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- [Terminé] Je t'aime...moi non plus ! (Alexandro) -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: San Calisto
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Mila ClarizioToujours frais après un litre de café
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Sujet: [Terminé] Je t'aime...moi non plus ! (Alexandro) ( le Dim 31 Déc - 14:57 )

Seul le moment compte, le reste est passé ou compromis, l'avenir une totale incertitude ; Arrête ça. Arrête de passer du chaud au froid sans cesse, arrête de me faire croire que je suis la personne qui compte le plus pour toi si c'est pour m'ignorer le lendemain. Arrête, j'en peux plus. L'attente me tue à petit feu et je ne peux rien faire contre. Tu comprends pas, j'ai pas le courage de te crier que je t'aime, que j'en peux plus de tout ça et que je veux que nous deux, ça soit maintenant ou jamais. Sandro et Mila



La journée avait été longue, la période des fêtes était synonyme d’augmentation de la fréquentation des musées et donc Mila avait dû accompagner de nombreux groupes afin de leur présenter les œuvres les plus spectaculaires que renfermaient le musée Madre où elle travaillait. C’est donc épuisée que la jeune femme était rentrée chez elle. Cependant, il était hors de question de rester enfermer comme une grand-mère dans son appartement ; les soirées-télé pépères tranquilles, c’était loin d’être ce qui faisait vibrer la jeune femme, elle préférait de loin l’ambiance du San Calisto. Elle avait appelé quelques amies, mais aucune n’était disponible pour venir boire un verre avec elle. Tant pis, elle irait toute seule. C’était la première fois qu’elle remettait les pieds dans le bar concert depuis son altercation avec Erio ; d’ailleurs, ça lui fit penser qu’elle devait le recontacter, elle devait quand même s’excuser de l’humiliation magistrale qu’elle lui avait fait vivre en lui donnant cette claque. Malgré tout, elle ne préférait pas y penser. Ce soir, elle irait donc faire la fête toute seule, peut-être rencontrerait-elle quelqu’un et repartirait-elle avec lui, la belle n’en savait rien, mais l’idée ne lui déplaisait pas. Il fallait bien qu’elle oublie cet homme, cet avocat qui la faisait tourner en bourrique. D’ailleurs, s’il pouvait aussi être là, avec sa fiancée et s’il pouvait la voir se faire draguer et rire aux blagues d’un autre, ça ne lui déplairait pas non plus. Cette pensée fit sourire Mila. La belle passa alors sous la douche, enfila une robe noire simple, seulement échancrée dans le dos. Elle sécha ses cheveux, les laissant naturelle ; depuis qu’elle les avait coupé en carré, cela lui donnait un air plus femme. Elle se maquilla légèrement, colorant sa bouche d’un rouge vermeille qui lui allait parfaitement au teint. Elle enfila une paire d’escarpins et une veste légère avant d’agripper son sac et de sortir de l’appartement.

Le bar n’était qu’à quelques centaines de mètre se chez elle et Mila poussa assez vite la porte du San Calisto. Au fond du bar, sur la scène, un jeune homme jouait du jazz au piano. L’ambiance était feutrée, on se serait cru dans un vieux club des années 20 dans l’Angleterre d’après-guerre. La jeune femme s’assit au bar et commanda un verre de rouge. Un jeune homme se présenta rapidement près d’elle. « C’est pour moi. » Elle sourit. « C’est très gentil. » Ils commencèrent à discuter. Il n’était pas bien intéressant, beau garçon, mais c’est bien la seule chose qu’il avait. Secrètement, Mila espérait, comme quelques heures plus tôt dans son appartement, que son bel avocat arrive, qu’il la surprenne avec l’inconnu et qu’il soit aussi jaloux qu’elle ne l’était quand il se pavanait avec sa fiancée sans même lui adresser un regard. Elle ne savait pas que son vœu allait si vite être exaucé.



