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- [Terminé] Road-trip direction la Sicile.... l Erio -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Autour de Naples
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Lana Giaccomo10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: [Terminé] Road-trip direction la Sicile.... l Erio ( le Mar 26 Déc 2017 - 15:18 )
« T’étais pas obligé de faire ça, tu sais. » Lana lance un petit sourire à son colocataire. Prendre une journée de congé pour les accompagner jusqu’en Sicile, c’est trop. Alors certes, ce n’était pas du tout prévu, le train d’Adamo et Delia ayant été annulé à cause d’un surbookage de place. Certes, cela faisait beaucoup de route aussi pour la jeune femme, plus de huit heures, et Erio ne voulait pas qu’elle fasse un tel trajet toute seule. Mais elle n’était pas seule, justement. Son père aurait pu la relayer, ou encore pire, Delia, mais Erio ne lui avait pas laissé le choix et avait insisté. Lana, bien trop faible pour lui refuser quoi que ce soit et surtout contente de pouvoir à nouveau passer du temps avec lui, avait donc fini par accepter. Voilà donc comment ils se retrouvent là, tous les deux, à charger les bagages encombrants de sa mère dans le coffre de la voiture d’Erio pendant que Delia aide Adamo à rassembler les dernières affaires à l’appartement. « Je sais que tu n’aimes pas Noël, tout ça, mais j’t’ai quand même fait un petit cadeau. Tu pourras le récupérer au pied du sapin, quand on rentrera. » Lana n’a juste pas pu s’en empêcher. Noël, au-delà de tout le marketing que c’est devenu, c’est surtout une fête où on peut faire plaisir à ceux qu’on aime et Erio fait parie de cette catégorie à ses yeux. « C’est trois fois rien, tu verras. » Juste une casquette collector d’un de ses joueurs préférés au baseball. Bon, en vérité, elle a fait une petite folie mais ça valait le coup, si ça peut bien lui faire plaisir. Et franchement, elle ne pense pas être passé à côté. « Vraiment Erio, vous êtes adorable. » Lance Delia alors qu’elle vient d’approcher avec Adamo qui tend les clés de son appartement à sa fille. « Je vous ai descendu votre cadeau qui traînait au pied du sapin. » Delia tend le paquet à Erio mais Lana l’intercepte, fronçant les sourcils.   « T’es vraiment trop curieuse hein, t’as pas pu t’en empêcher. Il ne va pas l’ouvrir comme ça, dans la rue, on met ça dans la voiture et on ouvrira ça plus tard. T’es incorrigible. » Lana fait un demi-tour sur elle-même avant d’enfourner le paquet dans le coffre. Elle a mis du temps à trouver ce cadeau et ne voudrait pas qu’il soit ouvert à la va-vite simplement pour satisfaire la curiosité maladive de sa mère. « Allez maintenant, tout le monde en voiture. » Dit-elle, avant de se diriger vers la porte avant, observant rapidement un : « Merci. » suivi d’une poignée de main de la part d’Adamo à Erio avant qu’eux-mêmes ne rentrent dans l’habitacle. Le début du trajet se passe bien, ponctué largement par la conversation sans fin de Delia qui ne fait bien trop souvent les questions et les réponses. Au bout d’une petite heure, Lana décide de mettre un peu de musique pour sauver Erio de la diarrhée verbale de sa mère, sentant également Adamo au bord de l’épuisement. Mais là encore, après plusieurs minutes, Delia trouve le moyen de commenter. « Oh ma puce, c’est ta chanson, ça ! » Dit-elle, en entendant All i want for christmas is you de Mariah Carey. Delia commence à la chantonner avant d’encourager sa fille à faire de même. « Allez Lana, chante avec moi. » Dit-elle, en reprenant. « Bon sang Delia, tu sais bien que Lana a une vraie voix de casserole, ne l’encourage pas. » Lana se retourne vers son père qui se trouve derrière le siège d’Erio et lui lance un regard noir auquel il répond par un sourire. Ceci dit, il n’a pas tord : la voix de Lana est une vraie calamité. Mais l’orgueil de l’italienne est piquée à vif. « Tu l’as voulu, Papa. » Lana se met donc à chanter, timidement, avant de reprendre plus fortement pour le plus grand malheur des personnes dans l’habitacle, au point où Lana termine la chanson dans un rire. « Désolé que tu ais dû assister à ça, vraiment. » Lâche-t-elle d’abord à Erio. « Mais je ne suis pas désolée pour toi, Papa. » Dit-elle un peu plus fort à l’encontre de son paternel, qui répond par un petit grognement. C’est drôle, cette chanson : All I want for christmas is you . Parce qu’au fond, tout ce qu’elle aurait voulu pour Noël, Lana, c’est Erio.

Pourtant, c’est un tout autre homme qui ne cesse de se rappeler à elle pendant tout le voyage. Fabio lui envoie message sur message, pour lui demander si l’organisation du mariage se passe bien, dans un premier temps, puis pour s’excuser encore une fois de son comportement passé. Lana soupire, hésite, et répond finalement que c’est loin derrière elle tout ça, alors que la blessure est encore bien ouverte. « Lana, tu devrais lâcher un peu ton téléphone de boulot, ma chérie. » Adamo lui lance un regard à la fois interrogateur et accusateur à la fois. Instinctivement, Lana rougit avant de ranger son téléphone, comme pris entrain de faire une bêtise. « Pardon. » Elle jette un regard rapide à l’horloge de la radio. Déjà 23h45. Ca fait plus de cinq heures qu’ils roulent.   « On devrait peut-être s’arrêter non ? Y’a un bon hôtel à dix minutes de route, justement. » Dit-elle, en se tournant vers son colocataire. Lana s’y est arrêté quelque fois quand elle a rendu visite à ses parents en voiture. Le prix est correct pour des chambres propres et des lits confortables : pas besoin de plus, pour un hôtel de passage. « Et avant que tu fasses ton gros macho qui peut tenir encore des heures comme ça, j’suis fatiguée moi… Et je suis sûre que mes parents aussi. Je sais qu’on avait prévu de passer la nuit chez eux et de repartir mais c’est pas grave, on arrivera tôt chez eux demain à la place, et on aura encore le temps de faire la route dans la journée. » C’est plus raisonnable ainsi et ses parents derrière l’appuient très rapidement. « C’est bon pour toi ? » Rajoute-t-elle, comme s’il avait le choix, alors que pas vraiment.


Erio & Lana


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Sujet: Re: [Terminé] Road-trip direction la Sicile.... l Erio ( le Mer 27 Déc 2017 - 2:48 )
Erio le sait, mais lorsque Lana lui a envoyé un message pour le prévenir que le train de ses parents avait été annulé et qu’elle allait se retrouver sur la route pour les raccompagner, il n’a pas hésité une seule seconde pour demander sa journée. S’il ne se faisait aucun souci pour l’aller, c’est pour le retour qu’il s’inquiète. Sa mère ne sera pas là pour la tenir éveillée avec son moulin à paroles et son père ne pourra veiller sur elle ou prendre le relais sur la conduite. Il pourrait lui arriver n’importe quoi. Lana pourrait tomber sur un malade, ou chose plus courante, s’endormir au volant. « Tu recommences. » Son avis ne changera pas et puis, elle ne lui a pas forcé la main, ne lui a rien demandé et tous les deux en sont conscients. Il s’est imposé à eux et à en voir les réactions de Delia et Adamo, ces deux-là ne semblent pas contre. Peu bavard, il leur laissera l’opportunité de discuter entre eux, tant qu’il a un fond musical avec lequel il aime bien conduire… Mais une voix lui souffle qu’il n’aura pas besoin de ça.

