Revenir en haut
Aller en bas


 

- [TERMINE] Babe, don't worry, I'm home {ft. Stella -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Rues du centre
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Ditlev Sørensen10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t2043-shoot-the-thrill-play-t http://www.ciao-vecchio.com/t2055-ditlev-shoot-the-t-hrill-play-to-kill
ID : Bellätrix (V.)
Faceclaim : C. Hunnam © january cosy (avatar) + solosands (signature)
Multi-comptes : Brandon&Matteo&Ima
Messages : 7563 - Points : 1824

Âge : Trente-huit ans (25.12.79)
Métier : Tueur à gages et propriétaire du Repaire depuis peu (garage voitures et motos) tout en étant également mécanicien.
Sujet: [TERMINE] Babe, don't worry, I'm home {ft. Stella ( le Lun 22 Jan - 21:13 )

Babe, dont' worry, I'm home.
Stella & Ditlev


Soupirant, je me frottais les yeux. Il n’était que vingt-heure et pourtant, j’en avais déjà marre. Je devais bien me l’avouer, je n’étais plus autant vif, en alerte que d’habitude. Disons simplement qu’un élément – non négligeable – était apparu dans ma vie qui faisait que je n’étais plus le même qu’avant. Depuis cinq – dix minutes, j’étais donc assis tranquillement assis dans ma voiture, noire, un thermos sur le siège passager, sur un parking d’un restaurant haut de gamme de la ville de Naples. Au loin, j’observais deux personnes en particulier. Zaccheo, la personne que je traquais, ainsi qu’un autre type, tout autant louche que lui et qui, selon mes recherches, était celui qui dirigeait tout. J’entrouvris la fenêtre de ma portière tout en m’allumant une cigarette. J’étais bon pour ne pas bouger là pendant des heures. Le temps des antipasti, de l’entrée, du plat principal, des fromages, dessert, digestif et pour finir le café.  Il y avait environ une semaine, j’avais reçu un mail de … à vrai dire je ne savais pas vraiment qui et, pour être honnête, ce n’était pas mon problème. Tant que le cachet suivait et que le boulot était bien fait. Il avait deux contrats à me proposer. Le premier concernant un certain Zaccheo, qui avait à peu près mon âge, napolitain. Dans toute cette affaire, il n’avait été qu’un pion, pour arriver aux fins des commanditaires et maintenant que le but était proche, ils voulaient tout simplement s’en débarrasser. Ni plus ni moins. Il en savait trop. Il fallait l’éliminer à tout prix. Le faire taire. Ayant le privilège de pouvoir choisir moi-même mes contrats ou de les refuser, c’est selon, je choisis de le mettre de côté, m’attaquant au deuxième. Qui allait de pair avec le premier. La cible : Stella Orlandini, trente-six ans, mère de famille et femme de Zaccheo. Mon cœur ne fit qu’un bond en lisant ce nom, noir sur blanc, sur un foutu de contrat. Sa tête était mise à prix. Leur justification : c’était la femme de celui qu’ils voulaient éliminer et ne sachant pas ce qu’elle savait ou non, des histoires de son mari, voulaient tout simplement la faire taire, en même temps que lui. Mon sang ne fit qu’un tour dans mon corps. Je devins blanc. Livide. Ma stella. Celle qui, même pas quelques semaines en arrière, était couchée à mes côtés, dans une chambre d’hôtel. Depuis, je n’avais plus eu de nouvelles de sa part. Le fait de savoir qui était son mari, maintenant, m’enragea. Si ça ne tenait qu’à moi, assis dans ma voiture, je rentrerais dans ce restaurant pour lui refaire le portrait, au point que même sa mère ne pourrait pas le reconnaître. D’habitude, j’étais du genre à faire mon boulot d’une façon propre, méthodique, mais lui, je m’étais dit de le faire souffrir avant. Rien que pour le fait d’avoir entraîné Stella avec lui. Je n’avais pas mis longtemps avant de faire mon choix. Je refusais le contrat qui pesait sur la tête de Stella, sous prétexte que les victimes collatérales, ce n’était pas trop mon truc et qu’ils n’avaient aucune preuve. Elle ne devait certainement rien savoir. Je l’espérais de tout mon cœur. Tout comme j’espérais que, suite à mon refus, ils ne cherchent pas un autre homme de main. Ils n’auraient juste pas le meilleur. Tandis que, tout comme mon choix fut vite choisi avec Stella, il fut tout autant rapide avec Zaccheo. Je l’acceptai. Depuis que j’avais vu ma Stella dans ses bras, une haine s’était emparée de moi et je voulais juste le voir mort. J’avais dorénavant une raison. Toutefois, j’acceptais sous mes conditions. J’étais partant pour le boulot tant que je pouvais le faire à ma sauce. Ce qu’ils avaient accepté. J’avais déjà reçu une partie de la somme due, le restant me reviendra une fois la tâche accomplie. De Stella, ils ne dirent rien. C’était donc pour cela que je passais ma soirée dans une voiture, seul, sur un parking anonyme. Jetant mon mégot par la fenêtre, un bip me fit sortir de mes pensées. Numéro inconnu. Mon cœur ne fit qu’un bond en voyant l’expéditeur. Et surtout, son contenu. Ni une ni deux, j’essayais de la rassurer comme je le pouvais. J’aurais tout donné pour courir chez elle, maintenant que je connaissais son adresse, mais je n’en fis rien. Je ne le pouvais tout simplement pas. Tout ce que je fis, était que je m’en chargeais et, sur un coup de tête, je lui proposais de venir s’installer chez moi. Comme ça. Comme si cela valait de soi. Fou de rage, je passais un coup de fil. « J’avais pensé que vous aviez compris. Laisser la femme tranquille. N’oubliez pas, je connais vos identités, cela ne m’a pas que quelques minutes de mon temps pour les découvrir, alors, si vous tenez à votre vie, appeler immédiatement vos putains de gorilles et faites-les déguerpir. Si j’apprends que ce n’est pas le cas … »  J’attendis fébrilement une réponse de Stella. Soulagé, je lus qu’ils étaient partis. Braves petits toutous qui fuyaient la queue entre les jambes. Sauf que, voilà, un deuxième message ne tarda pas. Je tapais du poing le volant, jurant « Merde ». La bande de bâtard. A nouveau, j’essayais de rassurer la jeune femme, disons que j’allais m’en occuper, comme tout à l’heure. Deuxième appel de la soirée, tout en gardant un œil sur ce qui se passait au restaurant. « Hedstrom ? Ici Sørensen. Ecoute, j’aurais besoin de ton aide » Je lui expliquais vaguement la situation et me promis d’envoyer sa femme au domicile de Stella, sur St-Lucia. J’écrivis en vitesse un message, lui disant que tout était réglé, les consignes à suivre, avant que je me rende compte que, si Erika se pointant effectivement chez elle, sans connaître son adresse, elle allait se poser trop de question. Tout naturellement je la lui demandais donc. Juste une quinzaine de minutes étaient passés entre le premier et le dernier message, pourtant j’en étais déjà ma troisième cigarette. Et dans l’état dans lequel je me trouvais, je ne fis pas attention à un élément. Celui qu’elle avait une fille. Mon cerveau l’avait déjà complètement mis de côté. Sans trop savoir pourquoi, sur un coup de tête, une institution, je lui écrivis ce que je ressentis et la réponse ne tarda pas. Je ne pouvais pas la blâmer. Et ce n’était pas ce qui s’était passé entre nous, dans cette chambre d’hôtel, qui allait faire changer les événements. Soupirant, je jetai négligemment mon téléphone sur le siège passager, pris une gorgée de café dans mon thermos et je poursuivis ma traque. Rien de bien intéressant, à vrai dire. Mais il fallait que j’étudie le bonhomme, que je le suivis, plusieurs jours. Connaître ses habitudes. Toute sa vie.

Ce ne fut que sur le coup des deux heures que je fus chez moi. Sans savoir si Stella était chez moi. Elle m’avait affirmé que oui, mais on ne savait jamais ce qui pouvait bien se passer dans la tête d’une femme. Peut-être avait-elle simplement voulu rejoindre sa fille, être en sécurité avec elle ? Tout ce que j’étais sûr de savoir, était que Zaccheo allait retrouver un lit froid et vide. Arrivé au dernier étage de mon immeuble, j’ouvris l’armoire à chaussure, sur le palier, et je tâtais la troisième chaussure en partant de la gauche. Pas de clé. Un sourire s’afficha sur mon visage, avant de disparaître si rapidement. Je n’allais pas échapper à l’interrogatoire, après cette soirée. Surtout que j’avais agi à distance. Maintenant, plus qu’à espérer qu’elle avait eu la présence d’esprit d’enlever la clé de la serrure. Oui, ma clé tourna sans soucis. Une fois dans mon appartement, je me débarrassais de ma veste en cuir, me passait une main dans les cheveux, et j’avançais, pas à pas. Tout était silencieux. Et éteint. Arrivé au salon, j’allumais la lumière, réglant l’intensité à l’aide de l’interrupteur, pour y crée une lumière tamisée. Personne dans cette pièce. Je passais dans toutes les autres. Toujours rien. Jusqu’à la dernière. Stella était bien là. Couchée sur mon lit, tout habillée. Je m’approchais d’elle d’un pas de loup, ne voulant pas lui faire peur. Une fois à sa hauteur, je m’assis de biais sur le lit, déposant ma main sur sa joue, tout en chuchotant. « Stella » silence « je suis là » A peine ma main avait effleuré sa peau, qu’elle se réveilla. « Chut. N’ai pas peur. Ce n’est que moi. Ditlev » crus-je bon de préciser. Sur une impulsion, je l’aidais à se relever, et je la pris dans mes bras, sa tête reposant sur mon épaule. Je lui caressais le dos, d’un geste tendre, consolateur. « Tout est fini, chérie. Tu es en sécurité ».

- BLACK PUMPKIN


I can see it in your eyes, I can see it in your smile. You’re all I’ve ever wanted and my arms are open wide, because you know just what to say and you know just what do you and I want to tell you so much I love you.


