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- [Terminé] Dérapage -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Rues du centre
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Astrid WestLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: [Terminé] Dérapage ( le Lun 8 Jan - 23:42 )

Dérapage
Astrid & Brandon



Astrid avait vu dans le lobby de l’hôtel qu’une soirée était organisée pour célébrer la nouvelle année. Elle avait lieu un peu en retard. Mais c’était afin d’avoir le plus de participants possible. Elle n’était pas certaine d’y aller, n’étant pas accompagnée, mais si cela lui changerait un peu les idées. La blonde avait même pensé pendant quelques instants inviter Giovanni, mais elle changea d’avis, voyant que ce n’était pas du tout une bonne idée. Il était presque 19h et elle était encore en pyjama dans son lit, incapable de se décider. Et puis merde, elle avait bien le droit de s’amuser quand même. Giovanni ne pouvait pas s’attendre à ce qu’elle reste enfermée dans sa tour jusqu’à ce qu’il se décide à faire un choix entre elle et Amara. Elle ne lui appartenait pas et n’avait pas besoin de rester seule à chaque soir et se morfondre. Elle prit donc une douche rapide et choisit sa fameuse robe rouge pour l’occasion. Autant briller si elle décidait de sortir d’entre ces quatre murs. Ses cheveux blonds étaient attachés simplement et son maquillage était discret, ne servant qu’à camoufler quelques imperfections et mettre ses traits en valeur. Talons hauts dans les pieds, elle n’avait même pas besoin de mettre un manteau puisque la réception était dans le même immeuble, au premier étage. Elle n’avait qu’un petit sac à main dans lequel se trouvait son téléphone, son portefeuille et un gloss. Sa tenue se fit remarquer avant même qu’elle n’arrive à destination alors que deux hommes, qui avaient visiblement déjà commencé à boire, se permettaient de la complimenter et surtout de laisser leur regard un peu trop longtemps sur son décolleté. Une fois au rez-de-chaussée, l’un d’eux prit même un peu de force la main d’Astrid pour l’entraîner un peu plus loin, question de profiter de cette soirée. Elle avait beau refusé et tenter de se défaire de la poigne de l’homme, il était insistant. Astrid était relativement forte et courageuse, mais cela lui rappelait de mauvais souvenirs : son ex Tom, qui avait été violent pendant plusieurs semaines avec elle. Il n’y avait personne dans le lobby sauf la réceptionniste un peu plus loin derrière son comptoir. Mais lâche-moi merde, ou je crie! Elle était sérieuse et n’hésiterait pas une seule seconde à attirer l’attention si elle sentait que son intégrité physique .était menacée. Elle n’eut heureusement pas à le faire, puisque Brandon, l’un de ses bons amis, intervint. Il n’avait pas même pas eut à user de violence, seul sa carrure imposante et sa voix forte avaient suffi à les éloigner. Astrid passa une main sur son avant-bras légèrement endolori avant de le remercier. L’américaine était aussi un peu surprise de le voir ainsi, habillé de façon plutôt chic. Elle ne l’avait jamais vu ainsi et avait l’impression de le découvrir sous un autre angle. En fait, il était plutôt beau dans cet habit noir, avec un petit noeud papillon qu’elle s’empressa de replacer tendrement. Que fais-tu ici? Tu viens à la soirée organisée par l’hôtel? C’est marrant, j’aurais juré que c’était pas ton truc ces fêtes-là...Elle regarda rapidement aux alentours pour voir s’il était accompagné d’une jolie demoiselle. Elle ne vit que deux hommes un peu plus loin qui les regardait, probablement des amis de Brandon. Ils portaient par contre un uniforme ce qui lui fit penser qu’ils faisaient probablement partie de l’équipe sécurité pour l’évènement. Tu es venu seul? Si tu veux j’accepte de t’accompagner, question que tu n’aies pas l’air trop ringard dit-elle en rigolant avant de passer son bras autour du sien et de se diriger vers l’entrée de la salle. Elle salua rapidement d’un hochement de tête celui qui était un ami de Brandon avant de pénétrer la salle, attrapant rapidement une flute de champagne sur un plateau qui était traîné par l’un des serveurs. La salle avait été décorée pour l’occasion : guirlandes et ballons de couleur dorée, blanche et argent sur les murs. Les lumières étaient légèrement tamisées et il y avait quelques tables et chaises en périphérie alors que le ‘dance-floor’ était au milieu. La soirée était encore jeune, alors il n’était pas encore très populaire, mais elle se doutait que d’ici une ou deux heures, la majorité des invités s’y trouveraient. C’est magnifique ce qu’ils ont fait avec l’endroit...T’as faim? J’ai remarqué le buffet là-bas dans le coin dit-elle en pointant avant de terminer son verre. Astrid était en mode ‘party’ et elle comptait bien accumuler les verres question de se dégourdir un peu et d’oublier ce qu’elle vivait avec Giovanni. Alors qu’Astrid s’était éloignée un peu pour aller se chercher un autre verre, une brunette s’était approchée de Brandon, l’invitant sur le plancher de danse. Sans aucune subtilité, elle lui montrait de l’intérêt et était même plutôt charmante, mais Astrid savait que ce n’était pas du tout le type de l’américain. Comme pour le sauver, la blonde revint rapidement aux côtés de Brandon, posant sa main dans le bas de son dos avant d’incliner légèrement la tête pour le regarder avec ses yeux doux. Ça va chéri? J’ai pas été trop longue? Il n’en fallait évidemment pas plus pour faire fuir la jeune femme alors qu’Astrid éclata presque de rire.  Désolée j’ai pas pu m’empêcher...J’voyais bien que tu avais besoin d’une bouée pour te sortir de là. Elle fit cogner son verre contre le sien avant de prendre une gorgée. À l’année qui s’en vient...mais surtout, à cette soirée qui sera mémorable. Mémorable parce que je vais enfin voir danser Mr. Fletcher. Elle se faisait taquine, sachant que ce n’était pas trop son truc. Mais elle ne lui laisserait pas le choix, c’était l'occasion rêvée de le voir se déhancher un peu.


Emi Burton


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Sujet: Re: [Terminé] Dérapage ( le Mar 9 Jan - 18:59 )

Dérapage

« Hey, Fletch’ tu viens ce soir ? » « Moi j’y serais en tout cas. Je ne manquerais cette soirée pour rien au monde, à défaut de … » « Est-ce quelqu’un sait si Andrea sera de la partie ? » « Et Marica ? » C’était la cacophonie la plus totale dans la salle de repos du deuxième étage de la brigade criminelle. Tout le monde parlait de La soirée qui avait lieu ce soir même. Les organisateurs avaient réservé une salle spécialement pour cet événement, à l’hôtel. Un gobelet de café à la main – ou de la pisse chaude et/ou du jus de chaussettes, c’est selon – je me frayais un chemin parmi mes collègues pour rejoindre rapidement mon bureau, ou le silence et le calme régnaient en maître. Une main se posa sur mon épaule et me fit arrêter. « Je sais que ce n’est pas vraiment ton truc mais … » Mon interlocuteur se mordilla la lèvre inférieure, hésitant presque à poursuivre « ça nous ferait vachement plaisir que tu viennes ». Il s’en alla, sans donner de réponses. J’avais juste eu le temps d’acquiescer. La proposition venait d’un de mes collègues, qui suite à une bavure durant une mission – rendant mon ancien coéquipier en chaise roulante – se retrouvait derrière un bureau, pendant quelques temps. Jusqu’au moment où il se sentira à nouveau prêt à retourner sur le terrain. Ce jour-là, j’étais avec eux et … disons que j’ai eu beaucoup de chance. Juste avant de franchir la porte, je le fis se retourner vers moi « Il y aura également Giacomo », il s’interrompit, pendant que mes yeux regardèrent dans le vide. Giacomo. Celui qui n’avait pas eu de chance. Celui qui se retrouvait avec une enveloppe inutile. « Et puis, on va montrer à ces petites jeunes de quel bois les vieux se chauffent ». Je souris malgré moi, perdu dans le passé. Pour une fois, je ne pensais pas à Mary, mais bel et bien à cet événement. Je soupirais en retournant à mon bureau. Une pile d’affaire élucidées trônait bien fièrement dans toute la pièce, en attente d’un rapport.

