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- DANTE GALEONE ✩ Toujours présent. [Terminé] -

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Sujet: Re: DANTE GALEONE ✩ Toujours présent. [Terminé] ( le Mer 21 Mar - 12:29 )



Petit + magique ! :
 

Dante & Barbara

Les coups, les viols, je n'en parle pas, jamais. J'essaye de me protéger d'une certaine façon, mais je me mens surtout. Je le sais, c'est déjà ça, mais j'admets que parfois, j'ai la sensation qu'il faut que j'en parle, mais je ne le fais pas. À quoi bon ? N'ai-je pas assez souffert ? Parce que oui, je le sais, une fois que j'en parlerais, l'immense douleur reviendra à la surface et je n'en ai pas la force. Je peine déjà à garder la tête hors de l'eau… D'ailleurs, durant bien longtemps, j'avais la sensation de me noyer et cela arrive encore quelques fois. Tout garder en moi n'est pas la solution, je le sais, mais pour l'instant, je n'arrive pas à en parler. Chaque fois que j'y repense, je me trouve dans un état plus qu'inquiétant, je sais que ma vie n'est pas celle dont j'ai longtemps rêvé, puis je ne me fais plus d'illusion, j'ai passé l'âge. À l'aube de mes trente ans, je sais que je ne connaîtrais plus le grand amour. C'est une évidence à mes yeux. Malgré les hauts et les bas, je ne retrouverais plus un homme comme celui que j'ai aimé durant de longues années. Mon cœur est anesthésié par la peur de souffrir, du coup, je préfère voir le verre à moitié vide plutôt qu'à moitié plein. L'espoir ? Ce n'est pas fait pour moi, puis jamais je ne pourrais y croire. Je me contente de survivre dans un monde qui n'est plus réellement le mien. Parfois, je me dis que je devrais disparaître, aller sur la plage durant la nuit et me jeter à l'eau pour y couler, mais je ne peux pas. Heureusement, pas mal de personnes sont présentes pour moi, elles désirent m'aider à m'en sortir, et je sais que j'ai beaucoup de chance de les avoir. Dante fait parti de ses personnes, d'ailleurs, sans lui et certains autres proches, je ne sais pas où j'en serais à l'heure actuelle. Cela me mine d'y penser, n'empêche, c'est la vérité. Dante est un réel soutien, il est tellement important dans ma vie que je ne peux pas m'imaginer sans lui demain. Bien sûr, on ne sait pas de quoi la vie est faite, mais je sais que sans lui, je coulerais tout simplement. Je ne peux même pas m'imaginer le perdre un jour, ça serait comme un dernier coup de massue, je ne m'en relèverais pas. Je me lui dis pas cependant, parce qu'il est sans doute gêné, par mes déclarations. Depuis toujours, depuis toute petite déjà, j'ai toujours dit aux personnes que j'aimais ce que je ressentais à leur égard. Pourquoi ? Parce que je pense qu'on a besoin de se sentir aimer, puis qu'on a aussi besoin de l'entendre, surtout des personnes à qui l'on tient. Alors, j'ai toujours clamé l'amour que je ressens aux personnes à qui je porte toute mon affection, sans la moindre arrière pensée. Cela peut sembler étrange au premier abord, surtout lorsqu'une tierce personne est présente, comme une fois où j'étais avec Dante et qu'Henri était présent. Lorsque Dante était parti, je ne savais pas que j'allais me prendre des coups, mais cela ne changeait en rien ce que je ressentais, d'ailleurs, cela ne m'a jamais empêché de clamer encore haut et fort l'amour que je ressentais pour d'autres personnes qu'Henri. Il était tout particulièrement jaloux, ce qui peut plaire au début parce que l'on se dit que l'on nous aime, mais lorsque cela devient maladif, on ne sait plus quoi faire, comment réagir, comment se comporter. Aujourd'hui, il n'est plus présent, d'ailleurs, je m'en suis voulu durant longtemps d'avoir ressenti comme un « soulagement » lorsque j'ai appris son décès, parce que j'ai compris que je ne recevrais plus de coups de sa part.

