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- [Terminé] Road-trip direction la Sicile.... l Erio -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Autour de Naples
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Lana Giaccomo10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: [Terminé] Road-trip direction la Sicile.... l Erio ( le Lun 1 Jan 2018 - 20:30 )
Se coucher fâchée avec Erio, Lana n’aime pas vraiment ça, c’est sûr. La dernière fois qu'elle et Erio étaient restés sur une dispute au sujet de Fabio, Lana avait enfourné les trois quarts du réfrigérateur dans une crise comme elle n’en avait pas eu depuis longtemps. Ce soir aussi, la jeune femme ressent un creux à l'estomac et lorsque Erio la rejoint finalement dans son lit, cette sensation devient encore bien pire. Il faut dire que ces derniers temps, Lana avait fini par prendre l'habitude de sentir les bras du policier l'envelopper pour s'endormir et là, la froideur de son dos retourné, lui pèse. Elle voudrait être capable de se retourner et de se blottir contre lui, de lui dire qu’elle est désolée mais elle n'en fait finalement rien. D'une part, parce qu'elle n'est pas certaine qu’une telle proximité ne soit une bonne idée et d'autre part parce que sa fierté l'en empêche. Après tout, si Erio arrive à l'ignorer royalement depuis qu'elle est sortie de la salle de bain, alors elle devrait être capable de faire de même. Pourtant, alors que la jeune femme tente de se convaincre, le fait est que Lana a bien du mal a trouvé le sommeil après tout ça. Son esprit tourmenté part dans tous les sens et repense notamment aux paroles qu'Erio a prononcé plus tôt. Est-ce qu’il a raison ? Qu'est-t-elle en train de faire, exactement ? Est-ce qu'elle est vraiment en train de se rapprocher d'un homme qui va bientôt se marier, risquant par la même sa carrière en plus d’un cœur potentiellement brisée ? Qu'est-ce qu'elle attend exactement de tout ça ? Une relation platonique apaisée, un jeu de séduction sans conséquence ou plus ? Est-ce qu’elle est vraiment le genre de femme a convoité l’homme d’une autre ? Voilà ce qui tourne en boucle pendant plusieurs longues minutes dans la tête de l’organisatrice de mariage et c'est sans réponse à toutes ses questions que Lana finit par s'endormir, fatiguée par la route et surtout toutes ses interrogations. Et la nuit aurait pu être réparatrice si au bout de quelques heures, Lana ne s'était pas faite réveiller par son voisin de chambre. Les cheveux en plein milieu du visage et la tête embrumée, Lana se redresse légèrement et met quelques secondes à se rappeler où elle est exactement, et avec qui. « Erio, arrête de bouger un peu. » Bougonne-t-elle, encore à moitié dans sa phase de sommeil. Au fur et au mesure qu’elle reprend ses esprits, la jeune femme se rend finalement compte de l’état visiblement perturbé d’Erio, encore endormi. Un instant, elle hésite à agir puisqu’il paraît qu’il n’est pas vraiment bon de tirer violemment quelqu’un de son sommeil profond. Mais c’est quand il se retourne légèrement vers elle et qu’elle voit la souffrance sur son visage qu’elle sait qu’elle ne peut pas rester à l’écart et simplement se rendormir.

« Erio, allez, réveille-toi. Réveille-toi. » Aucun changement. Son colocataire reste toujours agité alors que Lana se décide à poser ses mains sur son épaule gauche et la secoue légèrement, puis plus fort encore. « Erio, faut que tu réveilles là ! » Mal à l’aise de voir Erio dans un tel état, c’est presque de justesse qu’elle évite le bras d’Erio qui se réveille finalement dans un soubresaut. Soulagée, un petit sourire s’installe sur son visage alors qu’elle reprend d’une voix plus calme. « Hé, Erio, c’est moi. Ça va.» Immédiatement, la jeune femme se redresse un peu plus encore et alors qu’elle le voit enfin ouvrir les yeux, pose instinctivement sa main sur la joue de son colocataire. « C’est moi, calmes-toi. » Son pouce vient effleurer sa peau alors qu’elle murmure un petit « shht », lui laissant le temps de retrouver ses esprits. C’est vrai qu’après la dispute qu’ils ont eu plus tôt, l’Italienne aurait pu garder ses distances mais, sur le moment, tout ça lui semble bien loin. Seuls les traits tirés d’Erio compte et son envie de lui apporter un peu d’apaisement. Parce que quand le policier n’est pas bien, Lana n’est pas bien non plus. C’est comme ça. « Est-ce que ça va ? » Demande-t-elle, aussitôt, inquiète. Les cauchemars, c’est vrai, ça arrive mais là… Son visage tout à l’heure reste marqué dans son esprit. Elle se trompe peut-être, mais son instinct lui dit que ce n’était pas un cauchemar ordinaire.


