout son cœur. Son père, c’est son ours protecteur. Seulement voilà, elle a beau les aimer tous les deux, elle ressent le besoin sur le moment de s’éloigner et d’embarquer Erio avec elle. La crise n’est jamais très loin avec eux et elle préfère l’éviter. Entrant dans la cuisine, fermant la porte derrière elle, Lana regarde son pull sur lequel Erio lui fait une remarque, semblable à celle de son père. « Ah oui, j’avais presque oublier. » Dans l’intimité de la pièce, elle n’hésite pas cette fois-ci à le retirer et le remettre à l’endroit, replaçant encore un peu plus ses cheveux au passage. « Hé, je ne te permets pas ! » Mais Lana ne peut quand même pas s’empêcher de faire une nouvelle grimace en regardant le plat. « Bon c’est vrai, ma mère est plus une cuisinière affreuse qu’une cuisinière seulement pas très bonne comme elle le dit. » Une vraie catastrophe. Comme Lana le lui a souvent dit, elle est plus douée pour faire brûler des trucs que pour les faire cuire. Une fois, elle a même failli mettre le feu à la maison familiale comme ça. Depuis, la plupart du temps, Adamo lui interdit l’accès à la cuisine. Il semble que le caractère têtu de Delia ait gagné cette fois.

« Je sais, c’était pas vraiment prévu comme ça. J’suis désolée de m’être endormie à ce point, j’ai pas vu le temps passé. » Le fait est qu’elle dort merveilleusement bien dans ses bras. Elle y a pris goût ces derniers temps et, quand elle dort toute seule, elle peine à s’en passer. « Mais ne dis pas n’importe quoi pour mon père. Il est juste aussi sauvage que toi, c’est tout. » Et méfiant, comme lui. Mais derrière ça se cache un immense cœur comme celui de son colocataire. Lana n’y avait jamais réfléchi auparavant mais le fait est que ces deux-là se ressemblent beaucoup. Lana met alors le plat au frigo, écoutant Erio qui lui énumère de nouveau les raisons pour lesquelles il ne devrait pas rester là, comme pour s’assurer qu’elle comprenne sa fuite. Et elle la comprend, totalement. Ce serait mentir que de dire qu’une toute petite part d’elle n’a pas envie qu’il entre un peu plus dans son monde mais, elle comprend. Faire ça, ce serait encore un peu plus brouiller les limites et c’est déjà assez compliqué pour elle depuis qu’elle s’est véritablement rendu compte de ce qu’elle éprouve pour son colocataire. C’est peut-être mieux, comme ça. « Ca me va, Erio. T’inquiètes pas, je comprends, tu peux filer. Mais c’est pas sûr que ma mère te laisse partir comme ça ça fait des mois qu’elle me parle de te rencontrer ! » Des années, en fait, et c’est normal. Elle a envie de savoir qui est l’homme qui cohabite avec sa fille, malgré que Lana lui en parle très souvent dans leurs conversations téléphoniques quotidiennes. Ses mots pouvaient être un peu durs, parfois, quand elles se téléphonaient après une dispute. Mais c’est vrai qu’ils se sont largement adoucis, ces derniers temps. « Bien sûr. » Dit-elle poussée par son égo, quand il évoque le manque à venir ses prochains jours. « Non. » Avoue-t-elle, l’instant d’après, alors qu’elle lui lance un petit sourire, met un petit coup de nez dans le sien, puis dépose un baiser au coin gauche de sa lèvre. « J’essaierais de m’éclipser quand ils dormiront et que tu seras pas en service. On trouvera bien une heure ou deux pour se voir. » Elle en aura besoin. Elle adore ses parents mais Delia surtout a parfois le don pour la rendre chèvre. Sa main se glisse dans les cheveux d’Erio, les caresse alors qu’elle reste là, un instant, à le regarder. Ca va lui manquer, de ne pas voir sa tête tous les jours. Parfois ce n’est que fugacement quand ils se croisent quand l’un va au boulot et l’autre rentre mais quand même. Elle s’y est habituée. « Allez viens. » Avant que leur disparition ne paraisse suspecte, Lana s’éloigne d’Erio à regret et lui fait signe de la suivre. Une fois sortie, elle n’a pas le temps de dire quoi que ce soit que Delia, tout de suite, leur saute dessus. « Erio, Lana vous a déjà raconté la fois où elle jouait dans la cour d’un restaurant avec un ami et que quand elle a voulu nous rejoindre, elle était tellement contente qu’elle n’a pas vu la baie vitrée ? » Quoi ? Mais c’est pas vrai ! « MAMAN ! » Répète-t-elle, un peu plus fort cette fois. « Maman, maman ! Change un peu de disque ma chérie. Oh et Erio, n’imaginez pas pouvoir vous faufiler cette année. Maintenant que vous êtes là, vous mangez avec nous. » Et voilà ce qu’elle craignait qu’il arrive. « Oui, on voudrait faire un peu… votre connaissance. » Le regard d’Adamo se veut un peu dur, dans le genre « je vais te passer au crible mon gars ». Si son père s’y met aussi, ils sont foutus. « T’as remis ton pull à l’endroit. » Lui fait-il remarquer. Décidément rien ne lui échappe. Bon et on s’en sort comment de tout ça maintenant ? Lana se tourne vers Erio, en attente de sa réponse. Si elle ouvre la bouche, elle va dire une bêtise, comme toujours.


