Revenir en haut
Aller en bas


 

- [Terminé] Like meeting for the first time -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Rues du centre
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Astrid WestLe vin est un puissant lubrifiant social
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t1468-astrid-west-apres-l-ora http://www.ciao-vecchio.com/t1486-true-colors
ID : Pyro (F)
Faceclaim : Blake Lively + ©moonic
Multi-comptes : Masha & Stella & Oliviero
Messages : 4838 - Points : 2035

Âge : 33 ans
Métier : Professeure de langues à l'Université de Naples
Sujet: [Terminé] Like meeting for the first time ( le Dim 7 Jan - 20:06 )

Like meeting for the first time
Astrid & Giovanni


• Musique : Miss you

Cela faisait presqu’une semaine depuis que Giovanni et Astrid avaient partagé une nuit d’amour dans sa chambre d’hôtel. Il était parti tôt le matin alors qu’elle dormait encore et n’avait pas eu la chance de lui dire au revoir. Mais après coup, peut-être que c’était mieux ainsi. De se laisser pendant quelques temps sur cet agréable souvenir, sur une nuit de passion, de tendresse. Une nuit qui s’était passée en silence, hormis leurs gémissements. Une nuit où ils ne s’étaient pas disputés pour une fois, malgré la tension ambiante. Il ne lui avait laissé qu’un mot, un papier sur lequel se trouvait une citation qui résumait bien là où ils en étaient. Un message d’espoir, qui l’incitait à trouver le courage de croire en eux, en lui, en leur relation. Elle avait plié le petit papier qu’elle avait gardé dans son portefeuille, question de ne pas l’avoir trop loin de ses yeux et de son coeur. Avec la fin des vacances arrivait évidemment la rentrée scolaire. Et elle était bienvenue, car cela allait la forcer à sortir de son lit plus tôt que les 11h et de recommencer à avoir une routine qui avait de l’allure. Astrid avait préféré garder cette chambre encore un peu plus longtemps, du moins jusqu’à ce que la situation Giovanni/Astrid/Amara soit plus claire. Elle ne se voyait pas retourner à leur appartement, seule. C’était trop pénible pour elle. Elle avait donc refusé gentiment son offre par message, prétextant que c’était plus simple pour elle de rester à l’hôtel que pour lui de retourner à son ancien chez-soi. Il avait accepté, sans que les deux ne discutent de quoique ce soit d’autre par écrit. Ce n’était pas vraiment le moyen idéal de toute façon. La blonde lui laissait donc temps et espace, et avait été très claire qu’elle attendrait de ses nouvelles pour se rencontrer à nouveau.

Par ce dimanche après-midi froid mais ensoleillé, elle avait accepté l’invitation de Brandon d’aller marcher un peu en ville et de profiter de la température agréable. Brandon était un vieil ami, une ancienne fréquentation. Ils s’étaient rencontrés un soir alors que les deux étaient à New-York. Après une nuit ensemble après une rencontre dans un bar, ils s’étaient perdus de vue pour finalement se retrouver à Naples, lorsque les deux y avaient emménagé. Elle seule, et lui avec sa femme. Ils étaient restés évidemment en bon termes et il n’y avait aucun malaise entre eux, ni vis-à-vis sa femme. Elle était malheureusement décédée quelques mois après et Astrid avait été présente pour lui, pour l’aider à surmonter cette épreuve qui était justement quasi-insurmontable. Ils se voyaient encore de temps en temps, étant restés relativement proches. Elle l’avait donc rejoint au centre-ville et après quelques heures à parler, prendre un café et faire les magasins, la blonde lui avait proposé d’aller prendre un verre au bar de Giovanni, sachant qu’il ne travaillait normalement pas le dimanche. Il n’y aurait donc aucun risque de le croiser. Du moins, c’est ce qu’elle pensait.

Une fois arrivés devant le bar, Brandon lui ouvrit la porte et les deux prirent place directement au bar. Astrid remarqua vite Lyla et lui fit signe. Après lui avoir fait la bise elle lui présenta Brandon et commanda deux verres de blanc. L’homme lui mentionna qu’il ne devait pas rentrer trop tard chez lui et qu’il ne pourrait rester que le temps d’un verre. Lyla semblait un peu mal à l’aise par la présence d’Astrid, étant probablement au courant pour les difficultés que le couple Giovanni/Astrid vivait. Mais l’américaine n’en fit pas un cas, bien décidée à passer une bon moment, une belle soirée. Elle planifiait même rester après le départ de Brandon, redoutant le moment où elle devrait rentrer seule, encore une fois, à l’hôtel. Ce qu’elle ne savait pas encore c’est que Giovanni était exceptionnellement présent ce soir. Il était d’ailleurs pas trop loin à l’arrière et avait probablement déjà remarqué son arrivée et son ami qu’il n’avait jamais vu encore, mais dont elle lui avait déjà parlé. Les deux avait d’ailleurs le même gabarit imposant. Après avoir trinqué avec Bran’, elle prit une gorgée bien méritée après cette journée passée dehors à marcher dans la ville. Après une dizaine de minutes à parler de tout et de rien, Brandon regarda sa montre et lui dit qu’il était l’heure pour lui de partir. Bien qu’Astrid le supplia de rester pour une autre verre, sa main posée et refermée sur son avant-bras, il ne cédait pas. Il était plus fort que bien des hommes pour ne pas se faire avoir par ces yeux bleus et ce regard convaincant. Une fois son manteau sur le dos, Astrid se leva pour déposer un baiser sur sa joue et le prendre dans ses bras. Son visage au creux de son cou et près de son oreille, elle tenta une dernière fois de le faire rester et il ne fit que répondre en riant. Elle était impossible cette Astrid. Puis une voix qu’elle reconnu tout de suite, qu’elle aurait pu reconnaître n’importe où, la sortit de ses pensées. Vous quittez déjà? C’est dommage, j’allais vous proposer un autre blanc qui vient tout juste d’arriver sur notre carte. Astrid se racla la gorge, voyant le malaise venir à 100 km/h si elle présentait les deux hommes, dans ce contexte. Elle décida donc de ne pas révéler l’identité de Giovanni à Brandon, et vice versa. Malheureusement monsieur doit quitter...il a une longue journée demain je crois dit-elle en regardant furtivement Giovanni qui se tenait derrière le bar, une bouteille dans la main. Je t’appelle cette semaine dit-elle en posant sa main dans le dos de Brandon, souriante. Brandon et Giovanni se saluèrent poliment avant qu’il ne sorte du bar. En reprenant place sur sa chaise, Astrid vit cette opportunité d’avoir fait à semblant de ne pas le connaître comme un jeu intéressant pour cette soirée. Qui sait où cela pourrait mener... Donc vous aviez un blanc à me proposer? Ça m’intrigue. Elle poussa sa coupe de vin vide vers lui, avant de retirer son veston fleuri sous lequel elle portait un genre de chemisier blanc plutôt révélateur avec des pantalons noirs taille haute. Elle tendit sa main vers lui avant de se présenter. I’m Astrid. Pleasure to meet you. Son regard se faisait doux et joueur à la fois. Elle espérait qu’il se prête au jeu aussi, sous le regard intrigué de Lyla qui était un peu plus loin. Is this your place? It’s beautiful.