Dernière édition par Mila Clarizio le Dim 28 Jan - 18:40, édité 1 fois
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Sujet: Re: [Terminé] Je t'aime...moi non plus ! (Alexandro) ( le Dim 31 Déc - 17:04 )
je t'aime...moi non plus !« Alors, attends. Si je comprends bien, tu as refusé de sortir avec nous pour aller au gala pompeux du musée a la place de père et tu as à peine eu le temps d'arriver que t'as traîné cette fille sur la terrasse pour l'embrasser sauvagement avant de la renvoyer à la maison avec la consigne stricte d'être dans ton bureau à 10 heures le lendemain pour lui dire que t'es avec Lyana et que tu ne pourras rien construire avec elle. C'est ça ? »

Vautrée dans le canapé en face de moi, mon meilleure ami et ex-colocataire d’université se frotta les yeux pour essayer de dissiper le brouillard qui flottait dans son esprit. Il n'avait pas dormi de la nuit, ce qui n'avait rien d'étonnant. Mila avait mis mon univers sans dessus dessous et alors même que l'échéance approchait avec Lyana, je n'avais toujours pas la moindre idée de la marche à suivre avec cette femme.

« Oui, en gros, c'est ça, » Répondis-je. Il fit une grimace et s'éventa de la main en un geste théâtral.

« Et moi qui croyais que ta soirée n'aurait pas pu être plus réussie que la nôtre ! On s'est bien amusé, mais je n'ai pas eu droit au baiser d'un milliardaire à tomber moi, enfin t’approche pas ou je te castre, mais tu m’as compris boy. ».

« Oui, mais pourquoi ? » Demandai-je irrité. Je m’étais répété cette question en boucle pendant mes longues insomnies. « Pourquoi faut-il qu’elle occupe mon crâne, je ne sais même pas pourquoi j’ai vu rouge quand elle minaudait avec ce type et pourquoi ma seule réaction fut de l’embrasser ainsi ? »

Pourquoi souhaitais-je soudain la voir après des jours passés à l'éviter ?

« Tu sais quoi ce soir, tu m’excuseras avec les filles, dis que j’ai un gros dossier. »

Il bailla et me détailla amusé.

« Ah tiens, un gros dossier ou une belle affaire à reprendre en main ? »

Fermant l’ordinateur sur mon bureau, je me relevai pour attraper ma veste.

« Qu’importe. » Il roula des yeux et se releva.

« Donnant donnant Sandro. »

Enfin, il n'avait pas exprimé la fin de sa requête sous la forme courtoise d'un souhait, mais cela n'était de toute façon pas dans ses habitudes, pas plus que dans les miennes. Je donnais des ordres et m'attendais à ce qu'on les exécute, dans sa branche il en faisait tout autant et avec le temps notre relation avait pris quelques tournants du genre surtout pour ce qui était affaire de couvrir l’autre. Lyana disait adorer cela, pire elle semblait prendre goût à se faire diriger sur certaines décisions, cela la rendait parfois attachante, à d’autres moments banalement agaçante. L’inverse de Mila qui s’amusait clairement à rompre toute domination possible.  Je ne savais pas trop ce que cela révélait de la personnalité de la jeune femme, je me surprenais à adorer ce trait de caractère. Rien que d'y penser, j’éprouvais un délicieux frisson que j’enfermais aussi rapidement qu’il s’était invité.

« … Parce qu'elle a envie de toi, Sandro ! » Déclara-t-il sûrement parti dans une argumentation de vente que je n’avais pas suivi, le regard fixé sur la vue de Naples offerte par l’ascenseur en verre du cabinet qui gravitait vers les étages inférieurs. En levant les yeux au ciel il comprit que je n’avais rien écouté et laissa passer un soupire. « Je ne vois pas pourquoi ça t'étonne : tu es jeune et beau gosse et je suis sûr que tu as déjà peuplé ses fantasmes plus d'une fois depuis le temps, le truc est de ne pas te faire pincer bêtement à tenir à elle… »

« Arrête, sérieux t'es dégoûtant, dit comme ça on dirait presque tu m’offre de me couvrir pour le plan cul du coin ! » Protestais-je avec une grimace.

« Oh, ça va ! Tu rêves d’elle depuis cette soirée. On sait toi et moi que Lya est adorable, mais que tu as autant envie d’elle que de manger du foie de Morue à tous les repas, alors putain fonce, mais tombe pas amoureux ou t'es dans une merde finie avec ton père. »

« Si seulement je savais ce qu'elle a derrière la tête, à me rendre con comme ça ! » M'écriais-je presque malgré moi, préoccupé alors que les portes s’ouvraient sur la rue animée.

« Tu te poses la question alors qu'il t'a menacé de la prendre sur-le-champ si elle montait dans ce taxi l’autre fois ? Là, je ne peux plus t'aider mon grand, t'as raison va régler le bordel, car t'as rien écouté de mes mots et c’est un peu lourd là ! » Lança-t-il en me tapant l’épaule et s’éloignant sans même me saluer avec son air faussement exaspéré.