Erio & Lana


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Sujet: Re: Au secours, les parents débarquent l Erio [Terminé] ( le Sam 16 Déc 2017 - 14:11 )
Dans les yeux de Delia, il a l’impression d’être de la viande que l’on va bientôt manger. Pas déguster, mais bien dévorer et ça l’amuse, fait du bien à son égo, même si c’est une sexagénaire. Alors que le père et la fille s’en offusque, lui se contente d’observer la scène. A sa répartie, il comprend que Delia trouve réponse à tout. C’est bien d’elle que tient Lana, mais s’il la trouve agréable, Erio ne compte pas rester pour autant. En plus des soirées familiales qui ne sont pas ce qu’il préfère, il y a la notion d’être présenté aux parents de Lana qui le dérange. Avant leur relation, il n’était qu’un simple colocataire qui n’aurait vu aucun inconvénient à discuter avec eux quelques minutes, mais tout a changé depuis les nombreux dérapages. C’est protocolaire de les rencontrer, alors qu’il n’est pas le petit ami de leur fille. Il est tout de même celui avec qui elle dort souvent, celui devant qui elle se déshabille comme à l’instant même où elle retire son pull. Qui plus est, le regard que pose Erio sur elle est bien différent de celui qu’il posait autrefois. Il est plus tendre, plus concerné, se veut plus insistant. Les parents remarquent ce genre de choses, alors il n’est pas question pour lui de transgresser une nouvelle limite invisible, ou de se faire accepter par la famille à bras ouverts, comme s’ils avaient besoin de leur accord pour continuer de se voir. « Ouais, faudrait peut-être penser à le lui dire un jour. » C’est gentil de sa part, il ne peut le nier. L’intention est là. Delia a sans doute voulu faire plaisir et il plaint Adamo et Lana de devoir servir de cobaye. Vu la tête du plat, s’ils sont fragiles de l’estomac, ils risquent de tomber malade. Erio ne souhaite ni tenter l’expérience, ni être là pour voir ça. « J’me suis endormi aussi. Ca fait deux jours que j’manque de sommeil. J’aurais dû prévoir. » Se douter qu’il n’allait pas que faire que siester pendant quelques minutes, rester éveillé plutôt, récupérer ses affaires et s’en aller. C’était le plan. Maintenant que tout tombe à l’eau, il va falloir tout de même mettre un terme à la réunion de famille. « J’aime autant qu’il reste distant et méfiant. » C’est normal pour un père d’être suspicieux et vu le caractère d’Erio, il a raison de se poser des questions. A sa place, il en aurait fait de même, n’aurait rien arrangé avec un accueil des plus glacials. « J’veux pas avoir de place. Dans ta tête, bien sûr, mais pas dans la leur. » Ca compliquera tout. C’est l’univers de Lana et il juge qu’il y rentre déjà suffisamment. Si en plus il se fait une place dans son cercle… « C’est chose faite. Elle vient de me rencontrer. » Quelques secondes uniquement et elle n’a rien appris de lui, si ce n’est qu’il était loin d’être moche. « Il faudra que tu me dises ce que tu lui as raconté. » Ca l’intrigue. Il se doute bien qu’elle n’a pas été silencieuse le concernant : une mère et une fille, ça se parle, d’autant plus lorsqu’on s’appelle Delia et Lana. Erio se penche vers le petit bar qu’il ouvre et sort une bouteille, en l’écoutant, peu convaincu de ce qu’elle avance au premier abord. « J’adore ta dépendance à moi. » confie-t-il, fermant les yeux un court instant, accueillant son baiser avec un plaisir non dissimulé. Son sourire est présent, ses yeux brillent lorsqu’il comprend qu’ils pourront tout de même se voir un peu. « J’savais bien que tu pouvais pas t’passer de moi. » Lui, c’est la même, bien qu’il n’en dise rien. Il place la bouteille dans sa main libre ainsi qu’un tire-bouchon, tandis qu’elle profite de cette proximité, de leur intimité pour se montrer tendre. Ca lui fait du bien à Erio de la sentir aussi proche de lui. « Tu trouveras d’autres bouteilles dans le bar, j’ai refait le plein hier. » Il ne sait pas si son père est comme lui, un bon vivant, à se faire plaisir avec un verre de temps en temps, mais il y a de quoi faire pour l’apéritif, le repas, le dessert.

De retour de la cuisine, Erio s’apprête à retourner dans sa chambre pour récupérer son sac, mais est interrompu par Delia qui lui conte une anecdote qui tombe comme un cheveu sur la soupe. Amusé, il ne retient pas un rire, imaginant la scène. Une Lana fonçant sur la baie vitrée, ses joues écrasées contre celle-ci. « Ah ouais ? » Ses yeux cherchent ceux de sa colocataire qui s’offusque. « Nan, ça elle m’a pas raconté. En fait, c’est simple, elle m’a raconté aucun de ses exploits, mais franchement, tous les jours il lui arrive des bricoles. » Ca ne l’étonne tellement pas, mais c’est si drôle. Il ne connait pas plus maladroite qu’elle. Erio déchante cependant à l’invitation forcée de sa mère et du soutien qu’elle trouve en son mari. « J’sais pas comment j’dois le prendre. » dit-il, en observant le pull de Lana. Son père a remarqué. Il semble avoir l’œil partout et c’est bien ce à quoi il s’attendait de la part de leurs parents. Ca le motive à ne pas rester davantage. Lui, il se connaît, à la moindre interrogation, il répondra de la manière la plus franche qui soi et ce n’est pas ce qu’ils veulent entendre. « Si j’vous connaissais, je serai sans doute touché, mais c’est pas le cas, alors je me méfie. Vous cherchez à m’empoisonner ? » Ce gratin, là, il a dit qu’il n’y toucherait pas et n’a pas l’intention de changer d’avis. La sortie semble être si loin de lui, cependant. Il a compris que le couple n’allait pas lâcher le morceau comme ça. « Sans vouloir vous offenser, à ce niveau, ça relève déjà du crime. » Enfin si ça se trouve, c’est bien meilleur que l’aspect général… Il s’approche de Lana, récupère la bouteille et le tire-bouchon. « Ecoutez, j’ai l’habitude. J’connais un peu le procédé. Vous avez face à vous un type un peu bourru et vous avez besoin d’être rassuré. J’vous donne l’occasion de me cuisiner, mais j’garantis pas que les réponses vous plairont. » Si les hommes que Lana fréquentaient et qui ont fini par faire la connaissance de ses parents étaient du genre à faire bonne figure, Erio est hors catégorie. Tout ce qu'il souhaite, c'est qu'on l'accepte tel qu'il est et si c'est impossible, eh bien tant pis. « Cette bouteille vous convient ? J’dois avoir du porto, du Spritz, de la liqueur de fruits, du vermouth, de l’eau de vie éventuellement. » enchaîne-t-il aussitôt, en présentant la bouteille à Monsieur Giaccomo, sans y aller par quatre chemins. Erio n’est pas du genre à faire dans la demi-mesure, n’aime pas qu’on prenne des gants avec lui. Peu importe les mots utilisés, s’il doit se vexer, il se vexera.


Erio & Lana
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Sujet: Re: Au secours, les parents débarquent l Erio [Terminé] ( le Sam 16 Déc 2017 - 15:08 )
« Crois-moi, mon père et moi, on a déjà essayé. » Des millions de fois, à vrai dire. Mais Delia s’entête à cuisiner, y voyant là une attention portée à sa famille qu’elle chérie plus que tout. Et le geste est honorable, c’est vrai. Mais Lana ne compte pas les fois où elle s’est retrouvée un peu mal après le repas, ou encore celles où elle est allée jetée discrètement la nourriture dans les toilettes. C’est comme ça, avec Delia. Lana et Adamo ont fini par s’y habituer. « Il peut aussi être adorable, quand on le connaît pourtant. » Mais ça prend énormément de temps pour y arriver. Ceci dit Fabio, lui, n’y était jamais totalement parvenu. S’il avait réussi à séduire Delia à coup d’attentions et de sourires, Adamo était toujours resté sur la réserve avec son ex petit-ami. « Ca va, t’inquiète pas, j’ai compris. Je comprends. » S’investir au-delà, apprendre à connaître ses parents, ça ferait passer leur relation à un autre stade auquel Erio n’est pas prêt. Peut-être qu’elle non plus, d’ailleurs. « J’veux pas que ça complique tout. C’est plus simple si tu pars, j’ai saisi. » Et ça lui va comme ça. C’est le deal qu’ils ont passé ensemble et elle n’a pas envie d’être gourmande, au risque de faire fuir son colocataire. C’est quelque chose qu’elle ne supporterait pas. « Non mais ne joue pas sur les mots. Vraiment te rencontrer, j’entends. » Pas seulement le croiser comme ça, mais lui parler, en apprendre un peu plus sur sa vie. Delia est un véritable moulin à paroles, doublée d’une curiosité sans borne. Objectivement, Lana est persuadée qu’Erio passerait un sale quart d’heure. « Même pas en rêve. » L’Italienne est bien décidée à garder ses conversations avec sa mère secrète. Non pas qu’elle ait dit des choses vraiment confidentielles mais les mots qu’elle a bien pu dire sur Erio n’appartiennent qu’à elle et sa mère. Si Erio en apprenait une partie, il ne toucherait plus terre. Quant à l’autre partie, celle dite sur le coup de la colère, il ronchonnerait. « Et on en parle de ta dépendance à moi ? Non parce que si c’est pas le cas, je peux faire un effort et rester avec mes parents tout du long. » Lana n’est pas dupe : Erio aussi, a besoin de la voir. Il y a des sourires, des regards qui ne trompent pas. « Super, mon père s’en occupera. Moi j’y connais rien de toute façon. » Demander à Lana d’ouvrir une bouteille, et elle trouvera le moyen de s’envoyer le tire-bouchon dans l’œil. Autant laisser faire les pros, dans ce cas-là.