Emi Burton


   Tell me something I can hold on to forever and never let go.

(c) crackle bones


Dernière édition par Astrid West le Mer 10 Jan - 15:58, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
InvitéInvité
avatar
Sujet: Re: [Terminé] Like meeting for the first time ( le Lun 8 Jan - 23:39 )

Like meeting for the 1st time
Astrid & Giovanni

• Musique : Palace

Après plusieurs jours sans grand signe de vie, je m’étais enfouis dans le boulot, un peu plus qu’avant. Et le sport aussi. Tout pour essayer de me changer les idées. J’avais envoyé à Astrid un message afin de lui proposer de revenir à l’appartement en attendant et l’informant que je retournerais à la maison. Mais elle préféra l’option hôtel. Je respectais ce choix, ainsi que la distance qui s’était naturellement installée entre nous en quelques jours. Elle avait du être occupée de son côté avec la reprise des cours à l’université et je ne commençais pas de cours avant la fin Janvier. Je me consacrais ainsi au reste, ainsi qu’aux autres personnes de mon entourage. Personne n’osait vraiment me parler ou me demander comment ça allait avec Astrid, où on en était. Puis me parler de Amara aussi. Le sujet « relations sentimentales » était très compliqué ces temps-ci. Enfin il l’était depuis plusieurs mois mais le fait de prendre du recul rendait le topic encore plus délicat à aborder.

Un dimanche, jour où je n’allais généralement pas au bar à vins, je devais mettre la main à la pâte et être présent. Augusto était un peu malade, et nous avions embauché depuis un intérimaire qui aidait à mi-temps. Il était là exceptionnellement aussi afin d’épauler Lyla. Elle était fiable, Lyla. Ce brun de fille sur qui je pouvais compter depuis le début de l’aventure avec ce bar. Cette fille robuste, forte en caractère et surtout qui savait comment travailler avec moi. Avec mon caractère de cochon, exigeant, au sang chaud, il y avait des jours un peu explosifs, d’autres plus détendus mais elle avait appris à composer avec le bon Caruso que j’étais.

A un moment de la soirée, j’étais parti rechercher des caisses dans la réserve en bas, et je remontais au niveau du comptoir afin de sortir les bouteilles de leur rangement. En parcourant la salle pleine de vie où les gens discutaient, riaient et buvaient, mon regard s’arrêta sur une table près du mur. Une table pour deux. Je n’étais pas si loin et je reconnaissais cette chevelure blonde. Astrid était venue. Et apparemment, pas seule. Au départ, j’étais simplement intrigué par sa présence, un très léger et discret sourire commençait à faire son chemin sur mon visage jusqu’à apercevoir un homme avec qui elle était. Un gars charismatique physiquement parlant, carré, barbu aux yeux verts. Ils riaient, eux aussi apparemment et semblaient proches. Je regardais alors cette scène se dérouler sous mes yeux. Celle où il se levait et passait son manteau afin de laisser Astrid. C’est qu’à ce moment là que je décidais d’intervenir car jusqu’à présent, elle ne m’avait pas vu. D’un ton neutre mais pas désagréable, je proposais au duo un vin blanc de la production familiale. Je vis alors ce visage décomposé de Astrid, qui ne s’attendait absolument pas à ce que je sois là ce soir. Presque gênée que je la vois en compagnie d’un autre homme. « Hmm je vois » fis-je un petit peu sceptique. J’observais chacun de ses échanges visuels avec le type qui l’accompagnait, chacun de ses gestes. Cette main qui se posait chaleureusement sur le dos de ce type, j’avais aussi vu ce baiser qu’elle lui avait laissé sur la joue certes, mais je les connaissais tous, les baisers d’Astrid. Et celui-ci même ‘amical’ ne m’inspirait curieusement rien de bon. J’arquais un sourcil, dubitatif et ce visage qui s’était attardé dans le cou de l’homme m’avait dérangé. Dérangé à voir. J’imaginais plus qu’il n’en fallait ou du moins supposais. ‘C’est ça, elle rappellera’ pensais-je en le regardant partir. Je saluais alors le gars avec courtoisie et mon attention pleine et entière se reporta sur Astrid qui m’adressait la parole. Je me dirigeais alors à mon tour vers elle, à sa table avec la bouteille de blanc dans les mains.