Sur le coup des 19hoo je me retrouvais devant la devanture de l’hôtel, un mégot à la main. Selon les messages que je venais de recevoir, mes anciens coéquipiers – Tomaso & Giacomo – étaient à l’intérieur et – si j’avais bien déchiffré les sms – avaient déjà commencé le concours de celui qui avait la plus grosse avec les petits bleus de l’équipe. Je tirais une dernière bouffée sur ma cigarette, levant les yeux au ciel. Ils ne changeraient jamais, ces deux-là. Ce qui me mit du baume au cœur. Malgré sa chaise roulante, Giacomo était toujours présent parmi nous. Il ne se laissait pas démonter facilement. Du moins, c’est ce qu’il paraissait. Prenant une grande inspiration, lissant le bord de mon veston sorti pour l’occasion, je franchis le seuil, me retrouvant en plein milieu de la réception. Pour cette soirée spéciale réveille organisée quelques jours plus tard, j’avais opté pour un des seuls costards que j’avais en réserve. J’avais vite abandonné l’idée d’utiliser le même que j’avais porté le jour de mon mariage et j’avais donc choisi le deuxième. Celui pour les occasions spéciales, comme d’autres mariages, enterrements, baptêmes etc. Il ne fallut pas longtemps avant que mon regard se posa sur une jeune femme blonde, toute de rouge vêtue. Elle était juste magnifique. Il ne fallut pas longtemps non plus pour qu’elle soit rejointe par un autre homme. Cela m’étonnait juste à moitié. Toutefois, sans aucune raison précise, je restais planté là, j’étais soudainement pris de doute. Avancer ? Rentrer à la maison ? Le nouveau couple attira mon attention. De ce que je voyais, elle n’était pas dans une très bonne posture. Ma décision prise, je me dirigeais vers eux d’un pas rapide. Cinq secondes me suffirent pour la reconnaître. Et le reconnaître. Je fusillais des yeux mon coéquipier, Andrea, celui qu’on m’avait désigné contre ma volonté – et autant dire qu’on ne se portait pas dans nos cœurs. En moins de deux, il lâcha prise et repartit la queue entre les jambes, tout en me lançant un regard noir par-dessus l’épaule. « Astrid ? », question bête, mais c’était tout ce qui m’était venu. Les bras croisés, je restais planté devant elle, surveillant que l’autre ne revienne pas et surtout vérifier que tout allait bien. « Ça va ? », demandais-je. Avec ce genre de personnes, on n’était jamais à l’abri. « Ma foi. Oui. Honnêtement, je n’aurais jamais pensé non plus me retrouver ici. Ce sont mes deux anciens coéquipiers qui m’ont forcé à sortir un peu de ma tanière », dis-je, rigolant, dissipant ainsi le malaise qu’il aurait pu y avoir. « Tu ne peux pas t’en empêcher hein ? Plus maniaque que moi, toi. Merci ».

Ne voulant pas plomber l’ambiance, déjà que j’étais sorti, et devant sa joie de me voir là, je décidais de ne pas répondre acerbement. Avec quelqu’un d’autre, je n’aurais pas hésité une seconde. Pas avec elle. « Oui et non. Comme dit, mes coéquipiers » j’avais encore de la peine à les voir autrement « se trouvent quelque part dans cette salle. J’accepte donc volontiers ta proposition et … » je m’approchais dangereusement d’elle, mon regard s’étant fait plus dur « je ne suis pas ringard » avant de reculer et de lui sourire. Bras dessous bras dessus, nous rejoignîmes la salle. Il fallait bien l’avouer, ils avaient un boulot impression pour la décorer. Ils n’y étaient pas aller de main morte et n’avaient certainement pas dû chômer. Au passage, je saluais d’un coup de tête un officier de police engagé pour la sécurité, que je connais de vue. Tout comme Astrid, je pris au vol une coupe de champagne. Cela ne me ferait pas de mal. Je savais me contrôler et, au pire, nous étions dans un hôtel. Ce n’était pas ici que les chambres manquaient. J’acquiesçais, toujours émerveillé par ce qui m’entourait. Si seulement … Non. Il ne fallait surtout pas que je pense à elle. « Je te l’accorde, c’est magnifique, tout comme … », je m’interrompis à temps. « Euh … pas vraiment non. Vas-y seulement, je t’attends. Après tout, tu es ma cavalière pour ce soir ». Sur ces mots, elle s’éloigna direction buffet tandis que je fis quelques pas de mon côté, cherchant du regard mes amis. Astrid avait disparu de ma vue depuis à peine cinq secondes qu’une tornade brune se jeta carrément contre moi. Volontairement. Clignant les cils à une telle vitesse que je fus étonnée que ses faux cils ne se firent pas la malle. J’étais tant bien que mal de m’en défaire, sans réussite. Elle s’agrippait à moi comme une lionne, roucoulant, simulant un bisou avec ses lèvres botoxés, le maquillage coulant de toute part et surtout, le pire, elle puait la cocotte. Adieu monde cruel. Retournement de situation, cette fois-ci c’est Astrid qui me sauva. Au contact de sa main dans mon dos, mon corps se crispa légèrement, plus habitué. Je me tournais vers elle, tout sourire, lui déposant un chaste baiser sur la joue, tout en regardant de biais la femme brune qui s’en allait, fulminant. A peu de chose près, on voyait la fumée sortir de ses oreilles. « Suis-je vraiment obligé de répondre ? Tu as été parfaite. Encore merci » je secouais la tête, n’en revenant toujours pas. « Mon dieu oui. Et même plusieurs bouées. J’ai bien cru qu’elle allait me bouffer ton cru. J’avais oublié à quel point les cougars pouvaient se montrer si … déterminées » J’haussais les épaules « Après tout, elles n’ont peut-être pas le choix, va savoir ». Nos verres s’entrechoquèrent. « Bonne année à toi aussi » 

Je restais quelques instants silencieux, décontenancé. « … par contre, là, je ne suis pas sûr, tu vois, que ça soit une très bonne idée » Mes yeux se posèrent dans les siens, qui se faisaient malicieux « de danser, je veux dire. Tu ne tiens vraiment pas à ta vie », dis-je, rigolant, tout proche d’elle. Un peu trop même. Je me sentis observé et, tournant la tête, je fis face à Tomaso et Giacomo, grands sourires accrochés aux lèvres. Ils de dirigèrent vers moi et j’eus le droit aux fameuses tapes dans le dos. « Et bin. Tu ne fais pas les choses à moitié toi, quand tu sors ! Charmante jeune femme que tu as là » leurs yeux pétillaient, tout autant malicieux que ceux d’Astrid. Je les fusillais du regard, plus pour la forme. Ils me connaissaient suffisamment pour savoir que je ne leur en voulais pas. « Bon, dans ce cas, exceptionnellement, on va te laisser poursuivre ta soirée … » Il se retourna ensuite vers la jeune femme, faisant une révérence. « On vous le prête » et ils s’en allèrent. Je reportais ensuite mon attention sur elle. Effectivement, elle était splendide ce soir. Resplendissante. Mon cœur se serra. « Où on étions-nous ? Ha oui, la danse », je secouais la tête « dans tes rêves, peut-être », poursuivis-je, prenant à mon tour un ton taquin « ou plus tard, quand je ne serais plus conscient de ce que je ferais ». Je ne m’étais pas rendu compte mais je ne lui avais pas lâché le bras depuis le début. « Profitons encore un moment du calme et … surtout, de descendre des verres, qu’est-ce que t’en dis ? » Jusqu’à présent, je ne lui avais posé aucune question personnelle. Je connaissais suffisamment sa situation et surtout le fait que, si elle voulait en parler, elle le ferait d’elle-même. Autant en profiter avant que certains sujets ne sortent.
 
Astrid & Brandon ❋
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Dernière édition par Brandon Fletcher le Sam 13 Jan - 21:33, édité 1 fois
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Sujet: Re: [Terminé] Dérapage ( le Mar 9 Jan - 19:54 )

