Revenir en haut
Aller en bas


 

- Au secours, les parents débarquent l Erio [Terminé] -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Résidences
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2
Lana Giaccomo10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t1604-lana-be-my-friend-hold- http://www.ciao-vecchio.com/t1630-lana-broken-inside#33911
ID : Mary
Faceclaim : Rachel Bilson ©leeloo_59(avatar) .beylin (code signature) , Ealitya & mrs chaplin (gif)
Multi-comptes : Lucy la sportive, Leïla la droguée
Messages : 2787 - Points : 3025

Âge : 33 ans (23 mai)
Métier : Organisatrice de mariage. Est une passionnée de la danse mais n'a jamais eu le courage d'en faire son métier
Sujet: Re: Au secours, les parents débarquent l Erio [Terminé] ( le Dim 17 Déc 2017 - 15:42 )
« Erio, Erio, moi qui vous appréciait bien jusqu’ici… » Lance Delia, en fronçant les sourcils, bien qu’un sourire trahisse le vrai fond de ses pensées. « Ouais, te moque pas de ma mère comme ça ! » Solidarité féminine oblige même si, c’est vrai, Lana s’est déjà fait quelques frayeurs en étant dans la même voiture que sa mère. Le fait est qu’elle a une notion bien à elle des stops et des priorités si bien qu’Adamo ne la laisse plus conduire qu’en de très rares occasions. Il faut croire que la rare exception que son mari a fait n’a pas été une franche réussite. « Oh grand dieu non. Je danse comme un pied. » Lana ne peut pas la contredire pour l’avoir vu quelques fois lors de rassemblements familiaux sur la piste de danse. Quand sa mère bouge cela ressemble plus à une suite anarchique de mouvement qu’à quelque chose d’harmonieux. Ce qui ne l’empêche pas de s’éclater, ceci dit. Et au fond, c’est bien le principal. « Niveau pied, c’est surtout ceux de Papa que je plains dans l’histoire. » Lana adresse un sourire malicieux à sa mère qui le lui rend, ravalant par la même occasion ses larmes. Adamo hoche en même temps la tête, ne pouvant nier que son corps avait plusieurs fois été mise à l’épreuve par sa femme. Le pire souvenir et le plus beau à la fois ayant été certainement le jour de leur mariage… Elle lui avait labouré les pieds, sous le coup de l’émotion. Mais il ne changerait leur ouverture de bal pour rien au monde. « Oui, on s’est bien trouvés, c’est vrai. » Le couple le plus mal assorti du monde d’un point de vue extérieur et, pourtant, c’est leurs différences qui ont aussi fait leurs forces. Un récit fort en émotions qui donne des idées bien malgré elle à Lana qui se sent obligée de quitter la table pour aller dans la cuisine afin de ne pas craquer. Qu’est-ce qu’elle fait ? A quoi elle joue ? Elle est en train de se bercer d’illusions avec ce dîner à l’allure presque familial qui n’est au fond que le fruit des circonstances. Elle n’a pas le droit de se laisser à rêver à autre chose que ce qu’elle a, aujourd’hui, avec Erio. C’est bien, déjà. Il lui apporte beaucoup et elle ne peut se permettre d’être plus gourmande que ça. « Oh et bien, ça a été difficile de l’avoir mais elle a été un merveilleux cadeau… » Dans la pièce d’à côté, la conversation suit son cours. Jusqu’à ce qu’un cri vienne à leurs oreilles. Une énième maladresse de Lana…