Je consultai ma montre puis toisai le chauffeur qui comme chaque soir avait la charge de me reconduire chez moi. D'un air entendu, je me glissai dans l’Audi A7.

« Direction le San Calisto. » Si elle ne s'y trouvait pas je pourrais passer chez elle, juste à côté au besoin. J’attrapai mon portable et le passai en mode avion, couvert par mon meilleur ami pour la soirée, je savais pertinemment qu’au besoin il saurait venir me chercher étant le seul au fait de la jeune femme ou de ses habitudes.

A peine avais-je passé les portes du bar qu’une odeur de vin mêlée à des parfums s’infiltra dans mes narines, élancée dans une robe parfaitement ajustée assise à un tabouret, je n’eus aucun mal à reconnaître Mila bien que tournée face à un miroir nos regard se croisèrent, alors que l’homme à ses côtés captivé par elle ne remarquait rien d’autre que ses jambes dénudées ou le geste gracieux de sa main sur la coupe qu’elle faisait danser.

« Ah génial, t'es là ! Tu viens fêter mon anniversaire ! » La chevelure blonde tourbillonnante, les bras serrés autour de mon cou, ça me donna à peine le temps de dire un mot ou faire un geste. « Franchement je doutais que tu pourrais te libérer. » Mes yeux se glissèrent sur Lina, ce petit brin de femme connue il y a quelques années, qui écumait les soirées les plus allumées de la ville et les lits de la plupart des hommes capables de lui faire croire à l’amour.

« En fait, si j’avais totalement oublié, mais comme tu peux le voir le hasard sauve mon cas pas vrai ? » Elle éclata de rire au limite du gloussement et ses copines me lancèrent un regard. Me voilà parti pour une soirée des plus pénible avec un nid de poules, si je n’arrivais pas à lui faire comprendre que j’avais un autre objectif rapidement.

« J’ai un rendez-vous pro, mais dès que j’ai cinq minutes je m’invite à ta petite sauterie ok Lina ? » Elle fit une petite moue que je tentai d'ignorer.


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Sujet: Re: [Terminé] Je t'aime...moi non plus ! (Alexandro) ( le Mar 2 Jan - 13:45 )

Seul le moment compte, le reste est passé ou compromis, l'avenir une totale incertitude ; Arrête ça. Arrête de passer du chaud au froid sans cesse, arrête de me faire croire que je suis la personne qui compte le plus pour toi si c'est pour m'ignorer le lendemain. Arrête, j'en peux plus. L'attente me tue à petit feu et je ne peux rien faire contre. Tu comprends pas, j'ai pas le courage de te crier que je t'aime, que j'en peux plus de tout ça et que je veux que nous deux, ça soit maintenant ou jamais. Sandro et Mila



Il était là son bel avocat. Leurs regards se croisèrent dans un miroir. Mila sourit, mais son sourire se fana aussi vite quand elle vit cette blonde s’accrocher au cou de Sandro, elle était jalouse. « Ça ne va pas ? » Mila secoua la tête, l’inconnu qui lui avait payé un verre et lui faisait la conversation depuis 5 minutes venait de remarquer son trouble. « Si, t’inquiète, ce que tu viens de dire me rappelait juste un vieux truc, ne t’inquiète pas. » Elle sourit. « Nous en étions où déjà ? Ah oui, tu me parlais de ton boulot, tu es architecte de voiture, c’est ça ? » Il gonfla le torse, elle l’avait écouté et ça semblait lui plaire. « Oui, on parle plutôt d’ingénieur automobile, mais ça revient à la même chose. » Mila sentit le bar vibré. « Excuse-moi. » Elle sortit son téléphone de son sac. Il affichait le nom de Sandro. Elle lut rapidement le message puis, tourna la tête vers l’avocat avant de porter de nouveau son attention sur son téléphone, répondant vite fait au message du jeune homme. La Clarizio reporta ensuite son attention sur l’inconnu. « Tu viens, j’aimerais te présenter un ami. » Elle se leva, emportant son verre et son sac. Le jeune homme haussa les épaules, maintenant captivé par le décolleté de la jeune femme. Mila s’avança vers Sandro. « Bonjour, Sandro. Tu ne me présentes pas à ton amie ? » La belle sourit alors à la blonde toujours accrochée au cou du jeune homme. « Moi, c’est Marco ! », s’empressa de dire l’inconnu en tendant sa main vers l’avocat. Avec son autre main, il attrapa Mila par la taille. Cette dernière fut surprise, mais ne se dégagea pas. « Marco est ingénieur automobile, vous devriez bien vous entendre. » Mila savait très bien ce qu’elle faisait, elle savait très bien que le Ribolzi moussait de l’intérieur, mais tant pis, il faisait bien trop souvent ce genre de chose avec elle et leur dernière entrevue dans son bureau l’avait tellement énervé qu’elle voulait lui rendre la monnaie de sa pièce. Alexandro Ribolzi allait vite comprendre qu’on ne jouait pas avec elle comme avec un vieux mouchoir usé. Mila regarda son verre, il était presque vide. Elle avala la fin d’une traite et se tourna alors vers Marco. « Tu m’excuses, je vais en rechercher un. Pas besoin de me l’offrir cette fois. » Elle se dégagea de son étreinte et s’avança vers le bar. Elle espérait que Sandro allait la suivre, il pourrait discuter tous les deux comme ça.  