Dérapage
Astrid & Brandon


Brandon était arrivé pile au bon moment pour l’aider à se défaire d’un homme bien trop insistant. Il semblait même le connaître, à voir comment les deux se regardaient. Astrid préféra ne rien dire, se considérant simplement heureuse et chanceuse d’avoir échappé aux griffes de l’autre. Il lui demanda si elle allait bien, et après l’avoir rassuré, elle agrippa son bras et l’entraîna avec elle vers la salle. Il avait répondu à sa taquinerie concernant le fait qu’il aurait l’air ringard s’il entrait seul, mais il ne s’énerva pas. Après tout, il connaissait Astrid depuis assez longtemps que ce n’était pas méchant, elle s’amusait simplement à l’embêter un peu comme ça. Il avait voulu se faire imposant quand il s’est approché d’elle, avec ce regard froid, pour lui répondre, mais elle en avait vu d’autres la blonde. Il ne lui faisait pas peur. Les deux côte-à côte, ils firent leur entrée dans cette salle qui était splendide pour l’occasion. Elle avait été décorée avec minutie et Astrid était obnubilée par les différentes couleurs sur les murs et au plafond. Tellement concentrée qu’elle ne remarqua même pas que Brandon avait failli s’embourber dans ses mots lorsqu’il répondit que l’endroit était effectivement magnifique comme...Sans jamais ne finir sa comparaison. Il la laissa filer quelques instants question qu’elle aide se chercher un petit truc à manger. Il était presque 20h30 et elle n’avait rien mangé depuis le déjeuner. Si elle comptait fêter ce soir et ne pas compter les verres, valait mieux avoir quelque chose dans l’estomac question de bien tenir l’alcool. Une fois près du buffet, elle se prit une petite assiette en plastique dans laquelle elle mit quelques crudités et morceaux de prosciutto : ce qu’elle préférait. Puis elle sentit quelqu’un taper légèrement son épaule, derrière elle. C’était Yaël, une femme qui avait la chambre en face de la sienne. Elles s’étaient croisé quelques fois dans la semaine et avaient discuté ensemble. Astrid était heureuse de la voir, et surtout qu’il y ait un autre visage familier ce soir, mis à part celui de Brandon. Elle lui présenta une autre de ses amies et demanda à l’américaine si elle était accompagnée ce soir. Gênée, elle pointa Brandon qui était un peu plus loin, près de la porte. C’est lui Giovanni? Il est venu ce soir? Astrid avait légèrement parlé de sa situation à l’autre femme et c’est pourquoi elle cru que c’était lui, le brun en costard. Non, il n’était pas disponible...c’est Brandon, un ami à moi. Et d’ailleurs je vais retourner le rejoindre je crois, il semble avoir besoin de mon aide dit-elle en voyant qu’une brune semblait l’importuner depuis plusieurs minutes déjà. Elle mangea quelques carottes et un morceau de viande avant de laisser son assiette près du buffet pour revenir auprès de Brandon. Sa main posée dans le bas de dos, elle demanda si tout allait bien alors qu’il lui répondit avec un simple baiser sur la joue. Décidément, elle était arrivée à temps. Quelques secondes de plus et je crois qu’elle te sautait dessus celle-là...Va falloir que je la surveille. Elle disait cela un peu à la blague, quoique on ne sait jamais avec ce type de femme...Armée d’une nouvelle flûte de champagne, elle trinqua à la nouvelle année avec son compagnon pour ce soir. Il s’est rapproché d’elle encore un peu plus, lui disant qu’il n’était pas certain pour l’invitation à danser. Il était si proche qu’elle pouvait sentir son odeur, un parfum très masculin, boisé, mélangé à une légère odeur de cigarette. Tout comme elle, il fumait. Enfin, Astrid ne fumait que lorsqu’elle était en période de stress, mais elle était contente d’avoir un comparse pour ce soir. Elle ne serait donc pas seule à aller se les geler dehors pour assouvir son vice. C’est vrai que j’aime le risque...Ça ne me fait pas du tout peur Mr. Fletcher. Elle répondit d’un air joueur, son regard plongé dans le sien, bien déterminée à le faire danser avant la fin de la soirée. Des voix masculines les firent sortir de leur bulle, alors qu’il soulignait le charme et la beauté d’Astrid. Gênée, les joues rosies, elle ne fit que prendre une gorgée du mousseux en guise de réponse. Après avoir embêté Brandon un peu, ils les laissèrent tranquille, mentionnant au passage à la blonde qu’ils lui prêtait l’homme pour la soirée. Elle répondit à la blague : Je vais essayer de vous le ramener en un morceau alors. Une fois à nouveaux seuls, du moins, seuls parmi cette foule, il reporta son attention sur elle, proposant d’aller boire un peu, question d’avoir du courage liquide pour affronter la piste de danse. En guise d’acceptation, elle cala ce qui restait dans son verre avant de prendre sa main pour qu’il la suive, alors qu’elle leur frayait un passage au travers de la foule, jusqu’au bar, au fond de la salle. Il y avait des tabourets disponibles pour s’asseoir au comptoir, mais Astrid préféra rester debout pour l’instant. Tu prends quoi? La première tournée est sur moi. Elle attendit qu’il choisisse un truc à boire avant de le commander, prenant un martini pour elle et deux shooters de tequila. Une fois les verres et les shooters déposés devant eux, Astrid prit le sien et le leva dans les airs pour trinquer à distance. Allez, t’as pas le choix! C’est quand même une fille qui te l’offre...Elle fit une pause, pensant ce à quoi ils pouvaient boire. Elle n’osait pas mentionner leurs amours perdus, ne voulant pas le blesser en mentionnant sa femme Mary, malheureusement partie trop tôt. À l’amour tiens. Qu’on trouve quelqu’un assez bien pour nous. Une fois la tequila avalée, elle croqua dans une lime, essayant de faire disparaître le goût très fort de l’alcool. Si jamais t’es trop ivre pour repartir ce soir, y’a un canapé dans ma chambre en haut. Il la regarda d’un air intrigué. Giovanni et moi c’est...compliqué. Je suis donc ici le temps que les choses se replacent. Elle n’avait pas envie d’en dire plus, d’abord parce qu’elle ne voulait pas gâcher leur soirée. Mais aussi parce qu’il n’y avait rien d’autre à ajouter. Elle prit une gorgée de son martini et vit que la brune de plus tôt était encore près d’eux, guettant le moment idéal pour revenir à la charge. J’crois que la cougar n’a pas dit son dernier mot dit-elle en approchant son visage de l’oreille de Brandon. Follow my lead. Se mettant dos à la brune, elle plaça les mains de l’américain sur ses hanches, alors qu’elle passait ses bras autour de son cou. Sa bouche toujours près de son oreille lui donnait des indications. Fais à semblant de m’embrasser, dans le cou. Tu n’as qu’à y enfouir ton visage. Et descend tes mains, plus bas. Elle sentait qu’il était réticent, ne bougeant pas d’un millimètre. C’est quoi, c’est ta première fois? Elle disait ça a à la blague, mais surtout pour le provoquer. Ce n’était pas qu’elle en avait envie, même si étrangement elle ne détestait pas l’idée. Mais s’il n’envoyait pas un message clair, la brune leur tournerait autour toute la soirée, et Astrid en avait déjà marre.


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Sujet: Re: [Terminé] Dérapage ( le Mar 9 Jan - 23:18 )

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Docilement, main dans la main, Je la suivis à travers la foule direction le bar, tout en tenant dans mon autre main la flûte de champagne à moitié remplie. Arrivé à destination, je la vidais d’un trait, restant tout comme elle debout. Je réfléchis un instant. Je n’avais pas forcément envie de me mettre la tête à l’envers. Mais après tout pourquoi pas ? Je ne travaillais pas le lendemain et nous étions dans un hôtel. Pas besoin de prendre la voiture pour rentrer à la maison et, dans le pire de cas, une petite marche à pied ne me ferait pas de mal. « Un double whisky, alors », je lui souris, d’un air malicieux, rentrant dans son jeu. « Je paierai la prochaine » tout en sachant qu’il y avait de fortes chances qu’elle allait se venger. J’attends un court instant, le temps que le serveur nous apporte les verres. En plus de nos deux verres, le jeune homme déposa également deux shoots sur la table devant nous. Son verre déjà en main, je fis de même. « Santé, et merci » je trempais mes lèvres dans le liquide ambre avant de le déposer sur la table et de prendre le shoot. Je ne fis aucun commentaire concernant son santé à elle. J’avais mes idées là-dessus et je n’étais pas prêt de les changer de sitôt. Elle n’était pas encore née la femme qui allait me faire changer d’avis ni me faire oublier Mary. Mission presque impossible. Et je savais également qu’Astrid le savait parfaitement, que Mary ferait toujours partie de moi. Quoiqu’il arrive. Son ombre planait partout où j’allais. Sans me faire prier, je léchais une pincée de sel, préalablement déposée dans ma paume, avalais cul sec la tequila et croquais dans le citron. Tous mes souvenirs de l’adolescence revinrent d’un coup. Spécialement ceux passé en sa compagnie. Je souris pour moi-même.