Erio & Lana


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Sujet: Re: [Terminé] Road-trip direction la Sicile.... l Erio ( le Mar 2 Jan 2018 - 2:04 )
Essoufflé, le corps en sueur, Erio se redresse d’un coup. Son dos est crispé, les doigts de sa main droite s’accrochent au drap, tandis que ceux de la gauche cherche désespérément à se stabiliser quelque part. Ils se perdent sur la table de chevet, s’agrippent à son téléphone portable. Il lui faut bien une bonne minute avant de se rendre compte de la pièce dans laquelle où il se trouve, aidé par la voix de Lana qui tente de le tranquilliser. Ses yeux se ferment au contact de sa main sur sa joue, mais il n’arrive pas à oublier. C’est pesant. Mila a raison. Il se sent mal, coupable, responsable. Il n’osait pas se l’avouer avant aujourd’hui, essayait de se trouver des excuses en se cachant derrière l’enfant qu’il était autrefois, son peu de maturité, mais maintenant qu’il a pris de l’âge, il comprend que le silence gardé durant cinq ans a été la porte ouverte à sa folie meurtrière, que s’il en avait parlé plus tôt à sa mère, il y aurait sans doute eu des femmes encore vivantes aujourd’hui. Il s’en veut d’avoir voulu protéger son papa, son modèle. Erio n’a pas été l’enfant parfait, si bien qu’il accepte plus facilement les menaces reçues chez eux et autres dégradations. Même s’il est constamment tiraillé entre deux sentiments, il les comprend ces gens. A leur place, il aurait très mal réagi, aurait voulu la peau de ce type, comme il veut la peau du gars qu’il n’arrive pas à trouver. Sans réfléchir, il attrape la main de sa colocataire, s’y accroche comme si sa vie en dépendait et y dépose quelques baisers. « Excuse-moi. » Pour cette querelle qui n’aurait sans doute pas dû avoir lieu, pour s’être couché en l’ignorant, ou encore pour la jalousie dont il fait preuve. C’est déplacé. Avec Lana, il ne contrôle plus rien. S’il ne regrette pas les propos tenus vis-à-vis de Fabio, il ne voulait pas la blesser. « J’tiens à toi. J’suis désolé. » dit-il, en saisissant ses jambes pour la tirer vers lui. Il ne veut pas la perdre. C’est l’une des rares personnes à connaître un pan de sa vie, à savoir qu’il est le fils d’un homme qui a fait souffrir énormément de femmes, de familles et qui reste malgré tout. Sa colocataire est toujours là pour lui, même après ce qu’il considère comme étant l’une des pires disputes. Elle le réconforte, s’inquiète vraiment et ne fait pas semblant. Elle n’est pas comme toutes ces personnes qui entrent dans sa vie et qui disparaissent aussi rapidement. L’attachement qu’elle ressent est sincère. Et le sien l’est tout autant. « J’ai déconné, j’déconne tout le temps, mais j’tiens vraiment à toi. » Ses doigts glissent le long de ses jambes qui se retrouvent de chaque côté des siennes. Il la ramène encore plus proche en plaquant une main derrière son dos, l’emprisonne tout contre lui. Il a conscience que leur histoire était éphémère, qu’il ne devrait pas avoir ces gestes, que cette proximité ne devrait pas exister, mais là, c’est trop. Erio a besoin de sentir son corps contre le sien. « Et j’suis désolé, alors m’laisse pas, ok. » Dans son for intérieur, c’est une grosse vague de panique.  Tout se bouscule. Sa peine, sa colère, sa rancœur. Il baisse les armes, cesse d’être toujours contre ses propres envies. Là, sur le moment, il souhaite retrouver réconfort auprès de la seule personne auprès de qui il veut être, enfouit son visage au creux de son cou qu’il embrasse. « J’ai besoin de toi. » murmure-t-il, les larmes lui montant aux yeux. Il aimerait pouvoir les retenir, n’aime pas l’idée qu’elle puisse le voir dans un état pareil, mais tout ce qu’il garde pour lui depuis des années est en train de ressortir. Et dans un élan incontrôlé, Erio pose sa main sur sa joue, appuie ses doigts sur sa nuque, alors que ses lèvres rencontrent les siennes. Le goût est bien salé, dû aux perles qui roulent, mais ça ne l’arrête pas. « J’suis fou de toi. J’suis complètement fou d’toi. » murmure-t-il, scellant de nouveau sa bouche contre la sienne. C’est plus qu’un besoin, ça lui est nécessaire.