La surprise se lit sur son visage à l’annonce de sa colocataire, à laquelle il ne s’attendait pas. Un cadeau. S’il ne refuse pas ceux de sa maman qui lui en offre un tous les ans, sans fioriture afin d’éviter un malaise, même si elle doit accueillir son petit air grognon, mécontent de recevoir un présent dont il pourrait se passer, mais qu’il garde finalement soigneusement dans sa chambre, Erio n’aime pas que ses proches pensent à lui. C’est simple, on ne l’invite ni aux fêtes de fin d’année, on ne prend plus la peine de lui demander ce qu’il aimerait avoir. Même les boîtes de chocolats sont bannies. Ca fait donc des années que personne n’a pris ce risque avec lui, si ce n’est sa sœur Flora à qui ça tenait à cœur cette année et maintenant, c’est au tour de sa colocataire. Et ça le touche sincèrement, parce que ça vient d’elle. C’est signe qu’elle pense à lui, qu’il est important à ses yeux. Erio ne sait cependant pas comment accueillir la nouvelle. Doit-il ronchonner, lui dire qu’elle n’était pas supposée avoir un tel geste à son égard ? Ou sourire, lui montrer à quel point ça le remue ? Le silence est d’or et c’est finalement Delia qui vient le secouer en s’adressant à lui. S’il hoche la tête pour répondre à son compliment, ses yeux sont très vite attirés par le paquet enveloppé. C’est pour lui. Et évidemment, ça le rend curieux. Un sourire très fin apparaît, amusé par la scène entre la mère et la fille.

Après avoir répondu à Adamo d’une poignée de main et avoir vérifié que tous les bagages étaient bien dans le coffre, Erio s’engouffre dans la voiture et prend la route avec un fond sonore. De la musique, mais aussi la conversation de la mère de Lana qui n’est jamais épuisée. Elle parle, parle, parle… A tel point qu’il finit par en sourire ouvertement. Elle est terrible. Et il comprend ce qu’a voulu dire son époux lorsqu’il parlait d’elle. Delia est un diamant brut, autant que celle qui est à ses côtés et qu’il observe à quelques reprises. Sa Lana, elle est magnifique, enthousiaste et ne perd pas une occasion d’embêter son père en chantant un air de Noël. « Oh nom de Dieu. J’vous remercie pas, hein. » lance-t-il à Adamo, grimaçant alors que ses oreilles saignent avant de partir à rire à son tour. Elle ne s’arrête plus, chante du Mariah Carey à plein poumon, connaissant toutes les paroles sur le bout des doigts. Un instant, il se demande pour quelle raison ce morceau semble lui appartenir, d’après sa mère. Fabio s’impose à lui aussitôt. Ils ont partagé tant de choses ensemble que ça ne l’étonnerait pas. Et c’est ce prénom qu’il croit reconnaître en jetant un œil furtif au portable de Lana qui ne cesse de vibrer depuis le début du trajet. « Hm hm. » fait-il, lorsqu’elle s’excuse pour la chanson. Ce n’est pas sa voix catastrophique qui l’inquiète, mais bien les échanges avec ce type qu’il ne peut blairer et à travers un échange avec Adamo depuis le rétroviseur, il s’aperçoit ne pas être le seul dans cet état. Qu’est-ce qu’ils peuvent bien se dire ? Est-ce que ça concerne uniquement le mariage et son organisation ? Il ne s’y connait pas assez, mais n’est pas dupe et sait très bien que tout ceci est anormal. Erio n’apprécie pas que ce type soit de nouveau dans sa vie. « J’me suis arrêté y a une heure, j’peux encore continuer. » La pause a duré le temps d’une petite heure, juste assez pour qu’il puisse fumer sa première cigarette de la journée, ne souhaitant pas l’imposer à la famille Giaccomo dans le véhicule, aussi pour manger et boire un café. Il pense s’être assez dégourdi les jambes, mais ne peut rien contre le sommeil de ses passagers. « Puisque tout le monde semble d’accord avec ça, j’ai pas trop l’choix quoi. Alors que ce soit bon ou pas, ça change trop rien. J’vais m’arrêter. » C’est peut-être plus raisonnable. Lui aussi a besoin de récupérer un peu. Au bout de dix minutes de trajet, l’hôtel se dévoile enfin. Erio se gare sur la seule place vide du parking, s’interrogeant sur les disponibilités de l’endroit qui a l’air bien prisé. Il fait signe à tout le monde de sortir, puis se rapproche de Lana. « C’est quoi ton cadeau ? » Lui aussi est curieux et il y a pensé à plusieurs reprises durant les kilomètres parcourues, essayant de deviner ce que pouvait bien renfermer le paquet, sans arriver à trouver. En passant le pas de la porte, ils sont cependant interrompus par l’hôtesse qui les salue aussitôt leur entrée faite. Il s’approche du comptoir, pose ses mains dessus. « Salut. Il nous faudrait trois chambres. Deux simples et une avec un lit double, merci. » « Un instant, je vous prie. » Tandis qu’elle cherche sur son ordinateur, Erio se penche vers Lana et murmure : « Qu’est-ce qu’il te voulait ? » Ca tombe comme un cheveu sur la soupe, mais elle sait de quoi il parle et lui n’a pu s’empêcher de l’interroger. Leurs échanges étaient bien trop réguliers pour que ce soit de simples questions réponses professionnelles. « Je suis désolée, il ne nous reste plus de chambre simple. » « Ok, alors une chambre avec deux lits séparés, vous avez ? » Malheureusement, après un regard vers l’écran, l’hôtesse secoue la tête. « Nous avons deux chambres avec lit double. Vous voulez tout de même les réserver ? » Depuis qu’ils se sont dit au revoir, Lana et lui n’ont pas dormi ensemble et l’idée est mauvaise. Un instant, il pense même à laisser la chambre et à dormir dans sa voiture, mais connaissant Lana, il n’a aucune chance de s’en sortir comme ça. « Ca te va ? » Ce n’est pas comme s’ils n’avaient jamais dormi ensemble… Pourtant, là, c’est différent. Pas seulement parce que la sentir près de lui le rend faible, mais aussi parce que ces derniers temps, ses mauvais rêves ont refait surface. Ca l’inquiète.


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Sujet: Re: [Terminé] Road-trip direction la Sicile.... l Erio ( le Mer 27 Déc 2017 - 13:23 )
Le trajet improvisé vers la Sicile se fait dans la bonne humeur. Si Lana avait peur qu’Erio se montre bougon, il n’en est rien et elle apprécie de le voir sourire voire carrément rire à la fin de sa prestation plus que limite sur la chanson de Mariah Carey.  Ce genre de petits moments, elle en profite toujours au maximum, contente que sa joie de vivre lui soit finalement contagieuse. Seulement voilà, les heures défilent et la fatigue se fait sentir. Lana le voit bien en entendant sa mère bailler ou encore en observant les traits tirés de son père : les fêtes ont été chargées en longues soirées passées à veiller. Alors forcément, elle s’inquiète aussi quant à la fatigue possible d’Erio qui lui dit pouvoir pourtant continuer. Mais, finalement, Lana le voit céder très vite. « Merci. » Dit-elle, en posant sa main sur la sienne qui se trouve sur le levier de vitesse avant de la retirer très rapidement. Le contact de sa peau a toujours un drôle d’effet sur elle alors Lana pose la tête contre la ville, faisant mine d’observer le paysage dans la nuit. Elle repense à la fois où elle était montée dans sa voiture après cette fête sur le toit, juste un peu avant que les choses ne dérapent vraiment entre eux. Aussi à la fois où il l’avait ramené après l’entraînement de baseball, totalement chamboulée après qu’Alessia ait découvert leur relation étrange. Et puis, finalement, elle chasse toutes ses pensées de son esprit quand ils arrivent à l’hôtel, consciente que de ressasser les souvenirs ne changera rien à leur situation. « En fait, t’es super curieux toi aussi hein. » Dit-elle après qu’Erio se soit approchée pour lui poser une question. Lana ne s‘empêche pas un petit sourire alors qu’ils marchent tous les quatre vers l’entrée et murmure à son encontre juste avant d’arriver à l’hôtesse d’accueil. « Tu verras plus tard, c’est une surprise. » Ca ne vaudrait pas le coup d’avoir fait tous ses efforts pour trouver un cadeau susceptible de lui plaire, et gâcher tout le suspens en lui dévoilant ce qui se trouve à l’intérieur. Lana aime l’excitation d’ouvrir un paquet cadeau, de se demander jusqu’à la dernière seconde ce qu’il peut bien contenir et, tout ça, elle a envie de le voir dans les yeux d’Erio.