J’étais en train de déposer mon verre, brutalement, comme à l’accoutumée, quand elle me parla. Je ne compris pas de suite ce qu’elle dit ou alors mes oreilles ne voulurent pas entendre. « Attends, attends, doucement, tu as dit quoi ? » Elle me répéta ces quelques mots. Je restais silencieux, le temps de les assimiler. « Tu habites ici ?! » je l’avais dit d’un ton un peu trop brusque, bourré de reproches. A vrai dire, même si je ne me mêlais pas de ces histoires, j’avais de la peine pour Astrid et je n’étais pas d’un grand secours, malheureusement. Dès le début de la soirée, où plutôt depuis que je l’avais aperçue, je m’étais promis de ne pas ramener sur le tapis nos histoires professionnelles mais là, ce que je venais d’entendre, je ne pouvais pas passer à côté. « J’avais cru comprendre que ce n’était pas tout rose entre vous deux mais à ce point … Pourquoi l’hôtel ? Tu sais très bien que, si tu serais venu me voir, je t’aurais accueilli à bras ouvert. J’ai assez de place chez moi et la chambre d’amis et disponible » dis-je, presque sur un ton triste. Toutefois, sentant bien qu’elle n’en voudrait pas en dire plus sur le sujet et ne voulant pas ressasser toutes ces histoires, j’haussais tout simplement les épaules. « C’est bon à savoir. Va pour le canapé. Ça risque d’être plus raisonnable » Un sourire en coin s’afficha sur mon visage « A moins que je décide de changer d’avis au dernier moment et que je te pique le lit king size », je lui fis un clin d’œil, sans me départir de mon sourire. J’avais à peine pris mon verre de whisky dans les mains que le visage d’Astrid s’approcha du mien. Je grimaçais. Gosh. Je l’avais oubliée celle-là. Je devais l’admettre, elle était tenace pour son âge. Pour être sûr qu’on ne le comprenne pas, il switcha de langue et décida de parler anglais. Ne sait-on jamais. « Pourquoi la faucheuse n’est jamais là quand on a besoin d’elle ? Bon,voyons le positif. Au moins j'arrive à en attirer quelques unes dans mes filets. Quoique, pas sûr que les zombies ça compte vraiment »

Sans aucun avertissement, Astrid se rapprocha plus de moi, posant mes mains sur ses hanches, et les siennes autour de mon cou. Mon corps tout entier se crispa. Cela devait faire deux ans que je n’avais pas été aussi proche avec une femme, du moins, en charmante compagnie. Certes, je reste un homme après tout, mais là, c’était autre chose. C’était comme si quelque chose en moi s’était soudainement réveillé. Mon cœur battait plus vite. Son visage se rapprocha encore plus du mien, jusqu’au moment où ses lèvres furent à quelques millimètres de mon oreille. Je n’aimais pas vraiment recevoir des ordres, mais me rendant compte de mon attitude un peu trop raide, j’obtempérai en positionnant mes mains plus bas. Sauf que, au lieu de l’embrasser, comme elle l’avait demandé, je déposais tout simplement mes lèvres au coin des siennes. Comme si. Je laissais passer un instant, les yeux fermés, jouant le jeu. Avant de soulever Astrid dans mes bras et de la déposer sur un tabouret derrière nous. Je me collais contre elle, déposant son visage contre mon torse et enroulai ses jambes autour de ma taille. Voyant que la cougar était toujours là – pire que de la glue – je soupirais. « Gosh ». Je me défis de l’étreinte de la jeune femme – à contrecœur -  et m’approchai de la brune. « Vous voulez une photo par hasard ? Votre mari ne vous fait plus assez d’effet pour vous émouvoir autant en voyant des jeunes mariés ? Un petit conseil, si vous sortez d’ici et que vous tournez à gauche, je suis presque sûr qu’au bout d’un moment, vous allez tomber sur tout un tas de gogo dancers. Ou alors … », je suivis du regard un jeune homme qui passait dans mon champ de vision « Vous voyez ce jeune homme-là ? En costard noir, cravate rouge, cheveux coupés à la mode ? C’est un charmant jeune homme qui n’attend qu’une chose » je lui fis un clin d’œil, plein de sous-entendu. Je ne du pas le redire deux fois, la petite mémé partit au galop, derrière Andrea. Un air satisfait, je retournais auprès d’Astrid « Du balai. Avec un peu de chance, on ne l’aura plus dans les pattes pendant un moment » Et maintenant, j’allais pouvoir régler mes comptes avec elle. « La première fois ? Je pense que je n’ai pas besoin de répondre à cette question et que tu le sais très bien » Je m’approchais d’elle, lui chuchotant à l’oreille « D’ailleurs, rien qu’en y repensant, mon dos se souvient encore des griffures … » Je me décalai. A cause de la chaleur, j’enlevais ma veste, la déposant nonchalamment sur mon épaule. Tout en me disant qu’il fallait que j’aillai la déposer aux vestiaires ou … « Par hasard, tu sais si y a un endroit où je pourrais poser ma veste ? Pas très envie de me la trimballer. Tu m’accompagnes ? Et, si ça te dit, on pourrait très bien faire un détour par une terrasse. Question de prendre un peu d’air ». Sans qu’elle me demande quoique ce soit, je la repris dans mes bras avant de la reposer par terre. Une fois que nous étions face à face, je la repris par la main, avant de l’entraîner vers la sortie, à la recherche d’un vestiaire ou d’une terrasse « Si j’me trompe de direction, fais-le moi savoir. Vu que t’habites ici ... » j’avais toujours de la peine à y croire « … sinon je prendrais ta chambre comme penderie ». Toutefois, dans un premier temps, une cigarette et  une grande bouffée d'air frais s'imposait.

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Sujet: Re: [Terminé] Dérapage ( le Mer 10 Jan - 0:59 )

Dérapage
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Alors qu’Astrid demande au barman de mettre la facture sur son compte, indiquant qu’elle a une chambre dans l’hôtel, Brandon sert son portefeuille indiquant qu’il paiera la prochaine. Astrid hoche de la tête, même si elle n’a aucune intention de le laisser payer quoique ce soit ce soir. Alors qu’elle trinque à l’amour, au bon, elle voit bien que sans déranger Bran’, ça l’agace un peu. Elle a peut-être fait une erreur en parlant de ça, lui remémorant des souvenirs qu’il aurait préféré garder ‘enterrés’ ce soir. Elle sait bien qu’il pense encore souvent à Mary, qu’il n’a pas totalement fait son deuil. Elle ne l’a d’ailleurs pas encore vu avec une autre femme depuis son décès. Et il ne lui a même pas parlé d’histoires d’un soir. À moins que c’est parce qu’il ne préfère le garder pour lui...Dans tous les cas, elle voit qu’il est encore énormément attaché à elle, et qu’avant de se donner le droit de tomber en amour, ça prendra encore du temps. Et encore, faudra trouver la bonne, celle qui arrive ne serait-ce qu’à la cheville de Mary n’est pas encore née. Elle avale donc la tequila, non pas sans une grimace, avant de déguster son martini. Ils ne sont pas là depuis très longtemps et ils en sont déjà à plusieurs consommations. Astrid sent d’ailleurs sa tête tourner un peu, n’ayant que manger que quelques crudités un peu plus tôt. À la blague, elle mentionne le canapé qui est dans sa chambre et qu’elle offre à Brandon. Il n’est pas sot, il fait 1+1 et comprend que si elle est ici, c’est parce que y’a un truc qui cloche avec Giovanni. Et ça s’entend dans son ton. Il semble à la fois triste et agacé que tout cela lui arrive. En même temps, il ne connait pas les détails et c’est difficile de comprendre leur relation et ce fameux triangle amoureux... Je sais, je sais, ta porte est toujours ouverte, blablabla. Elle sourit légèrement, elle ne veut pas le vexer. Elle se compte d’ailleurs très chanceuse d’avoir des amis comme lui, toujours là pour l’épauler. J’voulais pas t’embêter et vu que je ne savais pas ce serait pour combien de temps...j’ai préféré l’hôtel. J’crois pas que tu voudrais vivre avec une fille, et encore moins moi. Tu pourrais survivre sans avoir accès à ta salle de bains 1h30 à chaque matin? Elle exagérait un peu, mais c’était presque ça. Il lui fit un clin d’oeil en disant qu’il se pourrait qu’il décide de voler son lit à la place. J’crois que c’est même plus grand que king size...tellement grand que j’crois que malgré ta taille, on pourrait être les deux dedans avec un mètre d’espace entre nous. Astrid ne pouvait s’empêcher de le taquiner constamment, et puis il était bon joueur. Il ne s’énervait jamais et riait même souvent à ses flèches. Puis en prenant une énième gorgée, elle vit la brune pas trop loin, les regardant du coin de l’oeil. La blonde pensa alors à un plan, elle était en mode attaque. Ou plutôt défense. Bon, contrairement à ce que la cougar pouvait croire, Brandon n’était pas son copain et encore moins son mari, mais si cela pouvait l’éloigner, alors le jeu en valait la chandelle. Prenant les devant, elle posa les mains de l’homme sur ses hanches, près de sa taille, avant d’entourer son cou de ses bras. Presque comme un ordre, elle lui demanda de descendre ses mains, contre ses hanches et dans le bas de son dos. Puis un faux baiser serait le clou dans le cercueil. Si avec tout ça elle restait encore, c’est qu’elle avait un sérieux problème de voyeurisme. La blonde avait proposé à Brandon de simplement enfouir sa tête dans le creux de son cou, mais il alla plus loin que ce qu’elle ne pensait. Ses lèvres chaudes se posèrent au coin de la bouche fine d’Astrid, ce qui eut le don de la faire frémir. Les yeux fermés, se laissant prendre au jeu et pensant qu’il y aurait plus, elle attendait. Comme si le temps s’était figé et qu’il n’y avait qu’eux. Pourquoi se sentait-elle ainsi? Ça avait toujours été clair entre lui et elle. Des amis, de très bons amis même. Oui ils avaient eu une brève histoire il y a de cela plusieurs années, mais c’était tout. Papillons au creux de son ventre, elle rouvrit les yeux rapidement lorsqu’il se défit de cette étreinte, alors qu’il venait de la prendre dans ses bras pour la poser sur le tabouret. Astrid se retourna pour le voir aller parler directement à la nana, lui indiquant la sortie. Tout comme plusieurs personnes aux alentours, l’américaine éclata de rire, applaudissant même légèrement. Il était pas gêné en tout cas. En même temps, il y a des limites à accepter ce genre de comportement. Et il n’y avait pas qu’avec la brune qu’il se permettait d’être franc. Revenant auprès d’elle, il lui chuchota à l’oreille qu’elle devait être bien au courant que c’était pas sa première fois, se rappelant des marques laissées par la belle, sur son dos. Elle cherchait un truc intelligent à répondre, mais rien ne lui venait, un peu surprise qu’il aborde ce sujet. Elle ne fit que se mordiller la lèvre, repensant brièvement à cette soirée en compagnie de Brandon, alors que les deux étaient encore aux États-Unis.

