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- [Terminé] Besoin de tes bras.... l Erio -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Résidences
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Lana Giaccomo10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: [Terminé] Besoin de tes bras.... l Erio ( le Dim 17 Déc 2017 - 22:25 )
Il y a cinq heures.

Avoir dû quitter ses parents pour le boulot, cela n’enchante pas vraiment Lana, même si c’est pour à peine une petite heure. Normalement, elle s’était débrouillée pour ne pas prendre de rendez-vous pendant les vacances de ses parents, mais une mariée surexcitée l’avait appelé dans la matinée, soi-disant qu’elle l’avait connu par un de leurs amis communs. Quand la jeune femme lui avait dit la somme qu’elle comptait mettre dans son mariage, Lana s’était mise à l’écouter, malgré elle. En ce moment, les affaires ne vont pas très forts, la jeune Giaccomo ayant de plus en plus mal à mettre du cœur à l’ouvrage. Ses parents, par la suite, avaient fait le reste en la convainquant d’accepter ce rendez-vous, qu’ils en profiteraient pour aller voir de vieux amis. La voilà donc là, depuis près de trente minutes, à écouter le monologue d’une jeune femme ayant passée à peine la vingtaine et qui lui décrit son mariage idéal, bling bling au possible. Tout ce que Lana n’aime pas, en somme, mais elle ne peut pas se permettre de cracher sur cet argent. « Et le futur marié, il a des demandes spécifiques ? » Par pitié, non. Avec toutes les demandes qu’elle a, elle pourrait déjà écrire un roman. La future mariée lui indique qu’il arrive justement pour discuter de tout ça, n’ayant pas pu se libérer plus tôt. Alors que l’inconnu passe la porte, son cœur rate un battement. Parce que cet inconnu ne l’est pas tant que ça. « Salut, Lana. » Fabio. Son Fabio se trouve là, devant elle. Son cerveau parvient à lutter contre le fait qu’il soit le futur marié, jusqu’à ce que Lana le voit déposer un baiser sur les lèvres de sa future cliente. C’est pas vrai. « Ne t’inquiètes pas, Ilona est au courant de notre passé. Cela ne lui pose aucun problème. » Lance Fabio d’un ton neutre, comme s’il lui parlait de la météo. Ah et bien si Ilona n’a pas de problème avec ça alors tout va bien, n’est-ce pas ? Et si Lana a un problème avec ça, elle, hein ?

Il y a trois heures.

« Ma chérie, t’es sûre que ça va ? » Lana sort de sa rêverie. Voilà maintenant plusieurs heures qu’elle est rentrée et autant de temps qu’elle est distante. Elle a perdu son sourire, répond une fois sur deux alors qu’elle tourne distraitement sa cuillère dans son bol de soupe. « Si, si, ça va. » Pas question d’inquiéter ses parents ceci dit. Lana se fait violence, lève les yeux et leur lance un grand sourire. « Ma chérie, je t’en prie. Que tu n’es pas envie de nous en parler, ok, mais ne nous prends pas pour des gens stupides, tu veux ? » Adamo fronce les sourcils, tout  en posant un regard inquiet sur sa fille. Il ne sait pas exactement ce qu’il se passe mais ça a l’air d’être grave. Il le sait, il le sent.

A l’heure actuelle.

Minuit. Voilà presque 45 minutes que Lana est là, à fixer le plafond, incapable de dormir. Ce mariage de son ex, le démon de son passé, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. D’abord cette « rupture » avec Erio et maintenant ça… Comment c’est possible ? Comment peut-il épouser quelqu’un et surtout, comment peut-il lui demander d’organiser son mariage ? Le pire, c’est qu’ayant donné son accord, elle ne peut pas se permettre de retourner en arrière. C’est un principe auquel elle tient. Soupirant, l’organisatrice de mariage saisit pour la troisième fois son portable et ne résiste pas cette fois-ci à envoyer un message à Erio. Elle ne voulait pas le déranger, mais l’envie de plus en plus urgente de faire une sortie dans le frigo a eu raison d’elle. Elle a besoin de lui, de le voir, de le serrer dans ses bras. Et vite.


