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- Nicolaï ⊰ Soulmates never die . -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Rues du centre
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Lorelei Caldwyn10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Nicolaï ⊰ Soulmates never die . ( le Dim 7 Jan 2018 - 14:13 )

Nicolaï Invanov & Lorelei Caldwyn

Naples en hiver, c'est si... Si chaud. Si chaleureux, cela change de Tenby et de son ciel gris, de ce brouillard presque apaisant quand on y repense. Naples, c'est différent, c'est l'Italie, c'est la chaleur des cœurs italiens qui battent à l'unisson. Le sud est son climat qui vous rend heureux. Trop, peut-être. Car oui Lorelei souvent lors de ses hivers trop chauds s'ennuie de ses fraîcheurs presque glaçantes, piquant sa peau, lui rappelant sa vie et la chaleur de ce cœur qui bat en elle. Ses amis la prennent pour une folle quand elle ose dire cela, encore ce midi, là au restaurant avec deux de ses collègues. Alors qu'eux vantent les bienfaits de ses rayons de soleil chauffant, elle ne peut que les suivre à demi-mot. Elle ne se plaint pas, jamais, comment oser. Mais Tenby lui manque, indubitablement depuis toujours. Cette petite ville, elle l'a aimée, elle la chérit de son cœur, un temps du moins avant qu'elle ne devienne une prison. Avant d'y trouver de nouveau quelque chose, ou quelqu'un plutôt qui avait de nouveau illuminé sa vie. Qui avait rallumé la lumière de cette vie devenue sombre, éclairant son chemin tortueux le rendant chaque instant plus doux. Trop. Nicolaï. Peut-être était-ce lui au fond qui lui manquait tant. Depuis cette conversation avec Luciano, elle n'avait cessé de repenser à lui. Comme si son cœur avait repris ses fonctions au milieu de sa poitrine. Creusant à chaque battement un peu plus ce vide qu'elle avait elle-même créé. Il n'était plus à ses côtés et elle avait appris à faire avec... Mais aujourd'hui elle se demandait comment. Comment elle avait fait toutes ses années sans lui. Sans son regard bienveillant, admiratif et encourageant pour guider ses pas. Peut-être était-ce simplement son moral morose de la journée qui la poussait dans ses noires pensées à cet instant. Alors qu'elle quittait avec ses collègues la table à laquelle elle venait de manger en bonne compagnie.

À présent au-dehors, libéré enfin de ce cercle trop restreint, de ses conversations de cœur briser et d'amour charnel sans lendemain. On lui reprocha avec amusement son silence et sa moue un peu boudeuse. Un coude trouvant refuge dans ses côtes avec amusement et sans violence. Lorelei esquissa un simple sourire, rassurant sans mal ses camarades qui préféraient railler sur leurs petites histoires de filles. Ses cheveux à peine attachés au-devant par un petit élastique. Classique, sobre et sans chichi, le reste ondulant très légèrement au rythme de ses pas autour de ses épaules. Son regard clair sans but précis posé face à elle, évitant les passants de la rue un peu bondée. Écoutant d'une oreille distraite les voix aiguës, presque dérangeantes, aujourd'hui, de ses collègues. Ses mains dans les poches de sa veste légère, bleue, ouverte. Son pull de coton suffisant presque pour ces douces températures de janvier.

Un soupir discret vient distraire ses lèvres, jusque-là closent depuis trop longtemps. Son regard se porte ailleurs, ses pas suivant mécaniquement ceux de ses camarades. Le claquement de leurs talons rythmant la monotonie de leurs pas. Son regard azur porta sur le trottoir en face, sans attentes, sans conviction, simplement par hasard. Une fraction de seconde suffit et ses pas avaient cessé de résonner sur le bitume. Son cœur battant si fort dans ses oreilles qu'elle eut l’impression qu'il fut un instant remonté. Ce visage qui se distinguait par instants dans la foule de l'autre côté. Rêvait-elle ? Impossible... Non, impossible. Voilà longtemps qu'elle avait cessé de le voir à chaque coin de rue. De craindre de tomber sur lui par hasard. Il lui avait fallu du temps pour comprendre que le voir ici à Naples relevait du miracle. Elle-même avait choisi la destination par un hasard des plus purs. Alors comment pourrait-il un jour venir ici. Ou plus précisément comme le destin un jour pourrait le remettre sur sa route . Pourtant, son cœur n'avait jamais battu si vite depuis... Depuis cette dernière journée en sa compagnie. Nicolaï, était-ce bien toi ?

Le claquement des talons de ses bottes avait repris. Ses pas rapides courant presque. Se faufilant tel le vent entre la foule. Elle chercha du regard un passage piéton, elle voulait traverser, le retrouver. Tel un chien courant après une voiture. Sans s'en rendre compte, sans réfléchir, laissant son cœur guider ses pas. Ignorant ce qu'elle ferait, où dirait si elle le retrouvait dans la masse de gens qui s'agglutinaient tel des rats. Ses mains avaient quitté ses poches alors que ses pieds touchaient le trottoir de nouveau. Ses yeux avaient perdu l'homme de vue. Il était grand, mais il n'était pas le seul, elle l'imaginait où il n'était pas. Sa taille correcte en plus de ses talons lui donnait un léger avantage pour scruter la foule. Rapidement, elle continua à se faufiler entre les gens. Sa voix enfin sortie d'entre ses lèvres. Sifflant comme la brise qu'elle était, chuchotant son nom, cherchant à l'arrêter par miracle.

« Nicolaï ! »

Sa voix s’intensifiait doucement, pour finir par hurler. Comme un besoin urgent, nécessaire, vital. Mais inutile, il avait lui aussi voguer dans la mare de gens. Emportée par les flots, elle ne le voyait plus. Son souffle était court, elle l'avait perdue, si tenté qu'elle l'avait un instant bel et bien retrouver. Elle avait fini par s'arrêter, essouffler. Désespérer de ce moment de folie. Des regards la dépassant, se détournant. Aucune attention n'y était portée. Ses yeux continuaient avec panique à chercher dans la foule, ce mirage venue à son esprit comme un miracle à son cœur creux. Ses yeux et son esprit s'embrouillaient. Avec fermeté Rebecca, alors, ferma enfin ses paupières. Cherchant à reprendre ses esprits. Elle avait oublié ses collègues, elle avait oublié le monde autour d'elle, elle avait tout oublié un instant. Son visage s'abaissa, penaude de cette envie si puissante qu'elle avait un instant perdu la tête. Honteuse de croire encore qu'un jour, il serait de nouveau là, face à ses yeux qui l'admireraient avec amour. Impossible, c'était impossible, elle le savait. Résigner, elle fit volte-face, il fallait qu'elle retrouve de nouveau l'autre trottoir, ses collègues, son travail, sa vie qui si soudainement, lui paraissait vide.
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Nicolaï InvanovLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: Nicolaï ⊰ Soulmates never die . ( le Sam 13 Jan 2018 - 11:15 )

Nicolaï Invanov & Lorelei Caldwyn

Tenby, Pays de Galles, automne 2003

Je cours, à droite et à gauche, je vogue dans les vagues de ma paternité tout juste découverte. Luka fait nos beaux jours, notre bonheur, même si les nuits sont courtes. Mon visage en porte encore les stigmates, mais j’estime qu’il n’y a pas meilleure fatigue et voir le sourire de Jane sur son visage, chaque jour que Dieu fait depuis qu’il est parmi nous, n’a pas de prix. On peut dire que je me trouve dans une des phases les plus saines et épanouies de ma vie, même si je ne peux faire fi du stress qui m’étreint l’estomac à chaque nouvelle étape. M’occuper d’un bébé est encore une tâche dont j’ignore tous les aspects, simplement parce que non pas que je ne m’y sois pas intéressé, mais je manque cruellement d’entrainement, au contraire de Jane pour qui tout semble si naturel. Je ne décèle pas le moindre doute, mais peut-être est-elle simplement très bonne comédienne, qui peut le dire si ce n’est elle ?