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Sujet: Re: [Terminé] Road-trip direction la Sicile.... l Erio ( le Mar 2 Jan 2018 - 11:13 )
Aussitôt après le réveil d’Erio, les choses se bousculent. D’un seul coup, Lana se retrouve propulsée contre lui alors qu’elle l’écoute silencieuse, remarquant encore la panique qui règne dans son regard. Très vite, les baisers qu’ils déposent dans son cou se retrouvent mêlés à des larmes et ça ne s’arrange pas lorsque, par la suite, c’est sur ses lèvres que les siennes viennent s’écraser. Comme à chaque contact de ce type, le cœur de Lana s’emballe alors qu’elle peine à enregistrer les mots qu’ils prononcent par la suite. C’est au deuxième baiser que Lana semble enfin réagir, se perdant dans le contact à la fois doux et amer alors qu’une main vient se crisper sur son tee-shirt, l’autre se perdant sur sa nuque. Tout ça paraît tellement naturel qu’elle met quelques secondes supplémentaires à se rendre compte de ce qu’elle est en train de faire : profiter de sa tristesse, de son égarement. Sans doute pas intentionnellement parce que l’intention de vouloir le réconforter est là et elle est sincère mais quelque part c’est ce qu’elle fait en acceptant ce contact qui leur fait autant de mal que de bien à tous les deux. « Erio attends... » Dit-elle en séparant leurs lèvres mais en gardant son front collé contre le sien, ne pouvant se résoudre à cesser tout contact. Là, elle pose son index sur ses lèvres pour stopper tout nouveau élan éventuel de sa part. « Tu sais bien que j’ai envie… de ça. Tu sais bien que c’est réciproque… » Bien entendu qu’elle aussi est complètement folle de lui. Ce qu’il partage avec Erio, c’est puissant, unique. En y réfléchissant, elle n’a jamais éprouvé ça pour personne, pas à ce point, pas même avec Fabio. « Mais c’est pas une bonne idée. » Elle aimerait pourtant, que ça le soit. Elle aimerait être égoïste, penser à elle et profiter de cette tendresse qu’il lui offre, bien en contraste par rapport à ce qu’il a pu lui offrir plus tôt dans la soirée. Mais elle se rappelle ce que ça fait, ce qui est en train de se passer dans sa tête. Elle se rappelle de cette nuit-là, où elle avait appris pour le mariage de Fabio, et où elle s’était accrochée à ses bras comme à une bouée de secours. Ca lui avait fait du bien, sur le moment, mais ça n’avait pas réussi à régler le problème. Et puis surtout, elle avait eu l’occasion de vider son sac avant, de lâcher à voix haute ce qui n’allait pas, de recevoir ses mots réconfortants en échange. Et là, c’est ce qui lui semble la meilleure chose à faire aussi, pour lui comme pour elle. Se plonger à corps perdu dans ce contact qu’elle sait si particulier, ça ne servirait qu’à les faire souffrir encore plus sur le long terme. « Mais y’a pas besoin de ça pour que je sois là pour toi. Et on peut s’engueuler un bon paquet de fois, je ne te laisserais jamais tomber pour autant, ok ? » Oui qu’importe leurs disputes, leurs désaccords… Qu’importe aussi qu’ils finissent éventuellement par trouver le bonheur dans les bras de quelqu’un d’autre, leur lien restera à jamais spécial dans son cœur. Erio, c’est l’homme qui a réussi là où tous les autres avaient échoué, c’est celui qui l’a aidé à se relever d’une peine de cœur qu’elle pensait impossible à surmonter, d’une haine de soi qui pesait sur son esprit tous les jours. Alors bien sûr, qu’elle est là pour lui. Toujours. « Tu peux compter sur moi. » Lentement, Lana décolle son front du sien pour finalement déposer un baiser sur sa joue où finit encore de couler une larme avant de faire de même avec l’autre, ne résistant pas à lui donner un peu de tendresse devant son mal-être aussi évident. Il faut dire qu’elle ne l’a jamais vu comme ça jusqu’à présent et ça la touche en plein cœur, forcément. « Dis-moi ce qui se passe. » Dit-elle, restant dans la position qu’il lui a imposé plus tôt, sentant que cette proximité lui fait sans doute du bien. Plongeant son regard dans le sien, elle passe ses deux mains autour de son cou et caresse lentement ses cheveux, comme sa mère lui faisait petite après un cauchemar. « C’était plus qu’un mauvais rêve pour que tu te mettes dans un état pareil. Dis-moi. Tu sais que tu peux tout me dire. Je te jugerais jamais, je te l’ai promis. » Et elle compte bien tenir sa promesse faite il y a quelques temps déjà. Quoi que ce soit qui le perturbe autant, elle est prête à l’aider à l’affronter. A deux, ils ont toujours été plus forts.