Lana lance un regard surpris à Erio alors qu’ils attendent ensemble la confirmation de l’hôtesse d’accueil. « Qui ? » Dit-elle, faisant mine de ne pas comprendre même si elle est certaine qu’il fait allusion aux nombreux messages que son père a lui aussi relevé. Le fait est que de parler de Fabio à Erio, ça lui fait tout d’un coup étrangement… bizarre. Heureusement pour elle, la standardiste la sauve d’une réponse quasi-obligatoire en mettant en place un nouveau dilemme. Pas de chambre simple. Ni de chambre avec deux lits jumeaux, seulement deux chambres doubles de disponibles. Voilà un choix difficile qui les amènerait à dormir tous les deux dans le même lit. A sentir sa peau à proximité, à entendre son souffle lent et régulier… Rien que d’y penser fait frémir Lana. Ce n’est pas une bonne idée, pas après ce choix de s’éloigner qu’elle a pris, pour leur bien à tous les deux. Mais en même temps, est-ce qu’ils ont vraiment le choix ? Il est hors de question qu’Erio dorme dans la voiture, il a besoin de sommeil pour la route qui l’attend demain et elle ferait bien la même chose, mais il ne la laisserait jamais faire non plus. Le prochain hôtel est loin, c’est la période des fêtes et donc beaucoup de monde est sur les routes… Bref, ils sont coincés. « Ca ira. Mes parents sont fatigués et puis, on est même pas sûr de trouver de la place dans le prochain qui est assez loin de mémoire… Ca ira. » Ils vont devoir gérer mais après tout, ce sont des adultes, non ? Avec un peu de bonne volonté, ça devrait bien se passer. Et puis, ils doivent repartir tôt demain de toute façon, alors la nuit sera courte. « On les prend. » Lance Lana avant de tendre sa carte de crédit. Et avant qu’Erio puisse dire quoi que ce soit, elle ajoute. « Mes parents. Mon argent. » Au cas où il aurait eu l’idée de la devancer et de payer, sait-on jamais. Melle Giaccomo y tient, si bien même qu’Adamo n’ose même pas insisté pour régler la note. Il sait à quel point sa fille peut-être têtue, quand elle le veut.

Une fois fait, les revoilà repartis sur le parking pour prendre leurs affaires. Lana commence par enfiler son sac à dos dans lequel se trouve juste le nécessaire pour la nuit qu’ils avaient prévu de passer chez ses parents, puis prend un sac de sa mère dans une main, le cadeau d’Erio sous le bras dans l’autre. « Pour tout à l’heure. » Glisse-t-elle à son attention, ne pouvant attendre plus longtemps pour le lui offrir. Erio prend en charge une partie des bagages de ses parents pendant qu’Adamo porte le reste. Les quatre se dirigent vers leurs chambres et font d’abord un premier stop devant celle des parents de Lana. Un rapide baiser sur le front de la part de son père, une accolade plus marquée de sa mère et les voilà près à s’éclipser dans leurs chambres pour la nuit. « Bonne nuit tous les deux ! » Lana connaît bien ce ton, ce sourire de la part de sa mère. Il est plein de sous-entendus et elle ne peut pas s’empêcher de lever les yeux au ciel avant de se retourner vers Erio, gênée. « Bon ben, voilà. » Lâche-t-elle, ne sachant pas quoi dire de plus avant de se tourner vers leur chambre, juste à côté de celle de ses parents. Une fois à l’intérieur, le regard de Lana se fixe sur le lit double, assez large pour deux personnes mais pas très grand non plus. Mon Dieu. « Bon, du coup, tu veux l’ouvrir ce cadeau ou pas ? » Lance-t-elle pour détendre l’atmosphère, aussi pour éviter qu’il prenne la parole et évoque de nouveau le sujet Fabio maintenant qu’ils sont seuls. Elle sait qu’elle risque fort de ne pas y échapper, pourtant.


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Sujet: Re: [Terminé] Road-trip direction la Sicile.... l Erio ( le Sam 30 Déc 2017 - 1:22 )
Bien sûr qu’il est curieux, même s’il hausse les épaules en guise de réponse, feignant l’indifférence. Cette boîte renferme un trésor, il en est certain et pas seulement parce qu’il représente sans doute un objet qui lui fera plaisir, mais surtout parce que le geste vient d’elle. Lana a pensé à lui. Alors, il a beau ne pas aimer les fêtes de fin d’année, son acte le touche, même s’il s’efforce de ne rien montrer, de garder une expression neutre et d’être patient. Ce n’est pas le cas de Delia qui affiche une moue déçue, avant que tout le monde se tourne vers l’hôtel.