Erio & Lana


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Sujet: Re: [Terminé] Besoin de tes bras.... l Erio ( le Dim 17 Déc 2017 - 22:58 )
23 heures quarante. Son service est terminé depuis une heure déjà, mais les heures supplémentaires, Erio ne les compte plus. Sa dernière affaire s’est terminée de la plus mauvaise des façons : une jeune fille agressée par son beau-père qui a fini par mettre fin à ses jours suite à un procès qui ne lui a pas donné un euro symbolique. Elle qui s’est battue durant des mois pour faire entendre sa voix, crier au monde qu’elle n’était coupable de rien, se faisait insulter par les internautes commentant sur les réseaux sociaux, d’allumeuse, de traînée. Elle ne l’a pas supporté et alors qu’Erio l’encourageait à faire appel, la gamine de dix-sept ans a mis fin à ses jours, laissant une lettre parue dans les journaux. Une lettre dénonçant la presse qui ne l’a pas protégée, la justice n’ayant pas fait son travail et toutes ces personnes qui se sont mis contre elle sans savoir qui elle était réellement, sans avoir été là durant des années de calvaire, tandis que sa mère qui connaissait tout ce qu’elle vivait, ne disait rien. Un coup dur pour tout ceux qui se sont sentis concernés. Pour Erio qui se sent coupable de ne pas avoir pu faire plus pour cette adolescente au cœur brisé. Ce rapport sur lequel il est ne lui fait pas du bien, mais il est tellement habitué aux histoires dramatiques qu’il écrit ça machinalement, non sans ressentir de la haine pour le principal responsable : ce type qui s’en sort avec une réputation des plus minables, mais qui s’en sort tout de même. « Tu restes dormir là ? » « Ouais, j’ai autre chose à faire. » L’enquête principale, celle qui le bouffe. Et puis, il a besoin de souffler aussi, alors il compte prendre une bière dans le bar d’à côté. « Et toi ? Sara ? » « Elle ne devrait plus tarder. Elle a compris mes obligations, mais c’est notre anniversaire de mariage aujourd’hui. » « Elle t’en veut pas ? » demande-t-il, aussitôt. Leur vie est tellement particulière qu’il ne sait pas comment gère les épouses des officiers. Elles ont la patience, font avec les inconvénients du métier, Noël travaillé la plupart du temps, le jour de l’an aussi et d’autres fêtes qu’ils sont obligés de se partager. Lui ne saute sur aucune d’entre elles. Il a des dates, en revanche, qui lui sont importantes, comme l’anniversaire de mariage de ses parents, ou la date de leur rencontre, ou encore celle où ils ont été séparés. Généralement, elle finit avec plein de bouteilles autour d’elle, alors il fait attention à être disponible afin de l’épauler. « Elle comprend. » Et ça le fait réfléchir. Beaucoup. « Bien sûr, parfois elle pète un plomb, mais elle sait que c’est le métier qui veut ça. » Sara a l’air de s’être accroché et elle aime tellement son époux qu’elle s’est sentie prête à faire des concessions. Celle de ne pas être réchauffée par l’homme qui partage sa vie tous les soirs de la semaine, de le voir rentrer tard, bougon. « Et avec ta Lana, comment ça se passe ? » Silence. Entre eux, ça va bien, il pense. Tant que ses parents sont là, ça ne peut qu’aller, mais les jours passent et il sent bien que dans peu de temps, ils s’éloigneront. Elle ne lui a pas encore dit sa décision, mais il la sent venir gros comme une maison. « Sara me dit qu’il y a un truc entre vous. » « Sara ne sait pas de quoi elle parle. » lâche-t-il, sur la défensive. « Elle veut du sérieux. Enfin, elle ne me l’a pas demandé à moi, mais c’est ce qu’elle voudrait. Une relation basée sur la confiance, fidélité, exclusivité, tout ça, tout ça… » Son collègue lève son stylo, se laisse tomber sur sa chaise, dans l’attente impatiente de la suite, mais celle-ci n’arrive pas, alors il le relance, lui demande ce qu’il veut lui, mais le problème est qu’il l’ignore. Tout est flou. Erio sait que le sérieux n’est pas son délire, qu’il foire toujours tout et que ça pourrait tout gâcher entre eux, mais il sait aussi qu’il la veut, qu’être là en simple ami ne lui plaît pas. « J’peux pas lui donner tout ça. » « T’es sacrément bien entiché de cette fille, si tu veux mon avis. » L’air fermé, Erio réplique : « Nan, j’veux pas de ton avis, lâche-moi. » Et il ne veut surtout pas entendre qu’il est entiché, comme il le dit si bien. C’est trop réel, trop pour lui. Amusé, son collègue se reconcentre sur son rapport, mais ne retient pas une dernière réflexion : « Sara a toujours raison. » Cette dernière fait son apparition, sourire aux lèvres, avec les deux bras levés en signe de victoire. « Tadaaaam ! » Erio relève les yeux de son téléphone portable, mais repose tout de même son attention sur ce message qu’il vient de recevoir. Lana. Elle ne va pas bien. Son cœur se resserre à l’idée de la savoir seule et aussitôt la réponse faite, Erio se lève. « J’ai terminé, je dois y aller. » Son rapport est bouclé, enterré et sur le bord de sa table. « Bah quoi ? Je te fais fuir Erino ? » « Va te faire foutre. » lâche-t-il, en prenant sa veste au passage, et en la bousculant d’un coup d’épaule pour passer. Sara s’interroge, les yeux ronds, tandis que son époux lui fait un signe de la tête en murmurant le prénom de sa colocataire. Tout de suite, ça semble faire tilt.

En dix minutes, Erio se retrouve dans son immeuble, à monter les marches quatre à quatre pour y être plus rapidement. Ca l’inquiète de ne pas savoir ce qui se passe, et surtout, qu’elle soit seule dans sa chambre, face au démon dont il ignore le nom. Ses parents ? Ses amis ? Alessia ? Emmanuela ? Il s’imagine tout et n’importe quoi. Doucement, il tourne la clé dans les différents verrous et entre, essayant d’être le plus discret possible. Pour ne pas réveillé ses parents, Erio retire ses chaussures, puis file dans sa chambre, collée à la sienne utilisée par les parents de Lana. Sa colocataire est allongée sur son lit. Son regard fixe le plafond, puis vient trouver le sien. Erio referme derrière lui, puis vient trouver une place à ses côtés aussi rapidement qu’il est entré. Ses bras l’encerclent avec force, mais aussi avec tendresse. « Raconte. » Que s’est-il passé pour qu’elle aille aussi mal ? Erio pourrait lui demander si elle souhaite en parler, au lieu de le lui imposer, mais il n’y a que comme ça qu’il fonctionne. Sa tête trouve appui contre le mur, ses doigts caressent sa peau pour l’apaiser, la calmer un peu.