Evidemment je ne pus m’empêcher de voir le décolleté plus que généreux qu’elle offrait en ôtant son veston. Mes yeux se portèrent un court instant sur ces grains de beauté que je connaissais bien, eux aussi. Chaque parcelle de sa peau était mémorisée dans ma tête. J’avais une mémoire visuelle déconcertante s’agissant des femmes de ma vie. J’associais rapidement ce que je voyais en un instant ’t’ à des souvenirs. Et Dieu sait que j’en avais, avec la blondinette face à moi. Une nouvelle fois surpris par le jeu dans lequel elle se lançait et ne comprenant pas trop où elle voulait en venir à part faire comme si on recommençait tout, à partir d’une page blanche, je suivais sans trop savoir. « Excuses-moi mais… à quoi tu joues ? ». Je devinais où elle voulait en venir et la démarche qu’elle suivait mais, avoir vu cet homme avec elle me fit intérieurement grimacer. « … Est-ce que c’est comme si on recommençait tout de A à Z ? C’est ça ta solution pour que les choses s’arrangent et qu’on parvienne à trouver ce qu’il convient de faire ? ».

Je la voyais étonnée par ma réticence à me lancer dedans mais avant même qu’elle ne réponde, mon sang chaud d’italien me fit reprendre très vite. « Fine. I’m Giovanni Caruso and I’ll be your waiter tonight. Would you like to taste our new product ? This white wine from a familiar and local vineyard… ». J’arrivais pas. J’arrivais pas parce que je voyais encore sur cette chaise maintenant vide, un homme qui était avec elle y’a quelques minutes de cela. « … Who was the guy ? Who was the guy with you ? » je reposais la bouteille sur la table après l’avoir servie. Lyla continuait toujours de garder un œil sur ce qui se passait. Un œil bienveillant.

Emi Burton
Revenir en haut Aller en bas
Astrid WestLe vin est un puissant lubrifiant social
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t1468-astrid-west-apres-l-ora http://www.ciao-vecchio.com/t1486-true-colors
ID : Pyro (F)
Faceclaim : Blake Lively + ©moonic
Multi-comptes : Masha & Stella & Oliviero
Messages : 4838 - Points : 2035

Âge : 33 ans
Métier : Professeure de langues à l'Université de Naples
Sujet: Re: [Terminé] Like meeting for the first time ( le Mar 9 Jan - 0:26 )

Like meeting for the first time
Astrid & Giovanni


• Musique : Dancing on my own

Astrid avait été prise de court par l’arrivée de Giovanni alors qu’elle enlaçait Brandon pour lui dire au revoir. Comment aurait-elle pu savoir qu’il serait présent? Il ne travaillait pourtant jamais les dimanches. Elle espérait surtout qu’il ne pense pas qu’elle était venue ici par exprès, pour le revoir ou le surveiller, car ce n’était pas du tout le cas. En fait c’est surtout que le bar était le plus proche d’ou Astrid et Brandon étaient lorsqu’ils avaient pris la décision de prendre un verre pour terminer cet après-midi ensemble. Puis Astrid aimait beaucoup l’endroit et s’y sentait à l’aise. Évidemment, Giovanni semblait pas trop content de la voir comme ça, avec un autre. Il faisait son mâle alpha, celui qui veut définir son territoire. Et c’était très clair dan son non-verbal qu’Astrid, c’était à lui. Il n’était pas question que Brandon ne fasse une quelconque avance ou se fasse des idées sur elle. Pourtant, Giovanni n’avait pas à s’en faire, Brandon n’étant qu’un ami de longue date. Et puis il connaissait Astrid, il savait qu’elle était chaleureuse avec les autres, tactile même. Elle aimait être près des gens, les toucher, leur démontrer de l’affection. Ça n’avait jamais été un sujet de discorde ou de dispute, mais elle voyait souvent ses traits devenir plus durs lorsque ça arrivait. Et il détestait encore plus des regards trop insistants sur la belle qui ne se privait jamais de porter des vêtements plutôt révélateurs. Elle embrassa donc tendrement la joue de Brandon avant de le laisser partir et de mettre toute son attention sur cet Italien qui semblait était particulièrement irrité. Plutôt souriante et enjouée de son côté, elle avait eut cette idée de faire comme s’ils se rencontraient pour la première fois à nouveau. Comme une façon de détendre un peu l’atmosphère, de s’amuser ensemble, alors que tout ce qu’ils semblaient faire dans les derniers mois c’était s’engueuler. Mais elle se doutait bien que Giovanni qui était plutôt rationnel et terre-à-terre n’embarquerait pas aussi facilement. Surtout pas après ce qu’il venait de voir. Il devait sûrement avoir plusieurs questions pour la blonde, et elle ne pouvait pas lui en vouloir. Elle avait repris place sur sa chaise alors que l’homme ouvrait la bouteille de blanc, la questionnant sur ce qu’elle tentait d’initier entre eux. Les bras croisés, elle ne répondait rien, tenant mordicus à rester dans son ‘personnage’, un sourire joueur sur les lèvres. Il devait bouillir à l’intérieur, alors qu’elle le poussait à bout avec ce jeu qu’on pourrait qualifier d’enfantin et même immature. Il finit par céder, se présentant et lui indiquant qu’il serait son serveur pour la soirée. Mais ça ne prit même pas 5 secondes qu’il abandonna afin de lui demander directement qui était l’homme qui l’accompagnait. Il le demanda même à deux reprises, insistant à connaître l’identité de cet inconnu. Il remplit le verre d’Astrid qui fit tourner le liquide dans sa coupe avant de sentir le vin, pour finalement le goûter. It’s Brandon, I told you about him. Voyant que ça ne lui disait rien et qu’il avait encore son visage intrigué, elle ajouta quelques détails. You know, he’s american like me, he came here with his wife 3 years ago I think but she died recently of cancer? Il comprit à ce moment de qui il parlait. Elle espérait qu’il s’en veuille un peu de s’être fait des idées sur un veuf, même si au fond il n'avait peut-être pas tort de s'inquiéter. Well, so much for the game...Elle prit une deuxième gorgée de sa coupe, les jambes croisés sous la table, regardant face à elle. Il y avait une photo de Giovanni entouré de sa famille dans un cadre, sur le mur. C’était une photo qui semblait avoir été prise lors de la fête pour souligner le premier anniversaire du bar. Elle se rappelait bien de cette soirée, alors qu’elle avait vu Amara pour la première et seule fois. La Reine du bal, celle qui avait volé tous les regards et les sourires cette soirée-là. Tout le monde était si content de la retrouver, de la revoir après tant d’années. Le couple chouchou était à nouveau ensemble, et on avait rapidement oublié Astrid. Du moins, c’est ainsi qu’elle s’était sentie et se sentait encore parfois. En ce moment plus que jamais, alors que le coeur de Giovanni chavirait entre les deux femmes, incapable de se décider.  It’s funny how you can be jealous all the time, how I can never be with another man, even just for a drink, but I’m supposed to fight for you, for us, even though you clearly told me that you are still in love with. Elle faisait évidemment référence à ce qu’il lui avait dit lors de leur dernière soirée ensemble, quand il lui avait ‘reproché’ d’apprécier Nate, de choisir ce qui était facile. Elle sortit le petit papier plié en quatre de son portefeuille, ce mot qu’il avait laissé sur son oreiller avant de partir en douce le matin. Elle posa brusquement sur la table, posant son regard perçant dans le sien. And what the fuck is that supposed to mean? Pretty words, that’s all. Elle cala son verre sous le coup de l’émotion.  Tu peux laisser la bouteille sur la table, j’crois que ça sera plus simple que de venir me servir à chaque fois. I’ll manage by myself Mr. Caruso, like I always do. But thank you for your great service, I’ll make sure to leave you a good tip. Elle prit la bouteille de ses mains et versa elle-même le vin dans sa coupe.  Too bad you made my friend leave. But isn’t that what you always do? Making sure there are no men around me, making sure I’m alone, just for you, while you still have your other woman not too far. Quelle conne je suis...Astrid était dure, mais il l’avait un peu poussé avec son caractère bouillant et son culot. Elle qui pensait prendre ça tranquille ce soir, discuter avec lui sous le couvert d’un jeu, clairement, il avait d’autres plans pour elle.

