Revenir en haut
Aller en bas


 

- [Terminé]Les retrouvailles, après l'éloignement l Erio -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Résidences
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivant
Lana Giaccomo10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t1604-lana-be-my-friend-hold- http://www.ciao-vecchio.com/t1630-lana-broken-inside#33911
ID : Mary
Faceclaim : Rachel Bilson ©leeloo_59(avatar) .beylin (code signature) , Ealitya & mrs chaplin (gif)
Multi-comptes : Lucy la sportive, Leïla la droguée
Messages : 2787 - Points : 3025

Âge : 33 ans (23 mai)
Métier : Organisatrice de mariage. Est une passionnée de la danse mais n'a jamais eu le courage d'en faire son métier
Sujet: [Terminé]Les retrouvailles, après l'éloignement l Erio ( le Mer 20 Déc 2017 - 12:18 )
« T’as drôlement réussi depuis ses deux ans d’empêche, je suis fier de toi. » Lana soupire. Aujourd’hui, elle a un rendez-vous d’un peu moins d’une heure avec Fabio, pour choisir les faire-part de son mariage. Ils sembleraient que les futurs mariés aient une organisation bien huilée, s’étant séparés différentes parties du mariage à organiser : lui les faire-part, le gâteau, le traiteur et elle les fleurs, les plans de table, la décoration… Ce qui fait que dans ce mode de fonctionnement très particulier, Lana n’aura pas souvent affaire aux deux mariés ensemble mais séparés l’un de l’autre. Autant ça ne la dérange pas avec Ilona, autant Fabio c’est autre chose. « Merci. » Répond-t-elle, sèchement, alors qu’elle lui présente un nouveau modèle qu’il balaye une nouvelle fois d’un revers de la main. Elle n’a pas besoin de sa fierté, en fait. Dans son boulot, elle s’est toujours construite toute seule, sans son aide. « Lana, est-ce qu’on pourrait juste essayer de se parler normalement ? Ca fait deux ans… Et j’étais très con, à l’époque. » Lana tique, posant un regard intrigué sur son ex petit-ami. C’est bien la première fois, qu’elle l’entend avouer ses torts comme ça. Du temps où ils étaient ensembles, il avait toujours rejeté la faute sur elle au sujet de ses propres tromperies. L’envie de lui demander de poursuivre, de s’expliquer sur ses actes est là, mais la petite voix d’Erio résonne dans sa tête. « On continue, tu veux. » Dit-elle d’un ton plus neutre néanmoins, avant de lui montrer une nouvelle esquisse. Ne pas montrer que ça la touche, faire comme si tout ça n’était plus rien pour elle. C’est ce qu’elle doit faire. Il faut qu’elle le fasse.

Il est 18h30 et Lana sort de sa boutique, pour rejoindre rapidement ses parents laissés à l’appartement. Toute la matinée, c’était atelier crêpe et le fait est que les crêpes de Delia ont fini totalement brûlées, comme toujours. Adamo s’est moqué d’elle, suivie par Lana et toute cette petite scène s’est terminé en bataille de pâte à crêpe partout dans la cuisine. La jeune femme ne retient pas un sourire quand elle entre dans l’appartement et observe la cuisine, pas encore totalement remise du combat du matin. L’endroit, étrangement, est totalement désert. Jusqu’à ce que Delia sorte en trombe de la chambre d’Erio, les cheveux à moitié en bataille. « Ma chérie, je croyais que tu ne rentrais pas avant 30 minutes. » Lana lève un sourcil alors que son père sort à son tour, fuyant étrangement son regard. « J’ai fait en sorte d’écourter la réunion pour venir vous rejoindre plus tôt mais… Oh non ! » L’esprit de Lana fait enfin le lien avec les différentes choses qui viennent de s’écouler devant ses yeux. Elle a l’impression de revoir la scène qui s’est passé à l’arrivée de ses parents, mais de l’autre côté de la barrière. « Oh non, me dites pas que… AH ! » Ok, ses parents sont des êtres humains, ont des besoins et sont encore jeunes… Mais ça, c’est autant de détail que Lana met souvent volontairement de côté. Là, elle ne peut s’empêcher d’avoir une image en tête et, franchement, c’est vraiment dégueulasse. « Tu sais, ma chérie, ton père et moi… » Et le discours qu’attaque sa mère n’arrange pas vraiment les choses, Lana sentant la confirmation arriver. Heureusement, son père vient à sa rescousse. « Delia, c’est bon. Tu veux prendre quelques minutes dans ta chambre pour oublier tout ça et revenir comme si de rien n’était, hein ? » Lana hoche immédiatement la tête. Adamo connaît bien sa fille : dans ce genre de situation gênante, rien ne vaut la fameuse politique de l’autruche.

Son portable se met à sonner à l’instant même où Lana referme la porte. Un sourire s’installe sur son visage, en même temps que son cœur se pince. Erio. L’échange est bref et se conclut par son futur passage à l’appartement, dans une heure. L’idée est à la fois aussi excitante que terrifiante pour la jeune Italienne. Depuis qu’ils se sont dit « aurevoir » et qu’elle l’a vu quitté sa chambre, il lui manque, terriblement, mais elle redoute de l’avoir en face d’elle de nouveau. Elle ne sait pas comment réagir. « Bon, je vais me doucher et me débarrasser de mes vieux vêtements de la journée, essayez d’éviter de… faire vos trucs, pendant ce temps, hein. » Lâche Lana après avoir ouvert en grand la porte de sa chambre, filant droit à la salle de bain sans un regard direct vers ses parents, encore hantée par des images difficiles. « Oh, et Erio passe ce soir. » Dit-elle d’un ton faussement léger avant de refermer la porte de la salle de bain sur elle. Erio passe ce soir, et elle veut être prête. Elle passe donc un bon quart d’heure dans la salle de bain, puis quinze minutes supplémentaires pour choisir sa tenue, bien éloignée du sac à patate qu’il lui avait conseillé. Lana opte pour une petite robe rouge avant de retourner à la salle de bain dix minutes de plus, pour se maquiller très légèrement, histoire de faire mine de ne pas avoir voulu s’apprêter alors que c’est tout le contraire. « C’est bon, t’as enfin fini ton cirque ? Les femmes et leurs manies. » Lâche Adamo, grognant au moins pour la troisième fois depuis qu’elle a débuté de se préparer. « Tu es magnifique, ma chérie. » Rajoute Delia, radieuse en la voyant sortir de la salle de bain. « Ah bon ? J’ai juste mis un truc, comme ça… » Adamo, ne peut pas s’empêcher de rire. Le fait est que, les autres soirs, Lana les avait passés dans un vieux pantalon de pyjama. Là, c’est autre chose, et il a son avis sur la question. « Ca a l’air d’aller mieux, toi. » Murmure-t-il après s’être approchée d’elle pour ne pas que sa mère entende. Lana fait mine de ne pas comprendre, et heureusement, est sauvée par le gong ou plutôt par la sonnerie de l’appartement. « Je vais ouvrir ! » Dit-elle, étonnée qu’Erio n’entre pas directement comme à son habitude, mais la situation est un peu particulière avec la présence de ses parents. Lana se presse, mais pas trop pour que ce soit remarqué avant d’ouvrir la porte, son cœur partant en embardée. « Salut. » Dit-elle simplement, en restant plantée là, le regard fixé dans ses yeux. Il est là. Il est beau. Et elle, elle est totalement chamboulée.


Erio & Lana


Je ne squatterais plus les rues de ma peine. Quand je suis perdue, j'veux que tu me ramènes. Je veux qu'on fasse bien, je veux qu'on aille loin et qu'on traîne.


Dernière édition par Lana Giaccomo le Mar 26 Déc 2017 - 13:32, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Erio MazzeiToujours frais après un litre de café
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t1361-erio-i-don-t-want-to-li http://www.ciao-vecchio.com/t1460-erio-i-m-not-a-perfect-person
ID : Ealitya, Sandrine (ou Alice)
Faceclaim : Jesse Soffer ©.sassenach
Multi-comptes : Caitlin, Dante, Demetrio, Loris & Stefan
Messages : 792 - Points : 3153

Âge : trente-deux ans.
Métier : lieutenant de police à la brigade criminelle.
Sujet: Re: [Terminé]Les retrouvailles, après l'éloignement l Erio ( le Jeu 21 Déc 2017 - 0:05 )
Lana lui manque. Un peu, beaucoup, à n’en plus finir. En touchant la peau de cette demoiselle à la chevelure dorée, Erio tente de la mettre dans un coin de sa tête, à défaut de pouvoir l’oublier, mais la frustration est là. Le goût de la chair de l’inconnue n’est pas aussi sucré que celle qu’il a goûté pour la dernière fois il y a trois jours déjà. Le souffle qui s’accélère n’a rien de comparable avec la sien. Il ne l’inspire pas, ne lui donne pas envie de flirter, de la faire languir. Son corps est bien beau, mais il n’est pas le sien. Son sourire est inexistant et lorsque ses doigts fins agrippent son bras pour le ramener vers elle, que ses lèvres s’approchent des siennes, Erio pose son index sur sa bouche. Ce serait tellement facile s’il y arrivait, s’il pouvait retirer tous ses principes, mais il a encore le souvenir de ce dernier baiser qu’ils ont échangé, qui compte bien plus que toutes ses aventures réunies. Ca a du sens. S’il envoyait bouler toutes ces années à s’interdire le graal, il le regretterait amèrement. Et quelque part, il aimerait que ça reste un privilège d’une femme qui a réussi à mettre le bazar dans sa tête, une femme pour qui ses sentiments sont profonds. « Quoi ? Tu ne m’embrasses pas ? » Ses dents accrochent son menton, mord doucement dedans, ne résistant pas à l’envie de retenter une nouvelle fois cette approche qui finit de la même façon : avec son doigt entre eux. « J’embrasse pas. C’trop personnel. » C’est réservé à celle qui a de l’importance, même s’il a conscience que ça ne se refera plus, qu’ils se sont dit au revoir. Les seules lèvres qu’il a envie de retrouver, c’est celles qu’il doit abandonner, mais c’est encore plus dur d’y renoncer que ce qu’il pensait.