Son doigt la lance alors qu’elle reste pourtant plantée là, jusqu’à ce qu’Erio entre dans la cuisine. Perdue dans ses pensées toutes plus contradictoires les unes que les autres, elle se laisse guider sagement jusqu’au lavabo, l’eau qui se met à couler la soulageant presque instantanément. « Oui, désolé pour tout à l’heure, parfois elle n’est pas sortable. » Pourtant, encore une fois, ce n’est pas à propos d’elle qu’elle était la plus inquiète. « J’espère qu’à côté de ça, mon père t’as pas fait son numéro de parrain de mafia. » Elle le sait capable de tout pour sa fille. Avec Fabio, le courant était hyper mal passé à cause de ça, jusqu’à ce que Lana le supplie de faire un effort et d’être plus agréable. Il avait pesté, avait tenté de résister mais, finalement, avait cédé à la demande de sa fille. Après ça, ça n’avait jamais été le grand amour entre eux mais les relations étaient au moins cordiales. « Ouais c’est vrai, le hasard a bien fait les choses. » Ou le destin, peut-être. Toujours est-il que n’importe quelle fille rêverait de vivre une histoire comme la leur. Alors oui, ils se disputent souvent, oui ça n’a sans doute pas toujours été facile mais ils ont toujours été là, l’un pour l’autre. Si Lana a fini par devenir organisatrice de mariage, c’est aussi un peu à cause de leur histoire d’amour. « Quoi ? Qu’est-ce qu’il y a ? » Son corps se tend instantanément suite à ses mots prononcés. Comment ça, « il faut qu’on parle ». Personne n’aime entendre cette phrase, croyez-moi. Dans la tête de Lana, ça sonne déjà comme la fin de quelque chose. « C’est mon père qui t’a dit un truc, c’est ça ? Qu’est-ce qu’il t’a dit ? » Foutu discours de père protecteur, elle ne voit que ça. Lana se met à se faire mille et un film dans sa tête sur ce qu’a bien pu dire Adamo à Erio et sur l’impact possible sur le policier. Toujours est-il qu’elle n’aime pas ça, ce doute qu’elle entend dans sa voix. Elle savait bien que croiser ses parents pour Erio n’était pas une bonne idée. « Il n’y a pas de problème. » Voilà à présent que c’est à son tour de passer au grill. Bien entendu, sa petite sortie de table n’est pas passé inaperçue auprès de son colocataire. Il commence à bien la connaître et le regard qui lui lance par la suite pour la forcer à cracher le morceau ne fait que le confirmer. « C’est rien. C’est juste… que je me demande si j’aurais le droit à ce que je vive mes parents, un jour. » Lana se mord la lèvre. Elle sait que ce n’est pas une bonne idée de lui dire ça. « C’est débile d’être jalouse de ce qu’ont mes parents. » Elle hausse les épaules comme pour relativiser avant d’éteindre le flot du robinet. Là, elle reprend un peu ses distances avec Erio en se dirigeant vers le fameux plat de sa mère. « T’es prêt à avaler ce truc ? T’es pas obligé, tu sais. » Ce n’est qu’un défi stupide… D’un autre côté, ses parents pourraient vraiment se vexer s’il le voyait partir, maintenant qu’il a accepté.


Erio & Lana


Je ne squatterais plus les rues de ma peine. Quand je suis perdue, j'veux que tu me ramènes. Je veux qu'on fasse bien, je veux qu'on aille loin et qu'on traîne.
Revenir en haut Aller en bas
Erio MazzeiToujours frais après un litre de café
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t1361-erio-i-don-t-want-to-li http://www.ciao-vecchio.com/t1460-erio-i-m-not-a-perfect-person
ID : Ealitya, Sandrine (ou Alice)
Faceclaim : Jesse Soffer ©.sassenach
Multi-comptes : Caitlin, Dante, Demetrio, Loris & Stefan
Messages : 792 - Points : 3153