Et quand on parle de sa maladresse, là voilà qui est exposée au grand jour par Maman Giaccomo elle-même. Rouge de honte – et un peu de colère, aussi – Lana évite le regard d’Erio qu’elle imagine bien évidemment moqueur. C’est bien sa veine ça, si sa mère se décide à raconter tous ses faits d’armes en public. « C’était loin d’être une bricole pour le coup ! Elle s’en est sortie avec 4 points de suture et trois bonnes heures aux urgences. Et je pourrais encore vous en raconter des tas d’autres, ma petite chérie est tellement casse-cou parfois. » Visiblement, on ne l’arrête plus. Est-ce là une manière pour convaincre Erio de rester ? Honnêtement, si c’est ça, elle s’en serait passée. « Ca va Maman, c’est bon, on a compris. Tu vas rien lui raconter d’autres sinon je peux commencer à balancer tes dossiers aussi. » Les urgences, Delia connaît bien. Sa maman regarde un instant Lana, faisant mine d’être choquée par la menace de sa fille, avant de se mettre à sourire. La mère de Lana s’apprête à dire quelque chose quand Erio fait part de son inquiétude. On peut dire qu’il n’y va pas de main morte mais Lana n’en attendez pas moins de la part de son colocataire. Une nouvelle fois, pourtant, Delia ne semble pas s’offusquer de ses paroles. « Mais non, vous verrez. C’est tout à fait… » Elle hésite, avant d’ajouter dans un rire : « Mangeable. » Voilà qui n’est pas un mensonge. Oui c’est mangeable mais ça n’est pas bon pour autant. « Disons que seuls les individus suffisamment accrochés savent relever le défi que de manger un plat préparé par Delia. » La mère de Lana n’hésite pas à lui tirer la langue, comme une enfant, alors que le regard d’Adamo se pose sur Erio. Il le défie, tente de toucher son égo pour voir si Erio riposte. Et Lana se trouve là, à observer ce joli bordel sans pouvoir rien faire. Quand Erio vient récupérer la bouteille, elle lui adresse un rapide regard désolé pour tout ce qui est en train de se passer. Mais le jeune homme semble bien se défendre même si l’Italienne reste à l’écoute quant à un dérapage entre son Papa et son colocataire. Sa mère, elle, semble déjà conquise. « Et je ne vous garantis pas que mes questions vous plairont non plus. » Voilà qui inquiète un peu Lana mais alors qu’elle s’apprête à intervenir, sa mère l’interpelle. « Viens avec moi, ma puce, tu vas me montrer comment marche ton four qu’on puisse réchauffer ce fameux gratin. » Lana hésite un instant, mais trop effrayé à l’idée que sa mère fasse exploser l’appartement, elle la suit à regret. Elle n’a le temps que d’entendre quelques mots de son père, avant de quitter temporairement la pièce. « Cette bouteille me va très bien. Vous avez l’air d’avoir un sacré stock, hein? Et ma fille, m’a dit que vous étiez policier, j’imagine donc que vous portez une arme. Il y a des armes, ici ? Parce que ce ne serait pas une très bonne idée avec Lana avec proximité. Et il se passe quoi, avec ma fille, exactement ? Ce principe de colocation entre un homme et une femme, excusez-moi de vous le dire, mais c’est un peu étrange. » Génial. En quelques secondes, il vient de suggérer qu’Erio est peut-être un alcoolique, un inconscient avec une arme et pour finir pose LA question fatidique. D’un autre côté, il est impossible pour Lana de faire demi-tour sans que cela paraisse suspect. Bon sang. Ca va mal se passer, c’est sûr.


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Sujet: Re: Au secours, les parents débarquent l Erio [Terminé] ( le Sam 16 Déc 2017 - 17:03 )
Si Erio ne répond rien à sa menace, son soupir en dit long sur ce qu’il pense. Quinze jours, sans la voir, alors qu’elle peut se libérer quelques heures, ce serait de la torture. Lui, il prend tout ce qui se présente, même cinq minutes. Les messages, les appels, c’est réconfortant, mais ce n’est pas suffisant pour atténuer le manque ressenti loin d’elle. Il ne va pas avoir le temps d’y songer, puisque ses parents ont un autre programme de prévu. Celui de l’inciter à les rejoindre. Son choix est fait, il ne souhaite pas changer d’avis… Mais la porte derrière lui s’éloigne peu à peu au fur et à mesure qu’il se sent piégé. D’abord par l’anecdote raconté par sa mère, qui lui donne envie d’en savoir plus. Ca aurait été une autre femme, il n’aurait eu aucun scrupule à s’en aller, se fichant bien de ce qu’elle a pu être autrefois, mais c’est Lana et ses galères l’intéressent autant que ses photos lorsqu’elle était gamine. Qui mieux qu’une mère pour conter ? Ca ne semble pas être au goût de sa fille et il le comprend, mais serait rentré dans son jeu quand même s’il s’en laissait la possibilité. « De toute façon, même si j’aurais vraiment aimé en entendre davantage… Je n’comptais pas rester. Des anecdotes comme celle-ci ne se racontent pas en quelques minutes. » En deux ans, elle lui en a fait voir de toutes les couleurs, lui a montré qu’elle était la reine des gaffes, alors il imagine qu’en trente-deux ans, on pourrait en tirer un livre tant il y aurait à dire. Et alors qu’il s’apprête à annoncer son départ, quand bien même Delia essaie de le rassurer, l’homme de famille en rajoute une couche. Ce n’est pas une petite phrase sans grand