Sa cigarette entre les dents, Erio fixe le réveil qui affiche dix-huit heures. La nuit est déjà tombée depuis une petite heure déjà et lui en est à sa quatrième cigarette depuis qu’il s’est éloigné du corps frais de la blondinette allongée sur le lit. Ses yeux sont fermés, mais il sent à ses doigts sur son dos qu’elle ne dort pas. Il essaie, vraiment, de se contenter de tout ça, mais cette liberté à laquelle il tient tant commence à avoir un goût amer. Est-ce normal de ressentir un énorme vide ? De ne plus avoir autant de plaisir à se rendre dans le bar du coin pour séduire la bonne femme qui aura attiré son attention ? Parce qu’avant de trouver l’inconnue au prénom déjà oublié, il lui a fallu du temps et il se rend compte que bien qu’elle soit tout à fait son genre, elle lui semble fade et sans aucun intérêt… Grattant avec son pouce, son front, Erio attrape son jean et sort son téléphone portable, défilant les numéros jusqu’à celui de sa colocataire. Il ne doit pas. Il se le répète, sort de son répertoire, pour finalement revenir dedans et lui envoyer ce message. C’est la frustration qui parle, le manque d’elle. Ils vivent ensemble et c’est plus que jamais compliqué et cette situation n’est pas agréable. Après quelques échanges, Erio écrase sa cigarette et s’habille en vitesse. « Tu ne restes pas ? » « J’ai pas la gueule de l’emploi d’un mec qui reste. » Si habituellement, il fait part de son avis qui est souvent positif, là, il ne s’en donne pas la même. Le fait est que, non, ce n’était pas sympa. Ca n’a pas été à la hauteur de ce qu’il espérait. Un déclic, c’est ça qu’il attendait, ce truc pour lui confirmer que tout allait bien, que rien n’était perdu, mais ça n’a fait que le conforter dans l’idée que la petite brune a joué de ses charmes pour qu’il ne puisse pas tirer un trait.

C’est dans l’optique de la revoir, bien décidé à saisir l’opportunité qui se présente, sans être certain qu’elle acceptera de se prêter au jeu, qu’il fait un détour au commissariat pour prendre une douche, se lavant de l’odeur féminine qui, il espère, disparaît. Vêtu d’un nouveau jean bleu, d’un t-shirt noir à manches longues, Erio retourne à sa voiture et range ses anciennes fringues dans son coffre, là où sont ses affaires. Le nécessaire afin d’éviter de repasser à l’appartement durant la fin du séjour de ses parents. Sauf que là, il ne peut plus résister. En arrivant devant la porte de son appartement, son premier réflexe est de sortir ses clés, mais se ravise. Ses parents sont toujours là justement. C’est délicat, alors il sonne une fois, un peu mal à l’aise cependant d’agir comme s’il était un invité, ou un étranger. Lorsque la porte s’ouvre, ses yeux se posent aussitôt sur sa silhouette. Il est l’aimant, lui le métal et il est attiré, tellement qu’il fait un pas vers elle, tend la main vers sa silhouette… « C’était bien la peine de te demander de te saper avec un sac à patates. » Son cœur fait des bonds, son corps se tend, tandis qu’il entre et referme derrière lui. Erio pose sa main sur sa taille, la pousse contre le mur. « C’est ça que tu cherches ? A m’faire flancher ? » Si tel est le cas, elle réussie bien son coup. Lana est séduisante et lui n'est pas indifférent à son charme. Ses doigts glissent le long de son cou, jusqu'à cette bretelle avec laquelle il joue, oubliant au passage qu'ils ne sont pas seuls. « C’est ça que tu veux ? » Là, avec cette robe, avec ce visage, ces yeux qui dévorent les siens, il est difficile pour Erio de résister. Pourtant, il le fait d’un coup avant que ses lèvres touchent sa peau, recule d’un pas et s’adosse contre le mur en face du sien. « C’est dur sans toi. T’as un truc sur moi, bordel… Ca devait être simple à la base. Tu fais chier. » Il ne lui reproche rien, mais ça le touche tellement qu’il rejette sa frustration sur elle.


Erio & Lana
Toi, tu es comme un aimant et moi le métal et me rapprocher de toi devient vital. Juste d'y penser je sens mon cœur qui bat. Oh, moi, je ne suis pas dans mon état normal, car ce que je ressens n'est pas très banal. Moi je veux respirer ce parfum dans ton cou, permet-moi de te dire à l'oreille des mots doux que tu y penses encore quand je suis loin de toi. Tout doucement, te prendre dans mes bras, lentement t'embrasser, m'inscrire sur le mur de ta vie, de ton passé. Je sais aujourd'hui que toi seul me guideras.
Revenir en haut Aller en bas
Lana Giaccomo10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t1604-lana-be-my-friend-hold- http://www.ciao-vecchio.com/t1630-lana-broken-inside#33911
ID : Mary
Faceclaim : Rachel Bilson ©leeloo_59(avatar) .beylin (code signature) , Ealitya & mrs chaplin (gif)
Multi-comptes : Lucy la sportive, Leïla la droguée
Messages : 2787 - Points : 3025

Âge : 33 ans (23 mai)
Métier : Organisatrice de mariage. Est une passionnée de la danse mais n'a jamais eu le courage d'en faire son métier
Sujet: Re: [Terminé]Les retrouvailles, après l'éloignement l Erio ( le Jeu 21 Déc 2017 - 11:00 )
Lana ne sait pas ce qu’elle espère, en ouvrant cette porte. Un Erio froid et distant qui rendrait les choses plus faciles mais douloureuses ou bien un Erio qui n’arrive pas à céder à la tentation et le lui fait comprendre. Les deux options sont tentantes mais pour différentes raisons : l’une c’est sa raison qui parle alors que l’autre, c’est son cœur. « J’vois pas de quoi tu parles, j’ai juste mis le premier vêtement qui m’est passé sous la main. » Menteuse. Si Erio avait vu les efforts qu’elle a faite pour se préparer afin d’être attirante mais relativement naturelle, il aurait été certainement le deuxième à côté d’Adamo à râler pour le temps qu’elle pouvait bien y passer. Le fait est qu’inconsciemment, elle avait envie de se montrer sous son meilleur jour face à lui, de lui montrer ce qu’il rate à présent… Est-ce que c’est vache ? Un peu. Et Erio lui n’a pas eu besoin d’autant d’effort pour arriver au même résultat : l’avoir face à elle, simplement, fait ressortir tous ses doutes en l’espace d’une seconde. N’a-t-elle pas fait une erreur ? Ne devrait-elle pas être plus patiente et attendre qu’il change d’avis sur la façon dont il veut mener sa vie ? Après tout, ça reste une possibilité. Elle en a vu des anciens hommes à femmes passer dans son magasin qui avait fini par se caser. Mais le fait est qu’elle a trop peur d’attendre un jour qui ne viendra pas et de finir encore plus brisée qu’aujourd’hui. Cette décision, elle l’a prise pour protéger son cœur même s’il souffre par cette proximité qu’il installe directement entre eux. Tout d’un coup, son palpitant s’emballe alors que le doute s’installe en elle : est-ce que c’est vraiment ça qu’elle cherche comme il dit ? Le faire flancher. « J’sais pas. » Répond-t-elle très franchement, à la fois envahie par l’envie de sentir ses lèvres sur sa peau et terrifiée à l’idée qu’il le fasse. Elle est perdue dans cet éloignement qu’elle n’a pas voulu mais qui s’est imposée à elle face au bonheur marital de ses parents. Parents qu’elle oublie totalement sur l’instant alors qu’ils sont au fond du salon, observant la scène d’un coin de l’œil sans oser intervenir. « T’as vu, je t’avais bien dit qu’il se passait un truc entre eux. » Lâche Délia en lui donnant un petit coup de coude. Adamo lève les yeux au ciel : comme si lui ne s’était pas rendu compte de l’évidence. Un détail le fait tiquer cependant : le regard d’Erio quand il le voit finalement s’éloigner de sa fille. Ce doute qu’il entrevoit dans la prunelle de ses yeux l’espace d’un instant, il le connaît bien. Il l’a vécu lui-même il y a près de quarante ans déjà. « Ecoute, laissons-les tranquille deux minutes et allons dans la cuisine tu veux. » Là, sans laisser le choix à Délia, il prend son épouse par le bras et la traîne jusqu’à la deuxième pièce alors que cette dernière, piquée au vif, tire son cou au maximum pour observer le plus longtemps possible la scène. « On va préparer l’apéritif, on revient ! » Ne peut-elle pas s’empêcher de crier avant de disparaître, faisant lâcher un soupir à Adamo et interrompant sa fille dans le regard qu’elle lance à son colocataire.

Un regard qu’elle n’a cessé de lui adresser depuis les quelques secondes où Erio s’est éloigné d’elle, prenant finalement la décision de résister. Un regard teinté à la fois de reproches et de remerciements, totalement perdu entre deux sentiments contradictoires. Lana lance un : « Très bien ! » à sa mère avant de se reposer toute son attention sur Erio et sur les paroles qu’il a prononcé. « Tu crois que c’est simple pour moi, tout ça ? Toi aussi tu fais chier ! » D’être lui, d’avoir été là pour elle au point où elle a fini par baisser sa garde. Elle n’avait pas prévu tout ça, elle non plus, et voilà qu’elle se retrouve embarquée dans une histoire bien trop grande pour ses épaules. Elle ne cesse de se poser des questions en permanence, de revenir sur ses choix… D’un côté, elle n’a jamais été aussi sûre de ce qu’elle peut bien ressentir pour le policier et d’un autre jamais aussi paumée que de savoir ce qu’elle doit faire de tout ça. « Je peux aller me changer, si c’est trop compliqué à gérer pour toi. » Dit-elle, en désignant sa robe. Elle ne sait pas ce qu’elle voulait prouver en faisant ça, mais c’était totalement stupide. Dans leurs messages, elle lui a demandé d’être raisonnable et elle, elle fait tout le contraire. Parce qu’elle ne peut pas s’empêcher malgré ça, de se décoller du mur pour se rapprocher un peu de lui. Jusqu’à ce qu’un minuscule petit détail qu’elle n’avait pas repéré jusque-là,  trop contente de le voir, ne la fasse tiquer. « Tu feras attention, t’as un petit reste de rouge à lèvres, là. » Sa main lui indique sur son propre visage le coin de son menton, où la trace est restée accrochée entre sa petite barbe de trois jours. Immédiatement, son visage se ferme, alors que Lana s’imagine mille et une manières dont ce rouge à lèvre a pu arriver là. Autant le dire, aucune n’est agréable. A l’intérieur, son sang ne fait qu’un tour, bien qu’elle tente malgré tout de ne rien montrer. Elle n’a pas le droit, d’être jalouse. Pourtant, elle l’est et déjà tout un tas de questions se bousculent au bord de ses lèvres. « Pourquoi est-ce que tu es venu, exactement, Erio ? » Celle-ci est la seule qu’elle s’autorise à sortir. Ses bras se croisent autour de sa poitrine, comme pour protéger inconsciemment ce cœur mise à rude épreuve. Le savoir dans les bras d’une autre, ça la tue. Et en même temps, elle ne peut strictement rien faire contre ça.[/b][/b]


Erio & Lana


Je ne squatterais plus les rues de ma peine. Quand je suis perdue, j'veux que tu me ramènes. Je veux qu'on fasse bien, je veux qu'on aille loin et qu'on traîne.
Revenir en haut Aller en bas
Erio MazzeiToujours frais après un litre de café
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t1361-erio-i-don-t-want-to-li http://www.ciao-vecchio.com/t1460-erio-i-m-not-a-perfect-person
ID : Ealitya, Sandrine (ou Alice)
Faceclaim : Jesse Soffer ©.sassenach
Multi-comptes : Caitlin, Dante, Demetrio, Loris & Stefan
Messages : 792 - Points : 3153