Et puis sans attendre son avis, il la repris dans ses bras pour la poser par terre. Sa veste était enlevée et il se demandait où il pourrait la laisser, n’ayant probablement pas envie de la traîner avec lui toute la soirée. C’était à son tour de prendre la main d’Astrid, l’attirant avec lui à travers la foule et jusqu’à la sortie. Bien essayé Fletcher, mais c’est pas si facile que ça d’être invité dans la chambre d’Astrid West. Elle le poussa légèrement avant de prendre son veston et d’aller à la réception. Elle demanda à la jeune fille si c’était possible qu’un des gardiens monte cette veste jusqu’à sa chambre, qu’il pouvait la poser sur le lit. Souriante, elle remercia la fille avant de revenir auprès de Brandon.
Quelqu’un va aller la monter en haut...Comme ça tu seras obligé de me raccompagner si tu veux ravoir ton veston. Elle ne savait pas si c’était l’alcool, mais elle se faisait particulièrement joueuse ce soir. Brandon mentionna le désir d’aller un peu au frais. Même si elle n’était ici que depuis une semaine environ, Astrid connaissait déjà les meilleurs endroits de l’hôtel. Elle lui fit signe de la suivre jusqu’à l’ascenseur, question de se rendre au cinquième étage. Il y avait une terrasse extérieure chauffée. L’endroit idéal pour prendre un peu d’air, sans se soucier du froid. Elle sortit sa passe, qu’elle avait mis dans son petit sac à main et ouvrit la porte. Il y avait encore quelques lumières blanches qui servaient de décoration et qui leur donnait un peu de lumière dans ce ciel noir de Naples. Un petit haut-parleur crachait aussi un peu de musique d’ambiance, rien de trop lourd pour déranger une discussion. Il sortit son paquet et Astrid lui en demanda une, ayant laissé les siennes dans sa chambre. Après qu’il ait allumé sa cigarette, elle tira une bouffée avant de laisser perdre son regard plus loin, observant les gens et voitures en bas. C’est sympa comme endroit, non? Les deux profitèrent de quelques instants hors de cette salle qui en était presqu’étouffante, parlant de tout et de rien. Surtout pas de Mary ou de Giovanni, des sujets à l’Index ce soir. Astrid ne termina pas sa cigarette au complet et l’écrasa au sol avant de la mettre à l’endroit approprié. J’ai vu clair dans ton jeu tu sais. Elle marqua une pause. En fait, avec ton histoire de veston, tu cherchais un moyen qu’on quitte la soirée...mais j’ai pas oublié ce que tu m’as dis plus tôt. Elle se rapprocha de Brandon à nouveau, appuyant sur son torse avec son index. Tu me dois encore une danse Fletcher. Elle s’amusait bien à l’appeler par son nom de famille, comme ils faisaient souvent dans le métier de l’homme. J’suis sérieuse tu sais, j’te laisse pas partir tant que je n’ai pas eu ce que je voulais. Les bras croisés, telle une enfant qui attend d’avoir ce qu’elle exige, elle le regarde, ne se laissant pas du tout intimider par sa carrure. Son regard bleu se fait perçant, convaincant. À un autre moment, elle l’aurait embêté un peu plus, rajoutant quelques autres phrases acerbes. Mais ce soir, en le voyant dans son costume, comme ça, elle le trouve presqu’attendrissant. À un tel point qu’elle en est sans mots, alors que son regard se perd dans le sien, les deux silencieux, l’un en face de l’autre.


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Sujet: Re: [Terminé] Dérapage ( le Dim 21 Jan - 22:40 )

Dérapage

Bon, à bien y réfléchir, elle n’avait pas du tout. Et puis, est-ce que j’étais vraiment prêt à partager mon appartement avec une autre femme ? Ce n’était qu’une amie, il n’y avait rien de sentimental entre nous, mais tout de même … Ne voulant pas forcement relancé le sujet, j’hochais tout simplement la tête, avant de me mettre à rire « Je pense que oui, je pourrais. Quoique … 1h30 ? Je comprends mieux maintenant pourquoi t’es si resplendissante. Rappelle-moi tout simplement si un jour je devrais te voir sans aucune préparation au préalable, que je puisse me préparer psychologiquement », finis-je par dire, en riant, avant de finir d’un trait ma boisson. Quelques minutes avaient passé depuis que nous nous étions finalement débarrassé de la cougar et je fis descendre Astrid du tabouret, tout en enlevant ma veste au passage. On crevait dans cette salle. Dire qu’on était en hiver. C’est donc tout naturellement que je l’entraînais vers la sortie, lui prenant la main, pour chercher un endroit où je pourrais poser ma veste, sans que j’ai besoin de me la trimballer partout. Une fois en dehors de la salle, je m’arrêtais, scrutant les alentours, tout en demandant à Astrid si elle savait où pouvaient bien se trouver les vestiaires, ou n’importe quelle pièce qui ferait l’affaire. J’hochais tout d’abord un sourcil, ne me défaisant pas de mon sourire, avant de me pencher vers lui, lui chuchotant à l’oreille « Ne confonds pas tes rêves pour la réalité, darling ». A peine ces mots avaient franchi mes lèvres, elle s’avança, prenant ma veste au passage, allant tout droit à la réception. Là, une discussion s’enchaîna avec la réceptionniste avant qu’elle ne revienne, les mains vides. Je secouais la tête, rigolant. « Qu’est-ce que je disais ? Faudra savoir … Tu me dis que ce n’est pas si simple, apparemment selon toi, que je m’invite dans ta chambre et là, je n’aurais juste pas le choix de m’y rendre, si je veux récupérer ma veste » Ah les femmes et leurs contradictions. « Autant tester le lit king size tant qu’à faire »

Je la suivis ensuite à travers les couloirs, étages avant d’atterrir au cinquième étage. Je ne voyais pas vraiment ce qu’on foutait là avant qu’elle n’utilise son pass pour ouvrir la porte se trouvant devant nous. Une porte qui donnait sur une terrasse. A peine ais-je mis un pied dehors, je fermais les yeux, profitant de l’air frais qui venait caresser mon visage. Décidément, il faisait vraiment trop chaud dans la salle des fêtes. Je sortis une cigarette de mon paquet avant de lui en tendre une et, d’un simple coup de briquet, d’allumer les deux, une après l’autre. Je regrettais juste un court instant de ne pas avoir apporté avec moi un autre verre. Je m’approchais du bord, regardant le contrebas. Depuis cette hauteur, les gens ne ressemblaient plus à grand-chose. Plutôt à des points de couleurs, insignifiants. Ce qu’on était, en quelque sorte. Mon regard se porta ensuite sur le ciel, et les étoiles. Qui, elles aussi, nous rappelaient qu’on était tous petits. Je me tournais vers la jeune femme, posant mon dos contre la barrière de la terrasse. « Oui, c’est plutôt magnifique je dirais » et je ne savais pas vraiment quoi dire d’autre.  La discussion s’ensuivit ensuite sur d’autres sujets banals. Nous parlâmes de tout sans pour autant omettre certains sujets. Giovanni, ou son couple tout court et Mary. J’avais déjà vu la réaction qu’elle avait eu tout à l’heure, quand j’avais réagi quand j’avais appris qu’elle habitait à l’hôtel, autant ne pas rajouter de l’huile sur le feu. Et, à dire vrai, je me rendis petit à petit compte que j’aimais bien être en sa présence. Depuis la mort de Mary, je ne faisais plus vraiment attention aux femmes. Je n’en avais pas envie. Je n’avais pas encore tout à fait fini mon deuil mais, il fallait bien que je m’avoue, me retrouver en compagnie de la jeune blonde, ne me dérangeait guère. Tout était naturel. Nous n’avions pas besoin de nous montrer autrement. Il fallait juste qu’on reste nous-mêmes. C’était peut-être dû au fait que nous nous connaissons depuis plusieurs années déjà, va savoir. J’essayais de ne pas trop y réfléchir et d’ailleurs, la délivrance vint d’elle. Enfin, délivrance …  J’haussais un sourcil, arrivant tout juste à dire « De quoi tu parles ? » avant qu’elle ne réponde, d’une traite. Je réfléchis à ce qu’elle venait de dire, perplexe, tout en souriant, narquoisement. « Attends un peu là. Si je résume, mon histoire de tout à l’heure, était tout simplement pour te fausser compagnie et éviter de danser ? C’est bien ça ? » J’attends un instant avant de poursuivre. « Et rappelle-moi où est actuellement mon veston actuellement ? Dans ta chambre non ? Alors pourquoi me débarrasser de ma veste si je voulais partir ? » je secouais la tête, plus exaspéré qu’autre chose, tout en ne pouvant pas m’empêcher de sourire et de rigoler. Je m’approchais ensuite d’elle, me mordillant la lèvre, faisant mise de réfléchir. Arrivé vers elle, je m’arrêtais, tout en me penchant « Hum, tu ne m’as jamais précisé de quel type de danse tu parlais … » Je reculais ensuite, éteignant au passage ma cigarette, que j’avais complètement oubliée, avant de la jeter dans un cendrier « Et je ne sais pas non plus lire dans les pensées, je ne sais donc pas de quoi tu as envie ». Bon, trêve de plaisanterie, je redevins sérieux. « Bon, t’es têtue. Viens, si tu y tiens vraiment, à ta danse. Mais avant, j’ai besoin d’un verre. Et cette fois, c’est moi qui paie » Je me retournais, Astrid sur mes talons, pour retourner dans la fournaise de la salle de fêtes. Je me retournais ensuite vivement vers elle, pâle, la main sur la poignée de la porte. « Euh .. Astrid ? C’est normal que la porte ne s’ouvre pas ? »