Dernière édition par Ditlev Sørensen le Dim 28 Jan - 13:57, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Stella Orlandini10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t2074-crier-tout-bas-stella http://www.ciao-vecchio.com/t2089-stella-orlandini-sparks
ID : Pyro (F)
Faceclaim : Katie McGrath ©pyro (sign : ©batphanie)
Multi-comptes : Astrid & Masha & Oliviero
Messages : 3517 - Points : 884

Âge : 37
Métier : Bibliothécaire à l'université de Naples
Sujet: Re: [TERMINE] Babe, don't worry, I'm home {ft. Stella ( le Mar 23 Jan - 4:35 )

Babe, dont' worry, I'm home.
Stella & Ditlev


Stella était revenue du travail après être passée chercher Heidi au collège. Comme à son habitude, elle était peu bavarde et scotchée sur son téléphone. Elle essayait de la faire parler de sa journée, de savoir comment tout s’était passé, mais comme d’habitude, elle avait droit à bien peu de mots. En même temps, sa fille avait maintenant 18 ans, devenait une jeune adulte, avait son monde et ses amis. C’était normal qu’elle ne veuille pas se confier à sa mère. Et puis c’était un peu tendu à la maison depuis que Zaccheo était souvent absent, se faisait mystérieux sur son travail et ses occupations. Heidi sentait bien que ses ‘parents’ étaient distants, que quelque chose se tramait. Et puis Stella gardait ce secret, ce retour de Ditlev, pour elle. Comment avouer à sa fille que son père était de retour, alors que lui-même ne savait pas encore qu’il avait une fille. Elle ne l’avait pas revu depuis leur dernière fois à l’hôtel et n’avait pas essayé de le contacter. Elle n’avait d’ailleurs même pas son numéro et ne lui avait pas donné le sien.

Les deux femmes entrèrent donc dans la maison et Stella remarqua tout de suite une voiture noire, stationnée en face de chez elle. Deux hommes à l’intérieur qui discutaient et regardaient à l’extérieur, alors que le moteur était presqu’éteint. Il n’était qu’ouvert que pour le chauffage, probablement, car les lumières de la voiture étaient éteintes. Elle remarqua qu’elle avait attiré leur attention mais essaya de se rassurer, de ne pas en faire un cas. Elle appela son mari alors qu’elle fermait la porte derrière elle, mais elle savait bien qu’il n’était pas encore rentré, sa voiture étant absente. Elle posa ses choses dans l’entrée et retira son manteau avant de se diriger vers le salon pour regarder si la voiture noire était encore là. Malheureusement, oui. Elle tira le rideau aussitôt et reprit son souffle pour aller en cuisine commencer à préparer le souper. Il était presque 17h et bien qu’elle n’avait pas d’appétit, il fallait qu’elle fasse un truc pour sa fille qui aurait probablement faim sous peu. Une fois le repas terminé, elle posa une assiette à la table pour Heidi qui descendit aussitôt, son regard toujours rivé sur son foutu appareil. C’était en contraste flagrant avec elle qui détestait tout ce qui était technologie ; elle n’avait même pas Facebook et n’avait qu’un compte Instagram pour suivre sa fille et voir ce qu’elle postait. Elle se servit un verre de vin blanc, question de se détendre un peu et faire descendre l’anxiété. Heidi mangea rapidement et retourna dans sa chambre alors que Stella prit place dans le salon, passant d’émissions en émissions, ne trouvant rien qui l’accrochait. Elle guettait toujours le fenêtre, attendant l’arrivée de son mari et aussi pour surveiller cette voiture qui ne décollait pas. Vers les 20h, n’en pouvant plus de ce stress, elle demanda le numéro de téléphone de Ditlev à son amie Tatiana, qu’elle avait vu récemment. Elle lui donna sans trop poser de questions et Stella le texta aussitôt, expliquant la situation. Elle ne savait pas pourquoi elle se tournait vers lui pour de l’aide, alors qu’elle aurait pu appelé Milo, son frère, son grand frère protecteur. Mais étrangement, elle avait une intuition que Ditlev serait d’une meilleure aide. Il lui répondit aussitôt de ne pas s’inquièter, qu’il s’occupait de tout. Mais s’occuper de quoi exactement? Comment pouvait-il savoir qui étaient ces hommes dans la voiture, et comment avait-il son adresse? Décidément, elle se retrouvait avec un homme mystérieux de plus dans sa vie. Son coeur battait fort alors qu’elle vit la voiture noire démarrer et le sourire du chauffeur adressé clairement à elle, alors qu’elle se cacha derrière le rideau, reprenant son souffle. Heureusement pour elle, Heidi était toujours dans sa chambre au deuxième étage et n’était au courant de rien. De tout ce qui était en train de se passer à l’extérieur.

Ditlev lui demanda de rester tranquille, de barrer portes et fenêtres et qu’une femme viendrait les chercher pour les emmener en sécurité. Heidi chez son oncle, et Stella chez Ditlev. Elle aurait bien conduit elle-même mais ses pneus étaient ‘étrangement’ crevés. Soudainement. Et puis Ditlev ne faisait pas confiance au taxi, préférait s’occuper lui-même du transport des deux femmes. Il ne posait pas plus de question sur la fille de Stella, alors qu’elle lui apprenait au même moment pour son existence. La Fiat rose fit son arrivée quelques instants après qu’elle ait envoyé son adresse. Stella cogna à la porte d’Heidi.  Heidi? Heidi, baby. We have to go. Prépare ton sac, tu dors chez Milo ce soir. Vite, il fallait trouver une excuse. J’ai complètement oublié mais une équipe de travail vient tôt demain pour refaire un mur et ils vont nous déranger. Zach préfère qu’on ne soit pas là le matin. Elle y cru sans avoir besoin de plus d’explications. C’était bien le genre de son mari de contrôler ce qui se passait dans la maison et de leur donner des indications dernière minute. Une fois dans la voiture, Heidi semblait intéressée par ce qui se passait et demandait à savoir qui était cette fameuse Erika derrière le volant. Stella et Erika ne se connaissaient pas, et ne savaient pas pourquoi l’une venait en aide à l’autre, mais les deux étaient assez rapides pour inventer un mensonge, question de se couvrir l’une et l’autre. Elle prétexta que c’était un Uber qui était venu les chercher, parce que son auto ne démarrait pas, avec le froid de l’hiver. C’était facile de berner des ados, eux qui gobaient presque tout question de pouvoir retourner à leurs activités. Elle déposa Heidi chez Milo, déposant un baiser sur le haut de sa tête, avant d’être reconduite jusqu’à chez Ditlev. Je...je ne sais pas qui vous êtes, ni pourquoi Ditlev vous a envoyé. Mais, merci. Elle fit une bise rapide à la femme avant de sortir de l’habitable et monter à l’appartement du Danois. Comme indiqué dans les messages, elle trouva la clé dans une chaussure et ouvrit la porte facilement, la barrant derrière elle au passage. Elle posa la clé sur une table près de l’entrée et retira ses bottes et manteau avant de s’écraser dans le sofa. Elle écrivit un message rapide à Ditlev pour l’informer qu’elle était arrivée, qu’elle était en sécurité, et qu’elle ferait une sieste en attendant son retour. Stella s’installa dans le canapé mais était plus ou moins confortable. Elle trouva donc rapidement le chemin vers la chambre, le lit. Toujours habillée, elle se coucha sous la couverture, question de se garder un peu au chaud. Épuisée par les dernières heures, elle trouva sommeil rapidement.

Ce fut la main chaude de Ditlev qui la réveilla, en sursaut. À bout de souffle, se réveillant d’un cauchemar, elle trouva dans le visage de Ditlev une sorte d’apaisement, une sécurité. Tout était terminé? Mais de quoi parlait-il? Encore un peu dans les vapes, elle se laissa prendre, posant sa tête sur son épaule alors qu’il caressait son bras et ses cheveux, dans une légère obscurité. Stella repensa au derniers évènements ; la voiture noire, les pneus crevés. Et le visage de sa fille, de sa belle Heidi. Celle qu’elle était incapable de protéger. Comme elle se sentait impuissante. Elle avait tant de questions, tant de colère envers Zach, mais aussi un peu envers Ditlev. Ils n’avaient jamais vraiment parlé de la raison de son retour, ni de son départ. Et puis là, comment il avait réussi à lui venir en aide aussi rapidement. Comment était-ce possible? La brune éclata en sanglots, le repoussant brusquement, avant de se lever, un peu en furie, mais surtout angoissée.  Qu’est-ce qui est terminé Ditlev, hein? De quoi tu parles? Et c’est qui Erika? Et les mecs dans la bagnole noire? Elle perd son souffle à parler rapidement et le questionner ainsi. Il y a aussi la panique qui monte, qui refait surface. Ses mains tremblent alors qu’elle essaie d’essuyer les larmes sur ses joues. Tu peux...tu peux pas revenir, comme ça, après 20 ans, merde, et...et ne rien me dire. T’étais où la dernière année? Pourquoi il a fallu que je te croise par hasard pour qu’on se revoit? Stella déballait son sac, ce trop plein d’émotions qu’elle gardait en elle.  Ma sécurité on s’en fout Ditlev, mais ma fille. Sa gorge se noua, sa voix craquait, alors qu’elle parlait d’Heidi, sa main posée sur sa poitrine, près de son coeur.  Je ne peux pas perdre ma fille. Je t’ai perdu toi une fois, je ne peux pas la perdre elle. Sans s’en rendre compte, elle traçait le lien entre les deux. Entre Heidi et Ditlev. Stella reprit place sur le bord du lit, éloignée de Ditlev. Ses mains couvraient son visage alors qu’elle essayait de se resaisir.  Je suis prête à tout savoir. Dis-moi ce qui se passe, maintenant. Sinon j’appelle la police. Comme pour montrer qu’elle était sérieuse, elle sortit son téléphone de la poche de son jeans et ouvrit l’application de son téléphone, prête à composer le numéro.

