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- DANTE GALEONE ✩ Toujours présent. [Terminé] -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Bord de la Tyrrhénienne :: Posillipo :: Résidences
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Sujet: DANTE GALEONE ✩ Toujours présent. [Terminé] ( le Mar 26 Déc - 2:32 )
Toujours présent.
avec DANTE GALEONE.
Je me suis endormie à cause des pleurs, comme les enfants ou encore les tous petits. Je ne sais pas réellement si cela m'a fait du bien ou non. Lorsque je me réveille, il est dans les coups de onze heures. J'ai les yeux bouffis, je me suis couchée comme tous les soirs en larmes. J'allais mieux, puis, j'ai replongé. Mon psychiatre me dit que c'est à cause des fêtes de fin d'année, il a sans doute raison. J'ai passé le réveillon avec mes deux parents, mon père est mourant, mais là aussi, je n'en ai parlé à personne, tout comme l'enfant qui grandissait en moi. Je crois que ne serais jamais capable de le dire à qui que ce soit… Sauf peut-être à Dante. Il est mon meilleur ami depuis de nombreuses années, même la distance n'a pas pu nous séparer. Au début, je l'ai connu par le biais d'Henri, celui qui est devenu mon époux, puis nous nous sommes liés d'amitié tout simplement. Je crois qu'Henri a été jaloux de Dante, pourtant, je lui offrais tout mon amour sur un plateau d'argent. Dante est devenu une personne indispensable dans ma vie, encore aujourd'hui, je me demande si j'aurai tenu le choc sans son soutien. Il y a eu des moments compliqués, mais comme dans toutes les amitiés, je suppose. Depuis que j'ai déménagé dans cette magnifique villa, je ne l'ai jamais invité à venir, sans doute parce qu'il n'y a que des cartons, des meubles non rangés, à vrai dire cela représente parfaitement mon état d'esprit. Je pousse un soupire avant de me rallonger quelques minutes. Je ferme les yeux, je me dis que je dois avancer, mais je n'en ai pas la force toute seule. Je me mords alors la lèvre, et si je demandais à Dante de venir m'aider ? J'hésite, il a peut-être d'autres choses à faire… Je réfléchis un instant, les minutes passent, quand je décide de lui envoyer un texto. Je lui explique que j'ai besoin de lui, tout simplement. Je lui donne aussi mon adresse au passage, je ne sais même pas si je l'ai prévenu que je ne vivais plus chez mes parents depuis plus de six mois maintenant. Pour le moment, je n'ai aucune réponse. Je décide donc de prendre une douche rapide, avant d'enfiler une robe. Simple et efficace. Je me sèche évidemment les cheveux, mais je ne prends plus le temps de me maquiller. Lorsque je me regarde dans la glace, je me dis que j'ai encore perdu du poids, cela pourrait devenir préoccupant. « Tu dois te remplumer. » Je me dis alors avant de pousser un nouveau soupire. Je n'ai même pas pris le temps de petit-déjeuner, je me dis que vu l'heure il vaudrait mieux que je déjeune, le souci ? Je n'en ai pas envie. Je prends alors mon paquet de céréales et je mange, sans lait, sans bol, sans rien. Je me fais tout de même un café, mon regard se perd lorsque j'entends sonner à ma porte. Je me lève doucement pour rejoindre l'entrée. J'entrouvre la porte lorsque j'aperçois Dante, je suis contente de le voir, mais je me dis qu'il est venu en quatrième vitesse. Il était sans doute inquiet, je ne sais pas. J'ouvre entièrement la porte pour le laisser entrer, il y a tous ses fameux cartons, même dans l'entrée. Je le sers un instant contre moi, je suis heureuse de le voir, après tout ce n'est pas pour rien qu'il est mon meilleur ami, il me le prouve encore en arrivant aussi rapidement. « Je suis heureuse de te voir. » Cela est vrai, je dépose un baiser sur sa joue, je l'adore, j'aurais aimé l'avoir comme frère. « Entre-je t'en prie. » Je suis tellement habituée de vivre avec tous ses cartons que je ne réalise pas qu'il doit être surpris. La villa est immense, mais il n'y a strictement aucun meuble à sa place. Je verrouille derrière nous quand je me sens obliger d'expliquer la chose. « Cela fait plus de six mois que j'ai emménagé, mais je n'ai jamais eu le courage de ranger quoi que ce soit. » Je n'ose pas le regarder, j'ai honte, mais en même temps, je sais que je ne peux pas le faire seule. « Tu voudrais m'aider à en ouvrir ? Je crois que je n'y arriverais pas toute seule. » Je pique un fard, je le supplie à présent du regard, alors que la tristesse commence à me submerger.


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Sujet: Re: DANTE GALEONE ✩ Toujours présent. [Terminé] ( le Dim 14 Jan - 12:21 )
La blondeur de ses cheveux lui saute aux yeux. La dernière fois qu’il a vu Barbara, elle était encore habillée de sa couleur naturelle. Depuis le temps qu’ils se connaissent, la jeune femme ne l’avait jamais habitué à ça et ça le surprend, si bien qu’il met quelques secondes à prendre connaissance de ce que son amie lui dit. C’est en sentant son corps contre le sien qu’il reprend ses esprits. Dante la serre en douceur, puis pose ses mains sur ses épaules afin de l’observer plus en détail. Elle a changé. Son poids n’est plus le même et ses yeux sont rougis pour une raison qu’il ne connait ni d’Eve, ni d’Adam, mais qu’il compte bien demander. Il tient à elle et s’inquiète à son sujet, autant qu’il s’en est fait pour elle lorsqu’il a appris la trahison de son mari. Henri était un ami qui a fait de lourdes erreurs et il lui a tenu rigueur de ces dernières. Blesser Barbara était pour Dante très difficile à accepter. Cet homme a laissé des traces importantes de son passage, difficiles à effacer, mais il espère bien qu’avec le temps, elle réussit à tourner une page, à vivre sa vie qui ne doit pas s’arrêter. Elle est trop précieuse pour la clôturer avec un goût d’inachevé. « Moi de même. » A son message, il a senti que c’était sans doute important et a laissé de côté ses cartons pour filer à l’adresse qu’il ignorait. « Toujours. » Et c’est le cas. Il est ravi de revoir son minois, même si celui-ci n’est pas enjolivé d’un grand sourire, d’une mine rayonnante. « Tu ne m’avais pas dit que tu changeais d’adresse. » dit-il, en entrant dans les lieux où les cartons sont maîtres. Ils en imposent et c’est donc sans hésiter qu’il acquiesce à son SOS. « Six mois et t’as réussi à vivre avec tout ça ? Tu vas bien ? » Si elle a mis autant de temps à se décider, c’est peut-être qu’il y a eu quelque chose qui l’a préoccupé et forcément, ça l’inquiète, comme à chaque fois. Le point positif, c’est qu’il ne sera plus aussi loin pour répondre présent. Il y a encore une semaine, Dante était à Rome, avec le doute de ne pouvoir être là en janvier, mais sa demande de mutation, en attente depuis 2015, et son rendez-vous avec sa hiérarchie pour appuyer l’urgence ont été suffisants pour donner plus de poids à sa requête. « Et cette coupe, c’était sur un coup de tête, ou pour changer ? » Elle est toujours aussi belle, il ne peut le nier, même si c’est étrange de ne plus voir ses cheveux bruns. Dante s’arrête dans le salon au milieu des cartons, visualise les boîtes autour de lui et constate qu’il y a des mots clés écrits au marqueur noir. « Ce que je te propose de faire, c’est d’abord de mettre les cartons dans chaque pièce concernée. » Il désigne celles où il y a « vaisselle », « cuisine » notés dessus. Chez lui, c’est tout aussi désordonné, si bien qu’il utilise cette méthode pour ne pas s’éparpiller et qui lui a été conseillé par son père de cœur. Ce dernier est bien tout le contraire de lui. Il est droit, carré, n’oublie jamais rien, a énormément de mnémotechniques. C’est une tête. « Et après on ouvre tout ça et tu me raconteras les dernières nouvelles, parce qu’apparemment… Ca a pas mal bougé de ton côté. » La curiosité est un défaut qui n’a aucun mal à ressortir auprès de Barbara dont il est réellement proche, tout comme il ne peut s’en empêcher auprès de Valente et Orazio. Il respecte pourtant le jardin secret de ceux qui l’entourent, pour ne pas apprécier qu’on rentre dans sa bulle lorsqu’il ne le désire pas, mais c’est plus fort que lui.