Âge : trente-deux ans.
Métier : lieutenant de police à la brigade criminelle.
Sujet: Re: Au secours, les parents débarquent l Erio [Terminé] ( le Dim 17 Déc 2017 - 16:49 )
« J’me demande plus de qui tu tiens. » D’elle, de cette femme extravagante, qui dit ce qu’elle pense, même si ça peut paraître incongru, mais ça lui est égal, ça ne le choque pas, bien qu’il ne soit pas habitué à recevoir des compliments de la part d’une maman, si ce n’est la sienne. Erio hausse les épaules, n’ayant pas eu l’impression que son père se comportait comme le parrain de la mafia. Juste comme un homme inquiet pour sa fille, qui s’efforce de faire comprendre au petit gars qui vit avec elle, qu’elle ne mérite pas qu’on se moque d’elle, qu’il faut en prendre soin. Le rôle d’un père, il le fait à la perfection. C’est un homme comme ça qu’il aurait aimé avoir près de lui dans son adolescence. « C’est ton père, il m’a mis en garde, c’est normal. Il s’en fait pour toi. » Et il le comprend tout à fait. Erio est bien content d’avoir été honnête avec lui, sur tous les sujets. Au moins, il sait que s’il a quelque chose à lui demander, il aura toujours la vérité et pas des faux semblants. Ca ne correspond pas à sa façon de vivre. Les mensonges, il déteste ça. Il préfère qu’on lui dise « merde », plutôt que d’enjoliver la vérité, alors il fait la même chose, ou se tait, simplement. Ce n’est pas au goût de tous, mais Adamo n’a pas été si choqué que ça. Peut-être ne voit-il pas d’un très bon œil leur relation particulière cependant. Peut-être a-t-il un peu peur pour ce qu’il adviendra de sa fille… Ou de devoir la ramasser à la petite cuillère et c’est de ça dont il est question lorsque Erio confie à Lana qu’il aimerait lui parler. « Oh, doucement hein. Il m’a rien dit de grandiose. C’est juste que j’me pose des questions. » Et c’est là que ça devient mauvais. Erio ne s’en pose pas souvent sur ses relations. Il vit, prend les choses comme ça vient, prend tout ce que Lana veut bien lui donner et lui donne un retour sans trop s’investir. Une bonne distance, c’est ce qu’il s’efforce de garder, mais là, avec tout ça, il n’est pas dupe… Comment peut-il encore prétendre qu’ils savent ce qu’ils font ? Qu’il y a un risque zéro ? Mais est-ce une si bonne idée d’en discuter maintenant ? D’autant plus que Lana a un coup de blues et pas des moindres. Le bonheur de ses parents est si grand qu’il peut comprendre qu’elle les envie. Elle qui est fleur bleue, romantique, qui rêve de belles choses. Il ne peut lui affirmer qu’elle trouvera chaussure à son pied, parce qu’il n’en a pas envie, parce qu’égoïstement, il est très bien comme ça, avec elle… Parce que ça voudrait dire que ça clôturerait ce qu’ils ont définitivement. Mais n’est-ce pas là lui mettre des bâtons dans les roues ? L’empêcher de vivre ? Erio, il souhaite son bonheur uniquement. Se mordant la lèvre, hésitant, silencieux, il observe le plat qui a toujours cette sale tête même après être passé au four. « J’tiens à ma fierté. Si j’le goûte pas ce plat, j’aurais bien mauvaise allure. Ca m’a l’air bien dégueulasse quand même. » Il s’attend à recevoir un regard noir, ou à ce qu’elle défende la cuisine de sa maman et s’en fiche bien, dit ce qu’il pense. Ce plat, il ne sera pas dans son top dix. « Tu veux qu’on en arrête là ? » Ca lui fait mal au cœur. Si ça ne tenait qu’à lui, s’il écoutait seulement ses envies, il se tairait, mais Lana lui importe beaucoup et il voit bien que ne pas avancer ne lui convient pas. Tout ce qu’il lui propose, lui, c’est de ne pas se prendre la tête, vivre au jour le jour et rencontrer des hommes sans penser au fait qu’il puisse y avoir un lendemain. Erio saisit le plat, le pose sur le meuble et appuie ses mains sur sa taille. « Tu sais bien que j’peux pas t’offrir plus que ça et j’veux pas te faire de mal, ou te priver d’une vie dont tu rêves. » Est-ce lui qui se fait des films, ou est-ce qu’elle souffre vraiment ? Ca le touche. Il penche la tête sur le côté afin de trouver son regard et murmure : « J’suis incapable de mettre fin à ce qu’on a, mais si t’as besoin de trouver un type qui pourrait te donner plus que ça… » Il dépose un baiser sur le coin de ses lèvres. « Ou ça. » Puis sur son cou. « Faut me le dire. Je t’ai dit. Je te libère dès que tu peux plus et j’sais pas si c’est moi ou la discussion qu’on a eu avec ton père, mais j’sens que ça devient pénible. » Délicatement, avec son index, il relève son visage et de but en blanc, demande : « Qu’est-ce que tu veux ? » Lui, il sait ce qu’il veut. Il la veut elle, de cette façon, mais il ne peut pas penser qu’à lui et la réponse l'effraie.