Mes journées à Naples sont pour le moins ordinaires. Si ma réputation me précède, je me dois néanmoins de faire mon boulot correctement et de montrer l’exemple, de gagner mes galons dans un nouveau pays, avec une nouvelle langue et une nouvelle équipe. J’aime cependant ce que je fais, c’est sans doute une façon d’aider mon prochain, que j’imagine concrète et me permettant d’en vivre. J’aurais pu devenir flic, j’y rêvais secrètement étant jeune. Entre ça et une carrière de rock star… Le point commun étant de toute façon de rendre services aux gens d’une façon ou d’une autre. Je ne dis pas que je regrette quoi que ce soit dans ma carrière, au contraire, aujourd’hui j’ai une vie pour le moins décente à offrir à ma femme, et mon fils. Qui sait, peut-être que la famille s’agrandira un jour ou l’autre, une fois de plus.

Nous en sommes pour l’instant au moment où nous nous rendons compte que nous n’avons pas la moitié de ce qu’un bébé exige. Je passe mon temps entre l’hôpital et le magasin pour bébés, afin de ramener une chose ou une autre en plus. Et ne me demandez pas d’être prévenant sur ce point-là, je suis totalement incapable de prédire ce qu’il pourrait manquer, ni même à quoi ressemble ce que Jane m’envoi chercher. Je suis simplement un papa largué, mais heureux.

Mes déjeuners, quant à eux, ont pratiquement disparus. Entre collègues, nous avons rarement le temps à la clinique et je ne perds pas de vue qu’un sandwich vite avalé en salle de pause me permet de disposer de d’avantage de temps pour mes patients. Mais là n’est pas la question, cette pause de midi, je l’ai mise à profit pour un nouvel aller/retour pour le magasin bébé, chercher… Un sèche biberon ? A quoi ça sert ? Et surtout à quoi ça ressemble ! Sécher les biberons, d’accord, mais pourquoi ce dernier ressemble-t-il à un arbre ? J’arrête de me poser la question et l’embarque en réglant la note. Je remonte les allées, fini par retrouver le trottoir et la rue principale. Inutile de vous dire qu’un tel chantier, une telle mission aux heures de pointe est presque impossible. Pourtant, je l’ai fait ! Je pourrais au moins me vanter de ça.
Je tente de traverser le flot de passants, sans trop de succès, en tout cas pas aussi efficacement que je le voudrais. Je me croyais bien parti sur ma lancée, quand tout à coup… « Nicolaï ! » Je me stoppe net, je reconnaîtrais cette voix entre milles. Lorelei. C’est tout bonnement impossible. Je tourne la tête de part en part, cherche à savoir d’où elle peut bien provenir. Je ne suis tout de même pas fou… comment serait-ce possible ? Je l’ai entendue, distinctement. Je fini par la déceler, dans la foule, elle-même semble me chercher du regard, mais les passants n’en font qu’à leur tête et n’ont aucune idée du chaos régnant à présent dans nos esprits. Je parviens à remonter à sa hauteur, dos à moi, elle ne sait pas que je sais. Je pose alors une main sur son épaule. « Lorelei. » Je suis là, j’aurais envie de lui dire. Et quand elle se retourne, quelque-chose se passe dans nos regards. De la surprise, un sentiment rassuré, nous sommes loin, mais elle est là. Par quel foutu hasard le destin la met sur mon chemin et me met sur le sien ? Quelle chance pour se recroiser un jour alors que nous avons tous les deux changé de pays ? La même ville ? A croire qu’elle me suit… mais non, elle a été bien trop surprise, je l’ai senti à l’intonation de sa voix. Elle est incapable de mentir quand elle s’adresse à moi, je crois. Je connais chaque nuance de sa voix, chaque mouvement de son corps. Et ça me trouble. « Qu’est-ce-que tu fais ici ? Enfin je… Je ne savais que tu… Que tu avais quitté le pays. » Il fait froid, sans plus, mais elle tremble, et moi j’ai les bras chargés. « Viens, entrons-là si tu as le temps. Tu l’as ? » Le temps pour boire un café, quelque-chose de chaud, je ne sais pas, je ne peux pas la laisser partir comme ça.

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Sujet: Re: Nicolaï ⊰ Soulmates never die . ( le Dim 21 Jan 2018 - 23:03 )

Nicolaï Invanov & Lorelei Caldwyn

Un soupire gagne les lèvres rouges et charnues de la brune qui souffle de désespoir. As-telle réellement rêvée, en un sens elle l'espère. Car s'il était réellement là et qu'elle l'a alors perdue dans la foule de gens... Non, impossible. Le monde est vaste, impossible qu'il soit pile là où elle est décidée de s'installer... Après 14 ans, 14 ans sans lui. Impossible qu'il décide tout d'un coup de venir ici. À moins... À moins qu'il soit à sa recherche. Impossible, s'il y a bien une chose d'impossible, c'est bien celle-ci. Elle a disparu de sa vie, c'est elle, c'est sa faute à elle. Il le sait, et Lorelei sait que lors de son départ, il a dû peut-être la chercher dans la ville, dans les alentours, mais rien de plus. Non, sa femme, elle ne devait rien savoir alors tout plaquer pour se lancer à la poursuite d'un fantôme. Il en est incapable. Elle ne lui en veut pas, elle ne lui en a jamais voulu de cela. Elle sait, elle savait cela quand elle l'a quittée. Elle était consciente que c'était un départ sans retour possible, sans plus jamais le revoir. Alors oui là au milieu de la foule, du brouhaha de la rue bondée de monde qui rentre de déjeuner. Rebecca est là plantée, son souffle encore un peu court, elle reprendre ses esprits. Elle va devoir expliquer son départ à ses collègues. En aura telle la force, l'envie. Elle n'en est pas sûre. Depuis cinq ans maintenant, c'est bien la première fois qu'elle n'a pas envie de mettre les pieds dans cette bibliothèque qu'elle considère presque comme son second foyer pourtant. Ce dont elle a envie à cet instant . Se plonger sous sa couette est pleurée toutes les larmes de son corps...

Une pression se fait sur son épaule. Elle ne se retourne pas, pas dans l'immédiat. Son prénom prononcé par ses soins, dans ce Gallois qu'elle a tant rêvé d'entendre de nouveau. De cette voix, qui la fait frissonner. Ses jambes semblent presque ce dérobées sous elle, pourtant elle est toujours debout. Sans un mot, alors la brune se retourne. Ses yeux clairs ouverts en grand, comme si elle n'y croyait pas. Elle n'y croyait pas. Son corps tremblait, son esprit est flou, ses yeux emplis de larmes silencieuses. Heureuse, elle l'était à un point que peu pouvaient alors imaginer. Elle-même ne savait en réalité comment agir et réagir. Son regard plongea instinctivement dans celui de Nicolaï. Il était là... Vraiment là ! Ce sentiment... Il est étrange. Depuis quatorze ans il y a ce quelque chose qui semble manquer dans son coeur. Et soudain, un regard suffit et ce creux qui restait jusque-là vide semble se remplir. Sa mâchoire tremble, si bien qu'elle semble presque claquée des dents. L'émotion est vive. Il parle, mais elle ne comprend pas. Son regard troublé, comme dans un nuage, c'est flou, tout est flou, le son l'image. La seule chose de bien net, c'est ce sentiment qui l'envahie, comme si soudain elle était complète. Comme si rien ne manquait dans sa vie, et c'est dure, si dur de ressentir cela.