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Toi, tu es comme un aimant et moi le métal et me rapprocher de toi devient vital. Juste d'y penser je sens mon cœur qui bat. Oh, moi, je ne suis pas dans mon état normal, car ce que je ressens n'est pas très banal. Moi je veux respirer ce parfum dans ton cou, permet-moi de te dire à l'oreille des mots doux que tu y penses encore quand je suis loin de toi. Tout doucement, te prendre dans mes bras, lentement t'embrasser, m'inscrire sur le mur de ta vie, de ton passé. Je sais aujourd'hui que toi seul me guideras.
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Sujet: Re: [Terminé] Besoin de tes bras.... l Erio ( le Dim 17 Déc 2017 - 23:31 )
A l’instant même où Erio passe le pas de la porte, qu’elle sent l’odeur rassurante de son parfum, Lana lève les yeux et lui adresse un faible sourire en coin. Son regard l’apaise instantanément mais c’est ses bras qui viennent s’enfermer autour d’elle par la suite qui lui font le plus de bien. Immédiatement, Lana se colle contre lui, pose sa tête sur son torse alors qu’une de ses mains vient enfermer sa taille, elle aussi. Il lui a manqué. Depuis que ses parents sont là, ils essayent de se voir de temps en temps mais ce n’est pas assez à son goût. Parce qu’à leur départ, il y a cette décision fatidique qu’elle doit prendre. Entre le cœur et la raison. Et elle ne cesse de basculer en permanence entre les deux. « Fabio va se marier. » Annonce-t-elle de but en blanc alors qu’elle ferme un instant les yeux à ses caresses, tentant de se concentrer uniquement sur la sensation de bien-être que ça lui procure. Pourtant, à l’intérieur, ça ne va pas. Elle prend cette nouvelle en pleine figure et si on aurait pu penser que ça n’aurait pas dû l’affecter après une rupture qui date de plus de deux, c’est pourtant le cas. Ca la blesse dans son orgueil, de le savoir prête à en épouser une autre alors qu’elle est là, célibataire, à attendre l’homme de sa vie. Quelque part, au fond d’elle, elle espérait qu’il était tout aussi malheureux qu’elle pouvait l’être. « Il va se marier et c’est moi qui vais l’organiser. » Ca sonne tellement idiot, une fois dit à voix haute. « Et je sais ce que tu vas me dire, que j’ai qu’à les envoyer bouler mais j’ai déjà donné mon accord, j’peux pas me permettre de revenir dessus. J’ai une réputation à préserver et j’ai besoin de cet argent. Ca va être un mariage… énorme. » Beaucoup trop, à son avis, mais ça ne la regarde pas. Chacun a son propre mariage de rêve mais Lana préfère nettement les fêtes modestes en petit comité plutôt que la grosse machine de guerre qu’elle s’apprête à organiser. Ca va être demandeur en énergie, en temps… Et elle n’est pas tellement sûre d’être prête à faire ça pour cet homme. Il lui a brisé le cœur et voilà qu’elle s’apprête à organiser ce qui est censé être un des plus beaux jours de sa vie. C’est vraiment n’importe quoi. « Et du coup… J’ai faim. » Ajoute-t-elle, après avoir hésité une seconde. Mais après tout, c’est aussi pour ça qu’elle a appelé Erio : il est au courant pour son problème. Elle espère que sa présence parviendra à l’empêcher de faire une bêtise.

Soudainement mal à l’aise par cette conversation qu’elle a pourtant provoqué, Lana décide de se redresser légèrement pour s’assoir au niveau d’Erio. Elle observe ces traits un instant, lève sa main en direction de sa joue qu’elle se met à caresser du bout du pouce. « T’as l’air fatigué. » Mieux vaut se concentrer sur lui plutôt que ses propres problèmes. C’est une fâcheuse manie Lana que de s’oublier au profit des autres. Ce soir, en l’occurrence, ça l’arrange plutôt. « Tu travailles trop. » Dit-elle, d’une petite voix alors qu’elle s’approche de lui pour déposer un baiser sur sa joue. Sa voix ne sonne pas comme un reproche, non, c’est simplement une constatation. Elle ne voit que son travail pour le fatiguer autant, préférant oublier volontairement l’idée que ce soit d’autres femmes qui l’ait fatigué à ce point. Elle sait à quel point Erio peut être dévoué à son boulot mais, dans tous les cas, les cernes qui ont fait leur apparition sous ses yeux sont tout de même le signe qu’il va peut-être un peu trop loin. « Ca va, toi ? » Demande-t-elle, finalement presque inquiète. Il ne manquerait plus que ça que lui n’aille pas bien, non plus.


Erio & Lana


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Sujet: Re: [Terminé] Besoin de tes bras.... l Erio ( le Lun 18 Déc 2017 - 0:33 )
La bombe sort et aussitôt, Erio ferme les yeux. Fabio. Il a pensé à tout et n’importe quoi, mais ce type ne lui est pas venu à l’esprit. Le fait est que même si c’est un sujet délicat pour Lana, il pensait son ex-petit ami bien loin sur cette Terre, à faire les quatre cent coups avec une autre nana, à ne pas se préoccuper de sa colocataire. Mais si, d’une certaine manière… Il vient lui pourrir la vie. Erio s’interroge, se demande comment elle a appris la nouvelle, jusqu’à comprendre qu’il est lui-même revenu dans sa vie en lui imposant un mariage. Il râcle sa gorge, passe en boucle l’annonce qui vient de sortir. Il croit halluciner. Ce type a été la raison de sa souffrance, continue encore à lui marcher dessus sans même se rendre compte à quel point il enfonce le poignard dans sa chair, ou peut-être que si, finalement. « Non mais. J’crois pas que ce soit une bonne idée. L’argent, la réputation, ça rentre pas en compte avec le mec que c’est. » Il a de l’importance pour lui… Ca se sent. Si elle est si mal, c’est peut-être parce que ses sentiments ne sont pas éteints, qu’elle l’aime toujours. Avec tout ce qu’il lui a fait subir, il peine à suivre, ne comprend pas pourquoi son cœur tambourinerait pour cet énergumène, mais il ne peut laisser de côté cette option. Il a fait partie de sa vie pendant assez longtemps pour qu’elle y pense encore après deux ans sans lui. Forcément, ça ne lui plaît pas. Elle mérite bien mieux qu’un type qui l’enfonce plus bas que terre, qui ne l’aide pas à s’accepter, qui ne lui donne pas des ailes. Il a réussi à créer une dépendance assez forte pour qu’elle lui pardonne ses erreurs et aujourd’hui, il revient comme une fleur avec son bonheur qu’il lui met envoie en pleine figure. La raison de son mal être est justifiée. « T’as bien fait de m’envoyer ce message. » A rester dans son coin, Lana aurait déprimé. Même suite à leur discussion de la dernière fois, Erio reste disponible si elle en a besoin et il le montre encore maintenant. Si son rapport n’était pas terminé, il aurait remis ça au lendemain. Quand Lana ne va pas bien, ce n’est pas à cause d’une araignée rôdant sous son lit, c’est grave. Et il en a la confirmation avec la nourriture qui la tente. « J’devrais peut-être mettre un verrou à ce frigo de temps à autre. » dit-il, en essayant d’alléger la situation. Ca le touche qu’elle ose lui parler de ça. Ce sujet est tellement difficile à gérer pour elle, mais au lieu de céder à la tentation, Lana l’a contacté. Ca veut dire beaucoup. La confiance qu’elle lui accorde, il y tient et espère en être digne.