Erio & Lana
Toi, tu es comme un aimant et moi le métal et me rapprocher de toi devient vital. Juste d'y penser je sens mon cœur qui bat. Oh, moi, je ne suis pas dans mon état normal, car ce que je ressens n'est pas très banal. Moi je veux respirer ce parfum dans ton cou, permet-moi de te dire à l'oreille des mots doux que tu y penses encore quand je suis loin de toi. Tout doucement, te prendre dans mes bras, lentement t'embrasser, m'inscrire sur le mur de ta vie, de ton passé. Je sais aujourd'hui que toi seul me guideras.
Revenir en haut Aller en bas
Lana Giaccomo10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t1604-lana-be-my-friend-hold- http://www.ciao-vecchio.com/t1630-lana-broken-inside#33911
ID : Mary
Faceclaim : Rachel Bilson ©leeloo_59(avatar) .beylin (code signature) , Ealitya & mrs chaplin (gif)
Multi-comptes : Lucy la sportive, Leïla la droguée
Messages : 2787 - Points : 3025

Âge : 33 ans (23 mai)
Métier : Organisatrice de mariage. Est une passionnée de la danse mais n'a jamais eu le courage d'en faire son métier
Sujet: Re: Au secours, les parents débarquent l Erio [Terminé] ( le Dim 17 Déc 2017 - 17:46 )
« Je lui ressemble beaucoup, c’est vrai. » Comme toute fille ressemble à sa mère, bien qu’avec Lana et Delia la juxtaposition de leur comportement soit assez flagrante. Sa maman, c’est son modèle. Elle lui a toujours prouvé que l’on peut faire confiance en la nature humaine, être douce, gentille et recevoir de belles choses en retour. Un mari aimant, une famille… Alors c’est vrai que son père voudrait qu’elle soit plus forgée face aux épreuves de la vie mais Lana n’a rien envie d’y changer, elle. Si ça a fonctionné pour sa mère, alors ça marchera aussi pour elle. « Mon père s’en fait toujours pour moi. » Et si elle apprécie en général son côté ultra-protecteur, aujourd’hui, elle le maudit un peu à vrai dire. Parce que ce qu’il lui a dit, quoi que ce soit, a mis le doute en Erio. Il lui confirme d’ailleurs à l’instant qu’il se pose des questions et le cœur de Lana se resserre en l’entendant. Ca ne sent pas bon, tout ça, et l’Italienne craint grandement ce qu’il pourra lui dire par la suite. Au point où elle ne prend même pas la peine de s’offusquer sur sa remarque sur le plat de sa mère qui, il est vrai, est tout sauf appétissant. Non, au lieu de ça, elle reste pendue à ses lèvres alors que la question fatidique tombe : est-ce que Lana, oui ou non, veut arrêter cette étrange relation qu’ils sont en train de vivre ? S’il lui avait posé la question ne serait-ce que la veille, elle lui aurait répondu non, de but en blanc. Seulement, aujourd’hui, elle doute. La présence de ses parents, l’image de ce bonheur presque familial tous les quatre lui a littéralement explosé à la figure. C’est ça, qu’elle veut. Pas une relation guidée par les règles, avec un certain nombre d’interdit. Et en même temps, ce qu’elle veut, c’est lui aussi. Ca lui est tombée dessus sans même qu’elle