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Sujet: Re: [Terminé] Je t'aime...moi non plus ! (Alexandro) ( le Mer 3 Jan - 0:05 )
je t'aime...moi non plus !Les doigts de l’homme dansaient d’un mouvement calme sur l’ivoire du piano sous les nuances de couleurs chaudes ambiançant le bar animé de plusieurs convives de tout niveau de la société Napolitaine. Le barman faisait son show sous les yeux de quelques jeunettes gloussantes, alors que la belle brune attrapait son téléphone et que la blonde à côté de moi m’observait impatiente de savoir si mon empêchement serait plus ou moins long. Un regard et Mila échangea quelques mots avec l’homme à ses côtés avant de se redresser.

S’approchant d’un pas un peu trop sensuel que son accompagnant une fois de plus ne loupa pas en restant quelques pas en retrait. Pour ma part je repoussai aimablement la miss qui se mise à danser  sur ma musique en regardant le groupe qui l’attendait ou plutôt nous attendrait dans un coin de salon.

« Bonjour, Sandro. Tu ne me présentes pas à ton amie ? » Elle me lança un sourire alors qu’un brin possessive face à la brunette Lina n’avait jamais fait preuve de générosité sur les hommes qu’elle visait, qu’ils furent en couple ou non ne lui importait en rien.

« Moi, c’est Marco ! » J’avais la sensation d’entrer dans un combat de coqs, sauf que de coq je n’avais rien. J’étais plus du genre vil et sournois renard qui n’allait sûrement pas jouer à celui qui avait la plus longue pour les beaux yeux de Mila.

J’attrapai sa main tendue qu’il, comme prévu, serra de plus belle pour montrer qu’il avait quelques bons muscles et je me contentai de lui lancer un sourire en coin amusé en reportant mon attention sur la présentation de Mila.

« Marco est ingénieur automobile, vous devriez bien vous entendre. »

Mon sourcil se releva et contre toute attente c’est Lina qui me coupa les mots de la bouche.

« Ah ça oui, il aime les belles courbes. » Elle en profita pour serrer un peu plus sa prise m’agaçant un peu au passage.

« Tu m’excuses, je vais en rechercher un. Pas besoin de me l’offrir cette fois. »

Magnifique je n’avais pas pu en placer une et Marco me saoulait déjà, pire Lina portait un parfum qui me donnait la sensation d’être dans une boutique de savon ou ton nez est si garni que tu vas finir par faire des bulles. Mila s’éloigna jouant de ses belles jambes et je glissai ma main sur mon écran en détachant Lina de mon cou pour la seconde fois. Notant quelques mots alors qu’elle passait sa commande. Relevant les yeux sur Marco qui me demandait ma profession, lui répondant avec courtoisie que j’étais dans le droit criminel et que si besoin, je me ferai un plaisir de lui passer ma carte.

Il sembla s’illuminer sur mon nom de famille et je compris aussitôt que l’homme allait sûrement vouloir tenter quelques ventes. Lina impatiente prit ma main et celle de l’inconnu nous attirant comme une enfant le ferait vers le salon où il y avait tellement de monde qu’on semblait à présent contraint d’éviter toute conversation sans avoir à écraser quelques autres. Pourtant il sembla parfaitement à son affaire, reprenant en digne rapace son attention sur Mila tandis que je me laisser glisser sur la banquette la plus lointaine d’eux, les laissant aux prises d’une serveuse et de son plateau de sucreries.
 