Au contact de sa main sur sa joue, Erio ferme les yeux un instant, profitant de ce contact qui lui fait tant de bien. Ca l’apaise. Il aime ce qu’elle lui fait avec tant de naturel, sans qu’il n’ait à lui demander, sans qu’il ne pense à la repousser. Entre eux, c’est bien plus qu’une attirance physique. « Et toi tu sautes sur l’occaz’ pour changer de sujet. T’es franchement pas discrète. » Il l’attrape par la taille, la soulève et la place face à lui, de sorte à ce que ses jambes soient de chaque côté des siennes, que son corps se rapproche du sien. « C’est d’toi qu’on parle, pas d’moi, mais ça va. » S’il se permet de lui répondre aussi vaguement, c’est parce qu’il sait qu’elle ne lui lâchera pas la grappe, qu’il souhaite également la rassurer avant de revenir sur le sujet principal. Fabio. « Tu devrais revenir sur ta parole, les envoyer à une autre agence pour qu’ils se démerdent. » Il connait déjà la réponse. Lana est une bosseuse et n’a qu’une seule parole, mais là, ce serait justifié. Elle peut se permettre de faire machine arrière si elle le souhaite. « Ton ex est un sacré connard quand même. J’en reviens pas comment il enfonce le clou. » Peut-être qu’innocemment, s’il est idiot, il n’a pas vu le mal et a cru que Lana était passé à autre chose… Mais c’est vraiment lui trouver des excuses. Lui, il n’aurait jamais fait ça, quand bien même de l’eau aurait coulé sous les ponts. Faut pas être débile pour se dire que c’est étrange. « Tu l’aimes encore ? » La question lui brûle les lèvres. Ils ont déjà eu une conversation similaire lors de l’entraînement de baseball, après la tornade Alessia, mais là, ça semble d’actualité plus que jamais. « C’est de le voir refaire sa vie qui te dérange, ou le fait qu’il soit passé à autre chose et pas toi ? » Ca lui fait mal de se dire qu’elle ne l’a pas oublié, que sa place est bien plus importante dans sa tête, que celle qu’il a doucement pris, petit à petit, mais il ne peut la blâmer pour ça. Erio souhaite qu’elle n’attende rien de lui, alors comment peut-il attendre quelque chose d’elle, de son côté ?


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Sujet: Re: [Terminé] Besoin de tes bras.... l Erio ( le Lun 18 Déc 2017 - 9:57 )
Comme elle s’y attendait, Erio n’approuve pas l’idée que Lana soit l’organisatrice de mariage. Elle comprend son point de vue, aurait donné exactement le même conseil censé si ça avait été une de ses amies qui était à sa place… Mais voilà, c’est tout le problème : Lana n’est pas censée, quand on en vient à Fabio. Malgré les années, il a continué à garder cette drôle d’emprise sur elle qu’il a réussi à se construire au fil de leur relation. Encore aujourd’hui, quand elle fait un écart, quand elle prend un peu de poids, c’est son visage qu’elle imagine la réprimander. Et là de le voir, heureux, la regardant comme une amie du passé… Ca lui a fait un choc, c’est clair. Il semble avoir tout oublié, ne pas faire cas de leur relation depuis plus de trois ans alors qu’elle, dans son cœur, c’est encore marqué au fer rouge. « J’avais besoin de te voir. » Lâche-t-elle, tout simplement, quand il lui parle de son message. Et c’est vrai que c’est de sa présence dont elle avait besoin. Pas d’une autre personne, de lui. Elle fait confiance en son jugement mais surtout ses bras sont devenus au fil du temps le meilleur des refuges. Grâce à lui, elle se sentirait presque bien ce soir. « Ce serait peut-être pas si mal, en effet. » Murmure-t-elle, dans un sourire triste. Son rapport avec la nourriture, c’est quelque chose de compliqué pour elle mais elle compte sur Erio pour ne pas la juger. Aujourd’hui, contrairement à la dernière fois, elle a pris une autre décision, celle de résister et de se battre : c’est déjà un progrès en soi. Et là, dans ce lit, avec sa présence, l’envie urgente de faire un tour dans le frigo semble s’éloigner petit à petit. Au lieu de ça, Lana préfère se concentrer sur son colocataire, ses besoins, son état… Mais Erio comprend vite son manège. « Ok, tu m’as eu. » Dit-elle simplement, alors que ses bras viennent s’enfermer autour de son cou, une fois qu’Erio la positionner en face de lui. Lana le regarde, attentivement, et ne peut s’empêcher de remarquer une nouvelle fois ses traits tirés. « On peut aussi parler de toi, ça n’empêche rien. Tes cernes, elle m’inquiète. » De toute façon, Lana s’inquiète toujours pour Erio. Depuis qu’il a quitté temporairement l’appartement, elle ne peut pas s’empêcher à un moment ou à un autre de la journée de se demander ce qu’il fait, où il est, si ça va. Elle l’a dans la peau, littéralement, et ses sentiments pour lui ont explosés encore plus à sa figure depuis leur éloignement forcé par les circonstances. Il lui manque en permanence. « C’est mon job. Quand je m’engage à quelque chose, je m’y tiens. Je l’aurais jamais fait si j’avais su que c’était lui, à la base, mais ce qui est dit est dit. Je reviendrais pas dessus. » Quand bien même cela piétine son petit cœur. Fabio a été malin, sur ce coup là, en débarquant en retard au rendez-vous. Si elle l’avait vu arriver directement avec Ilona, Lana n’aurait pas pris cet engagement. « Il voulait peut-être juste le meilleur pour sa future femme. » En oubliant ce que pourrait penser Lana, au passage. Mais si c’est le cas, c’est vrai qu’il a fait le bon choix : objectivement, Lana est parmi les meilleures organisatrices sur Naples. Elle se défonce, ne compte pas ses heures et rend toujours un travail impeccable. Quand on lui confie sa soirée, on peut dormir tranquille. « Quoi ? » Un instant, Lana se fige, incapable de répondre à sa question. Ses sentiments restants pour Fabio, ça a toujours été quelque chose de compliqué pour elle. Autant, elle est à présent sure de ce qu’elle ressent pour son colocataire, autant c’est le flou complet pour son ex. Mais est-ce qu’on peut vraiment aimer deux personnes en même temps ? « J’crois pas… » C’est la réponse la plus honnête qu’elle puisse lui donner sur le moment. « J’sais pas… Il a toujours eu cet espèce de pouvoir sur moi. C’est difficile à expliquer et c’est aussi totalement stupide, je sais. » Ce pouvoir, c’est celui d’un pervers narcissique manipulateur qui a refermé lentement sa toile pour elle. L’esprit raisonnable de Lana le sait mais il peine à se faire entendre. Même après deux ans, elle continue à nier l’évidence. « Il m’a toujours dit qu’il voulait jamais se marier, Erio. Et là, il se ramène comme une fleur, avec une nouvelle fille de dix ans de moins que moi et il me demande comme si de rien n’était d’organiser tout ce bazar. Comme si on avait rien vécu ensemble. Voilà, ce qui me dérange. » Lâche Lana, les yeux brillants. Elle a l’impression de n’avoir été qu’une poussière négligeable dans sa vie, là où il a un peu trop chamboulé la sienne. Lana semblait pourtant être en voie de passer à autre chose mais son retour dans sa vie a envoyé valser ses certitudes, au plus mauvais moment. Elle se sent perdue. « Tu sais quoi ? J’ai plus envie de parler. » Dit-elle, alors que sur un coup tête, sa tête fonce dans son cou où elle dépose plusieurs baisers, mêlés à quelques larmes. Non, elle n’a plus de parler. Ca réveille trop de souvenirs, trop de blessures en elle.