La chambre simple qu’il pensait avoir pour lui se transforme en chambre partagée. Un lit double. Il est adulte, sait se tenir et garder ses mains dans ses poches ne devrait pas être trop difficile. Pourtant, avec une Lana dans le même lit, ça devient compliqué. Elle lui manque, terriblement. Respirer son odeur, la capturer dans ses bras, déposer des baisers sur sa peau… C’est tout ce dont il a besoin pour se sentir bien. Il a conscience de devoir garder ses distances afin de ne pas lui donner de nouveaux espoirs, ou amplifier la dépendance qu’ils ressentent l’un envers l’autre, mais c’est dur. Silencieux, Erio la fixe quelques longues secondes, lui demandant de ses yeux perçants si elle est certaine de ce qu’elle fait. « Ok, ça marche. » dit-il, lorsqu’elle prend sa décision. A peine a-t-il eu le temps de récupérer sa carte bancaire, qu’elle le devance. Pour quatre personnes, payer une nuit à l’hôtel, ce n’est pas donné, mais un regard vers Adamo lui indique qu’il n’aura aucune chance de la convaincre. « Si t’insistes, c’est pas ce qui me dérangera. » Il est pour le partage des frais, mais il n’aime pas tellement l’idée de la laisser tout payer. Erio ne dit cependant rien et la suit jusqu’à la voiture afin de prendre son sac à dos. Ce dernier ne contient pas grand-chose, juste quelques affaires. Tandis qu’il récupère quelques bagages, Erio observe le paquet qu’elle prend sous le bras et ne retient pas un sourire. Et c’est lui l’impatient ? Durant le chemin, Adamo le bouscule d’un coup d’épaule. « Je connais cet hôtel. Les lits ne sont pas très larges. » dit-il, en accélérant ensuite le pas pour rejoindre sa femme. Erio n’en revient pas ses oreilles. Il ne se fait aucun film, cet homme le pousse vraiment dans les bras de sa fille. Ou alors il interprète le message de la manière qu’il veut bien l’entendre. Toujours est-il que le malaise est là. Depuis quelques minutes, il se convainc qu’il aura la bonne attitude, mais n’en est plus si sûr. Face à Lana, il est faible. « Bonne nuit. » Il les salue, puis ouvre la porte de la chambre, découvrant un lit prévu pour deux personnes, mais comme le lui a indiqué Adamo, les places sont assez restreintes quand même. « Pas tout de suite. » Il lâche son sac à dos au pied du lit, fait le tour de la pièce, allume la lumière de la salle de bain qui contient une douche, un lavabo, un miroir.  « Il te voulait quoi ? » dit-il, en se tournant vers elle. Erio n’est pas dupe, il a compris qu’elle ne souhaitait pas en parler, mais lui, il cherche à avoir des réponses, même si ces dernières lui déplairont. « Prends-moi pas pour un con s’teu plaît, tu vois bien de qui j’veux parler. Pourquoi il te lâche pas la grappe comme ça ? » Les messages échangés, il a cessé de les compter au bout de la première demi heure, mais ils sont nombreux. « Avant de me dire que ça me regarde pas, que j’ferai mieux de me mêler de mes affaires, j’te rappelle que ce type t’a bouffé la vie, qu’il t’a pas voulu du bien et qu’on n’change pas en claquant des doigts. T’es en train de le laisser entrer dans ta vie encore une fois et avant même que tu t’en aperçoives, il sera déjà trop tard. » Qu’elle s’effondre alors qu’elle a fait un travail énorme sur elle, Erio ne veut pas l’entendre. Il n’est pas prêt à la laisser ficher en l’air ses efforts de deux ans pour quelqu’un qui n’en a rien à faire. « Ta fierté à deux balles, j’en ai rien à foutre. Organiser ce mariage, c’était pas une bonne idée et c’qui s’est passé pendant la route ne fait que le confirmer. Tu le vois pas ? » Ca l’inquiète, mais ça le rend jaloux aussi. Ils ne se sont pas quittés en bon terme, mais ils ont vécu une histoire suffisamment intense pour qu’aux yeux de Lana, elle compte au point de s’en rendre malade. Erio s'approche de sa colocataire et murmure : « D'abord, il s'excuse du mal qu'il a pu te faire, se montre attentionné, bien présent. » Réduisant la distance, il colle son torse contre sa poitrine et susurre au creux de son oreille : « Ensuite se permettra une proximité comme celle-ci, te charmera avec des gestes sensuels. » Il souffle sur sa peau, son cou, ses lèvres qui font battre son cœur et qui sont à un centimètre des siennes. « Et parce qu'il l'a fait une fois, te brisera le cœur une seconde fois. » Fabio ne lui a pas été présenté, mais il n'a pas besoin d'apprendre à le connaître pour se douter du pire.


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Sujet: Re: [Terminé] Road-trip direction la Sicile.... l Erio ( le Sam 30 Déc 2017 - 17:20 )
La technique de diversion avec le cadeau tombe à l’eau et immédiatement, Lana se met à soupirer. Si elle ne désire pas parler de toute cette histoire, Erio, lui, semble bien décidé à ne pas la lâcher. Elle comprend qu’il puisse s’inquiéter après ce qu’elle lui a confié sur son histoire passée avec Fabio et le fait est qu’elle aurait insisté de la même manière si elle avait été à sa place mais… elle n’a pas envie d’en parler, point. Et encore moins avec son colocataire. Pas avec tout ce qu’il sait et surtout pas avec ce qu’elle peut bien ressentir pour lui. Parler de son ex avec Erio, si ça n’avait pas été un problème par le passé bien qu’elle soit toujours sur ses gardes à ce sujet, là, ça l’a met terriblement mal à l’aise. Elle est chamboulée par ce retour dans sa vie, plus qu’elle ne voudrait l’admettre, et elle ne sait pas si c’est une bonne idée que de l’avouer à son colocataire. De toute façon, si elle le faisait, Lana est persuadée qu’il ne comprendrait pas. Cet homme-là, il ne semble pas le porter beaucoup dans son cœur. « Oui, bon d’accord, je vois de qui tu veux parler. Il m’écrivait pour le boulot, c’est tout. » Faux. Si la discussion avait commencé comme ça, en évoquant des détails de la cérémonie à régler à leur prochain rendez-vous, cela avait vite fini par découler sur des propos plus personnels. Des excuses, encore, pour ce que Fabio lui avait fait subir par le passé, lui indiquant qu’Ilona l’avait changé, fait de lui un homme meilleur et qu’à présent, il se rendait compte qu’il n’avait pas été correct avec elle. Des messages aussi pour lui dire qu’il n’aurait jamais dû critiquer son physique comme il avait pu le faire, qu’elle était une très jolie femme et que ces mauvais mots à l’époque venaient de la peur mal gérée de la perdre. Des excuses qui, si elles avaient été balayées d’un revers de la main la première fois, commençaient petit à petit à se créer un chemin dans le cœur de la jeune femme. Rien à voir avec une discussion classique sur le boulot, en somme. « Et bien excuse moi de te le dire, mais oui, effectivement, ça ne te regarde pas, ce sont mes affaires et je sais les gérer toute seule, je te remercie ! » Lana croise les bras sur sa poitrine, contrariée. Car non, elle ne veut pas voir qu’organiser ce mariage n’est pas une bonne idée. La jeune femme s’entête dans son choix, lève les yeux au ciel et réplique. « Tout de suite, tu dramatises. Je suis quelqu’un de professionnelle et je sais compartimenter. » Sauf que c’est faux, encore une fois. Jamais Lana ne passe toute une journée censée être de repos à textoter avec un des futurs mariés dont elle peut bien s’occuper. Seulement, Fabio, c’est son talon d’Achille. Et quant on en vient à lui, l’Italienne ne sait jamais être objective.

Pourtant, Fabio s’éloigne de son esprit à la seconde même où Erio s’approche d’elle. Un instant, la jeune femme se perd dans cette étrange sensation d’envie que sa présence lui procure avant de faire un effort pour se concentrer sur ce que lui dit son colocataire. Effectivement, Fabio s’est bel et bien excusé. Mais toute la suite qu’Erio lui décrit n’est pas encore arrivée et Lana est certaine que ce n’est pas ce qu’il va se passer. Fabio est heureux, avec cette fille. Et quand bien même, pour Lana, c’est une blessure en voie de guérison qu’elle ne veut pas rouvrir. « Arrête ça. » Dit-elle, en s’écartant de lui à regret. Le seul point positif dans cette discussion, c’est le fait d’avoir pu profiter un instant de la proximité séduisante d’Erio auprès d’elle. Mais Lana sait qu’elle ne doit pas céder à ses mauvais penchants et s’accroche au désaccord avec le discours de son colocataire pour y arriver. Elle a besoin d’exprimer son avis, elle aussi. « Oui, c’est vrai, il s’est excusé pour son comportement. Sa future femme a visiblement eu un vrai impact sur lui. » Et si elle devrait s’en réjouir, elle n’y arrive pas totalement. Le fait que ce soit Ilona et non elle qui soit arrivé à le changer, quelque part, ça la blesse. « Mais il se comporte comme un gentleman à chaque fois qu’on se croise pour le travail. Ca fait deux ans, Erio. Les gens changent, évoluent parfois. Pourquoi il faut forcément que tu vois le mal partout et lui prêter des idées derrière la tête ? » Elle est naïve, voit le bon côté des choses là où lui est plus pessimiste. C’est toujours le même problème. « J’suis une grande fille, et j’sais ce qu’il a fait par le passé. J’oublie pas. Alors fais-moi un peu confiance et arrête de croire que, même s’il a des idées derrière la tête, je vais me jeter dans ses bras comme une collégienne. » Ce serait mentir que de dire que le revoir n’a pas réveillé des choses en elle mais, si Fabio venait à la draguer ouvertement, elle peut résister. En deux ans, elle a fait du chemin par rapport à toute cette histoire. « En plus il est sur le point de se marier je te signale et jamais je ne ferais subir à une femme ce que j’ai vécu moi. » Lana soupire, et fait finalement un pas vers son colocataire, posant sa main sur son torse. « J’ai pas envie de m’engueuler avec toi, Erio. Alors arrête de t’inquiéter, et fais-moi un peu confiance s’il te plait. » Lana le fixe un instant dans les yeux avant de s’éloigner de nouveau, sentant son cœur faillir rien qu’à le regarder d’aussi près. Très vite, elle se dirige vers la porte d’entrée de la chambre pour saisir le cadeau qu’elle a posé avec toutes ses affaires en entrant. « Allez vas-y ouvre. » Dit-elle, en lui tendant le paquet, en signe de trêve.