Emi Burton


   Tell me something I can hold on to forever and never let go.

(c) crackle bones
Revenir en haut Aller en bas
InvitéInvité
avatar
Sujet: Re: [Terminé] Like meeting for the first time ( le Mar 9 Jan - 1:50 )

Like meeting for the 1st time
Astrid & Giovanni


Astrid commençait un petit jeu dans un but de détendre l’atmosphère ou de recommencer sur une bonne base. Un jeu qui permettrait de se souvenir du début. Du début de cette histoire passionnée qui n’était même pas à remettre en cause tant elle était évidente. Mais je restais ancré les pieds sur terre et surtout j’avais en tête cette courte rencontre que je venais de faire. C’était plus fort que moi j’étais obligé de jouer les hommes sceptiques, les hommes méfiants. Aussi égoïste que cela puisse paraitre, tout homme qui tournait autour d’une des deux femmes pour lesquels j’avais des sentiments biens réels et sincères aurait à faire à moi de près ou de loin. C’était quelque chose de mesquin, de macho mais d’incontrôlable. « If you say so » rétorquais-je avant qu’elle me fasse part qu’il était devenu veuf depuis peu. Justement, l’homme que j’étais et surtout observateur voyait là un autre type à présent esseulé. J’ignorais qu’ils avaient eu des rapports plus intimes par le passé et encore heureux que je n’en savais rien aujourd’hui. « People with broken hearts can do many things you know » dis-je en plus tout en restant avec un ton neutre.

J’étais mal barré pour une discussion qu’on qualifierait de normale, de classique. En effet la blondinette qui me pratiquait depuis maintenant un an connaissait mes forces et mes faiblesses, et n’hésitait pas à appuyer sur mes travers. Un de mes énormes défauts devait être incontestablement la jalousie. Pas la possessivité mais la jalousie pure. Elle me coinça en me reprochant ces mots que j’avais laissé sur mon oreiller en partant la dernière fois qu’on s’était ‘vu’. Ces mots qui laissaient une once d’espoir, ces mots qui lui faisaient savoir qu’il fallait choisir les bonnes batailles. « I didn’t say I was only in love with her. I said I had feelings for her, after all these years… I realized that…. there were still here. You still matter. I still feel something for you two and the only thing I asked for is to take some time apart to figure things out. It doesn’t give you the right to flirt with whomever in my place » Je remettais directement les points sur les ‘i’. Astrid ne voyait plus le sens véritable de ces propos que j’avais couché sur papier. Comme s’il s’agissait de paroles en l’air. « Ne commences pas avec ça, toi …. le vin ne changera rien. Ça n’améliorera rien ». Elle me regardait avec de la provoque, un ton condescendant et je la vis saisir la bouteille sans aucune gêne pour se servir de nouveau.

Je serrais ma mâchoire ayant du mal à supporter les mots qu’elle utilisait. « Alors déjà je ne l’ai pas fait partir comme tu dis, mais il était déjà sur le départ avant même que j’ouvre la bouche. Et tu crois sérieusement que je fais ça volontairement ? Que je suis un être aussi infâme que je t’isole de toute autre relation juste pour t’avoir à portée de main ? Tu me prends vraiment pour un type comme ça ? ». J’étais déçu d’elle; Déçu qu’elle me voit comme ça car ce n’était absolument pas qui j’étais.