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Sujet: Re: [Terminé] Besoin de tes bras.... l Erio ( le Lun 18 Déc 2017 - 23:29 )
Et il est là. Toujours. Ses parents seraient encore éveillés qu’il serait passé pour l’épauler si elle l’avait voulu. Parce qu’elle est devenue l’une de ses priorités. A l’instant T, plus rien n’a autant d’importance. Son travail difficile, les affaires résolues, mais qui le travaillent, celles dont il n’arrive pas à voir le bout, son père enfermé dans une prison qui lui pourri la vie sans même le savoir, sa mère buvant bouteille après bouteille dès lors qu’un coup de blues lui prend, ou encore le fait que sa frangine ne fréquente pas les bonnes personnes, sans oublier Mila qui refait surface. Tout ça, il zappe, laisse de côté ses problèmes uniquement pour se focaliser sur la femme en détresse pour qui il aimerait faire bien plus qu’une simple étreinte, mais c’est tout ce qu’il a. Des bras se voulant réconfortant, des gestes tendres et de l’attention qui n’appartient qu’à elle et ses tracas. Alors, quand elle lui propose de parler de lui, Erio secoue la tête, refusant une deuxième fois de se livrer. Un autre jour, pas ce soir, mais il tient à la rassurer, sentant qu’elle en a besoin. « Tu l’as dit, j’bosse trop. J’dors peu, ça s’justifie. Tu commences à m’connaître. » Il ne compte pas ses heures et peut rester au bureau des journées entières, en s’autorisant quelques siestes de temps à autre. Il tient le coup, ne se plaint pas. Ceux qui sont à plaindre, ce sont ces personnes ayant besoin de ses services. « J’me prendrai une bonne nuit complète d’ici peu. T’en fais pas, c’est ok. » insiste-t-il, droit dans les yeux. C’est vrai, il s’est montré un peu bougon dans la soirée et leur histoire le déstabilise beaucoup, notamment parce qu’il se sent perdu dans tout ce qu’il ressent pour elle et ce qu’il ne devrait pas ressentir. Perdu entre sa raison et son cœur qui se battent sans cesse. L’un comme l’autre espèrent remporter, mais n’arrivent pas à se mettre d’accord sur le choix final à prendre. Et c’est probablement la plus grande source de son mal-être du moment. « C’est pour toi que j’suis là ce soir. » Pas pour lui. Erio a toujours été honnête avec elle et il tient à garder cet aspect, qu’elle puisse lui faire confiance dans n’importe quelle situation, mais là, il ne veut pas discuter de ce qui ne tourne pas rond dans sa tête, préfère la tenir éloignée pour tenter de la relever un peu de cet enfer dans lequel elle se trouve. « C’est pour toi que j’m’inquiète. Et si tu veux vraiment savoir… » En douceur, il dépose un baiser sur le bras gauche qui encercle son cou, glisse ses lèvres jusqu’à sa main. « Tant que t’iras pas bien, j’irai pas totalement bien non plus. Tu sais ce qu’il te reste à faire… T’as mon moral entre tes mains, Giaccomo. » Son ton est léger. Erio tente de faire un peu d’humour, mais ce qu’il dit est réel. Il a l’impression d’être lié à elle. Il l’a senti à la réception du message. Son cœur s’est emballé en songeant à son état, avec la frustration de ne pas connaître la raison et maintenant qu’elle ne lui est plus inconnue, il est agacé. Ce type n’a vraiment aucun remord. C’est lui qui a mis fin à leur relation, qui lui a fait beaucoup de mal et aujourd’hui, ne tenant pas compte de ses détails importants, revient comme une fleur. Ce n’est pas de la naïveté, mais de la méchanceté. C’est volontaire. Est-ce que c’est fait pour se valoriser une nouvelle fois ? Pour s’assurer qu’il est toujours dans l’esprit de celle qui l’aimait à en mourir ? Ca doit faire du bien à son égo, mais c’est dégueulasse. « T’es têtue, c’est chiant. C’est à toi que ça fait le plus de mal. Lui, il s’en fout. » Lana devrait tout de même y penser. Elle s’est engagée auprès d’eux seulement aujourd’hui. Si elle les appelle dès la première heure, ils auront encore le temps de trouver une autre organisatrice de mariage. En même temps, elle donnera sans doute à Fabio ce qu’une part de lui attend : lui prouver par cette annulation que contrairement à lui, elle n’a pas tourné la page. Est-ce que la fierté est plus importante ? « Nan, arrête. Un mec sensé n’engage pas son ex pour organiser son putain de mariage. Te mets pas des œillères. Ce bouffon est en train de se jouer de toi, encore. » Erio, un brin paranoïaque, lui donne le mauvais rôle. Celui du type manipulateur qui sait ce qu’il fait, sans lui donner droit à la présomption d’innocence. A moins qu’il soit stupide. Les deux peuvent se marier. « En tout cas, j’vais te dire, sa nana est pas très futée. Il a du fric ? » Ou alors, la jalousie ne fait pas partie de ses traits de caractère. Deuxième option, elle souhaite le tester avant de s’unir pour la vie. Dans les deux cas, il faut être dingue.