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Sujet: Re: [Terminé] Dérapage ( le Lun 22 Jan - 6:53 )

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Depuis le début de cette soirée, Astrid et Brandon jouaient, se taquinaient et flirtaient même presqu’ouvertement. Elle ne l’avait pas vu ainsi depuis longtemps avec d’autres femmes, encore moins avec elle. Il avait toujours été clair que les deux étaient amis, même s’ils avaient partagé une nuit torride il y a de cela plusieurs années, avant même qu’il ne rencontre Mary. Cette femme qu’il ne parvenait pas à oublier, qu’il n’avait toujours pas cessé d’aimer. Elle le voyait bien, juste à voir ses yeux quand il parlait d’elle. Mais ce soir, étrangement, elle le sentait plus calme, plus ouvert. Il semblait passer un bon moment avec Astrid et elle était heureuse de le voir bien comme ça. Il la prit donc par la main pour la sortir de cette fournaise avant qu’elle ne s’empare de sa veste pour aller la remettre à la réception. Elle revint vers lui, qui était tout sourire. Je n’ai jamais dit que je t’invitais dans ma chambre. J’ai seulement dit que tu n’auras pas le choix de me raccompagner. Question de me protéger des mecs louches qui rôdent dans cet hôtel. Elle faisait évidemment référence à ce qui s’était produit plus tôt dans la soirée, alors qu’un homme s’était montré trop insistant envers Astrid. S’approchant de lui, elle se leva sur le bout de ses talons pour atteindre son oreille, posant une main sur son torse.  J’crois que là c’est toi qui se fait des scénarios, darling. Elle s’éloigna de lui pour rejoindre les ascenseurs, fière de sa réponse. Les deux avaient de la répartie et étaient vifs d’esprit, rendant les échanges agréables, mais surtout, intéressants.

La blonde appuya sur le bouton 5 afin de les amener jusqu’à l’étage désiré. Brandon semblait un peu confus mais la suivait sans poser de questions. Après tout, c’était elle qui était la plus habituée des deux à cet endroit. Elle sortit son pass pour débarrer la porte qui menait vers cette superbe terrasse extérieure. On y entendait un peu de musique, sans que ça couvre les conversations. L’homme se dirigea tout de suite vers la barrière avant de s’y adosser. Il lui donna une cigarette et l’alluma habilement. Les deux fumaient donc en parlant de tout et de rien, rigolant parfois, étaient plus sérieux à d’autres moments. Ils s’entendaient bien et se comprenaient. La conversation était donc tout à fait naturelle et fluide, pas besoin de se forcer. Pas besoin non plus de masquer ou d’exagérer, elle pouvait être qui elle est. Ça faisait honnêtement du bien après des semaines tendues avec Giovanni et la situation Amara. C’était un peu ça qui l’attirait, ce soir plus que n’importe quand, vers lui. Mais il y avait un truc de plus, un début de quelque chose, sans être capable de mettre le doigt dessus. La tequila n’avait pas aidé non plus. Mais elle ne s’imaginait rien, ne préférait ne pas trop y penser. Jamais il n’y aurait d’autres femmes que Mary dans sa vie, ça elle le savait. Elle n’avait aucun problème à l’imaginer seul pour le reste de ses jours, fidèle, mais veuf. Astrid se concentra donc sur lui alors qu’elle écrasait sa cigarette. Prenant un air un peu sérieux, elle lui dit qu’elle avait vu clair dans son jeu, qu’au fond cette histoire de veste c’était une mascarade pour sortir de la salle, et ainsi éviter de danser. Il répondit presque du tac au tac, ne se laissant pas intimider. Il testait les limites, jouait sur les mots et leur sens. Lorsqu’il aborda le type de danse, Astrid se sentit rougir. Il parlait avec tant d’assurance et était plutôt imposant, ce qui ferait craquer n’importe quelle femme. Il abdiqua et accepta de retourner à l’intérieur question de lui donner cette fameuse danse qu’elle attendait.

En s’approchant de la porte, elle le vit se retourner, inquiet. La porte était barrée.  Non c’est pas possible, attends. Il se poussa pour lui laisser la place alors qu’elle essayait à son tour d’ouvrir la porte avec force. Il semblait amusé, comme si elle y arriverait alors que lui non. Elle sortit son pass à nouveau, mais ça ne fonctionnait pas plus.  Je ne comprends pas...comment ai-je pu l’ouvrir de l’intérieur, mais pas de l’extérieur? Astrid cogna contre la vitre pour attirer l’attention, mais il n’y avait personne. Elle avait son sac à main, mais son téléphone n’avait plus de batterie.  T’as ton cellulaire? Il vérifia dans ses poches et dans sa chemise avant de capter qu’il était dans son veston....qui était maintenant dans la chambre d’Astrid au dernier étage. Découragée, elle essayait de ne pas se montrer anxieuse. Il y avait toujours moyen de rattraper une soirée. C’était peut-être le côté positif et jovial d’Astrid qui embarquait, mais elle ne comptait pas se laisser embêter par la situation. Elle rouvrit son petit sac à main et sortit une flasque qui contenait du gin.  Une femme arrive toujours préparée. Elle dévissa le bouchon avant de prendre une gorgée puis tendre le contenant à Brandon. Lorsqu’il lui redonna, elle en reprit une avant de poser la flasque par terre.Bon, je crois qu’on n’aura pas le choix d’inaugurer la piste de danse de la terrasse. Ne sachant pas quand est-ce qu’ils pourraient retourner à l’intérieur, aussi bien profiter de l’air frais et de la musique qui jouait.

Elle prit sa main et l’attira vers lui pour retourner au centre de la terrasse. Elle posa ses mains sur ses épaules, et lui autour de sa taille. Timides, les deux étaient plutôt silencieux et ne faisaient que se mouvoir doucement au rythme de la musique. Elle était bien, Astrid, contre lui. Elle posa même sa tête contre son torse, son visage dans le creu de son cou. Son odeur l’envoûtait un peu et la vue de ses lèvres la déstabilisait. Pourquoi était-elle autant attirée à aller vers elles? Évidemment, le fait qu’elle venait de se caler n’aidait pas la situation. Astrid se tenait toujours au cou de Brandon, son corps collé au sien. Sortant de ses rêveries, elle releva son visage vers lui, plongeant son regard bleu dans le sien, avant de le baisser sur sa bouche. Cette bouche charnue, invitante.  Brandon? Elle prononçait son nom, et rien de plus. Comme une question, comme une demande, à savoir si elle pouvait. Il ne comprenait peut-être pas le sens réel de cette interrogation, ça se voyait dans ses traits, dans ses sourcils légèrement froncés. Elle ramena ses mains qui étaient sur ses épaules derrière sa nuque, attirant son visage vers le sien. D’abord doucement, elle posa ses lèvres sur les siennes, un peu comme il avait fait plus tôt dans la soirée. Mais rapidement elle se faisait une place, prenant sa lèvre supérieure entre les siennes. Ses mains descendirent pour venir s’accrocher au col de sa chemise, l’attirant un peu plus vers elle. Elle ne savait pas si ça faisait 5 ou 45 secondes, mais elle ne voulait pas s’arrêter, pas interrompre ce baiser. Son coeur battait vite, puis elle avait cette sensation au creux de son ventre, comme lorsqu’on est dans des montagnes-russes. N’étant pas certaine s’il était réticent ou simplement choqué, elle s’arrêta avant de le regarder.  I’m...I’m sorry. Peut-être avait-elle mal interprété les signes, peut-être avait-elle agi sous le coup de la pulsion. Mais dans tous les cas, ils n’étaient pas supposés être là, en train de s’embrasser, pour des raisons évidentes. Mais alors, pourquoi n’avait-elle envie que d’une seule chose : recommencer?