intérêt. Erio le ressent comme un défi à relever. S’il s’en va, il aura la réputation du type pas courageux, qui ne prend aucun risque. Sauf que c’est tout le contraire. Si ce n’est quand ça concerne l’engagement, il est celui qui rentre dans le lard des gens, qui fonce, parfois sans réfléchir. Sans doute l’a-t-il compris en ayant eu un petit aperçu de sa personne. « Bien joué. » Il a trouvé les mots pour le convaincre de rester. Face à ça, il ne peut plus rien faire. Le piège vient de se refermer lentement sur lui et voilà qu’il se sent fait comme un rat. « Vous le saurez rapidement si elles ne me plaisent pas, mais j’compte pas me débiner. » Cet homme, il a d’ores et déjà beaucoup de respect pour lui. Le fait est qu’il se comporte comme un papa protecteur, ayant peur pour sa fille et il fait ce qu’il faut pour s’assurer qu’elle s’entoure de gens bien, qu’elle ne risque rien. Erio ne peut pas critiquer un type comme ça. C’est ce qu’il a eu auprès de lui. Ca a été une référence qui explique pour quelle raison il est devenu lui-même si protecteur. La situation dans laquelle il se trouve n’est cependant pas confortable. Erio suit des yeux Lana et sa mère s’éloigner. Il aurait aimé voir sa colocataire rester, lui donner un coup de main si jamais ça allait trop loin, mais au moment où son père reprend la parole, il n’y a plus personne d’autre qu’eux. Erio ouvre la bouteille et pose le tout sur la table, bloqué par le manque de verre, piégé par la discussion qui lui ordonne de ne pas s’en aller, ne serait-ce que pour aller chercher quelques verres. « J’ai ce qu’il faut pour accueillir les invités lors de certaines occasions. Comme aujourd’hui. Je ne bois pas à m’en mettre la tête à l’envers si c’est ce que vous prétendez. De temps en temps, certainement, mais c’est rare. Je crois même qu’en deux ans de cohabitation, votre fille m’a jamais vu bourré. » Malade comme un chien, ronchon, à jurer contre ceux qui l’énervaient, mais avec de l’alcool dans le sang au point de ne plus marcher droit, il n’a pas le souvenir que c’est arrivé une seule fois. Elle l’a vu ramener des femmes en revanche et elle a dû les entendre. « J’aime l’alcool. Pas au point de me mettre minable. » Le fait est que sa mère le fait régulièrement, qu’il voit l’état dans lequel elle est lorsqu’il ramasse toutes les bouteilles vides. Erio n’aime pas la voir comme ça et il a trop de fierté pour qu’on le voie comme ça. « Lana ignore où je range mon arme et n’y a de toute façon pas accès. C’est hors de la portée des enfants. » Elle est si petite ! Et surtout, elle n’a pas la clé de son tiroir qu’il ouvre uniquement lorsqu’il dort afin de pouvoir la prendre rapidement, si jamais il en avait l’utilité. « J’fais gaffe. La sécurité de votre fille m’importe, il m’viendrait pas à l’idée de la mettre en danger. » Si elle l’était par sa faute, ce serait tout sauf volontaire. Il sait très bien que c’est un risque, que certains lui en veulent… Mais s’il n’était pas policier, ils recevraient tout de même des lettres de menace, des tags sur leur boîte aux lettres. Jusque-là, ça n’a jamais été au-delà de ces actes de délinquance. Il fait attention à toutes ces choses, a d’ailleurs plusieurs verrous à la porte afin de s’assurer que personne ne rentrera dans l’appartement, a longtemps insisté pour que sa colocataire les ferme tous les soirs où il n’est pas là. Si les premières interrogations sont simples à répondre, la dernière l’oblige à garder le silence. Erio est bloqué, ne sait pas quoi répondre à ça. Il n’est pas habitué à mentir, déteste ça et la subtilité, il ne connait pas. Seulement, à en voir le regard insistant d’Adamo, il sent qu’il ne va pas pouvoir y échapper. « A la base, je cherchais un coloc’, mais votre fille est un sacré pot de colle parfois. » Ca ne l’enchantait pas du tout. La déco, les lubies, la salle de bain réquisitionnée et tellement d’autres choses, mais si ce n’est pas tous les jours facile, ça marche bien. « On est proche. Mais ce n’est pas la réponse que vous attendez, hein ? J'suis pas vraiment sûr que les réponses vous fassent plaisir. » En tant que Papa, il a sans doute envie de savoir à quoi s’attendre, que tout soit clair, mais ça ne l’est déjà pas pour lui. « Vous souhaitez savoir s’il y a quelque chose entre nous. C’est le cas, mais ça vous le suspectiez déjà. Est-ce que c’est sérieux ? Non. Elle le sait. J’ai beaucoup de respect pour votre fille. Je ne me moque pas d’elle. Je n’veux pas lui faire de mal non plus et c’est bien l'une des raisons qui justifient que ce n’est pas sérieux entre nous. » Il a conscience de ne pas être la perle rare, de ne pas être celui qu’un père souhaiterait pour sa fille. Adamo n’a pas besoin de le lui dire, Erio n’est pas bête. « Le jour où elle décidera que ce qu’on a doit se terminer, alors ça se terminera, mais pas avant. » Erio profite de sa présence, de ce qu’elle lui offre, de ses caresses, de sa silhouette qu’il aime embrasser, toucher, observer. Evidemment, il ne veut pas qu’il y ait de fin entre elle et lui, se complaît dans cette relation étrange, mais si elle le décide et c'est normalement la seule issue de leur relation, il l'acceptera.


