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- Genny | Escale imprévue, Londres avant Dublin -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Autour de Naples :: Le reste du monde
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Dante GaleoneLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Genny | Escale imprévue, Londres avant Dublin ( le Dim 28 Jan - 5:40 )
Les imprévus, il y en a toujours. En quinze ans de métiers, il en a connu des vertes et des pas mûres. Parfois dû à des problèmes météorologiques, ou encore à des grèves importantes. Cette fois-ci, c’est une urgence médicale qui l’a obligé à se poser. Si le défibrillateur a pu sauver la vie de cette femme qui faisait un arrêt cardiaque, Dante a changé de plan de vol en cours de route pour qu’elle soit rapidement prise en charge. Et dans ce cas, si en apparence il se montre serein et professionnel jusqu’au bout des ongles, Dante a toujours un peu peur. Ca ne se voit cependant pas. En tant que commandant de bord, il se montre très exigeant avec lui-même : avec lui, il a une équipe qui lui font confiance et qu’il se doit de rassurer. S’il commence à paniquer, à montrer des failles, il sait que plus rien ne va aller, alors Dante ne se l’autorise pas.

Dès l’avion posé sur le sol Londonien, Dante sort du cockpit et demande à ses passagers, à qui il s’est présenté en début de vol, de rester bien calme. Quelques médecins montent à bord et prennent en charge la femme accompagnée de sa fille qui semble au plus mal. Lorsque c’est fait, il se tourne vers les hôtesses de l’air, dont Genny. Elles ont été au premier plan, ont vu la scène se produire et il se doute bien que ce ne doit pas être évident. Il se tourne alors vers les personnes à bord et annonce au micro une escale d’une heure, leur recommandant de goûter aux spécialités locales durant cette pause. Si certains râlent, d’autres comprennent tout à fait la situation délicate. Un compte est fait en même temps qu’ils sortent de l’appareil. Dante sort à son tour, avec une bouteille d’eau dans la main qu’il tend à Genny non loin de lui. « Tout va bien ? » Il s’inquiète. Il sait que c’est elle qui a dû prendre le plus sur elle pour tout gérer. C’est notamment parce qu’elle est parfaite en n’importe quelle circonstance qu'il aime autant l’avoir avec lui. Lorsqu’elle n’est pas là, ça l’angoisse toujours un peu plus, mais ça, il se garde bien de le lui dire. Genny est une amie à qui il tient beaucoup, mais il ne tient pas à la rendre davantage nerveuse. « Tu peux souffler maintenant. » Lui aussi commence à le faire, même s’il réalisera tout ça seulement en fin de soirée, lorsqu’il aura atterri pour de bon et qu’il pourra décompresser. Avant, il s’interdit de se laisser aller. Encore une fois, il est bien trop exigeant avec lui-même pour s’autoriser des écarts et celui-ci en serait un. Il est humain, en a pourtant le droit, mais Dante voit les choses différemment et c’est la raison pour laquelle on n’a pas de mal à se tourner vers lui au moindre problème.

@Genny Bernezzo
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Sujet: Re: Genny | Escale imprévue, Londres avant Dublin ( le Lun 29 Jan - 5:08 )
C’est souvent lors des vols les plus calmes que les choses dérapent de manière spectaculaire. Tout va parfaitement bien, la journée se passe exactement comme prévue, les passagers sont cléments envers le personnel de bord, la météo accompagne l’appareil avec un ciel stable et soudain ce qui devait être un vol sans histoire devient un véritable enfer.

Le premier cri provient de la bouche d’une jeune fille, complètement paniquée, suivi de plusieurs autres passagers. Une des hôtesses se précipite vers l’endroit en question et Genny, située à l’autre bout du couloir, surveille l’interaction, prête à intervenir au moindre message envoyée par sa collègue.

Signal de détresse, urgence médicale.

La jeune femme n’hésite pas une minute. Elle fonce récupérer le matériel de secours tout en envoyant une autre avertir le commandant au plus vite. Heureusement aujourd’hui il s’agit de Dante et elle sait qu’il sera réactif. La situation est assez inhabituelle (elle n’a jamais eu affaire à une urgence pareille) mais le moment n’est pas à la panique. Elle se doit absolument de dégager une aura calme et professionnelle ou tout le monde va devenir hystérique. Et une des premières choses qu’on vous apprend dans le milieu et qu’on doit tout faire pour éviter pareil scénario.