Lina faisait son show se glissant sur la table pour danser sous le regard des autres pendant que je m’amusais à agacer Mila en message et mimant des prises de photo qui n’arrangeaient pas les provocations de la blonde et de la brune en réponse.

Vingt minutes et je me levai pour rejoindre le bar VIP du salon passant commande de trois shoot de Tequila tout en remarquant le regard de Marcos qui plissa des yeux, un peu comme s’il avait deviné mes pensées.

M’approchant d’elle, enfin d’eux et l’ignorant royalement, mes cuisses effleurèrent sa hanche et mon torse ne fut plus qu’à quelques centimètres de sa poitrine alors que j’attrapai sur le bord du bar une serviette et que le barman vint déposer les verres là où je me trouvais à présent tout proche de Mila bloquant les attaques d’un Marco visiblement frustré mais trop courtois encore pour ne dire mot. Je glissai mes yeux sur elle qui semblait ne pas trop savoir à quoi je jouais avec elle, je me pressai un peu plus contre elle juste pour la tester. Et si cela avait été n’importe quel autre mec du groupe, jouant mon jeu avec elle, je sais d’avance que je lui aurai assené un bon coup dans le nez a défaut qu’elle lui colle un coup de coude dans le ventre ou un coup de genou taquin.

Il se n’agissait pas là de prendre ou donner de coup, mais de calmer un besoin, une envie dévorante de la toucher, sachant qu’elle n’en ferait rien, ne sachant pas à quoi s’en tenir avec moi depuis la dernière fois. Pas maintenant. Marco semblait tout aussi troublé qu’elle par cette promiscuité soudaine avec moi qu’aucun n’osait ouvrir la bouche, sûrement convaincu que ce jeu était pour les serviettes et les verres à présent servis.

Je soulevai le verre et le portai à mes lèvres, penchai la tête en arrière et avalai ma boisson. Laissant le liquide descendre le long de ma gorge, brûlant ma pomme d’Adam, enfermant l’envie tentatrice de tenter de lui sauter dessus au bord du rire de voir Marco décomposé, je décidai de me tourner dos à lui et me rapprochai encore d’elle, mon torse bombé frôlant la pointe de ses seins contraints et visibles dans sa petite robe noire. Oubliant toutes mes résolutions d’en finir une nouvelle fois, je perdis le contrôle de mes mains qui atterrirent sur sa taille avant que mes doigts ne se faufilent entre les boucles fines de la ceinture ajustée de la robe, la plaquant doucement contre le bar.

Bon sang ! Elle avait beau être pénible avec son ingénieur en tacot… Lina à seulement quelques mètres de nous me détaillait surprise tout comme sûrement Marco devait l'être de son côté. De toute façon, je m’en fichais. À cet instant précis, la seule chose qui comptait, c’était ce véritable feu d’artifice entre Mila et moi, ces mêmes frissons que sur la terrasse l’autre fois au musée. Je la touchais ouvertement, me penchais comme pour l’embrasser… quand la vibration dans ma poche me rappela le lieu la réalité, ma main se détacha de sa hanche pour saisir la rondelle de citron du verre posé sur le bar. Puis je reculai d’un pas, croquant la pulpe de l’agrume avec un sourire désinvolte.

« Désolé Marcus je te rends ta conquête » Lançais-je à Marco jouant sur son prénom consciencieusement « Je vais aller voir la jolie fille assise un peu plus loin au bar, sait-on jamais je serai aussi chanceux que toi bonhomme. » Il rectifia le prénom perdu et je m’éloignai sans lancer un regard à Mila, en punition à son dernier message où elle me disait qu'elle passait ses nuits avec qui elle voulait.


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Mila ClarizioToujours frais après un litre de café
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Sujet: Re: [Terminé] Je t'aime...moi non plus ! (Alexandro) ( le Mer 3 Jan - 1:51 )

Seul le moment compte, le reste est passé ou compromis, l'avenir une totale incertitude ; Arrête ça. Arrête de passer du chaud au froid sans cesse, arrête de me faire croire que je suis la personne qui compte le plus pour toi si c'est pour m'ignorer le lendemain. Arrête, j'en peux plus. L'attente me tue à petit feu et je ne peux rien faire contre. Tu comprends pas, j'ai pas le courage de te crier que je t'aime, que j'en peux plus de tout ça et que je veux que nous deux, ça soit maintenant ou jamais. Sandro et Mila