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Sujet: Re: Au secours, les parents débarquent l Erio [Terminé] ( le Sam 16 Déc 2017 - 19:10 )
Erio est piégé. Lana le sait à la seconde même où elle voit le regard que s’échangent Erio et son père. Foutu fierté que peuvent avoir les hommes, parfois. Mais Lana ne se voit pas faire un scandale et mettre son colocataire dehors, comme ça. Pourtant, elle pourrait le faire et trouver un prétexte mais tout ceux qui lui viennent sont plus stupide les uns que les autres. Ca a toujours été comme ça : elle ne réagit pas bien à la pression. Et la pression, aujourd’hui, elle l’a. Si elle ne s’inquiète pas de sa mère, gentille et douce comme un agneau, c’est différent au sujet de son paternel. Elle l’adore et il est son modèle mais il peut être… abrupte, parfois. Il a toujours défendu sa fille bec et ongle, comme un petit trésor, à protéger. Quand ils se sont éloignés en Sicile pour leur retraite, c’est lui que Lana a dû pousser dans le train. Sa mère, elle, ne s’inquiétait pas, avait confiance peut-être un peu trop naïvement en sa fille alors que son père, lui, était préoccupé de voir sa fille se débrouiller seule dans cette grande ville qu’elle connaissait alors pourtant depuis presque 30 ans. Mais comme Adamo le lui a souvent répété, ils ont mis beaucoup de temps avant de l’avoir, leur fille unique. Alors Lana comprend qu’il puisse être protecteur comme ça. « Ouh ouh, ma chérie, tu es avec moi là ? » Lance la mère de Lana à sa fille perdue dans ses songes. Elle s’imagine mille et une chose sur ce qui se passe dans l’autre pièce, et ses scénarios sont tous pires les uns que les autres. Pourtant la situation n’est pas si catastrophique, loin de là. Adamo écoute attentivement les premières réponses d’Erio, hochant la tête en signe d’assentiment. Qu’il boive toujours raisonnablement lui convient. Lui non plus, n’est pas toujours le dernier à lever son verre mais il estime qu’un homme, un vrai, doit toujours faire preuve de mesure dans son comportement. « Je n’ai jamais prétendu une telle chose, jeune homme. » Seulement fortement sous-entendu, c’est vrai. Mais il a eu la réponse qu’il espérait. « Mais je suis satisfait de voir que ma fille vit avec quelqu’un de responsable. » Parce que Dieu sait à quel point il sait comment Lana peut être irresponsable, parfois, justement. Il aime beaucoup sa fille mais elle a besoin de quelqu’un pour la canaliser. « Ma fille n’est pas une enfant, elle a simplement…. Une gestuelle particulière dirons-nous. » Une vraie gaucherie, irritée de sa mère. Ca a le don d’être agaçant parfois, mais c’est aussi en partie ça qui l’a fait craquer en premier lieu pour Delia. A l’époque elle semblait… si délicate, fragile. Et elle l’est toujours mais à présent, il a un deuxième exemplaire à s’occuper. « Mais c’est une bonne chose, de faire attention. J’ai remarqué le double verrou à l’entrée et je sais que ce n’est pas une idée de ma fille. Dans son précédent appartement, c’était totalement porte ouverte. » Encore un bon point pour cet homme, donc. Il ne sait que trop que Lana ne se préoccupe pas de sa sécurité et ça l’effrayait un peu jusque-là. Naples est une grande ville et, s’il en a conscience des dangers, Lana a tendance à les oublier. Cet homme semble avoir la tête sur les épaules et c’est une bonne chose. Ce qui n’empêche pas Adamo de s’inquiéter sur la véritable nature de leur relation. Il a observé le regard fuyant de sa fille, l’envie pressante d’Erio de partir… Il y a un truc louche, là-dessous, et il a besoin d’en avoir le cœur net. « Ma fille sait ce qu’elle veut. » Et ce qu’elle voulait, c’était avoir cette colocation, rebondir. Adamo la soupçonne de ne pas avoir voulu être seule après sa rupture et pour une raison qu’il ne connaît pas, c’est tombé sur cet homme. Dès lors que c’était fait, il n’avait plus aucune chance : Lana est têtue. Elle tient ça de ses deux parents. L’homme écoute les justifications du policier, grimaçant à sa réponse. Non, effectivement, ce n’est pas ce qu’il voulait entendre. A vrai dire, il préférerait qu’aucun homme n’approche sa petite fille mais il n’est pas dupe. Elle est belle, intelligente même si elle ne s’en rend pas toujours compte. Elle ne peut faire que tourner les têtes. « Ecoutez-moi bien… » Adamo s’arrête un instant, entendant dans sa tête la voix réprobatrice de sa femme. Elle est parvenue à calmer ses ardeurs, avec les années. Pas totalement, ceci dit. « Je sais très bien qu’elle n’a pas voulu inquiéter ma femme il y a deux ans à sa dernière rupture. Ma Lana, c’est quelqu’un de fragile mais aussi d’entêtée et mon avis sur tout ça ne changera pas les choses, je le sais. Alors je vous conseillerais simplement de continuer à ne pas vous moquer d’elle et de ne pas envisager de la faire souffrir. Je n’ai pas fait de vague une première fois mais je ne me retiendrais pas une deuxième. » Que ce soit dit. Il sera prêt à refaire le chemin depuis la Sicile s’il le faut. « Les garçons, on est de retour ! Et avec les accompagnements apéritifs, s’il vous plaît. » Delia, toujours aussi joviale, passe la porte de la cuisine avec des petits bols dans les mains remplis de chips et de tomates cerises. Lana, elle, a les assiettes sur lesquelles sont posés les couverts. Seulement, elle manque de s’empêtrer les pieds quand Berlioz, finalement décidé à sortir de sa sieste, fait son apparition. Heureusement, plus de peur que de mal, puisqu’elle parvient à tout poser sur la table. « Un chat ! Depuis quand il y a un chat ici ? Bon sang, t’es bien la fille de ta mère, toi. » Lâche Adamo, grognon. Il n’aime pas ces petites bêtes à poils… du moins pas officiellement. « Oui, Papa, on sait tous très bien que c’est nous qui t’avons forcé à ramener Nala à la maison. » Encore un nom de chat issu de l’univers Disney, autant dire qu’il est inutile de deviner qui est à l’origine du prénom donné. Très rapidement, Lana installe les couverts avant de s’approcher d’Erio qu’elle tire par le bras, pour le sauver de son paternel. « Erio s’installe à côté de moi, toi à côté de Maman. » Dit-elle, avant de lâcher un petit :   « Désolé. » à voix basse à son colocataire. C’est frustrant, de ne pas pouvoir plus communiquer avec lui et elle espère qu’en étant côte à côte, la communication sera plus facile. « Et moi je me mets en face du mystère ! Non mais regardez-moi ses biscottos vous vous entraînez pour ça ? Peut-être pour votre métier, j’imagine ? Posez donc cette veste voyons, mettez vous un peu à l’aise ! » Lana et Adamo se lancent un regard entendu, amusés tous les deux d’à quel point Delia ne se rend pas compte que son comportement puisse paraître déplacé. Non pas qu’elle le drague vraiment, non. Simplement, la mère de Lana n’a pas de filtre, dit tout ce qui lui passe par la tête. Et parfois, ça peut surprendre.