Il s'en va ? Non d'un geste, il l'invite à le suivre. Où ? Elle n'a pas suivi, elle est perdue, tellement perdue qu'elle ne bouge pas. Son regard azur refusant de se détacher de ses traits qu'elle avait un temps eut peur un jour d'oublier. Mais non elle les connaît par cœur. Il semble fatiguer cependant. Elle peut au moins relever cela.

« Nicolaï. »

Sa voix de nouveau se fait entendre, mais elle est basse, si basse qu'elle est presque inaudible dans le brouhaha. Son visage, enfin, s'abaisse et quitte les traits creux de l'homme pour se relever. Ayant un instant eu peur qu'il ne soit qu'un fantôme de son imagination débordante. Elle se jette sur lui, sans plus de délicatesse et soin, comme un besoin vital. Et c'était le cas. Un besoin vital qui a attendu 14 ans. Ses bras frêles et tremblotants serrant son corps chargé d'un paquet qu'elle n'a alors pas remarqué jusque-là. Elle ne fait pas le tour, mais qu'importe, elle le touche, elle le sent. Son parfum, toujours le même, lui revient aux narines. Il ravive à lui seul mille et un souvenirs. Ses yeux clos elle serre de toutes ses maigres forces l'homme contre elle. Se fichant du paquet qui garde une distance entre eux. Elle veut être même un instant avec lui. Oubliant Jane, oubliant ses 14 années loin de lui. Une seconde, c'est comme si elle a vingt ans de nouveau. Ce sentiment de sécurité qu'il lui procure, elle l'avait lui, oublier. Il est agréable à retrouver. Mais elle n'a plus vingt ans, elle en a trente-quatre maintenant. Et elle a fait sa vie sans lui. Cherchant à se ressaisir, alors qu'elle ouvre de nouveau les yeux. Elle met fin l'étreinte vitale et nécessaire qu'elle a formée. Retrouvant sa place, trop éloigner de lui. Elle tremble encore, émotive. Mais moins, moins secouer. Lorelei avale difficilement sa salive alors qu'elle s'excuse brièvement de ce câlin inopiné.

« Un ca... ccafé ? »

Un café... Elle a besoin d'un café, d'une cigarette et d'un café. C'est ce qu'il lui a proposé non . Elle ne sait pas, elle ne sait plus. Elle est encore perturbée, trop, plus que ce qu'elle aurait pu imaginer. Elle regarde plus loin l'enseigne d'un café-bar qui semble se détacher. Elle lui propose d'un geste maladroit alors qu'elle tremble encore. Le précédent, elle détache enfin ses yeux de l'homme, mais pas longtemps, car son regard se détourne déjà. Il la suit. Elle entre dans le petit café, elle hoche avec faiblesse la tête alors qu'on lui demande si c'est pour deux la table. Elle a envie de lui tenir la main, mais ce n'est pas très convenable... Cela ne l'est plus aujourd'hui. Elle prend place sur la banquette marron. Et laisse l'homme s’assoir face à elle. Ses yeux encore mouillés de quelques larmes de bonheur qui se sont échappées involontairement alors qu'elle le serrait contre elle doucement s'apaisent eux aussi.

« Que... Que fais-tu ici ? »

Sa bouche sèche a du mal à sortir des mots. Troublée encore, bien trop, elle essaie pourtant de se ressaisir, mais c'est dure, si dure. Une de ses mains encore faibles vagabondes sur la table, comme si elle cherchait la sienne. Mais qu'espère-t-elle ? Revenir 15 ans en arrière ? Foutaise, elle le sait, mais inconsciemment elle aimerait.
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Sujet: Re: Nicolaï ⊰ Soulmates never die . ( le Ven 26 Jan 2018 - 0:19 )

Nicolaï Invanov & Lorelei Caldwyn

Tenby, Pays de Galles, automne 2003

Je n’oublierais jamais le jour où elle a disparue. Le jour où je me suis senti totalement désemparé, comme complètement vidé, privé d’une partie de moi-même. Je ne saurais pas ce à quoi j’aurais été prêt pour la retrouver. Et j’ai traversé toutes les phases du deuil. Dans un premier temps le choc, celui de ne pas comprendre ce qui m’arrive. Elle n’était plus là, comme envolée, c’était fini. Aussi rapide que j’imaginais le pire. Aussi rapide que j’ai pensé au fait que ma vie s’arrêtait peut-être ici. Que mon bonheur venait de s’envoler. Ensuite, il y a eu le déni, le refus d’abandonner. Je l’ai cherchée partout, refusant sa décision. J’ai cherché réellement partout. Les hôpitaux, les morgues même, tout, partout, j’ai tout épluché, les rubriques nécrophiles, j’ai même tenté de faire du charme à une hôtesse à l’aéroport pour tenter de retrouver son nom sur un registre, mais trop professionnelle, je n’ai obtenue aucune réponse à mon marchandage. Parlons-en du marchandage, il va avec la colère. Celle que j’ai pu ressentir contre moi-même, contre elle aussi, pourquoi tout quitter comme ça sans un mot ? Sans me prévenir, sans me dire si j’avais été trop loin ? Comment j’aurais pu savoir ce qui n’allait pas ? Mais en grande partie et surtout contre moi-même, c’est moi qui avais fini par déconner, forcément, comment aurait-il pu en être autrement ? Ensuite la tristesse. S’en est suivi une longue période de déprime, où plus rien n’avait le goût de rien, plus rien n’avait de valeur à mes yeux, aucun intérêt, absolument aucun…
Puis vint la résignation, quand je me suis rendu compte que même en retournant le monde entier, je ne la retrouverais pas, simplement parce qu’elle ne voulait pas l’être, ce n’était pas plus compliqué que ça. Même si ça faisait mal, rien que d’y penser. Penser à l’idée que celle de me revoir, ou de me laisser la toucher lui était trop douloureuse pour rester en place, ici, alors qu’elle avait trouvé une apparente stabilité et commençait à s’en sortir. C’est notre propre histoire qui a fini par la faire fuir. Sinon, il lui aurait suffi de me quitter.
Et j’ai fini par l’accepter, parce que je n’avais d’autre choix, cette phase transitive entre le moment où on comprend ce qui nous arrive et le coup de pied qu’on se met au cul pour continuer à avancer, parce que je n’étais pas seul dans cette histoire, Jane avait besoin de moi.
Aujourd’hui, je me reconstruis, doucement, avec Jane, et notre bébé. Luka commence à prendre sa place au milieu de nous deux, enfin commence… il l’a eu alors qu’il n’était qu’une idée sur le papier, mais aujourd’hui c’est concret et que je suis réellement père. Jane a supporté toutes ces années d’errance, nous avons eu nos bons moments, et je crois que jamais une femme n’a tant donné pour moi, mais elle en a souffert, énormément.