Âge : trente-deux ans.
Métier : lieutenant de police à la brigade criminelle.
Sujet: Re: [Terminé]Les retrouvailles, après l'éloignement l Erio ( le Ven 22 Déc 2017 - 0:30 )
Eh bien pour avoir mis cette robe « juste comme ça », Lana est ravissante, attirante. Erio fond, littéralement, peine à se contenir. Il était venu là avec une idée très simple en tête, s’était dit que ce n’était pas la plus saine des illuminations qu’il ait eu, mais est finalement happé par ce qu’il désire au plus profond de lui, par cette silhouette envoûtante, par ses yeux lui disant oui, ses lèvres affirmant une hésitation. Elle semble aussi perdue que lui. Les voix de ses parents résonnent et il se sent soudainement stupide de ne pas avoir su gérer la pression, au moins pour ne pas qu’ils aient à le voir se comporter de la sorte avec leur fille. Il a dit à Adamo qu’il ne souhaitait pas lui faire mal, la faire souffrir, mais à travers cette nouvelle distance, il sent que c’est ce qu’il est en train de faire. Erio a beau se dire que c’est la meilleure décision, elle n’en reste pas moins difficile. D’un signe de tête, il les salue en silence, les observant disparaître dans la cuisine. « C’est pas ce que j’dis. Je sais. » D’un côté comme de l’autre, ce n’est pas évident. Les moments qu’ils ont passé ensemble ont été suffisamment forts pour qu’ils n’en sortent pas indemne, mais rien n’a changé pour lui. Il reste sur son choix de ne pas se stabiliser, est incapable de lui imposer la vie qu’il mène, et puis, renoncer à cette liberté l’effraie terriblement. Elever par des parents aimants, il a pourtant eu une très belle image d’une vie de couple, mais lorsque son père rentrait tardivement ou seulement le matin, pour des raisons autrefois obscures qui ne lui sont plus inconnues maintenant, il les entendait se disputer, se déchirer. Et s’il était convaincu que leur amour durerait tout de même, peu importe les embûches, la vérité les a très vite rattrapés. Erio ne se sent pas à la hauteur de cette vie qu’elle souhaite et qu’il peine à se voir lui donner. A côté de ça, les dernières semaines, il ne fréquentait qu’elle, mais l’idée qu’il ne lui devait rien, pas même des comptes, le soulageait. Il y a aussi qu’il est tout son contraire. C’est une jeune femme romantique, qui se projette certainement dans l’avenir, avec des rêves plein les yeux. Lui est plus terre à terre, est sans espoir pour sa vie future, ne pense pas à l’avenir.

La tête penchée en arrière, Erio ne la quitte pas des yeux, sent son rythme cardiaque s’accélérer en la voyant s’avancer. Ce qui est dur à gérer, c’est un tout. C’est la voir aussi séduisante et devoir s’interdire de la toucher, de l’embrasser. C’est se rappeler de leur au revoir, mais avoir envie de ne pas prendre en compte ces adieux et reprendre comme ils étaient autrefois. C’est la voir se rapprocher de lui, puis s’arrêter après s’être rendu compte d’un détail qu’il n’avait lui-même pas vu. Erio passe sa main sur son menton, se rappelant de la bouche peinte en rouge de la blondinette accrochée à sa peau. « T’as pas le droit de faire ça. » Sa posture, ses bras sur sa poitrine, son air fermé. Il sait qu’elle est blessée, mais ignore ce qu’il se passe exactement dans sa tête. « T’as pas le droit de m’en vouloir. On s’était rien promis putain. » A sa place, lui aussi aurait été jaloux. Il l’a été lorsqu’elle ramenait des hommes tous les soirs, des différents, qu’elle prenait ses conseils à la lettre. Il n’a pas aimé, a même dégagé un type, mais maintenant qu’il n’y a plus rien entre eux, est-ce qu’il doit vraiment se faire pardonner, ou se justifier ? On s’explique lorsqu’on doit rattraper le coup, qu’on souhaite prouver qu’il n’y a absolument rien avec l’autre personne, mais ça, il n’a pas à le faire, même pas pour la rassurer. Elle le sait, qu’elle est particulière. Il n’échange pas des baisers avec n’importe qui, ça aussi, elle le sait. « Il a jamais été question qu’un nous existe. J’ai été clair avec toi dès le début. On ne devait pas s’attacher. On pouvait voir d’autres personnes. Tu pouvais coucher avec qui tu veux, j’pouvais m’envoyer en l’air avec n’importe quelle nana. La seule chose à laquelle je tenais, c’était ça. » Il pose son index sur ses lèvres, se souvenant de lui avoir interdit d’embrasser d’autres que lui. Il avait envie de se garder ça pour lui. A ses yeux, ça ne représentait pas un geste anodin et c’est probablement ce qui l’a foutu dedans. « Alors t’as pas l’droit putain, t’as pas le droit. Je t’ai pas trahie. J’t’ai donné tout ce que j’ai jamais donné à une femme. » Même pas un quart de ce qu’elles ont pu avoir de lui. Le fait d’être son colocataire l’a bien aidé. Il était déjà bien attaché à elle avant de partir sur cette relation ambigüe et lui pensait pouvoir tout contrôler, était convaincu qu’il n’y aurait rien de plus que quelques aventures. Il aurait sans doute dû mettre un terme rapidement, juste après qu’elle ait commencé à se libérer, mais il aimait trop ça et aujourd’hui, bien qu’il s’en mord les doigts, n’a quasi aucun regret. Le seul qu’il ait est ce déchirement entre eux. Lui qui ne souhaitait pas la perdre, se demande si ce n’est pas ce qui arrive. « J’sais plus. » Tout s’embrouille. Pris de doutes, il l’interroge : « Ca va rester comme ça ? Toi avec tes bras croisés, moi m’sentant plus trop à ma place. » Il est chez lui aussi, pourtant, à l’instant même où elle a prononcé sa question, Erio s’est senti comme un étranger entre ces murs. « Tu veux que je m’en aille ? De l'appart'. » demande-t-il, doucement, le cœur lourd, serré. Il n’en a évidemment pas envie, se sent déjà trop vide quand il est loin d’elle, mais il sait aussi qu’être dans le même logement, les mêmes pièces, n’est pas chose aisée, alors il pose la question, espère au fond de lui qu’elle répondra par la négative. « C’était pas censé se passer comme ça. » Il s’avance, pose ses mains sur sa taille, se fichant bien de cette distance qu’elle souhaite imposer. « On a mis un terme à tout ça parce que j’pouvais pas t’offrir tout ce que tu souhaitais, parce que tu as des projets plein la tête, pour que tu puisses avancer, mais j’ai pas signé pour ce malaise entre nous. » Et il est grand. Ce gouffre, il ne l’aime pas beaucoup. « Tu me manques. Et j'ai pas envie de partir, j'veux pas perdre tout ça. T'es ce que j'ai d'plus important. » C'est trop important pour Erio. Jusqu'alors, il avait l'impression de ne pas avoir grand-chose, de ne pas tenir à beaucoup de gens. Lana, elle est là, lui a tellement apporté qu'il n'arrive pas à renoncer à elle, à eux.


Erio & Lana
Toi, tu es comme un aimant et moi le métal et me rapprocher de toi devient vital. Juste d'y penser je sens mon cœur qui bat. Oh, moi, je ne suis pas dans mon état normal, car ce que je ressens n'est pas très banal. Moi je veux respirer ce parfum dans ton cou, permet-moi de te dire à l'oreille des mots doux que tu y penses encore quand je suis loin de toi. Tout doucement, te prendre dans mes bras, lentement t'embrasser, m'inscrire sur le mur de ta vie, de ton passé. Je sais aujourd'hui que toi seul me guideras.
Revenir en haut Aller en bas
Lana Giaccomo10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t1604-lana-be-my-friend-hold- http://www.ciao-vecchio.com/t1630-lana-broken-inside#33911
ID : Mary
Faceclaim : Rachel Bilson ©leeloo_59(avatar) .beylin (code signature) , Ealitya & mrs chaplin (gif)
Multi-comptes : Lucy la sportive, Leïla la droguée
Messages : 2787 - Points : 3025

Âge : 33 ans (23 mai)
Métier : Organisatrice de mariage. Est une passionnée de la danse mais n'a jamais eu le courage d'en faire son métier
Sujet: Re: [Terminé]Les retrouvailles, après l'éloignement l Erio ( le Ven 22 Déc 2017 - 14:52 )
Bien sûr qu’elle n’a pas le droit de faire ça. Elle le sait mais elle le prend quand même. Lui demander de n’avoir aucune réaction à l’idée de savoir Erio dans les bras d’une autre femme c’est juste… impossible. Lana est jalouse, terriblement. Et pourtant, elle sait qu’elle n’a aucun « droit » sur lui, qu’ils ne se sont rien promis du tout. Mais ça ne change rien à son cœur qui se resserre dans sa poitrine. « Je n’ai rien dit, Erio ! » Dit-elle, ignorant ses gestes qui valent tous les mots du monde : la manière dont elle s’est arrêté, celle dont elle le regarde… Bien sûr, qu’elle lui en veut. Bien que Lana ait conscience qu’il faut qu’elle s’y fasse, que de nombreuses autres femmes vont passer dans son lit, ça reste difficile à gérer. Parce qu’elle aimerait l’avoir, cette unique place. Pouvoir lui suffire. Mais cette fille-là, qu’elle imagine belle à en crever, il en avait aussi besoin visiblement. « Mais oui, je vois bien à quel point tu y tenais, à cet aspect-là. » Elle n’a pas pu s’en empêcher. Jusqu’ici, elle avait fait son maximum pour retenir ses reproches, s’était contentée d’un regard noir mais ça finit par être plus fort qu’elle. C’est injuste pour Erio mais c’est aussi terriblement injuste pour elle, tout ça. Elle s’était promis de ne pas lui prendre sa liberté et elle essaye vraiment, de toutes ses forces, mais elle en souffre. Respecter ses volontés, même si elle ressent quelque chose de fort pour lui, ça lui demande beaucoup d’effort. Justement parce qu’elle ressent quelque chose de fort pour lui, en fait. « J’ai jamais dit que tu m’avais trahi. S’il te plaît, arrête de m’inventer des propos qui ne sont pas sortis de ma bouche. » Et elle le pense, il ne l’a pas trahi. Non, ça n’a strictement rien à voir avec ce qu’elle a bien pu ressentir pendant les trois ans où Fabio a piétiné la confiance qu’elle avait placé en lui. Là, c’est différent. Erio ne lui a jamais menti, a toujours été clair avec elle sur le fait de ne pas être exclusif, de ne pas s’attacher… Elle ne se sent pas trahi juste… un mélange de tristesse et de peur. Elle est triste de savoir qu’une femme a pu profiter de ses bras là où elle se l’est interdit et, d’un autre côté, elle a peur qu’un jour une de ses filles arrive à réaliser ce qu’elle a échoué : lui donner envie de s’engager. Tout cela mélanger au fait que c’est ce qu’elle souhaite malgré tout pour lui un jour, que ça voudra dire qu’il est heureux et suffisamment en confiance pour sauter le pas, et vous vous rendez facilement compte du bazar qui règne dans sa tête.