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Sujet: Re: Au secours, les parents débarquent l Erio [Terminé] ( le Sam 16 Déc 2017 - 23:45 )
Responsable, c’est vite dit, mais il n’est pas le dernier des irresponsables. Erio s’amuse beaucoup, sort dès que l’occasion se présente, mais il ne rentre pas ivre et fait ce qu’il peut pour prendre soin de Lana. Il est conscient de ne pas utiliser les bons stratagèmes, d’être maladroit et de la pousser à agir comme elle ne l’aurait jamais avant qu’il ne l’encourage à se laisser aller, à profiter un peu plus de la vie… Il est cependant certain que ça ne lui fait aucun mal et qu’elle avait besoin de ça pour se relever, plutôt que d’enchaîner les rendez-vous avec des hommes là pour la rouler dans la farine sans même qu’elle ne s’en aperçoive. Aujourd’hui, c’est elle qui mène la danse. Le concernant aussi. Il a beau dire, garder le contrôle sur certains points, si demain, Lana décidait qu’entre eux, tout est terminé, leur relation s’en arrêterait là et il aurait du mal à s’en remettre. Le côté sérieux, l’engagement, Erio n’en veut pas, certes, mais il s’est terriblement attaché à elle, au point où le moindre de ses soucis en devient un pour lui. Il prend à cœur tout ce qu’elle vit, n’aime pas la savoir au fond du gouffre et use de sa bonne humeur, de son caractère de cochon, ou de ses idées de fou pour la ramener vers le haut. Lana n’est peut-être pas entourée de la meilleure des personnes, mais elle est accompagnée d’un type qui lui veut que du bien. « Elle est maladroite, vous pouvez le dire, mais entre nous, il y a de quoi se divertir. » Erio s’amuse de toutes ses maladresses. Sa gestuelle, comme le dit son père, est particulière, mais il ne lui demanderait d’en changer pour rien au monde. Parfois, ça l’agace, parce qu’elle casse tout sur son passage, mais il a pris le pli, ne lui laisse plus rien de fragile entre les mains. « Il y en a deux autres en bas de la porte. » Ces deux verrous n’existaient pas il y a deux ans, mais lorsque Lana s’est installée chez lui, il a commencé à s’en inquiéter. Et au bout du troisième mois, il a cédé. Ca relève de la paranoïa, il le sait, mais avec tout ce qu’il voit dans sa profession, il ne trouve pas que c’est de trop. Lana peut se sentir en sécurité avec ça et a pour ordre de ne pas ouvrir à des gens qu’elle ne connait pas. Cette règle fondamentale, il y tient comme à la prunelle de ses yeux, bien qu’après la remarque de son père sur son ancien appartement, il se demande si elle y voit vraiment une utilité. « Porte ouverte ? » C’est de l’inconscience. Elle vit dans un monde où le danger n’a pas la même ampleur que ce qu’il peut représenter aux yeux d’Erio. « Personne n’entre ici sans frapper. C’est fermé aussitôt qu’on y entre. » La nuit, le jour, il n’y a pas un seul instant où la porte n’est pas verrouillée. C’est trop pour ceux qui ne comprennent pas, mais pour lui qui a dû prendre les dépositions de femmes qui se font agresser dans leur cage d’escalier, ou qui entrent chez elle et sont piégées par un homme qui prend place à l’intérieur peu après, c’est nécessaire. « Je l’ai remarqué. » Lana l’a harcelé durant des jours et des jours, jusqu’à ce qu’il finisse par céder. S’il avait eu d’autres propositions intéressantes, il ne l’aurait pas recontactée, mais il n’y avait personne pour vouloir de cette place. Lana était sa dernière issue de secours et il ne le regrette finalement pas. En elle, il a trouvé une amie, une confidente, une amante hors pair. C’est quelqu’un de bien, alors il comprend que son père s’en inquiète d’autant plus. Erio prête une oreille attentive à ce qu’il lui dit, au ton menaçant qu’il prend. Il est intimidant, c’est vrai, mais ce qu’il lui dit l’intéresse, alors c’est avec frustration qu’il voit revenir la mère et la fille dans le salon. Erio fixe Adamo un instant, avec le même sérieux que lui. Il ne plaisante pas. S’il arrive la moindre bricole à sa gamine, il lui fera la tête au carré. De toute façon, il ne comptait pas la faire souffrir… Mais ne peut s’empêcher de penser que cette situation qui ne lui ressemble pas, dans laquelle elle s’enferme aussi n’est peut-être pas aussi saine qu’il le pense. Comment le vit-elle ? Bien ? Est-ce que les limites posées lui vont ? Est-ce qu’il n’est pas en train de lui faire du mal en la privant de certaines choses ? Comme d’embrasser ces hommes pour son bon vouloir ? « J’aimerais reprendre cette conversation. » Il a des questions, notamment parce qu’il a remarqué sa réaction bien similaire à la sienne concernant le chat. Étonnamment, face à lui, il a un couple qui leur ressemble. Le caractère un peu bourru du papa de Lana lui fait penser au sien. Forcément, il s’interroge. Un fin sourire trouve refuge sur son visage : Nala. C’est encore l’une de ses lubies et ce nom, c’est elle qui l’a choisi, comme Berlioz. Poussé par sa colocataire, Erio se lève et s’installe à côté de Lana, prenant la bouteille pour les servir. Comme simple réponse à son désolé, Erio pose sa main sur la cuisse de Lana pour la rassurer. Ce n’était pas si terrible, même si c’était parfois embarrassant. « Non. Pour les filles, avant tout. On fait tous ça pour les filles. Le boulot vient après. » dit-il, sans se cacher de vouloir plaire à la gente féminine. « Faites attention, vous allez finir par rendre votre mari jaloux. » Bien qu’il n’ait absolument rien à lui envier. Retirant sa veste qu’il laisse sur le dossier de sa chaise, il ajoute : « Vous vous êtes rencontrés comment ? Et Lana ? C’est quoi les autres anecdotes ? Etant donné que vous me piégez, autant que j’en tire certains bénéfices. » Resserrant ses doigts sur sa cuisse, Erio pose son attention sur sa colocataire et avant qu’elle ne s’offusque, ajoute : « J’y ai bien droit, après l’interrogatoire de ton père et les avances de ta mère, hein ? » Parce qu’il compte bien en savoir davantage, maintenant qu’il est là et ne pas être le centre de l’attention ou des questions. « J'veux tout savoir. Son rêve de gamine, sa peur paralysante, ses bêtises et le reste. »


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Métier : Organisatrice de mariage. Est une passionnée de la danse mais n'a jamais eu le courage d'en faire son métier
Sujet: Re: Au secours, les parents débarquent l Erio [Terminé] ( le Dim 17 Déc 2017 - 1:36 )