s’y soit préparée alors qu’elle l’avait justement choisie parce qu’il représentait tout ce qu’elle n’attends pas d’un homme. Et puis il y a eu sa façon de l’écouter, ses confidences, la manière dont il la regarde… Grâce à lui, elle commence petit à petit à réapprendre à aimer son corps, même si le chemin est encore long et douloureux. Alors c’est vrai, qu’il ne peut pas lui offrir, tout ça. Il le lui confirme, s’inquiète pour elle, lui laisse une porte de sortie parce qu’il est lui-même incapable de mettre fin à ce qu’ils ont mais est-elle capable de le faire, elle ? Les baisers qu’il dépose sur sa peau sont comme des coups supplémentaires portées à son manque de détermination. Elle devrait le faire, il faudrait qu’elle le fasse. Ce n’est pas sain que d’attendre quelque chose de lui qu’il n’est pas apte à lui donner. C’est le prendre au piège, involontairement, en élevant silencieusement ses attentes. Et elle ne veut pas de ça. Elle ne veut pas être celle qui le force à être quelqu’un qu’il n’est pas. « Je te veux toi. » Dit-elle, alors que sa main s’accroche à son tee shirt et qu’elle le regarde droit dans les yeux. Elle ne peut juste pas s’en passer, c’est tout. Ses bras, sa présence, son odeur, ses remarques… Elle en a besoin. Viscéralement, follement. « Et j’sais bien que tu ne peux pas faire plus que ça et je te l’ai déjà dit, je te demanderais jamais un truc pareil. » Leur conversation à l’hôpital. Ils s’étaient promis de ne plus jamais en reparler mais voilà qu’il revient naturellement sur le tapis alors que les paroles d’Erio lui revienne en tête. Le fait qu’elle pourrait être la seule à le faire craquer mais qu’il y a trop de risque pour qu’il foire tout, comme d’habitude. Elle voudrait pouvoir revenir là-dessus, lui dire que ce n’est pas vrai, qu’il a toujours fait les choses bien à son sujet et que ça sera toujours le cas mais le fait est qu’elle n’en a aucune idée. Toutes ses relations passées à elle aussi se sont finies sur un échec. « Mais faut peut-être que je réfléchisse à tout ça, oui. » Ca lui brise le cœur que d’en venir à une telle conclusion mais s’ils continuent à jouer avec le feu, ils risquent de définitivement s’y brûler. Pour Lana, ça semble déjà fait mais pour Erio il est peut-être encore temps. « Mais j’veux pas avoir à décider d’un truc pareil pendant que mes parents sont là. 15 jours, Erio. 15 jours où on fait comme d’habitude, où on trouve un peu de temps pour profiter l’un de l’autre et on en reparle ensuite. » Sa faiblesse reprend encore le dessus alors qu’elle demande un délai. C’est reculer pour mieux sauter, sans doute, mais elle est juste incapable de se décider en un instant. Le risque serait aussi qu’elle se mette à s’effondrer et ses parents n’y comprendrait rien. « S’il te plaît. » Murmure-t-elle, alors qu’elle ne le quitte toujours pas des yeux. Ce n’est pas raisonnable mais ils ne le sont plus depuis bien longtemps. Un peu plus, un peu moins.