Nous nous retrouvons devant un café, et par soucis de ne pas la laisser se saisir du froid, je propose à Lorelei de rentrer se mettre au chaud. Je ne peux pas la laisser partir comme ça, sans une explication, ou juste un mot, elle me dira ce qu’elle veut, je ne lui en tiendrais en aucun cas rigueur. « Un ca... ccafé ? » « Oui, juste là. » Je semble mieux tenir et encaisser le choc qu’elle, malgré cette étreinte dont nous avions sans doute tous les deux besoin, mais je sais que je commence à jouer avec le feu et je ne peux plus, ça ne doit plus se dérouler ainsi, on ne peut plus se faire autant de mal qu’on a dû s’en faire, il y a 14 ans de cela. Je pousse la porte et la fait entrer la première, posant ensuite mon paquet à mes pieds en prenant une table. Je la sens encore toute émue, quand nous trouvons de la place, et que je défais ma veste, pour la poser sur le dossier de la chaise. Je prends le temps, tant pis. Je ne peux pas laisser passer l’occasion. « Que... Que fais-tu ici ? » Je ne peux réprimer un léger rire gêné. « J’ai accepté un poste ici. Dans une grande institution. » Que de banalités. Je ne sais pas quoi répondre… « Tu t’es installée ici ? » Je me reprends ensuite. « Excuse-moi, je n’ai même pas à te poser la question. Je suis désolé. » Elle ne me doit aucune explication au final, elle est partie, si elle avait quelque-chose à me dire, elle l’aurait fait plus tôt, j’imagine. « Tu as l’air… Changée. Equilibrée. Presque heureuse. » Avant, ses émotions étaient toujours négatives. Elle pleurait de tristesse, d’angoisse, de peur. Mais jamais de joie. Je lève la main pour commander deux cafés au serveur, en m’assurant que c’est bien ce qu’elle voulait, et me retourne vers elle, les mains jointes sur la table, je ne peux céder à cette petite tentation, même minime.

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Lorelei Caldwyn10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: Nicolaï ⊰ Soulmates never die . ( le Lun 5 Fév 2018 - 18:38 )

Nicolaï Invanov & Lorelei Caldwyn
Lorelei a pris place sur la banquette brune du café. S'y laissant poser dans un souffle inaudible, un soulagement de 14 ans qui s'échappait presque de ses épaules. Revoir Nicolaï c'était... Inespérée. Oui, mais encore ? Il y avait tellement de mots pour décrire ce que ressentait à cet instant la brune et pourtant, il ne semblait pas y en avoir encore assez. Souffler par ses retrouvailles elle n'avait même pas pris la peine de défaire sa veste de coton léger avant de s’asseoir. Elle la déboutonna une fois un peu remise de ses émotions alors qu’elle questionnait l'homme. Sans gêne aucun de sa part, sans prendre plus de gants, après toute la vie qu'ils avaient tous deux partager n'était assez complexe ainsi pour éviter de se gêner. Lui l'avait vu dans les pires des États et elle, elle avait connu un homme marié déchirer par un amour qui semblait impossible et qui l'était au final. Enfin... La brune ne le lâche pas du regard, elle le laisse faire, commander ce qu'il veut, trop absorber par le moindre souffle qui sort d'entre ses lèvres. Par la moindre mimique qui trouve une place sur son visage, qui a vieilli lui aussi, un peu. Mais il n'en est au fond que plus beau encore. Non, elle n'a pas le droit à ce genre de pensée. Leur histoire, elle y a mis un terme il y a déjà bien longtemps. Et pourtant, son cœur, là dans sa poitrine bat vite, si vite... Tellement qu'elle pourrait avoir peur un instant d'un arrêt cardiaque. Il est venue ici pour le travail, elle hoche la tête. Le russe enchaîne rapidement par une question avant de finalement se rétracter. Lorelei en est surprise, il a bien au contraire tous les droits. Pourquoi dit-il cela ? Peut-être est-ce cette même raison qui laisse ses mains jointes, loin de la sienne qui a fini par se calmer sur la table et qui vient se cacher sous la table. Gêner de ce geste incorrect, inconscient de sa volonté pure.

« Au contraire Nicolaï, je crois que tu as bien au contraire ce droit. C'est moi qui suis parti... »

Laisse entendre de sa petite voix, presque enfantine, trop douce, Lorelei, qui baisse déjà le visage. Elle rougit presque alors qu'il la complimente. Si cela en est bien, et venant de Nicolaï cela en est c'est certain. Relevant ses grands yeux bleus vers lui, se remettant un peu plus droite sur ce siège qu'elle a gagné sans classe plutôt. Croisant ses longues jambes elle tapent dans quelques choses. Son regard, ainsi que son corps s'abaissent pour voir. Zut, elle a tapé dans le paquet de Nico. Se redressant elle, s'excuse.

« Mince, désolé, je n'ai rien casser au moins. Rien de fragile dedans. Décidément, je suis ... »

"pas dans mon état normal"...... C'est bien cela qu'elle voulait dire. Mais trouvant cela plus que déplacer pour le coup elle préfère laisser sa phrase en suspens. Rebondissant sur les quelques mots gentils qu'il a glissés à son égard alors.

« Merci, disons que oui, j'ai fait ma vie ici et que le soleil me réussit assez. Toi en revanche, tu m'as l'air bien fatigué. Les Italiens sont-ils plus dépressifs que les Galois ? »

Son visage s'étire dans un léger sourire, ravis d'arriver à se détendre et à enfin engager la conversation de façon plus saine. Ses ses mains jouent encore entre elles sous la table de nervosité. Ayant peur de faire une gaffe sur sa vie actuelle, sur Erwann, sur ce secret qui l'a poussé à le quitter... Mais peut-être était-il temps de lui avouer, maintenant qu'il était là, face à elle. Si elle n'espérait pas qu'il devienne père dans la minute. Si elle espérait encore moins qu'il revienne dans sa vie avec cette nouvelle. Peut-être pour Erwann était-il tant au moins qu'il fasse la connaissance de son père. Ou du moins de voir la réaction de Nicolaï et d'agir en conséquence avec son fils. Mais elle n'allait pas lui balancer cela comme ça, pas maintenant, là dans la minute. Non, elle était encore bien trop secouée pour cela. Ôtant enfin son manteau, elle le laisse glisser avec soin derrière elle. Alors que le serveur leur pose les cafés sur la table.

« Merci, c'est pour moi. »

Indique telle alors qu'elle fouille déjà dans son sac à main à la recherche de son porte-monnaie. Elle en sort dans un premier temps son téléphone, un smartphone bas de gamme, mais suffisant pour ses connaissances et son utilité. Elle ne fait pas attention, et oublie surtout que son fils et sa sœur sont en photos sur ce dit mobile qu'elle pose sans mé-garde sur la table. Même s'il est en veille, un SMS et la photo apparaîtra, même une seconde a là vu de Nico. Trouvant enfin son porte-monnaie, elle paie le serveur qui a sagement attendu et retourne son attention de nouveau sur son ex-compagnon, son âme-sœur, car si elle est certaine d'une chose c'est qu'il est bel et bien cela. Elle range rapidement son portefeuille, mais ignore son téléphone sur la table, comme une habitude à laquelle on ne prête plus aucune attention.

« Je suis ravi pour toi. Tu dois être mieux ici sous la chaleur italienne qu'au creux du froid de Tenby. Tu es en ville depuis longtemps ? »

Sans y prêter attention non plus, leur langage à pris naturellement une tournure anglaise, sans besoin d'y réfléchir. Remettant une de ces mèches de cheveux derrière son oreille, elle se laisse une seconde embarquer dans un souvenir de ce bon vieux Tenby, qui parfois lui manque terriblement. ce lieu aura toujours une place dans son cœur, malgré de mauvais jours, elle y a grandi et vécu avec lui. Elle cherrait ce lieu comme aucun autre.
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Sujet: Re: Nicolaï ⊰ Soulmates never die . ( le Ven 9 Fév 2018 - 0:07 )

Nicolaï Invanov & Lorelei Caldwyn

Tenby, Pays de Galles, automne 2003

« Au contraire Nicolaï, je crois que tu as bien au contraire ce droit. C'est moi qui suis parti... »

« Et je crois sincèrement que tu as fait le bon choix pour nous deux. Celui que je n’arrivais pas à faire. »