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Sujet: Re: DANTE GALEONE ✩ Toujours présent. [Terminé] ( le Lun 15 Jan - 0:50 )
Voir Dante me fait beaucoup de bien. Sans doute parce que je l'aime, il est mon meilleur ami, il sait plus de choses sur ma relation avec Henri que le reste du commun des mortels, mais je lui cache toujours pas mal de choses, parce que je sais qu'il serait hors de lui, qu'il en voudrait davantage à Henri et je ne veux pas que ça arrive. À présent Henri est du passé, j'ai beaucoup souffert avec lui, mais il m'a tout de même offert Théodore, même si je n'ai pas pu beaucoup profiter de lui, de notre enfant. On ne se rend pas forcément compte que c'est encore plus difficile de perdre un enfant qu'un parent, parce que la logique des choses veut que l'on perde ses parents et non ses enfants en premier. Respirer l'odeur de Dante me fait beaucoup de bien, ses bras aussi. Je ferme un instant mes prunelles, j'en profite encore quelques secondes quand je décide de le lâcher. Dante est toujours aussi beau, adorable. Je suis heureuse de l'avoir rencontré par le biais d'Henri, encore une fois, il m'a offert une personne que j'aime énormément, il ne peut pas être si mauvais que cela, malgré tout. Bien sûr, je ne suis pas surprise quand je vois sa tête avec tous ses cartons empilés, en même temps, je ne les ai pas ouverts, non seulement parce que je n'en ai pas la force, mais aussi parce que c'est énormément de boulot pour une seule personne. Je le suis du regard, il me dit qu'il ne savait pas que j'ai changé d'adresse. « Oui, j'étais chez mes parents, mais, finalement, pour avancer, mais surtout pour ne pas leur faire peur, pour leur prouver que je vais mieux, j'ai décidé de déménager. » Je hausse les épaules avant de reprendre. « Je n'ai jamais eu le courage de déballer toutes ses affaires, nos affaires lorsqu'on était tous les trois. » La villa est magnifique, mais malheureusement, elle n'est pas décorée à sa juste valeur. Je décide alors d'aller au salon, le soleil baigne, c'est assez beau dans le fond. La vue des baies vitrées donne directement sur la plage, je ne sais pas si Dante l'a remarqué ou non. Puis, il me demande si ça va. Je pourrais lui dire pas mal de choses, mais je ne suis pas certaine que cela soit le bon moment. Je viens seulement de le retrouver, du coup, je n'ai pas envie de le "blesser" en quelque sorte, tout simplement parce que je me suis renfermée, parce que je n'arrive pas à réaliser tout ce qu'il s'est produit. Personne ne le sait, d'ailleurs, je crois qu'il est le seul à qui je pourrais en parler. « Ça va. » Je mens, je dois admettre que je la joue quitte ou double, parce qu'il me connaît bien depuis le temps. Je m'efforce de lui offrir un sourire, puis, le sujet divague, je ne comprends pas, du moins au début. « OH… Ça ? T'en fais pas, sur un coup de tête, je pourrais être de nouveau brune demain. » C'est vrai, j'avoue que j'avais le besoin de changer de tête, puis j'espère que ça me va bien, du moins, cela me plaît pour le moment. « En fait, toi comment tu vas ? On ne s'est pas beaucoup vu ces derniers temps. » Malgré la distance, nous avons toujours gardé contact, heureusement, sans lui, sans son soutien, je ne sais pas comment j'aurais tenu. Il me propose de mettre les cartons dans leurs pièces respectives. Il a raison, j'aurais dû y penser. Il me dit que j'ai beaucoup à lui dire, je ne comprends pas de quoi il parle. Je n'ai pas fait grand-chose hormis avoir quitté Paris après le décès d'Henri et celui de Théodore. Je suis revenue vivre ici, au début chez mes parents et depuis six mois ici. AH… J'oublie que je n'ai plus de maisons d'édition, plus aucun contrat. « Je n'ai pas autant à raconter, tu sais. » Je hausse les épaules, puis, je commence à me mettre à l'œuvre en portant un premier carton qui est à mettre dans la cuisine.