Lana soupire. Elle n’a pas envie que ça reste comme ça, avec cette tension invisible entre eux. Est-ce que c’est aussi simple que ça pour autant ? Est-ce qu’elle peut en oublier ses craintes, ses ressentiments, ses envies ? Non, pas en un simple claquement de doigt. De toute façon, rien n’est vraiment simple dans cette histoire. « C’était ton appartement avant le mien. » S’il y a quelqu’un qui doit s’en aller un jour, c’est elle, pas lui. Elle a déjà assez mis le bazar dans sa vie en lançant cette idée stupide qui a mené à tout ça. S’il y a quelqu’un qui doit prendre ses responsabilités, c’est elle. « Non. » Ajoute-t-elle finalement, en se rendant compte qu’elle n’a pas répondu à sa question. « Non, je veux pas que tu partes. » D’accord, la situation est compliquée mais ne plus le voir tous les jours, rajouter une distance supplémentaire entre eux n’y changerait rien. Ce serait fuir le problème sans chercher à le régler et ce n’est pas ce qu’elle souhaite. Oui, ils ont déconnés. Non, ce n’était pas censé se passer comme ça. A présent, ils doivent apprendre à gérer leurs erreurs et tenter de retrouver une relation aussi normale que possible, même si elle ne le sera jamais plus totalement. Son cœur s’emballe à nouveau en le voyant s’approcher mais elle le laisse faire, baissant les armes. Elle est faible quand on en vient à lui, elle le sait, et les paroles qu’il lui lance par la suite n’arrangent rien. Lana ressent cette sensation étrange, entre le regret et l’apaisement. Ce qu’il lui dit, ça la touche mais ça lui fait du mal en même temps, de savoir qu’elle lui manque, qu’elle est ce qu’il y a de plus important mais que ça ne change rien au problème. « J’veux pas de ça non plus… Et toi aussi tu me manques mais… » Il y a toujours un mais. « Faut juste que tu me laisses un peu le temps de m’adapter à la situation. Que tu me laisses le droit de me planter, de pas réagir toujours comme je le devrais, que j’apprenne à gérer. » C’est difficile parce qu’elle tient à lui et il le sait bien. Et encore, elle n’est même pas sure qu’il se rende bien compte de l’étendu de ses sentiments, faute de ne rien lui avoir dit. « Tout ce dont je suis sure dans tout ce bazar c’est que je veux pas te perdre. » Concède-t-elle enfin, alors qu’elle vient prendre une de ses mains qui se trouvent encore sur ses hanches pour la nouer avec la sienne. « J’veux rien savoir, j’veux rien voir. S’teu plaît, évite d’en ramener une quand je suis à l’appart’. » Il lui est arrivé d’en virer un une fois et Lana pourrait bien en faire autant si elle croisait une de ses filles. Et franchement, ça risquerait d’être moche. « On y arrivera. A garder cette complicité, à revenir à la normale, je te demande juste d’être patient… Mes parents s’en vont dans trois jours, on va retrouver nos soirées pizzas, tu vas continuer à me saouler avec ton baseball et moi avec mes films de filles… » Lana esquisse un petit sourire triste. Elle a envie de croire, à tout ça. De croire que la douleur qu’elle ressent à l’imaginer avec d’autres femmes s’estompera avec le temps, qu’elle arrivera à passer à autre chose. Pour le moment, ça semble impossible mais il faut qu’elle y croie, sinon, ils sont foutus. « J’reviens, je vais aller me changer, j’vais mettre un truc plus confortable. » Et dans lequel elle se sentira moins stupide, surtout. Le temps du flirt est désormais terminé. « Tu pars pas, hein. » Ni ce soir, ni jamais.

Sur le chemin de sa chambre, Lana croise son père qui sort de la cuisine. « Tu peux aller aider ta mère, ma chérie ? Tu la connais dans une cuisine et là, elle commence à attaquer gentiment mes nerfs. » A vrai dire, Adamo sait très bien gérer Délia, c’est plus un prétexte pour éloigner sa fille un instant qu’autre chose. « Je vais me changer, et je la rejoins. » L’homme hoche la tête et observe un instant sa fille s’éloigner avec un air bien triste. Adamo fronce les sourcils, retourne la tête vers Erio qui ne semble pas au mieux de sa forme et se décide à aller lui parler, comme il l’avait prévu. Il est l’heure d’une discussion entre hommes. « Ecoutez, je ne sais pas exactement ce qui se trame entre vous et ma fille… » Autant foncer dans le tas. Ca ne lui ressemble pas de passer par quatre chemins. «… Mais elle est fragile, ces derniers jours. Elle est encore revenue tout à l’heure de son rendez-vous avec son futur client pas dans son assiette… Et je n’ai jamais vu qu’une seule personne qui puisse la mettre dans cet état jusqu’ici. » Fabio, son ex. Celui qu’il n’a jamais porté dans son cœur et ce n’est pas près de changer. « Et à côté de ça, elle nous apprend que vous passez ce soir, et elle se remet à sourire. Ca m’agace un peu de l’avouer mais vous lui faites du bien. Alors déconnez pas. » Sinon… Erio sait très bien ce qu’il va se passer. Il l’a prévenu la dernière fois. L’homme hésite par la suite un instant, sachant très bien qu’il devrait en parler à sa fille plutôt qu’à son colocataire, mais se lâche finalement. Il connaît Lana et sa fierté : elle ne lui dira rien. « Il va se marier, vraiment ? Fabio va se marier et il demande de l’aide à ma fille, l’enfoiré. » C’est plus une constatation qu’une véritable question. Il était là quand elle a décroché son téléphone et a entendu cette fille hystérique lui parler de son mariage. Il était encore là quand elle est rentrée, chamboulée et qu’elle parlait à peine, comme lorsqu’elle venait de se disputer avec son ex. Un plus un… Il en a vite déduit la situation. Et, honnêtement, il ne sait pas ce qui le retient de ne pas aller lui casser la gueule, là tout de suite.


Erio & Lana


Je ne squatterais plus les rues de ma peine. Quand je suis perdue, j'veux que tu me ramènes. Je veux qu'on fasse bien, je veux qu'on aille loin et qu'on traîne.
Revenir en haut Aller en bas
Erio MazzeiToujours frais après un litre de café
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t1361-erio-i-don-t-want-to-li http://www.ciao-vecchio.com/t1460-erio-i-m-not-a-perfect-person
ID : Ealitya, Sandrine (ou Alice)
Faceclaim : Jesse Soffer ©.sassenach
Multi-comptes : Caitlin, Dante, Demetrio, Loris & Stefan
Messages : 792 - Points : 3153

Âge : trente-deux ans.
Métier : lieutenant de police à la brigade criminelle.
Sujet: Re: [Terminé]Les retrouvailles, après l'éloignement l Erio ( le Sam 23 Déc 2017 - 13:42 )
« Oui, tu ne dis rien. » dit-il, avec sarcasme. Si ce n’est un reproche qui résonne dans sa tête. Quand il se rappelle de la fille qu’il avait dans les bras il y a moins d’une heure, de ce qu’il a ressenti, Erio doute que ce qu’elle avance est réel. Avant, les courbes des femmes, il en était terriblement amoureux. Cheveux d’or, châtaigne, ou crinière de feu, sans préférence, tant que ses yeux étaient attirés par ce qu’ils voyaient, tant qu’il se sentait gourmand avec ce qu’il se mettait sous la dent. Il aimait sentir les doigts d’une inconnue sur sa peau, observer son corps se cambrer et il aime toujours ça… Mais n’est pas satisfait par ces femmes avec qui il partage ces moments pas si intenses que ça, finalement. Ca lui provoque une frustration impossible à combler. Et il sait pourquoi. Ce qu’il ressent pour sa colocataire, va au-delà de ce qu’il pensait. Ces gens qui ouvrent les yeux, alors qu’il s’efforce de les garder fermer, ont raison. Entre eux, c’est bien plus qu’une histoire d’attirance. Erio l’a dans la peau et prend conscience que loin d’elle, il se sent comme une coquille vide. Lana lui a donné ce qu’il ne pensait pas avoir besoin : l’attention, la complicité, la tendresse, la sensualité, la communication, la fusion. Tant qu’il ignorait ce qu’il perdait, Erio ne pouvait en avoir besoin, mais à présent qu’il a eu un aperçu de ce que peut être réellement le bonheur, il se sent terriblement mal. C’est douloureux de renoncer à quelqu’un à qui l’on tient et même s’ils continuent de se voir, ne pas la toucher, la prendre dans ses bras, déposer des baisers au creux de son cou lui manque. Qui plus est, Lana n’est pas une femme avec qui il s’ennuie. Tous les deux ensemble, c’est bien. « A en entendre tes reproches, tu m’en donnes l’impression. » Son ton est bien plus sec qu’il ne l’aurait voulu. Non, il ne l’a pas trahie et c’est bien pour éviter ça que tout au long, il n’a pas manqué d’honnêteté à son égard. Il savait en s’engageant dans une relation aussi ambiguë avec Lana qu’il voit tous les jours que c’était risqué, mais il pensait réellement avoir pris les précautions nécessaires, avant ce premier baiser, puis les suivants qui n’auraient pas dû suivre. Tout aurait dû être contrôlé, aucun dérapage n’aurait dû exister, mais au fond de lui, Erio ne regrette pas. Ce qu’il déplore, cependant, c’est comment ça se termine.