La blonde parvient à gérer la crise, le défibrillateur a correctement fait son travail et les jours de cette femme ne sont plus autant en danger. Pendant que tu tentes de calmer la jeune fille qui a averti de l’urgence (entre deux sanglots, elle parvient à lui dire qu’il s’agit de sa mère), une de ses collègues lui apprend que le plan de vol a été changé. Elle sent les plaintes arriver mais elle ne s’en préoccupe pas pour le moment. Si des abrutis osent venir se plaindre auprès d’elle, elle va se faire un malin plaisir à leur réserver une visite chez Doug. Le douanier en pince pour elle depuis un certain temps et il n’hésitera pas à lui rendre service en échange d’un petit verre la prochaine fois qu’elle restera à Dublin. Ce n’est pas un prix très élevé, il est gentil et toujours d’excellente compagnie lorsqu’on souhaite décompresser.

Cependant, avant de planifier des vengeances potentielles, l’hôtesse doit s’occuper de l’arrivée imprévue sur sol londonien. Tout se déroule dans une sorte de flou, elle agit plus comme un automate qu’autre chose. C’est une technique qu’on développe rapidement pour ne pas se laisser submerger par le stress. C’est toujours plus évident d’accomplir des tâches sans penser au contexte et ainsi garder un sang froid rassurant pour les personnes qui l’entoure.

Une fois la malade évacuée et l’avion temporairement vidé, elle ne perd pas de temps et envoie tout le monde s’aérer l’esprit pour les dix prochaines minutes. Elle n’écoute aucune protestation, sachant à quel point il est important qu’ils soufflent s’ils veulent tenir le reste de la journée. Seule dans l’appareil, elle est sur le point de sortir quand elle voit Dante s’extraire du cockpit, bouteille à la main. Elle lui fait un sourire un peu plus faible que d’habitude, mais qu’importe, il la connaît et elle sait qu’elle peut se laisser aller avec lui. « C’était…intense, mais le pire est passé et personne a fait une attaque de panique, donc tout va bien. Je sens que la suite du voyage sera plus tendue car nos chers passagers seront de mauvais poil, mais rien qu’on ne puisse gérer. » La jeune femme soupire mais ne perd pas pour autant sa bonne mine. Elle connaît bien son commandant et elle sait qu’il a besoin de la voir un minimum en forme. Sinon il va se faire du souci et ruminer dans son coin comme à son habitude et elle déteste quand il fait ça (même si c’est adorable).

« Merci pour l’autorisation commandant. » Elle lui fait un clin d’oeil, amusée. Il est toujours très sérieux mais cela en devient drôle une fois qu’on le côtoie régulièrement. « Ils ne t’ont pas donné trop de fil à retordre pour le changement de plan de vol? Je sais que les contrôleurs peuvent être casse-pieds à souhait, j’en ai fréquenté un une fois. Il était incapable d’accepter le moindre contre-temps ». Ses yeux volent vers le plafond, le souvenir de cet idiot l’exaspère encore aujourd’hui. Pourquoi elle a voulu tenter quoi que ce soit avec ce type reste un mystère. « Ce soir, c’est visite au bar pour oublier tout cette débâcle. Et ce n’est pas une invitation, mais un fait qui va se produire, donc ne pense même pas à te défiler ». Sa phrase faussement menaçante est accompagnée d’un sourire mutin. Elle ne va évidemment pas l’obliger à venir, mais elle n’hésitera pas à lui forcer un peu la main.
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Dante GaleoneLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: Genny | Escale imprévue, Londres avant Dublin ( le Dim 4 Fév - 18:59 )
Intense, le mot est faible. Il a trouvé la situation critique, sentait qu’ils avaient une personne dans le besoin et qui aurait pu y rester. Bien qu’il n’ait pas été témoin de la crise, il s’est douté à la vue du visage pâle de leur collègue qu’il se passait quelque chose de grave, que ça n’avait rien d’anodin. Ils sont formés à avoir les bons gestes qui sauvent, à être réactifs, à savoir comment se comporter, mais un exercice et la réalité, c’est bien différent. Bien qu’il essaie d’être le moins expressif possible, Dante n’en mène pas large. Il est tendu. « Il y a pire qu’un peu de retard. Il faudra bien qu’ils s’en accommodent. » Ca se justifie. Les plus humains comprendront que l’arrêt devait se faire, qu’ils n’y sont pour rien et ceux qui aiment râler après tout, trouveront bien le moyen de critiquer la malade pour la perte de temps occasionnée, mais ce qu’ils n’arrivent pas à se mettre en tête, c’est que pour eux, il n’y a rien de grave en soi. Pour cette personne, c’est sa vie entière qui est en suspens. Alors, Dante se fiche bien des répercussions que peuvent avoir cette halte temporaire sur les passagers. Au pire des cas, un geste commercial sera fait par la compagnie, bien que ce ne soit pas vraiment utile. « On a vu pire que quelques personnes un peu ronchonnes. Un petit sourire des hôtesses de l’air et stewards fera l’affaire. » Pour beaucoup, il s’agit là d’un pur fantasme. Ce n’est pas pour rien que les uniformes sont proposés dans les boutiques de costumes. C’est comme le fantasme de la maîtresse d’école, de l’infirmière, ou du pompier. Il est convaincu qu’ils pourront réussir à gérer.