J’essayais d’être constructif dans mes propos et de ne pas m’emporter afin d’éviter de faire une scène. On était sur mon lieu de travail après tout. Je me penchais donc pour ne pas à avoir à hausser le ton et d’une main je m’appuyais sur la table, de l’autre, sur le dossier de la chaise où était assise Astrid. Je la regardais ainsi droit dans les yeux « Je n’ai jamais manqué de sincérité dans tout ce que j’ai pu te dire ou t’écrire. Je pense avoir été un gars loyal mais tu cherches absolument à me blâmer. Tu me blâme parce que j’ai des sentiments pour quelqu’un d’autre et pas exclusivement toi…. Mais tu crois que je vois pas ton jeu avec Nate ? Tu crois que ça ne m’a pas fait du mal ça ? Que t’ailles vers lui en me mettant tout sur le dos ? Ne me mens pas Astrid je sais que même si Amara n’était pas là, tu aurais eu cette attirance pour lui quand même. Alors arrête ton jeu de malheureuse exclue. Ça ne te va pas ».

Je me redressais alors et lui disais avec un ton sérieux agacé par son comportement enfantin « … et si tu ne veux pas attendre, alors vas-y. Amuse-toi, vois d’autres types. Le jour où j’aurais besoin d’une opération cardiaque, je ne sais même pas si tu voudrais encore avoir à faire avec moi. Autant que je te donne ta liberté avant, si c’est ce que tu cherches tant … ». Je pensais qu’elle avait fait exprès de venir ici avec un autre type, peu importe leur relation alors qu’on était en train de prendre de la distance, je prenais ça pour moi. J’étais dur à mon tour sans m’en rendre vraiment compte. Lorsque je l’avais quitté le lendemain de la nuit d’hôtel, c’était pour aller chercher mes résultats médicaux à l’hôpital. Je n’étais pas à l’abris d’une réparation ou d’un remplacement d’une valve cardiaque un jour. Pour l’instant, je me contentais d’un suivi régulier et d’un traitement impliquant des bêta-bloquants. Ce n’était donc pas aussi grave dans l’immédiat mais je révélais à Astrid que j’avais bien plus gros problème en ce moment que ces futilités enfantines. Encore une fois, j’étais injuste car elle n’était pas au courant de tout ça. Mais je ne pouvais le lui cacher plus longtemps.

Avant qu’elle ne dise quoi que ce soit, je lui adressais de nouveau la parole « You have no idea how hard it is for me right now to make a choice. You’ve made my life better. You’ve made me a better person and I don’t want to hurt any of you. The only thing that came up to me up until now is stepping away.  Don’t blame me for protecting your hearts. Because this is what I’m trying to do » Je reprenais la bouteille dans l’idée d’interdire Astrid d’en boire plus et la ramenais au comptoir. Je me détestais pour avoir dit tout ça à Astrid, de cette façon mais qui voulait d’un homme qui finalement avait un cœur fragile ? C’était une passade certes, mais autant littéralement que figurativement, j’avais mal au cœur.

D’ailleurs, dès que je la sentis me rejoindre, je me sentis de m’excuser immédiatement pour mes propos quelques instants auparavant.

Emi Burton
Revenir en haut Aller en bas
Astrid WestLe vin est un puissant lubrifiant social
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t1468-astrid-west-apres-l-ora http://www.ciao-vecchio.com/t1486-true-colors
ID : Pyro (F)
Faceclaim : Blake Lively + ©moonic
Multi-comptes : Masha & Stella & Oliviero
Messages : 4838 - Points : 2035

Âge : 33 ans
Métier : Professeure de langues à l'Université de Naples
Sujet: Re: [Terminé] Like meeting for the first time ( le Mar 9 Jan - 17:14 )