Quand elle a présenté Marco à Sandro et son amie, Mila avait senti le regard de cette dernière sur elle, un regard jaloux signifiant qu’elle avait peur qu’on lui prenne le jeune avocat. Par contre, une fois que la conservatrice eut le dos tourné, la blonde ne se priva pas d’inviter l’inconnu de la brune avec elle. Les espoirs de la jeune femme de parler au Ribolzi de vive voix se fanèrent au fur et à mesure que les sms tombèrent. Il préférait jouer comme cela, soit Mila s’adapterait. Dès lors, elle ne se priva pas pour l’aguicher – ou l’énerver – via son clavier tactile. Le barman se pencha alors vers elle lui demandant ce qu’elle buvait. « Un autre verre de vin, s’il vous plait. » C’est à ce moment que Sandro décida de débarquer, s’approchant d’elle, il fit comme si plus rien n’existait autour d’eux. Et pour, Mila se fut le cas. Captivée par le jeune homme, son cœur au bord des lèvres, elle se sentit transporter par son parfum suave, son corps à quelques centimètres du sien. L’envie se fit même plus forte quand, après avoir avalé son verre, il s’approcha encore plus d’elle, attrapant sa robe et laissant un Marco décomposé dos à lui. Mila était tétanisée, comment pouvait-il encore lui faire tourner la tête à ce point ? Que cherchait-il ? A deux doigts d’embrasser la jeune femme, le bel avocat se détacha, adressant au passage quelques mots au prétendant circonspect et tournant les talons, alla rejoindre une autre au bout du bar. Mila avait peine à redescendre de son nuage et mêlée au désir, la colère monta petit à petit en elle. « Il est malade ce mec ! Si je n’étais pas assez poli pour ne pas faire d’esclandre, j’irais lui en coller une ! » Marco sortit la jeune trentenaire de son trouble. « Laisse tomber. » Attrapant son sac, elle envoya un nouveau message à Sandro qui lui répondit dans la seconde. « Et avec moi aussi, laisse tomber ! Va t’amuser avec ces filles-là, tu auras plus de chance qu’avec moi. », lui dit Mila en indiquant le groupe de la plantureuse amie d’Alexandro. La jeune femme s’empressa de retrouver l’avocat au bout du bar. « Désolée, il est déjà pris ! », indiqua-t-elle à la jeune femme à ses côtés. Elle lui intima de déguerpir et prit sa place en face du beau brun. « Tu m’expliques ce que tu fous là ? Il me semble que la dernière fois, tu m’avais bien fait comprendre que rien n’était possible entre nous donc à quoi tu joues ce soir ? » Mila attendait des explications. Elle détestait cette situation, elle avait l’impression de piétiner les droits d’une autre femme et pourtant, Sandro lui faisait tourner la tête comme personne ne l’avait jamais fait. Il la rendait complètement folle alors qu’il ne lui appartenait pas et ça, Mila n’en avait pas du tout l’habitude.

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Sujet: Re: [Terminé] Je t'aime...moi non plus ! (Alexandro) ( le Mer 3 Jan - 3:34 )
je t'aime...moi non plus !Passer ma soirée à pianoter sur mon tactile au cœur d’une soirée des plus animées, jouer les fans des courbes de Lina où elle ne me tentait pas plus qu’un suppositoire un soir de grippe intestinale. Me retenir de payer une clinique pour réparer la gueule de con de Marco tout ceci était une innovation qui me hurlait que j’aurai mieux fait de me rendre à cette foutue soirée cinéma avec Lyana et Cecy au lieu de cela, perturbé toute la journée par la belle brune, je me retrouvais là à vouloir à la base tirer un trait sur le problème et qui finalement me donnait juste envie de lui retirer sa foutue robe. Donc en définitive je vivais une soirée des plus merdiques pour mes nerfs. Soupirant en approchant la cousine de Lina pour lui annoncer que j’allais éviter l’after et rentrer pour me lever tôt. Mais je n’eus pas vraiment le temps de m’expliquer que ma belle brune déboula visiblement émoussée par mon petit passage.

« Désolée, il est déjà pris ! » Elle ne pensait pas si bien si dire et Susanne le savait parfaitement pour avoir déjà rencontré Lyana, mais elle n’insista pas me souriant comme si elle décidait de jouer la connivence. De mon côté je remontai mon verre à mes lèvres alors qu’elle se plantait plus désirable que jamais dans son petit air de boudeuse ou en colère.