- BLACK PUMPKIN


Born to die
I will love you 'til the end of time. I would wait a million years. ▬ And there's no remedy for memory, your face is like a melody. It won't leave my head. Your soul is haunting me and telling me that everything is fine.
Revenir en haut Aller en bas
Ditlev Sørensen10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t2043-shoot-the-thrill-play-t http://www.ciao-vecchio.com/t2055-ditlev-shoot-the-t-hrill-play-to-kill
ID : Bellätrix (V.)
Faceclaim : C. Hunnam © january cosy (avatar) + solosands (signature)
Multi-comptes : Brandon&Matteo&Ima
Messages : 7563 - Points : 1824

Âge : Trente-huit ans (25.12.79)
Métier : Tueur à gages et propriétaire du Repaire depuis peu (garage voitures et motos) tout en étant également mécanicien.
Sujet: Re: [TERMINE] Babe, don't worry, I'm home {ft. Stella ( le Mar 23 Jan - 20:09 )

Babe, dont' worry, I'm home.
Stella & Ditlev


Le corps de Stella tout contre le mien, sa tête posée sur mon épaule, l’entourant de mes bras protecteurs, j’essayais de la rassurer comme je le pouvais, en la bordant comme on le ferait avec un bébé, ou un enfant. En espérant que la tempête allait se calmer. Que tout rentrera dans l’ordre. Mais je savais que ça ne serait pas le cas. A peine mes doigts avaient effleuré sa joue qu’elle s’était réveillée. En soit, cela voulait tout dire. Et justement, au bout de quelques minutes, mes craintes furent confirmées. La jeune femme éclata en sanglot, me repoussant brusquement avant de se lever et de s’éloigner, à l’autre bout de la pièce. Mon cœur se déchira en mille morceaux et, durant un court instant, je n’osais même plus la regarder. Je n’étais qu’un idiot si j’avais espéré que tout se passerait bien. Qu’elle resterait tranquillement auprès de moi. Sans poser de question. Et le fait de la voir pleurer là, ça me rendait malade. J’avais juste envie de me lever, la reprendre dans mes bras, serrer fort, lui sécher ses larmes, lui dire que j’étais là, que tout irait bien mais je me fis violence pour ne pas bouger. Je comprenais totalement sa situation et, si je me mettais à sa place, je ne sais comment j’aurais réagi non plus. « Stella », dis-je, d’une voix calme, douce. « Calme-toi. Respire » Mes yeux se posèrent sur elle. Elle était comme un lion en cage.  Je me levai, faisant un pas en avant, avant de reculer et de me laisser lourdement tomber. C’était encore trop tôt. Résilié, j’hochais la tête. Je n’avais pas d’autre chose à faire que de répondre à ses interrogations, pour le moment. Je pris une grande inspiration, passant mes mains dans mes cheveux. « Rien. Je voulais juste dire que tout allait bien. Que tu étais en sécurité. C’est tout » Je soupirais, sentant que ça allait plus compliqué que prévu. « Est-ce que tu es sûre de vouloir des réponses ? » Je la mettais en garde. Je n’avais pas encore besoin de tout avouer, mon métier, les contrats, et tout le reste. Mais il fallait toutefois que je l’éclaire sur ses poursuiveurs, ceux dans la voiture noire. Je pris une grande inspiration. « Erika … », je m’interrompis, réfléchissant. Il fallait que je trouve les bons mots pour lui expliquer qui elle était, sans trop en dire en même temps. C’était perdu d’avance. « … Tout ce que je peux te dire, c'est qu’elle et son mari … travaillent pour la sécurité du pays. Et encore là, j’en ai déjà trop dis, selon moi. Et que tu peux lui faire amplement confiance. Je ne lui aurais pas téléphoné dans le cas contraire ». Je me mordis la lèvre, regardant dans sa direction, tout en évitant de poser mes yeux sur elle « Quant à ta deuxième question … ils étaient là pour ton mari ». Je ne rajoutais rien de plus, laissant le temps à Stella de réagir. Que les mots fassent leur effet. La première bombe de la soirée était lâche. Petite, certes, en comparaison du reste. Ne tenant plus en place, et surtout ne supportant pas de voir Stella dans cet état, je me levai, me dirigeant tout droit vers mon armoire. D’un geste rapide, je fis passer au-dessus de ma tête le sweat-shirt que je portais, le jetant directement sur la corbeille à linge sale tout avant de me diriger vers la salle de bain attente, m’asperger d’eau. J’espérais être loin de Stella, le temps qu’elle réalise ce que je venais de dire. Toutefois, j’étais de retour dans la chambre en seulement quelques secondes et j’enfilais à la va-vite un simple t-shirt d’un groupe de rock, avant de m’approcher de la fenêtre, l’ouvrir, et de m’appuyer contre.

Je me pris le visage entre les mains. Je me disais bien que, malgré la journée que nous avions passée ensemble, ce moment magique, tout ne serait pas simple. Et d’ailleurs, j’avais été étonné qu’elle me suive si facilement, qu’elle se laisse faire tout autant facilement et que tout se passe si bien. Ni cris. Ni gifle. Rien. L’heure de remettre les points sur les i avaient sonnée. Cette fois-ci, mes yeux se posèrent sur elle, dans les siens, et je ne les quittais pas. Tout du long de l’explication. Du moins, d’une partie. « Pourquoi ? Parce que je ne savais tout simplement pas que tu habitais là. Merde. Voilà pourquoi » Je respirais un bon coup, fermant les yeux, le temps de me calmer et de réussir à garder un semblant de self-control. « Ni sous quel nom d’ailleurs » Je faisais clairement référence à la bague qu’elle portait au doigt et au fait qu’elle était mariée. « Et dis-moi, j’aurais fait comment ? Toquer à toutes les portes pour voir si une Stella habitait par-là ? Les avertir au passage que j’allais foutre sa vie en l’air ? » Je me mis à rire, secouant la tête. «Et une fois que je t’aurais retrouvée ? Tu m’aurais sauté dans les bras, rempli les papiers du divorce en moins de temps qu’il faut pour le dire et partir bras dessus bras dessous pour une destination inconnue ? Je ne crois pas non. On en serait exactement là, où on en est maintenant. A laver son linge sale » Je fis quelques pas vers elle, laissant toutefois une certaine distance de sécurité. Il fallait toujours se méfier des femmes en colère. « Désolé d’être brusque, Stella, mais on est dans la vraie vie là. Pas dans un putain de conte de fées. Dis-moi juste ce que ça aurait changé, alors, si je me serais manifesté un an plus tôt »

« Non, t’as sécurité, on s’en fou pas » mon ton se fit soudainement plus brusque, plus menaçant et je m’approchais carrément d’elle. Je serais les bras autour de mon torse. « Et je suis sûr et certain que ta fille pensera de même. Tu m’as perdu mais tu m’as retrouvé. Sur ce coup-là, si tu n’as pas confiance en moi, ta fille, tu ne la reverras plus jamais. Tout comme je sais qu’elle est en sécurité. Qu’il lui ne lui arrivera rien. Je te le promets. Ce n’est pas elle qui est visée … » Merde. Je me mordis la lèvre, avant de reprendre, espérant qu’elle ait fait abstraction du dernier mot. « Et t’as sécurité importe tout autant. A ce que je comprends, ta fille passe avant tout. Ok, je ne suis peut-être pas parent, mais je peux comprendre. Tu préfères quoi ? La mettre en sécurité elle au risque de ta propre vie ? Parce que t’es trop bête pour comprendre que sans toi elle n’y arrivera pas et que t’auras échoué ? Alors que vous pouvez vivre toutes les deux, ensemble ? Crois-moi, je sais ce que ça fait de vivre sans parents, et je ne le souhaite à personne. Alors non, pour ta fille, pour toi et même pour moi, ta sécurité compte. Plus que tout autre chose. Que tu le veuilles ou non. » Je reculais avant de m’éloigner. Il fallait que je m’écarte, que je prenne de l’air. J’avais bien conscience de dépasser les bornes, mais je ne supportais juste pas de savoir qu’elle s’en foutait de sa propre sécurité. Qu’elle préférait être amenée à l’abattoir pour sauver sa vie. C’était noble, certes. Mais ce n’était pas une solution. Surtout quand j’avais toutes les clés en main pour changer la situation.

Je ne m’étais pas rendu compte de suite qu’elle était venue se rassoir sur le lit et que, tout en débitant sa demande, elle brandissait son téléphone, prête à appeler les flics. « Stella … ? » N’obtenant aucune réponse, je m’approchais d’elle, trop proche. Les yeux dans les yeux, je soulevais son menton. « C’est bon. Tu as gagné. A une seule condition. Tu assumes. Et je ne veux entendre aucun cri. Rien du tout. Aucun scandale. Tu m’as bien comprise ?  Et tu ne pourras t’en prendre qu’à toi-même ». Je quittais la pièce, revenant quelques secondes plus tard, une bouteille de bière à la main, et deux dossiers, cartonnés. Rangés habituellement dans mon bureau. Sur les deux, barré en gros, il était noté Confidentiel. Tous les contrats que je recevais, que j’exécutais ou non, je les rangeai dans un dossier cartonné, lui donnant un numéro et en l’archivant. Le premier des deux que je lui tendis – celui qui concernait son mari – n’avait rien de spécial tandis que l’autre, le sien, était barré d’une mention « refusé ». « Tout ce que tu veux savoir est là-dedans » mon ton s’était radouci, sachant d’avance que j’allais devoir la ramasser à la petite cuillère. Je retournais en arrière, vers la porte de ma chambre et avant de la laisser seule, je me retournais une dernière fois « je te laisse seule pour … », je ne finis pas ma phrase. Il n’y avait rien à dire « … je serais à côté, si tu as besoin de quoique ce soit. Je … » là non plus, je ne finis pas ma phrase. « Désolé » et je me retournais.