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Sujet: Re: DANTE GALEONE ✩ Toujours présent. [Terminé] ( le Dim 4 Fév - 13:32 )
Son envie de prendre son envol se comprend. Vivre chez ses parents, c’est bien, ça permet d’être choyé, chouchouté, même si ce sentiment est indescriptible pour Dante qui n’a pas connu ça dans son enfance. Seulement auprès d’un homme dans les rues qui lui a offert tout son amour et bien plus encore. C’était sans doute une sécurité pour elle d’avoir des gens qui l’aiment auprès d’elle, même s’il approuve ce changement de vie. Il s’inquiète néanmoins pour elle qui n’a pas pris le temps de défaire ses affaires. « Et ça va mieux ? » Les apparences, il connait. Dante est un homme qui, devant les autres, aime avoir une façade. Ca l’aide à ne pas craquer. Lorsqu’une histoire le bouleverse au point où ses émotions prennent le dessus, c’est qu’il n’a pas su correctement les gérer. Il n’aime pas cette sensation, mais est conscient qu’il est humain et qu’il ne peut être au-dessus de tout. Et il compte bien faire comprendre à sa meilleure amie qu’elle peut s’autoriser à se laisser aller. Avec lui, elle peut tout faire. Ils ne sont pas proches pour rien. Dante pose une main sur son épaule, la soutenant en la fixant des yeux. « Tu sais que tu n’es pas seule, tu peux m’en parler. » Auprès d’elle, il a su trouver une amie qui le comprenne, une jeune femme au cœur d’or et il ne veut que son bonheur. Chose réciproque. Ce qu’il apprécie encore plus chez elle, c’est qu’elle sait se montrer objective et lui dire qu’il ne se comporte pas bien quand c’est le cas. Ce n’est pas quelques termes négatifs qui le feront fuir. « Je comprends. Tu veux de l’aide ? On pourrait s’en occuper ensemble. Ca te donnera l’occasion de voir ce que tu veux garder. » Quant au reste, il s’en chargera. Mais avec tout ce qui s’est passé dans sa vie, avec ce que lui a fait Henri, avec le temps qui passe aussi, Dante se dit qu’il est peut-être temps de faire un pas en avant. Regarder derrière elle, Barbara le fera souvent. Il n’est pas dupe. Un passé ne s’oublie pas en claquant des doigts. Ca fera toujours partie d’elle, mais le temps aidera à rendre les choses moins douloureuses à supporter. Dante la suit dans le salon, la tête penchée sur le côté. Il a entendu sa réponse : elle va bien. Pourtant, il n’y croit pas. Il sent dans son ton qu’elle lui cache des choses, mais ne souhaite pas insister. Si elle ne lui en parle pas, c’est qu’elle n’en a pas envie, ou n’en ressent pas le besoin. Pourtant, il est là, à ses côtés. « Ca te change, mais j’aime bien. J’ai toujours eu un goût prononcé pour les blondes. » Mais est tombé sous le charme d’une petite brune qui, au fil des années, a pris une place si particulière qu’il n’arrive plus à se la retirer de la tête. Ana. Sa Ana. S’installer à Naples définitivement, c’est se rapprocher de ses proches, de ses amis, mais aussi de cette femme qu’il ne voyait qu’une à deux fois par an depuis leur rencontre, en 2003. C’est fou. Lorsqu’il était sur Rome, il arrivait à ne pas laisser la tentation prendre le dessus, mais à présent qu’il est à deux pas de son appartement, son envie est grandissante. « Honnêtement ? J’ai connu mieux. L’état de mon père ne s’est pas beaucoup arrangé depuis la dernière fois. » Son père adoptif, mais qu’il considère comme son vrai père et il l’a toujours présenté comme tel à qui voulait l’entendre. Ca évite les complications, de se justifier, ou d’expliquer des choses qu’il préfère garder pour lui. « Je suis soulagé de revenir ici. Je me sens moins oppressé. Ca fait deux ans, tout de même. » Qu’il la demande sa mutation. Il avait fait part à Barbara à de nombreuses reprises qu’il s’impatientait, qu’être à Rome ne lui réussissait pas tant que ça. Le temps passé là-bas, il ne le regrette pas et ça lui a apporté énormément, mais son cœur n’appartient pas à la capitale. « Raconte-moi le peu de nouvelles que tu as. » demande-t-il, en portant un deuxième carton où est écrit « cuisine » dessus, pour la suivre de très près.


Dante & Leila
Je sens quelque chose qui ne se dit pas, dont j’ignore la cause. C’est dans tes sourires, un je-ne-sais-quoi qui s’arrête au bord du désir. Quelle est cette voix, qui nous entraîne à renoncer sans regarder l’un vers l’autre ? Si c’est un choix, il faut qu’on s’aime, sans se lasser pour se garder l’un et l’autre. L’un près de l’autre.
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Sujet: Re: DANTE GALEONE ✩ Toujours présent. [Terminé] ( le Lun 5 Fév - 17:14 )
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Si vous vous regardez dans le miroir faites vous le voeux d'être heureux car tout le monde a droit au bonheur.
Dante est mon meilleur ami depuis de nombreuses années. Je peux tout lui dire, je l'aime, comme un grand-frère. Je suis « heureuse » qu'il soit ici, avec moi, parce qu'il m'a manqué et que j'ai besoin de son soutien. Malgré la distance, il a toujours été présent, je ne l'oublierais jamais. Il est encore plus beau, je trouve que cette barbe naissante lui va bien, il fait plus homme alors qu'il l'était déjà. Cela me fait sourire parce que toutes les femmes se retournent sur son passage, c'est une évidence. Un léger sourire apparaît sur mon visage, après tout, son arrivée ici à Naples me donne du baume au cœur. Nous pourrons nous voir plus souvent, même si je ne veux pas non plus dépendre de lui et trop m'installer dans sa vie. Il a besoin de rencontrer du monde, de faire la bringue avec des potes, mais il doit aussi trouver l'amour avec un grand « A ». Je l'ai connu, j'aimerais que lui aussi le trouve. Bien sûr, je ne lui souhaite pas ce qui s'est produit pour moi, je veux le voir heureux, épanoui, avec la femme qu'il aime. D'ailleurs, je me demande s'il n'a pas quelqu'un, cela me ferait sourire, cela me rendrait heureuse pour lui, il faut bien que l'un de nous deux avance tout de même. Quand il me demande si je vais mieux je réponds instinctivement que ça va, je suis sotte, Dante sait en un regard si je vais bien ou non. Il me dit que je peux lui parler de tout, j'aimerais beaucoup, mais il s'est passé tellement de choses difficiles que j'ai peur de m'effondrer. Je devrais sans doute lui parler de la grossesse que j'ai eue, avant que cela ne se termine en fausse-couche, parce que je ressens le besoin d'en parler, mais je ne sais pas comment m'y prendre. « Je veux bien de l'aide oui, cela me permettrait de me lancer. » C'est vrai que je pense qu'une fois lancer, je m'occuperais de tout ranger, même s'il y a pas mal de boulot. La villa est immense, je me demande pourquoi j'ai choisi un endroit aussi grand, parce que je suis seule. « J'ai eu un coup de cœur, mais maintenant, je me dis qu'elle est peut-être trop grande, tu en penses quoi ? » Je regarde autour de nous, puis l'aperçois le sable et l'eau avec mes baies vitrées qui ne s'ouvrent que de l'intérieur. Lorsqu'il me dit que le blond me va, je souris. Il a un goût prononcé pour les blondes, ça, c'est un scoop, je ne savais pas du tout que c'était le cas. « J'en apprends davantage sur vous monsieur Galeone. » Je lui offre un clin d'œil, je suis moins triste parce qu'il est là, auprès de moi. Quand il me parle de son père, je m'approche, pour lui offrir un câlin. C'est difficile d'avoir des proches qui souffrent, surtout la famille. Cela fait écho à ce que je vis moi aussi, mon père est très malade, je suppose que je devrais lui en toucher un mot. Je reste tout contre lui, j'aime sentir sa chaleur, Dante me semble parfois si fort que j'en oublie qu'il peut « souffrir » lui aussi. « Je suis navrée que son état s'aggrave. » Je pose mon regard dans le sien, je suis sincèrement désolée. « Mon père aussi est souffrant. » Je hausse les épaules, je me dis que j'ai bien fait de revenir ici, à Naples, ainsi, je passerais du temps avec lui, parce que je sais que cela ne durera pas. « C'est la fatalité de la vie. » Je serre alors une de ses mains dans les miennes, nous nous comprenons. « Je serais toujours là pour toi, tu sais. » C'est vrai, au début, il était l'ami d'Henri, puis, il est devenu mon ami, pour devenir mon meilleur-ami, et à présent, il est comme un grand frère à mes yeux. Puis, il me parle de sa mutation, c'est vrai qu'il m'avait touché un mot là-dessus, cela fait tout de même deux ans, ça a sans doute été très long à ses yeux. « Je suis heureuse de savoir que tu vas rester ici durant quelque temps. Nous pourrons nous voir plus souvent. » C'est vrai que cela me ravit, parce que Dante est important à mes yeux. « Promis, je ne t'embêterais pas trop non plus, je sais me tenir. » Je souris, je ne veux pas être comme une sang-sue, ce n'est pas mon genre. « HUM... » Je réfléchis, que pourrais-je lui dire sans trop souffrir ? Je suppose que j'ai besoin de me confier et qu'il a envie de savoir pour m'épauler. Je réfléchis, en le suivant dans mon immense cuisine ouverte. « J'ai appris que mon père était souffrant, je me suis offerte cette villa magnifique, je me suis fait un nouvel ami, Francesco Spinoza, je ne sais pas si tu le connais, puis je n'arrive toujours pas à écrire, c'est terrible le syndrome de la page blanche lorsqu'on est romancière. » C'est vrai que j'aimerais me remettre à l'écriture, mais pour le moment, je n'y arrive pas. « Je n'ai pas encore réussi à trouver le courage d'ouvrir les cartons, heureusement que tu es là. » C'est vrai, sinon, tout serait resté ainsi. « Je pense à m'offrir un chiot pour avoir de la compagnie. » C'est vrai que j'y songe depuis quelque temps, mais je n'en avais parlé à personne jusqu'à présent. « Sinon, je pense que je vais me faire tatouer Théodore, mais je n'ai pas encore décidé à quel endroit. » Je ne parle pas de me faire tatouer Henri, je ne sais pas si Dante va relever, j'admets que j'ai peur qu'il me demande pourquoi, parce qu'il n'a pas connaissance de tout ce qu'il m'a fait subir.