Like meeting for the first time
Astrid & Giovanni


• Musique : By your side

Même si elle lui expliquait qu’elle lui avait déjà parlé de Brandon dans le passé, il semblait ne rien vouloir entendre. En fait il ne semblait pas la croire et ça l’énervait un peu. Pour une fois qu’elle était totalement honnête et transparente avec lui, et il la traitait comme si elle lui inventait des histoire. Il osait même avancer que Brandon aurait des intentions cachées, et que le fait d’être veuf ne l’empêcherait pas de faire des avances à Astrid. En même temps, ils avaient déjà été proches il y a de cela quelques années, mais ça Giovanni ne le savait pas. Du moins, pas encore. Elle savait que ça ne ferait qu’ajouter de l’huile sur le feu, un feu qui n’avait pas besoin de grandir. Elle voyait ses traits tirés et ses mâchoires serrées, signe qu’il n’avait pas du tout apprécié ce qui venait de se passer sous ses yeux. Cette femme pour qui il avait des sentiments, près, trop près d’un autre homme, ça lui était insoutenable. Astrid ne voyait même pas l’intérêt de répondre à ce qu’il venait de dire, trop dégoûtée qu’il puisse penser une telle chose de Brandon. Elle l’avait vu dans les derniers mois, le coeur brisé par la perte de sa femme, de cette femme qui était tout pour lui. Celle avec qui il se voyait faire le reste de sa vie, avoir des enfants. Elle se rappelle qu’il lui parlait souvent de ses multiples fausses couches, qui étaient malheureusement un signe du cancer qui l’emporterait peu de temps après. Frustrée par la situation et aidée par le vin qu’elle venait de caler, elle sortit le papier que Giovanni lui avait laissé il y a quelques jours sur son oreiller. Elle le plaqua contre la table avant de le confronter sur ce que ces mots voulaient dire, ce qu’ils représentaient. Si elle avait été d’abord touchée par cette citation, elle avait maintenant l’impression d’être piégée, qu’il insistait à ce qu’elle se batte pour lui et pour eux, alors que son coeur penchait aussi pour une autre femme. Elle le trouvait injuste de lui en demander autant, alors qu’elle avait l’impression de ne rien recevoir de lui depuis des semaines. To flirt? You think I’m flirting, is that it? So I can’t have a nice afternoon and a drink with a friend, but you can spend multiples days a week with her? You do realize how unfair you are with me, right? J’suis supposée faire quoi Giovanni, hein? Rester dans ma chambre d’hôtel et attendre que tu viennes me chercher, comme Rapunzel dans le haut de sa tour? Alors qu’elle finissait son verre, il l’avertissait de ne pas commencer avec ça. Il était habitué maintenant, il savait qu’elle avait tendance à tomber dans la bouteille quand les choses se corsaient entre eux. Ce n’est pas vraiment qu’elle avait un problème, mais elle aimait l’effet que ça faisait sur elle, cet engourdissement. Mais ça avait aussi l’effet de la faire parler, trop parfois, presqu’à la faire regretter certains mots. Don’t patronize me. I’m fucking 33 years old, I know how to take care of myself. Ne voulant rien entendre, elle prit la bouteille directement de ses mains pour se resservir, voyant qu’il n’était pas trop enclin à le faire. Il avait raison sur un point ; ce n’était pas lui qui avait fait fuir Brandon. C’est vrai qu’il était déjà sur son départ lorsque Giovanni était venu à leur rencontre. Je ne te prends pas pour un ‘type comme ça’. Je dis seulement que c’est ce que tu fais, que ce soit volontaire ou non. Tu ne vois pas comment tu m’empêches d’être près d’autres hommes? Parce que selon toi ils ont des idées derrière la tête, ils me manipulent ou parce que tu crois que je flirt avec eux dès que j’ai un sourire? Tu me prends pour une enfant ou quoi? Ou bien comme ta petite chose, que tu ne veux pas partager avec personne? Tu ne me fais pas confiance, is that it? Tu crois que je vais me jeter dans les bras du premier mec qui me donne un peu d’attention? Astrid était directe, presque provocante avec lui. Elle ne savait pas si c’était que l’alcool qui la faisait parler comme ça ou si c’était le fait qu’elle n’en pouvait plus de se sentir presque possédée, prise dans ce triangle amoureux, sans qu’elle ne l’ait demandé.
Ne voulant pas causer de scène, il s’était rapproché d’elle afin de lui parler en la regardant dans le blanc des yeux. Un bras de chaque côté d’elle, il ne lui donnait pas le choix de rester et l’écouter. Il était imposant quand même. À un autre moment elle l’aurait trouvé attirant, mais ce soir elle n’avait pas cette idée derrière la tête. Les bras croisés, elle l’écoutait parler alors qu’il ramenait encore le sujet sur Nate. Selon quoi même si Amara n’était pas revenue dans le portrait, elle aurait été tout de même attirée par lui. Elle n’y avait jamais réellement réfléchi, mais elle ne pouvait nier cette affirmation en bloc. Et te blâmer parce que tu n’as pas ‘exclusivement des sentiments pour moi’, c’est pas une bonne raison? J’crois que n’importe quelle personne sensée réagirait de la même façon. Il était dur avec elle, comme elle l’avait pu être aussi un peu plus tôt. Mon jeu avec Nate? Mais de quoi tu parles? Je ne sais pas si c’est la jalousie qui te fait dire n’importe quoi, mais tu bats des records aujourd’hui. Approchant son visage du sien, elle murmure presqu’à son oreille.  You think I’m playing a game with Nate? You think what I feel is fake? Well I have news for you...Elle n’a même pas le temps d’ajouter un mot de plus qu’il se redresse, clairement encore plus irrité qu’il y a 5 minutes. Il continue en lui disant que si c’est ce qu’elle désire, qu’elle peut reprendre sa liberté. Il mentionne en même temps son coeur, lui donnant des nouvelles indirectement sur les résultats qu’il a probablement reçus ce matin. Le visage amusé d’Astrid devient inquiet, lorsqu’il mentionne une possible chirurgie.  Tu crois que c’est moi qui ne veut pas attendre? Seriously? Ça fait des semaines que j’angoisse, que je te vois aller vers elle, que je te sens t’éloigner. Et pourtant je suis restée, je n’ai rien dit. Alors je t’interdis de me parler ainsi, de me traiter comme une volage, comme celle qui t’abandonnerait au pire moment, au moment où tu aurais le plus besoin de moi. T’as été bas ce soir, mais celle-là, c’est remarquable. Elle ne veut même plus le regarder tant elle est blessée. Elle se retourne vers la table, lui offrant son profil. Elle n’aurait jamais cru qu’il oserait lui dire de tels trucs. Clairement il en avait plus sur le coeur que ce qu’il ne laissait paraitre. Il continua, plus en douceur, en lui mentionnant qu’il faisait tout ça pour la protéger, les protéger. Astrid et Amara, les deux A qui habitaient son coeur. Dans un dernier souffle, il disait que c’était ce qu’il essayait de faire, du moins. Prenant la bouteille avec lui, il la laissa pour rejoindre Lyla qui était derrière le comptoir. Elle détestait quand il faisait ça, la laisser en plan en plein milieu d’une conversation. C’est donc sans hésiter qu’elle se leva pour le suivre. Elle reprit son souffle, question d’essayer de se calmer. C’était quand même son lieu de travail et surtout son bar. Elle ne voulait pas lui créer d’ennui ou lui faire honte. Elle s’adressa directement à Lyla, lui demandant si elle pouvait tenir le bar quelques instants, le temps qu’elle parle avec Giovanni. Lyla semblait un peu mal à l’aise qu’Astrid ose lui demander un tel service, mais elle s’en fichait sur le moment. Elle suivit donc Giovanni derrière et ils descendirent les escaliers pour arriver à la cave. C’était un peu plus frais, mais même sans son veston, elle avait tellement chaud que c’en était rafraichissant. Can we just talk? Like adults? Les joues rosies par l’alcool, elle était adossée contre le mur en pierre qui était froid contre sa peau. How much time do you need? I know this is an impossible situation for you, for her and for me. But I can’t be like this, ‘in between’ much longer...I need to know. Either you take me, or you let me go Gio. Comme un ultimatum, elle leva les yeux vers lui, tentant de voir ce à quoi il pensait, ce qu’il ressentait. Mais il était difficile à lire récemment. I’m going on a trip in London next week. It’s with the university. I’ll be there for a week. Elle fit une pause avant de mentionner la suite. Nate will be there too. Comment enfoncer le couteau dans la plaie. Elle irait à Londres avec lui, alors qu’elle était supposée y être quelques jours plus tôt, avec Giovanni. Elle remarquait bien l’absurdité de la chose, mais elle n’avait pas pu prévoir que ça se passerait ainsi. I’ll be back in 2 weeks. That’s how much more time I’m willing to wait. For you. Voyant qu’il semblait un peu sous le choc de cette annonce et surtout de cette demande, elle le laissa pour remonter en haut, s’enfargeant du même coup dans la première marche. Shit...Elle n’avait pas mangé depuis plusieurs heures et le vin lui était monté à la tête. Elle n’était pas en état de conduire, mais heureusement elle avait laissé sa voiture à l’hôtel. Elle décida de s’asseoir quelques instants au bas des escaliers, massant son genou pour faire passer la douleur.  If we’re being totally honest tonight, cause that seems to be the theme...Can I ask you something? You said earlier that you had feelings for both of us...but, do you love me? Or is that all it is, ‘feelings’, after a year together? Elle ne savait pas si elle était prête à connaître la réponse, mais il était trop tard, la question était posée. Voyant qu'il restait quelques instants silencieux, elle se leva à nouveau pour aller vers lui, déposant un ultime baiser au coin de ses lèvres. Voyant qu'il ne semblait pas répondre à ses avances, elle se recula un peu. So that's it, huh? Not even a kiss? Astrid mordillait sa lèvre inférieure, les yeux humides. Elle ne savait pas si c'était la colère qui le retenait ou bien s'il ne voulait pas lui faire de faux espoirs, mais elle, elle n'avait qu'une seule envie et c'était d'avoir ses lèvres, que pour elle, une dernière fois avant de le quitter pour deux semaines. Et qui sait, peut-être une dernière fois pour longtemps...