La réponse n’est pas claire. Son cœur se resserre, ses doigts se resserrent sur sa taille, la jalousie s’installe en lui, le pique à vif. Erio n’a jamais été comme ça. Envier les gens, ce n’est pas son truc. Pourtant, sa vie n’est pas la plus simple à gérer, mais il ne lui est pas arrivé de songer à ce qu’il serait devenu si son père avait été celui d’un ancien voisin, ou si son père n’avait pas été un meurtrier. Mais là, un court instant, il envie Fabio pour avoir encore l’amour inconditionnel de Lana. Son ex ne se rend pas compte à quel point il avait une sacrée chance de l’avoir auprès de lui. A travers les nombreuses épreuves qu’ils ont traversées ensemble, Lana est restée, s’est accrochée tant bien que mal, a subi. A ses yeux, cette rupture n’est pas mauvaise, est même libératrice. Dans la tête de Lana, c’est autre chose. « Franchement, tu regrettes ? Toi qui essaies de voir le positif, regarde, t’as un gros point qui l’est. Tu passes pas ta vie dans les bras d’un sacré connard. » Il ne l’aurait pas rendue heureuse. Sa maladie, il l’aurait empirée. Ce corps, Lana aurait continué à le détester, le haïr peut-être. Elle se serait enfoncée, jusqu’à ne jamais pouvoir se relever. « C’est pas parce que votre histoire n’a pas compté pour lui, que c’est une fin en soi. Ce type s’est foutu de toi. Si tu tiens tellement à organiser ce truc qui se peaufine… Montre-lui que ça va, qu’il a pas réussi à te détruire. » Parce que si elle l’était autrefois, ce qu’il voit là, face à lui, c’est une Lana qui se reconstruit. Elle sourit, s’amuse et aujourd’hui encore, elle se montre combattive en disant merdre à sa boulimie. Erio resserre ses bras autour d’elle, penche la tête sur le côté et ferme les yeux au contact de ses lèvres sur son cou. C’est agréable, il ne peut le nier. Ca lui a manqué de ne pas la sentir proche de lui et il pourrait faire comme elle veut, ne plus en parler, mais il sent à travers les gouttes salées qui s’écrasent sur sa peau qu’elle ne va vraiment pas bien. Il passe sa main dans sa chevelure, puis l’oblige à relever la tête. Ses deux mains se posent sur chaque côté de son visage et tandis qu’il approche le sien, il murmure : « Tu comptes pas pour lui, tu comptes pour moi. Je t’ai dans la peau, bébé. » Avant même qu’elle puisse répondre, Erio presse sa bouche contre la sienne. Son cœur est en train d’exploser. Ce baiser qu'il ne devait pas lui donner, ces lèvres qu'il s'était promis de ne plus embrasser de nouveau, Erio en avait vraiment envie.


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Toi, tu es comme un aimant et moi le métal et me rapprocher de toi devient vital. Juste d'y penser je sens mon cœur qui bat. Oh, moi, je ne suis pas dans mon état normal, car ce que je ressens n'est pas très banal. Moi je veux respirer ce parfum dans ton cou, permet-moi de te dire à l'oreille des mots doux que tu y penses encore quand je suis loin de toi. Tout doucement, te prendre dans mes bras, lentement t'embrasser, m'inscrire sur le mur de ta vie, de ton passé. Je sais aujourd'hui que toi seul me guideras.
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Sujet: Re: [Terminé] Besoin de tes bras.... l Erio ( le Mar 19 Déc 2017 - 16:09 )
Bien sûr, qu’elle le connaît. Sur le bout des doigts, au point de s’inquiéter assez vite de sa petite forme qui se lit sur son visage. Ce n’est pas seulement une manière de dévier la conversation pour Lana, c’est aussi une réelle inquiétude : quand on en vient au travail, Erio n’est pas raisonnable. Il prend ses affaires à cœur et elle le sait, même s’il évite soigneusement de lui en parler. Il juge son univers trop sombre, certainement, pour la naïveté et la gentillesse de Lana. Et c’est vrai qu’elle est à l’opposé de ce monde : des meurtres, des viols, des agressions…Elle, elle essaye de voir la beauté de ce monde, la solidarité que peuvent avoir parfois les Hommes dans les moments difficiles. Mais cet autre monde-là, ça fait partie d’Erio. A partir de ce moment-là, elle ne peut plus l’ignorer. « T’as intérêt. T’es pas une machine, t’as besoin de te reposer aussi. » Son boulot ne doit pas se faire au détriment de sa santé. Ca ne serait pas lui rendre service à lui ni aux victimes qui auront besoin de lui à l’avenir. « Et puis pense aux filles. T’es quand même vachement moins beau, avec tes traits tirés, là. » Dit-elle, en essayant de faire de l’humour même si sa crainte est bien réelle. Puis Lana soupire, comprend qu’Erio ne transigera pas et que ce soir, c’est elle qu’il veut au centre de l’attention.. Ce baiser sur son bras, la manière dont il lui parle, s’inquiète pour elle, ça la touche. Il parvient même à la faire véritablement sourire quand il met son destin entre ses mains. Alors, vaincue, elle finit par céder. « Ok. On reparlera de ça la prochaine fois. » En partie du moins. Car comme il le dit par la suite, Lana est têtue. Que ce soit pour cette histoire de mariage mais aussi pour le bien-être de son colocataire. « Peut-être bien qu’il s’en fout, mais pas moi. Je ne donne pas ma parole en l’air comme ça. » Quand elle s’engage, ça veut dire quelque chose pour Lana et si elle revenait dessus aujourd’hui, ce serait comme trahir ses principes. Fabio lui a déjà pris beaucoup mais il ne lui retirera pas ça. Alors peut-être que oui, c’est stupide de s’entêter à ce point mais Lana est comme ça : un peu trop bornée pour son propre bien-être. Alors peut-être qu’il se joue d’elle mais tant pis, elle saura être plus forte que ça. Il le faut. « Elle est jeune et elle lui fait confiance, c’est tout… C’est plutôt elle qui a beaucoup d’argent, si j’ai tout compris. » Et en plus, elle est plutôt jolie. Elle a tout pour plaire, en fait, et voilà qu’elle se retrouver avec quelqu’un comme Fabio… A croire qu’il les fait toute tomber comme des mouches.