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Sujet: Re: [Terminé] Road-trip direction la Sicile.... l Erio ( le Sam 30 Déc 2017 - 23:16 )
« Tu m’prends vraiment pour un con, hein ? » Les mensonges, il déteste ça et il n’arrive pas à comprendre la raison pour laquelle elle s’obstine à lui mentir de la sorte. Si les choses étaient si simples, elle ne chercherait même pas à lui cacher la vérité, à éviter de discuter de Fabio. Erio le voit comme un manque de confiance en lui. Evidemment  qu’il ne cautionne rien de toute cette histoire, mais il est bien plus blessé par cette conversation qu’il est obligé de forcer que par la situation. Ca les concerne eux. Leur façon de communiquer. Et il est jaloux. Il a l’impression qu’elle lui parle bien plus à lui, qu’elle se prend un peu trop au jeu dans cette organisation, mais qu’ils renouent, ça le rend dingue. « Que tu m’dises que vous avez parlé de votre histoire, de tout c’qui s’est passé, ça m’fait pas plaisir, mais j’peux au moins essayer de l’entendre, alors pas besoin de me balancer des bobards. Je sais, j’suis pas débile, alors arrête, fais pas comme si je l’étais. » Il ne se met pas d’œillères, voit tout, ou se fait peut-être un peu trop de film. Son ex a tellement compté pour elle qu’il ne peut s’empêcher de penser au pire. Il craint qu’ils se revoient, qu’il tente de se frayer un nouveau chemin dans sa vie, dans son cœur et ne l’accepte pas. Inconsciemment, il aimerait que cette place lui soit réservée, mais c’est aussi par inquiétude. Ce type semble être assez charismatique et manipulateur pour avoir su garder Lana pendant quelques années. « Ouais, c’est sûr, en organisant le mariage de ton ex, tu sais très bien gérer ! Sans rire, tu vois pas que c’est absurde ? Que tu t’entêtes alors que tout ça, là, c’est pas du tout sain. Tu le vois pas ? » Il se sent… en danger. Depuis qu’il a ouvert les yeux sur ses sentiments pour sa colocataire, Erio ne s’est jamais autant senti mal. Au-delà de la peur de la perdre, il a horreur de l’imaginer avec un homme pour qui elle a encore des sentiments. Il devrait s’estimer heureux pour elle, mais ce n’est pas la bonne personne. Ce ne sera jamais la bonne. Il a beau essayer de se convaincre que son cœur s’allègera dès qu’elle aura rencontré un type bien, qui saura lui donner tout ce qu’elle désire, c’est complètement faux. La vérité, c’est qu’il ne veut pas qu’elle soit heureuse sans lui. C’est égoïste de penser ainsi alors qu’il est le responsable de leur « rupture ». « Si moi je dramatise, toi tu prends tout à la légère. » Et il n’y a qu’à regarder comment les choses ont dégénéré entre eux. Ils étaient supposés ne pas s’attacher et au final, tout a dérapé. Alors il ne remet pas en cause son professionnalisme, mais avec un passé comme le leur, ce serait tout à fait justifiable qu’elle se piège elle-même. Autant dire qu’il aimerait éviter ça.

C’est à lui qu’il souhaiterait qu’elle se raccroche, à ce qu’ils sont, à ce qu’une telle proximité peut leur procurer, pas à quelques messages avec cet homme qu’il déteste au plus haut point. Il n’en a pas le droit, mais s’il pouvait, Erio n’hésiterait pas à lui demander de tout arrêter, d’envoyer bouler cette prestation. Il lâche un soupir, exaspéré par les explications qu’il considère comme des excuses. « Un type qui t’envoie des messages durant des heures alors qu’il est fiancé et qu’il pourrait profiter de sa nana, c’est quelqu’un qui a des idées derrière la tête. Excuse-moi d’être lucide ! » Et ça l’agace qu’elle se couvre les yeux, qu’elle ne réagisse pas à tout ce qui semble lui sauter aux yeux et elle n’arrive pas à le convaincre. Il essaie de se contenir, de ne pas reprendre la dispute, d’accepter le fait qu’elle en a assez, mais ce paquet qu’elle lui tend fait repartir la machine. « Nan. J’en veux pas de ton cadeau, pas comme ça. » dit-il, en secouant la tête et en repoussant la boîte enveloppée. Il est trop frustré, énervé pour accepter un présent et lui offrir un sourire hypocrite. Sa surprise, elle serait gâchée. « T’as cru quoi ? Que j’allais le prendre, l’ouvrir, te remercier et faire comme si de rien n’était ? J’suis pas comme ça. » Ce n’est pas sa façon d’agir. Même s’il voit bien que pour elle, la discussion est close, Erio ne peut s’empêcher de reprendre : « J’suis sûr que s’il n’était pas sur le point de se marier, tu pourrais fondre encore une fois. Fais pas semblant que ça n’te plaît pas d’échanger avec lui. T’en meurs d’envie en fait. Ca te plaît. » Dans son sac, il récupère son paquet de cigarettes pour en récupérer une qu’il coince entre ses lèvres. « Tu l’aimes encore ce mec. Assume putain. » lâche-t-il, alors qu’il s’éloigne vers la fenêtre qu’il ouvre afin de pouvoir allumer sa clope. Ca le blesse, bien plus qu’il ne faudrait.