Emi Burton
[/quote]


   Tell me something I can hold on to forever and never let go.

(c) crackle bones
Revenir en haut Aller en bas
InvitéInvité
avatar
Sujet: Re: [Terminé] Like meeting for the first time ( le Mer 10 Jan - 12:43 )

Like meeting for the 1st time
Astrid & Giovanni

• Musique : Lost in Space

Depuis l’instant où mon regard c’était posé sur Astrid et cet inconnu, je ne parvenais pas à me dérider, à effacer ce visage un peu crispé et peu accueillant. Quand bien même j’essayais de parler avec un tons des plus naturels sans hausser la voix, j’arrivais pas. C’était dur de me retenir. Mon caractère y était pour beaucoup. Je blâmais Astrid sans que ça soit pour autant cohérent car elle ne flirtait pas systématiquement avec les hommes dès qu’elle passait un instant avec eux. Je ne le pensais pas vraiment, mais une espèce de jalousie en moi me poussait à dire ces choses désagréables. Puis le fait que j’étais encore perdu, incapable de prendre une décision quant à ma vie sentimentale. Alors oui, l’aimer me menait aussi à tenir de tels propos afin d’éviter tout autre ‘concurrent’ potentiel de l’approcher de trop près, de la regarder avec trop d’insistance et de la toucher de façon plus significative. « Bien sûr que non… » rétorquais-je en hochant la tête négativement quand elle faisait référence à une attente en haut d’une tour.

Je la contrôlais, dans le fond. Je l’étouffais. Peut-être pas dans notre relation mais ce soir, je poussais le bouchon un peu trop loin et je ne m’en rendais compte qu’à retardement, une fois que j’eus agi ou parlé. Ça ne me réussissait pas, ce triangle finalement. « Qu’est-ce que tu vas inventer ?! Je ne te prends pas pour une gamine et encore moins une chose. Et oui, oui j’ai cette crainte qu’un type, bien intentionné ou non jette son dévolu sur toi … on est dans une phase un peu compliquée et tout signe de bienveillance, attention ou quoi que ce soit qui te fasse te sentir mieux que maintenant est susceptible de t’attirer. Là-dessus je ne pense pas me tromper, t’es peut-être pas naïve mais j’suis pas con non plus. Je t’observe. Je te connais » *enfin presque* pensais-je de suite après. Vu ce que j’avais découvert aux périodes des fêtes. Mais je la savais fragile, cette femme qui se voulait forte et déterminée. Et j’étais peut-être de nature confiante, je ne prenais pas non plus les relations pour acquis. Je savais qu’à tout moment je pouvais la perdre, perdre ce qu’on avait construit en un an. Et ce n’était pas rien à mes yeux. J’avais toujours eu cette sensation que je sois avec elle, Amara ou une autre femme. Ne jamais se reposer sur ses lauriers, être le plus loyal et investi. Croire en la relation pour qu’elle fonctionne.  Et j’accordais de l’importance à celle-ci, en dépit de ce qu’elle pouvait croire sur le coup. Je me comportais comme un connard c’est vrai mais c’était plus fort que moi. Cracher ces mots pour vider mon sac était nécessaire.

D’ailleurs j’enchainais les ‘bêtises’ en revenant sur le sujet Nate. Astrid me faisait comprendre que ma connerie dépassait l’enchantement. Je glissais par la même occasion des informations que j’avais obtenues après mon passage à l’hôpital le lendemain de la nuit à l’hôtel sans pour autant m’attarder sur ce point. La blondinette s’ouvrit alors un peu. Est-ce que mon inconscient faisait de moi un type désagréable à la limite du supportable pour me permettre de faire un choix ? De ne faire souffrir personne ? De laisser les autres prendre les décisions pour une fois ? Je n’en savais rien et j’aurais bien eu besoin d’une aide pour analyser ce comportement que j’adoptais sans le vouloir. En tout cas, j’étais malgré tout assez touché par le fait qu’elle m’annonce ne pas abandonner aux moments difficiles. En même temps, elle aurait pu baisser les bras à la seule annonce du retour de Amara mais n’en n’avait rien fait. La traductrice avait composé avec ce fait nouveau là où beaucoup auraient été déstabilisées. « Whatever » déclarais-je un peu détaché. Je redescendais en direction de la réserve au sous-sol pour déposer une caisse de vins vide et en remonter une autre. Je ne vis donc pas Astrid qui demandait à Lyla de tenir le bar quelques instants supplémentaires.