« Tu m’expliques ce que tu fous là ? Il me semble que la dernière fois, tu m’avais bien fait comprendre que rien n’était possible entre nous donc à quoi tu joues ce soir ? »

Avalant doucement ma gorgée, plus provoquant, je glissai dans ma poche mon ami du soir enfin inutile et inclinai la tête sur le côté. Mon verre terminé je récupérai sa coupe de vin pour la poser sur le bar et prendre son bras sans dire un mot, je l’entraînai dehors sans ralentir une fois l’air vif de la nuit nous entourant je nous fis avancer jusqu’à ce que je savais être sa cage d'escalier et la plaquai au mur du couloir sans allumer la lumière, la détaillant silencieux.

Je glissai mes mains sagement ou du moins le plus possible dans le moment sur ses épaules pour la faire reculer contre le mur du couloir. Mila ouvrit des yeux ronds, voilé par l’obscurité que seul les lumières de la rue brisait quelque peu faisant briller sa peau où une veine se mit à saillir au creux de son cou. Je fis alors glisser mes paumes le long de son cou, remontant jusqu’à son visage.

« Je t’ai demandé de laisser tomber. Je t’ai dit que je ne pouvais pas... Mais tu continues à m’attirer, à tirer sur la corde, à me pousser à bout Mila. » Je sentais son petit cœur battre à tout rompre sous mes doigts, sa respiration s’accélérer. En réponse, je caressai la zone qui pulsait au rythme affolé de son cœur, guettant sa réaction. Je ne lui ferais aucun mal – jamais – mais j’étais prêt à jeter de l’huile sur le feu si cela pouvait la convaincre de me laisser tranquille, mentalement sortir de mon crâne.

Mais elle s’humecta les lèvres j’aurai juré entendre en chuchotement mon prénom. Le plan de la repousser, la dégoûter, me revenait en pleine figure. Son regard n’exprimait aucune méfiance, pire le reflet d’un désir qui me brûlait de plus belle. Là où j’aurai voulu y voir même une infime appréhension. Seulement ce même désir dévorant qui faisait écho au mien.

« Mila… Tu vas me rendre fou, tu devrais monter chez toi ! » Dit-je en survolant sa joue du bout des doigts, avant de m’arrêter sur sa bouche.

Son rouge à lèvres du soir s’était estompé par les verres et les sourires. Je le dévorais de mes yeux sombres, sa peau claire lui donnait un air angélique. Pourtant, je savais qu’on ne devait pas rester plantés ainsi. Je m’écartai doucement et fis un pas en arrière.

Le cœur battant, je ne lâchai pas son regard des yeux la sachant perdue dans le noir abyssal hérité de ma mère. Elle n’avait pas la moindre idée de ce qui m’avait poussé à agir ainsi, sinon toutes ces émotions qui se bousculaient en elle ne seraient plus qu’en moi. À tel point que sur l’instant je ne savais plus comment gérer ce maelström : compassion, colère, nervosité, affection, désir…

Évidemment, j’aurai dû tenir compte des signaux qu’elle m’avait adressé. Elle n’avait aucun droit de me pousser comme elle le faisait et pourtant elle le prenait avec agilité et l’affichait sans pudeur. J’étais littéralement en train de me noyer sans même m’en rendre compte. Comment rester muet face à un tel drame ? Et puis, quand je l’avais plaquée contre le mur – comme si cela pouvait avoir pour autre effet qu’attiser son désir – je l’avais trouvé si belle, si en colère, si sexy que je n’avais pu m’empêcher de refermer mes dents sur mes lèvres pour ne pas l’embrasser sur l’instant.

Et à présent, elle semblait être sur le point de me rendre la pareille. Pourtant je m’étais attendu et même préparé à ce qu’elle prenne ses distances ce soir. À ce qu’elle me crie dessus, voir qu’elle me menace, qu’elle se redresse et s’enferme dans son appartement en me claquant la porte au nez, mettant fin à notre conversation qui en réalité n’en était même pas vraiment une tellement notre désir nous coupait les mots, moi qui étais éloquence, qui plaidais pour les pires charognes mafieuses ou les plus tristes victimes face à cette femme j’étais voué au silence le plus fatal. Or ne se passait finalement rien de tout cela. Me rapprochant à nouveau d’elle, je pressai mon corps contre le sien. Mon torse contre ses seins. Mes hanches contre son ventre. Je pouvais la sentir longiligne si finie plus petite contre moi bloquée a nouveau contre ce mur aux côtés de boites aux lettres bien maigre couverture sur le voisinage. Mes mains glissaient sur ses hanches, brûlant, dur, sans douceur et tourmenté. Je la scrutais avec ce regard brûlant, la touchant sans plus aucune retenue remontant ma main sur ses courbes… Pas question d’en rater une miette. Caressant le long de l’épaule avant de prendre son visage entre mes mains. Ses jambes menaçaient de se dérober.