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Erio MazzeiToujours frais après un litre de café
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Sujet: Re: [Terminé] Road-trip direction la Sicile.... l Erio ( le Mer 3 Jan 2018 - 2:42 )
Au moment où son index trouve ses lèvres, le stoppe dans son élan, Erio sait ce qu’elle va faire, ce qu’elle s’apprête à lui dire et il n’a pas besoin de ça. Les restrictions, il s’en met suffisamment et depuis que l’ambiguïté de leur relation ne doit plus exister, qu’il s’efforce de garder ses distances, de tenir ses mains loin de son corps, Erio pense être suffisamment sage. Sauf que cette fois-ci, c’est lui qui a besoin de son contact, du réconfort de sa peau contre la sienne. Peut-être le regrettera-t-il demain, lorsqu’il se sera rendu compte que Lana n’avait pas tort, que tout ceci n’est que le fruit de sa détresse. Un égarement. Peut-être qu’il ne saura plus comment la regarder, ni quoi lui dire, que ça ajoutera des tensions supplémentaires entre eux, mais ce soir, plus rien n’a d’importance. Ses principes, les règles, ce qui est bon de faire et ce qui est à éviter, tout ça est rangé dans un coin de sa tête et ne souhaite plus en ressortir pour la soirée. « Tu peux m’dire ce qui a été une bonne idée dans tout ce qu’on a fait ? » Les ailes, elles sont brûlées depuis le premier jour. Sa proposition, s’il avait un peu plus réfléchi, s’il avait été responsable, il l’aurait refusé en lui faisant comprendre qu’une telle proximité entre eux risquerait de changer bien des choses, quand bien même Lana lui aurait affirmé être capable de tenir le choc, de faire la part des choses. Lui n’en a pas été capable. Il n’a cependant aucun remord. Ce qu’elle lui offre, c’est bien plus que tout ce qu’on lui a donné jusque-là. C’est puissant, intense et y renoncer est beaucoup difficile que ça en ait l’air. Erio tourne le dos à une femme avec qui il se sent à sa place, mais aussi à une histoire qui pourrait être très belle. Adamo en est le parfait exemple. « Tu comprends pas. J’veux pas parler. J’te veux juste toi. » Il essaie de la croire lorsqu’elle lui affirme qu’elle ne le laissera pas tomber, mais une petite voix intérieure est sur la réserve. Ce discours, il l’a entendu tellement de fois. Ca ne le concernait pas, plutôt sa mère qui a vu les portes se fermer une à une, les regards changer. Elle était très appréciée et au final, s’est retrouvée comme la parai du quartier en peu de temps. La personne à éviter. Ca ne ressemble pas à Lana qui a toujours été là pour le soutenir, mais il n’est pas bien sûr qu’elle comprendrait ce qui le tiraille. Comprenant qu’il n’aura pas ce qu’il demande, Erio ferme les yeux, se contente des caresses qu’elle lui offre, qui l’allègent un peu. Cette boule au creux de l’estomac ne disparaît cependant pas. « Je l’ai vu terminer le boulot. J’étais gosse, mais j’comprenais ce qu’il faisait. Son regard était tellement différent. Il était enragé, furieux. » Erio n’ose pas l’avouer, mais il sait que ça lui plaisait, que ses actes lui procuraient beaucoup de plaisir. Il l’avait senti, quand lui en était effrayé. « Il était tellement différent de ce que je connaissais. T’aurais vu son regard quand il m’a vu. Il était navré. Il savait très bien que ce qu’il faisait était mal et d’me voir… C’était juste horrible pour lui. » Aux yeux de tous, c’est un monstre, mais Erio, il a connu son côté humain. « J’en faisais des cauchemars et je le voyais aussitôt rappliquer dans ma chambre pour me calmer. » Il est son fils et Erio sait que même avec tout le mal qu’il a fait autour de lui, son père n’aurait jamais été capable d’en faire directement à son rejeton. A plusieurs reprises, il s’excusait auprès de lui, continuait d’être ce modèle qu’il aimait tant, avec toutes les difficultés en plus. « Je savais ce qu’il faisait. J’ai rien dit