J’entendais malgré tout les pas de la jeune femme dans mon dos même une fois en bas. Au moment où je lâchais le carton au sol, je posais mes poings sur mes hanches en soupirant car je n’avais pas de réponse à sa question. Malheureusement et s’il était question de chronomètre, de minuteur ou sablier, n’importe quel objet qui mesurerait le temps alors ça serait plus simple. « Je sais que c’est difficile à comprendre, à supporter, mais je n’ai pas de réponse, je ne sais pas combien de temps et je sais aussi que ça ne peut pas durer comme ça éternellement… » je parlais au même moment qu’elle me disait de rester avec elle, ou de la quitter ce qui m’arrêta net dans mes propres paroles. L’entendre dire ça à haute voix était une espèce d’électrochoc. Encore plus ce qui suivait car elle ne me laissa pas d’instant de réaction possible avant de m’annoncer qu’elle allait à Londres. Londres où l’on aurait du passer le nouvel an. A quelques semaines près…. elle y allait. Et pas seule. « So that’s the plan now ? You give me two weeks ? Two more fucking weeks and then, that’s it ? We’ll end up asking each other yes or no ? ». Je la laissais quand même remonter les escaliers après qu’elle m’ait imposé ce délai et l’idée qu’elle y aille avec Nate m’enchantait vraiment pas mais j’étais mal placé à cet instant précis pour en rajouter une couche. Je reprenais alors à quelques pas une autre caisse de vins, avec des bouteilles pleines cette fois-ci et vis en me retournant la jeune femme qui s’était blessée avec les marches. La maladresse serait toujours son compagnon. L’alcool aussi. Je reposais alors vite la caisse pour m’approcher d’elle « Are you okay ? ». Je m’accroupis face à elle, qui était désormais assise sur la première marche. Petite égratignure au genou, rien de bien grave mais elle semblait être au bout du rouleau. Mon regard approuvait d’ores et déjà la question qu’elle me poserait et ça ne tarda pas.

Je restais alors figé, en la regardant dans les yeux, prenant quelques courtes secondes pour moi avant de répondre. En repensant à toute cette année, à tout ce qui s’était passé. Avant que je ne réponde, elle se releva et je fis de même. P*** j’étais vraiment con ce soir. S’il y avait un trophée pour récompenser les types comme ça, je le décrocherai sans aucun effort. Incapable de réagir ou de dire quoi que ce soit, confus et en même temps ressentant un Amour certain pour elle, j’étais comme bloqué en essayant de le dire. La dernière fois où j’avais commencé à l’écrire, j’avais cédé à ce problème cardiaque. La seule femme à qui je l’avais réellement dit, droit dans les yeux, c’était Amara. C’est pour cela qu’il me semblait difficile de mettre des mots sur ce que je ressentais quand j’étais avec une autre femme, bien que les sentiments étaient similaires. Ces mots étaient ceux auxquels je me disais qu’une femme s’accrochait, se tenait et les dire à mauvais escient ou simplement parce que elle le demandait ne serait pas forcément une bonne chose. Pourtant je pouvais le dire, à Astrid. Car c’était ce que je pensais, je ressentais.

Finalement elle remontait les escaliers face à mon incapacité à faire quoi que ce soit de bien ce soir. Je repris la caisse que je devais monter et suivi après quelques minutes. Je déposais la caisse à Lyla en lui donnant deux-trois instructions et demandait où était Astrid. Elle était déjà retournée à sa table, en train de prendre ses affaires. Je me dirigeais à mon tour vers elle. « Astrid wait ». Je repris mon souffle avant de dire « I’m sorry. Sorry for being a jackass, sorry for… not telling you what you want to hear or doing what you want me to do. It’s just that… I do feel what love feels like. With you. I just don’t know why it’s this hard for me to say it. But it’s the same. This year together… us…. it’s one of the best things that has happened to me since, you know. And I want to make this work. I just don’t know how, and I don’t know how much time is needed to figure things out.  I … ». Mon discours ne devait pas lui plaire, ou peut-être même qu’il la décevait mais je lui devais honnêteté. « … I just want to focus on some vital things right now. Maybe it’s selfish, maybe it’s not the good time and I should have been doing this earlier but, I didn’t care back then. And now I know I don’t want to mess things up, I’d rather solve whatever is needed to be solved one step at a time…. and not being with anyone right now may be the only thing I can handle… You both complete me. And I need you. But I feel like I’m not letting you live the way you want in the meantime. And I don’t know how long this would last…. ».

Je réajustais le col de sa veste en même temps que je m’approchais d’elle encore plus, à quelques centimètres pour lui parler plus doucement « Look, I want to kiss you right now. So much. I want to touch your skin, to …. so many things. But then what ? Tu irais à Londres, je serai ici à essayer de faire le tri ….  On rendrait les choses encore plus difficiles non ? J’ai l’impression que à chaque fois qu’on se rapproche maintenant, ça nous conforte dans cette situation sans en voir le bout… et encore une fois, ça nous ferait encore plus de mal au final ». Je m’éloignais alors de Astrid de quelques pas encore en disant que je ne méritais aucune d’elle, finalement. Etait-ce la vérité ? Et si oui, était-ce la seule ?

Emi Burton
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Sujet: Re: [Terminé] Like meeting for the first time ( le )
Revenir en haut Aller en bas
 
- [Terminé] Like meeting for the first time -
CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Rues du centre
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Rues du centre