Dante reprend, j'admets volontiers que j'étais ailleurs, mais à présent, je me focalise sur lui, parce que nous avons besoin l'un de l'autre, nous avons besoin de parler, d'avoir des réflexions ensemble pour avancer au mieux dans nos existences respectives. Je suis interloquée lorsqu'il me dit pour me taquiner que s'il ne me connaissait pas, il aurait pu croire que j'en pincerais pour Francesco, ce qui n'est absolument pas le cas, même si je sais qu'il m'apporte beaucoup de soutien, et cela, depuis le début, sans même connaître mon histoire. Je suis et je reste persuader que c'est un homme bien, quoi qu'on peut penser de lui. C'est comme un rayon de soleil et je sais que j'en ai cruellement besoin. J'ai la sensation d'être perpétuellement dans l'obscurité et lui comme Dante m'apporte comme une « lumière » mais aussi une « chaleur » que je n'avais pas réussi à trouver avant eux. « Heureusement que tu me connais dans ce cas. » Je lui réponds simplement, lorsque je me rends compte qu'il y a encore beaucoup de cartons malgré l'immensité de la villa ou alors, je me dis que c'est un travail bien trop difficile à abattre, je ne sais pas. J'ai de la chance que Dante soit présent, même si je sais que nous n'arriverons pas forcément à tous les placer dans leur pièce respective, mais il va falloir que je me remonte les manches si je veux pouvoir respirer de nouveau, si je veux ne pas me noyer… Dante me fait rougir, j'ai toujours été gêné par les compliments, même si cela peut paraître fou vu que je suis romancière et que lors de séances de dédicaces, on m'en faisait en permanence. Je devrais être habitué, mais ce n'est pas le cas. Du coup, je ne réponds pas, m'évertuant à continuer mon dur labeur, j'ai l'impression de travailler comme déménageur ! Finalement, Dante me met en garde, non pas seulement contre Francesco, mais contre tout le monde, parce qu'il sait que je pardonne, que je donne toujours de nouvelles chances, quoi qu'il arrive, dans une certaine limite bien sûr. D'ailleurs, cela me fait penser que j'ai donné énormément de chances à Henri et qu'il les a toujours gâchées. Je soupire. Je crois que je désirais tellement que tout s'arrange, que tout redevienne comme avant, que j'ai préféré fermer les yeux. Cela me peine, parce que notre histoire était belle au début, et je ne veux pas m'avouer qu'en réalité, il a toujours été ainsi, avec un fond de méchanceté.

J'essuie une larme discrètement alors que Dante veut que je lui présente Francesco. Pourquoi pas ? Après tout, je pense qu'ils peuvent s'entendre, puis si tel n'est pas le cas, cela ne m'empêchera pas de les fréquenter tous les deux. « Je lui en toucherais un mot. » Je réponds simplement alors que j'attrape un nouveau carton cuisine. Ils commencent à se faire lourds, mais je ne veux pas abandonner. Je crois que je trouve une certaine force lorsque Dante est présent, du coup, j'en profite pour avancer. Je souris alors que l'on parle une nouvelle fois d'une petite boule de poils. Déjà petite, je voulais un animal de compagnie, seulement mes parents étaient contre, disant que je m'en occuperais les premiers mois avant de leur laisser pour les sorties et tout le reste. C'est sans doute vrai, bien qu'on ne le saura jamais, mais à présent, je crois que je suis prête, du moins je l'espère… Du coup, je me dis que je devrais quand même y réfléchir encore un peu, sait-on jamais. Lorsque Dante me demande de le prévenir, j'acquiesce simplement. C'est vrai que je dois peser le pour et le contre. Le sujet tatouage n'est pas clos, ce que je trouve dommage, puis, surtout, je suis touchée parce que Dante me dit, j'ai comme la sensation d'avoir reçu une immense gifle. Je ne dis rien alors qu'il me dit que je n'ai pas besoin de voir tous les jours que j'ai perdu un être cher sur ma peau. Évidemment, il n'a pas tord, mais j'ai besoin de l'avoir en moi, c'est presque vital, je veux retrouver mon petit garçon, quelque part, alors pourquoi pas simplement sur ma peau ? J'ai la sensation que plus les années passent, plus je me souviens de moins en moins de ses sourires, mais surtout du son de sa voix. Nous n'étions pas amateurs de vidéos, bien plus de photos, alors, avec les années, j'ai la sensation que bientôt, je ne me souviendrais plus de l'intonation de sa voix et cela me détruit intérieurement, comme le passage d'un tsunami sur une ville. Les mots n'arrivent pas à sortir, j'ai la gorge nouée, alors, je ne réponds pas. Les larmes affluent, je ne veux pas pleurer, je ne peux plus m'autoriser à pleurer, sinon, je n'arriverais pas à m'arrêter. Du coup, je retourne dans le salon alors qu'il est à la cuisine, pour faire une pause, bien qu'il peut me voir, étant donné que tout est ouvert. Je suis submergée par la douleur, c'est sans doute idiot le tatouage à ses yeux, mais pas pour moi. J'essuie rapidement une larme qui essaye de s'échapper, je dois me concentrer sur le fait de ne pas pleurer. Je ne souhaite à personne ce qui m'est arrivé, même pas à mon pire ennemi, la souffrance est bien trop difficile à surmonter.