Dante lui adresse un sourire, rassuré de la voir plus ou moins détendue. C’est sur elle qu’il compte le plus dans l’équipage, parce qu’il la connait bien, qu’il sait à quel point elle peut se montrer réactive et professionnelle. S’il y a bien une personne ici, en plus de son co-pilote, pour se sentir épaulé, c’est bien Genny. « Tu penses bien que si. Ils n’ont pas compris la raison et il a fallu qu’ils me dégagent une piste pour l’atterrissage. » D’un signe de tête, il lui fait signe de sortir prendre l’air. « Il va falloir que tu m’en dises plus. Comment as-tu fait pour tomber sous le charme d’un contrôleur ? En plus d’être casse-pieds, certains se croient tous permis. » Alors qu’il commence à descendre, Dante entrouvre la bouche, prêt à répliquer, à refuser son offre, mais il sent bien qu’elle ne lui laisse pas le choix. « C’est un ordre que tu viens de me donner, où je suis en train de rêver ? Tu prends confiance. » Avec lui, elle peut se le permettre. Ils sont assez familiers pour ça. « Bien. En attendant, je t’offre un café avant de repartir. » Ca les détendra un peu. Lui en a bien besoin avant de reprendre le contrôle de l'engin. D'autant que les passagers en ont bien pour vingt minutes de pause, eux peuvent bien faire de même. « Et ce contrôleur, tu es restée en bon terme avec lui ? »


Dante & Leila
Je sens quelque chose qui ne se dit pas, dont j’ignore la cause. C’est dans tes sourires, un je-ne-sais-quoi qui s’arrête au bord du désir. Quelle est cette voix, qui nous entraîne à renoncer sans regarder l’un vers l’autre ? Si c’est un choix, il faut qu’on s’aime, sans se lasser pour se garder l’un et l’autre. L’un près de l’autre.
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Sujet: Re: Genny | Escale imprévue, Londres avant Dublin ( le Lun 12 Fév - 6:54 )
La jeune femme ne peut s’empêcher de lâcher un soupir face au vol qui l’attend. Elle adore son boulot, vraiment, elle ne se voit pas faire autre chose de sa vie et elle est intimement convaincue qu’elle est née pour vivre la moitié du temps dans un avion mais qu’est-ce qu’elle déteste les passagers ronchons. Et elle le sait, peu importe la raison, un retard aura toujours le don d’énerver au moins une dizaine de personnes. Genny adorerait les envoyer paître et leur rappeler le minimum syndical on matière d’éducation mais elle n’est malheureusement pas assez payée pour refaire les manières de certains rustres. Ce sera donc sourire à tout va et un décolleté légèrement plus aguicheur si les choses se gâtent. Que voulez-vous, parfois il faut savoir jouer avec les instincts quelque peu primaires de certains.

« Ne t’en fais pas, ce ne sera certainement pas mon premier vol avec des personnes trop occupées à rouspéter pour faire preuve d’un minimum de savoir vivre. » Un petit sourire mutin se dessine sur les le visage de la jeune femme. « Dans le pire des cas, j’ai mes petites astuces pour me venger. » Un ou deux malheureux allaient sûrement connaître des désagréments avec leurs boissons. Quel dommage. D’ailleurs, il faudrait qu’elle s’assure que leur stock d’alcool soit plein avant de décoller. Une petite sieste offerte par ses bons soins pourrait s’avérer nécessaire si ils avaient la « chance » de tomber sur un passager particulièrement désagréable. Heureusement pour tout le monde, Londres et Dublin étaient relativement proches et la deuxième partie du vol devrait être assez courte.