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Sujet: Re: [Terminé] Dérapage ( le Jeu 25 Jan - 19:41 )

Dérapage

La main sur la poignée de la porte, j’essayais de l’ouvrir par tous les moyens. Sans succès. Soupirant, je questionnais Astrid à ce sujet. Mon regard était toujours posé sur cette satané porte. Comme si elle allait s’ouvrir à la simple force mentale. Là aussi, sans succès. Elle vint à mes côtés, essayant elle aussi. Je la regardais, un rictus au coin des lèvres. « Tu crois vraiment que si je n’ai pas réussi, toi tu réussiras ? » Je m’amusais de la situation tout en maudissant le fait d’être enfermé dehors et, secrètement, j’espérais qu’elle y arrive. Ce qui ne fut pas le cas non plus. J’haussais les épaules, n’ayant aucune réponse à lui apporter. « Peut-être un système automatique ? Sincèrement, je ne sais pas et ça a un peu le don de m’agacer » Je me déplaçais, sortant une nouvelle cigarette de ma poche. Tant qu’à faire. Heureusement d’ailleurs que la terrasse était chauffée, ma veste se trouvant dans la chambre de la jeune femme blonde. Avec mon téléphone portable. La poisse. Je secouais la tête, comme simple réponse, après avoir fouillé dans toutes mes poches. « Non. Il se repose tranquillement sur ton lit king size ».

Surpris et déçu en même temps, croyant qu’elle avait des quelconques pinces ou autre dans son sac – quoique, vu la taille, il ne devait pas contenir grand-chose – pour ouvrir la porte comme un cambrioleur, je pris la flasque, avant d’en boire une longue gorgée. Moitié exaspéré, moitié moqueur, je secouais la tête. « T’es bien la première fille qui se balade avec un flasque remplie de gin au lieu d’avoir son portable sur toi » Je la lui retendis. « Bon, au moins, si on regarde le bon côté des choses, on a de l’alcool ». Instinctivement, j’eus un mouvement de recul « Euh … j’imagine que je n’ai pas mon mot à dire ? » Comprenant qu’elle n’allait pas laisser tomber si facilement, surtout qu’elle voulait me faire danser depuis le début de la soirée, je me résignais à la suivre au milieu de la terrasse. Au moins, personne pour nous observer. Ce n’était pas plus mal. Avant de faire quoique ce soit, je lui pris à nouveau la flasque des mains « J’en ai bien besoin, vu ce qu’il m’attend … », dis-je, souriant, avant d’en reprendre une longue gorgée pour me donner du courage, avant de poser mes mains autour de sa taille, un peu hésitant avant de la tenir fermement, tandis qu’elle posait les siennes sur mes épaules. Sa tête contre mon torse.  Instinctivement, comme un automatisme, comme si mon corps s’en souvenait, contrairement à ma tête, une de mes mains vint se poser sur sa tête, se perdant dans sa chevelure. Sans aucune ambigüité. La « danse », si on pouvait appeler cela une danse, se passa dans le silence. J’en profitais même pour fermer les yeux, savourant le moment. Le son de sa voix me fit revenir à la réalité, et mes yeux se posèrent dans les siens, interrogateurs. Je n’eus pas besoin d’attendre longtemps avant d’avoir ma réponse. En moins de deux elle m’avait attiré contre elle, ses lèvres contre les miennes. Tout d’abord réticent, ne sachant pas vraiment à quoi elle jouait, je fronçais les sourcils, tandis que mes mains étaient restées posées autour de sa taille et qu’elle m’attirait encore plus contre elle, essayant de se forcer un passage avec sa langue. C’est à ce moment que mon cerveau se déconnecta complètement. Il n’avait plus aucun contrôle. Mon cœur, lui, s’était mis à battre beaucoup plus vite. Tout mon corps fut parcouru de frissons. Et, finalement, je répondis à son baiser, posant une de mes mains sur son cou, l’attirant à mon tour vers moi. Avant qu’elle n’arrête tout. Trop rapidement. Elle fis quelques pas en arrière, s’excusant. Toujours un peu sous le choc de ce qu’il venait de se passer, je ne pouvais pas la quitter du regard. Je pris une grande inspiration, question de remettre les idées au clair. « Tu … tu ne peux pas faire ça », commençais-je à dire, le souffle coupé. J’avais envie de fuir, loin d’ici sauf que voilà, nous étions enfermés, dehors. A la place, je fis en deux pas la distance qui nous séparait. « Tu … tu … » je secouais la tête. « Et ton type là ? Gio machintruc ? » Je ne savais plus son nom. Elle me l’avait certainement dit, mais là, impossible de m’en souvenir. Apparemment, connaissant Astrid et vu son comportement, c’était beaucoup plus grave de ce que je ne le pensais. Et que ce n’était peut-être pas pour rien qu’elle logeait à l’hôtel. Toutefois, je n’allais pas me lancer sur ce sujet. C’était dit tacitement, mais nous savions qu’il ne fallait pas parler de certains sujets. Dont celui-ci. Je plongeais mon regard dans le sien. « Non, décidément, tu ne peux pas faire ça ». Je m’approchais encore plus, dangereusement.  Avant que mes lèvres viennent à leur tour s’écraser sur les siennes. « C’est juste trop frustrant », dis-je juste avant, chuchotant. Mes mains retournèrent à leur place habituelle, sur sa taille, avant de l’attirer à moi. Recommençant là où nous en étions. Je ne réfléchissais pas. Ni à ce qu’il se passait ni aux futures conséquences. A rien.  Peu importait. C’était juste le moment présent. Elle. Moi. L'inconscient prenant le dessus sur le conscient, aidé en partie par l'alcool. Et des sentiments certainement refoulés. Comme le simple manque de contacts humains.

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Sujet: Re: [Terminé] Dérapage ( le Ven 26 Jan - 4:41 )

Dérapage
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Suite à sa tentative échouée d’ouvrir la porte, Brandon fit une remarque un peu baveuse, complètement son genre. Évidemment que si ce grand gaillard ne parvenait pas à l’ouvrir avec sa force, il n’y avait aucune chance qu’Astrid soit capable. Elle le voyait s’agiter, un peu agacé d’être embarrés dehors. Elle l’était aussi, mais préférait voir le bon côté de la situation, s’il y en avait un. Elle pensa alors qu’elle avait amené sa flasque dans son sac. La blonde la sortit aussitôt et en prit une gorgée avant de la tendre à Brandon. Bah quoi? Je ne m’attendais pas à devoir appeler les secours...mais je préférais être prête au cas où la soirée serait nulle. Souriante, elle reprit le contenant de ses mains avant d’en prendre une gorgée et de l’attirer avec elle, au milieu de la terrasse. Il avait sa deuxième cigarette dans les mains, un vice que les deux partageaient. Il la terminait au même moment qu’il reprit une gorgée, du courage liquide.  Franchement...tu ne peux pas être si mauvais. Il posa ses mains sur sa taille alors qu’elle entourait son cou de ses bras. Doucement, ils s’approchaient l’un de l’autre, sous le ciel étoilé de Naples. Elle se laissait délicatement tombée contre lui, sa tête sur son épaule, alors qu’une des mains de Brandon se perdait dans sa chevelure dorée. Son geste était affectueux, attendrissant même. Ce n’était plus qu’une simple danse...et Astrid le ressentait alors qu’elle posait son regard sur la bouche de l’homme. Sans se poser trop de questions, elle s’était légèrement relevée, plongeant son regard dans le sien, cherchant une confirmation que lui aussi, il était un peu troublé. Que lui aussi avait envie de se laisser tenter. Sans attendre une réponse verbale, elle posa ses lèvres sur les siennes, lentement, lui laissant la chance à tout moment d’arrêter, de la repousser même. Mais il ne fit rien. Il restait immobile. Il ne reculait pas, mais ne rendait pas le baiser non plus. Astrid eut une pensée pour Giovanni. Elle ne pouvait pas lui faire ça, bien qu’ils étaient en ‘pause’. Cette pause servait à ce qu’ils réfléchissent, pensent à leur couple, leur futur. Pas pour se lancer dans les bras du premier venu, bien que Brandon était un ami de longue date.