Lana, j’ai rien dit. C’était mon père, tu vois ? J’savais pas quoi faire. J’voulais pas le trahir. Et j’avais besoin de lui. » C’est pourtant lui qui a tout dévoilé à sa mère en espérant que tout cesse, que ses cauchemars aussi. Et quelque part, il l’a abandonné, mais peut-il s’en vouloir pour ça en plus de se sentir coupable pour toutes les femmes mortes entre ses griffes durant les cinq années de silence ? « J’te demande pas de comprendre. Juste. Fais ce que tu as dit. J’te le pardonnerai pas si tu venais à me tourner le dos à cause de lui. Parce que j’suis pas lui. » Sur bien des points, il lui ressemble. Physiquement, mais aussi psychologiquement. Erio a pris exemple sur son père, sait se débrouiller comme lui, prend soin de sa mère comme il le faisait autrefois. Il a pris les bons côtés, a bazardé tous ses mauvais côtés.


Erio & Lana
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Lana Giaccomo10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: [Terminé] Road-trip direction la Sicile.... l Erio ( le Mer 3 Jan 2018 - 11:49 )
Qu’est-ce qui a été une bonne idée dans tout ce qu’ils ont fait ? Sans doute pas grand-chose. Cette drôle de relation bizarre sur tous les points a été un véritable fiasco. Mais un joli fiasco que Lana garde dans son cœur, qui lui a permis de se révéler, de devenir plus forte et de faire des choses dont elle se serait cru incapable. Leur joli fiasco, elle ne le changerait pour rien au monde. Ceci dit, ce n’est pas une raison pour aggraver les choses. Se rapprocher encore une fois, en plus dans ses circonstances, non ce n’est pas une bonne idée. Quelque part, elle ne veut pas avoir à lui en vouloir le lendemain, quand la crise sera passée, quand il reprendra ses distances… Quand elle n’aura plus que le souvenir de ses lèvres pour pleurer. Ça ne l’empêche pas de vouloir être là pour lui, simplement d’une autre manière. Plus raisonnable, plus réfléchie et loin de leur schéma habituel. « Et moi, je pense que ça te ferait vraiment du bien de te confier à quelqu’un. » A elle. Parce qu’elle ne le juge, parce qu’elle a appris à l’accepter avec ses qualités comme avec ses défauts. Surtout ses défauts, en fait. Pour la première fois, elle ne cherche pas la perfection chez un homme, pour la première fois c’est les failles d’Erio qui l’ont attiré, l’ont rendu touchant. Et quand elle comprend enfin ce qui se cache derrière ses cauchemars, le cœur de Lana se resserre sur lui-même. Son père. Elle aurait dû s’en douter, à vrai dire. Elle ne connaît pas cet homme, ne s’est jamais attardé sur les journaux qui en parle – les faits divers sordides, elle les évite autant qu’elle le peut – mais une part d’elle le hait profondément. Pour avoir fait du mal à ses femmes, dans un premier lieu, mais surtout pour tout le mal qu’il a fait à son fils. Peut-être involontaire, certes, mais quand elle entend son histoire, ça lui donne envie de hurler. Elle se tait cependant, l’écoute silencieusement tout en continuant de caresser ses cheveux lentement pour l’apaiser comme elle le peut. Quand il termine enfin, elle hésite une seconde, cherche les bons mots et se lance enfin. « Erio. Quand je te regarde, c’est pas ton père que je vois, c’est toi d’accord ? » Un homme à qui elle doit beaucoup. « Et rien de ce que tu me dis ne pourra changer ça. J’suis sérieuse quand je te dis que je ne te jugerais jamais. » Sa position à lui, dans cette histoire, est juste intenable. Alors oui, elle peut comprendre. Elle peut comprendre qu’il soit tiraillé entre le père de famille qui a été là pour lui et le monstre qu’il a vu à l’œuvre. C’est difficile de se mettre à sa place pour Lana, tant Adamo est un ours grognon qui cache un cœur très tendre mais elle imagine que oui, si elle avait été placée face à ce choix gamine, la suite n’en aurait pas été si différente. « T’étais qu’un gamin, Erio. C’était