« Oui c’est vrai, on peut le dire. » Est-ce un léger sourire qui se dessine sur le visage d’Adamo ? On dirait bien. Il faut dire que la maladresse de sa fille a toujours été sujet de moquerie pour lui, tout comme celle de son épouse. Lui, heureusement, est plus habile de ses mains sinon vous vous imaginez le carnage ? Leur maison familiale n’aurait pas tenu une semaine. Ecoutant Erio, Adamo se retourne et hoche la tête d’un air satisfait. Cet ajout de verrous supplémentaires, c’est une bonne chose. Après tout, on n’est jamais trop prudent. « Oui, porte ouverte. J’aime ma fille mais elle a une conception de la confiance qui lui est très personnelle. On s’est plusieurs fois fâché à cause de ça. » Jamais trop longtemps parce qu’il est impossible pour Adamo de rester en froid avec sa fille. Un simple regard en coin d’elle et il fond. Elle est la prunelle de ses yeux. « Maintenant que vous le dites, Lana m’a parlé de cette règle une fois. Je ne sais pas comment vous faites mais elle vous écoute, vous. » Non sans râler. Le fait est que cette fois où elle lui en avait parlé, c’était pour se plaindre du côté psychorigide de son colocataire mais ça, Adamo se garde bien de le lui dire. Il se rappelle lui avoir dit à l’époque d’arrêter de protester bêtement et de suivre les conseils franchement pas idiots de son colocataire. Ce à quoi elle lui avait répondu qu’elle l’écoutait déjà mais qu’elle avait bien le droit de rouspéter si elle le voulait ! « D’accord. Plus tard. » Répond Adamo, lançant un regard entendu au colocataire de sa fille. Lui aussi aimerait poursuivre, en apprendre un peu plus encore, mais sa femme lui piquerait une crise s’il ne se mettait pas à table rapidement. Quand c’est l’heure de manger, c’est l’heure. On ne plaisante pas avec la nourriture chez les Giaccomo. La petite troupe s’installe donc très vite à table. Immédiatement, lorsqu’elle sent la main d’Erio se poser sur sa cuisse, Lana se sent immédiatement soulagée. En un instant, elle passe sa main sous la table pour la presser contre la sienne, pour le rassurer à son tour. Honnêtement, il s’en sort merveilleusement bien, même avec sa remarque sur les filles qui fait sourire son père. Finalement, c’est peut-être elle qui a le plus besoin de ce contact rassurant. Enfin, jusqu’à un regard fugace de son père. Adamo lui fait un rapide hochement de tête, signe qu’Erio a réussi le test… Enfin, pour l’instant. « Soyons sérieux, vous êtes bien trop jeune pour moi, jeune homme, mais je dis ce que je pense, voilà tout. Mon mari me fait pleinement confiance, pas vrai mon mari ? » Adamo hoche la tête. « Pour ça, oui. Pour d’autres choses comme conduire par exemple… » Dit-il, en levant les yeux au ciel, alors que Delia répond immédiatement par une petite poussée sur son épaule. « Oh tu ne vas pas recommencer ! C’était qu’une petite rayure ! » Lana observe la scène, un sourire en coin. Ce genre de petites chamailleries, elle en a toujours vu depuis son enfance mais ce n’est qu’à chaque fois qu’elle les revoit, quelques fois par an, qu’elle se rend compte à quel point ça peut lui manquer, parfois. Seulement, elle sort de ses rêveries quand Erio se met à poser des questions. Décidément, il semble prendre ses aises mais ce n’est pas pour lui plaire, pour le coup. Avec sa mère, Dieu sait à quoi elle peut s’attendre. « Bien sûr, tu l’as mérité. » Dit-elle, affichant un grand sourire alors que, pourtant elle se permet de planter un peu ses ongles dans sa main. Simple vengeance. « Y’a tellement de chose à dire sur ma petite chérie ! Les gamelles qu’elle a pu se prendre, je vous jure. Oh tu te rappelles de la fois où on était dans une zone commerciale et que tu t’es rendu compte que tu avais oublié ton écharpe au magasin précédent ? » Difficile de l’oublier, celle-là. « Ouais. » Bougonne Lana, regardant son père qui hausse les épaules, ne faisant rien pour la sauver. « Et bien figurez-vous qu’elle s’est mise à paniquer et à courir à toute vitesse. Elle a voulu sauter par-dessus-un des bancs qui était là, son pied ne s’est pas assez levé et… elle a fini sa course dans le petit parterre de fleur à côté. » Et heureusement, parce qu’elle s’en était sortie avec des égratignures, plutôt qu’une fracture. « C’est dingue, parce que quand elle danse, elle perd toute sa maladresse… C’était ça, son rêve de gamine, être danseuse pas vrai ma puce ? Elle est née pour danser. » Et comme à chaque fois qu’elle évoque la passion de la danse pour sa fille, Delia se met à avoir les yeux qui brillent. « Maman, commence pas. » Elle ne comprend pas pourquoi ça l’émeut à chaque fois comme ça. Delia lui a souvent répété que c’est parce que ça la rendait fière mais la vérité est ailleurs. Le fait est que c’est parce que ça, elle ne le tient pas d’elle. C’est une des seules choses qui lui rappelle qu’elles ne sont pas liées par le sang, chose que Lana ignore. « Raconte plutôt comment vous vous êtes rencontrés, Papa et toi. » Dit-elle, à la fois pour calmer sa mère et pour retirer les projecteurs de sa personne. Immédiatement, Delia retrouve le sourire quand elle se remémore leurs souvenirs. « Et bien, c’est bête en fait. Je lui suis tombé dessus… Littéralement. » Lana connaît l’histoire par cœur mais elle ne se lasse pas de l’écouter. Et c’est peut-être pour ça aussi, parce qu’elle a été élevée au son de cette histoire, qu’elle a cru au coup de foudre la première fois qu’elle a vu Fabio. Elle aussi lui était rentré dedans mais la suite de leur histoire n’avait pas été aussi idyllique. « Tu t’étais cognée la tête et Papa a insisté pour te raccompagner. » Rajoute Lana, presque machinalement alors que c’est au tour d’Adamo d’enchaîner. « Elle était tellement têtue qu’elle a refusé plusieurs fois. La pauvre, elle titubait, elle ne serait pas allée bien loin. » Elle était tombée sur plus gros caractère ce jour-là. Et heureusement, sinon Lana ne serait pas là aujourd’hui. « C’est vrai que tu m’as un peu sauvé ce jour-là. » Adamo jette un regard attendri sur sa femme, alors qu’il pose une de ses mains sur la sienne. « On s’est sauvé l’un l’autre. » Silence religieux. Cette fois-ci, c’est à Lana d’avoir les yeux qui brillent alors qu’elle observe ses parents, le regard amoureux comme au premier jour. Elle aimerait tellement vivre ça aussi, un jour. Cet amour, inconditionnel, qui traverse le temps. Et son petit cœur fragile ne peut s’empêcher un instant de les imaginer avec 30 ans de plus, à cette place, à se regarder de la même façon. Pas ses parents mais, eux. Lana et Erio. Erio et Lana. Seulement, elle ne peut pas se permettre de penser comme ça. « Je vais aller chercher le gratin. Maman, reste là et repose-toi, le voyage a été long. » Dit-elle, alors que l’apéritif n’est même pas terminé, avant de se lever en trombe de la table pour se diriger dans la cuisine. Elle a besoin d’un instant seule, pour se reprendre. Lana saisit la manique rapidement, trop rapidement d’ailleurs car lorsqu’elle ouvre le four et tente de se saisir du plat, c’est un de ses doigts qui trouve en premier le plat en pyrex. « AAAAH. » Crie-t-elle en relâchant le plat sur la plaque avant de demander instinctivement : « Erio tu peux venir m’aider ?? Rien de grave mais je me suis brûlé un doigt ! » Pourquoi l’appeler lui à la rescousse plutôt qu’un de ses parents ? Elle l’a dit : le voyage a été long, ils ont bien mérité de se reposer. Et puis le fait est que c’est de sa présence dont elle a besoin, même un instant. Pas sure que ça l’aide vraiment à calmer ses émotions, ceci dit.