- BLACK PUMPKIN


I can see it in your eyes, I can see it in your smile. You’re all I’ve ever wanted and my arms are open wide, because you know just what to say and you know just what do you and I want to tell you so much I love you.
Revenir en haut Aller en bas
Stella Orlandini10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t2074-crier-tout-bas-stella http://www.ciao-vecchio.com/t2089-stella-orlandini-sparks
ID : Pyro (F)
Faceclaim : Katie McGrath ©pyro (sign : ©batphanie)
Multi-comptes : Astrid & Masha & Oliviero
Messages : 3517 - Points : 884

Âge : 37
Métier : Bibliothécaire à l'université de Naples
Sujet: Re: [TERMINE] Babe, don't worry, I'm home {ft. Stella ( le Mer 24 Jan - 0:53 )

Babe, dont' worry, I'm home.
Stella & Ditlev


Stella s’était réveillée en sursaut au contact de la main de Ditlev sur sa peau. Elle était plus ou moins endormi, plutôt dans un état second, un état d’angoisse. C’est probablement pourquoi il en a fallu si peu pour qu’elle ouvre les yeux et se laisse prendre dans les bras de Ditlev, qui cherchait à la rassurer à la conforter. Si au départ elle s’est laissée faire, l’a laissé caresser son bras, elle s’est vite mise à pleurer avant de se lever pour le confronter. Elle était incontrôlable, avait tant de questions, un poids à enlever de ses épaules. Qui était tous ces gens, cette Erika, ces deux hommes dans la voiture noire. Et pourquoi Ditlev avait réussi à tout régler à distance? C’était l’imompréhension alors qu’elle faisait les 100 pas dans la chambre, levant le ton. Ditlev n’était pas certain de comment l’appréhender, quoi lui dire, comment l’approcher. Il essaya même un pas vers elle avant de se raviser pour se rasseoir, lui laissant son espace, une distance. Il essayait de la calmer en lui disant de respirer, que tout était terminé. Mais c’est qu’il avait du culot de lui dire d’être tranquille! Comment pouvait-elle être rassurée par de simples mots après tout ce qui venait de se produire. Elle ne dit rien, mais son regard voulait tout dire. Et bien que ça faisait 20 ans depuis leur dernière rencontre, il connaissait ces yeux. Ce regard perçant, ce regard meurtrier. Il se tenait loin d’elle et avec raison. Il répondait à sa question mais elle avait peine à y croire. Des gens en charge de la sécurité du pays? Mais qu’est-ce que ça avait à voir avec sa vie, sa réalité? Son coeur battait de plus en plus vite alors qu’elle continuait de se déplacer dans la pièce. Ils étaient là pour Zach? Pour faire quoi avec lui exactement? Elle ne comprenait rien à toute cette histoire, alors que Ditlev se changeait avant d’aller se rafraichir à la salle de bains. Stella reprit place sur le lit, un peu plus loin, les yeux dans le vide, réfléchissant à ce qu’il venait de lui dire. Elle savait que Zach trempait probablement dans des affaires louches. Mais de là à ce que ça implique des hommes qui surveillent leur maison, et qu’une femme près de la sécurité du pays lui vienne en aide...c’était autre chose. C’était plus gros que ce qu’elle pensait.

Stella reprenait son souffle alors que le blond refaisait surface dans la chambre. Elle l’avait questionné sur cette absence et surtout sur le fait qu’il était de retour depuis plus longtemps qu’elle ne l’aurait cru, bien qu’il n’avait pas cherché à la rejoindre. Clairement, il était frustré par cette remarque et lui faisait bien savoir. C’est qu’il pouvait être impulsif parfois ce Danois. Elle le savait, elle le connaissait par coeur.  Cogner à toutes les portes...non mais je rêve. T’as bien revu Tatiana, tu aurais pu lui demander mon numéro ou mon adresse. T’es pas stupide quand même. Elle était furieuse. Évidemment que s’il n’avait pas voulu la revoir il y avait une raison. Et elle sentait qu’elle était près de la découvrir. Et puis elle était blessée par ses mots. Évidemment qu’elle n’était pas conne, qu’elle savait que la vie n’était pas aussi simple et rose que dans les films. Évidemment qu’elle n’aurait pas pu tout laisser tomber pour lui, s’il s’était pointé à sa porte. Ses yeux devenaient humides juste à penser qu’il avait été là, dans la même ville qu’elle, depuis 365 jours. Toutes les fois qu’elle se déplaçait, qu’elle mangeait, qu’elle travaillait...il était en quelque part, pas trop loin. Elle regardait l’anneau à son doigt qu’elle n’avait pas enlevé aujourd’hui, étrangement. Elle ne la retira, mais jouait avec. Comme si elle était incertaine. La garder, ou l’enlever? Presque dans un murmure, elle lui répondit.  Mais t’aurais...t’aurais pu essayer Ditlev. Tu ne voulais pas c’est tout. Ou tu ne pouvais pas...Elle sentait qu’elle avait raison sur sa dernière affirmation. Avec les retrouvailles qu’ils avaient eu à l’hôtel, c’était impossible qu’il n’ait pas voulu la revoir avant. Mais qu’est-ce qu’il l’empêchait? Son mariage? Ça ne l’avait pas empêché de l’embrasser et même de lui faire l’amour. Pourquoi n’était-il pas revenu avant?

Toujours assise, elle le regardait s’agiter alors qu’elle continuait sur sa sécurité. Car s’il y avait une chose qui était plus importante qu’elle, une seule, c’était sa fille. Sa belle, sa Heidi. Elle donnerait tout pour elle. Prendrait tous les coups pour elle. Jamais, jamais elle ne laisserait quelqu’un lui faire quoi que ce soit. Mais Ditlev avait raison. Tout comme on donne un masque à oxygène après avoir mis le sien, il fallait qu’elle s’assure que rien ne lui arriverait afin d’aider sa fille. Il fallait qu’elle sache qu’elle était en sécurité, que ce qui s’était passé aujourd’hui ne la concernait pas. Mais elle n’en était pas certaine, surtout après ce qu’il lui dit. Heidi n’était pas celle visée. C’était donc que Zach? Ou faisait-il référence à Stella aussi? Elle hochait la tête de gauche à droite, cherchant qui pourrait lui en vouloir à ce point. Elle s’était toujours tenue tranquille, avec son petit job à la bibliothèque. Si elle apprenait que sa vie était en jeu par la faute de son mari, elle aurait de la misère à ne pas s’en vouloir. Avait-elle été idiote à ce point? C’était tant d’informations en si peu de temps qu’elle avait de la misère à placer un peu. Elle restait donc silencieuse, assise sur le lit, le dos courbé, les larmes aux yeux.

Ditlev revint rapidement avec deux dossiers beiges, avant de relever son visage doucement. Il allait lui tout lui dévoiler. Tout ce qu’elle voulait savoir se trouvait dans ces documents. Mais c’était à ses risques et périls.  Je vais crier si je veux Ditlev. T’as pas le contrôle sur moi. Elle était froide alors qu’elle prit brusquement les dossiers de ses mains, ouvrant le premier. C’était un contrat. Pour la tête de Zaccheo. Il y avait d’autres documents sur les raisons de la demande, et ses informations personnelles. Elle y vit son adresse, son propre nom et celui de sa fille. Stella ferma les yeux un instant, encaissant le choc. Elle s’attendait à une bombe, mais pas à ça. Ses mains tremblaient alors qu’elle passait à travers les feuilles. Elle jeta le dossier sur le lit un peu plus loin avant de s’attaquer au deuxième : le refusé. Impatiente, elle l’ouvrit pour tomber directement sur son nom. Stella Orlandini. 36 ans. Mère de famille. Elle leva le regard vers Ditlev, cherchant des réponses, cherchant un réconfort.  C’est….c’est une blague Ditlev? C’est quoi tout ça? Dégoûtée, elle laissa tomber le dossier par terre, les feuilles s’éparpillant un peu partout au sol. Il y avait des photos d’elle, des adresses, dont sa maison, celle des membres de sa famille, son lieu de travail. Il y avait une photo de sa voiture et la plaque d’immatriculation. Elle avait la nausée. Mais ce qu’elle ne comprenait surtout pas, c’est qu’est-ce que Ditlev faisait avec tout ça chez lui? C’est quoi ce bordel? Elle se leva de peine et de misère, une main sur la bouche, complètement sous le choc. Qui es-tu Ditlev? Paniquée, elle ouvrait les tiroirs, les armoires, défaisait le rangement, à la recherche de plus, sans vraiment savoir ce qu’elle voulait trouver. Je peux pas...je peux pas rester ici. Je dois aller chercher Heidi. Elle était hors d’elle-même. Elle se sentait trahie, d’abord par Zach, puis par Ditlev. Ces deux hommes qui faisaient partie de sa vie, à leur manière et qui étaient maintenant liés pour une raison plutôt obscure et morbide. Et il y avait elle, entre les deux. Stella n’était plus Stella. Elle n’était qu’émotions, alors qu’elle se laissait tomber au sol, s’imaginait les pires scénarios. Il ne lui avait pas clairement dit, mais elle se doutait de ce qui se passait. De son métier. Qu’est-ce qu’il va arriver à Zach? Sans réaliser ce qu’elle s’apprêtait à avouer, elle laissa glisser quelques mots, cassés par les larmes et sa gorge qui était serrée.  Et notre fille Ditlev? Qu’est-ce qui va arriver à notre fille? Elle le regardait, incapable de l’enlever de son esprit. Il avait été clair avec elle. Il fallait qu’elle lui fasse confiance si elle voulait que rien ne lui arrive. Mais encore fallait-il qu’il ait toute l’information. Elle était tellement sonnée qu'elle oubliait complètement qu'il y avait possiblement quelqu'un, quelque part, qui avait eut le contrat pour sa tête.

- BLACK PUMPKIN


Born to die
I will love you 'til the end of time. I would wait a million years. ▬ And there's no remedy for memory, your face is like a melody. It won't leave my head. Your soul is haunting me and telling me that everything is fine.
Revenir en haut Aller en bas
Ditlev Sørensen10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t2043-shoot-the-thrill-play-t http://www.ciao-vecchio.com/t2055-ditlev-shoot-the-t-hrill-play-to-kill
ID : Bellätrix (V.)
Faceclaim : C. Hunnam © january cosy (avatar) + solosands (signature)
Multi-comptes : Brandon&Matteo&Ima
Messages : 7563 - Points : 1824

Âge : Trente-huit ans (25.12.79)
Métier : Tueur à gages et propriétaire du Repaire depuis peu (garage voitures et motos) tout en étant également mécanicien.
Sujet: Re: [TERMINE] Babe, don't worry, I'm home {ft. Stella ( le Sam 27 Jan - 23:43 )