Sa réponse est un soulagement. Il aurait compris, si elle souhaitait qu’il s’en aille. La situation est suffisamment complexe pour justifier une séparation physique et il l’aurait accepté, mais il est rassuré que ça ne fasse pas partie de ses plans. Du temps, c’est tout ce qu’il lui faut. Aussi qu’il prenne du recul, qu’il accepte parfois ses réflexions, parce que ce ne sera pas la dernière fois. Ce sera délicat, lui qui n’aime pas les complications, mais il prend note en hochant la tête. « Ca risque pas d’arriver. J’suis accroché à toi. Je te le dis, si toi et moi, ça doit se terminer, ce sera pas mon choix. » C’est difficile, certes, mais il ne compte ni partir de cet appartement si elle veut encore de lui, ni prendre de la distance avec elle. Cela dit, il marche sur des œufs, ignore s’il peut se permettre certains gestes, mais il s’en permettra. Le naturel fait partie de lui. Il ne réfléchit pas, ou très peu à comment il doit se comporter. Acquiesçant, Erio caresse en même temps sa main de son pouce. « Ouais, ouais pas de soucis, bien sûr. » S’il n’avait aucun scrupule à en inviter, maintenant, il y a des éléments qu’il prend en compte. Erio banni cette idée de sa tête, n’en ressent de toute façon pas le besoin. Cet appartement, c’est le leur. Un petit cocon, même s’il n’est pas parfait. Il ne lui demande pas la même chose, prenant sur lui. Si elle rencontre quelqu’un, quand bien même ce serait difficilement acceptable, Erio a l’intention de ne rien dire. Lana doit avancer et mérite d’avoir un type à la hauteur à ses côtés. Alors, pour ne pas la perdre, il se dit qu’il doit faire des efforts surhumains. Sa priorité est de récupérer ce qu’ils avaient autrefois, les soirées que Lana lui vend. « Ok. » dit-il, ne s’empêchant pas de pencher la tête sur le côté lorsqu’elle s’éloigne et de dévorer sa silhouette du regard, ses jambes mises en valeur par le manque de tissu les recouvrant. C’est une sacrée belle femme.

Erio est tout de même interrompu par Adamo et aussitôt, s’efforce de poser son attention sur lui. Forcément, avec le peu de discrétion qu’il a eu, son père l’a entendu. Il souhaitait poursuivre la conversation, mais peut-être pas dans de pareilles circonstances. Ce qui se trame entre Lana et lui, même Erio ne saurait comment le définir. C’est spécial, ça n’a rien de banal. Les moments qu’elle vit ces derniers jours ne sont pas des plus joyeux. Son cœur se resserre en pensant à son client, son ex avec qui elle va travailler pendant quelques semaines, pour bien préparer le mariage. Des mois s’il est pessimiste. Son Fabio ne lui fait pas le moindre bien et sans doute en a-t-il conscience. Il devrait de lui-même mettre un terme à toute cette mascarade. « J’vais être honnête avec vous, en ce moment, j’lui fais pas du bien. » Il ne veut pas lui mentir. Lana est en train de souffrir par sa faute. Jouer le rôle du colocataire parfait, qui n’a rien à se reprocher, parfait sur toute la ligne, ce n’est pas lui. Il n’est pas un menteur manipulateur qui souhaite faire bonne impression devant les autres et qui foire tout à côté. « J’lui fais du mal. J’le sens. Elle ne me le dit pas, mais je le ressens dans mes tripes qu’elle ne va pas bien et j’en suis aussi responsable. » Il ne peut rejeter uniquement la faute sur son ex. Evidemment, il est fautif, mais Erio assume de ne pas être la personne la rendant totalement heureuse. C’est la surprise lorsqu’il lui apprend être au courant pour Fabio. Il souhaitait garder ça pour lui, même si l’envie de délier sa langue lui faisait envie. Finalement, peu importe la manière dont il a appris la nouvelle, ça le soulage. « J’lui ai dit de lâcher l’affaire, mais elle veut pas revenir en arrière. Sauf que ça, plus c’qui se passe entre nous, j’ai peur que ça finisse par complètement la bouffer. Ce type… J’le connais pas, mais c’est pas un mec bien pour elle. J’suis pas sûr que ça l’aide à aller de l’avant. » Ca ne l’aidera pas à tourner la page non plus. Erio doute toujours des sentiments qu’elle éprouve pour lui, soupçonne qu’elle l’aime toujours, qu’importe ce qu’elle en dit et ça lui est douloureux d’y penser. Si encore c’était d’un gars correct, mais c’est tout le contraire. « J’aimerais pouvoir la convaincre de tout stopper, mais vous la connaissez. Elle est butée. » Et s’il adore ça, parfois, il aurait envie de la donner en casse-croûte aux rats du coin tant ça l’agace. « J’suis amoureux de votre fille. » ose-t-il annoncer. C’est une surprise pour lui. Ca lui est tombé dessus comme ça. Il n’a rien vu venir. Ses sentiments sont apparus peu à peu et se sont renforcés au fil des instants passés ensemble. « Mais soyons honnête. Quand bien même j’renoncerai à cette liberté qui me tient tant à cœur, ma vie, c’est pas une vie pour elle. » Pour qu’il comprenne mieux où il veut en venir, Erio saisit sur le meuble d’entrée des enveloppes reçues rien que cette semaine. Il y en a quatre au total. « Il y en a tout le temps, chaque semaine. Parfois ce sont des tags ou ma caisse qui en prend un coup. » Il ne peut pas lui imposer tout ça. Qui serait-il pour y songer ne serait-ce qu’une seconde ? « Mais j’suis là. Je la laisse pas tomber. » Jamais. Tant qu’elle voudra bien de lui, il ne sortira pas de sa vie.


Erio & Lana
Toi, tu es comme un aimant et moi le métal et me rapprocher de toi devient vital. Juste d'y penser je sens mon cœur qui bat. Oh, moi, je ne suis pas dans mon état normal, car ce que je ressens n'est pas très banal. Moi je veux respirer ce parfum dans ton cou, permet-moi de te dire à l'oreille des mots doux que tu y penses encore quand je suis loin de toi. Tout doucement, te prendre dans mes bras, lentement t'embrasser, m'inscrire sur le mur de ta vie, de ton passé. Je sais aujourd'hui que toi seul me guideras.
Revenir en haut Aller en bas
Lana Giaccomo10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t1604-lana-be-my-friend-hold- http://www.ciao-vecchio.com/t1630-lana-broken-inside#33911
ID : Mary
Faceclaim : Rachel Bilson ©leeloo_59(avatar) .beylin (code signature) , Ealitya & mrs chaplin (gif)
Multi-comptes : Lucy la sportive, Leïla la droguée
Messages : 2787 - Points : 3025

Âge : 33 ans (23 mai)
Métier : Organisatrice de mariage. Est une passionnée de la danse mais n'a jamais eu le courage d'en faire son métier
Sujet: Re: [Terminé]Les retrouvailles, après l'éloignement l Erio ( le Sam 23 Déc 2017 - 17:41 )

« Rien à voir. Ce ne sont pas des reproches, c’est juste… Ouais, ça m’embête ok ? Mais je sais faire la part des choses, je sais que t’as pas de compte à me rendre. » Lana aimerait bien, pourtant, mais ça ne sera jamais le cas. Erio, c’est un oiseau avide de liberté et qui serait sans doute bien malheureux si une femme venait à le mettre en cage. Lana le savait, tente toujours de s’y faire et elle arrivera certainement s’il lui laisse la clé qui permet de guérir toutes les blessures : le temps. A ce stade, elle ne voit rien d’autres qui puissent vraiment arranger les choses. Ce n’est pas en un geste, en une parole que tout pourra se régler bien que les mots que prononcent Erio lui fasse du bien. Savoir qu’il ne veut pas s’éloigner d’elle, qu’elle reste particulière à ses yeux, ça la rassure. Lui aussi semble vouloir mettre toutes les chances de leur côté pour que ça marche, pour qu’ils arrivent à fonctionner avec cette nouvelle donne qui est l’absence de rapprochement physique. Rien que cette main qu’elle tient dans la sienne ça suffit à lui soulever le cœur et à rendre la séparation difficile. Lana la garde le plus longtemps possible prisonnière avant de s’éloigner vers sa chambre, histoire de se changer mais surtout de retrouver ses esprits. Seulement, un Giaccomo peut en cacher un autre. Très vite, Adamo prend la suite de sa fille pour parler à Erio, lui dévoilant ce qui lui trotte dans la tête depuis quelques jours déjà. Cette histoire avec Fabio, qu’il a déduite en observant finement sa fille, ça l’inquiète. Ce type a toujours eu un ascendant malsain sur elle et ce serait mentir que de ne pas avouer qu’il avait été soulagé en le voyant sortir de la vie de Lana. D’accord, la rupture avait été difficile à supporter pour la chair de sa chair mais Adamo reste convaincu que c’était finalement un mal pour un bien. Alors, forcément, il ne voit pas son retour dans sa vie d’un très bon œil.

Ce qui ne le rassure pas en plus de ça, c’est la réponse qu’Erio commence à lui apporter. Le sexagénaire souffle et fronce les sourcils en l’entendant avouer le mal qu’il peut faire à sa fille. Qu’on se le dise, il apprécie l’honnêteté du policier, et commencerait même à avoir une forme de sympathie pour lui mais la défense du bien-être de Lana passera toujours en premier. « Je n’sais pas de quoi il en retourne et ce ne sont pas mes affaires. Mais je sais à quel point Lana peut avoir le don pour les histoires compliquées… » Jusqu’ici, jamais il ne l’avait vu vivre même une amourette toute simple, peut-être à l’exception de celle qu’elle avait partagé avec Vincenzo… Mais ils avaient quatorze ans à peine et ces deux-là étaient comme les deux doigts de la main. « Alors je vais me contenter de vous demander de limiter la casse à partir de maintenant et d’être là pour elle, à défaut d’être irréprochable. » La situation dans laquelle il se trouve ne lui laisse pas vraiment le choix. D’ordinaire, Adamo aurait sans doute balayé Erio d’un revers de la main, lui aurait interdit de s’approcher de sa fille mais avec Fabio dans le coin, il préfère l’option du moindre mal. Lui, il l’espère, aura une meilleure influence sur sa fille. « Cet homme n’est pas un homme bien tout court, que ce soit pour ma fille ou pour une autre. Si je ne me retenais pas, il aurait déjà eu une bonne leçon, mais Lana ne l’aurait pas accepté. » Et Adamo tient bien trop à sa fille pour se permettre le risque de la voir se détourner d’elle. Cet enfant, il en a rêvé pendant des années avant que l’office d’adoption ne donne une suite favorable à leur demande. Il l’aime plus que sa propre vie. « Laissez-tomber, plus vous tenterez de la convaincre, plus elle fera le convaincre. Elle est têtue comme un âne quand elle s’y met. » C’est peine perdue. Si Lana a décidé d’organiser ce mariage, elle le fera. « … Ou plutôt comme son père. » Ce trait de caractère, elle l’a surtout hérité de lui. Delia n’a pas ce caractère obstiné, cède facilement, avoue quand elle a tord… Mais les deux autres Giaccomo ne font pas partis de cette branche.