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Sujet: Re: [Terminé] Road-trip direction la Sicile.... l Erio ( le Dim 31 Déc 2017 - 0:10 )
Une dispute, encore une fois. Et comme à chaque fois depuis qu’ils ont commencé à se rapprocher, Lana n’apprécie pas d’échanger des griefs avec son colocataire. Immédiatement, un poids s’écrase sur sa poitrine en le voyant s’emporter de la sorte. Bien sûr que non, elle ne le prend pas pour un con mais, c’est vrai, elle est loin d’être totalement honnête avec lui. Tout ce qu’elle voulait, c’était s’éviter les remarques de son colocataire à propos de son ex mais son mensonge sur la teneur de leur conversation n’a amené que tout le contraire. Lana se tait, encaisse, espérant que ses paroles prononcées de manière un peu forte ne parviennent pas jusqu’à la chambre voisine. Ses parents ne sont pas au courant pour le mariage de Fabio et elle tient à ce que ça reste ainsi. S’ils savaient, son père inquiéterait beaucoup trop et sa mère, elle, pleurerait sans doute à mi-chemin entre la joie et la déception. Après tout, Fabio, Delia l’aimait beaucoup. Du moins, la vision de lui qu’il avait bien voulue lui donner de lui. « J’ai jamais voulu te prendre pour un idiot, excuse-moi. » Finit-elle par lancer, comme un aveu à demi-mot. Oui, leur conversation téléphonique a rapidement dévié sur leur histoire en commun, c’est vrai… Mais n’est-ce pas normal, après tout ? Ils sont restés tout de même trois ans ensemble, ce n’est pas comme si c’était une petite histoire de rien du tout. Alors forcément, c’est difficile d’agir comme si de rien n’était et ça semble logique que le sujet revienne régulièrement sur le tapis. « Je te l’ai déjà dit, à partir du moment où j’ai donné mon accord, je ne reviens pas dessus. Quoi qu’il arrive. » Et si au départ, toute cette histoire l’avait anéanti, c’est finalement peut-être un mal pour un bien. Parce qu’entendre les excuses de Fabio, le voir constater sa beauté, sa réussite, ça lui fait beaucoup de bien. Elle voudrait que ça ne soit plus le cas mais, pourtant, l’avis de Fabio continue de compter encore pour elle malgré les années qui ont passés. Elle pensait s’en être guérie, et sans doute qu’elle était en bonne voie, mais le retour impromptu de son ex dans sa vie est en train de faire valser toutes les certitudes qu’elle pensait pouvoir avoir. Au point où elle ne sait plus quoi croire entre ce qu’affirme son colocataire et ce qu’elle s’entête à penser. Entre les idées derrière la tête que prête Erio à Fabio et la relation platonique qu’elle prétend avoir avec lui, la jeune femme est perdue. Le fait est que si elle avoue penser que Fabio a des arrières pensés, alors Lana devra couper court à tout ça. Et après le coup de massue de ces derniers jours suite à son éloignement d’avec Erio, quelque part, elle s’accroche peut-être un peu à ses échanges avec son ex petit ami. Devoir mettre ça de côté, ce serait la goutte d’eau qui fait déborder un vase déjà bien plein.

« Erio… » La jeune femme soupire, alors qu’elle se retrouve avec son cadeau entre les mains. Ce présent, elle a mis longtemps à le trouver, y a prêter de l’attention et elle aurait vraiment préféré qu’il l’accepte, l’ouvre et qu’ils fassent la paix par la même occasion. Mais Erio, lui, semble ne pas en avoir terminé contrairement à elle. « Disons que j’aurais aimé oui, qu’on passe à autre chose et que tu puisse l’ouvrir, me dire à quel point mon cadeau déchire et qu’on puisse ensuite aller se coucher sans que tu ne fasses la tête. » Il est tard et la route est longue demain. Il serait sans doute plus sage qu’ils foncent se coucher tout de suite mais il est hors de question pour Lana de s’endormir en restant en désaccord avec lui. C’est au-dessus de ses forces. Elle s’apprête alors à dire quelque chose pour tenter d’enterrer la hache de guerre mais Erio la devance et la fige sur place, alors qu’il évoque les sentiments qu’il croit qu’elle éprouve encore pour Fabio. A vrai dire, jusqu’ici, elle avait soigneusement évité de se poser la question. « J’en sais rien… » Murmure-t-elle, alors qu’elle le voit se diriger vers la fenêtre. « Peut-être. » Les mots s’échappent enfin de ses lèvres. C’est un demi aveu, encore une fois, mais un oui franc et assumé n’aurait pas collé avec le foutoir qui se déroule dans sa tête et dans son cœur. « C’est complètement le bazar, à l’intérieur de moi, d’accord ? Et oui, ça a réveillé des choses en moi de le revoir, oui ça me fait plaisir d’échanger avec lui quand j’l’entends enfin dire que je n’étais pas si nulle que ça à l’époque, au contraire, et qu’il aurait pas dû me traiter comme ça. Alors est-ce que c’est malsain ? Peut-être, bien. Mais c’est des mots que j’avais besoin d’entendre de sa part. » Lana a conscience qu’avec ce qu’ils ont partagés, ce n’est pas sans doute pas la réponse qu’Erio aimerait entendre. Ce n’est pas non plus la réponse qu’elle aimerait lui donner, d’ailleurs mais c’est la plus honnête qu’elle puisse dire à cet instant précis et elle sait qu’Erio aime l’honnêteté. Un poids encore plus lourd sur le cœur, elle finit par le rejoindre à la fenêtre, s’accoudant contre celle-ci. « J’ai entendu ce que tu m’as dit, et je comprends. Et je vais y réfléchir, ok ? » Elle sait déjà, ce qu’il faudrait qu’elle fasse. Erio a raison, tout ça n’est pas très sain, et si elle veut être raisonnable, il faudrait qu’elle mette fin à toute cette mascarade. Seulement, être raisonnable, elle l’a déjà été ces derniers jours. Et ça lui a brisé le cœur. « Tu devrais pas fumer, c’est pas bon pour toi. » Dit-elle, pour changer de sujet. Elle ne compte même plus le nombre de fois où elle a fait la guerre à Vince à propos de ça mais heureusement, il a arrêté depuis. Pourtant, elle ne sait pas ce qui lui passe par la tête mais, d’un coup, elle tend son bras vers la cigarette se trouvant entre les dents d’Erio et la lui pique pour la porter à sa bouche, comme si une bouffée de cette substance pourrait l’aider à aller mieux. Après tout, tous ses copains fumeurs n’arrêtent pas de lui dire que ça les aide à déstresser. Elle, ça manque de la faire étouffer alors qu’elle se met à tousser très fort. « Et en plus, c’est dégueulasse. » Lâche-t-elle, écœurée de cette première expérience. Jusqu’ici, elle était toujours restée loin de ce poison.