Babe, dont' worry, I'm home.
Stella & Ditlev


J’avais volontairement omis de répondre à sa question. Elle en saurait bientôt plus sur toute cette histoire, et bien trop tôt à mon goût. Je savais que, après avoir reçu ces deux contrats, il fallait que j’aie une discussion avec elle – avant ou après l’exécution, après aurait été le mieux, pour la tenir en dehors des emmerdes de son mari et pour qu’elle ne s’y trouve pas mêlée. Surtout que j’avais déjà contacté mes clients et j’avais fait en sorte que la fille ne soit pas supprimée. Ils avaient accepté à contre cœur, mais voilà qu’ils avaient fait des siennes. Au lieu de suivre Zach ils s’étaient postés devant sa main et fait peur à Stella. De fait, je n’avais plus vraiment le choix, surtout que j’étais m’occuper de la situation en un tour de main, sans même être présent sur les lieux. Au fond, je n’avais pas pensé qu’elle serait capable de venir chez moi, en pleine nuit, tout en sachant que je ne serais pas à la maison avant un moment. Surtout après vingt ans d’absence et la dernière fois qu’on s’était vu, où elle était partie durant mon sommeil. Assis sur le lit, me passant une main dans les cheveux, je soupirais tout en réfléchissant à comment mener à bien ce qui allait suivre. Jusqu’à présent, je n’avais jamais eu à faire face aux proches des gens que je devais liquider. Et surtout, je n’en connaissais aucun personnellement. Là, c’était autre chose. Mon envie, besoin de la protéger était plus fort que tout mais la connaissant, et si elle n’avait pas changé, elle ne me laissait pas éluder ses questions éternellement. Elle voulait des réponses, et tout de suite. Stella n’était pas vraiment connue pour sa patience. Un souvenir de la fin d’après-midi à l’hôtel me fit sourire, avant de revenir à l’instant présent, bien plus urgent. La discussion continua son cours, sur mon retour ici à Naples. Et apparemment, elle ne voulait pas comprendre. Ou elle ne me croyait pas. Je me levai, n’arrivant plus à rester tranquille. Il fallait que je bouge. « Je dois te le dire combien de fois que je.ne.savais.pas que tu étais là ? » mon ton s’était fait brusque et j’insistais bien sur le je ne savais pas, pour qu’elle comprenne. « Tatiana … » je m’interrompis un instant. Que dire exactement ? Si elle me parlait d’elle c’est qu’elle avait dû également la revoir. Que s’étaient-elles dit ? « … ce n’est pas vraiment le sujet. Mais oui, si tu veux tout savoir, je l’ai revue. En même temps, je ne pouvais pas vraiment louper les apparences de la famille Scopoli dans les médias. Je l’ai peut-être revue deux-trois fois en tout », j’haussais les épaules, comme pour me dédommager avant de partir presque en fou rire « Tu me vois lui demander ton adresse ou ton numéro ? Tu crois qu’elle aurait réagi comment ? Surtout après vingt d’absence. Réfléchis un peu. Et, pour la énième fois, je ne savais pas » Je repris mon sérieux, avant de m’approcher d’elle et de m’arrêter sur place. Indécis. Une partie de moi voulait la prendre dans mes bras, lui caresser les cheveux, la consoler. Lui dire que tout était effectivement fini, que j’étais de retour et que je ne partirais plus jamais – du moins pas sans elle. Mais une autre partie, la plus sensée, me disait de garder mes distances. Vingt ans étaient peut-être passés mais Stella restait Stella. Finalement, je chuchotais, le visage baissé, regardant mes pieds « Oui, j’aurais pu essayer ». A partir de là, je ne dis plus aucun mot. Du moins, pas sur notre relation passée et sur mon départ. Ni mon retour. A la place, j’allais tout simplement lui chercher deux dossiers, un en encore en cours et l’autre refusé, que je lui tendis avant de quitter la pièce. La laissant seule pour vivre ce moment. C’était mieux ainsi. Pour tous les deux.

Je m’étais à peine laissé tomber sur le canapé, un verre bien rempli de whisky à la main, qu’un cri retentit de la chambre. Je me levai d’un bond. Tout compte fait, ce n’était peut-être pas une bonne idée de l’avoir laissée toute seule. Mais en même temps, après tout ce qu’elle venait d’apprendre, je n’étais pas sûr qu’elle veuille encore me voir. Je fis un rapide détour par la cuisine, embarquant au passage un deuxième verre et la bouteille de whisky, et je la rejoignis dans la chambre. Elle était toujours là, assise, des feuilles déjà éparpillées à ses pieds. Je m’assis sur le lit, à ses côtés, à mes risques et périls. Je secouais la tête. J’aurais bien voulu lui dire que oui, c’était une blague. Que rien de tout ça n’était réel. Je ne le pouvais tout simplement pas. Et, au point où j’en étais, la vérité aurait mieux que le mensonge. « Malheureusement non » J’étais sur le point de lui prendre la main, de la serrer fort, de ne plus la gâcher et de tout lui expliquer quand elle se leva, en colère et triste, et commença à fouiller dans mes tiroirs. Je la laissais faire. Autant qu’elle se défoule sur mes affaires. De toute façon, il n’y avait rien à y trouver. Je n’étais quand même pas idiot à ce point pour laisser trainer des documents compromettants sur mon métier dans les pièces principales, à la vue et au su de tout le monde. J’attendis donc qu’elle se calme. Vidant d’un trait mon verre et le remplissant droit derrière, tout en remplissant le sien. Je la rejoignis, au milieu de la pièce, au moment où elle me menaçait d’appeler la police. Je déglutis. Il ne manquait plus que ça. Toutefois, je m’approchais d’elle, m’asseyant à ses côtés. « Stella » je la regardais, la suppliant du regard « Ne fais pas ça s’il-te-plaît. Pas maintenant » tout en lui demandant, muettement est-ce que tu veux vraiment me perdre à tout jamais ? « Je vais tout te raconter. Promis ». Mon cerveau, lui, n ‘avait pas encore capté les derniers mots qu’elle avait prononcés. « Chut » Je la pris dans mes bras, ôtant son téléphone de sa main, le rangeant près de moi. Il sonna au même instant. Je jetai un regard. Heidi. La photo qu’elle avait choisie s’afficha. Un frisson parcourut tout mon corps.  Je la bordais, tout contre moi, avant de me lever, de prendre les deux verres, la bouteille, et de les poser à nos côtés, avant de la reprendre dans mes bras. Sachant que je ne pouvais plus éluder ses interrogations, je pris une grande inspiration, avant de tout raconter, d’une voix calme, presque apaisante alors que la situation était tout le contraire. « T’es assez intelligente pour savoir ce que je fais pour gagner ma vie. Je n’ai pas besoin de te le dire », commençais-je, chuchotant presque, pour préserver en quelque sorte ce moment. Comme si le fait de murmurer pouvait apaiser la situation, la rendre plus acceptable. Je pris son visage dans mes mains, plongeant mon regard dans le mien. « Avant toute chose, j’ai besoin de savoir. Est-ce que … », les mots s’étranglèrent dans ma gorge. Je dus refouler les larmes de couler. « … promets-moi que tu es ce que tu dis être. Une mère de famille, bibliothécaire, avec une vie normale ? Je ne pourrais jamais vivre avec le fait que ... » tu sois une criminelle. Et encore moins avec le fait que je doive te supprimer si cela s’avérait vrai. « Ton mari est pris jusqu’au cou. Cela fait plusieurs années qu’il fraude, qu’il détourne de l’argent de la boîte où il travaille. Pour le compte de quelqu’un d’autre. Bien sûr, il avait le droit à un certain pourcentage sur l’argent. Il a ouvert plusieurs comptes. En Suisse et aux Iles Cayman principalement. Sa cupidité le perdra. Il décida de leur fausser compagnie. De se garder toute le pactole. Ils sont venus à le savoir et … tu connais la suite » J’avais reçu le contrat. Il en savait trop. C’était devenu une menace. « Rien de tout ça n’en serait arrivé là s’il ne s’était pas mis en tête de gagner encore plus, en les faisant chanter. Il ne savait pas à qui il avait à faire. Et toi … » je fermais les yeux, espérant que ma théorie soit juste. « … tu ne compte pas à leurs yeux. Ils s’en contrefichent s’ils mettent des contrats sur la tête d’innocents. T’es seulement la femme de. Ils ne savent pas ce que tu sais ni ce que tu ne sais pas. Ils préfèrent protéger leurs business et du coup t’éli … » ma gorge se noua, une larme coula sur ma joue. Je ne terminais jamais ma phrase. J’avais dit à peu près tout ce que je savais. J’avais peut-être omis quelques points, mais l’important avait été dit. Finalement, je crus bon de la rassurer. « J’ai passé un accord avec eux. Tant que le premier contrat serait exécuté et tant qu’ils n’auraient pas de preuve suffisante de … ta culpabilité, le deuxième est mis en suspens ».

Son téléphone résonna à nouveau. A nouveau, le nom Heidi s’afficha – avec sa photo – à l’écran. Et là, les paroles que Stella avait prononcé tout à l’heure refirent surface dans ma tête. Je restais là, sans bouger, la relâchant par la même occasion. Mon regard allait du téléphone à elle. Je le pris en main, avant de le lui tendre. « Je crois que tu ferais mieux de répondre » Je me levai, m’approchant de la fenêtre, que j’ouvris en grand. Jusqu’à présent, je n’avais jamais fumé dans ma chambre, mais là … Accoudé contre le mur, le bras tenant la cigarette allumée dehors, je regardais un instant les passant, qui poursuivaient leurs vies. Tranquillement. Insouciants. Sans problèmes. « Ta fil … Hei … » je n’étais même plus capable de prononcer un simple mot comme fille ou son prénom. « elle est plus en sécurité chez ton frère » c’est tout ce que je trouvais à dire. « Si tu trouves une excuse assez convaincante qui ne soulève pas plus de questions. Il faut qu’elle reste chez lui et ne soit aucunement mêlée à cette histoire » Je posais ma cigarette sur le cendrier avant de venir chercher la bouteille de whisky, que je bus à même le goulot avant de retourner d’où j’étais arrivé. « … avant que tout soit réglé ». J’écrasais mon mégot, la bouteille toujours en mains et je m’agenouillais devant elle. Les larmes aux yeux. Je n’avais pas pu les contenir. Trop d’émotions / sentiments en une même soirée. « Tu as bien dit notre fille ? » ou n’était-ce qu’un rêve. Je n’avais pas réellement écouté sur le côté, c’était peut-être tout simplement mon cerveau qui déconnait. « Je .. j’ai ... on a ... une fille ? » A vrai dire, je ne savais pas vraiment comment réagir. J’étais plus choqué qu’autre chose pour cette nouvelle et, malgré tout, ma priorité était ailleurs. Sauver la mère. « Putain » Je me levai, non sans avoir bu une autre longue gorgée avant, furieux. Contre moi-même. De l’avoir – de les – avoir quitté(e)s. De l’avoir laissée abandonnée avec ce fardeau, à porter seule en plus de tout le reste. A la place, je ne voyais que la vengeance. Il fallait absolument que je venge ma famille, alors que, au même instant, une autre famille était en train de se construire. Et je l’avais abandonnée. Sans rien savoir. « Merde » , dis-je encore une fois – ne trouvant rien d’autre à dire – avant de sortir de la pièce, donnant un coup de poing dans le mur au passage.