« T’as le don pour présenter les choses, toi. » Dit-elle, en se permettant même d’échapper un rire bref, minuscule petit miracle au vu de son état. Erio est cash, comme toujours, un peu maladroit mais Lana ne peut s’empêcher de trouver la manière dont il tente de lui remonter le moral profondément mignonne. Peut-être que oui, au fond, elle n’a rien à regretter de cette rupture. Parce que si elle n’en était pas passée par là, déjà, elle ne l’aurait sans doute jamais connu lui. « Et d’accord, admettons que cette rupture ait été une bonne chose, j’ai quoi à lui mettre dans la vue pour le lui montrer ? J’suis toujours la célibataire triste qu’il a mis dehors avec ses valises. » Pas tout à fait, en fait. Elle s’est ré-ouvert aux hommes, véritablement, grâce à son colocataire. C’est loin d’être parfait ce qu’ils ont et c’est sur le point de se terminer avec cette dead-line qui approche mais elle n’est plus exactement qui elle était il y a encore de ça quelques mois. Lana le sait mais ce soir de déprime, elle peine à le voir. « J’vais faire ça ouais. Je vais lui montrer que ça ne m’atteint pas, que je peux être une professionnelle. » Demain, seulement. Ce soir, elle se permet d’être triste de ce coup du sort qui lui tombe sur le nez au plus mauvais moment, alors qu’entre elle et Erio, c’est un immense bazar. Et ce qu’il se passe par la suite n’aide pas les choses à s’arranger. Son regard, ses paroles, et ses lèvres qui touchent par la suite les siennes suffisent à Lana pour perdre tout contrôle. Elle en oublie complètement Fabio, s’accroche à cette tendresse teintée de passion qu’il lui offre. Sa phrase résonne dans sa tête alors qu’elle prolonge le baiser, l’attire un peu plus à elle, le cœur au bord de l’implosion. Sa tristesse s’envole en fumée alors que son être se concentre uniquement sur les sensations qu’il éveille en elle. C’est fort, ça l’écrase mais ça la libère aussi en même temps. « Juste pour cette nuit… » Murmure-t-elle alors que le baiser cesse. Faire une entorse à la règle juste pour cette nuit, voilà ce qu’elle lui demande. De toute façon, leur relation au départ en apparence si huilée part totalement en vrille depuis longtemps déjà. Lana ne lui laisse même pas le choix de s’y opposer et lui vole un baiser supplémentaire. Quand elle termine, elle pose son index sur sa lèvre inférieur, la fixe un instant avant de relever la tête pour plonger dans ses yeux et d’ajouter : « … Pour se dire au revoir comme il faut. » Cette décision qu’elle doit prendre dans quelques jours, il la connaît déjà, elle en est certaine. Alors oui, il l’a dans la peau. Elle aussi. Mais ça n’empêche pas Erio d’être indomptable et Lana d’en vouloir plus. Le fait de voir son ex se marier bientôt n’a finalement qu’encore plus enfoncer le clou dans sa décision, là où elle aurait voulu pouvoir changer d’avis. Et c’est peut-être ça qui ne fait que la rendre encore plus triste, ce soir. « Tu me manqueras. » Affreusement. Même si elle continuera à le voir tous les jours, ça ne sera pas pareil.