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Sujet: Re: [Terminé] Road-trip direction la Sicile.... l Erio ( le Dim 31 Déc 2017 - 17:32 )
Aucun mot, aucun geste ne la fera changer d’avis. Lana s’obstine à vouloir organiser un événement qu’un autre pourrait prendre à sa charge. Même si c’est énorme, que ça pourrait l’aider financièrement, Erio s’obstine à penser que l’idée est mauvaise, qu’elle fonce droit dans le mur, mais elle se fait l’avocat du diable. Et il comprend pourquoi à sa réponse. Son « peut-être » est signe d’une hésitation, mais aux yeux d’Erio, ça ressemble à un « oui » et c’est tout sauf ce qu’il souhaitait entendre. Il en a brisé des cœurs, a mis un terme à de courtes relations sans aucune importance, a jeté des femmes qui auraient aimé un deuxième rendez-vous. Aujourd’hui, il a l’impression d’avoir un gros retour de bâton. En une seconde, Lana a réussi à sauver l’honneur de toutes celles à qui il a pu faire mal sans même en avoir conscience. Elle est encore amoureuse de lui. Deux ans sans son Fabio et son cœur bat encore pour cet homme qui ne l’a pas épargnée. Il n’a jamais rien fait de bien, sauf reconnaître ses erreurs du passé et ça suffit à faire renaître les sentiments qu’elle éprouvait à son égard. A côté de ça, il y a un type qui lui ouvre une partie de ses pensées, lui affirmant qu’il l’a dans la peau, qu’elle est la personne la plus importante, la plus belle… Mais Lana a besoin des propos de son ex. Et la pire des catastrophes serait que Fabio se rende vraiment compte de l’erreur faite en la laissant tomber, abandonne tous ses projets pour la convaincre de revenir à ses côtés. Un scénario tordu, mais c’est du déjà-vu. Certains s’y sont essayé et ont réussi leur coup. Erio n’est pourtant pas un homme qui baisse les bras facilement, qui abandonne, se confrontant plutôt aux obstacles et tant pis s’il se cogne. Sauf que là, il ne sait pas comment agir, quoi lui répondre. « Arrête. Arrête, c’est bon, fais pas comme si que t’allais vraiment y réfléchir. » Il a compris qu’il n’y changera absolument rien. Sa parole est plus importante que tout le reste. Pour la provoquer, il reprend sa cigarette entre ses lèvres et souffle ensuite, n’en ayant que faire que ce ne soit pas bon pour lui. Ca le détend. Son meilleur ami lui est cependant retiré des doigts et très vite, c’est l’agacement qui s’installe et alors qu’elle tousse, lui secoue la tête. Il n’est pas parfait, semble avoir une mauvaise influence, assez pour qu’elle se laisse aller à la découverte d’un déclencheur d’une maladie mortelle. « A quoi tu joues ? » Dans d’autres circonstances, Erio s’en serait amusé, l’aurait sans doute guidé pour qu’elle fasse une nouvelle tentative, avant de lui avouer qu’il ne supporte pas les femmes qui fument à cause de l’odeur. « Il y a deux minutes, j’devais me mêler de mes affaires et maintenant t’oses me balancer en pleine tronche que fumer n’est pas bon pour moi. » Il rentre à l’intérieur, attrape le cendrier sur la table de chevet et écrase la cigarette à peine consommée dedans. « Oh, c’est bon, stop. T’sais quoi, on va arrêter de se faire croire que c’qu’on se dit a de l’importance, parce que visiblement, ça n’en a aucune. Continue à faire ta vie, à la mener de la manière que tu l’souhaites. Casse-toi la gueule si tu veux. J’veux plus rien savoir, plus rien entendre sur ton organisation à la con, sur tes fréquentations. Va raconter ça à tes potes, ceux que t’écoutent vraiment, ceux qui peuvent te faire entendre raison, ou te mentir et te dire c’que tu veux entendre, parce que tout ça, là, moi j’en suis pas capable. » Et il manque aussi d’objectivité. Il essaie, mais tout ce qu’il lui dit, c’est aussi en fonction de lui, de ce qu’il ressent. Ca le tue de savoir qu’elle en pince toujours pour Fabio, ça le rend dingue de la voir pianoter sur son téléphone à chaque réponse qu’elle reçoit, comme si sa vie en dépendait. Ca l’agace de comprendre que le moindre compliment de ce type pourrait lui décrocher un sourire, alors qu’il n’a jamais été à la hauteur de rien avec elle. Ce n’est pas lui qui tente de la hisser vers le haut, pas lui qui pourrait la regarder comme si elle était la huitième merveille du monde. Et pourtant, il lui suffit de peu pour obtenir sa grâce. « Et d’mon côté, puisque tu me le demandes, j’vais me mêler de ce qui m’regarde. Fais-en autant et lâche-moi la grappe avec tes conseils à deux balles. » Il les écoute pourtant. Ce qu’elle lui dit a de l’importance, a un impact sur lui. Preuve est qu’il n’a pas terminé sa cigarette, l’a écrasée alors que ces choses-là coûtent cher, qu’il s’arrange toujours pour éteindre juste le bout et la remettre dans son paquet. Là, à l’instant T, Erio n’en a que faire. Tout ce qu’il veut, il ne peut pas l’avoir. C’est juste elle. Elle, sa peau, son sourire, que son regard se pose uniquement et exclusivement sur lui. Qu’aucun autre ne prenne sa place. Il pensait pouvoir gérer, tenir le coup, mais s’être avoué ses sentiments rend les choses bien plus compliquée. « J'me détruis si j'veux, ok ? C'est pas là c'que t'es en train de faire, toi ? » Se pourrir le cœur avec un type qui est tout sauf ce dont elle a besoin. C'est sa faute, il le sait bien. S'il ne l'avait pas repoussée, s'il ne lui avait pas clairement dit que ce qu'il attendait était loin de ce qu'elle désirait, peut-être bien qu'il n'aurait jamais été question de Fabio.


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Sujet: Re: [Terminé] Road-trip direction la Sicile.... l Erio ( le Dim 31 Déc 2017 - 18:33 )
Elle voudrait pourtant : vraiment y réfléchir. Etre la femme qu’il voudrait qu’elle soit, la femme forte qui repousse ces marques d’attention parce que l’homme qui se cacher derrière ça n’en vaut pas la peine. Mais c’est au-delà de ses forces, voilà tout. Quand on en vient à l’amour, Lana est faible, soyons lucide. Elle n’en a pourtant pas manquer dans son enfance avec une famille qui l’a entourée. Peut-être est-ce sans doute cet imposant modèle, celui de Delia et Adamo, qui l’amène à ce point à vouloir vivre ça, elle aussi. Un instant, avec Erio, elle s’était perdue à croire en ce type d’avenir. Et pendant quelques temps, la première année du moins, Lana y avait vraiment cru en ce qui concerne Fabio. Renoncer à ça une deuxième fois, alors qu’elle vient juste de renoncer à l’homme en face d’elle, c’est trop lui demander. Alors bien sûr que c’est mal ce qu’elle fait, que d’avoir une idée derrière la tête elle aussi complique tout. Fabio et elle, ça ne pourra jamais être une relation platonique, il y a un passif bien trop important entre eux. Et là, tout de suite, Lana se demande s’ils y arriveront un jour avec Erio, aussi. Elle le sent, à la manière de se crisper, que son colocataire prend sa réponse honnête d’une manière bien trop personnelle. Et ça se confirme par ce qu’il lui répond par la suite, en s’emportant. Les mots qu’ils prononcent sont autant de claques dans la figure et c’est le cœur lourd que Lana reste là, à les écouter. Au fur et à mesure, la tristesse se mélange à la colère et, finalement, l’italienne ne peut pas s’empêcher de répliquer. « C’est là que tu te trompes, ce que tu dis a de l’importance pour moi ! Mais c’est ma vie, mes choix, et tu ne peux pas m’en vouloir de ne pas faire ce que tu penses être le mieux pour moi ! » Et pourtant, c’est exactement ce qu’il est en train de faire : lui reprocher ses actes, comme si quelque part elle avait des comptes à lui rendre. Le pire, dans tout ça, c’est que malgré le questionnement que Fabio créé en elle, Lana aimerait vraiment avoir des comptes à lui rendre. Elle est perdue, entre ces sentiments du passé qui ressurgissent et ceux du présent qui lui sont tombés dessus sans qu’elle ne s’y attende. Est-ce que c’est possible, d’aimer deux hommes en même temps ? Jusque-là, Lana y aurait toujours apporté une réponse claire : absolument pas. Aujourd’hui, c’est plus nuancé dans sa tête et elle finirait par vous répondre qu’elle n’en sait strictement rien mais que ça reste possible. Et que c’est peut-être ce qui est en train de lui arriver en ce moment.