- BLACK PUMPKIN


I can see it in your eyes, I can see it in your smile. You’re all I’ve ever wanted and my arms are open wide, because you know just what to say and you know just what do you and I want to tell you so much I love you.
Revenir en haut Aller en bas
Stella Orlandini10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t2074-crier-tout-bas-stella http://www.ciao-vecchio.com/t2089-stella-orlandini-sparks
ID : Pyro (F)
Faceclaim : Katie McGrath ©pyro (sign : ©batphanie)
Multi-comptes : Astrid & Masha & Oliviero
Messages : 3517 - Points : 884

Âge : 37
Métier : Bibliothécaire à l'université de Naples
Sujet: Re: [TERMINE] Babe, don't worry, I'm home {ft. Stella ( le Dim 28 Jan - 1:35 )

Babe, dont' worry, I'm home.
Stella & Ditlev


Stella avait au moins fait 25 fois le tour de la pièce, essayant d’avoir des réponses, ou du moins une seule de Ditlev. Pourquoi était-il revenu, que faisait-il ici et surtout pourquoi n’avait-il pas cherché à la retrouver? Il avait bien vu Tatiana. Qu’est-ce qu’il l’empêchait de demander son numéro. Il s’expliquait ou du moins essayait de se justifier d’une manière ou d’une autre mais elle n’était pas impressionnée. Est-ce que ce qu’ils avaient vécu ne valait rien à ses yeux? Et donc que voulait dire ces retrouvailles dans cette chambre d’hôtel. Cette redécouverte de leur corps, de leur affection et de leur amour. Il lui avait avoué par texto qu’il l’aimait encore et toujours, avant qu’elle ne vienne le rejoindre ici, chez lui. Elle ne savait pas d’ailleurs pourquoi. Pourquoi était-elle si en confiance avec lui. Pourquoi était-elle capable de le retrouver si facilement, alors que 20 ans étaient passés? Elle était en colère mais surtout blessée, encore, qu’il l’ait quittée ainsi sans rien dire. Et qu’il revienne comme ça. Mais c’était elle la pire, de l’accepter sans poser de questions. Jusqu’à le suivre dans une chambre d’hôtel, en manque de lui, en manque de sa chaleur. C’était magnétique entre eux. Assez pour que même les années ne puissent faire dommage.

À sa demande, il ramena deux dossiers confidentiels. Elle n’avait aucune idée de ce qu’elle allait découvrir, mais à voir son visage, elle se doutait bien que ce ne serait pas joyeux. Surtout qu’il retourna aussitôt rejoindre le canapé du salon, une bouteille d’alcool fort dans la main. À peine avait-elle ouvert le premier qu’elle avait déjà la nausée. Elle se sentait trahie par cet homme, Zach, son mari. Comment avait-il pu se mettre dans une telle situation, qu’il mettait la vie de Stella et surtout d’Heidi en danger. N’étant pas habituée à ce milieu, elle ne comprenait rien et décida d’ouvrir le deuxième, pensant trouver des réponses. Pour finalement y trouver que plus de questions. C’était son nom, son visage, son métier, ses informations. Pourquoi était-elle fichée ainsi et qui lui voulait autant de mal? Et surtout, pourquoi était-ce dans les mains de Ditlev? Soudainement elle comprit. Elle n’était pas sotte, elle savait bien ce que ça voulait dire. Dégoûtée, elle laissa tomber les feuilles par terre, lâchant un cri qui eut le don de ramener Ditlev dans la pièce aussitôt, toujours accompagné de la bouteille de whisky. Incontrôlable, elle ouvrait chacun des tiroirs de la pièce et même les armoires à la recherche de réponses. Mais que pensait-elle trouver dans la maison d’un tueur à gages? Ditlev était intelligent, très même. Et si c’était réellement son métier, jamais il ne serait mettrait en danger ainsi. Elle n’était certainement pas la première personne et femme à franchir la porte.

Émotive, elle se laissa tomber par terre, son dos contre le mur. Les sanglots étaient proches et son téléphone sonnait au même moment. Sa fille, sa précieuse. Elle voulait appeler la police mais Ditlev prit place à ses côtés, lui retirant le téléphone des mains, essayant de lui faire entendre raison. Évidemment que si elle appelait les autorités, il serait le premier à être embarqué, bien avant ce foutu Zach.  Tu n’as pas besoin de me le dire mais...je dois l’entendre Ditlev. Je dois savoir. Ses lèvres tremblaient sous les sanglots. Les mains de l’homme trouvèrent son visage, question qu’elle le regarde. Il voulait et avait besoin de savoir qu’il ne se trompait pas sur son cas. Elle était hors d’elle-même. Il osait lui demander la vérité sur ce qu’elle était, s’assurer qu’elle disait tout alors qu’il revenait d’une absence de 20 ans et était tueur à gages? Elle voulait lui cracher au visage.  T’as vraiment besoin que je te le dise? Tu crois quoi? Que tout ça est une anarque organisée avec mon mari pour...pour quoi au juste? C’était bien la preuve qu’elle était innocente. Cette non-créativité. Cette non-imagination à toute manigance possible. Ses mains glissèrent sur ses épaules alors qu’il racontait ce qui se passait. La raison pourquoi cette voiture noire s’était arrêtée devant chez elle. Pourquoi Ditlev avait ses dossiers en main. Son mari était un criminel. Son mari était avare. Toute cette richesse ne venait pas d’une source légale. Décontenancée, contrariée et choquée, elle ne pouvait retenir les larmes alors qu’il se levait pour aller chercher la bouteille et remplir les deux verres. Stella cala son verre avant de le remplir elle-même et le boire à nouveau. Elle ne savait plus trop il était quelle heure mais son téléphone sonnait encore. Ditlev lui tendit, après avoir regardé intensément la photo. Heidi, leur fille. Qu’allait-il lui arriver, c’est ce qu’elle lui demanda avant de répondre. Heidi? Baby, please, calm down. Zach? Il t’a écrit? Elle essayait de parler plus bas pour que Ditlev ne l’entende pas alors qu’il se relevait pour aller fumer près de la fenêtre. Heidi….heidi...calme-toi. Chut. Maman est là ok? Je vais bien, tu es ok chez Milo. Tu n’as pas à t’inquiéter. Laisse-moi m'occuper de Zaccheo. Elle retenait ses sanglots, essayant de rassurer sa fille alors qu’elle même ne l’était pas. Mais n’est-ce pas le rôle d’une mère? Heidi, va dormir. Tu as école demain. Je viendrai te chercher, promis. Ok? Je t’aime. Bonne nuit my love. Stella et Heidi passaient souvent d’une langue à l’autre. Stella lui avait montré l’anglais assez tôt, car c’était souvent le langage utilisé entre Stella et Ditlev. Elle avait souvent espéré qu’il revienne quand elle était enceinte et même durant l’enfance d’Heidi.

Ditlev se retourna d’ailleurs, un peu perturbé par la phrase de Stella. Leur fille. C’était sorti, sans qu’elle ne le veuille. C’était plus fort qu’elle-même. Elle se leva tant bien que mal, s’approchant de Ditlev les larmes aux yeux. De toute sa force, elle le poussa contre le mur. Soit il était fatigué ou intoxiqué, mais parvint à le faire cogner contre le mur derrière lui.  Oui notre fille, Ditlev. Il se dirigea rapidement vers l’autre pièce, après avoir enfoncé son poing dans le mur. Elle le suiva aussitôt, encore plus en colère. Cette colère refoulée depuis tant d’années. Cette colère ressentie dès qu’il était parti, qu’il l’Avait abandonné avec un bébé dans le ventre, un enfant à naître. Et qu’il n’était jamais revenu. Continuant ce qu’elle avait commencé, elle retira la bouteille de ses mains avant de la poser sur le comptoir de cuisine.  T’as pas le droit de m’en vouloir. T’es parti. C’est toi qui a tout laissé derrière, sans aucune putain d’explication. Ses mots étaient accompagnés de coups plus ou moins forts sur son torse, le poussant vers un autre mur. Ses sanglots devenaient des larmes, ses mots étaient plus ou moins compréhensibles. Ses paroles devenaient presque des cris. Ses mains s’accrochaient au col de sa chemise, un peu comme leur soirée à l’hôtel. Mais cette fois c’était par frustration, par colère. Non pas par excitation.  Elle a 18 ans. Elle est ton portrait tout craché. À chaque jour je te vois en elle. À chaque jour...Stella étant Stella, elle le pousse une dernière fois dans le mur avant de crier de rage. Un cri de désespoir.  On fait quoi maintenant hein? Tu reviens, comme ça, je ne sais trop d’où, ni trop pourquoi ni d’où tu étais. Tu peux pas revenir comme ça, revenir dans ma vie. C’est mon mari, mon mariage, ma vie. Ma fille. Elle met l’accent sur le ‘ma’. Elle retourne vers le canapé chercher son manteau et son sac avant d’aller vers la porte, barrée.  Ouvre la putain de porte Ditlev! Elle tourne et tire la poignée, mais rien ne fonctionne. Il l’a barré de l’intérieur. Alors qu’elle s’acharne sur le bout de métal, elle sent les mains de Ditlev de chaque côté de ses bras, tentant de la calmer. Émue, elle laisse les larmes couler.
Elle te ressemble tellement....Et tu lui manques tant. Même si elle ne te connait pas encore. Elle me pose toujours pleins de questions. Alors qu’elle abandonne le projet d’ouvrir la porte, elle laisse tomber sa tête à l’arrière, tombant sur l’épaule de Ditlev, dans son cou. Elle sent son odeur, ses cheveux blonds qui chatouillent sa joue.  Si tu savais ce que tu me fais...Le bien comme le mal, avait-elle envie d’ajouter.
- BLACK PUMPKIN