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Sujet: Re: DANTE GALEONE ✩ Toujours présent. [Terminé] ( le Sam 24 Fév - 13:13 )
« En effet elle est immense. » Ce n’est pas dans une telle demeure qu’il aurait investi. Sa maison de plain-pied doit bien faire la moitié de ce que représente cette villa et il la trouve suffisamment grande pour deux personnes, même trois, alors il se demande comment sa meilleure amie va occuper l’espace pour ne pas s’y perdre et surtout, pour éviter de se sentir trop seule. « Les femmes et les coups de cœur… Peut-être aurais-tu dû y réfléchir un peu plus longuement, mais peut-être aussi qu’il te faut simplement le temps de t’y faire. » Dante essaie de la rassurer, tout en étant le plus honnête possible. Un endroit pareil, c’est bien pour une famille entière, ou quelqu’un qui est claustrophobe et qui n’est pas effrayé à l’idée d’avoir énormément de place. Seulement, pour Barbara, il doute que ce soit la meilleure option. Il espère que ça ira avec le temps et il est de toute façon évident qu’il l’accompagnera au moindre besoin. « Eh oui. Et tu ne sais pas tout… ! Mais une chose à la fois, tu veux bien. » Dans un sourire qui disparaît peu à peu en sentant ses bras l’encercler, Dante lui rend son étreinte. Un instant, il aurait bien envie de lâcher prise, mais il la sent tellement fébrile, fragile, qu’il se fait violence pour sembler fort. Barbara a besoin de lui, de sa présence et pas de sa souffrance, alors lorsqu’elle lui confie être désolée, il se contente d’acquiescer d’un signe de la tête. Lui aussi, il l’est. Il aimerait que ce soit différent, que tout s’arrange. Cet homme a de l’importance dans sa vie. Même s’il n’est pas de son sang, le fait de l’avoir pris sous son aile alors qu’il était perdu dans un monde où il ne se sentait plus à sa place a changé un tas de choses. C’est lui qui a inspiré sa profession, qui lui a inculqué de nombreuses valeurs. Comme quoi, il ne suffit pas de donner naissance à un enfant pour l’aider à s’épanouir. « Tu es d’un pessimisme. Tu dis ça comme si on ne pouvait rien y faire. » Baisser les bras, la tête, Dante ne s’y autorise pas. Ce serait perdre espoir, alors qu’il y en a toujours un. D’autant qu’il est habitué à se battre. Doucement, il serre à son tour sa main, lui étant reconnaissant. Il sait qu’il peut compter sur elle, à n’importe quel moment et ça lui fait un bien fou d’être soutenu. « Tu peux te permettre. Tu sais que tu ne m’embêtes pas. » Il lui interdit même de le penser. Dans la cuisine, il pose le carton le plus au fond, afin de pouvoir faire quelques allers-retours sans bloquer le passage. « Ton père, qu’a-t-il ? » Première interrogation de la tonne de questions qu’il a sur le bout des lèvres. « Spinoza, ce n’est pas ce PDG réputé ? » Il ne saurait dire son domaine de prédilection, mais il en a entendu parler. Ce nom, il a dû l’entendre du bouche à oreilles, ou l’a sans doute vu dans la presse ou ailleurs. « Laisse-toi un peu de temps. Avec tout ce qui se passe dans ta vie… Essaie d’abord d’y voir un peu plus clair. Les mots reviendront sans doute. Tu sais comment ça se passe, dès qu’on a trop de choses à penser… On n’a plus de place pour le reste. » Il en sait quelque chose. Heureusement, dès qu’il se trouve dans un avion, son cerveau est comme anesthésié par le reste, mais avant d’arriver à ce résultat, il lui a fallu apprendre une maîtrise de soi qu’il ne pensait pas avoir tant il prenait les choses très à cœur dans son adolescence. « Un chiot ! » s’exclame-t-il, en riant. « Si t’as du temps devant toi, alors vas-y. Et depuis quand as-tu en tête cette nouvelle lubie ? » En parlant de nouvelle lubie, en voilà une autre à laquelle il ne s’attendait pas. Ce tatouage. « Il me sera difficile de te faire changer d’avis, ou je peux essayer ? » Il n’adhère pas pour la simple et bonne raison qu’à ses yeux, c’est se torturer un peu plus, se graver sur la peau un souvenir douloureux. Il ne lui demande pas de l’oublier, mais est-ce bien la bonne solution pour avancer ?


Dante & Leila
Je sens quelque chose qui ne se dit pas, dont j’ignore la cause. C’est dans tes sourires, un je-ne-sais-quoi qui s’arrête au bord du désir. Quelle est cette voix, qui nous entraîne à renoncer sans regarder l’un vers l’autre ? Si c’est un choix, il faut qu’on s’aime, sans se lasser pour se garder l’un et l’autre. L’un près de l’autre.
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Sujet: Re: DANTE GALEONE ✩ Toujours présent. [Terminé] ( le Mar 27 Fév - 3:14 )
Toujours présent.