Erio & Lana


Je ne squatterais plus les rues de ma peine. Quand je suis perdue, j'veux que tu me ramènes. Je veux qu'on fasse bien, je veux qu'on aille loin et qu'on traîne.
Revenir en haut Aller en bas
Erio MazzeiToujours frais après un litre de café
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t1361-erio-i-don-t-want-to-li http://www.ciao-vecchio.com/t1460-erio-i-m-not-a-perfect-person
ID : Ealitya, Sandrine (ou Alice)
Faceclaim : Jesse Soffer ©.sassenach
Multi-comptes : Caitlin, Dante, Demetrio, Loris & Stefan
Messages : 792 - Points : 3153

Âge : trente-deux ans.
Métier : lieutenant de police à la brigade criminelle.
Sujet: Re: Au secours, les parents débarquent l Erio [Terminé] ( le Dim 17 Déc 2017 - 19:11 )
Son cœur rate un battement, s’affole, se resserre. Sa gorge est sèche, son corps se tend. Erio a mal. Il s’est embarqué dans cette histoire, convaincu que les limites imposées seraient suffisantes à ne pas les blesser, qu’elle pourrait ne pas s’attacher en côtoyant d’autres hommes que lui… C’était se fourvoyer. L’effet qu’elle a sur elle, ce qu’elle lui fait, il voit bien que c’est hors de contrôle, que ses sentiments sont réels, même s’il ne les assume pas encore. C’est suffisamment fort pour ne pas avoir envie de la perdre et c’est ce qui risque de se passer s’ils continuent à jouer, à faire comme si de rien n’était. Là, il ne s’agit plus d’un jeu. Erio a connaissance de ce qu’elle souhaite, de ce qu’elle éprouve et ce serait se moquer d’elle que d’ignorer le tout, lui donner de faux espoirs et ce qu’il redoute tant : la blesser. Cette décision, il ne peut cependant pas la prendre. Il tient parole. Si ça doit s’arrêter, ce sera parce qu’elle en ressentira le besoin, en prenant connaissance de tous les éléments. L’un des plus importants : l’incapacité d’Erio à pouvoir devenir un petit ami. Pourtant, il la veut, lui aussi. Jamais il n’a ressenti pareilles choses pour quelqu’un. Lana lui apporte beaucoup, est d’un très grand soutien lorsque sa forme n’est pas au rendez-vous. Elle le fait sourire, rire et la minute suivante, le fait sortir de ses gonds, mais tout ça… Il adore. L’avoir dans ses bras la nuit, la retrouver au petit matin, sentir ses yeux se poser sur lui, crouler sous ses baisers lors de ses réveils attendrissants. Sa folie, ses maladresses. Lana est tout ce qu’il déteste à la base : une femme un peu trop fleur bleue, avec des rêves plein la tête, une façon idyllique de voir les choses, la vie et si on lui avait dit il y a quelques mois qu’il la verrait autrement que comme une colocataire, il aurait secoué la tête en traitant de fou la personne osant partir dans un délire tel que celui-ci. Mais… Son cœur bat pour elle, il l’entend, le sent. Il se brise en sentant la fin arriver. Tout ça, là, Erio sait ce que ça signifie. Et là, alors qu’il pestait encore il y a une heure contre la venue de ses parents, leur séjour ici lui fait un grand bien. C’est grâce à eux qu’ils ont encore deux semaines devant eux et la seule envie qu’il a, c’est d’en profiter au maximum, de baisser toutes ses barrières pour accueillir Lana dans ses bras. « On fera comme tu voudras. » Sa main glisse le long de sa colonne vertébrale, remonte en-dessous de son pull afin de la toucher à même la peau. Il essaie de voir le positif dans cette histoire, mais c’est le temps qu’il voit défiler qui lui déplaît et qui l’empêche d’arborer un sourire. « T’as vraiment pas intérêt à oublier ce qu’on a eu, Giaccomo. J’tiens à ma place dans ta vie. » Il tient à ce qu’elle n’oublie pas leur premier rapprochement, cette fois où elle était assez ivre pour lui dire ce dont elle avait envie d’expérimenter au plus profond d’elle. Ce moment dans cette ruelle qui avait été spécial même pour lui. Cet instant sur le toit où ils avaient échangé un baiser, avant d’unir leurs deux corps. Ces nombreuses fois où elle l’a rejoint dans le soir, en plus de tout le reste. Il a peur de perdre ça, même les instants les plus simples, comme une pizza à manger ensemble. « Tu l’as toi. » Et ça, ça ne changera jamais. Si elle le cherche un jour, il sera là, parce qu’il est incapable de la repousser et qu’il ne cherche pas à le faire. Il devrait, il ne peut et ne veut pas. Elle est celle qui le réveille et lui qui se surpassait déjà beaucoup, en fait d’autant plus à ses côtés. Tenter de se faire pardonner comme il l’a fait récemment, avec une autre que Lana, il ne l’aurait jamais fait. C’est qu’il tient énormément à elle qui a une place particulière. Erio caresse sa chevelure, resserre son étreinte autour d’elle. Ils ne sont pas en couple, mais il prend ça comme si c’était une rupture, de loin la plus difficile qu’il ait eu à vivre. « Si tu doutes encore, sache que tu sais foutre le bordel dans la tête des gens. » souffle-t-il, au creux de son oreille.


Erio & Lana
Toi, tu es comme un aimant et moi le métal et me rapprocher de toi devient vital. Juste d'y penser je sens mon cœur qui bat. Oh, moi, je ne suis pas dans mon état normal, car ce que je ressens n'est pas très banal. Moi je veux respirer ce parfum dans ton cou, permet-moi de te dire à l'oreille des mots doux que tu y penses encore quand je suis loin de toi. Tout doucement, te prendre dans mes bras, lentement t'embrasser, m'inscrire sur le mur de ta vie, de ton passé. Je sais aujourd'hui que toi seul me guideras.
Revenir en haut Aller en bas
Lana Giaccomo10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t1604-lana-be-my-friend-hold- http://www.ciao-vecchio.com/t1630-lana-broken-inside#33911
ID : Mary
Faceclaim : Rachel Bilson ©leeloo_59(avatar) .beylin (code signature) , Ealitya & mrs chaplin (gif)
Multi-comptes : Lucy la sportive, Leïla la droguée
Messages : 2787 - Points : 3025