pas à toi de supporter tout ça. Ecoute… » Lana soupire et hésite un instant, ne sachant pas comment il va prendre ce qu’elle s’apprête à lui dire. « J’vais être honnête avec toi même si je ne suis pas sûre que ça va te plaire. Mais tout ça, c’est la faute de ton père et uniquement la sienne. Il aurait jamais dû te mettre face à ce choix impossible. Il aurait dû te protéger jusqu’au bout… et se rendre. » Facile à dire et moins facile à faire, Lana le sait bien. Il n’empêche que ça reste son avis et que, pour elle, un père doit savoir se transcender pour ses enfants. Les défendre au péril de sa propre vie. Au lieu de ça, le père d’Erio a continué son manège, tout en sachant à quel point cela pouvait torturer son fils. Venir le calmer après ses cauchemars, c’est bien, certes. Mais il aurait plutôt du faire en sorte de les arrêter, même au prix de sa liberté. « Il a peut-être fait des choses bien pour toi, je n’en doute pas. Mais là… il a fait de toi son complice involontaire. Il a gâché ton innocence. Et c’est à lui que tu devrais en vouloir, pas à toi. » En tout cas Lana, elle, lui en veut beaucoup. « T’es allé le voir en prison, encore ou pas ? » Ajoute-t-elle, tout un coup. Ils en ont parlés il y a quelques temps et depuis le sujet n’est jamais revenu sur la table. Là, cette nuit, c’est la bonne occasion. « J’étais sérieuse quand je t’ai dit que je t’accompagnerais et que je t’attendrais dehors. C’est en train de te bouffer petit à petit Erio. Et je pense que ce serait une bonne chose de l’affronter. » Son père, c’est le démon de son passé, qu’il tente vainement de garder dans une petite boîte. Mais le fait qu’il vienne hanter ses nuits comme ça, c’est bien la preuve que rien n’est véritablement réglé et peut-être que cette rencontre pourrait arranger des choses pour lui. Aussi l’aider à avancer dans son enquête comme il semblait le croire la dernière fois. « Je serais là pour te soutenir. » Dit-elle, en plongeant ses yeux dans les siens. Et là, sans pouvoir se limiter plus longtemps, Lana prend en otage son visage entre ses mains, plonge en sa direction et lui vole un baiser. D’accord, elle l’a dit ce n’est pas vraiment une bonne idée et elle le pense toujours. Mais leur relation n’est qu’une succession de mauvaises idées alors un peu plus, un peu moins… « Toujours. » C’est une nouvelle promesse. Et Erio est bien placé pour savoir qu’elle tient toujours ses promesses.


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Sujet: Re: [Terminé] Road-trip direction la Sicile.... l Erio ( le Lun 8 Jan 2018 - 1:16 )
Ses propos lui font un bien fou. Même s’il sait que trop bien qu’à travers les yeux des autres gens, les choses ne sont pas telles qu’elles sont. Physiquement, Erio ressemble beaucoup à son père et une part de lui en est fière. Dans ses souvenirs, c’était un bel homme, avec un regard aussi clair que le sien, aussi profond que l’océan. Ses petites mimiques viennent principalement de lui. Le petit garçon qu’il était souhaitait tellement ressembler à son héros qu’il lui piquait tout ce qu’il pouvait. Alors, quand il s’observe dans le miroir, il voit le reflet de son papa. Cependant, si Erio est impulsif, maladroit, franc, s’il a encore plein d’autres défauts, on ne peut le qualifier de monstre. Les femmes, il les aime, ne leur ferait pas du mal de cette manière. Les blesser en plein cœur, ou par des mots injustes, oui, il en est capable, mais physiquement parlant… Il ne peut pas. Une gifle ne lui viendrait même pas à l’idée. Lui s’attaque aux points faibles et ce n’est pas corporel comme son père aimait le faire. Et il entend tout ce qu’elle lui dit, il essaie d’en tenir compte, d’en prendre conscience, mais tout s’embrouille dans sa tête. Dans la bouche de Lana, ça semble être simple et il aimerait que soit aussi clair. Le souci est qu’il est constamment perdu entre