« Sans blague ! » Le ton d’Adamo trahit son sarcasme. Ce qui a l’air d’être une grande annonce pour l’homme en face de lui n’en ai pas une pour lui : ça, il l’avait déjà deviné. Leurs petits têtes à têtes prolongés dans la cuisine la dernière fois avait déjà mis la puce à l’oreille de Delia mais il y a des regards, des gestes qui ne trompent pas. Du côté de sa fille, il sait que c’est réciproque mais se garde bien de le lui dire. Ca ne lui appartient pas de le lui révéler, si elle ne l’a pas déjà fait. « Je vois. » Dit-il, observant très brièvement les lettres de menaces, imaginant ces intimidations fréquentes… Dû à son métier, il imagine. Après tout, en tant que policier, il a dû en arrêter des gens malveillants, pas toujours ravis de se faire attraper. « Je ne vous mentirais pas en vous disant que ça ne me plaît pas, qu’elle vive dans un environnement pareil. » Cette nouvelle information change encore une fois un peu les choses. Si ça ne tenait qu’à lui, il apprécierait que Lana déménage, même si les règles de sécurité mises en place le rassurent. Mais tout de même, ce n’est pas un environnement fait pour elle. « Mais vous connaissez suffisamment ma fille pour savoir que mon avis n’y changera rien alors, oui, soyez là pour elle, c’est tout ce que je vous demande. Et assurez-vous que ce type ne dépasse pas les limites une fois de plus, s’il vous plaît. » Et qu’il lui mette la râclée à laquelle il a échappé la dernière fois, si ce n’est pas le cas. « Est-ce que je peux me permettre de vous donner un conseil mon garçon ? » Adamo soupire, sait qu’il franchit peut-être là une ligne interdite mais c’est plus fort que lui. « Oh et puis je vais prendre cette autorisation et tant pis si ce que je vous dis ne vous plaît pas. Je connais ma fille. Plus qu’elle ne se connaît elle-même, sans doute. Elle a besoin d’un homme qui la protège et qui la rassure. D’un homme qui la fait se sentir importante. Mais elle a aussi besoin d’un homme qui la pousse dans ses retranchements, qui réveille la force qu’elle peut avoir en elle mais qu’elle ignore. Si vous pouvez être cet homme-là, très bien. Sinon, effacez-vous et contentez-vous d’être le bon ami dont elle a aussi besoin. » Il ne peut pas mieux dire. L’homme fait pour sa fille, il l’a toujours vu ainsi et il ne changera pas d’avis. Et ce Fabio, là, n’en avait pas les tripes. « En tout cas moi, je n’ai jamais regretté d’être cet homme-là pour Delia. » Lâche-t-il, comme un petit encouragement. Là encore, il n’a pas pu s’en empêcher.

En parallèle de cette conversation dans le salon, c’est une tout autre qui a lieu dans la cuisine. Depuis quelques minutes déjà, Lana est sortie de sa chambre vêtue d’un pantalon et d’un pull en maille large, jetant un rapide regard aux deux hommes de sa vie avant de rejoindre sa mère dans la cuisine. Cette dernière ne parvient pas à cacher son excitation quand elle voit entrer sa fille dans la cuisine. « Alors ma puce, toi et Erio, hein ? Mais c’est FORMIDABLE ! » La joie de Delia s’estompe néanmoins à l’instant même où elle remarque l’air triste de sa fille, se rendant compte du changement de tenue par la même occasion. « Lana, ma chérie, qu’est-ce qui se passe ? » Lana hausse les épaules, hésite, avant de finalement se jeter dans les bras de sa mère. « On est pas ensemble. On ne le sera jamais. » Elle se fait petit à petit à l’idée après avoir eu la mauvaise idée de rêver. A présent, la chute est rude. « J’suis amoureuse de lui, Maman. » Une petite larme coule sur sa joue. Immédiatement, la même vient prendre place sur le visage de sa mère. Ces deux-là ont toujours été connectées. « Ma chérie… » Delia essuie la larme de sa fille avant de poser ses deux mains sur ses épaules et de la regarder droit dans les yeux. « Tu es une jeune femme formidable et je ne dis pas seulement ça parce que tu es ma fille. Bon, peut-être un peu… » Delia arrive à faire décrocher un petit sourire à sa fille. « Et je suis sûre qu’un jour tu trouveras l’homme qu’il te faut. Ce sera peut-être Erio, peut-être pas. Mais la vie te rendra forcément à un moment tout le bonheur que tu peux bien donner autour de toi. » Il n’y a qu’à voir le bonheur qu’elle leur à apporter à elle et à Adamo. Quand elle a atterri dans leur famille, ça a été indescriptible. « Mais j’me fiche de l’homme qu’il me faut ou pas, Maman. C’est lui que je veux, c’est tout. Et je sais qu’il est attaché à moi aussi mais… ça ne suffit pas. Pourquoi ça ne suffit pas ? » C’est incompréhensible. Lana est du genre impulsive, à suivre son cœur et là, elle se retrouve pour la première fois à se poser mille et une question sur une relation qui n’a jamais vraiment commencé. « Je ne sais pas, ma chérie, je ne sais pas … » Lance Delia, ne comprenant franchement pas grand-chose à ce qui peut bien se passer entre eux. Tout ça a l’air… si compliqué. « Viens là. » Alors à défaut, elle se contente de lui offrir ses bras de Maman, le meilleur réconfort qui soit au monde. Et autant dire que Lana ne se prive pas pour y foncer.


Erio & Lana


Je ne squatterais plus les rues de ma peine. Quand je suis perdue, j'veux que tu me ramènes. Je veux qu'on fasse bien, je veux qu'on aille loin et qu'on traîne.
Revenir en haut Aller en bas
Erio MazzeiToujours frais après un litre de café
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t1361-erio-i-don-t-want-to-li http://www.ciao-vecchio.com/t1460-erio-i-m-not-a-perfect-person
ID : Ealitya, Sandrine (ou Alice)
Faceclaim : Jesse Soffer ©.sassenach
Multi-comptes : Caitlin, Dante, Demetrio, Loris & Stefan
Messages : 792 - Points : 3153

Âge : trente-deux ans.
Métier : lieutenant de police à la brigade criminelle.
Sujet: Re: [Terminé]Les retrouvailles, après l'éloignement l Erio ( le Dim 24 Déc 2017 - 0:49 )
Aucune exception avec Erio : leur relation est compliquée. Contrairement à elle, il ne connait pas ce que c’est une relation tout court. Lui se contente d’aller d’aventure en aventure, sans jamais se poser. Pas de stabilité, pas d’obligation et surtout pas de difficultés. Juste lui et ses envies. Et aujourd’hui, l’envie qu’il a est bien différente de ce qu’il a l’habitude. Elles concernent Lana. Il rêve de son corps contre le sien le soir, de se réveiller avec son visage au-dessus du sien pour un réveil en douceur, ou alors de la contempler durant son sommeil. Erio rêve de grand et en même temps, se force à ne pas y songer. Il est un peu paumé entre tout ce dont il a envie, tout ce qu’il doit et ne pas faire. « Je ferai ce que je peux. » Il ne prend pas le risque d’affirmer qu’il ne la blessera pas de nouveau, n’étant pas dupe. Arrivera à un moment où le ton montera encore, où son visage affichera la douleur qu’elle ressent, à cause de lui, bien qu’il aimerait ne plus devoir y faire face. Son bonheur lui importe et la seule clé qu’il ait dans les mains portent un nom : engagement. Frileux à cette idée, perdu comme jamais, son avis reste inchangé. « Merci. » En tant que père protecteur, Adamo aurait pu mal accueillir ses propos, lui demander de s’éloigner, de ne plus toucher à sa fille, s’en approcher, ou même lui adresser un mot, mais il n’en fait rien et ça, il apprécie. « Il le mériterait. Ca fait bien longtemps que quelqu’un aurait dû lui refaire le portrait. S’il se comporte encore une fois comme un gros connard, j’hésiterai pas. » Parce qu’il tient à sa colocataire, qu’il ne souhaite pas la revoir sombrer comme auparavant. Elle a trop bien avancé, semble bien mieux dans sa peau. Lui, il la voit rayonnante, ce qu’elle n’était pas il y a deux ans. Fabio n’aura plus l’occasion d’être son boulet l’emmenant au fond de la mer et il s’en porte garant. S’il renonce à Lana, ce n’est pas pour la laisser à un type qui lui apportera que des ennuis, qui la dévalorisera, alors que son charme fou rend jalouse certaines femmes et attirent les hommes qu’elle croise. « Au moins, j’sais de qui elle tient son foutu caractère. » lâche-t-il, si naturellement qu’il n’a pas remarqué que ça pouvait être déplacé.

« Vous m’dites ça comme si c’était une évidence ! » Aux yeux des autres, de Sara, de son collègue, ça semble se voir comme le nez au milieu de la figure, mais la vérité lui apparaît en plein visage comme un boomerang. Le gérer, assumer qu’une femme a réussi à le faire flancher, qu’elle tourne en boucle dans sa tête et va jusqu’à changer ses priorités… C’est dur. C’est pourtant bien réel. Lorsqu’il va mal, c’est à Lana qu’il pense. C’est son visage qui allège le poids qu’il porte sur ses épaules. Etre dans ses bras est réconfortant, respirer son odeur est apaisant. Ca lui est nécessaire. « Moi non plus, mais j’sais qu’elle est bien entourée. » Il ne parle pas des voisins du dessus qui font trop de bruit, ni du type sur le même pallier qu’eux qui met sa musique trop fort et qui râle dès qu’il peut, mais des personnes âgées au dernier étage, ou du couple au rez-de-chaussée qui viennent de temps en temps prendre des nouvelles, mais évidemment, ça ne suffit pas. « J’vais m’en assurer. Il fera pas les mêmes conneries deux fois, j’laisserai pas faire. » Ca sonne comme une promesse, mais avant de la faire à Adamo, Erio se la fait à lui-même. Il se promet de ne pas la laisser entre les doigts d’un type qui ne lui veut pas du bien, un gars qui ne lui donnera même pas un quart de ce qu’elle mérite vraiment.