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Chaque fois que nous sommes ensemble, je sais que je peux me reposer sur ses épaules. Dante est un homme merveilleux, je l'ai immédiatement aimé lorsque je l'ai vu. Henri m'avait d'ailleurs fait une scène, mais je savais que ce ne serait pas une histoire d'amour qui allait nous lier, c'était même bien mieux à mes yeux : un confident, un meilleur-ami, une sorte de grand-frère, toujours présent, quoi qu'il advienne. Certes, avec son emploi du temps, nous ne nous voyons pas souvent malheureusement, mais je savais que je pouvais compter sur lui à n'importe quelle heure, par appels ou encore par messages. Je m'accroche à lui dès que je me sens faiblir, d'ailleurs, je trouve cela bien plus beau que le reste, bien plus beau que toutes les autres relations imaginables. Je crois que c'est d'ailleurs la plus belle de mes relations à mes yeux, il passe bien avant l'amour inconditionnel que j'éprouvais pour Henri. Avec Dante, c'est évident, c'est une amitié que l'on ne pourra jamais briser, c'est un lien plus fort que tout le reste. Alors qu'il me dit que ma villa est immense, je sais déjà ce qu'il pense, c'est bien trop grand pour moi, il a raison. D'ailleurs, il a le mérite de me faire sourire alors qu'il parle des femmes et de leurs coups de cœur, il n'a pas tord. J'ai toujours le chic d'avancer tête baissée, et cela a été le cas lorsque j'ai visité la villa. Il se montre toutefois rassurant, il modère ses propos, il doit sentir que j'ai besoin qu'il me soutienne, bien qu'il a raison, c'est très grand, surtout pour un petit bout de femme comme moi. Je fais la moue, enfantine, je ne l'ai pas été depuis longtemps. Alors qu'il se montre secret, je me pose des questions. Je voudrais qu'il me parle de ce qui ne va pas tout de suite, mais il préfère que l'on continue de parler de moi, il a toujours été réellement intéressé par ma vie, alors qu'elle n'est pas bien passionnante de mon point de vue. En même temps, je ne le blâme pas, cela fait un moment que nous ne nous sommes pas vus, alors on doit se mettre à la page afin de savoir ce qu'a vécu l'autre durant tout ce temps. Alors qu'il me dit que je suis pessimiste, je lui offre une magnifique grimace, j'étais joyeuse auparavant, il doit s'en souvenir, mais c'était l'ancienne Barbara, je ne suis pas certaine qu'elle reviendra un jour. Il me demande des nouvelles de mon père alors que nous parlions du sien, il me fait passer avant lui, comme toujours, mais je me rends compte que c'est à moi à présent de lui apporter mon soutien indéfectible, comme il l'a toujours fait à mon égard. « Je n'ai pas bien compris, je ne sais pas trop, je sais seulement que c'est relativement grave, j'ai la sensation d'être dans un cauchemar perpétuel, et que je n'arrive pas à me réveiller. » Une nouvelle fois, on parle de moi, du coup, je me dis qu'ensuite, on devra parler de lui et de ses problèmes, parce que bien sûr, je veux tout savoir et je veux être à ses côtés lorsqu'il devra se sentir soutenu et aimer. Notre étreinte se termine trop rapidement, mais je suppose que l'on a toujours cette sensation lorsqu'on est avec une personne que l'on aime, puis il tilt sur Spinoza, oui, c'est un grand PDG très réputé. « YEP ! C'est lui. Je l'ai rencontré durant un gala de charité pour les femmes battues. Il est vraiment incroyable. Je le trouve très gentil et attentionné, mais promis, il ne prendra jamais ta place. » J'essaye de rire, de sourire, parce qu'il faut que je me remette de toutes ses choses négatives qui ont envahit mon existence, mais c'est loin d'être évident. Je prends un carton moi aussi, ils sont assez lourds, mais il faut bien que je mette la main à la pâte. C'est ma villa, alors c'est à moi d'entreprendre tout ce qui se rapporte à celle-ci. Alors que je le suis avec mon carton, Dante a toujours les mots justes. C'est vrai, je dois prendre mon temps, je dois réfléchir, je dois me remettre et ensuite, je l'espère, je pourrais écrire de nouveau. Ses mots m'apaisent, je me sens rassurer, Dante a le chic pour toujours dire ce que je désire entendre. Il ne l'aperçoit pas, mais, un petit sourire s'est inscrit sur mon visage, alors que je pose enfin mon premier carton. C'est idiot, mais ce premier effort paye, je souris davantage, fière de ma personne, en quelque sorte. L'idée de chiot le fait rire, alors, je m'y joins parce que cela fait bien trop longtemps que je n'ai pas entendu l'intonation de son rire et cela m'a manqué. « Un petit compagnon, ça ne me ferait pas de mal, si ? » C'est vrai que ça apporterait une nouvelle dynamique dans ma vie, ici, à Naples, de nouveau. Quant au tatouage, c'est une autre paire de manches. J'ai l'impression d'être sa petite sœur, qui s'apprête à faire une ânerie, c'est ce qu'il doit penser, et d'ailleurs, il ne perd pas de temps pour me le faire comprendre. « Tu peux essayer. » Je lui réponds, prenant un nouveau carton, puisque je suis lancée. « En fait, c'est surtout une idée. Puis, je ne sais pas si je suis prête, mais il y a cette tatoueuse tellement gentille, c'est même devenue une amie. » Il est vrai que j'adore Olivia, elle est adorable. « Elle ne me force pas la main, au contraire même. » Il est vrai qu'elle m'a dit que je ne devais pas me sentir obliger, puis, surtout, que je ne devais pas le faire si je ne suis pas prête. « N'empêche, m'y rendre a été bénéfique puisque je me suis fait une amie. » Je n'ai pas tord, au contraire même ! Après le second carton de poser, je me tourne vers mon meilleur-ami, je sais qu'il risque de ne pas rire si je lui dis qu'on devrait faire une pause, après deux cartons. « Et toi alors ? Je sais que tu es toujours présent pour moi et que tu tiens à moi, mais, en temps que meilleure-amie, je dois aussi être là pour toi. Alors raconte, dis-moi ce qui ne va pas. » Mes prunelles sont encrées dans les siennes, je veux vraiment lui apporter tout mon soutien, parce qu'il est l'une des personnes les plus importantes de ma vie.

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Dante GaleoneLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: DANTE GALEONE ✩ Toujours présent. [Terminé] ( le Dim 11 Mar - 22:26 )
Le terme « grave » suffit à ce qu’il soit inquiet pour lui, pour elle. Il a peur qu’elle s’effondre si elle venait à le perdre et il le comprendrait. Lui-même peinerait à survivre si du jour au lendemain, il se retrouverait sans cet homme qui a fait des merveilles dans sa vie, notamment le prendre sur son aile dans une période où il ne croyait plus à rien. Dans ces moments-là, si ce n’est se nourrir avec un bol d’espoir et garder la tête haute, en profitant des moindres instants, comme s’il s’agissait du dernier, il n’y a rien d’autre à faire. Si, avoir confiance en la médecine, en ces personnes qui donnent beaucoup d’eux pour être auprès de leurs patients, les accompagner, les soigner, leur donner de leur temps. C’est beaucoup. Pas toujours suffisant aux yeux de Dante qui n’est pas en position d’être patient, mais il sait au fond de lui que leur travail est énorme, qu’ils font tout ce qu’ils peuvent pour garder en vie des êtres chers. « Avais-tu besoin de me le préciser ? » demande-t-il, une pointe d’amusement dans le son de sa voix, en parlant de Spinoza. Avec tout le temps qu’ils ont passé ensemble, impossible que quelqu’un puisse voler la place de l’autre. Barbara a une place trop importante dans sa vie, son cœur, pour qu’elle soit remplacée par une autre amie qui lui est aussi chère. Il en a, dont Genny, avec qui il s’entend extrêmement bien et d’autres collègues qui se sont transformés en amis au fil du temps, mais ce n’est pas la même chose. Barbara a toujours été là pour lui. Elle ignore des détails de son passé qu’il a préféré ne pas dévoiler, pas par manque de confiance, mais parce qu’il ne se sent pas apte à en discuter… Mais il n’a aucun mal à lui confier la réalité : son père est malade et il ignore comment gérer la chose. « Enfin bref. Il s’est passé quoi avec cet homme, du coup ? Vous avez juste sympathisé ? » Il est évident qu’il se pose des questions sur leur relation, comme il s’en serait posé si ça avait été quelqu’un d’autre. L’amitié entre homme et femme existe bel et bien, preuve est qu’entre eux, ça dure depuis des années sans qu’il n’y ait aucune ambiguïté, mais elle a suffisamment souffert… Alors, il ne peut s’empêcher de s’interroger sur la nature de leur relation.