Born to die
I will love you 'til the end of time. I would wait a million years. ▬ And there's no remedy for memory, your face is like a melody. It won't leave my head. Your soul is haunting me and telling me that everything is fine.
Revenir en haut Aller en bas
Ditlev Sørensen10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t2043-shoot-the-thrill-play-t http://www.ciao-vecchio.com/t2055-ditlev-shoot-the-t-hrill-play-to-kill
ID : Bellätrix (V.)
Faceclaim : C. Hunnam © january cosy (avatar) + solosands (signature)
Multi-comptes : Brandon&Matteo&Ima
Messages : 7563 - Points : 1824

Âge : Trente-huit ans (25.12.79)
Métier : Tueur à gages et propriétaire du Repaire depuis peu (garage voitures et motos) tout en étant également mécanicien.
Sujet: Re: [TERMINE] Babe, don't worry, I'm home {ft. Stella ( le Dim 28 Jan - 3:08 )

Babe, dont' worry, I'm home.
Stella & Ditlev


Oui, notre fille Ditlev. Quatre mots. D’ordinaire insignifiants. Une bombe. Lâchée là, comme ça, sans aucun avertissement. Le saut dans le vide, sans parachute. Et le cœur qui saignait. Il me faudra certainement du temps, pour encaisser cette nouvelle. Dix-huit ans. Ne sachant pas comment réagir, sous le choc et pris instantanément de remords, la seule solution fut de fuir. Loin de tout. Après tout, c’était ce que je savais faire de mieux. J’avais à peine atteint la cuisine, ne sachant pas trop où j’allais, ce que j’allais faire, que Stella était déjà là, devant moi. Sans rien dire, elle prit la bouteille de whisky que je tenais fermement et la posa sur la table. « Je n’ai jamais dit que je t’en voulais, Stella » J’essayais de contenir mes larmes, même si quelques-unes arrivaient à passer et coulaient librement sur mes joues. Elle se mit à cogner sur mon torse. En temps normal, j’étais du genre à riposter. Ou du moins à me défendre. Me protéger. Pas cette fois. Je le méritais. Amplement même. Je la laissais donc me frapper, me bousculer. Elle avait besoin de se défouler, surtout après tous les événements récents. Déjà, pour commencer, et non des moindres, mon retour, après vingt ans d’absence. Ensuite, les révélations sur la vraie facette de son mari. C’en était beaucoup trop de ce qu’elle pouvait supporter. Je ne disais toujours rien même si la voir dans cet état me déchirait le cœur. Et la culpabilité prenait de plus en plus de place. Dans tous les pores de ma peau. Jusqu’à l’assaut final, avant qu’elle ne se rue au salon, prendre ses affaires et se diriger comme une furie vers la porte d’entrée. Je n’avais rien dit. Et je n’avais rien fait pour la retenir. Je n'en avais pas le droit.

Finalement, l’entendant crier – au point de bientôt réveiller tous les habitants de l’immeuble, il ne fallait pas oublier qu’il était environ trois heures du matin – je la rejoignis, prenant délicatement ses mains dans les miennes, toujours sans prononcer un seul mot. Un visage de marbre. Il y avait juste les larmes qui extériorisaient ce que je ressentais.  Et je ne fis rien ne plus pour les chasser alors que d’ordinaire je ne pleurais jamais. Et encore moins devant quelqu’un. Pour une fois, j’avais décidé de sentir réellement les choses, de les exprimer et ne plus rien retenir en moi. Dire que la dernière fois que j’avais pleuré, souffert de la sorte était … il y a vingt en arrière, devant le corps de ma mère. Morte. Stella se laissa tomber contre moi et je l’entourais de mes bras, instinctivement. Après tout ce qu’elle venait d’apprendre, on en revenait toujours au même point. Nos deux corps l’un contre l’autre. Se réconfortèrent mutuellement. « Viens », lui dis-je, tout simplement, avant de la prendre par la main et de l’amener au salon. Je la fis asseoir sur le canapé. Je repartis en sens inverse, fameuse bouteille de whisky en main et une couverture pour elle. Je m’installais à ses côtés, l’aidant à s’emmitoufler. Je regardais droit devant moi, n’osant pas la regarder. Il y avait encore tellement de choses à dire. Je n’étais pas sûr qu’elle serait capable d’en entendre davantage. « Je ne sais pas » je posais mes bras sur mes genoux, penché en avant. « Depuis qu’on s’est revu … c’est devenu l’enfer » Je tournais légèrement mon visage vers elle, souriant tristement. « Regarde où on en est. A quoi on réduit ». Je m’interrompis, laissant passer quelques secondes. « Il a suffi que tu me recroises et tout ton monde s’écroule. Le mien avec même si ce n’est pas comparable. Je le conçois ». Je me mordis la lèvre. « A bien y réfléchir, j’aurais préféré qu’on ne se recroise pas. Pas tout de suite du moins. Les choses auraient peut-être été différentes. Surtout, tu ne serais pas au courant de ce que je fais pour gagner ma vie ni tout le reste » J’étais presque triste pour elle. Il y a des moments où on est mieux dans l’ignorance la plus complète. « Alors, franchement, je ne sais pas ». Je tournais la tête, regardant un instant dans le vide, avant qu’un rictus vienne se dessiner sur mes lèvres, limite mauvaise. « Fallait y penser avant à ton mari et à ton mariage, pas après qu’on ait couché ensemble. Et il ne me semble pas que je t’ai forcée à faire quoique ce soit ».

Je me jetais en arrière, prenant la bouteille dans la main pour en boire une bonne gorgée, encore une fois. Il fallait que je reprenne des forces. Autant crever l’abcès. « Il y a vingt ans j’ai … perdu mes parents. Je suis rentré un soir, en revenant de chez toi et je les ai trouvés … morts. Dans la cuisine. Je n’avais que dix-huit ans à l’époque et je ne savais pas comment réagir. Ma mère était tout ce qui me restait. A part toi. Je ne me sentais pas vivre sans elle, ou du moins, sans l’avoir vengée. J’étais égoïste. La colère m’empêchait de voir autre chose. Alors, le soir même, j’ai pris mes affaires, je suis passé par chez toi et … j’ai fait la plus grosse connerie de toute ma vie. J’ai rompu. Sans te donner d’explication et sans un regard en arrière, et je suis parti. Pour un autre pays. J’ai continué à tirer et je me suis fait remarquer. Quelqu’un dont je ne citerais pas le nom m’a pris sous son aile et de là … je suis devenu ce que je suis. J’ai parcouru le monde, enchaîné mission sur mission. Je n’avais pas le choix. De toute façon, un retour à la vie normale était tout bonnement impossible. Pourtant, il y avait une chose qui n’avait jamais changé. Tout ce temps, je n’ai jamais cessé, une seule fois, de penser à toi. Je ne savais pas ce que tu devenais, je ne voulais pas le savoir. Ça m’aurait anéanti. Alors, j’ai continué à poursuivre mon chemin, sans donner de nouvelles, ou d’en reprendre, alors que ce n’était pas l’envie qui manquait. Il fallait que j’oublie. Que je ne m’attache à personne. Qui aurait voulu de moi de toute façon ? Et le temps passait. Finalement, j’ai décidé de … freiner un coup. Je vais bientôt avoir quarante ans. J’avais besoin d’un pied à terre. Je suis donc revenu ici. Pourquoi exactement Naples alors que j’aurais pu aller n’importe où, je ne sais pas. Si, en revenant, je n’ai pas pris de tes nouvelles, c’était pour la même raison. Déjà, je ne savais pas si tu étais encore dans les parages et je ne voulais pas … voir ce qu’étais devenu ta vie. Tu ne peux savoir ce que j’ai ressenti quand j’ai vu que tu étais mariée. Et la suite … » Je me tournais vers elle, des larmes silencieuses coulant continuellement sur mes joues. « Il y a juste une dernière chose que je voudrais ajouter. Pendant tout ce temps, il n’y a pas une minute où je ne pensais pas à toi. Je n’ai jamais cessé de t’aimer. Jamais. And when I was inside someone, there’s only one face I see » . Je me levai, haussant les épaules. C'était la première fois que je parlais de cette histoire. De la mort de mes parents. De ce qui s'était ensuivit. « Voilà, tu sais à peu près tout » J’allais à la porte d’entrée, détachant la chaîne avant de revenir au salon. « J’ai ouvert la porte. Je ne t’empêcherai pas de partir. Je ne te retiendrais pas, même si j’en crève d’envie. Et je comprendrais ta décision. Et quoique tu décides, je te protégerais. Toujours ».

- BLACK PUMPKIN

Spoiler:
 


I can see it in your eyes, I can see it in your smile. You’re all I’ve ever wanted and my arms are open wide, because you know just what to say and you know just what do you and I want to tell you so much I love you.
Revenir en haut Aller en bas
Stella Orlandini10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t2074-crier-tout-bas-stella http://www.ciao-vecchio.com/t2089-stella-orlandini-sparks
ID : Pyro (F)
Faceclaim : Katie McGrath ©pyro (sign : ©batphanie)
Multi-comptes : Astrid & Masha & Oliviero
Messages : 3517 - Points : 884

Âge : 37
Métier : Bibliothécaire à l'université de Naples
Sujet: Re: [TERMINE] Babe, don't worry, I'm home {ft. Stella ( le Dim 28 Jan - 3:39 )

Babe, dont' worry, I'm home.
Stella & Ditlev


Stella se laissa tomber contre Ditlev. Ce corps fort et musclé, qu’elle n’avait jamais connu jusqu’à récemment. Dans cette chambre d’hôtel lorsqu’ils s’étaient revus, lorsqu’ils avaient redécouvert le corps de chacun. Épuisée, elle se laissait tomber contre lui, l’endroit où elle était le mieux au monde. Il l’entourait de ses bras, la tenait au chaud et surtout l’empêchait de s’agiter. Il la ramena rapidement vers le salon où il prit place à ses côtés. Rapidement il revint à ses côtés avec la bouteille d’alcool fort et une couverture pour la tenir au chaud. Pourquoi tenait-il tant à ce qu’elle reste après tout ça? Que pouvait-il lui dire qu’il la fasse changer d’avis? Elle ne pensait qu’à une seule personne à ce moment et c’était sa fille. Heidi qui allait surement bientôt apprendre que son père était de retour. Et que ce père était un tueur à gages. Et qu’il avait comme cible Zaccheo. Mais ça, elle n’était pas obligée de le savoir. Rapidement, Ditlev se braqua, faisant des remarques sur son mariage et surtout sur l’après-midi qu’ils avaient passé ensemble dans cette chambre d’hôtel. Elle avait envie de lui répondre, de répliquer, mais n’avait rien à dire. Surtout parce qu’il avait raison.