la raison et le cœur qui remporte bien souvent la bataille. Son amour inconditionnel pour son héros de jeunesse est très fort, si bien qu’il s’emporte à chaque fois qu’on dit du mal de lui en sa présence. C’est devenu un sujet tabou pour tous ses collègues. Dario qui déteste Mattia pour l’être machiavélique qu’il est, pour ce qu’il a fait à ses voisins, prend lui aussi des gants dans un but intéressé, mais aussi et surtout parce qu’il apprécie beaucoup Erio et qu’il constate bien à quel point il est bouffé par tout ça. Et la discussion qui se poursuit ne l’aide pas à relever la tête. « Arrête. Arrête, s’teu plaît. » marmonne-t-il, piqué au vif. Il ravale ses larmes, essuie celles encore visible d’un revers de la main. « J’lui en veux déjà suffisamment. J’veux pas le détester. J’veux pas faire ça. S’il te plaît. » S’il commence à le tenir responsable de la totalité de l’histoire, quand bien même c’est lui le coupable, Erio ne le supportera pas. Cet homme, il l’aime. Il n’a pas été à la hauteur, n’a pas su le protéger de tout, mais il souhaite se raccrocher à certains points positifs, ceux qui lui restent. Cette image du bon père de famille. C’est incompréhensible pour ceux de l’extérieur, il en a conscience et peut-être bien qu’elle pense qu’il est complètement dingue de vouloir s’agripper à ce qui lui reste de positif, mais Erio en a besoin. « Toi t’as ta famille. T’as une mère absolument géniale, un père qui prend soin de toi, qui s’inquiète pour toi. Moi tout ce que j’ai, ce sont des souvenirs auxquels je m’efforce de me raccrocher et franchement, c’est pas facile, alors s’teu plaît, arrête. » Trop dur, trop tôt. Il n’est pas préparé à une telle conversation et n’a jamais voulu l’être. « Pas encore. J’comptais y aller. » Ses cauchemars s’expliquent comme ça. Ca fait des années qu’ils n’ont pas été aussi réguliers et s’il en souffre énormément, Erio ignore si un jour, ils disparaîtront définitivement. « J’te trouve… cinglée. » Ce geste le touche, même s’il ne se voit pas lui imposer des heures d’attente à l’extérieur de la prison. La réaction qu’il pourrait avoir lui est inconnue, ce qu’il pourrait lui dire aussi, sous l’appréhension et la durée de cette confrontation, il l’ignore. Mais il est touché, apaisé par sa présence. Lana ne le laisse pas tomber, l’épaule du mieux qu’elle peut, à travers ses mots, ses gestes, ce baiser qu’elle lui offre soudainement, qui le surprend, mais auquel il se raccroche. Ses bras l’encerclent de nouveau avec force, la resserrent contre lui. « J’sais que je devrais pas te le dire. » Erio devrait plutôt se taire, la laisser s’éloigner après ce cadeau pour ne pas déraper, mais c’est comme lui tendre une tablette de chocolats et lui demander de ne pas en manger un carré. « Mais j’ai très envie de toi. » Et avant même qu’elle ne trouve les mots pour le remettre sur le chemin de la raison, ou une excuse supplémentaire de se contenir, d’éviter un nouveau dérapage, Erio resserre ses doigts sur ses jambes et la bascule sur le côté, de sorte à ce qu’elle soit dos sur le lit, le corps d’Erio sur elle. « Juste ce soir. » Ses dents mordillent son menton. « Toi et moi. Une fois. La dernière. De retour sur Naples, ça comptera plus. » dit-il, en référence à l’une des séries qu’elle regarde, en pensant aux personnages Monica et Chandler.


Erio & Lana
Toi, tu es comme un aimant et moi le métal et me rapprocher de toi devient vital. Juste d'y penser je sens mon cœur qui bat. Oh, moi, je ne suis pas dans mon état normal, car ce que je ressens n'est pas très banal. Moi je veux respirer ce parfum dans ton cou, permet-moi de te dire à l'oreille des mots doux que tu y penses encore quand je suis loin de toi. Tout doucement, te prendre dans mes bras, lentement t'embrasser, m'inscrire sur le mur de ta vie, de ton passé. Je sais aujourd'hui que toi seul me guideras.