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Sujet: Re: [Terminé] Besoin de tes bras.... l Erio ( le Mer 20 Déc 2017 - 0:30 )
Dans ses souvenirs, Erio a déjà eu des personnes pour lui dire que son travail prenait trop de place, qu’il ne se reposait pas assez, mais ça n’a jamais eu aucun impact sur lui et ses décisions. Ses collègues comprennent, ils vivent dans le même monde et bien qu’ils ont plus de recul sur les affaires, prennent les choses très à cœur aussi. L’un est d’ailleurs en instance de divorce, lui a conseillé récemment de faire attention à sa vie et à ce qu’il voulait réellement. C’est le plus jeune, alors ils se font parfois un peu de soucis, lui disent de rentrer lorsqu’ils sentent que c’est nécessaire, mais n’insistent plus vraiment, sachant très bien qu’Erio est obstiné et qu’il n’écoute rien. Lana, il l’écoute. Ces attentions qu’elle lui porte, son inquiétude qu’il lit dans ses yeux, dans les mots qu’elle emploie, ça ne peut que le toucher. « C’est pour ça qu’il y a ça. » Il désigne ses biscottos, comme sa mère les définit. Cette note légère clôture définitivement le sujet sur lequel il ne souhaite pas revenir, préférant se focaliser sur ses tracas, à elle. Parce qu’il s’inquiète pour elle, de la même façon qu’elle s’en fait pour lui. Ce Fabio qui revient dans sa vie, c’est un parasite. Il s’est immiscé dans sa vie, disparaît pour mieux réapparaître et ça, Erio ne l’accepte pas. Il lui a fait assez de mal comme ça. C’est son boulet qui l’a envoyé vers le fond de l’océan, qui semble encore accroché à sa cheville et lui, il a beau lui prendre sa main pour la tirer vers la surface, il galère. Cette organisation, il la voit d’un très mauvais œil, craint pour sa colocataire. Elle qui lui parlait de sa santé, la sienne est bien plus proche de la perdition. « Elle est naïve quoi. » Trop jeune pour se rendre compte que le type qui l’accompagne est un imposteur, ne ressemble pas au type de rêve qu’elle s’imagine sans doute. Peu importe, c’est son problème. Il n’ira pas la plaindre pour se marier bien trop rapidement. Il le pense depuis des années : l’union, c’est du n’importe quoi. C’est s’emprisonner auprès d’une personne pour la vie, sans avoir la certitude que tout se terminera bien. Quand il voit un couple comme Adamo et Delia, son avis s’effrite, des doutes s’installent… Surtout depuis que son cœur bat avec force pour ce brin de femme qu’il est sur le point de laisser partir. Et c’est peut-être bien mieux comme ça, Erio tente de s’en convaincre. « Quoi ? C’est vrai nan ? » Sa franchise, toujours, mais au moins, ça la détend, la fait rire et même s’il ne cherchait pas un moyen de provoquer ce son dans l’absolu, ça lui fait grand bien de l’entendre. « Et quoi ? T’as quelque chose à lui prouver à part lui montrer que tu t’en sors bien ? » Lana lui donne trop d’importance. Ressentir ce besoin de lui en mettre plein la vue, de lui faire comprendre qu’elle aussi, à avancer, ce n’est pas sain, mais l’ignorer est peut-être bien plus difficile que ça n’y paraît. Erio n’a jamais connu l’amour, ne sait pas ce que c’est de ressentir des choses aussi fortes, d’avoir quelqu’un dans la tête au point de ne pas l’oublier facilement. Pas avant Lana. « Franchement, quand je t’ai connue, t’étais… Déprimée. J’compte même plus les fois où je t’entendais pleurer. » Il se souvient de ses sanglots, de lui ouvrant la fenêtre, n’arrivant pas à dormir, des cigarettes qu’il fumait comme un pompier – qu’il continue toujours de fumer –, des questions qu’il se posait sur elle, sur ce passé douloureux qu’elle traînait avec elle. « Regarde-toi aujourd’hui. Tu résistes à la bouffe, tu sors, tu t’amuses, tu te surpasses. T’as été capable de voir des mecs. C’est ça que j’appelle avancer, pas s’mettre la corde au cou avec une nana qui l’intéresse juste pour ses quelques années en moins, tu vois. » Il est superficiel et Erio s’en moque complètement. Ce n’est pas un homme pour Lana. « Ouais… Montre-lui ça. Te voir lui tourner le dos, ça le fera chier. Il est pas obligé de savoir qu’il a foutu le bordel dans ta caboche. » Il l’encourage pour ça, même s’il est inquiet quant à ce qui va se passer réellement.

Ses sentiments pour elle sont suffisamment intenses pour qu’il ressente le besoin de la protéger, lui montrer qu’elle ne compte peut-être pas pour son ex, mais qu’elle compte pour quelqu’un d’autre. Pour lui. Et elle doit s’en douter au contact de ses lèvres sur les siennes. Les baisers ont de l’importance pour Erio, il le lui a déjà confié. Elle lui est si spéciale… Il n’y a qu’avec elle qu’il souhaite faire des exceptions à ses principes. Et il aimerait tout envoyer bouler, toute cette liberté à laquelle il tient tant et qui ne lui fait plus si envie que ça à certains moments. Le reste du temps, il est bien content de ne rendre des comptes à personne. Mais est-ce que c’est ce qu’il fait avec Lana, lorsqu’elle demande de ses nouvelles et qu’il lui dit qu’il est encore en service ? Est-ce que ce n’est pas tout simplement pour lui donner des nouvelles sans ressentir aucune forme d’oppression ? Erio hésite cependant, mais tout s’envole au contact de cette bouche qu’il aime tant. Il le savait, qu’il aurait du mal à s’en passer, mais ne se doutait pas à quel point. « Juste une nuit. » répète-t-il, tandis qu’il embrasse son menton à plusieurs reprises avec plus de vivacité. Ce sont des adieux, il le sent. Cette décision qu’elle doit prendre, il la connaissait déjà auparavant, mais en a à présent la certitude : c’est terminé. Elle va tourner la page, passer à autre chose, tomber amoureuse d’un bon gars, se marier, comme elle le souhaite, avoir des gamins qui courent partout. Elle va avoir cette vie à laquelle elle tient tant. « Toi aussi. Beaucoup. » Elle lui manque déjà. Son cœur se resserre, la boule au creux de son estomac le bouffe de l’intérieur. Il n'a pas envie que ça s'arrête, mais il n'est tellement pas apte à lui donner plus que ça, qu'il sait qu'il doit la laisser partir. Pourtant, il tient réellement à elle, à ce qu'ils ont. Alors, ce soir, si c'est la dernière, Erio compte bien en profiter.


Erio & Lana
Toi, tu es comme un aimant et moi le métal et me rapprocher de toi devient vital. Juste d'y penser je sens mon cœur qui bat. Oh, moi, je ne suis pas dans mon état normal, car ce que je ressens n'est pas très banal. Moi je veux respirer ce parfum dans ton cou, permet-moi de te dire à l'oreille des mots doux que tu y penses encore quand je suis loin de toi. Tout doucement, te prendre dans mes bras, lentement t'embrasser, m'inscrire sur le mur de ta vie, de ton passé. Je sais aujourd'hui que toi seul me guideras.
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Sujet: Re: [Terminé] Besoin de tes bras.... l Erio ( le )
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