Astrid se retira, interrompant le baiser du même coup. Perturbée, elle s’excusa aussitôt. Elle se sentait mal de lui avoir imposer ce geste, alors qu’il était encore en deuil de sa femme. C’était inapproprié et un peu intrusif. Mais en même temps, c’était la première fois qu’elle le voyait aussi ouvert, prêt à essayer, à se laisser faire. À s’abandonner. Il avait été plutôt entreprenant depuis le début de la soirée. Enfin, contrairement à sa façon d’être habituelle. Elle ne pouvait pas être complètement dans le champ en disant qu’il y avait un truc entre eux ce soir, un genre d’étincelle. Faisant quelques pas en arrière, elle le regardait dans son ensemble. Que venait-elle de faire? Est-ce que leur amitié serait tachée, gâchée, de par cette stupide impulsion? Cette envie sortie de nul part? Il était clair avec elle, qu’elle ne pouvait agir ainsi. Il lui rappela même, de façon un peu maladroite, l’existence de Giovanni. Cet homme qu’elle aimait, pour lequel elle se battait presque depuis des semaines. Cet homme pour qui elle avait envie de faire les efforts, jusqu’à lui laisser temps et espace, espérant que ce soit pour mieux lui revenir. Mais si les mots de Brandon disaient une chose, ses gestes en disaient une autre. Comment pouvait-il être aussi contradictoire dans le même moment? Un peu comme Astrid plus tôt ce soir, avec l’histoire de la veste. Finalement c’était peut-être ce qui était en train de se produire. Les deux ressentaient des choses qu’ils n’auraient jamais soupçonnés et qu’ils préféraient peut-être nier ou voiler. Mais tôt ou tard, ça finissait par sortir. Inévitablement. C’est ainsi que ses mains retrouvèrent rapidement ses hanches, l’attirant contre lui, sa bouche capturant ses fines lèvres à nouveau. C’était enivrant, passionné, déchirant même. Goûter à l’interdit. Les mains d’Astrid glissaient déjà contre sa chemise, se frayant un chemin en-dessous. Elle voulait toucher sa peau, sentir sa chaleur contre elle. Elle savait que ce qu’elle faisait n’était pas bien, déloyal même. Mais pourquoi ne pouvait-elle s’empêcher de continuer? C’était différent de Nate. Avec Nate c’était un flirt peu subtil, un jeu de séduction, du superficiel. Avec Brandon c’était naturel, organique, destiné. Alors qu’elle le poussait contre la barrière de la terrasse, ses mains explorant sa peau avant de s’arrêter à la limite de son pantalon, la porte s’ouvrit derrière eux.  Hey! Vous n’avez pas le droit d’être ici passé 21h. Rentrez immédiatement. L’employé de l’hôtel tenait la porte ouverte et attendait que les deux reviennent à l’intérieur. Sauvée par la cloche. Elle stoppa le baiser aussitôt, laissant ses lèvres glisser contre sa bouche avant de venir s’échouer dans son cou. Que venaient-ils de faire?  Je...je suis désolée pour ça Brandon...Elle fit une pause avant de se reculer, les yeux rivés au sol. En fait, non. Je ne suis pas désolée. Et je crois que c’est ça le problème. Elle se mordit la lèvre avant de rentrer au chaud, se dirigeant rapidement vers l’ascenseur, martelant sur le bouton afin que les portes s’ouvrent au plus Allez merde! Elle appuyait frénétiquement jusqu’à ce que l’asceseur arrive finalement. Elle y entra et appuya sur le bouton pour le dernier étage, le sien. Les portes se fermaient lorsqu’elle entendit la voix de Brandon, plus ou moins loin, qui lui demandait d’attendre.


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Sujet: Re: [Terminé] Dérapage ( le Dim 28 Jan - 15:58 )

Dérapage

Tout s’était fait naturellement. C’était comme une évidence. Un besoin depuis trop longtemps relégué aux oubliettes qui refaisait surface. Je ne savais pas vraiment dire pourquoi elle précisément. Si c’était dû au fait qu’on s’était déjà retrouvé dans un même lit il y a de nombreuses années en arrière, si c’était le fait que je la côtoyais depuis maintenant trois ans ou si c’était tout simplement parce qu’elle était là. Je ne me posais pas trop de questions, profitant du moment, avant que tout ne parte une fumée où que je réalise ce qui se passait exactement. Mes lèvres retournèrent emprisonner les siennes, comme un besoin vital. Humain. Et Astrid ne fut pas en reste, m’attirant à elle, ses mains sur mes hanches, avant qu’elles ne partent à l’exploration de mon torse, essayant de se frayer un chemin sous ma chemise. Quant à moi, une de mes mains se posa au creux de ses reins, tandis que l’autre se posait tout naturellement sur sa poitrine, sans rentrer complètement en contact avec sa peau, même si, vu son habillement, il n’était pas aisé de se retenir de soulever de quelques centimètres sa robe pour en voir plus. L’ambiance autour de nous se faisait de plus en plus électrique. Un orage au loin se fit entendre. Comme si même le ciel comprenait ce qu’il se passait. Comme un signe. Elle me poussa vers la barrière, sa main se frayant un chemin vers mon pantalon. Je fermais les yeux, lui mordant la lèvre involontairement au contact de sa main. Ma respiration s’était fait plus saccadée. Je savais au fond de moi que ce n’était pas bien. Que dès le lendemain, remis de mes esprits, j’allais le regretter. Déjà, il y avait Mary. J’avais beau savoir qu’elle était morte, c’était une sorte de trahison. Et elle, de son côté, n’était pas entièrement libre. Toutefois, pour une fois, je décidais de ne pas réfléchir et laisser les événements suivre leurs cours. Ce qui devait être fait, de toute façon, se fera, tôt ou tard. Ma main descendit jusqu’à sa jambe, remontant sa robe au passage, pour s’arrêter sur ses cuisses.

La porte s’ouvrit dans un grand fracas et un jeune employé se mit à brailler, rouge pivoine, comprenant ce qu’il se passait. Ni une ni deux, nos corps se décollèrent. Je ne savais pas vraiment ce que je ressentais. De la frustration ? De la déception ? Ou de la gratitude pour m’avoir sauvé de ce pas ? Je tenais encore quelques instants contre moi Astrid. Avant qu’elle ne recule, s’excusant. Je n’avais rien à dire. Tout comme elle, je ne savais pas si j’étais vraiment désolé. Ce qui, tout comme elle, était le problème. Rien de bon pourrait suivre. J’en étais là dans mes réflexions quand elle partit comme une fusée, retournant à l’intérieur. « Astrid ? », la rappelais-je, sans succès. Elle passa en trombe devant l’employé, qui me fusilla du regard, alors que je traversais la terrasse d’un pas trainant. Arrivé à sa hauteur, je lui lançais un regard noir « Un grand merci », dis-je, menaçant, lui donnant une tape dans le dos, avant de me pencher, pour lui chuchoter « La prochaine fois, mettez des pancartes. Ça vous évitera de tout foutre en l’air ». A peine avais-je fini de dire ce que je pensais à ce cher employé qui se liquéfiait sur place, que j’entendis les portes de l’ascenseur se fermer. « Merde » Et maintenant, que faire ? Ayant besoin de réfléchir, je descendis les cinq étages à pieds. Rester ? Partir ? Surtout que ma veste, elle, était toujours dans sa chambre. Je n’en avais pas vraiment besoin, quoique. Il ne faisait pas chaud dehors et surtout, le plus important, mon téléphone se trouvait dans une poche et j’avais besoin que je sois joignable H24. Soupirant, je me rendis à la réception. « Bonsoir. J’aurais besoin de connaître le numéro de la chambre de Madame West » après quelques minutes de recherches, le numéro de chambre en tête, je pris l’ascenseur pour remonter les étages. Arrivé devant sa porte, j’hésitais un instant, avant de toquer. « Astrid ? C’est moi, Brandon » Quelle évidence, raillais-je pour moi-même. « Je … », je me pris le visage entre les mains « Je ne vais pas revenir sur ce qui vient de se passer et … je vais te laisser tranquille. Je suis juste venu chercher ma veste ». La porte s’entrebâilla juste assez pour qu’elle puisse faire passer mon veston à travers et j’eus juste eu le temps de la remercier avant que la porte ne se referme. Je retournais dans le hall, hésitant sur la conduite à tenir, avant d’écrire un message à mes anciens coéquipiers, qui devaient certainement être encore présents et s’amuser comme des petits fous. Désolé ne pas avoir  été très présent ce soir, je me rattraperais la prochaine fois. En petit comité, pitié. Amusez-vous bien en tout cas. Tom’, fais gaffe aux nains demain et surveillez un peu Andrea de ma part. Normalement il a toujours une lionne collés à ses basques comme une sangsue.

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