Soudainement il se pencha vers l’arrière avant de prendre une gorgée de whisky alors qu’elle était toujours emmitouflée sous cette couverte. Elle était étrangement bien dans cet appartement, avec cet homme qu’elle ne connaissait plus aussi bien qu’elle ne l’aurait cru. Avant même qu’elle ne puisse placer un mot, il aborda le sujet de son départ de Naples il y a 20 ans. Ce départ brusque, cette rupture, sans aucune explication. Il y en avait finalement une. Le meurtre horrible de ses parents. Comme pour se donner du courage, afin de continuer à l’écouter, elle vola la bouteille de ses mains pour prendre une gorgée. Ils étaient pas si différents finalement, les deux dépendant de ce courage liquide pour faire face à leurs peurs, leurs sentiments. Même s’il avouait jamais n’avoir cessé de penser à elle, la colère restait. Il n’avait aucune bonne raison de l’avoir laissé ainsi, bébé ou non. D’ailleurs, il n’était pas vraiment revenu sur le sujet d’Heidi, probablement un peu sonné. Il se releva aussitôt l’histoire terminée pour aller débarrer la porte et la laisser partir. Stella prit un moment pour le regarder, la bouteille toujours dans les mains. Elle se leva avant de la poser sur le comptoir, allant rejoindre Ditlev. Après avoir remis le loquet en place, elle s’adossa à la porte, le laissant venir devant elle.  Alors retiens-moi, si tu en crèves d’envie. Incapable de lui en vouloir encore, elle posa ses mains sur les joues de l’homme approchant ses lèvres des siennes. Pourquoi je n’arrive jamais à t’en vouloir...Ses mains toujours posées sur sa mâchoire, elle pose ses lèvres sur les siennes, doucement, sentant ses larmes couler contre ses joues. Et si on essayait de faire un petit frère ou petite soeur à Heidi? Elle blaguait un peu évidemment, ne disant que cela que pour le titiller. Mais au fond d’elle, elle ne rejetait pas l’idée d’un jour s’unir à cet homme et qui sait, fonder une famille. Malgré tout ce qu’il avait fait et malgré tout ce qu’elle venait entendre. Elle avait compris sa douleur, cette souffrance qui l’avait poussé hors de ses bras, hors de sa vie. Mais là, maintenant, elle le retrouvait. Et elle n’avait aucune envie de le laisser partir. Ni de le laisser se déabarasser d’elle. Rapidement, elle le poussa contre un mur, comme elle avait fait quelques minutes plus tôt. Mais cette fois-ci, sa bouche ne laissait pas sortir des cris, trop occupée à couvrir de baisers le cou de Ditlev. Elle s’en voulait d’être aussi naïve, candide même, Prête à pardonner et à penser à un futur avec lui. Qui sait s’il ne la rejetterait pas, trouvant folles ses idées de famille. Mais Stella ne pouvait s’en empêcher, se retrouvant à la même place qu’à ses 16 ans : devant un garçon qu’elle aimait par-dessus tout.
- BLACK PUMPKIN


Born to die
I will love you 'til the end of time. I would wait a million years. ▬ And there's no remedy for memory, your face is like a melody. It won't leave my head. Your soul is haunting me and telling me that everything is fine.
Revenir en haut Aller en bas
Ditlev Sørensen10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t2043-shoot-the-thrill-play-t http://www.ciao-vecchio.com/t2055-ditlev-shoot-the-t-hrill-play-to-kill
ID : Bellätrix (V.)
Faceclaim : C. Hunnam © january cosy (avatar) + solosands (signature)
Multi-comptes : Brandon&Matteo&Ima
Messages : 7563 - Points : 1824

Âge : Trente-huit ans (25.12.79)
Métier : Tueur à gages et propriétaire du Repaire depuis peu (garage voitures et motos) tout en étant également mécanicien.
Sujet: Re: [TERMINE] Babe, don't worry, I'm home {ft. Stella ( le Dim 28 Jan - 4:46 )

Babe, dont' worry, I'm home.
Stella & Ditlev


Tout avait été dit. Ou presque. J’avais vidé mon sac, pour la première fois en plus de vingt ans. Personne, à part quelques rares personnes, comme mon instructeur, ne connaissait toute l’histoire. Je n’en parlais jamais. Certes, des gens comme Tatiana, qui nous avaient connus à l’époque, savaient que j’avais quitté du jour au lendemain Stella, sans explication, surprenant tout le monde. Mais le pourquoi personne ne le savait. Une fois avoir fini de tout déballer l’histoire, je me levai, conscient que je ne contrôlais plus rien. C’était à elle de faire son choix maintenant. A elle de décider. J’allais donc ouvrir la porte avant de revenir au salon. Si elle décidait de partir, comme elle était prête à le faire quelques minutes auparavant, je ne lui en voudrais pas. Après tout, il fallait encaisser tout ce qui avait été dit dans la soirée. Et, d’une certaine façon, c’était peut-être mieux qu’elle parte. Rien de bon allait en sortir. Pas ce soir du moins. On avait passé par trop d’émotions. Pire que les montagnes russes. Je me tenais donc devant elle, essayant de devenir sa décision. Elle se leva à son tour, se dirigeant vers la porte, ne prenant pas ses affaires. Je la suivis, par automatisme, les sourcils froncés. « Ce n’est pas si simple », murmurais-je, avant qu’elle ne pose ses mains sur mes joues mouillées, ses lèvres se rapprochant des miennes. Mon dieu. C’était trop tentant. Mais c’était trop simple de se réconcilier de la sorte, de tout oublier. A sa question, j’haussais tout simplement les épaules. Je n’avais pas de réponse à lui fournir. Il n’y avait qu’elle qui le savait, au plus profond d’elle-même. Non lèvres se rejoignirent pour se décoller aussitôt. Je la regardais, interloqué. « Stella ? » mon regard se faisait interrogateur, perplexe. Je n’avais pas encore digéré la nouvelle. Que j’avais une fille de dix-huit ans. Majeure. Dont j’avais loupé les premiers pas, les premiers mots, le papa, les anniversaires, les réussites scolaires. Et voilà qu’elle me proposait d’avoir un autre enfant ?! C’était à en devenir fou. Il n’y a pas non plus de réponse. C’était trop prématuré. Et, au vu de ma vie, je ne savais jamais de quoi l’avenir avait l’air. Autant ne pas impliquer un enfant. Déjà qu’avec Stella ça n’était pas simple mais si en plus il y aurait un bébé … Et souvent, comme à chaque fois que je voyais un gamin ou je pensais à un bébé, j’avais l’image de Theo en tête. Au fond, je savais au fond de moi que je ne saurais pas un bon père. Je ne le méritais pas. Finalement, elle me poussa contre un mur, sa bouche partant à l’exploration de mon cou. Je penchais la tête en arrière, fermant les yeux. Quand je disais qu’on ne savait jamais avec Stella ? Un instant on cogne, l’instant d’après on embrassa. On ne savait plus sur quel pied danser. Toutefois, je me sentis libre. De savoir que, après tout ce qu’elle avait entendu, elle était toujours à mes côtés. Jusqu’à présent. Mes bras entourèrent sa taille, l’attirant vers moi. Contrairement à l’hôtel, je revins sur terre assez rapidement. Je la repoussais, doucement, calant sa tête contre mon épaule, posant ma main dans ses cheveux. « Ce n’est pas une bonne idée » je regrettais presque ces mots. Tout mon corps criait le contraire, pourtant je savais au fond de moi qu’il ne le fallait pas. « Tu es mariée, Stella. Je sais, je n’y ai pas tenu compte la dernière fois et ça ne m’a pas empêché de … » je me mordis la lèvre « pense à ta famille. Et, sur un coup de tête, rien de bon peut arriver. Il faut d’abord que tu digères tout ce que tu as appris ce soir. Je fais certainement une erreur, en te disant tout cela, mais je préfère attendre. Que tout s’arrange ». Je la pris par la main, essuyant au passage les larmes qui avaient coulés sur ses joues, et je l’entraînais vers ma chambre. « Ce n’est pas ce que tu crois », dis-je, un sourire en coin. Je lâchais sa main, déposant un baiser sur son front, avant de me baisser pour ramasser les feuilles qui traînaient par terre et de le jeter pêle-mêle dans un tiroir. Je m’approchais d’elle tout en me débarrassant de mon t-shirt. « Il faut que tu dormes » Je l’aidais à se déshabiller et une fois qu’elle fut en sous-vêtements, je l’entraînais vers le lit, l’aidant à se coucher. Quant à moi, j’allais éteindre la lumière, avant d’ôter mon pantalon et de la rejoindre, de l’autre côté du lit. Je me collais à elle, la serrant dans mes bras. « Je te ramènerais chez toi, demain » Je me levai légèrement sur mes coudes, déposant mes lèvres sur les siennes « Je … », la suite ne franchit pas mes lèvres. Tout dans mon comportement était contradictoire. Je me recouchais, toujours tout contre elle, ma main se liant à la sienne. « Dors maintenant. T'es épuisée ». Autant profiter du peu d’heure de sommeil qu’il nous restait avant de savoir de quoi demain serait fait. Tout pouvait encore changer et surtout, elle avait oublié un petit détail. La tête de son mari était toujours mise à prix. Elle n’avait plus fait aucun commentaire sur le fait que je devais le supprimer. Je me tournais, me retrouvant maintenant sur le dos, tenant toujours la main de Stella dans la mienne. Je mis un moment avant de m’endormir, mes pensées allant dans tous les sens, tandis que sa respiration à elle s’apaisait.

- BLACK PUMPKIN


I can see it in your eyes, I can see it in your smile. You’re all I’ve ever wanted and my arms are open wide, because you know just what to say and you know just what do you and I want to tell you so much I love you.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Sujet: Re: [TERMINE] Babe, don't worry, I'm home {ft. Stella ( le )
Revenir en haut Aller en bas
 
- [TERMINE] Babe, don't worry, I'm home {ft. Stella -
CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Rues du centre
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Rues du centre