La jeune femme ne peut s’empêcher de rire quand son collègue confirme ses soupçons. S’il y a bien un corps de métier qui n’est pas particulièrement apprécié dans le monde de l’aviation, ce sont bien les contrôleurs. Des vrais chipoteurs qui ont en plus la bonne idée d’avoir le melon. « Pour ma défense je ne savais pas qu’il était contrôleur lorsqu’on s’est rencontré. Je l’ai bien vite appris cependant et j’ai bien vite pris les jambes à mon cou. Un vrai naze. » La jeune femme ne continue pas, préférant réserver son anecdote pour un endroit un peu plus sympa que l’entrée de l’appareil. Parce qu’elle sait qu’elle va raconter cette histoire dans l’heure qui suit. C’est toujours comme cela avec son commandant préferé, elle ne peut s’empêcher de parler de tout avec lui, que cela soit sa vie sentimentale absolument catastrophique ou le dernier potin qui lui est parvenu. Il ne parle jamais énormément de lui-même, mais cela ne la dérange pas, tant qu’il sait qu’il peut compter sur elle.

« Tu ne rêves pas. De toute manière, il faut bien que tu reçoives des ordres de temps à autres, histoire de te garder humble. » La jeune femme lui fait un clin d’oeil, sachant pertinemment que Dante est le dernier de tous ses collègues qui risquent de devenir ne serait-ce qu’un minimum hautain. « Et puis soit je t’oblige, soit tu ne viens jamais, donc il faut bien prendre le taureau par les cornes de temps à autres. »