Du haut de ses 20 ans de l’époque, elle a prouvé plus de courage que n’importe qui. En tout cas que moi. J’étais pourtant un homme, en pleine possession de mes moyens, capable de prendre une décision, capable de voir les choses en face, ou peut-être étais-je trop amoureux, je l’ignore, mais je n’ai pas brillé. Ni pour elle, ni pour Jane, j’ai été en dessous de tout. Je lui ai plus ou moins imposé ça, elle n’avait pourtant pas besoin d’une histoire bancale, bien au contraire, elle aurait eu besoin d’un home présent, et toujours là pour répondre présent quand elle en avait besoin. Elle avait besoin d’un homme à plein temps, et non pas d’un amant. Pourtant, c’est tout ce que j’ai su lui offrir. Je le regrette aujourd’hui, pas notre amour, mais plutôt cette place que je lui ai volée. Je sais pourtant qu’elle ne le voyait pas comme ça mais elle était bien trop jeune pour le voir de toute façon. Lorelei était encore tellement innocente à l’époque…

« Mince, désolé, je n'ai rien casser au moins. Rien de fragile dedans. Décidément, je suis ... »

« Oh non, t’inquiète pas, je ne prends plus rien qui casse, je suis trop maladroit. »

Je ris légèrement, pour moi-même. Je ne me réveille jamais totalement et quand je dois préparer un biberon sur les coups de 5 h du matin parce que Luka meurt de faim, c’est très souvent les chaises dans lesquelles je shoote ou les tasses que je casse. Je n’ai jamais été du matin, surtout plus jeune. Mais maintenant que je suis adulte, je n’ai d’autre choix que d’observer une certaine routine, même si j’apprécie grandement de profiter de quelques heures de sommeil en plus, ce qui n’est pas arrivé depuis que Luka est entré dans nos vies.

« Merci, disons que oui, j'ai fait ma vie ici et que le soleil me réussit assez. Toi en revanche, tu m'as l'air bien fatigué. Les Italiens sont-ils plus dépressifs que les Galois ? »

« Ils sont… différents. Les italiens sont… vraiment différents. Mais je… C’est surtout ma vie qui a changé. Jeune papa… »

Je lui offre un sourire complice. J’ai signé pour une vie de famille, je dois donc en assumer les conséquences et la fatigue en est une, que je prends cependant avec bonheur. Il n’est pas rare que je rentre de la clinique pour m’affaler sur le canapé et ne plus en sortir que lorsque Jane m’appelle pour le dîner. Même si elle doit s’y reprendre à trois fois. Je ne nie pas être resté un ado et ça, Lorelei n’en manquait jamais une miette.

« Merci, c'est pour moi. »

« Non, Lorelei, c’est moi qui… »

Mais elle tend son billet au serveur et je n’ai d’autre choix que de me laisser faire, me promettant de lui rendre la pareille très vite. Elle laisse trainer son portable sur la table. Je me souviens qu’à la clinique elle n’en possédait pas, et que je lui avais offert son premier pour pouvoir communiquer avec elle. Depuis, elle a dû devenir comme tout le monde, accro à ce petit appareil capable de nous lier à n’importe qui dans le monde.
Bien malgré moi, je jette un œil sur l’appareil quand il sonne et en note le fond d’écran. La sœur de Lorelei, dont elle m’avait parlé, tant de fois, et un jeune homme, je dirais un ado avec le même regard qu’elle.

« C’est ta sœur ? Elle n’a presque pas changé. »

Je tente de faire la conversation mais je suis sincèrement intéressé par la tournure qu’a pu prendre sa vie. Nous ne nous sommes pas quittés, nous nous sommes abandonnés. Et je dois dire que je n’aurais jamais eu le courage de la quitter le premier quoi qu’il en soit.

« Je suis ravi pour toi. Tu dois être mieux ici sous la chaleur italienne qu'au creux du froid de Tenby. Tu es en ville depuis longtemps ? »

« Non, quelques semaines. On est encore en pleine installation. Mais je crois que j’avais besoin de changer d’air, de voir autre chose. Un peu comme toi j’imagine ? C’est seulement le boulot qui t’attire ici ? Un petit ami ? »

Pourquoi changer de pays, de langue, et presque de culture quand on peut faire autrement et changer de ville. Elle n’a pas l’air de rouler sur l’or, mais n’a pas l’air malheureuse non plus. Au contraire, même si elle me semble frêle, je crois que c’est dans sa nature la plus profonde, je crois que je la connais par cœur surtout et que même 14 ans plus tard, je sais qui elle est.

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Sujet: Re: Nicolaï ⊰ Soulmates never die . ( le Mar 27 Fév 2018 - 0:17 )

Nicolaï Invanov & Lorelei Caldwyn
Les mots de l'homme la touchent et la blessent à la fois. Ce choix qu'elle a fait pour eux, soi-disant... Elle aurait préféré ne pas le faire. Son cœur a longtemps saigné. Aujourd'hui encore, il saigne de leur belle histoire, qui comme une utopie semblait irréelle et sans limite. Mais elle avait franchi la limite, incapable de lui imposer ce choix, incapable de lui demander de choisir entre elle et Jane, pour... Pour Erwann. Son visage s'était abaissé un instant, revoyant son petit ventre bien rond il y a quelques années en arrière. Elle si mince habituellement avait ressemblé à une bonbonne pendant ses derniers mois de grossesse. Elle eut un léger sourire à cette pensée. Si elle était partie, si elle avait fui, car il n'y avait pas d'autre mot. Fuis face à ce choix qu'elle ne voulait pas imposer, face à ce potentiel abandonner qu'il aurait pu lui imposer de sa part ou pour son fils. Face au malheur de cet homme qu'elle aimait tant d'avoir quitté une femme qu'il aimait malgré tout. Et à voir son visage, même fatigué d'aujourd'hui, il portait toujours sa bague. Il était toujours avec Jane et cela ravissait en un sens Lorelei. Il avait su rebondir, cela la rassurait. Alors qu'elle gesticule, stresser et nerveuse encore bien trop parti tout cela. Elle tape dans le colis de l'homme et s'en excuse de suite. Un léger rire la détend alors qu'il plaisante. Maladroit, lui ? Bon un peu, c'est vrai, mais pas autant qu'elle. La conversation se fait alors plus facile une fois l'atmosphère plus détendue. Mais le cœur de Lorelei se serre alors et son large sourit s'évanouit alors qu'il annonce être jeune papa. Comme un arrêt sur image elle bogue une seconde. La nouvelle lui déchire le cœur. Pourquoi ? Depuis les années, elle ne devrait pas en être surprise. Non, bien au contraire. Mais la nouvelle est tel un couteau dans le cœur. Ses yeux ne savent mentir, si ses lèvres retrouvent rapidement un sourire. Son trouble se lit au fond de ses pupilles.

« Oh, mais c'est une excellente nouvelle. Effectivement, cela ne doit pas être facile tous les jours. Mais vous devez être heureux. »

Se rattrape Lorelei, alors qu'elle cherche à dissiper son trouble passager. Le serveur sert les cafés, comme une pause, elle souffle un peu et se reprend. Un sourire plus sincère sur le visage. Lorelei roupette alors qu'elle tend son billet. Il veut payer, mais il en est hors de question. S'imposant sous le regard amuser du serveur qui repart avec un petit pourboire en prime. Lorelei, lui a indiqué garder la monnaie, surtout pour ne plus qu'ils soient dérangés pour tout avouer. Elle fait presque un bon quand un petit bruit se fait entendre. Son téléphone, un SMS. Elle laisse son regard se poser sur la table et l'appareil sorti. Zut... Première boulette. Nico la questionne déjà sur sa sœur. Trop tard elle ne peut plus le ranger comme si rien n'était.