Erio & Lana


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Sujet: Re: Au secours, les parents débarquent l Erio [Terminé] ( le Dim 17 Déc 2017 - 13:50 )
C’est drôle à quel point lui et Erio ne sont pas si éloignés que ça. Lui-même n’est pas en accord face à la confiance qu’elle veut bien accorder aux gens. Elle est quasi sans faille. Un homme qui lui voudrait du mal pourrait lui adresser un grand sourire et lui souffler des paroles adorables qu’elle ne s’apercevrait même pas du pot aux roses et ce qu’il lui dit l’inquiète encore un peu plus. « Je sais. J’suis pas d’accord avec elle à ce sujet. Lana voit le bon côté des gens, on la changera pas. » Et il ne cherche pas à ce qu’elle change. Elle a cette pépite dans les yeux lorsqu’elle rencontre de nouvelles personnes, que lui n’a plus depuis bien longtemps et il aimerait qu’elle la préserve du mieux qu’elle peut, tout en faisant attention comme il le lui a dit et il espère qu’elle l’écoute réellement, comme semble le dire son père. C’est pour son bien qu’il se montre aussi rabat-joie parfois. S’il était certain qu’ils ne risquaient rien, mais c’est tout le contraire. Le monde d’Erio n’est pas aussi rose que le sien. Il est même obscur, aussi noir que les plumes d’un corbeau. La première étape est visiblement passée et s’il ignore comment Monsieur Giaccomo le voit, de son côté, il n’a pas l’impression que son tempérament et ses réponses aient été si mal accueillies. Ca ne le met pas à l’aise pour autant. Le fait est que ça sonne comme un repas où les parents font sa connaissance et donnent leur approbation. Seulement, il n’est pas son petit ami, juste un colocataire avec qui tout est ambiguë, même s’il s’évertue à penser que tout est clair. Entre le couple marié, en tout cas, ça l’est. Ils se font pleinement confiance, s’aiment à en crever, ça se voit. Ils font partie de ces couples que l’on voie dans les films, ces ménages auxquels il ne croit plus. Aujourd’hui, il y a un divorce sur quatre. Rares sont les mariages qui tiennent, mais celui-là, en face, il tient la route, même après de nombreuses années. Sans doute qu’il y a eu des hauts et des bas, mais ils ont su s’épauler. « Ca commence par une rayure… » Tout le monde sait ce que l’on dit sur les femmes au volant. Il ne laisserait conduire sa voiture à Lana pour rien au monde, ou alors sur un parking, pas parce qu’il tient à son véhicule, mais parce qu’il aurait peur pour sa vie. Avec le bol qu’elle a, s’il y avait un con pour griller un stop, ce serait pour leur pomme. Et c’est ça qui l’intéresse. Toutes ces petites anecdotes qu’ils ne peuvent oublier. Les petites catastrophes de Lana. Avec sa maman qui est un vrai moulin à paroles, ça pourrait durer des heures et au fond, ça ne le dérange absolument pas. Sentant ses ongles dans sa peau, Erio ne retient pas un large sourire. « J’sens ça. » dit-il, en se mordant les lèvres. Attentif, il imagine une Lana atterrissant la tête la première dans les fleurs. Les passants ont dû la prendre pour une dingue, d’autres ont bien dû se fendre la poire, ou s’inquiéter de la grosse chute. Caressant son pouce avec le sien pour l’apaiser, Erio tourne finalement la tête vers la brune, à deux doigts de lui demander pour quelle raison elle a favorisé les mariages, les bouquets, plutôt que la danse dans laquelle elle aurait pu faire carrière. La peur ? Ou les occasions ratées ? Chose est sûre, c’est que sa maman croit en elle et ses capacités. « Vous êtes danseuse ? » Avec ses yeux brillants, ça pourrait l’expliquer. Le rêve d’une maman transmis à sa fille, c’est beau. Cette rencontre atypique aussi. C’est magique, ça n’a rien à voir avec les relations qui se font et défont par le biais du net. C’est joli. L’amour qu’ils éprouvent, qu’ils se portent est gigantesque et ça le touche. Ca n’a rien de fictif, c’est réel, c’est sous ses yeux. « C’est un beau récit. Vous vous êtes bien trouvés. » Comme quoi, son avis n’était finalement pas le bon. Lui qui était convaincu qu’il fallait arrêter de se leurrer, que ce genre d’histoires ne sont faites que pour faire rêver les enfants.

Sans crier gare, Lana met un terme à la discussion, presse le repas en se levant. A sa manière d’agir, il a bien vu que quelque chose clochait. Son corps est tendu, semble bien droit comme un i lorsqu’elle disparaît dans la cuisine. « Et Lana ? Vous vous y attendiez ? » Parfois, les grossesses arrivent sans que l’on s’y attende, ou sont voulues. Vu l’amour qu’ils lui portent, Erio pense avoir la réponse, mais il ne faut pas se fier aux apparences. Seulement, avant même d’obtenir une réponse, le cri de sa colocataire résonne, les surprend. « Votre fille est un danger public. » Même pour elle. Il repose son verre, se lève et la rejoint dans la pièce. « Donne-moi ça. » Il saisit la manique, tend un bras pour faire couler l’eau froide et de son autre main, sort le plat qu’il place rapidement sur le dessous de plat, avant de prendre enfin sa main et la mettre sous l’eau. « Tes parents sont sympas. Ta mère est un sacré numéro. » Et son père, pour le peu qu’ils se sont dit, il l’apprécie. C’est un type un peu bourru au premier abord, tout comme lui, alors il n’a aucun mal à le comprendre et n’a donc aucune raison de le fuir. Ce n’est pas ça qui lui fera prendre la porte, mais bel et bien la place qu’il est en train de se faire au sein de leur famille. « Leur rencontre… C’est tellement typique de ce qu’on voit dans tes téléfilms de Noël. » Et c’est à ce moment-là où elle s’est levée d’un coup, sans qu’il ne comprenne pourquoi. « Faudrait qu’on se parle, toi et moi. » La conversation avec son père ne cesse de tourner en boucle dans sa tête. La manière dont il a décrit sa fille et la crainte de lui faire mal sans le vouloir est constamment là depuis. Il se revoit en train de poser sa main sur sa jambe, avoir un retour. N’est-il pas en train de jouer avec le feu ? « Qu’est-ce qui cloche ? » Ses yeux ne perdent pas de vue sa main qu’il est en train de noyer, mais s’accrochent aux siens ensuite. « C’est quoi le problème ? » Il y en a un, visiblement et Erio compte bien sur leur intimité du moment pour le savoir. Il ne pense pas avoir dit quelque chose de mal, ou s’être comporté de travers. « Parle-moi franchement, ils t’entendent pas. » Lana sait à quel point il n’aime pas qu’on passe par quatre chemins pour annoncer exactement la même chose au final.


Erio & Lana
Toi, tu es comme un aimant et moi le métal et me rapprocher de toi devient vital. Juste d'y penser je sens mon cœur qui bat. Oh, moi, je ne suis pas dans mon état normal, car ce que je ressens n'est pas très banal. Moi je veux respirer ce parfum dans ton cou, permet-moi de te dire à l'oreille des mots doux que tu y penses encore quand je suis loin de toi. Tout doucement, te prendre dans mes bras, lentement t'embrasser, m'inscrire sur le mur de ta vie, de ton passé. Je sais aujourd'hui que toi seul me guideras.
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