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Sujet: Re: [Terminé] Road-trip direction la Sicile.... l Erio ( le Lun 8 Jan 2018 - 12:17 )
Son cœur se resserre en le voyant lui demander d'arrêter. Elle se doutait que ses paroles n'allaient pas passer facilement mais s'il y a peut-être une personne capable de lui dire tout ça, de lui faire prendre conscience qu'il n'est pas responsable des actes de son père, c'est sans doute Lana. Bien qu'elle ait choisi de voir les choses de manière positive et de toujours s'accrocher au bon côté des gens plutôt qu'à leurs zones d'ombres, là c'est quelque chose qu'elle n'accepte pas avec le père d'Erio. Le fait qu'il ait pu faire subir à son fils cette vision d'horreur, qu'il n'ait rien fait pour stopper ses cauchemars c'est tellement... horrible et égoïste. Ce petit garçon qu'il était autrefois l'adorait tel un Dieu comme le font tous les garçons avec leur père. Et là, une petite partie persiste dans l'homme adulte qu'il est devenu. Lana trouve ça mignon, touchant même mais elle se demande si ce n'est pas finalement ça qui le tire vers le bas et le pousse dans ses mauvais rêves à répétition. « Ok. J'arrête. » Dit-elle simplement, consciente que ça fait sans doute beaucoup à encaisser pour lui. Tout ce que Lana souhaite, c'est de le voir se sentir mieux et pas de créer davantage de souffrance que ce qu'elle lit déjà sur son visage. « Je voudrais simplement que tu essayes d'arrêter de te torturer avec tout ça. Je te l'ai déjà dit une fois mais tu veux tout porter sur tes épaules et ça c’est pas possible. » Erio prend tout à cœur au point de se croire lui-même responsable de la mort de ses femmes pendant qu'il a gardé le silence et, encore une fois, c'est totalement faux. Personne n'a mis le couteau sous la gorge de son père pour qu'il commette de telles atrocités et elle aimerait qu'il le comprenne mais, ce soir, ça fait déjà beaucoup à gérer sans doute. Bien qu'elle en ait envie, Lana ne peut pas l'aider à tout régler d'un coup de baguette magique. Cela va prendre du temps et ça passe d'abord par rendre visite à son père en prison. Erio en parle depuis quelques temps déjà, sans passer à l'acte mais Lana se fait une mission de l'y aider. Seul, ce genre de situation n'est jamais facile à affronter. « Tu me l'as déjà dit la première fois que je te l'ai proposé. Et je ne changes pas ma position sur la question : je ne suis pas cinglée, je veux simplement être là pour toi. » Et c'est beaucoup plus facile à dire que la dernière fois qu'ils avaient abordés le sujet de son père... À ce moment-là, Lana se voilait encore la face sur ce qu'elle pouvait ressentir pour son colocataire mais, à présent, oui bien sûr qu'elle veut être là pour lui. Et elle l'assume. « Bon et puis ok, d'accord, parfois je suis un petit peu cinglée. » Ajoute-t-elle pour détendre l'atmosphère. Mais le baiser qu'elle lui donne recharge l'air en tension et tout bascule par la suite, à commencer par Lana qui se retrouve très vite allongée. Son cœur se met à battre un peu plus fort alors qu'elle se retrouve dans ce terrible combat entre sa raison et son cœur. « Erio... » ...Ce n'est pas une bonne idée. Voilà ce qui voudrait sortir de la bouche de Lana, comme ça a été déjà le cas un peu plus tôt. Parce que bien sûr que ce n'est pas une bonne idée que de craquer ce soir. Erio a beau dire, cette histoire de laisser ce qui se passe cette nuit en dehors de Naples, ça ne marchera pas. Parce que ça compte pour elle, quoi qu’il en dise. D'un autre côté, le sentir près d'elle et dans un état si vulnérable, ça complique les choses. Tout est réuni pour qu'elle craque, là où elle aurait aimé être forte. « Juste ce soir. » Lâche-t-elle finalement avant de l'attirer un peu plus contre elle, prenant d'assaut son cou avec ses lèvres. Et au fur et à mesure qu'elle bascule complètement dans le déraisonnable, l'esprit légèrement tordu de Lana tente de trouver une justification à sa faiblesse. Et comme pour toute cette histoire avec Alessia, la justification est toute trouvée : en fait, elle lui rend service. Après tout, c'est bien connu que les hommes dorment profondément après l'amour.

Sujet terminé.


Erio & Lana


Je ne squatterais plus les rues de ma peine. Quand je suis perdue, j'veux que tu me ramènes. Je veux qu'on fasse bien, je veux qu'on aille loin et qu'on traîne.
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