Amusé par ce chiot dont elle lui parle, il acquiesce d’un signe de tête. « Si tu as le temps, l’énergie, pourquoi pas, oui. » Ce n’est pas lui qui accepterait une telle chose. Les animaux, il aime bien ça, mais il a trop peu de temps pour s’en occuper. Ses nombreux déplacements ne sont pas une contrainte en soi, pas pour lui, mais en toute objectivité, c’en est une pour bien des choses. C’est pour cette raison qu’entre lui et Leïla, il n’a jamais été question de se poser et c’est aussi pour ça qu’il ne s’est jamais interrogé sur l’obtention d’un animal de compagnie. Son train de vie est bien trop complexe pour répondre à des envies toutes simples. « Devenir amie avec une tatoueuse, c’est une chose… S’encrer la peau sur un coup de tête, parce qu’on trouve la tatoueuse gentille, c’en est une autre. C’est un peu prématuré comme décision, tu ne trouves pas ? » Elle est adorable Barbara, parfois trop. Aux yeux de Dante, ses décisions ne sont pas toujours réfléchies, alors lui qui est très terre à terre essaie de la faire redescendre un petit peu. « Elle t’encourage, mais… Ca, c’est une idée qui doit faire son chemin. On doit y penser, pendant plusieurs années, pour ne pas le regretter. C’est quelque chose qui sera gravé sur ta peau pendant toute ta vie. » Et ce n’est pas anodin. Lui ne supporte pas ça. Il préfère le naturel. C’est comme les piercings au nez, sur le nombril, sur la langue. Il trouve ça laid et vulgaire, trop provocant à son goût et absolument pas élégant. « Tu ne te méfies pas assez des gens. Tu te laisses embarquer dans de ces histoires… » Mais s’il la tenait face à lui, il lui dirait bien de dire aux gens qu’elle reçoit de réfléchir plus attentivement, plutôt que de se jeter dans la gueule du loup du jour au lendemain. Dante ne trouve pas ça professionnel. Alors qu’il s’apprête à revenir dans le salon, il s’arrête et pose une main sur le comptoir lorsqu’elle le pousse à se confier. « Mon père est malade. C’est ce qui ne va pas. Tu es dans la même situation, alors tu peux comprendre que ce soit difficile, mais contrairement à toi, je n’arrive pas à me résoudre que, voilà, c’est la vie, c’est comme ça. » Il n’arrive tout bonnement pas à s’y faire.


Dante & Leila
Je sens quelque chose qui ne se dit pas, dont j’ignore la cause. C’est dans tes sourires, un je-ne-sais-quoi qui s’arrête au bord du désir. Quelle est cette voix, qui nous entraîne à renoncer sans regarder l’un vers l’autre ? Si c’est un choix, il faut qu’on s’aime, sans se lasser pour se garder l’un et l’autre. L’un près de l’autre.
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Sujet: Re: DANTE GALEONE ✩ Toujours présent. [Terminé] ( le Jeu 15 Mar - 1:11 )





Dante & Barbara

J'essaye de sortir la tête de l'eau. J'essaye tant bien que mal, j'essaye encore et encore, mais cela ne paye pas toujours. Je l'ai déjà expérimenté et à cet instant, je me rends compte que je lutte tout en sachant que je vais perdre le combat. Je n'y arrive pas, ou plutôt, je n'y arrive plus. Je ne peux que voir la souffrance de mon meilleur-ami Dante, sa détresse, et cela me peine. Je voudrais ne jamais le voir ainsi, d'ailleurs, s'il y avait à choisir entre lui et le reste de mon entourage, c'est à lui que j'offrirais le bonheur absolu pour qu'il n'ait jamais à connaître la souffrance de voir souffrir un être cher, d'autant plus lorsqu'il s'agit d'une personne de sa famille. On ne réagit pas tous de la même façon fasse à la peine, à la maladie, à une perte telle qu'elle soit. Lorsqu'on apprend la nouvelle, on a souvent l'impression que c'est irréelle. La peur que cela soit effectivement vrai nous donnes la sensation que nous sommes dans un cauchemar, que nous sommes hors de notre corps, comme si nous vivions tout ce qui se passe comme simple spectateur et que l'on ne ressent rien. Puis, l'esprit fait son travail, c'est plus ou moins long, mais au final, la peur nous saisit fatalement. Elle nous prend aux tripes, on a la sensation qu'on ne peut plus rien avaler, que l'on a plus d'énergie, que l'on se vide totalement, à cause notamment de la douleur qui grandit en nous minutes après minutes. Certains ne réalisent pas tout de suite, même en voyant l'être aimé sur son lit d'hôpital parce que la réalité serait beaucoup trop difficile à encaisser, alors, on se ment. On fait un blocage, on refuse la vérité, on la fuit, on essaye de la berner encore et encore, puis, au final, malgré tous nos efforts, celle-ci nous rattrape. Lorsque l'on apprend que l'être cher a malheureusement disparu, on s'effondre. Quand on n'a pas encore vu le corps, on se dit que l'on a peut-être encore une chance que cela ne soit qu'un mauvais rêve, et puis, lorsqu'on le voit inanimé, lorsque l'on touche l'être cher et qu'il est froid, pour ne pas dire glacé, on s'effondre une fois encore. On pleure, on refuse de se dire qu'on ne le reverra plus, du moins, pas dans ce monde. On peut prononcer des derniers mots, des dernières paroles, et le temps semble s'être arrêté. On ne se rend pas compte de toutes les minutes qui défilent, on reste ainsi, pleurant en silence et puis, on se dit que tout ceci ne peut pas être possible. Se mentir n'est pas forcément la bonne solution, mais certaines personnes en ont besoin. Cela peut permettre d'accepter après de longs mois ou encore de longues années, on se protège, il le faut, sinon, on risque de ne jamais s'en relever. La souffrance est telle que l'on ressent notre douleur dans chaque partie les plus infime de notre corps. On se sent vide de tout bonheur, comme s'il n'avait jamais existé, puisqu'il a disparu pour laisser place à cette réelle et profonde souffrance. C'est comme lorsque le jour se retire pour laisser place à la nuit, mais surtout à l'obscurité, et à un ciel dénué d'étoiles, de lune, de lumière. On se retrouve dans le noir, on est effrayé, puis la douleur se fait plus insistante. On commence à sentir la panique grimper, on se dit que l'on ne pourra plus jamais connaître la lumière, le bonheur, et, parfois, cela est le cas. Il y a bons nombres de personnes qui ne se remettent jamais, mais elles restent vivantes ou plutôt elles essayent de survivre tant bien que mal. Croyante ? Je le suis. C'est sans doute cela qui me fait tenir, en dehors du soutien de mes proches, notamment celui de Dante. Je ne veux pas qu'il connaisse toutes ses étapes, j'aimerais l'en protéger, mais je suis impuissante. Cela nous fait également beaucoup de mal, parce que se sentir inutile, ne pas savoir quoi faire pour redonner le sourire à un proche nous atteint profondément. Ne pas pouvoir contrôler la situation nous déstabilise, jusqu'au moment où l'on accepte que l'on ne puisse rien faire de plus, et que l'on va devoir vivre avec le fait d'accepter tout ce qui arrive sans pouvoir agir, jour après jour.