« Mila » Cela s’apparentait plus à une supplique qu’à un nom. Je fermai les yeux et posai mon front contre le sien. Mes épaules étaient raides, une lueur d’anxiété me barrait le visage… Cela devenait presque insupportable.

« Dis-moi d’aller me coucher » Susurrai-je d’un air torturé. « Dis-moi de te laisser tranquille, Mila »
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Mila ClarizioToujours frais après un litre de café
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Sujet: Re: [Terminé] Je t'aime...moi non plus ! (Alexandro) ( le Dim 28 Jan - 18:39 )

Seul le moment compte, le reste est passé ou compromis, l'avenir une totale incertitude ; Arrête ça. Arrête de passer du chaud au froid sans cesse, arrête de me faire croire que je suis la personne qui compte le plus pour toi si c'est pour m'ignorer le lendemain. Arrête, j'en peux plus. L'attente me tue à petit feu et je ne peux rien faire contre. Tu comprends pas, j'ai pas le courage de te crier que je t'aime, que j'en peux plus de tout ça et que je veux que nous deux, ça soit maintenant ou jamais. Sandro et Mila



Mila s’était laissé emporter par ce grand brun ténébreux. Il lui faisait tellement d’effet, sa pogne était tellement forte, elle n’aurait pas pu se dégager si elle l’avait voulu. L’air frais les enveloppa, Mila claqua des dents, sa veste pendait à son sac et sa robe était plutôt légère pour la saison. Soudain, Sandro la fit rentrer dans un immeuble. Cet endroit, la belle le connaissait bien puisqu’il s’agissait du bâtiment où elle occupait un appartement. Le jeune homme se collait à elle, se faisait de plus en plus pressant, lui faisant tourner la tête comme personne ne l’avait fait avant. « T’aimes bien donner des ordres à ce que je vois. », souffla la napolitaine. La dernière fois, il l’avait traitée comme une malpropre en lui intimant de ne jamais tenter de le recontacter, aujourd’hui, il lui demandait de rentrer chez elle, qu’elle allait le rendre fou et bientôt, il lui demanderait de rester une gentille petite fille, Mila n’était vraiment pas ce genre de femme et c’est bien pour cela qu’elle restait là, collée contre ce mur, se mordillant la lèvre en fixant l’avocat dans les yeux. Quant à lui, il continuait, il continuait à la tenter, à essaye de la faire succomber, se collant de plus en plus fort à elle. Mila sentait le dési monter en elle, Sandro la rendait folle, folle de désir, son parfum enivrant et ses caresse à la fois douce et sauvage, dure et sensuelle. Elle se laissait faire, menaçant de tomber là, perdue comme une petite fille. Il la suppliait presque de le laisser tranquille et Mila, perdue entre passion, désir et raison, se rappela soudain des parole de son jumeau. Demetrio l’avait mis en garde, un homme qui ne la respecte pas, n’est pas un homme bien pour elle. Elle essaya de parler, ouvrant la bouche, mais aucun son ne sortit, il avait ce don de pour l’empêcher de dire les choses qu’elle avait sur le cœur et soudain, décrochant son regard des grands yeux noirs du jeune homme, Mila finit par parler. « Je…Je ne peux pas… » Elle le poussa et sentit l’émotion lui monter aux yeux. « Je ne peux pas être la 5ème roue du carrosse, je suis le chat ou la souris, mais je ne serais jamais celle qui fait du mal à une autre. » Elle pensa soudain à Lana, à qui elle avait fait du mal en étant la maitresse, la femme qui occupe les pensées d’un homme déjà engagée ailleurs, elle avait vu les dégâts que ça causait et Mila détestait cette position…et en même temps, elle savait que ça attirait le désir. « Tu ne peux pas, mais le jour où tu seras prêt à jouer à part égal, je serais là, rentre chez toi, je pense que quelqu’un t’attend. » Mila déposa un baiser sur le coin des lèvres de Sandro et monta les escaliers vers son appartement, le cœur serré. Elle aurait préféré qu’il monte avec elle, mais elle n’était pas prête à passer le pas.

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