Hésitant, Erio se mord les lèvres : les conseils d’un père aimant valent de l’or et sont bon à prendre, mais a-t-il besoin de les entendre ? Quand bien même il penserait à refuser, Adamo s’impose. Silencieux, il écoute avec attention, ne peut s’empêcher de se comparer à l’homme décrit. S’il a confiance en lui, sur certains points, il manque d’estime. Il se sait à la hauteur lorsqu’il s’agit d’une relation à court terme, mais dès que ça devient sérieux, Erio déconne, foire tout. Ce serait mentir que de nier son côté protecteur. Avec Lana, il l’est constamment. Les serrures de la porte qu’il observe, l’air pensif, en sont la preuve. Elles n’ont pas été installées pour lui, mais bien pour elle. Les règles qu’il s’efforce à lui faire respecter, comme bien fermer la porte du hall de l’entrée avant de monter les escaliers, ou verrouiller derrière elle, c’est pour sa sécurité. Il lui répète de ne pas rentrer la nuit toute seule, de se faire raccompagner, ou insiste pour qu’elle le contacte. Erio est là pour elle et à travers tous ses gestes, sa façon de la regarder, il espère qu’elle a compris qu’elle lui était importante. Aujourd’hui encore, il a posé les mots sur ce qu’elle représentait pour lui. Quant au fait de la pousser dans ses retranchements, naturellement, il s’en charge. Ce type qui lui conviendrait pourrait être lui, mais les doutes sont tout de même là. Il y a des tonnes d’éléments à prendre en considération. « Vous avez hésité ? Avant de vous mettre ensemble, vous avez douté ? Vous vous êtes pas dit que c’était trop ? Ca vous a pas effrayé ? » Lui, si. Lana est la première femme de qui il tombe amoureux. Il lui aura fallu trente ans pour apprendre à aimer de cette manière, grâce à elle. Encore plus perdu qu’il y a quelques minutes, Erio fait les cent pas, passe sa main sur sa nuque et s’arrête face à l’encadrement de la cuisine. La scène que ces deux femmes lui offrent le tiraille de l’intérieur. Il ignore ce qu’elles se sont dit, mais il se doute que c’est le résultat de leur relation chaotique. « J’vais y réfléchir. J’sais pas ce qu’il en ressortira, mais j’vais réfléchir. Pour foutre le bordel dans la tête des gens, vous êtes aussi doué que votre fille. » Ca bouillonne dans sa tête. Il est incapable de prendre une bonne décision comme ça, sur un coup de tête, doit faire le vide et peut-être que quelques jours de congés loin de Naples, loin de ce monde, lui feront du bien finalement. « C'est moi où vous venez de m'donner l'autorisation de la fréquenter ? » Ca fait tilt. Pour lui, avoir l'accord des parents, c'est royal. « On m'déteste généralement. » Son attitude, sa façon de parler et surtout sa franchise. Ca ne fait pas plaisir, ça fait fuir. Il faut dire aussi qu'il n'a pas toujours été très clean. Pas amoureux, pas irréprochable.


Erio & Lana
Toi, tu es comme un aimant et moi le métal et me rapprocher de toi devient vital. Juste d'y penser je sens mon cœur qui bat. Oh, moi, je ne suis pas dans mon état normal, car ce que je ressens n'est pas très banal. Moi je veux respirer ce parfum dans ton cou, permet-moi de te dire à l'oreille des mots doux que tu y penses encore quand je suis loin de toi. Tout doucement, te prendre dans mes bras, lentement t'embrasser, m'inscrire sur le mur de ta vie, de ton passé. Je sais aujourd'hui que toi seul me guideras.
Revenir en haut Aller en bas
Lana Giaccomo10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t1604-lana-be-my-friend-hold- http://www.ciao-vecchio.com/t1630-lana-broken-inside#33911
ID : Mary
Faceclaim : Rachel Bilson ©leeloo_59(avatar) .beylin (code signature) , Ealitya & mrs chaplin (gif)
Multi-comptes : Lucy la sportive, Leïla la droguée
Messages : 2787 - Points : 3025

Âge : 33 ans (23 mai)
Métier : Organisatrice de mariage. Est une passionnée de la danse mais n'a jamais eu le courage d'en faire son métier
Sujet: Re: [Terminé]Les retrouvailles, après l'éloignement l Erio ( le Dim 24 Déc 2017 - 15:08 )
Adamo hoche la tête, ne pouvant qu'être d'accord. Ce que lui dit Erio à propos de son ex gendre, c'est exactement ce qu'il pense. Si ça n'avait tenu qu'à lui, il lui aurait déjà donné une bonne correction depuis longtemps. Quand sa fille les avait appelés en larme pour leur annoncer leur rupture, il avait été partagé à l'époque entre un sentiment de profond soulagement et de colère. Ses poings avaient immédiatement chauffé mais il s'était fait violence pour ne pas s'en servir. Pour épargner Lana, tout d'abord. Mais aussi pour protéger Delia qui persistait à voir en cet homme quelqu'un de charmant. Il n'avait pas voulu détruire les jolies illusions de sa femme ni blesser sa fille et s'était écrasé, ruminant dans son coin. « J'sais que je ne devrais sans doute pas vous demandez ça, qu'à mon âge on doit être la voix de la sagesse mais... je compte sur vous pour le faire si ça arrive de nouveau, oui. À défaut d'être là pour le faire moi-même. » Il n'est pas question d'être sage quand on en vient à fille chérie. Parfois, il y a des jours où cette distance physique qui existé entre eux lui pèse... Bien qu'ils se parlent au téléphone régulièrement, qu'ils viennent lui rendre visite régulièrement, leur douce retraite en Sicile est souvent perturbée par le manque de leur fille. « Vous pouvez parler, vous, niveau caractère! » Lâche Adamo en esquissant un rare sourire. Si lui a un caractère fort, il en est de même pour celui qui est en face de lui, c’est certain. Et c’est peut-être pour cette raison qu’il se prend peu à peu de sympathie pour l’homme qui partage l’appartement de sa fille : il se reconnaît en lui. Sous certains aspects, il a l’impression de se revoir avec trente ans de moins. Lui aussi, quand il avait rencontré Delia la première fois, il avait voulu nier l’évidence. « Désolé de vous le dire mais ça l’est ! Même ma femme s’en est rendu compte. » Bon… Il faut dire que Delia est quand même du genre à s’imaginer des choses à partir de n’importe quelle situation mais, cette fois-ci, elle avait eu du nez. C’est elle qui la première lui avait dit qu’il y avait certainement quelque chose de romantique entre eux, là où Adamo avait cru au départ à un égarement physique de sa fille… Et il le voit bien, que c’est plus profond que ça, à la manière dont Erio semble écouter ses conseils, à la tête qu’il fait quand Adamo termine son discours. Tout ça, ça le fait réfléchir, il le sent. « Si j’ai été effrayé ? De faire rentrer dans ma vie une femme un peu folle comme peut l’être mon épouse non mais vous rigolez ? » Un deuxième sourire, tendre cette fois-ci, s’empare de son visage. Cette folie douce qu’a sa femme et qu’il retrouve parfois chez sa fille, c’est au fond une des choses qui l’avait fait craquer en premier. Delia sortait du lot, n’avait rien à voir avec les autres femmes. « Bien sûr que j’ai hésité. Je tenais à ma vie de célibataire, j’étais très jeune, plus jeune que vous. Mais un diamant brut comme Delia, ça ne vous laisse pas d’autres choix. » Et sa fille est de cet acabit-là. Peut-être n’est-il pas objectif, comme n'importe quel père avec son enfant, mais Lana est pure, innocente, forte, têtue, impulsive, attachante… Il pourrait continuer encore longtemps comme ça, si on le lui demandait. « J’vous dis pas que ça a été facile. On a connu nos hauts et nos bas, comme tout le monde. » Notamment quand ils ont appris l’infertilité de Delia alors qu’elle voulait une famille nombreuse. Cela aurait pu être un obstacle qui allait complètement les détruire mais, au contraire, ils se sont encore plus rapprochés dans l’épreuve. « Mais elle m’a apporté beaucoup. Elle m’a apporté une stabilité, de la confiance, du soutien. Elle m’a apaisé… Et Dieu sait qu’il faut être calme pour pouvoir la supporter, parfois. » Adamo se fend d’un petit rire de sa voix grave, imaginant la réaction de son épouse si elle était avec eux. Elle se serait surement offusquée, aurait riposté avec une tape sur l’épaule avant de se joindre à son rire. Delia, il la connaît sur le bout des doigts. « Faites. Réfléchissez. » Il ne sait pas si c’est vraiment un compliment, mais le fait est qu’il est tout de même assez content d’avoir mis le doute dans l’esprit d’Erio, de le pousser à réfléchir. C’est la faute de Delia tout ça, et de ses idées romantiques stupides, qui finissent par déteindre sur lui avec le temps. Le voilà qui se prend pour Cupidon maintenant, on aura tout vu. « On peut dire ça, oui. Vous allez droit au but et ça me plaît. On a trop menti à ma fille et profiter de sa gentillesse, par le passé. » Il lui faut quelqu’un de droit dans ses bottes et Erio semble l’être. Il ne lui a pas menti, ne lui a pas passé la pommade dans l’unique but de lui plaire. « Ca ne change rien au fait que si vous la faites souffrir un jour comme Fabio a pu le faire… » Ca se passera mal, très mal. Qu’importe la sympathie qu’il éprouve pour le jeune homme.

De l’autre côté du mur, dans la cuisine, Lana est toujours chaudement blottie dans les bras de sa mère. Ses larmes s’estompent au fur et à mesure que les bras réconfortants de Delia font leur travail. Cette dernière, sentant le calme revenir, se permet même de chuchoter doucement à l’oreille de sa fille. « Peut-être qu’il faudrait que tu lui laisses un peu de temps… Il changera peut-être d’avis… » Maintenant que Lana lui a expliqué rapidement de quoi il en retournait dans les 3 dernières minutes, Delia comprend mieux. La peur de s’engager, de vivre quelque chose de plus grand, c’est bien un truc d’homme, ça. « J’suis pas sûre Maman. Erio est comme ça, je le savais très bien quand on s’est rapprochés. C’est même pour ça que je l’avais choisi. Je voulais vivre un truc simple pour une fois, sans prise de tête et… » Lana soupire. Finalement, c’est tout le contraire de ce qu’elle avait prévu qui s’est produit. « Alors oui, dans ce cas-là, c’est franchement raté. » La franchise sans filtre de sa mère lui fait lâcher un sourire. Lana décolle sa tête de sa poitrine pour la relever vers sa mère, la fixant droit dans les yeux. « Je ne suffis jamais aux hommes, Maman. » D’abord Fabio, qui l’avait trompé, puis Andrea qui en avait fait de même. Et voilà que pour Erio, l’attachement qu’il ressent pour elle n’avait pas suffit non plus à lui faire sauter le pas, à prendre un risque. « Alors là, non, Lana tu racontes n’importe quoi. Tu es une jeune chef d’entreprise accomplie, une femme sublime et généreuse et je suis sûre qu’il se sait, le grand dadet à côté. Mais les hommes sont comme ça, ma puce. Ils ont peur et ils mettent au moins deux fois plus de temps que nous à comprendre. Qu’est-ce que tu veux, on est plus intelligentes qu’eux, c’est tout. » Delia parvient à extorquer un deuxième sourire à sa fille. « Ca a été difficile, avec ton père au début. Laisse-le souffler, laisse-lui du temps et tu verras. Moi j’suis sûre que ça peut marcher. » Elle y croit, comme elle a pu croire à toutes les histoires d’amour précédentes de sa fille. Seulement là, il faut le dire, cet Erio a un petit truc en plus. « Invite-le à rester à manger avec nous. Montre-lui subtilement ce qu’il rate. » Lana hésite, puis hoche finalement la tête. Elle frotte alors un peu ses joues sur lesquelles ses larmes ont séché, regarde sa mère en signe d’approbation qui hoche la tête avant de se diriger vers la porte ouverte de la cuisine, sortant légèrement son corps de l’encablure de la porte. « Erio, tu restes manger avec nous, ce soir ? Ma mère insiste. » Son ton se veut léger, sans pression. Le fait est qu’il lui a beaucoup manqué ses derniers jours et qu’une petite heure avec lui, sous l’égide de ses parents pour s’assurer qu’ils ne dérapent pas, ça lui ferait beaucoup de bien. « Bon, c’est elle qui cuisine encore, par contre ! » Murmure-t-elle à l’encontre de son père et de son colocataire, cachant sa bouche derrière une de ses mains. « Allez mon garçon, montrez-nous que vous êtes capable de survivre non pas à un mais à deux plats de ma femme. Ca nous ferait plaisir de vous avoir une dernière fois avec nous avant notre départ ! » Adamo lance une petite frappe presque paternel sur l’omoplate d’Erio, au plus grand étonnement de Lana. Si lui aussi s’y met, alors…