Je me pince les lèvres. J'ai parlé de Francesco Spinoza, que j'aime surnommer Cesco, à Dante, mais finalement, il me répond avec une pointe d'humour, je l'aime ainsi. « Non, tu as raison. » Il n'a pas tord, mais dire aux personnes à qui on tient qu'on les aime est primordial à mon sens, puis il doit savoir qu'il sera toujours le premier à mes yeux. Jamais je ne pourrais l'abandonner, jamais je ne pourrais rester sans rien faire pour lui si j'en ai les moyens. « Tu es la personne a qui je tiens le plus. Tu es le seul pour qui je serais capable de faire n'importe quoi comme cacher le corps d'une personne décédée, ou bien encore comme prendre un coup à ta place. » Avoir un ami comme Dante n'a pas de prix, et je connais ma chance de l'avoir ainsi dans ma vie, mais surtout à mes côtés dès que je vais mal. Dante continue, il doit s'inquiéter, d'ailleurs, le connaissant, il doit se méfier de Cesco, parce qu'il sait que j'ai souffert et que je souffre toujours, alors, il fait tout pour que cela ne se reproduise pas. « Ce n'est qu'un ami, tu sais. On a discuté, il a beaucoup d'humour, d'ailleurs, il m'a bien fait rire, puis on s'est revu et je me suis rendu compte que c'était réellement un homme joyeux, drôle, amusant, assez enfantin parfois. » Je souris en y repensant, puis j'ajoute : « Il n'est pas du tout l'homme d'affaires que l'on imagine. Il n'est pas prétentieux ou loin de tout, au contraire, c'est quelqu'un de bien. » Je suis sérieuse, sincère surtout, il faut gratter un peu pour découvrir un homme avec un cœur, alors que l'on s'imagine aisément qu'il n'en a pas. Finalement en continuant de discuter, on parle chiens ou plutôt chiots. J'avoue que l'idée de m'occuper d'une adorable petite boule de poils me plaît, puis j'ai besoin de tendresse. Cette idée me plaît de plus en plus en y pensant, d'ailleurs, je souris, les prunelles scintillantes. Il faudra tout de même que Dante soit présent pour m'aider à en choisir un, parce que j'ai besoin de son aide. Il est comme une béquille sur laquelle je dois m'appuyer depuis le décès de son ancien ami, ainsi que celui de mon fils et de l'enfant qui n'a jamais vu le jour... « Je vais encore y réfléchir, mais j'admets que l'idée de m'occuper d'une petite boule de poils qui me donne de l'amour et beaucoup de tendresse me plaît. Il faudra que tu sois présent pour le choisir avec moi, du moins, si tu veux bien. » Je connais Dante depuis un certain temps alors je sais que je pourrais compter sur lui à ce sujet. Finalement, on parle « tatouage » et cela se relève... Difficile. Dante n'aime pas ce genre de choses, je le sais, mais ce n'est pas pour cette raison que je lui en ai parlé. À vrai dire, je me confie toujours à lui, c'est pour cela que nous en parlons aujourd'hui. « Non, ce n'est pas un coup de tête Dante. J'y réfléchis depuis plusieurs mois. » Je pousse un soupire, je savais qu'il serait contre, mais, ce qui me touche, c'est qu'il pense que je n'y ai pas réfléchi, puis il s'agit du prénom de mon fils disparu. « Je sais que tu penses que je suis une petite chose fragile, mais ce n'est pas comme si je me faisais tatouer le nom d'un inconnu, d'un coup d'un soir ou d'une personne dont je suis fan. C'est tout de même le prénom de mon fils Dante. » Le prononcé me fait du mal. Cela m'ébranle, alors, je pousse un soupire et je prends le temps de fermer les yeux durant quelques secondes. Je sens un premier flot de larmes s'insinuer lentement au niveau de mes prunelles bleues, mais je refuse de pleurer. « Aujourd'hui, on peut se faire retirer les tatouages, tu sais, puis je ne me suis pas décidée de toute façon. » J'attrape de nouveau un carton, je l'emmène à la cuisine ouverte, là où se trouve toujours Dante, mon meilleur-ami. Il trouve que je ne suis pas assez méfiante, je ne sais plus vraiment quoi penser. Il a sans doute raison, j'admets que je crois rapidement ce que l'on me dit, sans réellement me poser de questions, mais cela reste blessant, surtout venant de lui, mon pilier. « Je m'excuse, mais j'ai toujours été ainsi. J'ai changé depuis Henri, je le sens, puis, elle ne m'a pas obligé quoi que ce soit, au contraire, puis le fait qu'elle soit devenue une amie n'a aucun rapport, on s'apprécie et on s'est revu encore et encore et remarque que je n'ai pas de tatouages sur moi. » Je dépose le carton que j'avais en main sur le sol, puis Dante se tourne vers moi, déposant une main sur le comptoir. Je veux qu'il me parle, je veux qu'il se confie, j'espère qu'il va le faire. Quand il commence, je le comprends sans mal parce qu'effectivement, il a raison. Je sais ce que c'est d'avoir un père souffrant. Je me sens une nouvelle fois peiner, il doit penser qu'il n'aura pas la force nécessaire si son père vient à décéder. Me rapprochant de lui, je pose ma main sur la sienne, puis je le fixe, un mince sourire de tristesse présent sur mon visage. « Je serais là. Toujours. Tu le sais bien, non ? Perdre une personne que l'on aime peut sembler insurmontable. C'est le cas. On souffre, la douleur ne s'estompe pas. Seulement, on s'y habitue. Alors, on pense qu'on souffre moins sans doute pour se voiler la face, mais ce n'est pas le cas, c'est seulement une question d'habitude. » Ce n'est pas joyeux, mais c'est la réalité. « Il faut que tu profites de lui, que tu passes de merveilleux moments à ses côtés, quoi qu'il arrive. » Je presse sa main, touchée, et triste. « Mon soutien à ton égard sera indéfectible. Quoi qu'il se passe dans ta vie, je serais toujours là, présente, comme une ombre, pour te rejoindre au moment voulu. Tu es mon meilleur-ami, le frère que je n'ai jamais eu, je suis là aujourd'hui et je serais également là demain, et tous les autres jours qui suivront, on est d'accord ? » J'attends sa réponse, mais avant, grande pipelette comme je suis, j'ajoute : « Je pourrais t'accompagner le voir si tu veux. » Je suis sincère, lui comme moi, nous le savons, jamais je ne pourrais l’abandonner.  