« Oui c'est bien elle, je suis allé la chercher il y a quelques années à Tenby. Je le lui avais promis. Elle est mieux avec moi ici. Cela n'a pas l'air urgent, je lui répondrais plus tard. »

Dit-elle finalement tout en rangeant son téléphone dans son sac à la -va vite. Retournant tout aussi rapidement son attention sur son ex, elle se plaît à lui poser une ou deux questions encore. Ils font la conversation, un peu gênée encore, ce n'est pas comme avant. Cela ne le sera sûrement plus jamais. Mais doucement chacun retrouve ses marques avec l'autre. Les mains de la jeune femme se posent autour de la petite tasse, se réchauffant d'une fraîcheur peu existante en vérité. Pencher un peu en avant, humant l'odeur particulière du breuvage noir. Elle a toujours aimé cela, elle en est même accroc. Elle recule finalement jusqu'à trouver le dossier de la banquette. Et s'amuse des questions de Nicolaï.

« Un peu comme moi effectivement. »

Elle sourit. Elle aimerait lui dire, mais elle ne peut pas, surtout sachant qu'il est jeune papa à présent. Son sourire devient plus triste. Mais elle se reprend tout en se penchant en avant. Retrouvant la chaleur de la tasse qu'elle dans laquelle elle laisse un petit sucre fondre cette fois-ci. Touillant le nectar. Elle répond au reste de ses questions alors.

« Non, je suis venue ici, je ne savais pas où aller pour tout dire. Je suis resté quelques semaines en France, puis je suis venue ici. Je crois que le soleil m'a attiré. Je pensais repartir, mais je ne l'ai jamais fait finalement. Et ma vie s'est faite doucement. »

Marquant une pause elle amène la tasse fumante blanche à ses lèvres. Le café est encore trop chaud pour être bu, alors elle la repose. Amuser de répondre à son autre question.

« Je n'ai personne, non. J'ai eu assez peu d'autre histoire. Ce n'est jamais comme avec toi. Jamais personne ne m'a regardé comme tu l'as faits. Comme tu le fais. »

Un peu gênée de cette révélation, la brune d'un visage doux, se penche un peu et abaisse le visage. Si elle n'est plus cette petite chose, cette poupée de chiffon déchirée qui avait besoin d'être recousue. Si elle était à présent une femme, une maman, une sœur avec un travail, un appartement et une vie. Avec lui, elle serait toujours fragile, avec lui, pour lui, elle serait toujours cette petite chose. Elle le savait au fond.

« Et Jane, comment elle va ? Et ton, ta, petite ? Je ne t'ai même pas demandé. J'avoue que tu m'as un peu surprise. Mais je suis ravi pour toi vraiment. »

Préfère changer de sujet, elle laisse son esprit vaguer sur Jane, sa femme e leur enfant. Comment pouvait-elle lui dire après tout cela. Elle ne voulait pas gâcher sa vie. Cette belle vie qu'il s'était construite, qu'ils avaient construite avec Jane. Lorelei ferme les yeux. Une main toujours contre la céramique de sa tasse. L'autre sur sa jambe, se pince presque au travers de son jean. Avalant sa salive. Elle se devait d'être forte, elle se devait d'être cette femme, cette mère. Non plus cette poupée... Pour Erwann au moins. Elle ne devait plus fuir.

« Mais si tu veux savoir, je travaille dans un lieu qui devrait te plaire. Je suis bibliothécaire à la bibliothèque municipale. J'ai tous les livres que je veux à ma disposition. Un vrai paradis pour moi, tu imagines bien. »

La voix de Lorelei est enjouée alors qu'elle ouvre de nouveau les yeux. Pas totalement faussement enjouée, bien qu'un peu. D'ailleurs, elle devient un peu érailler au fils de ses mots. La cigarette, toujours. Un sourire gagne pourtant bien son visage pâle. Nerveusement, elle remet une mèche, puis deux derrière ses oreilles. Elle n'a plus le droit de se défiler. Avalant une gorgée de son petit café qu'elle boit presque de moitié, elle repose la tasse dans un tintement. Avant d'inspirer profondément et de se lancer.

« Nicolaï. Je dois te dire quelque chose. Quelque chose d'important. J'ai écrit des dizaines, des centaines de lettres que je n'ai jamais postée. J'ai même pris plusieurs billets d'avion sans jamais me présenter. J'ai... J'ai beaucoup hésité par le passé à faire marche arrière. À revenir... Pour... Pour... Mais je n'ai jamais pu. Je tiens à te dire que je suis désolée. Tellement désoler de tout cela. De t'avoir laissé sans un mot, sans une explication. Sans... Sans même un au revoir. »

Elle fait alors une pause, son regard qui s'était encré dans celui de son âme sœur, s'en détache. Elle est sur le point de craquer. Mais elle ne doit pas, elle ne peut pas. Elle s'en veut, oui, beaucoup. D'avoir séparé père et fils, autant pour l'un que pour l'autre. Mais il le fallait, oui, il le fallait. Pour lui, juste pour lui Nicolaï...

« Sache que ce que j'ai fait, je l'ai fait pour toi... Je suis parti, pour toi. Pour t'éviter un choix impossible. J'ai réfléchi des semaines... J'ai tourné tout un tas de solution dans ma tête. Mais aucune ne me semblait plus juste pour toi. Je te devais ça. Je te devais ce bonheur avec Jane. Je devais disparaître de ta vie. Je devais partir. Je devais nous protéger. »

Ses yeux se ferment, évitant une couler de larmes. Évitant de sombrer. Elle n'arrivait pas à lui dire clairement. Elle n'en était pas capable. Ses yeux s'étaient rouverts et son visage tiré dans une tristesse infinis. Elle ferma ses mains dans des poings de rage contre elle-même.

« Je suis désolé, j'espère que vous me pardonnerez un jour. »
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PS :: Navrée poyur le gros retard, IRL un peu charger en se momente t bug de F.A. qui aide pas... ><


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Nicolaï InvanovLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: Nicolaï ⊰ Soulmates never die . ( le Ven 2 Mar 2018 - 23:30 )

Nicolaï Invanov & Lorelei Caldwyn

Tenby, Pays de Galles, automne 2003

Je suis fier d’être papa, comme tout un chacun je le suppose. Chaque père est fier de son enfant, et il relate maladroitement le fait de l’être, en avouant à demi-mots que c’est bien compliqué de trouver sa place ou de savoir comment s’y prendre face à ces mères qui ont l’air d’avoir ça dans la peau, qui ont l’air de toujours avoir su. Mais nous les hommes, on apprend, n’ayant pas d’autre choix que d’observer et de se plier à ce qui se fait. Inutile de rappeler que si nous sommes fiers, et plutôt du genre à jouer les gros bras pour ne pas paraître faibles, nous sommes au fond morts de trouille, mais tout ça ne se dit pas. Sans doute par pudeur.

« Oh, mais c'est une excellente nouvelle. Effectivement, cela ne doit pas être facile tous les jours. Mais vous devez être heureux. »
« On l’est. Vraiment. Et toi, tu… tu as des enfants ? »

Ma question est pour le moins légitime, voilà déjà plusieurs années que nous nous sommes quittés et il s’en passe des choses en tant d’années. Je lui souhaite vraiment le meilleur, elle le mérite, et si je n’ai pas contribué à ce bonheur, j’aurais aimé, mais la vie en a décidé autrement et puis mon futur était avec Jane. Ce qui ne veut pour autant pas dire que je ne l’ai pas aimée, d’une façon bien particulière. Inutile de revenir dessus, je crois qu’elle comme moi savons sur quoi nous baser.

« Oui c'est bien elle, je suis allé la chercher il y a quelques années à Tenby. Je le lui avais promis. Elle est mieux avec moi ici. Cela n'a pas l'air urgent, je lui répondrais plus tard. »
« Il y a une époque où tu te jetais sur ton portable comme une ado, tu te souviens ? »

Je lui avais offert son premier téléphone, une fois sortie de sa prison de coton et de capitons. Je me souviens qu’elle se jetait dessus dès qu’il sonnait, comme un nouveau jeu, comme un doudou peut-être, mais elle répondait toujours avant la troisième sonnerie. Ce qui m’amusait beaucoup.