Erio & Lana


Je ne squatterais plus les rues de ma peine. Quand je suis perdue, j'veux que tu me ramènes. Je veux qu'on fasse bien, je veux qu'on aille loin et qu'on traîne.
Revenir en haut Aller en bas
Erio MazzeiToujours frais après un litre de café
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t1361-erio-i-don-t-want-to-li http://www.ciao-vecchio.com/t1460-erio-i-m-not-a-perfect-person
ID : Ealitya, Sandrine (ou Alice)
Faceclaim : Jesse Soffer ©.sassenach
Multi-comptes : Caitlin, Dante, Demetrio, Loris & Stefan
Messages : 792 - Points : 3153

Âge : trente-deux ans.
Métier : lieutenant de police à la brigade criminelle.
Sujet: Re: [Terminé]Les retrouvailles, après l'éloignement l Erio ( le Mar 26 Déc 2017 - 2:17 )
Si en plus il a l’accord d’un homme qui est supposé le remettre sur le droit chemin, Erio ne va pas s’en priver. Le père de Lana ne veut que son bien et tant pis si refaire le portrait de son ex lui déplaît. Il l’aura bien mérité, après tout ce qu’il lui a fait subir. L’un comme l’autre en ont conscience. Cependant, il aimerait ne pas devoir en arriver là. Bien qu’il ne le sente pas et qu’il ne le pense pas assez intelligent pour faire profil bas, il espère secrètement que Fabio sera assez humain pour éviter une douloureuse épreuve à celle qui aura partagé plusieurs années de sa vie, qu’il ressentira de la sympathie à son égard pour ne pas reproduire ses erreurs passées. De toute façon, quand bien même il l’épargnerait, Erio trouvera un prétexte pour lui casser la gueule, histoire de lui montrer que ce qu’il a fait n’est pas bien et qu’il ne peut s’en sortir sans aucune égratignure. « Mission acceptée, M’sieur. » Adamo peut avoir confiance en lui là-dessus. Erio n’a qu’une seule parole. S’il dit qu’il fera quelque chose, c’est que c’est vrai. Les promesses, il n’en tient jamais s’il n’est pas certain de pouvoir les tenir. A l’exception d’une. La sœur d’une victime du tueur en série où il s’est avancé un peu vite, mais il compte bien faire en sorte de ne pas être ce menteur qui ne correspond pas à ce qu’il est. « Il est très bien mon caractère ! » s’exclame-t-il, un peu bourru, avant de remarquer ce sourire qu’il affiche. Il est grognon, dit ce qu’il pense et ne fait pas dans la dentelle, mais il est convaincu que ça ne fait pas de mal à sa fille d’avoir quelqu’un qui la pousse dans ses retranchements parfois, qui la fait sortir de ses gonds. Erio ne semble pas l’effrayer, puisqu’elle réplique, le regarde dans les yeux à chacune de leur dispute et c’est ce qu’il aime chez elle. Lana lui tient tête. Ce qu’elle dit ne lui fait pas toujours plaisir, mais elle réplique, l’oblige aussi à se remettre en question lorsqu’il faut. Il n’a jamais eu peur de perdre quelqu’un à ce point qu’elle… Il l’a vu récemment après sa véritable bourde. Une Lana triste comme elle l’a été par sa faute, plus jamais. Pourtant, il a l’impression que le schéma se reproduit d’une certaine manière et cette fois-ci, il ne trouve pas la solution. Ce ne sont pas des excuses sincères qui changeront ça. « Ouais, bah. J’ai pas le radar de votre femme, hein. » Ca le met de mauvaise humeur, parce qu’il vient de mettre la main sur quelque chose d’unique. Ses sentiments pour Lana n’ont jamais existé pour une autre femme. Seulement pour elle. En prendre conscience, c’est énorme pour Erio qui finit par accepter le fait qu’il est tombé amoureux, alors qu’il ne l’attendait pas. Si ce n’est dans les films, les romans qui idéalisent un peu trop les relations, il n’a jamais connu pareille chose. Le vivre, c’est bien différent. « Comment elle l’a su ? On a été très discret. A part ce soir, je l’admets, mais sinon… » A leur arrivée, il se souvient de Lana avec son pull à l’envers et c’est peut-être de là que ça vient. Ou alors a-t-il dit quelque chose ? Il ne s’en est même pas aperçu tant ça a été fait avec naturel. Il n’empêche que c’est frustrant de voir ceux autour de lui reconnaître avant lui l’évidence même. La vérité est qu’Erio ne souhaitait pas y songer. Effrayé, c’est bien ce qu’il est et la réponse du père de Lana sur sa relation avec sa femme n’est pas là pour le rassurer. Plus il l’écoute, plus il se rend compte que tous les deux ne sont pas si différents que ça. Outre leur caractère similaire, il y a aussi cette vie de célibataire à laquelle il semblait tenir. Pourtant, il y a renoncé. Pour Delia. Est-ce qu’il est capable de faire la même chose pour Lana ? Est-ce une bonne idée ? La laisser un autre, à côté de ça, ne lui semble pas la meilleure solution. Il se sent jaloux rien que de penser à un autre homme à ses côtés, pouvant lui donner tout le bonheur dont elle peut rêver, alors qu’il devrait être content pour elle. Une vie à la Adamo et Delia, c’est une vie de rêve… Même avec les épreuves, ils sont ensemble, se soutiennent et ça se voit dans la façon de se regarder qu’ils sont amoureux comme au premier jour. Renoncer à sa vie d’antan a peut-être été difficile au début, mais si tel est le cas, Adamo ne semble rien regretter de ses choix. Erio est épuisé par les nombreuses questions qui tournent en boucle. Il ne s’attend pas à ce que ce soit facile, mais tout ça, là, c’est comme s’il sautait dans le vide volontairement, sans savoir si son atterrissage se ferait en douceur, ou s’il s’écraserait. Cependant, il ne peut nier que sa description de leur ménage le fait doucement rêver. C’est utopique, vraiment, surtout pour un garçon comme lui qui a la tête sur les épaules, qui ne s’autorise pas à rêver. Sa famille est déchirée et l’exemple qu’il a eu n’est pas celui des Giaccomo. Le doute est constamment là. Ce qu’il a avec Lana est fort et à être trop gourmand, peut-être s’en mordrait-il les doigts. « Eh bien, vous l’aimez, votre femme. Votre histoire, j’la trouve dingue. » Et ça se voit qu’il est heureux, ça s’entend à son rire. Il est détendu et lui offre un spectacle fabuleux. Erio acquiesce d’un signe de la tête, lui confirmant qu’il compte y réfléchir. C’est ce qu’il fait déjà, même s’il va sans doute avoir besoin de temps pour lui, histoire de faire le vide. Là, c’est trop frais et étant donné qu’il est long à la détente, ça risque de mettre de longues journées entières avant qu’il arrive à une conclusion. S’il souhaite y faire face. « J’sais. J’lui mens pas. J’dis pas toujours ce qu’il faut, mais j’lui mens pas. » Il se montre clair, même si, avec le recul, peut-être s’est-il montré très ambiguë. Ce baiser qu’ils ont échangé, alors qu’il avait pour principe de ne pas le lui donner… Il a déconné sur certains points, c’est vrai. Il a contribué à cette complication entre eux. « J’veux bien admettre que j’suis un enfoiré de première, parfois, mais faut pas abuser. Ce mec, il a fait tout ce que j’ferai pas. J’la sous-estime pas votre fille. J’la pousse vers le haut. » Erio la pousse à s’accepter, à se trouver belle, à voir ses nombreuses qualités et bien sûr, il ne lui cache pas ses défauts. C’est ce qui fait sa personnalité, c’est ce qui fait d’elle un être attachant. Pourtant, il a parfois l’impression que ce n’est pas suffisant. Mais quand elle était dans ses bras, il espère qu’elle se sentait belle, séduisante, désirée. Parce qu’il la désirait énormément. C’est ce dont elle a besoin, il en est convaincu. Erio a appris à la connaître et aurait bien des choses à apprendre encore, mais il ne se l’autorise pas.

Lorsque Lana les interrompt, Erio relève la tête vers elle. Tandis qu’il hésite à la proposition qui ne semble pas être une si bonne idée, ses yeux s’attardent sur ces vêtements plus amples. Elle a beau avoir quitté sa robe qui la mettait en valeur, porter du tissu qui la recouvre entièrement, Erio la trouve très attirante et n’a qu’une seule envie : la prendre dans ses bras à son tour, la réconforter. « J’sais pas… » Un « non » s’apprête à sortir, lorsque Adamo en remet une couche. « Faut le dire, si vous souhaitez m’empoisonner, ça ira plus vite. » Avec tout le respect qu’il a pour Delia qu’il apprécie beaucoup, Erio trouve ses plats pas très appétissants. « OK. » Mais ce qui le fait finalement rester, c’est de prolonger la soirée avec Lana. Il s’en approche, pose une main sur sa taille et embrasse sa tempe avec tendresse. « Ca change rien, t’es toujours aussi bien foutue. » murmure-t-il, au creux de son oreille. « J’suis désolé, j’voulais pas te faire de mal. » C’est même tout le contraire. Il lui veut que du bien à sa colocataire. Sans pouvoir s’en empêcher, il caresse son visage, replace ses mèches de cheveux derrière ses oreilles et souffle un coup, se forçant à cesser le contact. « Tu m’aides pour amener l’apéro ? »


Erio & Lana
Toi, tu es comme un aimant et moi le métal et me rapprocher de toi devient vital. Juste d'y penser je sens mon cœur qui bat. Oh, moi, je ne suis pas dans mon état normal, car ce que je ressens n'est pas très banal. Moi je veux respirer ce parfum dans ton cou, permet-moi de te dire à l'oreille des mots doux que tu y penses encore quand je suis loin de toi. Tout doucement, te prendre dans mes bras, lentement t'embrasser, m'inscrire sur le mur de ta vie, de ton passé. Je sais aujourd'hui que toi seul me guideras.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Sujet: Re: [Terminé]Les retrouvailles, après l'éloignement l Erio ( le )
Revenir en haut Aller en bas
 
- [Terminé]Les retrouvailles, après l'éloignement l Erio -
CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Résidences
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Aller à la page : 1, 2  Suivant

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Résidences