belle âme


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Sujet: Re: DANTE GALEONE ✩ Toujours présent. [Terminé] ( le Dim 18 Mar - 19:47 )
Barbara est là où on ne l’attend jamais. Les surprises sont nombreuses, notamment cette déclaration. Il sait pourtant qu’elle est expressive et cacher ses sentiments n’est pas une habitude, mais elle l’étonne à chaque fois qu’elle lui dit de belles choses. Dante n’a pas été habitué à ça dans sa vie. Son père est un sombre inconnu et sa mère préférait la drogue à lui. Lorsqu’Orazio l’a pris sous son aile, il a commencé à recevoir bien plus d’attention qu’il n’en a jamais connu dans sa vie et il s’est ensuite fait un entourage sûr, des amis sur lesquels il peut compter, dont celle qui est devenue sa meilleure amie. Elle lui donne tant de choses que parfois, il ne pense pas les mériter. Avec lui, Barbara a toujours été parfaite. Il tient à elle comme à la prunelle de ses yeux et se sent chanceux d’avoir croisé sa route. « Eh bien justement, j’hésitais à t’en parler, mais je vais avoir besoin de toi pour en déplacer un. » Petite touche d’humour pour garder la tête froide, ne pas montrer à quel point ça peut le toucher, mais c’est le cas. Ca lui va droit au cœur. Si on lui avait dit adolescent qu’il se retrouverait avec de l’or entre les mains, en parlant d’une vie en partie réussie, il n’en aurait pas cru un mot tant tout ce qu’il avait était proche de rien. « Si je ne te connaissais pas, j’aurais mis ma main à couper que tu en pinçais pour lui. » Mais justement, il la connait même très bien et ce ne sont pas de tels compliments qui veulent dire « aller plus loin » pour Barbara. « Tu as le don de voir le bon côté des gens et je ne sais pas si c’est toujours une très bonne chose. » C’est ce qui la rend attachante et c’est aussi ce qu’il l’aime chez elle. Barbara est positive, optimiste, laisse une chance à ceux qui croisent son chemin. « Fais attention à toi tout de même. Tout le monde sait que les businessmen peuvent être beau-parleur et manipulateur. Pas qu’il n’y ait qu’eux… » Sous-entendant que d’autres peuvent l’être. Dante a du charisme, énormément, il ne dira pas le contraire. Manipuler, en revanche, ce n’est pas son truc, mais il craint parfois que son amie tombe dans les filets d’un de ceux-là. Elle en a assez bavé dans la vie. « Tu es donc amenée à le voir régulièrement ? Il faudra que tu me le présentes. » Ignorant ce qui se trame entre eux, il préfère être prévoyant. Oui, il s’inquiète de ne pas connaître les intentions de ce type. Il préfère nettement qu’elle passe du temps avec une boule de poils. Les animaux sont de bonne compagnie et généralement, ne trahissent pas. « Ah. » soupire-t-il. « Dans quoi est-ce que tu m’embarques… » En choisir un… En soi, ça ne lui pose pas tant de problème. Il aime ça, les animaux. Les chiens (pas comme la rôliste derrière le RP), les chats. « Hm hm. » finit-il par acquiescer, en hochant la tête. « Dis-moi juste quand tu veux prévoir ça. » Il préfère encore cette décision prise sur un coup de tête, qu’un tatouage. « Quelques mois ? Je trouve ça un peu précipité. » Lui aurait préféré qu’elle lui affirme y réfléchir depuis des années maintenant, mais il sent que peu importe ce qu’il dira, son avis ne différera pas. Il ne peut s’empêcher de donner son avis, même si celui-ci s’avère être à l’opposé du sien. « Et c’est quoi le but ? T’encrer la peau l’un des événements les plus marquants de ta vie ? Tu l’as dans la tête, ça ne te suffit pas, il faut que tu te le graves sur la peau, pour te faire percuter que tu as perdu quelqu’un de cher à chaque fois que ton regard croisera l’endroit où tu le feras ? Excuse-moi de ne pas y voir quelque chose de positif, mais je pense sincèrement que cette idée n’est pas bonne. Maintenant, tu es libre de faire ce dont tu as envie, mais mon avis, le voilà. » Et il ne changera pas de sitôt. Lui aussi est très obstiné. Ce choix, il ne le comprend pas. C’est comme ne pas s’autoriser à aller de l’avant, s’emprisonner. Barbara ne peut oublier, elle y pensera toute sa vie, mais un tatouage… Non, vraiment, il peine à comprendre. D’autant qu’il sent à travers ses yeux qu’elle est très sensible au sujet et c’est normal. Ca ne fait qu’appuyer sa manière de penser. « Au laser ? Tu es au courant que ça peut laisser des traces ? » Comme pour se rendre, il lève les mains. « Mais encore une fois, ce n’est que mon avis. Tu fais ce que tu veux. » Et là, comme s’il venait de recevoir un boomerang en plein visage, il percute : « Tu as eu des coups d’un soir récemment ? » Il n’est définitivement pas au courant. Evidemment qu’elle n’est pas prude et s’ils se confient beaucoup de choses, il y a certains sujets qui ne sont pas abordés, sans doute parce que ce n’est pas important. Lui non plus, ne lui confie pas ses aventures d’un soir… Dante suit des yeux Barbara qui revient face à lui. Il sent qu’il vient de la blesser et ce n’était absolument pas ce qu’il souhaitait, au contraire. « Je sais. Je m’inquiète pour toi, excuse-moi. Je ne les connais pas, ces gens et je n’ai pas envie de te voir sombrer. » Dante ne souhaite pas non plus sombrer, ce pourquoi il prend sur lui lorsqu’il se confie à elle concernant ce père qu’il aime, qui a pris soin de lui et qui est dans un mauvais état. « Je ne l’ai pas perdu. Pourquoi croire que c’est la fin ? » Il n’a pas envie de s’habituer, parce qu’il est encore là, qu’il croit en son rétablissement. Il sait qu’elle ne pense pas à mal lorsqu’elle tente de le réconforter, lui apporter une aide, mais en l’écoutant, il a l’impression qu’elle est en train de l’enterrer. « On est d’accord. » Il presse sa main dans la sienne, puis l’attire tout contre lui. Il est très attaché à elle, ressent beaucoup d’affection à son égard, si bien qu’il se surprend à se laisser aller, à se détendre. « Il est toujours à la maison, une infirmière prend soin de lui. Je dois passer le voir ce soir et je compte prendre quelques jours de congés bientôt. » Avec sa façon de travailler, d’enchaîner les heures supplémentaires, d’économiser ses jours de repos, il peut bien se le permettre. Dante s’appuie de nouveau sur le comptoir, puis avoue : « J’ai parfois l’impression de passer à côté de quelque chose. Attention, j’aime ce que je fais, mon train de vie et je n’en changerai pour rien au monde, mais parfois… Je me dis qu’il y aurait des choses que j’aurais pu faire différemment. » Et ça commence par Naples, cette ville dans laquelle il s’est toujours senti très à l’aise, qui n’était pas si éloignée de Rome et dans laquelle il aurait pu passer plus de temps. Le fait de voir son père malade, de sentir qu’il pourrait se passer quelque chose de grave le met devant le fait accompli.


Dante & Leila
Je sens quelque chose qui ne se dit pas, dont j’ignore la cause. C’est dans tes sourires, un je-ne-sais-quoi qui s’arrête au bord du désir. Quelle est cette voix, qui nous entraîne à renoncer sans regarder l’un vers l’autre ? Si c’est un choix, il faut qu’on s’aime, sans se lasser pour se garder l’un et l’autre. L’un près de l’autre.
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