« Je n'ai personne, non. J'ai eu assez peu d'autre histoire. Ce n'est jamais comme avec toi. Jamais personne ne m'a regardé comme tu l'as faits. Comme tu le fais. »
« Et pourtant ils ont tords, ils ne savent pas ce qu’ils auraient à gagner. »


Je suis touché de sa déclaration et ne rechigne pas à son compliment, pour autant je ne peux rien lui dire d’autre que ce que je pense, heureux sera celui qui saura la rendre heureuse, non seulement elle le mérite mais en plus elle saurait le rendre heureux, lui aussi. Parce qu’elle a tout ce qu’il faut pour ça et que notre histoire se soit finie comme ça ou non, j’ai été sincèrement heureux des moments passés à ses côtés.

« Et Jane, comment elle va ? Et ton, ta, petite ? Je ne t'ai même pas demandé. J'avoue que tu m'as un peu surprise. Mais je suis ravi pour toi vraiment. »
« C’est un petit garçon. Luka. Et Jane elle s’en occupe pour le moment. On prend nos marques, ça prend du temps. Je ne pensais pas que ce serait si changeant. »

Posant mon regard sur ma tasse en buvant mon café d’une traite, je crois que j’en ai besoin. Et sans doute aussi d’une semaine ou deux de sommeil. Je m’étonne toujours autant de son respect vis-à-vis de Jane. Contrairement à ce que beaucoup à l’extérieur pourraient penser, non, Lorelei n’a jamais eu la moindre animosité envers ma femme, au contraire, elle s’est toujours sentie coupable.

« Mais si tu veux savoir, je travaille dans un lieu qui devrait te plaire. Je suis bibliothécaire à la bibliothèque municipale. J'ai tous les livres que je veux à ma disposition. Un vrai paradis pour moi, tu imagines bien. »
« Sérieusement ? Mais c’est génial ! Ca te plait ? »

Je suis sincèrement amusé qu’elle m’annonce ça. L’amour de la lecture, je le lui ai transmis, lui faisant passer des livres pour passer le temps, on en lisait même tous les deux, dans notre intimité, après avoir fait l’amour, ou avant. Cette lecture qui nous liait, elle adorait m’entendre lire et inversement. Je pouvais m’endormir au son de sa voix, pour quelques heures.

« Nicolaï. Je dois te dire quelque chose. Quelque chose d'important. J'ai écrit des dizaines, des centaines de lettres que je n'ai jamais postée. J'ai même pris plusieurs billets d'avion sans jamais me présenter. J'ai... J'ai beaucoup hésité par le passé à faire marche arrière. À revenir... Pour... Pour... Mais je n'ai jamais pu. Je tiens à te dire que je suis désolée. Tellement désoler de tout cela. De t'avoir laissé sans un mot, sans une explication. Sans... Sans même un au revoir. Sache que ce que j'ai fait, je l'ai fait pour toi... Je suis parti, pour toi. Pour t'éviter un choix impossible. J'ai réfléchi des semaines... J'ai tourné tout un tas de solution dans ma tête. Mais aucune ne me semblait plus juste pour toi. Je te devais ça. Je te devais ce bonheur avec Jane. Je devais disparaître de ta vie. Je devais partir. Je devais nous protéger. »

Je la laisse poursuivre, sans l’interrompre, je sens qu’elle a besoin de le dire et sans doute moi de l’entendre, notre histoire n’a pas eu de point final, et aujourd’hui, nous pouvons le mettre et en faire le deuil. Nous l’avons fait je pense, mais il été plus dur à faire qu’une histoire qui se termine, parce que quand il n’y a pas de mot fin, voilà où on se retrouve, entre le doute, l’espoir et les questions. Je pose une main sur la sienne, la caressant de mon pouce, elle est sur le point de pleurer et je refuse d’être responsable de son malheur.

« Je suis désolé, j'espère que vous me pardonnerez un jour. »
« Hey, Lorelei, ça fait 15 ans d’accord ? J’ai déconné, c’est moi le responsable. Ça ne retire rien à ce qu’on a vécu, ce n’était juste pas approprié. Mais soit en paix avec tout ça. Tout va bien. On a plusieurs vies en une seule. Mais tu as l’air d’être heureuse à présent toi, n’est-ce-pas ? »

Toujours ma main sur la sienne en essayant de lui soutirer cette information.

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Sujet: Re: Nicolaï ⊰ Soulmates never die . ( le Mer 21 Mar 2018 - 16:46 )

Nicolaï Invanov & Lorelei Caldwyn
Elle évite certaines réponses à des questions jugées comme encore trop troublante. Elle sait qu'elle doit lire dire, mais comment. Elle évite le sujet et laisse la conversation glisser sur sa soeur et ses manies de jeunesses. Effectivement, elle avait un temps été comme une ado même si elle avait déjà passé l'âge depuis un moment. Mais n'ayant pas vraiment eu la chance de vivre cette période elle s'était rattrapé plus tard. La vie ne l'avait usé que meilleur moment, l'ayant obligée à grandir si vite, trop vite. Mais grâce à lui, à cet homme qu'elle avait fui pendant 14 ans. Elle avait un peu rattrapé du temps où on lui avait volé. Du moins, c'était cette impression qu'elle avait toujours eue. Elle avait répondu avec plaisir à ce souvenir commun. Raconte une de ses soirées où il était venu, une soirée ou elle l'avait quasiment ignorée même. Coller le nez sur ce téléphone qu'il lui avait offert. S'échangeant avec folie desSMS par centaines avec une collègue de travail. Il avait fini par bouder. Mais elle avait su se faire pardonner. Et lui avait dit que c'était de sa faute, s'il voulait qu'elle soit à lui et qu'à lui. Ne fallait pas lui acheter ce truc, en parlant de son téléphone. Lorelei avait rit alors, se souvenant de cela. Aujourd'hui, si elle restait accrochée à son téléphone pour Erwann et une éventuelle urgence elle savait décrocher quand il le fallait.

« Oh, tu sais... Parfois, il vaut mieux être seul que mal accompagner. »

Elle ne disait pas cela pour lui, bien au contraire. Mais au fond, son cœur n'avait eu qu'une place et il l'avait toujours occupé. Elle l'avait toujours su malgré ses 14 années d'éloignement. Si elle avait eu quelques petits coups de cœur quelque histoire et s'était entaché de quelques personnes. Aucune n'avait réussi à pénétrer la carapace de son cœur. Jamais, sauf lui. Mais elle chassa cette pensée à la fois douce et piquante. Si le visage de la brune reste souriant et un peu lumineux, elle avoue faiblement que lorsqu'il évoque sa vie avec Jane, elle sent son cœur se serrer au fond de sa poitrine. Lorelei a toujours Aimé Jane, même sans la connaître. Elle l'a toujours vue comme une femme bien, pourquoi ? Elle ne le sait pas. Mais le fait que leur vie soit un vrai bonheur aujourd'hui lui prouve qu'elle a raison sur son compte. Car à n'en pas douter, elle sait sûrement... Oui, même si elle ne dit rien, elle soit savoir pour eux. Une femme ressent ses choses en général. Et si elle se tait, parfois, c'est pour ne pas souffrir et espérer que les choses s'arrangent. À croire que la décision de Lorelei fut la bonne. Au vu du large sourire de Nicolaï et de ce bonheur qu'il transpire.