En tout cas oui, ce que lui dit Erio compte, malgré ce qu’il peut bien penser. Et c’est sans doute pour ça que ses paroles continuent de la blesser, encore et encore. Lana baisse la tête, tente de masquer à quel point ça l’atteint mais c’est peine perdu. Quand elle relève les yeux vers lui, ses traits marquent sa peine, sa colère, ses regrets… Qu’importe les efforts qu’elle peut bien faire, elle n’est pas douée pour jouer la comédie. « Et bien écoute, très bien ! Tu te détruis si tu veux et je me détruis si je veux, on fait comme ça ! Mais arrête d’être injuste, Erio ! Parce que ça va bien au-delà du fait que tu n’es pas d’accord avec moi, là. T’as juste pas le droit de me reprocher quoi que ce soit, au vu des circonstances. » Elle a reprise sa liberté, c’est bien ce qu’il voulait pour elle, non ? Alors, elle en fait ce qu’elle veut et Lana estime qu’il n’a pas le droit de regard sur quoi que ce soit. Pas plus qu’elle, avec ses nouvelles conquêtes, bien qu’elle ait quand même pris ce droit la dernière fois. Mais Erio s’était efforcé de la recadrer et là, cette fois-ci, c’est son tour. Elle savait qu’évoquer son ex avec lui n’était pas une bonne idée, de toute façon. « Tu sais quoi, je vais me coucher. La route est longue demain. » Dit-elle, épuisée et terriblement déçue par cette dispute. Ce n’était pas la fin de soirée qu’elle imaginait, avait plutôt pensé à voir la joie dans les yeux d’Erio quand il ouvrirait son paquet et, au lieu de ça, c’est tout le contraire qui s’est passé. Lana jette un coup d’œil triste sur le paquet qui trône sur la petite table de la chambre avant de prendre son sac et de se diriger vers la salle de bain. Là, observant son reflet dans le miroir, Lana se met soudainement à frapper un peu fort le bord du lavabo pour extérioriser sa colère… et se fait un peu mal, forcément. « Bon sang ! » Ne peut-elle pas s’empêcher d’échapper alors qu’elle secoue ses deux mains endolories par l’impact. Agacée par sa propre bêtise, la jeune femme sort son pantalon de pyjama de son sac et observe qu’elle a eu la bonne idée de prendre celui rempli de motifs d’oursons dessus. Très confortable quand on dort seule mais pas franchement ce qu’il y a de plus glamour à porter en compagnie de quelqu’un d’autre. Mais bon, après tout, foutu pour foutu… La jeune femme enfile donc sa tenue de parfaite petite fille de 9 ans, réajuste son débardeur noir avant de sortir de la salle de bain en trombe. « Bonne nuit. » Lâche-t-elle d’une petite voix sans oser regarder Erio, avant de filer sur le côté gauche du lit, se faufilant sous la couette en prenant soin d’être le plus à l’extrémité possible. Soyons clair, ça la pèse de devoir se coucher sur leurs dernières paroles prononcées. Mais ils sont dans une impasse. Et elle n’est pas décidée à avouer qu’elle a tord.


Erio & Lana


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Sujet: Re: [Terminé] Road-trip direction la Sicile.... l Erio ( le Lun 1 Jan 2018 - 18:04 )
Lana a raison, il n’a pas à lui en vouloir pour ses choix, ni à lui dicter sa conduite. Pourtant, c’est bien ce qu’il fait. Il lui reproche de ne pas savoir ce qu’elle fait, de s’engager dans cette organisation, alors qu’il ne s’agit pas d’un client ordinaire. De reprendre contact avec lui et surtout, d’aimer ça. Jaloux, il peine à être objectif. Erio préfère donc se taire, sachant très bien qu’il ne pourra aller dans son sens et lui donner raison. Il est incapable de sortir le drapeau blanc et lui souffler qu’il est désolé de ce qu’il ose lui dire, parce qu’il ne l’est pas. Impossible de faire comme toutes ces personnes qui se contenteraient de lui donner un avertissement, ou lui demander de rester prudente en la laissant se mouiller. Erio, il n’en a tout simplement pas envie, mais il ne peut rien faire contre ça. D’autant que la dernière fois, lui-même l’avait incendié. Alors il lève les mains pour avouer sa défaite et n’insiste pas plus. « Fais ce que tu veux, ok ? Ca t’regarde, c’est pas mon problème. » Il se sent concerné et ça l’affecte dans son moral, mais de toute façon, même s’il s’obstinait encore une fois, Lana met un terme à la conversation. Silencieux, agacé, il la laisse monopoliser la salle de bain, profite de son absence pour récupérer dans son sac un t-shirt qui remplace le pull fin qui l’habille et retire son pantalon au moment même où elle reprend place dans la pièce. La rancœur dû à la dispute l’empêche de lui souhaiter de passer une bonne nuit en retour, ou même de sourire à ce pyjama enfantin qu’elle porte, mais qu’il observe avec attention. Il n’y a qu’elle pour porter des choses comme ça. Et que lui pour la trouver attirante même vêtue de la sorte. Il est convaincu que si Fabio la voyait vêtue de cette manière, qu’il ne la trouverait pas aussi belle que lui. Parce qu’il n’en a rien à faire de Lana. Passant sa main sur le visage, Erio s’efforce de ne plus y songer, tente de se rassurer du mieux qu’il peut en repensant à ses affirmations : il est fiancé. Ce n’est malheureusement pas suffisant et c’est tendu qu’il éteint la lumière et qu’il la rejoint. Allongé sur le dos, Erio tend la main en sa direction, mais se ravise au dernier moment. Difficile de supporter les silences, les tensions entre eux, mais il est clair qu’il ne se voit pas la prendre dans ses bras en signe de paix. Ce serait cautionner sa cause. Il résiste donc à la tentation, se tourne sur le côté pour lui faire dos.

Le cœur lourd, Erio s’endort, se laisse bercer par les bruits de la chambre d’à côté. Des voix qui résonnent comme des murmures et dont il n’arrive pas à percevoir un seul mot. Si les premières heures se passent sans trop d’encombre, il est cependant secoué par les images défilant dans sa tête. Depuis qu’il s’est mis en tête de revoir son père pour une bonne raison, la scène dont il a été témoin gamin revient dans son esprit, l’obligeant à visualiser des détails volontairement omis. Son souffle se fait plus rapide, alors qu’il a la sensation d’étouffer, tandis qu’il aperçoit le gamin qu’il était autrefois courir vers son modèle pour lui prendre le bras pendant qu’il assène l’une de ses victimes de coups, le suppliant d’arrêter. Les larmes lui montent aux yeux lorsque ceux de son père, rougies par la rage, la colère et peut-être même un semblant d’excitation, se posent soudainement sur lui. C’est ce qu’il aurait aimé faire. Avant qu’il ne tombe dans la folie : être là, lui prendre la main, lui souffler au creux de l’oreille qu’il a un fils et une famille à s’occuper, qu’il va être aussi papa d’une autre petite fille qui, aujourd’hui, est dans de beaux draps. Il aurait aimé que ce soit plus fort, que ce soit suffisant pour qu’il n’ait jamais eu à sombrer dans un gouffre sans fin. Son père a fait un choix dont il n’est pas responsable, mais il le regrette amèrement et se sent impuissant, aussi bien dans la réalité, que dans ses cauchemars dans lesquels rien ne change. Le cours de l’histoire est toujours le même, quand bien même certains éléments sont modifiés par son mental. L’issue est toujours aussi catastrophique et lui se prend encore en pleine face toutes ces horreurs. Son corps qui se tend ne le supporte plus, ses doigts s'agrippent au draps au point d'en faire des trous. Impossible d'en sortir.


Erio & Lana
Toi, tu es comme un aimant et moi le métal et me rapprocher de toi devient vital. Juste d'y penser je sens mon cœur qui bat. Oh, moi, je ne suis pas dans mon état normal, car ce que je ressens n'est pas très banal. Moi je veux respirer ce parfum dans ton cou, permet-moi de te dire à l'oreille des mots doux que tu y penses encore quand je suis loin de toi. Tout doucement, te prendre dans mes bras, lentement t'embrasser, m'inscrire sur le mur de ta vie, de ton passé. Je sais aujourd'hui que toi seul me guideras.
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