Après plusieurs minutes, j'émerge de nouveau dans la cuisine avec un carton, heureusement, Dante allège la discussion avant de s'excuser. Il s'inquiète, je peux tout à fait le concevoir, comme je m'inquiète pour lui et son père, il vaut sans doute mieux ne plus parler du tout de tatouages. Je décide donc de répondre à sa question, il me demande si j'ai eu des coups d'un soir récemment. J'ai bien envie de rire, les sentiments se chamboulent en moi, puisque je passe des larmes à l'envie de rire. « Non, je n'en ai pas eu. D'ailleurs, puisque tu es curieux, sache que je n'ai jamais plus couché avec un homme depuis le décès d'Henri. » C'est vrai, c'est comme une confession dans un sens, enfin cela à le mérite de me faire sourire, un peu. Depuis mon défunt époux, je n'ai plus fréquenté d'homme, sans doute parce que je ne suis pas prête, mais aussi parce que je n'ai connu qu'Henri. C'est sans doute idiot, mais connaître un seul homme dans sa vie, c'est assez rare, sauf dans les séries américaines. Je me sens rougir, quand Dante reprend sur son père... Je grimace, mais après tout, nous devons en parler, notamment pour lui, pour qu'il se libère d'un poids peut-être, ou encore pour qu'il exprime sa peine. Je me sens mal à l'aise alors qu'il me demande pourquoi je crois que c'est la fin. Il a raison, l'espoir fait vivre, mais j'ai peur de ce qui peut arriver. Bien sûr, je serais présente pour lui si son père venait à disparaître, j'espère toutefois qu'il va s'en sortir. « Excuse-moi, tu as raison, je me suis mal exprimée. » C'est vrai, je l'admets, puis il continue. Les soins à domicile peuvent être une bonne chose, du moins, cela dépend des personnes. Bien sûr, la personne malade aime se savoir chez elle, c'est un point positif bien sûr, parce qu'ainsi, elle n'est pas seule dans une chambre d'hôpital stérile, sans le moindre objet rassurant, contrairement à son logement où elle se sent plus à l'aise… Puis il y a ceux qui vivent avec le malade. C'est plus difficile de leur côté, parce qu'ils voient en permanence la personne souffrante, parce qu'ils doivent s'en occuper, ce qui n'est pas dérangeant, mais ce qui rappel le fait qu'une personne qu'ils aiment est malade et qu'elle peut ne pas s'en sortir. La suite est rude, puisqu'il faut vivre sans cette personne disparue, qui est tout de même rester chez elle, jusqu'au jour où elle décède... Dante va poser des jours de congé, il veut rester auprès de son père, comment lui jeter la pierre ? Il a bien raison, il doit profiter de lui, qu'importe l'issue. Dans le fond, il a des regrets, ce que je comprends, mais il vaut mieux s'en délester. Une fois que l'on pense que tout aurait pu être différent, qu'on aperçoit des « si », il faut savoir qu'ils ne nous aident pas à nous en sortir bien au contraire. Je suis peinée pour lui, puis je ne sais pas comment lui apporter un réel réconfort, du coup, je me contente de lui sourire tendrement, avant de le prendre dans mes bras, bien qu'il soit plus grand que moi. « Tu as raison pour les jours de congé, de toute façon, même sans ton père, tu en as besoin, tu ne penses pas ? » Je le taquine un peu, juste pour l'amuser, mais dans le fond, je sais que j'ai raison, Dante doit commencer à prendre du temps pour lui, sans travailler en permanence. Je sens bien qu'il n'est pas prêt à émettre l'idée que son père ne s'en sorte pas, du coup, je préfère ne rien dire, je serais là, toujours, pour mon meilleur-ami, quoi qu'il arrive.