« Tu imagines pas à quel point. C'est le paradis pour moi. Je ne pourrais rêver mieux. Travailler entouré de livres. Parle livres toute la journée, conseiller des livres. Enfin, tu vois, je suis toujours la même, quand je commence, on m'arrête plus. »

La lecture a depuis longtemps été un échappatoire à sa vie, à son enfance stricte. Mais surtout elle fut une libération lorsque le blanc, seulement, venait à ses yeux. Lorsque les hurlements venaient à ses oreilles ou encore lorsqu'on abusait d'elle. Grâce, une nouvelle fois encore, à lui. Cette passion est devenue débordante, peut-être même un peu trop. Si son appartement et sa chambre étaient petits, elle avait troqué une grande armoire pour une immense bibliothèque. Et elle se retenait pour ne pas acheter chaque livre qui lui plaisait se disant qu'elle avait le loisir de les lire quand bon lui semblait à son travail. Mais résister était souvent dure.

Si les sourires ont gagné les visages si les mots son doux, et même un peu amuser par moments. Si les souvenirs tendres. Lorelei n'en oublie pas ce secret qu'elle a emporté avec elle lorsqu'elle là quitte. Ce secret qu'elle sait ne plus devoir garder pour elle seule. Surtout, elle ne doit plus lui cacher à lui. Son visage se brunit et ses yeux s'embuent au fur et à mesure qu'elle tente de se confier. Il la laisse parler sans interrompre jamais. Elle apprécie. Mais elle ne sait comment lui dire clairement comment lui faire comprendre. Alors elle s'arrête de nouveau, elle ne peut plus parler, elle tremble légèrement et ses joues doucement forment un chemin pour quelques larmes qui s'échappe à son insu de ses yeux qu'elles fermes un instant. Les mots de l'homme la rassurent à peine. Mais cette main sur la sienne. Elle voudrait mourir là, maintenant. Car elle sait qu'il la retirera à l'instant où elle annoncera ce lourd secret. Il n'a jamais été violent, mais elle le sait capable de se lever et de partir, sans un mot. Cela serait légitime, elle a fait la même chose 15 ans auparavant. Alors... Après plusieurs secondes, peut-être minutes, elle se calme un peu. Ses yeux s'ouvrent de nouveau. Sa main cachée sous la sienne se tourne pour le caresser aussi doucement. Un instant, elle se perd dans cette vision. Puis relève les yeux vers lui. Encrant de nouveau ses pupilles claires dans ses yeux noirs. Elle soupire et finit par se jeter à l'eau.

« Tu n'as pas déconné, tu n'as rien fait si ce n'est laissé ton cœur te guider. Parfois, c'est mal, oui. Mais c'est ainsi. C'est pourquoi je suis partie. J'ai laissé mon cœur agir. Car je savais que partir serait la meilleure solution. Que je n'avais pas ce droit. Pas le droit de t'imposer cela et il était hors de question... Hors de question que je l'abandonne... Que j'avorte. Je n'aurais jamais pu. »

Dans une grimace mal retenue, d'une douleur déchirant ses entrailles, comme le jour où elle avait fermé la porte de l'appartement de Tenby. Sachant que cela serait la dernière fois. Son gros sac à dos sur l'épaule comme seul compagnon pour elle et Erwann qui n'était qu'un embryon encore. Oui avouée, cette faute était terrible. Ses yeux ne retenaient plus aucune larme. Elle serra la main de l'homme dans la sienne. Elle refusait de quitter son visage des yeux, voulant connaître chaque mimique que la nouvelle lui ferait. Savoir à quel point il allait la détester à présent.

« Je te demande pardon Nicolaï. Mais je ne voulais pas que tu quittes Jane pour moi. Pour nous. Tu en aurais été malheureux de la faire souffrir. De me préférer pour un enfant. Je le sais. »

Et c'était vrai. Jane n'avait jamais pu avoir d'enfant, Lorelei l'avait appris de la bouche de l'homme. Et elle le savait bon. Elle savait qu'il aurait tout quitté pour vivre cette paternité. Mais il aurait regretté Jane, il aurait culpabilisé de la laisser seule. Alors oui, elle avait choisi pour lui. Persuadée de l'issue de l'autre choix. Un infini malheur pour chacun d'eux.
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Sujet: Re: Nicolaï ⊰ Soulmates never die . ( le Jeu 22 Mar 2018 - 22:57 )

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Tenby, Pays de Galles, automne 2003

« Oh, tu sais... Parfois, il vaut mieux être seul que mal accompagner. »
« Ce ne sont pas tous des mauvais partis, si ? »

Je ne sais pas comment sont les hommes avec elle, mais je sais une chose, c’est que faire confiance aujourd’hui, après ce qu’elle a pu vivre est encore un miracle. Alors trouver un homme capable de la rendre fière d’elle-même, de la soutenir et de la comprendre, c’est quasi mission impossible, à moins qu’il ne soit de la profession et comprenne les travers de ces traitements. Je le lui souhaite, grandement, on ne peut pas effacer une partie telle de sa vie, jamais. C’est un long combat contre soi-même et son propre esprit. Le pire qui soit j’imagine. Je l’ai déjà rencontré en consultation et je ne souhaite à personne le calvaire que Lorelei a dû endurer.

« Tu imagines pas à quel point. C'est le paradis pour moi. Je ne pourrais rêver mieux. Travailler entouré de livres. Parle livres toute la journée, conseiller des livres. Enfin, tu vois, je suis toujours la même, quand je commence, on m'arrête plus. »
« Et c’est quelque-chose qui me fascinait chez toi. »

Jouant avec la cuillère de mon café en esquissant un sourire. Je me souviens de certaines choses, de certaines habitudes que nous avions tous les deux durant notre relation. Le repos salvateur du lecteur et j’adorais ça. Quand nous arrivions à lire des pages tous les deux, sans un mot mais accordant notre rythme de lecture à l’autre, comme pour se confondre un peu plus. C’est très particulier de penser au passé de cette façon, je dois le reconnaître mais je ne sais pas si ça ne fait pas du bien.

« Tu n'as pas déconné, tu n'as rien fait si ce n'est laissé ton cœur te guider. Parfois, c'est mal, oui. Mais c'est ainsi. C'est pourquoi je suis partie. J'ai laissé mon cœur agir. Car je savais que partir serait la meilleure solution. Que je n'avais pas ce droit. Pas le droit de t'imposer cela et il était hors de question... Hors de question que je l'abandonne... Que j'avorte. Je n'aurais jamais pu. »

Le tonnerre dans ma tête, un tremblement de terre, la Terre qui s’effondre sous mes pieds. Je suis en train de comprendre même si je refuse de le faire. Un enfant, un avortement, elle est en train de parler de notre enfant ? Non, c’est impossible. Le monde est en train de se retourner, devant mes yeux et je ne peux rien y changer.

« De… De quoi tu parles Lorelei ?... »

Mais je crains tellement la réponse, c’est quelque-chose de complètement incompréhensible.

« Je te demande pardon Nicolaï. Mais je ne voulais pas que tu quittes Jane pour moi. Pour nous. Tu en aurais été malheureux de la faire souffrir. De me préférer pour un enfant. Je le sais. »

« Tu aurais au moins pu me mettre au courant Lorelei, et me laisser le choix ! Je suis son père non ? »

Et j’aurais voulu savoir, avoir le choix, et… et j’aurais voulu prendre part à sa vie, ce n’est pourtant pas si compliqué, si ? Je ne comprends pas comment j’ai pu vivre 14 ans dans le mensonge, c’est un ado, j’ai tout raté !

« Parles-moi au moins de lui… »

J’ai les boules, je ne vais pas le cacher je lui en veux, j’aurais voulu être au courant, j’aurais voulu en faire pour lui, c’est normal après tout, il est mon fils.


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