La jeune femme suit le commandant hors de l’appareil, ravie de pouvoir se dégourdir un peu les jambes sur terre ferme et surtout de pouvoir siroter un petit café. Même s’il ne vaut pas celui auquel sa patrie l’a habituée, elle apprécie toujours un peu de caféine. « Je te retournerai le geste ce soir au bar, promis! Alors, alors, pour ce qui est du contrôleur en question, on ne peut pas vraiment dire que je sois restée en bons termes avec lui. Le type était creepy à souhait. Son armoire était classée par couleurs et il avait, je ne rigole même pas, étiqueté chaque étagère en fonction de ce qu’il y avait rangé. Un vrai taré. Malheureusement pour moi, il avait un très joli sourire et il était doué pour la drague. Je crois que la relation a duré au bas mot une semaine. Le temps que je me rende compte où je mettais les pieds et que je me tire au plus vite. » Elle simule un frisson pour bien illustrer son dégoût pour l’homme en question. « Bref, il fait parti de la longue liste de types avec lesquels je n’aurai même pas dû échanger un regard. Il bosse toujours à Budapest il me semble, donc si jamais t’as des soucis avec un certain Lazarov, tu lui dis que Genny lui passes le bonjour, ça devrait le calmer rapidement et fuir l’aéroport avant que je puisse le croiser. Cet abruti me doit un pressing ET une robe. » Ses yeux lancent des éclairs en pensant à leur rupture. Cet imbécile lui avait fait une scène digne d’une telenovela. Il avait pas intérêt à croiser la route de la blonde ou ça allait chauffer pour lui et toute son hypothétique descendance. Elle secoua la tête, préférant penser à autre chose. « Enfin, tu peut ajouter cette histoire à la longue liste de relations catastrophiques de Miss Genny. Un jour peut-être j’aurai une rencontre avec un mec plus ou moins équilibré. Et toi mon cher? Comment vont les amours? Raconte tout à ta chère Genny, tu n’as pas à craindre d’être victime des potins avec moi, je suis une tombe. » Elle sait qu’il ne lui dira rien mais elle tente toujours. Certains peuvent penser qu’il s’agit juste de la curiosité mais elle apprécie réellement l’homme et elle se fait du souci pour lui.
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Dante GaleoneLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: Genny | Escale imprévue, Londres avant Dublin ( le Dim 25 Fév - 19:12 )
« Et par curiosité, je peux les connaître ? Ou est-ce que c’est assez confidentiel pour justifier que tu les gardes pour toi ? » Il est curieux d’en savoir davantage. Même s’il est professionnel, qu’il tient à ce que tout tourne rond lorsqu’on vole avec lui, il a conscience que des passagers vont parfois un peu trop loin et qu’il faut savoir les recadrer afin qu’ils se tiennent tranquilles. Comme des enfants, même pire que ça. Ils ont tendance à croire que parce qu’ils ont payé un service, qu’ils sont les Rois, que rien ne doit leur être interdit, mais ce n’est pas comme ça que ça se passe. Dans le prix, il n’y a pas seulement le repas et leur place et celle de leurs bagages, mais aussi et surtout, la garantie que chacun arrive à bon port. Alors s’il faut quelques minutes de retard, ou un détour comme ils sont obligés de le faire à l’instant, ils s’en accommoderont. Ce soir, ils seront bien soulagés d’être en parfaite santé et demain, une nouvelle journée débutera, avec d’autres tracas. Dante n’a pas l’intention de se prendre la tête à ce sujet. Il préfère l’écouter se confier sur ce contrôleur, ce naze comme elle le définit, ce qui finit par le faire sourire. Pourquoi donc n’est-il pas étonné ? Il a eu vent de conflits importants entre certains de ses collègues et leur petite équipe qui est bien indépendante à la leur tant ils sont à l’écart. Si c’est dommage, ça ne l’est pas tant que ça aux yeux de Dante qui est soulagé de ne pas travailler H24 avec eux. Ils se permettent des familiarités, le prennent de haut et ça, il en a horreur. Son travail, il sait comment le faire, est assez compétent pour leur tenir tête, mais il sait aussi qu’il a besoin de leur soutien, comme aujourd’hui. S’ils étaient plus sympathiques, tout se passerait bien mieux. Heureusement que tous ne sont pas aussi bêtes et stupides, qu’ils sont assez humains pour comprendre les situations d’urgence et ne pas demander d’épiloguer sur un problème qui peut se résumer en quelques phrases lors du gros rush. « C’est vrai que tu as bien besoin de ça. » dit-il, en retirant sa casquette qu’il place sous le bras. Mais elle a raison sur un point : si elle ne le pousse pas, il ne répond pas toujours de façon positive. « Je suis désolé. J’ai été pris de court ces temps-ci. » Et c’est le cas de ces derniers mois. Avec sa demande de mutation qui a été accepté, son emménagement à Naples, de façon définitive et tous les à côtés, il a eu du mal à se libérer du temps. « Mais ça devrait s’apaiser d’ici quelques semaines. Au moins pour le déménagement et toute la paperasse qu’il y a autour. Tu sais qu’ils ont tardé pour me donner mes prochaines destinations ? J’ai su ça il y a deux jours seulement. Ils ont peiné avec la gestion, les changements… » Et il a failli perdre patience. Le fait est que lui, il met un point d’honneur sur sa gestion personnelle, conscient des risques en tant que pilote avec la météorologie et autres détails loin d’être insignifiants et qu’il doit prendre en compte, alors il n’a pas apprécié. « Comment va la troupe ? » Il a l’impression que ça fait une éternité qu’il n’est pas sorti en leur compagnie. Ce n’est pas l’envie qui lui manque. Ils sont tous très importants à ses yeux. Plus que des collègues, des amis avec qui il a fini par nouer des liens très forts. Le travail leur prend tellement de temps et ils se voient si régulièrement qu’il aurait été dommage de passer à côté de ça. Son père adoptif lui en avait parlé et il ne peut que le confirmer à présent qu’il a une deuxième petite famille à bord.

Tandis qu’ils s’avancent vers la porte réservée au personnel, menant directement à l’intérieur de l’aéroport, Dante ne retient pas un rire, imaginant les étagères, les rangements. « Quelle chance ! T’as vraiment le don pour tomber sur des types louches. C’est quoi l’histoire de la robe ? » Curieux, il en demande toujours plus, amusé par la situation dans laquelle elle s’est mise. Il imagine aussi la tension que doit ressentir ce contrôleur rien qu’en repensant à Genny. « Je sais, je sais. Eh bien… Mes histoires sont probablement moins tordues que les tiennes et j’en remercie le Seigneur de m’avoir donné cette chance. » commence-t-il, en riant, avant de s’approcher du comptoir du café. « C’est terminé avec Natalina. Je veux dire, vraiment terminé. » Natalina, une hôtesse de l’air avec qui il s’est mis en couple en 2014. Leur relation s’est terminée en mai 2017, mais il ne s’est jamais attardé là-dessus. Alors, peut-être que Genny est au courant, il n’en sait trop rien. « Tu n’as jamais eu l’impression que toute ta vie tournait autour d’une personne et que peu importe ce que tu faisais, tout te ramenait à elle ? » C’est du moins ce qu’il ressent lorsqu’il pense à sa dernière relation et à la raison pour laquelle elle s’est terminée.


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Sujet: Re: Genny | Escale imprévue, Londres avant Dublin ( le )
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