belle âme




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Sujet: Re: DANTE GALEONE ✩ Toujours présent. [Terminé] ( le Dim 1 Avr - 12:58 )
Spoiler:
 

Le contraire l’aurait surpris. Barbara est authentique et il peine à la voir dans des bras d’hommes qui ne comptent pas à ses yeux. Si elle souhaitait tenter l’expérience, il ne lui jetterait pas la pierre pour autant, a conscience de ce que ça peut apporter. Durant ses années de célibat, il n’a jamais craché sur des relations éphémères. Des rencontres faites sans qu’il ne s’y attende, sans qu’il n’ait décidé qu’une femme allait terminer dans son lit le soi même et c’est ce qui lui a plu. Dans son attitude, rien n’est prémédité. Lorsqu’il a fait la rencontre de Leila, la seule certitude qu’il avait était qu’elle ferait partie de sa vie. Pour combien de temps, comment, il l’ignorait, mais en croisant son regard, Dante est immédiatement tombé sous son charme. Toute sa vie est jouée au feeling, comme on joue d’un instrument sans connaître les futures notes à venir, à l’exception faite de sa carrière professionnelle dans laquelle il se montre intransigeant, organisé, rien à voir avec sa vie privée. Il ne sait pas de quoi sera fait demain et ça ne lui pose aucun problème, tant que ça lui apporte une sensation de bien être. « Ca commence à dater… » S’il peut comprendre, après tout ce qu’elle a traversé, il se dit que ça ne lui ferait pas de mal de s’ouvrir à d’autres nouveaux horizons, à laisser la possibilité à d’autres de la découvrir, même s’il appréhende qu’elle soit face à quelqu’un qui ne la respecte pas. Dante n’est pas du style à vouloir l’enfermer dans une boîte pour la préserver, plutôt à ouvrir la porte en grand avec une boule au ventre afin qu’elle prenne son envol et c’est ce qu’il s’emploie à faire lorsque ça concerne son nouvel ami, Francesco. Après tout, ils ne sont à l’abri de rien. « Peut-être bien, oui. » Il n’en est pas si certain. Les congés, il n’aime pas ça, même s’il est obligé d’en prendre. Le fait est qu’il est souvent dans les airs, que ses heures supplémentaires ne se comptent plus et qu’il a une conscience professionnelle hors pair, qui le pousse à penser à son besoin de sommeil, pour ne pas mettre en danger ses passagers. « Allez, finissons-en avec tes cartons. » Clôturant la conversation, Dante se remet au travail, comptant bien faire en sorte que Barbara ne soit pas embêtée indéfiniment avec son déménagement.

Sujet terminé.


Dante & Leila
Je sens quelque chose qui ne se dit pas, dont j’ignore la cause. C’est dans tes sourires, un je-ne-sais-quoi qui s’arrête au bord du désir. Quelle est cette voix, qui nous entraîne à renoncer sans regarder l’un vers l’autre ? Si c’est un choix, il faut qu’on s’aime, sans se lasser pour se garder l’un et l’autre. L’un près de l’autre.
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