Âge : 33 ans (23 mai)
Métier : Organisatrice de mariage. Est une passionnée de la danse mais n'a jamais eu le courage d'en faire son métier
Sujet: Re: Au secours, les parents débarquent l Erio [Terminé] ( le Dim 17 Déc 2017 - 19:55 )
Elle n’y croit pas. Il y a une heure, elle était dans les bras d’Erio, insouciante et voilà qu’à présent, Lana envisage très sérieusement de mettre un terme à ce qui se passe entre eux. Elle sait que c’est pour leur bien à tous les deux, que leur rapprochement devient trop dangereux. Elle, parce qu’elle en veut plus, qu’elle commence à s’imaginer des choses et lui, parce qu’il n’a pas envie d’être cet homme-là. Ce serait mentir de dire que c’est facile, ceci dit. Une part d’elle en veut même à la visite de ses parents d’avoir déclenché tout ça, même si elle sait que ça allait arriver tôt ou tard : une chose pareille, ce n’est pas fait pour durer, il y a toujours l’un ou l’autre qui finit par s’attacher. Là, c’est des deux côtés que ça se passe et c’est peut-être ça qui laisse tant un sentiment de gâchis à Lana. Une petite voix au fond d’elle lui dit que ça pourrait marcher, eux deux. Que c’est d’un homme comme Erio dont elle a besoin, un homme qui la challenge mais qui la respecte et ne lui ment pas. Elle a trop souffert des fourberies passées de ses ex petit-amis. Fabio, Andrea et d’autres, tous ont su mettre à profit à un moment ou à un autre de sa naïveté pour leur bon vouloir. Erio, lui, n’en a jamais profité. Certes, il tente de la modérer, de lui ouvrir un peu les yeux sur le monde mais c’est uniquement pour son bien. Il pense à elle, c’est tout. Et il le lui montre encore en accédant à sa demande. Lana ferme les yeux au contact de sa main sur sa peau, se resserre contre lui alors que quelque chose se casse en elle. Un instant, elle s’apprête à lui dire qu’ils font une bêtise, qu’elle ne veut pas que ça s’arrête mais les mots restent coincés dans sa gorge. Ces quinze jours de répit, c’est bien déjà. Elle espère que ça facilitera les choses. « Je pourrais jamais oublier. » Et honnêtement, elle doute de pouvoir se remettre rapidement de cette histoire. La décision a beau déjà être plus ou moins prise, Erio reste sévèrement accroché à sa tête et à son cœur. Bon courage au futur homme qui voudra le chasser de son esprit. « Toi aussi tu l’as. Et on restera toujours amis. » Ca sera difficile, de ne pas demander plus. De se passer de ses baisers, de ne plus avoir ses bras pour éteindre ses craintes mais il faut qu’ils en passent par là. Ils y arriveront. « Je compte pas te lâcher comme ça, n’espère même pas ! » Ca, c’est la seule chose dont elle est tout à fait sure : d’une manière ou d’une autre, elle veut Erio auprès d’elle. Elle n’envisage pas sa vie dans un monde où il n’est pas là. « T’es pas mal non plus, je te rassure. » Ajoute-t-elle dans un murmure, un sourire triste sur le visage. Lui aussi, il a mis le bazar à l’intérieur d’elle. Petit à petit, sans qu’elle s’en rende compte, il a pris le contrôle de son cœur et à présent, elle se retrouve avec ce champ de mines dans lequel elle doit remettre de l’ordre. « Faut qu’on y aille, mes parents vont finir par se poser des questions. » Et pourtant, alors qu’elle dit ça, les mains de Lana se crispent un peu plus contre son tee-shirt, comme si elle refusait de stopper le contact. L’instant dure une seconde, ou peut-être plusieurs, avant qu’ils ne s’éloignent finalement, à regret. Lana laisse Erio s’occuper du plat à gratin alors qu’elle rejoint le salon, un sourire factice s’installant sur son visage. Parce qu’à l’intérieur, son cœur pleure.

Sujet terminé.


Erio & Lana


Je ne squatterais plus les rues de ma peine. Quand je suis perdue, j'veux que tu me ramènes. Je veux qu'on fasse bien, je veux qu'on aille loin et qu'on traîne.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Sujet: Re: Au secours, les parents débarquent l Erio [Terminé] ( le )
Revenir en haut Aller en bas
 
- Au secours, les parents débarquent l Erio [Terminé] -
CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Résidences
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Aller à la page : Précédent  1, 2

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Résidences